Avril 2017 : toujours pas d’avancée dans le challenge

Bonjour, bonjour !

On se retrouve pour un nouveau bilan du mois écoulé qui ne s’avère toujours pas être brillant du point de vue du challenge. Netflix m’a (littéralement) coulé sous un tas de nouveautés qui me donnaient grave envie et j’ai croulé sous les hebdos, au point de ne pas garder une seule minute pour le challenge. Je ne sais vraiment pas comment je vais m’en tirer, même à coups de switch. Je ne jette pas encore l’éponge… mais bon, c’est mal barré !

Capture d'écran 2017-03-09 19.39.52.pngLE RECAP :

The Magicians, 2×11-13

La vie d’étudiants d’une université de magie à New-York… Et en saison 2, on tombe dans le fantastique le plus complet, avec le royaume de Fillory et tout un tas d’intrigues complétement perchées !

Cela va sans dire, mais il y a des spoilers dans les paragraphes qui suivent.

La saison 2 se conclue sans grande pompe en ce qui me concerne. Tout du long, j’ai eu l’impression d’une évolution en dents de scie et ces trois derniers épisodes le confirment. J’ai bien aimé, mais ce n’est pas aussi révolutionnaire que ça devrait l’être.

Ou plutôt si. L’écriture de cette saison était totalement dingue, partant dans tous les sens et surtout ceux que l’on n’attendait pas. Le truc, c’est aussi que ça allait tellement vite qu’on ne se posait jamais… au point que ça leur a fait défaut ! Et oui, j’ai trouvé difficile d’être vraiment accrocher aux personnages vu tout ce qui leur arrive en permanence.

La série est un bon divertissement, elle a tout ce que j’aime, mais elle tombe aussi dans des défauts de rapidité et d’excès de drogue/cul qui me laissent bien plus mitigé. En définitive, The Magicians a absolument tous les ingrédients dont elle a besoin pour être ma série préférée… mais ne parvient vraiment pas à l’être, avec des intrigues éclatées et dispersées.

Moyenne de la saison : 15/20

Oui, moi non plus, je ne pensais pas pouvoir faire pire que le mois dernier et voir moins d’épisodes encore, mais pourtant, nous y voilà. Enfin, j’ai quand même terminé deux séries sur douze.

01.pngET LE MOIS PROCHAIN :

Pour le challenge, je suis censé me mettre à jour dans Lucifer, rattraper mon retard dans Supernatural et Brooklyn 99. Et OTH. Ouais, je sais, c’est n’importe quoi.

A priori, je n’ai aucune nouveauté à commencer en Mai, même si quelques séries m’ont fait de l’œil au cours de la semaine dernière, donc allez savoir, je me laisserais peut-être tenter, mais c’est peu probable !

D’autant plus que Netflix continue de me narguer avec la sortie de Dear White People, celle de Chicas de Cable, celle de Sense8, celle de Master of None, et celle de Kimye Schmidt. Tout ça sans compter sur la fuite des 10 premiers épisodes de la dernière saison d’OITNB que je vais ignorer pour les voir normalement sur Netflix avec ma meilleure amie. Au bout d’un moment, il faut bien reconnaître que je ne suis pas surhumain non plus.

En plus, pour ne rien arranger à mes affaires, ce sont les Sweeps May et les upfronts, donc les excellents épisodes pleuvent en ce moment. Bon, cela veut quand même dire que je vais dire au revoir à quelques séries hebdomadaires, mais quand même quoi !

Le « mois prochain », c’est-à-dire en ce mois de mai parce que je suis en retard dans la rédaction de mon article, je continue aussi, évidemment, mon bingo séries avec une deuxième édition qui sera, je pense, un peu plus compliquée à compléter pour moi. On verra bien ! Je vous tease un peu là, car les futurs items ne sera révélé que dimanche 😉

Capture d'écran 2017-04-26 19.17.44ET EN DEHORS DU CHALLENGE ?

Comme je le disais en introduction, c’est hyper chargé en dehors du challenge, car je me suis laissé aller à suivre les sirènes de Netflix. Mais pas que. Accrochez vos ceintures, voici une liste de séries bien cool et de saisons achevées entre le 1er avril et le 1er mai !

Bien sûr, pas de spoiler s’il est question d’une saison 1… mais spoilers sur les saisons précédentes le cas échéant.

13 Reasons Why (S01) : 16,5/20

Hannah Baker s’est suicidée. Avant de passer à l’acte, elle a eu la brillante idée d’enregistrer sur K7 les raisons de son choix : 13 coupables qui se retrouvent à l’écouter et protéger comme ils peuvent leurs secrets. Plot twist : vous allez enchaîner les épisodes, mais le héros prend tout son temps pour écouter les K7.

C’est un joli coup de cœur que cette série que j’ai regardé durant mon Week-end en Séries. La série n’est plus franchement à présenter et j’ai du mal à me dire que ça ne fait qu’un mois, tant elle a envahi les réseaux sociaux et affecté la fréquentation du blog. Je doute être en train de présenter la série à qui que ce soit !

Du coup, je ne peux que la recommander, en précisant tout de même qu’elle aborde des sujets difficiles (harcèlement et suicide en tête) et qu’il faut donc visionner avec précaution si vous êtes sensibles sur ces thématiques. N’hésitez pas, peut-être, à la voir avec quelqu’un.

Et surtout, soyez prévenus : vous allez avoir envie d’en parler. N’hésitez pas à repasser sur le blog si c’est le cas.

The Walking Dead (S07) : 13,25/20

Negan a choisi qui il allait tuer pour que le groupe de Rick le respecte enfin. Et tout l’enjeu de la saison, c’est donc Negan cherchant à se faire respecter. Plot twist : cette saison ne se concentre pas que sur le groupe de Rick. C’est parti pour les enjeux politiques !

Je dois reconnaître que je suis intrigué par cette moyenne générale. La série me paraissait avoir regagné du poil de la bête cette année et elle se retrouve avec l’une des pires moyennes du blog. Oui, mais… Je n’ai pas encore calculé celle de Once Upon a Time, il y a peu d’épisodes dans TWD et je n’ai pas noté la saison précédente.

Quoiqu’il en soit, donc, la série a proposé des épisodes plus solides mais toujours assez inégaux. Certains étaient passionnants, d’autres franchement chiants et la structure de la série n’a pas bougé d’un iota. Comme je le disais dans le résumé en italique, la seule vraie bonne trouvaille, ce sont les nouveaux enjeux politiques très appréciables et plutôt bien écrits.

Colony (S02) : 15/20

La vie sous l’occupation extra-terrestre continue pour les Bowman, séparés par les événements de la saison 1. La famille va devoir déplacer des montagnes pour se retrouver et faire son choix vis-à-vis de la résistance. Plot twist : la série devient excellente en cours de route.

Je ne peux dire autre chose que ce plot twist ! J’étais très sceptique face à la saison 1, au point d’envisager de ne pas continuer. Oui, mais le casting m’a convaincu de redonner sa chance à Colony. Grand bien m’en a fait !

Les enjeux sont enfin beaucoup plus clairs et après quelques épisodes les scénaristes semblent avoir compris la force de la série. Cela était clairement visible dès la saison 1, mais ils ne l’exploitent qu’au cours de cette seconde année avec des notes qui remontent tout de suite. J’ai fini par tellement accrocher que j’attendais impatiemment la suite et que je me suis jeté sur le final de la saison.

Autant dire que je n’aurais pas parié sur cette seconde saison et que c’était une erreur. En plus, la série continue de s’amuser énormément au niveau de la technique, avec des scènes d’actions assez dingue et des plans séquences à ne pas lâcher des yeux son écran. Un joli terrain d’expérimentation, avec une intrigue mieux délimitée et une politique assez claire !

GK-une-ulysseUlysse (S02) :18/20

Ulysse est immortel, mais ça le fait chier. En 2038, après la guerre, Elena reçoit son journal intime, loin de se douter que c’est le début de grandes aventures. Plot twist : chaque épisode de cette websérie est meilleur que le précédent.

C’est volontairement que je ne raconte pas franchement la saison 2, mais le point de départ de la série, parce que je ne peux que vous conseiller encore et encore de vous plonger dans cette websérie 100% française absolument trop cool.

Si les débuts se cherchent un peu, tout s’améliore avec le temps, de l’écriture au jeu des acteurs, des décors au SFX. La fin de saison 2, je l’ai vue sur grand écran et c’était tout simplement bluffant. Pas besoin de se tourner toujours vers les ricains pour trouver la qualité. Certes, il y a quelques longueurs d’écriture dans les explications, mais c’est un défaut qu’on surmonte assez vite.

Et grand bien nous en fait. Vraiment, je la survends un peu, je sais bien, mais promis, c’est bien. Allez, hop, le tout premier épisode de la série est par là et il dure pas longtemps du tout, vous n’avez pas d’excuse !

Powerless (S01) : –/20

Emily débarque à Charm City, une ville comme les autres avec ses transports en commun, ses grosses entreprises, ses super-héros et ses buildings. Elle est embauchée pour mettre au point des inventions protégeant monsieur et madame tout le monde des grands combats qui se jouent régulièrement en ville. Plot twist : tout le monde dans sa boîte est complétement cinglé.

Powerless, c’est l’incompréhension de la saison, plus encore que Conviction. Elle avait tout pour plaire et être un carton, mais elle s’est contentée de refaire ses cartons avant même de les déballer.

Des débuts un peu boiteux, des personnages caricaturaux, des gags à moitié réussis… la mayonnaise n’a pas réussi à prendre tout de suite. Il est très vide évident que les acteurs cherchent leur marque et le moyen de transformer le script en un succès. Tout est fait avec amour et envie à toutes les étapes, de la réalisation à l’écriture, des acteurs aux effets spéciaux, mais rien n’y fait, la moitié des épisodes diffusés sont au mieux divertissants, quand ils ne sont pas ennuyants.

Pourtant, il y a bien eu un soubresaut sur les derniers épisodes diffusés, mais il était déjà trop tard. Le couperet de l’annulation est tombé, et il reste à savoir si la chaîne se décidera à montrer au public les derniers épisodes enregistrés ou pas.

Love (S02) : 13,5/20

Après des débuts de relation chaotiques, Mickey et Gus se retrouvent à une station-service. Elle veut rompre, mais il l’embrasse. Plot twist : le couple phare est toxique et pas vraiment fait l’un pour l’autre.

Si j’ai enchaîné les épisodes, il faut bien reconnaître que cette saison 2 est dans la droite lignée de la première avec très exactement les mêmes problèmes et la même ambiance. Beaucoup de longueurs et de choses que je n’aime pas dans cette série, mais une Gillian Jacobs parfaite dans son rôle qui donne envie de revenir.

En plus, la curiosité malsaine l’emporte toujours, surtout avec des personnages aussi malsains. Parce que oui, je signe et persiste : cette série nous présente tout, sauf de l’amour. Je sais bien que c’est en réaction au romantisme niais des séries américaines et par souci de réalisme, mais je trouve qu’ils tombent bien souvent dans l’excès inverse.

Girlboss (S01) : 17/20

En 2006, Sophia est une jeune paumée comme toutes les autres. Comme toutes les autres ? Pas tout à fait. Elle profite de sa page ebay pour vendre un vêtement vintage et flaire le bon plan. Plot twist : le rêve américain ne possède pas que des hauts, mais il faut de tout pour faire une bonne tenue.

Dernière petite nouvelle des écuries Netflix au moment où je l’ai regardé, Girlboss a tout de suite insufflé un ton et une énergie bien différente de celle de Love. C’était parfait et tout à fait ce qu’il me fallait.

Il y a un bon humour tout au long de ce portrait d’un rêve américain comme on en a tous entendu parler. Rien n’est purement original dans la série et son écriture, qui romance la vie réelle de son héroïne. Et oui, tout ceci est inspiré d’une histoire vraie et d’une page ebay qui a véritablement existé.

Difficile de ne pas s’attacher à Sophia malgré son fichu caractère, et une fois que c’est fait, il ne reste plus qu’à vibrer en même temps qu’elle devant tous ses hauts et bas. Gros coup de cœur du mois dernier !

07

ET VOILÀ, j’ai fait le tour. Rendez-vous dans un mois où l’article bilan sera encore plus long. Non, toujours pas forcément grâce à une avancée de dingue dans le challenge, mais parce que des fins de saisons, il en pleut toutes les semaines au mois de mai !

En attendant, je continue de mettre à jour quotidiennement le blog, alors n’hésitez pas à vous balader et commenter un peu partout, je vous lis et réponds avec plaisir.

À la semaine #3 : du 24 au 30 avril

Bonjour à tous !

Hier, c’était un lundi férié pour la fête du travail et clairement, je compte bien m’en servir comme excuse pour justifier mon retard et mon absence d’hier. Je vagabondais dans mon long week-end de trois jours et je n’ai pas eu une seconde à consacrer à la publication de cet article ! Ce n’est pas bien, mais bon, l’avantage d’un blog est de pouvoir tordre le cou au planning comme on le veut.

Et puis, rassurez-vous, je suis là ce matin, je vais regarder petit à petit mes inédits déjà en retard et tout roulera pour le mieux dans le meilleur des mondes. J’ai profité de ce week-end prolongé chez ma meilleure amie et j’espère que vous avez tous eu de quoi passer trois excellentes journées vous aussi !

Avant de partir là-bas, j’ai néanmoins profité de ma semaine série, comme d’habitude… Du coup, on va commencer par-là cet article, parce que c’est en fait plus logique :

00Ma semaine de sériephile

Retour sur les événements et articles marquants des sept derniers jours, toujours sans spoiler, bien sûr.

Cette semaine était sacrément chargée en retour de pauses et reprises de diffusion, mais c’est à peu près tout ! Enfin, cela dit, ça remplit assez bien mon emploi du temps quand c’est comme ça, alors heureusement que c’était tout.

Ainsi, j’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir lundi dernier les personnages de Silicon Valley pour une quatrième saison qui démarre à merveille. Je trouve que cette série n’est pas assez connue, alors qu’elle a un rythme pourtant dingue qui fait que chaque épisode avance. C’est sacrément agréable quand même. Lundi voyait aussi le retour du Last Man On Earth, avec toujours aussi peu de subtilité.

Mardi reprenait Supergirl, mais j’en parle ci-dessous. J’ai profité de cette journée pour finir Girlboss. C’est aussi le jour où on a appris que l’aventure Powerless s’arrêtait là : la série a été retirée du programme de diffusion de la chaîne au profit de rediffusion de Superstore. C’est vraiment dommage car elle commençait à trouver sa voix.

Mercredi, je publiais donc mon avis sur Girlboss, parce que j’ai fini la série à une heure pas spécialement avouable. C’était aussi la suite de l’excellente série française Dix pour Cent qui a alimenté quelques-unes de mes conversations ce week-end.

Jeudi marquait le retour de The 100 avec un épisode qui m’a particulièrement marqué, puis vendredi, c’était TGIT et comédies. Samedi, j’ai trouvé le temps de concocter un article pour le TAG Smells like chick spirit, dont j’avais parlé lundi dernier. Oui, tout est lié sur ce blog, c’est dingue. J’ai entamé Grace & Frankie saison 3, mais je ne sais pas si j’en parlerais ici, car je vois les épisodes en décousu chez ma meilleure amie.

Et dimanche, j’ai fait la fête, donc je n’ai rien vu. C’est la vie.

Screenshot_2017-04-29-10-56-08.png

Le Coup de…

Je tente le coup de vous parler sans spoiler et en coup de vent de mon…

Coup de Cœur : Le retour de The 100 qui m’a particulièrement touché sans que je ne puisse spécialement expliquer pourquoi.
Coup de Mou : Le retour de Supergirl n’était pas à la hauteur de mes espérances cette semaine… Bon et en même temps, c’est peut-être tout le problème : j’avais des espérances à son sujet. M’enfin quand même !
Coup de Poing : Il revient cette semaine à Blindspot. Je ne m’y attendais pas, mais pourtant, l’une des premières scènes d’action de l’épisode m’a vraiment bien accrochée et scotchée à mon fauteuil de RER. (Ouais, encore dans les transports, que voulez-vous)
Coup de Blues : Il me faut remercier le personnage de Jared à la fin du 4×01 de Silicon Valley pour celui-ci. Je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler, mais ceux ayant vu l’épisode comprendront.
Coup de Vieux : Il n’est pas pour moi, mais pour Rebecca Mader (Zelena dans Once Upon a Time).  Elle a bien vieilli depuis LOST et ça se voyait dans cet épisode, où j’ai trouvé que son jeu n’était plus franchement au point. Elle en a peut-être juste marre de la série, mais quoiqu’il en soit, c’est dommage !
Coup de Gueule : Encore une série qui se fait retirer sans préavis ! La diffusion de Powerless a été annulée trois jours avant, c’est un peu abusé quand même. Il me reste à espérer qu’on aura la diffusion des autres épisodes cet été, comme pour Angel from Hell, et avec une vraie fin, s’il vous plaît !
Coup de Barre : Imaginary Mary s’est un peu trop éloignée de ce que j’aime dans la série et c’était du coup un épisode bien long et peu drôle. J’ai eu envie de dormir devant et il n’était pas encore 20h.
Coup de Bol :
Ce sont les personnages de Scandal qui ont eu un bon coup de bol cette semaine (mini spoiler attention) avec leur pause de 5 minutes dans leur réunion théoriquement ultra chronométrée… En plus, ils trouvent une solution à leur problème pile à la fin de cette pause, c’est magique.
Coup de Tête : Me lancer dans le visionnage de Superstore vendredi soir à l’heure où je devais me coucher. Ce fut sans regret tant j’ai adoré l’épisode !
Coup de Théâtre : Ne pas profiter de mon lundi férié pour mettre à jour le blog ou au moins voir un épisode de série. Non, à la place, je suis allé voir Guardians of the Galaxy 2 et j’ai adoré, toujours grâce à un humour parfait et une bande-son magique que je suis actuellement en train d’écouter.
Coup de Pub : Vous ne le savez peut-être pas, mais Chyler Leigh (Lexie Grey et/ou Alex Danvers selon vos affinités de sériephile) chante parfois avec son mari. Celui-ci est à la tête d’un groupe qui s’appelle East of Eli (c’est un lien vers Youtube, oui) et ils envisagent de faire un concert en France le 2 juin. Pour cela, il faut toutefois 300 participants sur cette page Facebook avant vendredi. Spoiler alert : c’est très bien parti avec 211 personnes inscrites à l’heure où je vous parle.
Coup de Grâce :

Une fois de plus, je veux éviter les spoilers, mais si vous avez vu Girlboss, vous me comprendrez. Si vous n’avez pas vu la série, je ne sais pas ce que vous êtes encore en train de faire ici, vous devriez déjà être sur Netflix à la regarder car elle vaut vraiment le coup, et plus que ça encore. Je l’ai vendue un peu fortement toute la semaine ici et à plusieurs amis ce WE… Vraiment, je ne la mets pas en coup de grâce sans raison, c’est à voir, je vous assure !

00

Les inédits de la semaine

Du plus récent (hier) au plus ancien (lundi dernier) :

-> Life in Pieces, 2×20
-> The Great Indoors, 1×20
-> Blindspot, 2×19
-> Superstore, 2×20
-> The Catch, 2×08
-> Scandal, 6×12
-> Grey’s Anatomy, 13×21
-> Dix pour Cent, 2×01-04
-> The 100, 4×09
-> Imaginary Mary, 1×05
-> Girlboss, 1×01-13
-> Prison Break, 5×04
-> Agents of S.H.I.E.L.D, 4×19
-> Quantico, 2×19
-> Supergirl, 2×18
-> Outcast, 2×04
-> Once Upon a Time, 6×18
-> Silicon Valley, 4×01
-> The Last Man On Earth, 3×15

Si vous voulez me parler d’un de mes coups ou de quoique ce soit, n’hésitez pas, les commentaires sont là pour ça, mon compte Twitter (@ShipouJG) aussi !

Bonne semaine de visionnage à tous !

Girlboss (S01)

Avis : Après m’être enchaîné la moitié des épisodes de la saison 2 de Love sur mon trajet aller vers la Vendée, et parce que je m’étais englouti l’autre moitié sur place, il m’a fallu trouver une série de remplacement pour le trajet retour. Et comme je ne pouvais toujours pas télécharger en mode hors ligne les épisodes d’Iron Fist, j’ai opté pour la dernière petite nouvelle des écuries Netflix : Girlboss.

Alors a priori, cette série n’a rien de particulier pour m’attirer, hormis qu’elle est étiquetée Netflix. Jai vu la bande-annonce il y a quelques temps et je n’en ai pas retenu grand-chose, si ce n’est que ça avait tout de l’humour à la Netflix. Netflix, Netflix, Netflix. Promis, je ne touche rien quand je parle d’eux, je leur fait de la pub gratuite, c’est tout…

Plus sérieusement, ce qui m’attire surtout dans cette série, c’est l’univers de l’entreprise à la très cool tel qu’il était décrit dans la bande-annonce, le rêve américain à portée de main, un rythme endiablé pour tuer l’ennui du voyage et la perspective d’enfin valider la référence à une marque de vêtements dans une série pour mon bingo. Enfin, j’en ai vu quelques-unes dans Love, mais aucune n’était citée explicitement.

Bon allez, je me lance sinon je serais encore en train d’écrire cet avis préalable que je serais déjà arrivé à la maison.

Attention, spoilers ci-dessous (logique).

Note moyenne de la saison : 17/20

Capture d'écran 2017-04-26 19.13.20.pngÉpisode 1 – Sophia – 17/20
You’re not exactly acting like an adult

Cela commence très bien : l’histoire est inspirée de faits réels, ce que je ne savais pas, datant de 2006. Tout cela me plaît d’avance, parce que c’est une période que j’ai connue et que je n’enregistre pas encore comme appartenant au passé (et pourtant, c’était y a dix ans). Et l’héroïne a 23 ans (enfin, c’est ce qu’elle dit) alors que j’en ai 24, c’est tout à fait le type de série qui a tout ce qu’il faut pour m’accrocher, finalement.

Je reconnais que je m’accroche tout à fait aux détails inutiles, comme les possibles anachronismes qu’ils évitent assez bien (le texto ahaha), contrairement aux clichés. La rencontre entre Sophia et Shane, par exemple, est totalement téléphonée, vue et revue. Le début de leur relation l’est un peu moins et sent bon le romantisme fait pour durer.

Les dix premières minutes fixent assez bien la situation de la nana fauchée avec la meilleure pote Annie sortant avec le barman et un nouveau love interest. Il faut ensuite enchaîner avec la scène où elle se fait virer de son boulot, qui était hilarante. Il faut bien reconnaître quelques longueurs de scénario à la Netflix, mais la série s’en tire extrêmement bien avec son pilot. En plus, il y a Jim Rash, et je n’étais pas au courant avant (ou si, probablement, encore un truc que j’avais oublié pour me faire une bonne surprise). J’adore ce genre de surprise, parce que Community.

Bon, il est surtout question dans ce pilote de nous présenter l’héroïne, Sophia, la nana totalement paumée dans la vie de base. C’est efficace et, pour lancer la série, les scénaristes la confrontent à son père qui lui fait prendre conscience qu’elle n’a aucune idée de ses rêves. Bref, ça va être la classique histoire d’apprentissage vers le succès à l’américaine.

Ah, le rêve américain à base de vente sur Ebay…

Sur la série elle-même, il faut bien reconnaître que j’en adore le rythme et la soundtrack, de même que Sophia qui est véritablement attachante. Par contre, il faut bien reconnaître que pour une comédie, elle n’est pas si drôle. Ce n’est pas du Kimmy Schmidt, mais bon, je décide de ne pas attendre un éclat de rire toutes les 2 minutes pour privilégier l’histoire générale et on verra bien. Excellent pilote.

Capture d'écran 2017-04-26 19.16.00.pngÉpisode 2 – The Hern – 16/20
You think you’re responsible enough to rule a business?

La joie de Sophia est de courte durée quand elle se découvre une étrange infection au vagin. Elle choisit néanmoins de l’ignorer, contre les conseils d’Annie, pour aller faire une virée shopping en friperies avec 21,6$. Cela ne s’invente pas. Elle finit par retrouver Jim Rash et c’est parfait car c’est lui qui lui remet le sens des réalités en face.

Cet épisode explore assez bien les hauts et bas de sa vie en yo-yo tout en introduisant un peu mieux Lionel, son voisin totalement perché. Bref, la jeunesse américaine des années 2000. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas vu une série traiter ce sujet, mais elle fait plutôt très bien.

À suivre la vie de Sophia comme ça, la série accuse quelques longueurs, ne pouvant trop se permettre de s’éloigner d’elle pour suivre un autre personnage. Le problème, c’est que toute une journée dans la vie d’un personnage ne peut être passionnante tout du long. C’est toutefois intéressant de vivre un peu l’ennui de Sophia également. Ces premières longueurs pourraient être bien pires et sont pour le moment très digérables. Il faudra voir comment ça se développe par la suite.

Quoiqu’il en soit, Sophia découvre dans cet épisode qu’elle a une hernie et que son opération va coûter un max. Comme ce sont les États-Unis, si elle veut s’en tirer, il lui faudra un job et une assurance maladie. Ce n’est pas gagné vu qu’elle passe son épisode à simplement racheter de vieilles fringues à une riche décédée (suicide à cause de la solitude)…

Malgré de premières longueurs donc, cet épisode réussit à maintenir l’intérêt pour le personnage et à intriguer sur le développement de ce qui est à venir. C’est donc plutôt une réussite pour Girlboss.

Capture d'écran 2017-04-26 19.16.19.pngÉpisode 3 – Thank you, San Francisco – 16/20
My San Francisco comes back to defeat your San Francisco.

Sophia se retrouve à travailler à l’accueil d’une université, le bon plan pour ne rien faire (c’est assez réaliste) et travailler pour sa page Ebay. Il faut toutefois qu’elle lui trouve un nom. C’est le bon moment pour un montage assez brillant avec quatre ou cinq Sophia. Heureusement que je n’ai pas tant galéré à trouver le nom de ce blog, j’aurais vite abandonné sinon, je vous le dis.

Cet épisode s’intéresse à la relation Sophia/Shane qui ont un peu leur premier rencard dans ce troisième volet, utilisant des verres coca volés pour boire du vin et parcourant San Francisco à la découverte des sensations fortes de la ville. Enfin, cela dit, Sophia finit par lui faire remarquer que ce n’est pas un rencard.

J’aime beaucoup le principe du personnage de Sophia, qui n’en a juste rien à faire d’absolument tout. C’est très cool à voir et vivre, cela donne bien le sentiment de la jeunesse perdue, sans toutefois partir en vrille à la Netflix (yep, je leur fais encore de la pub) avec trop de scènes de drogue (pourtant, c’est San Francisco) ou de cul. C’est pile le bon dosage de la vie à la bohème.

Malgré cette journée purement romantique avec son nouveau crush, Sophia n’oublie pas qu’elle cherche un nom pour sa page eBay. C’est aussi et surtout l’occasion de bien planter le décor, avec la ville possédant son propre rôle dans cet épisode. C’est une bonne chose de prendre le temps d’en faire autant sur San Francisco, car on sent que ça fait partie de l’ADN du personnage et de sa réussite à venir, tout de même. J’adore cela.

Franchement, à voir cet épisode, on oublie la misère de sa vie et on se dit que c’est finalement facile de réussir : pas besoin de travailler, juste d’aller à la fête foraine acheter un Rubik’s Cube. Et alors que tout va pour le mieux, elle ruine tout en ayant subitement une révélation sur la nullité du nom qu’elle vient de trouver.

C’est donc dans un bar à chanter Nasty Girl qu’elle découvre ce qu’elle veut et finit par embrasser Shane. Pas un rencard, mais c’est tout comme.

Bon, alors je sais que j’ai dit que j’adorais la soundtrack, mais Yelle en début d’épisode, on en parle ??

Capture d'écran 2017-04-26 19.17.15.pngÉpisode 4 – Ladyshopper99 – 19/20
I swear to God I’m gonna tear that fucking Nasty Gal apart.

La construction de l’épisode est marrante même si j’ai pour habitude de la détester. Tout commence sur un mariage où la mariée pète un câble car elle n’a pas la robe de son choix.

Sept jours plus tôt, nous découvrons que Sophia a déjà vendu la robe à ladyshopper99, mais que celle-ci lui a renvoyé, car elle était tâchée de café. J’aime bien le concept de l’épisode, mais je trouve que ça tombe tôt dans la série, car on ne sait pas d’où sort la robe. C’est un peu dommage.

Sophia rencontre aussi Nathan, un étudiant de l’université d’art où elle bosse à l’accueil. Celui-ci est le cliché de l’étudiant fauché qui est un étudiant incompris. J’aime plutôt pas mal son personnage, qui est plutôt drôle dans son cliché. Sophia se rend chez lui pour manger aussi avec sa mère et on dégomme le cliché encore un peu plus.

Cela dit, c’est surtout l’occasion de nous montrer le désespoir de Sophia vis-à-vis de sa famille. Elle sait comment plomber une ambiance dis donc, mais rien qu’un karaoké ne saurait arranger.

L’autre belle réussite est le spoil total de The OC, avec des extraits de l’épisode le plus marquant de la série. Mon dieu, 2006 est si loin. J’ai adoré l’idée de nous montrer ce détail qui en dit long sur le personnage de Sophia et qui prouve à quel point c’est inspiré de faits réels. C’est clairement l’anecdote qui marque la sériephile qu’elle est, le détail que tout le monde oublierait mais assure l’authenticité de la série.

Cet épisode a su me prouver que j’étais déjà beaucoup trop attaché au personnage de Sophia. En plus, la course contre la montre finale est juste à mourir de rire, la résolution sur le mariage également… et cette parodie de The OC avec la robe de mariée ! Inattendue, mais brillamment écrite.

Je surnote un peu je pense, mais j’ai eu un vrai bon feeling devant cet épisode, alors c’est pas grave, j’assume.

Capture d'écran 2017-04-26 19.17.44.pngÉpisode 5 – Top 8 – 14/20
How do you have 5000 Myspace friends?

Ah la technologie de 2006 ! Après Ebay, l’appareil photo numérique et Myspace. J’aime vraiment beaucoup les références à cette décennie déjà si lointaine J’avais totalement oublié le top 8 Myspace, mais voir Annie péter un câble comme ça, ça en dit long ! Ah le passé… Et tomber sur une période que j’ai connue qui est considéré comme le passé dans une série ! Outch !

L’épisode repart en arrière sur l’amitié Sophia/Annie ? qui se sont rencontrées en cellule lorsqu’elles avaient 18 ans et qu’elles vivaient 2001 de la même manière qu’elles vivaient 2006. Et si j’aime beaucoup la Annie qu’on nous présente depuis le début de la série, je trouve que celle de 2001 était encore plus comique, avec un look Britney absolument terrible. Ah les années 2000 !

Les débuts de leur amitié sont sympa et l’ensemble de l’épisode tourne autour de leur relation amicale. C’est intéressant, mais pas vraiment en rapport avec le début de la série. Et surtout, ça manque un peu d’humour. L’exploration est intéressante, mais c’est tout à fait le genre d’épisodes qui tombe un peu à plat, prolongeant la saison sans développer forcément son fil rouge. Je ne sais pas, c’est à la mode de proposer ce type d’approfondissement dans les séries depuis quelques années, mais je trouve que ça manque un peu d’intérêt sur le long terme.

C’est un bon épisode, mais il n’apporte rien à la série et c’est ce que je reproche souvent à beaucoup de séries qui nous perdent dans des pans de l’intrigue qui n’ont pas spécialement besoin de ce genre d’approfondissement.

En plus, toute la chronologie de leur épisode est dans le désordre, mais bon, ça donne un côté fil de pensées à suivre. Leur amitié est sympathique, mais j’ai rapidement décroché, surtout que la conclusion est prévisible dès le départ. Bref, j’ai faim et j’ai décroché, j’arrête et je vais manger pour me changer un peu les idées.

Capture d'écran 2017-04-26 19.18.38.pngÉpisode 6 – Five Percent – 15/20
Oh, you’re awake!

Bon, je reprends avec l’espoir de tomber sur une série qui saura se reprendre en main. Et ce n’est pas gagné avec la première scène qui nous montre Shane & Sophia le faire comme dans les films. Encore que, il y avait un bon humour méta par rapport à cette scène. Et ensuite ? Shane quitte la ville et part en tournée. Cela sort un peu de nulle part, mais bon.

Bref, l’aventure de Sophia, qui est censée être au cœur de cette histoire, a continué d’avancer sans nous au point qu’elle a désormais assez d’argent pour le répandre sur son lit. Cela fait déjà trois mois qu’elle bosse à la fac d’art et ça me fait tout drôle après la temporalité très lente de Love. Maintenant qu’elle est assurée, elle décide de démissionner, et Nathan est alors inspiré pour sortir de sa zone de confort artistique (je le sens mal, quand même).

Dax, le copain d’Annie avec qui Sophia est réconciliée, lui fournit quelques conseils très école de commerce. 5% seulement des compagnies qui débutent réussissent à survivre aux cinq premières années. En parallèle, Sophia comprend aussi que 5% des gens qui se font opérer d’une hernie meurt. Et c’est trop pour elle.

Seulement, sa hernie explose alors qu’elle-même est en pleine explosion de nerfs. Elle se retrouve ainsi hospitalisée, dans une scène très bien gérée. Le passage sur l’anesthésie est tellement réaliste, ça m’a rappelé des souvenirs de dents de sagesse. Le côté moins drôle, c’est que son père la récupère à l’hôpital et découvre le bordel qu’est son appartement (et sa vie). Il part alors dans un délire philosophique dont j’ai complétement lâché le fil (sans mauvais jeu de mot, promis), mais c’est intéressant de voir la relation développée un peu plus longuement que dans le pilot.

Son réveil d’anesthésie est donc violent, mais elle se décide enfin à quitter son job, laissant à Rick une lettre bien trop géniale où elle lui annonce qu’il est son meilleur patron, mais aussi le dernier. Elle a déjà beaucoup évolué en six épisodes, car cette fois, c’est sûr, elle démissionne et non l’inverse. Autrement dit, elle reprend sa vie en main… en laissant tomber tout ce qui en fait une vie normale, en fait. Ah le rêve américain, tout perdre pour tout gagner !

Oh, et comment ne pas dire que cet épisode est en parallèle sponsorisé par Starbucks, ce qui est marrant dans le principe et la critique du sourire forcé de ses employés.

Capture d'écran 2017-04-26 19.19.41.pngÉpisode 7 – Long Ass Pants – 16/20
They’re in lurve with me!

Les aventures de Sophia continuent et s’accélèrent, un peu sans nous malgré tout. C’est plus fort que moi, mais je remarque que chaque épisode semble se dérouler plusieurs jours (si ce n’est semaine) après le précédent, et c’est un peu frustrant de ne pas bien savoir ce qu’il se passe entre chaque chapitre de sa vie. Bon, et en même temps, on devine assez bien les infos non montrées à l’écran.

En plus, je fais cette réflexion sur le seul épisode qui nous propose un montage sur l’expansion de Nasty Gal. On ne voit pas bien comment cela fonctionne au point de lui payer son loyer chaque mois, mais pour la première fois nous découvrons qu’elle recycle les vieux vêtements en quelque chose de neuf. Et c’est très bien mis en avant dans l’épisode.

L’expansion de Nasty Gal veut surtout dire que Sophia a désormais des fans et des échos sur internet, ce qui veut dire… des haters. Cela donne lieu à quelques bonnes scènes comiques réussies et à l’arrivée dans sa vie de Gail, qui gère une page concurrente nommée Remembrances.

L’épisode nous montre comment ces deux-là parviennent à devenir amies malgré deux vues totalement différentes de la vie et surtout des fringues vintage. Sophia explique enfin concrètement ce qu’elle fait, à savoir recycler des vieux vêtements pour séduire ses consommateurs. Et cette explication est purement et totalement du marketing, donc on tombe en plein dans le business. J’aime beaucoup ce passage sur la création.

Aux antipodes, Gail s’avère aussi être une jolie créatrice, mais une créatrice d’histoires, d’où son intérêt pour la conservation des vêtements. J’ai adoré d’ailleurs le passage en noir et blanc : d’abord trop farfelu, j’ai fini par l’apprécier lors de son retour à l’écran. Moi, je me situe totalement dans l’entre-deux, grand nostalgique jusque dans les objets que j’aime conserver, mais tout aussi perché quand il s’agit de créer. En plus, Nasty Gal fait quand même des trucs cools, vu la robe finale.

Bref, l’amitié entre Sophia et Gail est bien réussie, c’est cool, comique et inattendu. Et ce n’est pas Jim Rash qui va détruire ça.

J’ai un peu plus de mal sur la fin : Sophia ruine une robe et Gail semble lui en vouloir, alors qu’elle lui laisse une note où elle lui recommande d’en faire ce qu’elle veut. Mouais, faut pas s’étonner aussi.

Capture d'écran 2017-04-26 19.20.10.pngÉpisode 8 – The Trip – 15/20
Wait, you really think you’re gonna meet Katie and Britney just wandering the street?

Sophia se rend voir Shane et fait un road trip direction Los Angeles avec Dax et Annie. Et ils parlent de la saison 1 de LOST, j’adore !

Les retrouvailles se passent plutôt très bien entre eux, alors que je m’attendais plutôt au contraire. Tant mieux, en même temps. Cet épisode s’éloigne un peu du principe de base qui était de suivre Nasty Gal, et je dois dire que c’est un peu décevant. J’aime bien le perso, mais plus que tout, j’aime sa manière de bosser en faisant la fête, pas de faire la fête pour faire la fête. Si je voulais voir une fête, je me bougerais et je ne resterais pas devant ma télé.

Enfin bon, le voyage ne se passe pas bien pour tout le monde. Si Sophia a le droit a sa propre chanson et sa partie de jambes en l’air, Annie se rend compte que Dax est beaucoup trop sérieux pour elle. Encore une qui est fan de drogue, on se croirait sur Netflix. Une suite d’événements les mène finalement à se droguer ensemble. Ils passent donc le reste de l’épisode en plein délire bien perché et ce n’est pas bien passionnant, ça m’a beaucoup rappelé un épisode de la première saison de True Blood.

Le lendemain, c’est donc l’inverse de la situation de base qui finit par se produire. Sophia est un peu blasée par Shane beaucoup trop motivé par ses fantasmes le matin, puis par la manière dont il se fait (mal)traité par ses boss. Lui finit par être énervé par la manière dont elle fait toujours ce qu’elle veut quand elle veut, et ils s’engueulent donc comme du poisson pourri. C’était une excellente scène qui avait tout de la rupture non assumée, alors qu’au même moment Dax déclare ses sentiments à Annie.

Shane et Sophia se réconcilient finalement, mais on sent bien que les choses ne seront plus tout à fait comme avant après cette première engueulade.

On s’éloigne donc de la trame principale de la série sur le travail de Sophia mais, en même temps, la vie personnelle de celle-ci est toujours intimement liée à ses déboires, alors c’était nécessaire d’en passer par là.

Capture d'écran 2017-04-26 19.20.51.pngÉpisode 9 – Motherf*cin’ Bar Graphs – 17/20
What kind of bastard leaves a voicemail?

Sophia est de retour dans le dépotoir qui lui sert d’appartement, ce qui permet probablement la meilleure scène de la série lorsque son monde s’écroule au réveil. Elle se met alors à chercher son nouvel espace de travail. Elle est complétement perchée, mais c’est ce qui lui permet de trouver rapidement ce qu’elle souhaite.

Malgré tout, elle a quand même besoin d’un garant. Elle demande de l’aide à Dax pour savoir comment présenter son business à son père et à Lionel de se faire passer pour son proprio. Bien évidemment, c’est à son père qu’elle songe pour avoir un garant, même si elle aurait aimé trouver une autre solution.

Tout se passe bien, y compris lorsqu’elle fait en sorte que Shane rencontre son père. Le meilleur des mondes n’existe pas pour autant : son père veut bien être son garant, en théorie, mais en pratique, il préfère avoir le bail à son nom. Cela ne palît pas du tout à Sophia, qui a l’impression de redevenir une petite fille. Elle préfère donc s’enfuir en courant.

Bien lui en prend. Elle retrouve Annie et leur drôle de top model pour un shooting lors duquel elle défonce accidentellement (hum) la porte de son futur atelier. Sacré coup du sort. En bref, elle est vraiment le prototype même du rêve américain, avec une progression de sa page ebay qui est juste aussi dingue qu’impressionnante et des coups de chance tout au long du chemin. Ouais, ça fait rêver…

Et quand en plus la série en profite pour passer une bonne couche de pommade féministe, c’est tout juste !

Capture d'écran 2017-04-26 19.21.24.pngÉpisode 10 – Vintage Fashion Forum – 19/20
No. I quit this, us.

Oh mon dieu ! Ils ont représenté internet et les forums ! Je trouve l’idée géniale, elle aurait même dû arriver plus tôt dans la série. En effet, l’ensemble de son business est géré sur internet, il fallait bien que ça arrive à un moment ou un autre. En plus, ça fonctionne vraiment bien, avec la dictée des url et l’apparition des gifs.

L’épisode se concentre beaucoup sur Annie et sa carrière. C’est la première fois qu’on la voit travailler dans son magasin de maquillage, mais il semble assez vite clair qu’elle rêve de bosser avec et pour Sophia. Les choses ne sont pas si simples quand il s’agit d’argent et de travail. Inévitablement, leur amitié en prend un coup.

Annie, qui commence l’épisode par défendre sa meilleure amie sur le forum des cinglés vintage, finit par l’enfoncer en ligne. Dès lors, Sophia la confronte et les deux se balancent les pires vacheries du monde. L’épisode consacré à leur amitié, un peu plus tôt dans la saison, prend subitement tout son sens, vu l’impact émotionnel (et professionnel) que le départ d’Annie dans la vie de Sophia prend. C’est terrible, terrifiant et parait terriblement réel… Ce qui est logique, puisque c’est inspiré d’une histoire vraie.

J’ai adoré cet épisode, que ce soit ses détours sur internet (avec des voix aussi robotiques que possible=, l’amitié Sophia/Annie ou la conclusion terrifiante où Nasty Gal finit par se faire bloquer d’eBay. Outch. Méga OUTCH.

Il aurait pu être un peu mieux en incluant quelques autres personnages aussi, notamment Shane et en étant un chouilla moins prévisible autour d’Annie. Et en même temps, ce n’est jamais que la réalité.

Capture d'écran 2017-04-26 19.22.18.pngÉpisode 11 – Garbage Person – 18/20
Is she gonna fuck that jacket?

Sophia est en pleine déprime en période de Noël, c’est assez magique comme coïncidence, mais tristement éloquent. Son père et Shane s’inquiètent pour elle, mais elle passe l’épisode à dépenser tout son fric dans des voyages en avion.

Lors du premier voyage, elle retrouve et rachète LA veste du premier épisode. Lors du second, elle tente de faire peur à Gail, la menace et finit encore plus déprimée après que celle-ci frappe pile là où il ne fallait pas : l’abandon de sa mère. C’est horrible comment leur relation a évolué en trois épisodes seulement et quelques scènes ensemble.

Lors du troisième voyage, elle se décide donc à aller rendre visite à sa mère, une actrice dans un théâtre pas si génial. Leur relation est assez intéressante et se résumerait assez bien par un « telle mère, telle fille »… sauf que sa mère est moins regardante sur sa sexualité, coucher pour réussir ne la dérangeant pas plus que ça.

Les deux passent malgré tout un excellent moment au départ pour finalement en venir au cœur du problème. C’était une bien jolie scène sur l’abandon de Sophia et les traits de caractère clairement héréditaire. C’est très cheesy tout ça, mais ça fonctionne bien. Cela nous fait oublier un temps la catastrophe qu’est devenue la vie de Sophia.

Seulement, sa mère ayant exactement le même caractère, elle finit par envoyer paitre l’ensemble du casting de sa pièce et s’enfuir. Cette fois, Sophia comprend ce qu’elle doit faire. Elle reprend l’avion pour remercier Gail de lui avoir fait ouvrir les yeux : elle compte désormais ouvrir son propre site.

Un chant de Noël plus tard, elle prend un autre avion pour passer un peu de temps avec son père. Bien qu’il détruise ses rêves, il lui donne l’amour dont elle a besoin. Jolie conclusion de Noël, ma foi.

Je tiens à noter aussi le très bon casting, la mère de Sophia ayant très exactement les mêmes yeux (je sais, elles ferment toutes les deux les yeux sur ma photo) et un jeu parfaitement maîtrisé.

Capture d'écran 2017-04-26 19.22.53.pngÉpisode 12 – I Come Crashing – 18/20
Well you’re perfect. And a little off.

Joyeuse année 2008 ! Est-ce que la série vient de nous sauter un an ? Pas sûr, mais en tout cas Annie et Sophia se réconcilient à l’initiative de cette dernière. Annie devient bien une employée de Nasty Gal, sans grande surprise je dois dire. Leur première réunion est sacrément drôle, même si la fin de celle-ci est spoilée dans le trailer de la série. Je savais bien que j’y avais vu une ambiance de travail qui me plaisait ! Heureusement qu’entre-temps j’avais oublié tout ça.

Le soir, elle retrouve Shane au lit et l’on voit que leur couple a évolué de la plus géniale des manières, c’est absolument parfait. Il est à noter que le timing de leur relation est quand même incroyablement cool, c’est soit une liberté scénaristique soit que la vie est bien foutue.

Un montage permet de passer rapidement sur la période problématique où Sophia a travaillé pour de vrai afin de créer son site internet, pendant que Shane, lui, jouait de la batterie pour un groupe s’entraînant dur chaque jour. Il est particulièrement jouissif de les voir travailler enfin, après tant d’épisodes si bons à les voir si peu se démener. Le coup des lignes de code était marrant, surtout pour y avoir passé un peu de temps également.

L’épisode prend aussi le temps de nous ramener Nathan, même si je ne vois pas bien l’utilité de cette scène. Le 4 avril, date de lancement de NastyGal.com, approche et le stress s’intensifie, surtout quand le site est déjà occupé par un serveur porno et que Sophia découvre que sa nouvelle webmaster a trop bien fait son travail. Histoire de ne rien arranger, Sophia trouve aussi un magasin vendant des vêtements ressemblant beaucoup trop à ce qu’elle vend.

Bien sûr, la panique et la dépression l’emportent. Heureusement Annie est là pour la calmer et Kaavi aide bien aussi à ajouter un peu d’humour. Les dernières scènes sont atroces : Sophia découvre que Shane la trompe puisqu’il reçoit une pipe de la part d’une des membres de son groupe.

Cet épisode était une belle démonstration du stress à l’approche d’une date fatidique, j’ai adoré sa construction.

Capture d'écran 2017-04-26 19.25.10.pngÉpisode 13 – The Launch – 20/20
Holy shit ! My life looks so different.

Déjà le dernier épisode. Je devais arrêter au 10, mais me voilà devant le 13e. Oups.

Sophia commence la journée d’étrangement bonne humeur, mais elle est vite hantée par le groupe de Shane qu’elle entend partout. Dur. Elle ne le confronte pas pour autant et passe ses nuits à ses côtés, séparée loin de lui. C’est d’autant plus dur qu’on les a vus en cuillère tout au long de l’épisode précédent.

Elle met un peu de temps à se décider à le confronter, passant par Jim Rash et la grand-mère du pilote. Oh, la série prend le temps de nous rappeler ses débuts, ça sent vraiment la fin de saison, et ce n’est que le début, avec la fête de Nasty Gal en préparation.

Parce que oui, pendant ce temps, Annie se démerde pour organiser comme elle peut la soirée de lancement, en compagnie de Nathan, surgit d’un peu nulle part, et de Kaavi, qui est définitivement une superbe addition au casting, extrêmement drôle.

Sophia parvient quand même à dire clairement ce qu’elle pense à Shane, et c’est aussi hilarant que c’est destructeur de les voir comme ça. D’avoir vidé son sac, Sophia parvient finalement à l’oublier un moment le temps de lancer son site… Si le succès n’est pas immédiat, il ne faut pas moins d’une journée pour que tous les articles soient vendus.

La fête de lancement est donc censée être la plus belle réussite de Sophia, le moment le plus joyeux de sa vie… et Shane a tout détruit, car tout ce à quoi elle pense, c’est lui. C’est probablement la scène la plus atroce de la série. Sophia se laisse totalement détruire par son amour pour Shane, et c’est parfaitement injuste après treize épisodes de fun et de solitude enjouée. Ce n’est que le début de la dépression, avec encore une longue scène de courts moments volés au couple.

Wow, ces scènes atteignent une profondeur que je n’attendais pas de la série. Shane finit par s’en aller et Sophia par se mettre au travail… parce qu’elle a la masse de travail désormais.

Quelle claque !

Capture d'écran 2017-04-26 19.25.38.png

EN BREF – Oui, quelle claque ! Encore une fois, Netflix propose une série de qualité, qui instaure un univers, un délire, un personnage inspiré de faits réels, une ambiance musicale, un humour particulier mais efficace, une histoire qui vous happe. J’ai enchaîné les épisodes par tranche de 7, sans remords et sans culpabilité, avec l’envie d’en avoir plus à la fin.

Cette saison se suffit à elle-même, mais je serais présent pour une suite, si suite il y a. Le rêve américain était vraiment à portée de main dans Girlboss et il est dur de ne pas s’attacher à Sophia, même quand elle fait de mauvais choix ou est détestable. Cela vaut pour l’ensemble du casting, aussi bien Annie que Shane. C’est d’ailleurs ça qui rend le final si dur.

Bref, j’ai adoré, c’est l’une de mes meilleures découvertes de cette année ! Je me connais, je le regarderais probablement une seconde fois tellement elle est cool. C’est le genre de série qui donne envie de revenir, mais aussi celles qui te donnent envie d’avoir une vie au top. À voir.

EDIT 25/06/2017 : Netflix a officiellement annulé cette petite perle. Adieu, Sophia 😦