The Walking Dead (S10B)

Synopsis : La saison 10 de la série s’est achevée difficilement avec un dernier épisode des mois après l’avant-dernier, pour cause de covid. Du coup, la décision a été prise de proposer de nouveaux épisodes ajoutés à cette saison, comme si de rien n’était.

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Pour commencer, je sens mal cette deuxième partie de saison qui promet de sentir le réchauffé et l’ennui, avec des épisodes fillers. Je vois d’ici les moments de flashbacks et l’insistance sur des personnages secondaires auxquels je n’accroche que peu. Je reste bien trop surpris des décisions prises par AMC sur ce coup-là, parce que ça n’a pas trop de sens, je trouve, de ne pas proposer une saison 11 plus courte quand la 10 était entièrement tournée.

Voir aussi : Le point sur la franchise The Walking Dead au Comic Con @home

Bon, les stratégies et les plannings sont compliqués pour tout le monde en ces temps de pandémie de toute manière. D’ailleurs, notons que l’épisode sort une semaine plus tôt que prévu, avec une diffusion prévue dimanche soir prochain sur la chaîne américaine. Ils ont dû comprendre que les zombies commençaient vraiment à nous manquer depuis la mi-saison de Fear the Walking Dead qui date d’il y a une petite éternité déjà.

Bref, c’est reparti pour la série, et tant pis si je n’ai pas prévu le coup avec un résumé de la fin de saison 10… De toute manière, ces épisodes sont censés s’en détacher, si j’ai bien compris.

Voir aussi : Les critiques du début de saison

S10E17 – Home Sweet Home – 18/20
Oh purée, pour un épisode qui surgit par surprise en ce lundi, c’était beaucoup, beaucoup trop bon. Je suis très surpris parce que je m’attendais à un tout autre genre de retour pour la série qui semblait vouloir prolonger la saison de la pire des manières. Là, j’ai juste eu l’impression de voir une nouvelle saison – même si effectivement, ce n’est pas écrit comme un premier épisode. Bon, bref, de belles performances d’acteurs, de l’action et un développement intéressant, c’est déjà beaucoup – vraiment – pour un épisode de cette série !
S10E18 – Find Me – 13/20
Bizarrement, j’attendais plus de l’épisode après l’excellent retour de l’épisode précédent, mais on tombe exactement sur ce que je redoutais avec ce principe des one-shots. Ce n’est pas tant que je n’aime pas les personnages sur qui on se concentre cette semaine, c’est que l’épisode manque de rythme et nous prend pour des truffes à révéler des informations cruciales pour la construction de personnages que l’on aurait dû avoir il y a fort longtemps.
S10E19 – One More – 14/20
C’est un épisode qui me laisse un peu plus mitigé que la semaine dernière : il a trop de longueur et de blabla franchement inutile, mais il a aussi un message que j’aime bien concernant l’espoir. C’est redondant dans cette série, seulement, c’est un peu ce qu’on en attend aussi, et la vision du monde développée ici reste prenante pour du Walking Dead. Un épisode classique qui sera vite oublié, donc, mais qui n’est pas aussi mauvais que bien d’autres avant lui.
S10E20 – Splinter – 16/20
Eh mais… c’était beaucoup trop court ? C’est tellement rare que je dise ça de cette série dont les épisodes sont toujours super lents, mais là, pour une fois, je n’ai pas vu venir le cliffhanger car je pensais qu’il restait encore du temps. Pas convaincu au départ par le concept de l’épisode, j’ai fini par m’y faire et accrocher beaucoup en cours de route. La série nous propose en effet de suivre un personnage qui pourrait devenir l’une de mes préférées par la suite, parce qu’elle est drôle et touchante. Bref, un bon épisode. C’est vraiment une semaine sur deux…
S10E21 – Diverged – 08/20
Je veux bien qu’on nous vende ça comme des épisodes bonus de la saison 10, mais il y a tout de même des limites à ce qu’on veut bien endurer. J’adore l’aspect « survie » de la série, mais là, si je n’avais pas eu un fou rire à un moment de l’épisode, j’aurais pensé que les scénaristes cherchaient juste à se foutre de nous. Et peut-être que c’est le cas, d’ailleurs. Quel ennui, cet épisode ! Si c’est ça leur spin-off, ils peuvent se le garder…
S10E22 – Here’s Negan – 16/20
Bien que je n’aime pas la construction inutilement alambiquée de l’épisode, il faut bien reconnaître qu’il s’intéresse à personnage fascinant et à un acteur génial, alors ça passe tout seul. Du point de vue la continuité de la série et du futur du personnage, je ne comprends pas trop où va cet épisode, particulièrement sur sa fin. Du point de vue de l’intérêt de cette origin story, ça passe aussi bien aujourd’hui que ça ne l’aurait fait en saison 6 ou à n’importe quel moment, et ça, c’est une prouesse. Bref, je suis mitigé et pas mécontent que la saison se termine – même si ce fut rapide.

Are you afraid of the dark ? – S02E02 (Fais mois peur, 2019)

Épisode 2 – The Tale of the Night Frights – 18/20
C’était beaucoup trop bien cette semaine encore avec un dernier acte d’épisode tout simplement génial. Je leur pardonne certains défauts, et notamment un moment où les ados semblent vraiment stupides de ne comprendre l’évidence que bien tardivement, parce que vraiment, j’étais à fond devant cet épisode. J’adore cette série, j’espère déjà qu’ils feront une saison 3 tout aussi géniale !

> Saison 2


Spoilers

Let’s go this is a rescue mission, not a uber.

Si j’ai adoré le premier épisode, je me rends compte avec tristesse que j’ai totalement zappé le nom des personnages et oublié tout ce qui n’était pas le cliffhanger. Enfin, non, quand même, mais j’aurais préféré pouvoir enchaîner. Ceci étant dit, on reprend avec le héros qui hurle le nom de son pote, Connor, donc ça remet dans l’ambiance. Et pour l’être encore plus, je me suis éteint la lumière pendant qu’ils marchaient vers le phare.

Un jour, on me retrouvera mort d’une crise cardiaque, à cause d’un jump scare débile, ça va être terrible. En attendant, nos héros s’approchent bien lentement du phare et finissent par y entrer. Plus exactement, c’est Connor qui y entre, se moque de Luke qui a peur d’y rentrer et… et j’ai sursauté. Ben oui. Connor donne le titre de la série avant de se retrouver enfermé dans le phare car la porte se ferme toute seule.

Quelques cris plus tard, la porte se rouvre, sans personne dans le phare. Luke est surpris toutefois par un zombie de Connor débarquant derrière lui pour lui reprocher de ne pas être venu au phare avec lui. Oh, le pauvre Luke culpabilise, dis-donc. Il se réveille alors dans son lit, après un cauchemar bien peu clair pour la chronologie : a-t-il rêvé le cliffhanger précédent.

Pas sûr, parce qu’une question se pose rapidement : qui a une chaussette sur sa lampe de chevet ? Pardon, la vraie question, c’est qui a une marque de main d’ombre sur son cou ? Ben c’est Luke, mais la trace disparaît vite, rassurez-vous, il pourra aller à l’école après le générique. Le générique est vraiment bien en plus, y a de bonnes images d’indices. J’aurais dû allumer une bougie, d’ailleurs.

Avant l’école, Luke doit d’abord supporter son père qui tente bien trop d’être cool avec lui – et qui a un faux air de Geeleek parfois ? Il soupçonne son fils de se masturber, mais il est loin du compte : Luke se renseigne sur les histoires d’horreur, toujours.

Au lycée, Gaby apprend progressivement à conduire avec sa mère, et c’est vrai que c’est fou, les américains font la conduite accompagnée super tôt. Ce sera utile pour plus tard dans la saison, inévitablement. Bien sûr, au lycée, Hannah continue de tenter de distribuer ses affichettes et ça permet un très bon plan-séquence. Depuis quand Nickleodeon fait des séries ambitieuses aussi dans la réalisation ? Ca marchait bien pour nous réintroduire chaque personnage dans une perspective d’adolescents.

Ben oui, Luke organise une réunion du club en pleine journée dès qu’il arrive, et c’est vrai que c’est un peu fou de voir les adolescents continuer à vivre comme si de rien n’était alors que Connor n’était pas là… Mais ce sont des ados dans une série pour ados, alors bon, il faut ce qu’il faut ! Il montre à ses amis le contenu du sac, mais ceux-ci sont super sceptiques et envisagent qu’il ne s’agit pas du sac de Connor, même si Luke est sûr de lui, et pour cause, durant la nuit, il – …

Eh non ! Ils sont interrompus toujours par la même prof qui me fait trop rire, et qui est très douée dans son rôle d’adulte relou, mais marrante. Gaby se débarrasse de la prof, mais elle sacrifie aussi Jai au passage Le pauvre se retrouve en retenue parce que les autres le lâchent en disant qu’il leur avait demandé d’aider à décorer le lycée pour un bal à venir. C’était drôle.

J’ai de la peine pour Jai, bien sûr, mais j’ai bien aimé que tout ça permette à Hannah et Luke d’avancer assez vite dans l’épisode : on se retrouve ainsi avec les deux adolescents qui parviennent à entrer (par effraction) dans la maison de Connor. Il a une chambre absolument magnifique, en plus ? Toute la maison est éclairée par un ensemble de guirlandes LED, c’est hyper cosy – mais pas très lumineux par contre. C’était rigolo par contre : ça complétait vachement bien ma propre déco de LED autour de la télévision.

Bref. Luke hésite toujours à parler à Hannah de ce qui lui arrive, mais ce n’est pas le cas finalement. Ils préfèrent tenter d’entrer dans l’ordinateur, puis se rendre à une nouvelle réunion du club où Luke n’a plus le choix de parler du Shadow-Man. C’est d’une tristesse pour lui : ses amis ont du mal à le croire, surtout qu’il en parle sans évoquer ce qui lui est arrivé pendant un moment.

Il le fait finalement, mais c’est juste pour convaincre ses amis de ne pas aller voir la police, car personne ne les croirait. Certes. L’histoire est bien racontée, mais ça commençait presque à être redondant… Après, je trouve que c’est la base de la série de raconter des histoires d’horreur, donc c’est une bonne idée de prendre le temps de proposer cette scène. De manière très étrange, on découvre qu’Hannah a également été victime du Shadow-men. C’est un peu moins prenant, par contre : elle fait des paralysies nocturnes (et le joue moins bien que dans The Haunting of Hill House, parce que non, on ne bouge pas autant dans son lit quand on est paralysé, merde). Cela fait longtemps que ça ne m’est plus arrivé, mais j’en fais aussi et clairement, son histoire m’a mis mal à l’aise.

Ben oui, tout ce qu’elle décrit, et cette ombre qui se penche sur elle… C’est stressant et c’est ça la paralysie du sommeil, quoi. Par contre, personne ne se fait happer comme ça par son matelas à cause d’un type en ombre, je vous rassure. Personne ne finit non plus avec des empreintes d’ombre sur le corps. Normalement.

Jai ne comprend pas trop comment tout ça est possible, en plus, parce qu’il est sûr qu’ils sont rentrés sortis de la forêt avant la nuit. Soit. Il va vite changer d’avis : une fois chez lui, il lit un comic book bien gentiment, avant de se rendre compte que c’est un comic book qui est en train de prédire très exactement ce qui est en train de lui arriver. J’ai bien aimé, même si sa curiosité m’a paru bien conne : je veux dire quand tu comprends que ça correspond à ce que t’es en train de vivre, tu passes directement aux dernières places, ou tu restes au moins à la même place. C’est un comic book : bien sûr que ça va mal se passer pour le héros à un moment.

Et effectivement, il s’aperçoit que son alter-égo du comic se retrouve nez à main avec le Shadow-Man. Là pour le coup, Jai ne demande pas son reste et retourne s’enfermer dans sa chambre, paniqué. Il essaie bien d’appeler en vain Luke, mais celui-ci est en train de suivre son entraînement de sport, alors il n’entend pas immédiatement son message vocal paniqué : Jai se rend compte qu’il s’est trompé en regardant l’heure du coucher du soleil, donc ils sont maudits. Oui, mais bon, il a autre chose à faire puisqu’il doit s’occuper de laver les serviettes de ses amis.

Pendant ce temps, Seth continue d’embêter sa sœur et ça passe mal quand, en plus, Jai l’appelle et la fait paniquer. Il faut dire que l’appel de Jai pour lui dire qu’ils sont maudits tombe à pic avec quelqu’un essayant d’entrer chez elle. Elle stresse à mort, voit une ombre, entend la porte s’ouvrir… et comprend qu’elle vient de se faire avoir par son frère. Je m’y attendais vraiment, mais la scène de panique d’Hannah fonctionne tout de même.

Bref, c’est finalement Gaby qui est confrontée au Shadow-man, et je dois dire que ça fonctionne vraiment bien les jeux d’ombres qui s’attaquent aux adolescents pendant la nuit. Gaby est rapidement terrifiée, mais ce n’est que le début : elle tombe sur une femme qui, elle, ne voit pas le Shadow-man. Bref (bis), elle passe pour une folle, alors que le Shadow-man finit par la lâcher pour aller voir Seth, cette fois. Evidemment.

La porte de la maison se rouvre seule, et cette fois, il est clair que le Shadow-man est chez eux, mais Hannah n’en est toujours pas convaincue. Oh, elle sent bien que quelque chose cloche, mais elle a le réflexe d’éteindre les lumières, à chaque fois. J’imagine que c’est pour mieux voir son ennemi… mais ce n’est pas si mal de ne PAS le voir, non ? Au moins, il ne peut rien lui faire quand il est invisible.

Toutefois, Hannah finit par l’apercevoir devant elle, et elle ne prévient toujours pas son petit frère. C’est pourtant après lui que le Shadow-man en à présent. Inévitablement : il était dans le bois aussi. Le monstre s’en prend bien à eux quand Hannah accuse une nouvelles fois son petit frère d’être celui qui cherche à lui faire peur, et Seth a la présence d’esprit de balancer un objet pour allumer la lumière.

La réaction logique d’Hannah ? Appeler aussitôt ses amis, qui sont déjà en visio à flipper ensemble. On notera toutefois qu’avant l’arrivée du Shadow-Man, Hannah a reçu un coup de fil anonyme sans personne au bout du fil. Ma théorie est que Connor continue d’essayer de sauver ses amis depuis un monde parallèle ou quelque chose comme ça, parce que dans le premier épisode, on l’avait vu dans la télé juste avant que Luke ne soit attaqué.

Tout ça rend psychopathe, en plus, parce que j’ai surveillé partout les ombres derrière eux. Qu’importe ma théorie, il faut passer à l’action : les adolescents décident de se rendre au lycée pour sauver Luke, et comme ils doivent y aller vite, il est décidé que c’est Gaby qui conduira sa voiture pour les y amener. C’est une bonne idée, et une carte que je m’attendais à voir jouer par les scénaristes… mais pas si rapidement.

D’ailleurs, rapidement, c’est exactement la manière dont tout se met en place dans cet épisode avec Gaby qui conduit bien vite et n’est pas discrète à klaxonner devant chez Hannah et Seth. Ceux-ci font ce qu’ils peuvent pour tromper les parents en faisant croire qu’ils sont endormis. Heureusement qu’ils sont rapides en tout cas, parce que ça permet à Jai de débarquer et d’allumer la lumière du gymnase à temps. Bref, ça va parce que le monstre est super lent, tout de même !

Tout notre petit monde part donc se planquer chez Connor et décide de dormir ensemble, avec deux d’entre eux pour monter la garde à chaque fois. Hannah décide de blâmer Jai parce que lui s’est planté d’horaire, tout de même. Bien vu. Bien sûr, Jai décide de convaincre les autres que son histoire de comic book est importante, mais ce n’est pas le but de cet épisode – alors ça finit simplement en comparaison des personnages avec les archétypes comics. C’était sympa, sans plus.

On note que Seth continue d’essayer d’écrire son histoire flippante et qu’il demande conseil aux autres, plus habitués. Quant au monstre de son histoire ? Hannah. Ca m’a fait rire. En parallèle, les adolescents continuent de vouloir entrer dans l’ordinateur de Connor, volé plus tôt par Hannah et Luke, ce qui les fait tourner en rond et finit par provoquer un pétage de câble de Luke. C’était inévitable comme scène, parce qu’il est frustré de ne pas mieux connaître son ami et tout, mais c’est insupportable de voir un adolescent criser dans son t-shirt « girl power » emprunté.

Le monstre semble utiliser un marteau (j’espère ? Je vais dire que c’en est un pour le Bingo Séries) pour pénétrer dans la pièce où son nos héros, et c’est excellent à voir. Seth se planque et se sépare des autres, et comme c’est le plus petit, il est rapidement évident qu’il va être la victime privilégiée du monstre.

Cela ne manque pas, et Seth est trainé au sol, dans une scène d’action et d’adrénaline vraiment bien menée. Les lumières sont coupées par le monstre et nos héros font ce qu’ils peuvent pour tenter de garder Seth avec eux. Luke et Hannah ont toutefois peur de se faire toucher à leur tour, alors que Gaby et Jai cherchent une lampe qui fonctionne. Ils n’ont rien prévu, dis donc.

La lampe torche trouvée par Jai fait disparaître le monstre directement, et c’est apparemment seulement maintenant que les adolescents comprennent que ça suffit à blesser le monstre qui en a après eux. Ils s’arment donc de lumières en tous genres pour faire face au Shadow-Man. Bon, ils ne brillent pas d’intelligence s’ils ne comprennent ça que maintenant.

La scène est toutefois très bien menée, avec des moments de stress bien sentis quand le monstre parvient à étrangler Luke après quelques va-et-vient dans la pièce à cause de la lumière le dispersant à chaque fois. Les effets spéciaux sont très sympathiques, le stress est prenant parce que je me dis qu’ils pouvaient tout à fait décider de terminer l’épisode à n’importe quel moment à présent, finissant sur un ado blessé ou amené par le Shadow-Man.

Ce n’est pas ce qu’il se passe : Luke est sauvé une deuxième fois par Jai, avec une lampe de youtubeur de Connor. Oui, sauf que la lampe s’éteint dès qu’il marche car elle se débranche. Boulet. Nos héros se réunissent avec des lumières de fortune au centre de la pièce. On a alors le fameux plan Avengers qui fonctionne toujours aussi bien, et ça se termine avec Seth qui fait un tour de magie avec une boule lumineuse, permettant à Gaby de se rendre compte du problème de la lumière débranchée.

Les ados forcent alors le monstre à fuir, et il fuit en aspirant les ombres de nos adolescents et en rallumant les lumières. Intrigant ! J’ai ADORÉ cette putain de scène, je suis cloué à mon canapé et je ne dormirai pas de la nuit après un tel épisode, franchement.

Ce n’est toujours pas fini en plus ! Les adolescents en arrivent à la conclusion que Connor avait dû comprendre le coup des lumières. Luke, lui, finit par comprendre que le mot de passe de Connor est lié à la Midnight Society finalement, et ça leur permet d’enfin ouvrir son ordinateur… où Connor était en train de chercher à mettre en place une séance de spiritisme pour parler à une ancienne victime de notre monstre de la saison. Eh, très cool, ça, hâte de voir ce que ça donnera !

> Saison 2

Walker – S01E02 (express)


Épisode 2 – Back in the Saddle – 12/20
Ce n’est toujours pas très glorieux comme série, mais ça se regarde quand on se fait à manger. Grosso modo, c’est prévisible et programme familial pas très ambitieux… mais comme on est sur la CW, on a aussi une envie de moderniser un univers qui n’était pas très ouvert d’esprit. Bon courage quand c’est dans l’ADN de la série d’être un peu vieillotte, tout de même.

Micki doit enquêter sur un mystérieux incendie alors que Walker veut renouer le lien avec ses enfants.

Spoilers

La série lutte comme elle peut contre les affres du temps : la série d’origine est pleine de ce qui paraît aujourd’hui être des défauts, avec un personnage principal interprété par un Chuck Norris loin des considérations féministes du mouvement #metoo et de l’ouverture d’esprit des années 2020. Qu’à cela ne tienne, on sent que les scénaristes veulent faire changer les mentalités des fans… sauf que je doute que les fans de la série d’origine regardent ce reboot.

C’est tout de même très différent de ce qu’était la série d’origine… et d’ailleurs, je la connais mal, donc je ne vais pas m’aventurer sur ce terrain-là. Cet épisode est on ne peut plus classique dans sa structure, avec un côté procédural nous permettant de suivre une enquête sur l’incendie d’une écurie. Ma foi, on s’en doutait vu mon amour du procédural, mais je n’ai absolument pas suivi ce qu’il se passait dans l’enquête, qui termine par une scène d’action sympa à cheval.

Les acteurs semblent toujours s’éclater. On nous développe d’ailleurs le duo Micki/Walker, et c’est très lourd dans l’écriture, avec un Walker qui continue d’enquêter quand on lui dit explicitement de ne pas le faire et une Micki qui répond à toutes ses questions avant, à chaque fois, de lui rappeler qu’il ne doit pas enquêter. Euh ?

Côté familial, Walker gère toujours ses enfants comme il peut après son absence, et ça vaut ce que ça vaut, à savoir que c’est écrit lourdement : August entend son père se battre avec son oncle, Steila (bizarre comme orthographe, mais c’est ce que j’ai cru lire sur la plaque ?) communique avec son père par SMS uniquement, avant d’accepter une petite activité avec lui et de fondre en larmes… Humph. Je n’attends rien de plus, remarquez.

Bref, il n’y a bien que le personnage de Micki qui m’intéresse encore un peu dans la série, mais même elle est tout de même un grand cliché. Comme je le disais plus haut, la série tente de jouer davantage sur la diversité que l’originale, et les scénaristes en font des caisses avec cette ranger qui est à la fois une femme et une personne de couleur. J’aime l’actrice, donc j’accroche pour l’instant. Et tant mieux, parce que le fil rouge sur la mère des enfants Walker semble s’essouffler dans cet épisode apportant des réponses qui retirent tout le mystère de sa mort ?

Je m’attendais tellement à un cliffhanger lors de la vidéo mémorial, mais non… encore une fois, c’est une fin qui tombe à l’eau.

> Saison 1

This is us – S05E08

Épisode 8 – In the Room – 18/20
C’était plutôt mal parti pour cet épisode, parce que je trouvais ça long et pas forcément bien amené… mais finalement, les scénaristes prouvent qu’ils ont encore leur force de frappe habituelle avec cet épisode qui réussit à mettre une petite claque bien comme il faut à tous ses téléspectateurs. La force émotionnelle est là, et elle est d’autant plus importante que nous sommes toujours en pleine crise sanitaire. Cet épisode ne l’évoque pas directement, mais il est pourtant tellement représentatif du monde dans lequel nous évoluons désormais. Une réussite !

> Saison 5


Spoilers

Me having a cocktail might save your life.

Je m’attendais à un épisode centré sur Kate, mais non, le résumé semble indiquer que l’on nous dira ce qu’il se passe pour tout le monde. Et me fait envisager un délire de type un seul des jumeaux de Madison survit et est adopté par Kate et Toby. Ca ne va pas bien dans ma tête, ce soir, moi.

Après, ça ne va pas bien dans celle des scénaristes non plus apparemment. On commence en effet cet épisode en 1963 avec deux étrangers qui se rencontrent à l’extérieur d’une soirée universitaire – enfin, je l’ai vue comme ça leur soirée. La rencontre est très mignonne ; et elle est évidemment amoureuse. Bon, où est-ce qu’ils nous embarquent encore ? Avec cette série, je vous jure, on finira par avoir un flashback de l’arrivée du Mayflower, juste pour le principe.

Bref, le couple du début de l’épisode se retrouve à donner naissance à un bébé qui est une erreur mathématique, parce que pourquoi pas. Quatre ans plus tard, on découvre que le couple a quelques difficultés tout de même, parce que le mari travaille toujours super tard. Sa femme lui en veut et la série m’a totalement pris par surprise : cette fois, il n’était pas question de nous raconter la vie d’un personnage lié aux Pearson… mais de nous raconter une histoire vraie.

En effet, Nasir, le mari, est l’ingénieur un peu geek qui a eu la bonne idée un jour d’utiliser une technique qui est encore utilisée aujourd’hui lorsque nous communiquons en visio. L’idée est tellement bonne… J’y reviens après.

Dans un autre flashback, nous voyons les parents Pearson lutter contre leurs ados qui n’ont pas trop envie de passer le week-end avec leurs parents, préférant le passer chez des potes qu’à la cabane familiale – qui est un sacré chalet. Les parents ont donc droit à un petit week-end de couple… et tout ce que fait Rebecca en y arrivant, c’est affirmer qu’elle est heureuse d’être sans les ados, sans épisode de Beverly Hills, sans… ouais, bon, elle ramène tous les sujets désagréables sur le tapis, donc.

Et elle aurait mieux fait de s’abstenir, parce qu’elle leur porte la poisse, avec une fuite d’eau venant des toilettes… Tu parles d’un week-end romantique ! Ils perdent au passage quelques dessins des enfants, ce qui vexe Jack parce que Rebecca en profite pour dire qu’ils n’avaient aucune chance de finir exposés de toute manière. Soit.

Jack le prend même, ce qu’elle ne comprend pas trop : ils ont toujours eu l’habitude de s’amuser de leurs enfants, histoire de gérer la complexité d’élever trois enfants en même temps. Seulement, voilà, Jack regrette de ne pas passer autant de temps qu’avant avec ses enfants – il a même l’impression qu’ils s’éloignent progressivement et qu’un jour, ils ne seront plus jamais ensemble.

Dans le présent, on retrouve la famille éclatée dans tous les USA, mais quand même hyper connectée. Miguel est déjà au courant que Madison est en ligne avec Randall. Cette famille, c’est fou d’être autant en contact les uns avec les autres, tout de même. Une partie de l’épisode s’occupe donc de nous montrer Miguel gérer le stress de Rebecca, et ça fonctionne plutôt bien.

J’ai adoré Rebecca vouloir boire un cocktail, et j’ai aimé l’idée qu’un dessin des enfants soit finalement encadré pour se rappeler à jamais qu’il faut en être proche en tant que parents. Ouep. Jack et Rebecca se promettent dans le flashback de ne jamais rien rater de la vie des enfants et d’être là à chaque moment important pour les enfants… sauf que ce n’est pas le cas dans cet épisode, alors Rebecca culpabilise. Foutu covid. C’est une jolie manière de nous montrer à nouveau une des conséquences du virus.

La nuit est longue pour les Pearson, en tout cas. Beth refuse d’aller dans un motel pour ne pas choper le covid, et ça m’a fait rire, alors que Madison ne sait plus comment se débarrasser d’eux. Il faut dire qu’elle n’a pas trop envie de raccrocher, cela dit, et que Randall est plutôt rassurant. Lui et Beth sont les meilleurs partenaires possibles pour cet accouchement en visio, avec aussi l’histoire la plus improbable du monde qui vient juste de leur arriver. Oui, Madison a droit à son propre épisode de la série, avec un résumé par Randall et Beth. Avant même que Kevin ne soit au courant, d’ailleurs.

La relation entre Madison et Beth/Randall est vraiment chouette, et ça se termine sur un « doowap » improvisé par Randall pour faire rire Madison au moment de la péridurale. J’ai trouvé ça génial, et ça permet à Kevin de surprendre tout le monde en arrivant finalement à l’hôpital. Ce n’est pas bien crédible vis-à-vis de sa situation à l’aéroport, mais admettons.

Kevin arrive à temps pour assister à l’accouchement de Madison, et c’est merveilleux, parce qu’il a même le temps de lui faire une jolie déclaration et de lui dire qu’il n’acceptera plus de job loin d’elle. Et hop, l’accouchement peut avoir lieu, en parallèle de celui de la fille de Kate et Toby, tant qu’à faire. Oh, c’est un joli potentiel pour un spin-off un jour ça, trois bébés nés le même jour.

Toby et Kate sont donc en plein drama eux aussi : leur mère porteuse est en train d’accoucher. Toby est sur le parking de l’hôpital à écrire une liste de prénoms pour sa fille, à défaut d’avoir choisi avant son deuxième prénom. L’idée est que comme il ne peut pas être dans la salle d’accouchement, il a le droit de choisir seul ce prénom. Il est rapidement dérangé par un homme qui affirme que Toby est sur sa place de parking, quand le parking de l’hôpital est sacrément vide, on ne va pas se mentir.

Le seul problème avec cette intrigue n’est toutefois pas là. Il est dans l’acteur choisi, qui n’est jamais que le tireur de la saison 6 de Grey’s Anatomy. L’intrigue est beaucoup trop longue, et je n’ai pas tellement aux conversations entre eux. En plus, il m’a paru évident que ça allait permettre de nommer à un moment ou un autre la petite fille à naître, même si la mère s’appelle Rose. Bon, il est clair que ça peut être un deuxième prénom !

La mère porteuse ? Elle est géniale à aller jusqu’à rappeler à la sage-femme que c’est Kate qui doit être appelée « maman ». Ce n’est pas comme si Kate avait la possibilité de le faire elle-même, franchement… sauf qu’au moment de l’accouchement, la mère porteuse change finalement d’avis : elle veut tenir en premier le bébé (sa fille, donc) et, pire, elle demande à Kate de rester seule avec. Oh. C’est si horrible comme système le système des mères porteuses, il y a un tel suspense pour tout le monde jusqu’au bout… Je sais que c’est une jolie solution pour plein de gens, mais c’est horrible quand même, ce stress !

Finalement, tout se termine bien et la mère porteuse se contente de dire adieu à sa fille dans une scène émouvante, où elle lui annonce qu’elle est train de faire la chose la plus difficile pour elle, mais aussi peut-être la meilleure. C’est ainsi que Haley Rose voit le jour et est confiée à sa mère, Kate, ravie d’apprendre son second prénom. Quant à Rose, la femme de l’homme du parking, elle survit et va pouvoir rentrer chez elle, parce que nous étions dans un épisode qui veut être principalement heureux.

L’épisode a ainsi la bonne idée de nous proposer une scène entre Kevin et Randall. C’est au téléphone que tout se joue, et même pas en visio, mais c’est suffisant pour nous filer tous les frissons que voulait nous filer la série, culminant en un « t’es mon frère » de la part de Randall à Kevin. Pouvait-on espérer mieux pour ces deux-là ?

La réconciliation est jolie, autant qu’elle était inévitable – surtout après cette scène entre Randall et Madison. Si une conversation est nécessaire entre eux un jour ou l’autre, Randall ne veut pas l’avoir immédiatement, évidemment : il veut que Kevin profite de ses nouveaux jumeaux, Nicholas et Francis, après les oncles de leurs parents (et ce seront donc Nicky et Franny).

Une fois que c’est fait, la série peut proposer ce qu’elle avait en préparation depuis le début de cet épisode : un long montage musical parfaitement émotionnel et éprouvant à regarder, comme toujours. On y voit les nouveaux parents présenter les enfants à toute la famille : grands-parents, bien sûr, mais aussi le grand-oncle Nick (qui revient dans la série un peu par surprise) ; les cousins ont droit à une visio entre eux dès le premier jour d’existence afin d’être introduits comme les nouveaux « Big Three » et c’est le moment que la série choisit pour nous révéler que le couple que l’on suivait en début d’épisode existe vraiment, en est à plus de 50 ans de mariage et a été contacté en visio par les scénaristes afin d’être introduits dans cet épisode.

On peut dire ce qu’on veut de cette série, mais vraiment, même si elle a perdu de son souffle avec les années, les scénaristes ont toujours des idées de dingue pour proposer des épisodes hyper touchants. Difficile de ne pas verser une larme sur ce montage final, surtout en ce début d’année 2021 où cela va faire un an qu’on en est tous plus ou moins réduits aux appels en visio pour être avec des proches. La série capitalise un peu sur la situation sanitaire pour être pleine d’émotions, mais ça fonctionne. Ça fonctionne même très bien, comme chaque fois que la

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