Manifest (S03)

Synopsis : Le cliffhanger de la saison précédente remet en question tout ce que nous pensions savoir sur le vol 828, et ça promet une nouvelle saison d’idées toutes plus perchées les unes que les autres.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3Saison 4

213-3Pour commencer, j’ai vraiment hésité à reprendre la série et j’espère que je fais bien de la reprendre, parce que, bon, tout de même, ça sent mauvais cette affaire. Les scénaristes veulent toujours cinq ou six saisons, les audiences ne leur en accorderont pas tant et les coupes budgétaires vont forcément se sentir, surtout avec le covid. En fait, sans la situation sanitaire actuelle, je ne suis même pas sûr qu’on aurait une suite.

Si la série avait de la suite dans les idées, on avance en perdant à chaque fois un peu plus en logique et en intérêt de ma part. Après une pause de onze moins en ce qui me concerne et de plus d’un an aux États-Unis, j’avais absolument tout oublié de la série. Pour le meilleur, je crois. Pour le pire, eh bien, ce début de saison 3 est particulièrement médiocre et n’annonce rien de bon pour la suite. Purée, j’y croyais vraiment bien au départ pourtant, à cette série… Enfin, au départ. Je m’étais dit que je ne la regarderais pas, et puis l’engouement autour du pilot m’avait convaincu de la tester et j’avais accroché.

J’aurais dû écouter mon instinct dès le départ… et je ne le fais toujours pas !

Voir aussi : J’ai tout oublié de la saison 2 de Manifest (récap)

Moyenne de la saison : 13,5/20

S03E01 – Tailfin – 08/20
Oh bordel, cela faisait un moment que je n’avais pas autant ri devant un épisode – enfin, depuis mon dernier épisode de Riverdale quoi, mais le problème, c’est que ce n’était pas du tout volontaire de la part de la série là non plus. Plus on avance, moins l’intrigue n’a de sens et, en plus, elle est complètement éclipsée par des choix de réalisation plus que foireux et des trous béants dans l’écriture du scénario. Quelle déception !
S03E02 – Deadhead – 12/20
Ouf, la série m’a paru moins parodique avec cet épisode qui renoue davantage avec ce que j’avais apprécié les saisons précédentes. Après un retour raté, il est difficile de réussir à tout concilier, mais la structure de l’épisode correspond davantage à ce que j’en attend et les avancées m’ont paru moins risibles, les grosses ficelles étant justifiées au moyen d’Appels, comme la série l’a toujours fait, à l’exception du premier épisode de cette saison.
S03E03 – Wingman – 13/20
La force de la série réside dans sa capacité à toujours réussir à tout relier et fait qu’elle reste agréable à regarder pour ça – ainsi que pour les puzzles que constituent les Appels des personnages. L’écriture des personnages n’est pas dingue, il y a des énormités… mais j’aime la fluidité avec laquelle tout est toujours connecté, ce qui fait que je lui passe plus facilement ses défauts. Quant aux cliffhangers, ils sont efficaces, tout de même.
S03E04 – Tailspin – 14/20
J’aime bien que l’épisode apporte des morceaux de réponses vraiment intéressants et permettent de mettre à jour certaines de mes théories, mais il faut bien reconnaître que la série en elle-même a perdu beaucoup de son charme avec le temps. Je crois que mon problème vient du fait que je n’aime plus tellement les personnages mis en scène, ni les arcs scénaristiques qu’ils suivent. Le mystère est la seule chose qui maintienne mon intérêt, donc. C’est déjà ça.
S03E05 – Water Landing – 14/20
C’est légèrement moins pire que dans mon souvenir, même si les personnages sont toujours pas mal débiles, à commencer par une certaine scientifique. Franchement, la moitié de ce qui arrive aux personnages pourrait ne pas leur arriver s’ils réfléchissaient tous dix minutes avant d’agir, mais cet épisode était un peu plus convaincant que dans mon souvenir en ce qui concerne le rythme. En plus, j’avoue que je ne m’attendais pas à cette fin.
S03E06 – Graveyard Spiral – 15/20
Je vais finir par regretter de ne pas avoir vu la saison plus tôt : j’ai bien aimé cet épisode. Il y a toujours les moments un peu débile où les personnages font des trucs qui n’ont pas de sens et des facilités scénaristiques énormes, évidemment, mais l’épisode était divertissant. En plus, pour une fois, on sent une vraie avancée concernant l’intrigue globale de la série, avec quelques questions supplémentaires. J’aime bien quand ils proposent des épisodes comme ça, où toutes les intrigues sont vraiment liées entre elles.
S03E07 – Precious Cargo – 13/20
C’est un épisode plus basique que la série propose, mais il fonctionne toujours en faisant avancer l’intrigue dans une nouvelle direction. J’ai aimé voir certains personnages être divisés pendant l’épisode, je me dis que ça peut apporter de bonnes choses par la suite. C’est divertissant dans l’ensemble et pas encore trop chiant. Ca me va si toute la saison est à ce niveau-là.
S03E08 – Destination Unknown – 14/20
J’ai trouvé que l’Appel de cet épisode ressemblait beaucoup à ce qui se faisait en saison 1. C’est plutôt une qualité : ça fait du bien de s’éloigner du fil rouge qui est en train de partir en vrille à vitesse grand V. Cela ne m’étonne pas après toutes les critiques que j’ai pu entendre sur la série, mais je ne m’attendais tout de même pas à ce que ça prenne cette direction-là. Sans être forcément déçu, je ne sais pas encore si je suis convaincu.
S03E09 – Bogey – 13/20
Je frise l’overdose d’un mot en particulier, mais autrement, ce visionnage de la saison 3 continue de se passer mieux que je ne l’imaginais. L’intrigue avance un peu à chaque épisode, je n’en demande pas beaucoup plus. J’aime bien certaines des idées de l’épisode, beaucoup moins la réalisation et les effets spéciaux. L’ensemble n’est pas si mauvais, mais ce n’est pas particulièrement bon non plus. Je crois qu’avoir attendu si longtemps me fait revoir la série d’un meilleur œil qu’il y a un an et que je suis beaucoup plus patient avec elle désormais.
S03E10 – Compass Calibration – 14/20
Cet épisode a proposé une intrigue de la semaine bien plus intéressante que d’habitude en en revenant à la base de la série, avec une enquête autour de l’Appel qui était plutôt sympa à suivre. Pour autant, il ne laisse pas de côté le fil rouge de la saison : on avance ainsi plutôt rapidement et efficacement vers des résolutions qui mettent de côté l’insupportable lifeboat. Merci, il était temps.
S03E11 – Duty Free – 15/20
Les différents éléments présentés au cours de la saison se mettent en place et s’emboîtent plutôt bien les uns dans les autres pour nous préparer le terrain au double épisode final. Il y a moins d’erreurs logiques que précédemment, tout est fluide et la série paraît presque de qualité par moments. J’ai dit presque, on se calme. C’est un bon ensemble, je suis curieux de voir la fin de saison maintenant.
S03E12 – Mayday (1) – 14/20
Eh pour une première partie de double épisode, je suis déçu par la lenteur de l’intrigue (qui semble mettre trois plombes à arriver à une conclusion logique à chaque fois, en passant par des moments ridiculement drôles malgré eux) et par sa simplicité. L’épisode manque totalement d’enjeux, surtout qu’il divise les personnages comme il l’a fait toute la saison, malgré la promesse de les réunir dans le précédent. C’est un peu dommage, quand même.
S03E13 – Mayday (2) – 16/20
Je comprends mieux la campagne de renouvellement pour une saison 4, parce que ça aurait vraiment été une fin extrêmement frustrante pour la série si elle avait dû s’arrêter là. L’épisode est réussi dans l’ensemble, même s’il n’avait pas assez de budget pour ses effets spéciaux, et j’ai bien aimé certains des twists de fin. En vrai, tout cela est suffisant pour me faire revenir en saison 4, mais je me demande combien de temps je vais mettre à la voir (déjà que je n’ai pas encore terminé Lucifer ou vu la saison 4 de Stranger Things, imaginez !)

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3Saison 4

J’ai tout oublié de la saison 2 de Manifest (récap)

Salut les sériephiles,

Season 2 Nbc GIF by ManifestAprès une première saison vraiment sympathique, Manifest avait fourni une saison 2 beaucoup moins passionnante à mes yeux, et aux yeux de l’audience qui s’est effritée, pour ne pas dire effondrée. Est-ce vraiment une surprise si j’ai oublié avant-hier soir que l’article que j’avais prévu d’écrire était le résumé de cette fin de saison 2 pour se remettre en tête l’épisode ? Et est-ce un hasard si après un mois et demi de compteur sur le blog avant le premier épisode de la saison 3, je n’ai toujours pas trouvé le temps de regarder la reprise de la série ?

Voir aussi : Manifest revient ce soir sur TF1 !

Pour la première question, la réponse est non. Pour la seconde, c’est plus complexe ; parce que je n’ai rien vu d’autre depuis mardi, alors on est sur une semaine où le temps libre manque, tout simplement. J’en ai eu un peu aujourd’hui, mais comater, c’est marrant aussi parfois. Tout ça ne vous remet pas en tête la saison 2, alors si vous êtes aussi en retard que moi dans votre visionnage, voilà où on en était !

NBC – Page 6 – Just One More EpisodeIl faut toutefois que je vous avertisse que j’ai oublié à peu près toute la saison précédente, et que je ne suis même pas convaincu que ce soit une bonne idée de me plonger dans cette saison 3 alors qu’elle risque d’être annulée. Ceci étant dit, il y a deux choses complètement perchées dont je me souvienne de la fin de saison précédente : l’avion et Zeke.

Voir aussi : Manifest – S02E13

If the Manifest Season 2 Finale Doesn't Answer These Questions, We Riot!! - TV FanaticL’avion, d’abord, parce que c’est le cliffhanger le moins logique de ma vie : après avoir explosé dans le pilot, nous découvrons donc que nous avons un nouveau mystère à élucider lorsque la queue de l’avion est retrouvée dans la mer près de Cuba. C’est d’autant plus embêtant que juste avant que des pêcheurs ne trouvent cette partie de l’avion, Ben avait eu une vision de l’avion en train d’exploser. MOUI. Ben autant l’idée d’une date d’expiration était cool, autant l’idée d’un double avion, ça ne me convainc que moyennement.

Autrement, dans le dernier épisode, Zeke arrivait donc à expiration de son compte à rebours… et la série nous faisait une pirouette pour le sauver. La déception est là – j’aime beaucoup son personnage, mais ça n’a aucun sens. Après avoir passé quelques épisodes (et un mariage avec Michaela) à se geler les miches, le personnage plonge dans un lac glacé pour sauver Cal qui est en train de s’y noyer.Manifest Season 2 Episode 13 Review: Icing Conditions - TV Fanatic

Il meurt peu de temps après… mais se met à briller tel un vampire de Twilight avant de revenir à la vie plus en forme que Jésus. Eh, ma foi, c’est une bonne date pour le retour de la série ce week-end de Pâques. Pardon. Reste à savoir pourquoi il a survécu, même si la théorie la plus probable est que c’est parce qu’il a suivi ses Appels – pas comme Michaela qui a traversé une crise de foi et leur a tourné le dos à un moment de la saison 2.

Bon, autrement, si Cal se noyait, c’est parce qu’il avait été enlevé par des dealers de drogue faisant pression sur Michaela et Jared pour retrouver leur came, mais vraiment, sans mon article, je n’en aurais aucun souvenir ! C’est problématique parce qu’apparemment les dealers auront un rôle à jouer en saison 3 – dans la saison 2, ils ont mystérieusement disparu après être tombé dans le lac gelé eux aussi. C’était un peu gros.

TFSA – St Valentin des séries | Smells like Chick Spirit

Au rang de ce que j’avais volontairement oublié, il y a aussi le gâchis qu’est le personnage de Saanvi. Pourtant, elle finit la saison en tant que meurtrière après avoir empoisonnée et tuée accidentellement la Major. Elle voulait pourtant la sauver, mais l’antidote qu’elle avait sur elle a été brisé par la Major elle-même. C’est couillon, ça, tout de même. Et ça l’est d’autant plus que Saanvi voulait juste trouver un antidote au problème de Zeke, qui a trouvé tout seul comment ressusciter apparemment, alors que la Major, elle, lui confie qu’elle n’a jamais eu l’intention de guérir les passagers du 828. Le mystère s’épaissit, et elle s’en confie à Vance. Au moins, elle a enfin une bonne raison de chouiner – après toute une saison à le faire. Ah la recherche de gifs me permet aussi de me souvenir qu’elle a une ex, j’avais zappé.

Voir aussi : Manifest (S02)

Season 2 Nbc GIF by Manifest - Find & Share on GIPHYVoilà, voilà. Autrement, il y a toujours Olive qui ne parvient plus à sauver la série avec son mec parfaitement insupportable, et Grace… Avait-elle accouché ? Il me semble que non. Ou si, y avait un bébé. Vous savez, j’ai vraiment tout zappé en dix mois et demi. Et il faut à présent que je trouve la motivation pour me replonger dans tout ça, or les plongeons dans les lacs glacés et moi, ça fait trois. Ou quatre.

Films vus en 2021 #5 : U-turn (2016)

Salut les cinéphiles,

Une fois n’est pas coutume, je débarque aujourd’hui pour vous parler cinéma, et il semblerait que pour 2021 l’option « ne parler que de mes coups de cœur » soit celle que je retiens de plus en plus… Et en même temps, ça me fait de la peine pour un certain nombre d’autres films que je regarde. Je vais réfléchir et peut-être les regrouper différemment (genre, un article « film d’action » ou un « comédie »), parce que je ne vais quand même pas avoir 52 coups de cœur en 2021, si ?

Watch U Turn (Hindi) | Prime VideoOn verra bien, en attendant, j’en ai quelques-uns en stock. Aujourd’hui, il va être question d’un film indien, parce que ça fait un petit moment que je n’en ai pas présenté sur le blog ; et parce que j’ai passé deux heures de mon samedi à le regarder et à vraiment bien l’aimer : U-turn. Après, attention, je ne vous parle pas d’un film comique avec une histoire d’amour improbable et un mariage à l’indienne, hein, mais d’un film policier. Et ça change tout.

Soi-disant inspiré de faits réels, franchement ça m’a quelque peu trompé avec cette mention, le film nous raconte l’histoire d’une journaliste qui mène une enquête de terrain sur des conducteurs qui font demi-tour sur un pont où il est interdit de faire demi-tour. Je sais, ça ne vend pas du rêve raconté comme ça, mais c’est tout ce que j’en savais en le lançant, et ça m’allait bien. Pour ceux qui en veulent un peu plus, je peux vous spoiler un peu plus et vous annoncer que son enquête va la mener à être soupçonnée de meurtre, et que ça aura parfois des allures de films d’horreur, sans en être un.

C’est d’ailleurs un des éléments qui m’a le plus plu face à ce film : le genre est parfaitement hybride, on a de tout dans le film ; de la romance mignonne, du suspense, du thriller, un brin d’horreur… U Turn Movie: Showtimes, Review, Songs, Trailer, Posters, News & Videos | eTimesC’est un pot-pourri qui n’a rien de pourri, mais qui réussit à surprendre car il casse les codes auxquels nous sommes habitués. C’est tout l’avantage des films d’indien, je crois.

Le film m’a bien accroché, malgré des conditions de visionnage pas forcément optimales : comme Tumbbad, il fait partie de ces films d’Amazon Prime Video qui ne sont disponibles qu’en VO sous-titrées en anglais (bon, pour info, il est aussi sur Netflix avec sous-titres français, mais je ne m’en suis rendu compte qu’à la rédaction de cet article). Cela ne me pose pas franchement de problème, mais je sais que ça peut être un frein à certains. C’est bien dommage, parce qu’il est très prenant comme film ; je vous invite à essayer de trouver des sous-titres français ou à le tenter comme ça, parce qu’on est parfois surpris de son niveau d’anglais. En plus, l’histoire est moins compliquée qu’il n’y paraît, donc même sans comprendre tous les mots, il est possible d’accrocher.

Côté technique, certains plans sont incroyables, avec des plans séquences vraiment très réussis pour nous plonger dans le film. J’aime les plans séquences, j’en suis toujours friand et bon public. Côté scénario, je me suis pris au mystère du film, principalement parce que je pensais qu’il s’agissait de faits réels, quand tout ce qu’il y avait de réel, c’est la situation de ces gens n’hésitant pas à faire demi-tour à des endroits où c’est interdit, quitte à provoquer des accidents. Là-dessus, le générique de fin est quelque peu incroyable aussi, avec des images d’archive de demi-tours complètement fous. Autrement, le film a quelques scènes glaçantes de violence et un suspense vraiment bien construit.

U Turn (2018 film) - WikipediaAu-delà de tout ça, l’enquête est intéressante et pleine de rebondissements, avec des retournements de situation devant lesquels je suis resté bouche bée. Je crois que plus je vieillis, plus je suis rouillé ; je vois de moins en moins venir certains plot twists dans les films et séries alors que je les anticipais toujours avant. Bon, j’ai quand même deviné certains éléments avant qu’ils arrivent, je suis heureux.

Voilà donc pour mon coup de cœur de la semaine. Il existe une suite à ce film, mais je n’ai pas encore eu l’occasion de la regarder. Elle est mieux notée sur IMDB et semble reprendre le même casting, alors même que l’histoire est bouclée à la fin du 1. Je suis curieux, et il y a de fortes chances que je regarde également cette suite ! Je vous en parlerai probablement après visionnage, mais pour l’instant, je vous conseille le premier volet, que je ne suis pas à l’abri de revoir un jour. Vraiment, il m’a plu et il fourmille de petits détails qui permettent la constitution d’un puzzle très chouette.

D’ailleurs, attention à certaines affiches du film si vous cherchez d’autres informations dessus, parce qu’il y en a qui nous en montrent vraiment beaucoup trop. Et oui, le film a 150 affiches, mais impossible d’en trouver le moindre gif, il semble vraiment être passé sous les radars de beaucoup de gens alors qu’il vaut le détour – pour ne pas dire le demi-tour si je pars dans les très mauvais jeux de mots sur le titre !

Debris – S01E05

Épisode 5 – Earthshine – 17/20
La série fonctionne vraiment toujours autant, surtout que l’on commence à comprendre que nous sommes au sommet d’un iceberg bien énorme. Il va falloir démêler peu à peu toute la mythologie de la cellule, partagée également par des divisions au sein des agences gouvernementales que nous observons. Chaque personnage a ses pièces du puzzle et j’ai hâte qu’on le reconstitue peu à peu.

Spoilers

Un bus disparaît en plein centre-ville et reparaît quelques kilomètres plus loin, et tant pis si ses passagers ne survivent pas tous.


Even if you stop it, you can’t stop it

Vous ne pensiez tout de même pas que j’allais recommencer à attendre le dimanche pour voir les épisodes de cette série ? J’ai beaucoup trop accroché la semaine dernière pour ne pas me jeter dessus cette semaine dès que j’ai eu un brin de temps… à plus de 23h, donc. Qu’importe, c’est chouette de retrouver la série quand même.

L’épisode commence par une banale scène dans les transports en commun qui était plutôt sympa, parce que c’était une représentation assez réaliste des transports pré-covid. C’est peut-être le plus gros problème de la série : ne pas traiter la pandémie, ça se comprend, mais ça leur posera un problème de cohérence/crédibilité si on garde les masques ad vitam aeternam.

Bref, on s’en fout, l’épisode commence lorsque le bus est frappé par un bruit qui rend sourd tout le monde, avant d’être happé par ce qui se ressemble à un portail… sauf que ce portail se rouvre au milieu de nulle part et laisse les passagers en très mauvais état, parce que le bus est en hauteur quand il sort du portail. Aïe. Il y a un passager qui survit, rampe hors du bus et peut tout de même demander où il est à un homme qui contemple les dégâts. Pardon ? Qui es-tu monsieur ?

Bien sûr, nos inspecteurs sont appelés sur le cas, ce qui les force à prendre l’avion ensemble, une fois de plus. Finola en profite pour continuer de faire la tronche à Bryan, et j’ai trouvé ça plutôt cool : elle refuse de lui donner à lire le rapport du cas à venir, comme il ne les lit jamais de toute manière.

A leur arrivée sur la scène du bus crashé, il est rapidement question de trou de vers et d’un homme qui a disparu. Il s’agit de notre seul survivant du bus qui a donc été emmené loin de son lieu de crash. L’enquête est intéressante et comme d’habitude, on ne sait pas trop vers quoi on va se diriger. Le coup du trou de vers, c’est déjà plus courant que ce que les premiers épisodes ont servi, mais ça marche tout de même parce qu’ici, le but de l’épisode est ailleurs.

En effet, on veut surtout nous montrer les divisions entre les agences de Bryan et Finola, ainsi que nous donner des informations sur les terroristes que l’on voit depuis le début sans jamais avoir d’informations sur eux. Grâce à un coup de fil, Bryan apprend que les gens en ville ont bien entendu un bruit sourd étrange avant la disparition du bus, mais c’est tout. En revanche, la caméra qui filme la disparition du bus est pleine d’informations pour nos agents.

La caméra permet à Finola de remarquer une tasse de café laissé à l’abandon par un homme suspect observant ce qu’il se passe. C’est tellement gros, je ne peux pas croire à la puissance de cette caméra et à la présence de cet homme, clairement un terroriste, pile là dans l’axe de la caméra. Mais bon.

Le survivant du bus ? Il est rapidement retrouvé par les agents accompagnant nos héros. Le problème, c’est qu’il est mort désormais : il s’est fait tirer dessus, mais pas que. Il a beaucoup de petites blessures, ce qui fait penser à Finola que quelqu’un a dû voulu faire des tests sur son ADN pour savoir si celui-ci avait été impacté par le trou de ver.

C’est intéressant, parce que bien sûr, elle demande à Bryan qui pourrait bien faire ça, et il ne répond pas, alors qu’il pense inévitablement à son père, non ? Ils pensent aussi à Influx, bien sûr, d’autant que cette histoire de trou de ver rappelle à Bryan l’existence d’un ancien débris volé quelques mois plus tôt. En essayant de retrouver une vidéo de celui-ci, qui a déjà été testé une fois par les terroristes – Influx – auparavant, Finola découvre qu’elle n’a pas l’accès pour la voir. Et ça signifie donc que les américains l’empêchent d’y accéder.

Cette fois, on part donc sur l’idée d’une entente entre agence qui a dû mal à être efficace à 100%, mais aussi sur l’idée d’une piste terroriste, et je trouve que ça fonctionne bien d’imaginer des terroristes voulant utiliser les morceaux du débris pour leur propre plan. Reste à savoir quel sera le plan. Pour cela, le duo d’enquêteurs s’intéresse donc à l’homme qui a laissé son café après avoir vu passer le bus dans le trou de vers.

Ils remontent rapidement une piste, surtout que l’homme est connu des services de la NSA. Vraiment, ce que j’aime avec cette série, c’est qu’elle avance vite à chaque épisode : les héros heurtent peu de murs et sortent toujours des impasses rapidement, mais sans que ça ne paraisse non plus être improbables.

Ils en arrivent rapidement à voir la vidéo de surveillance d’un hôtel où l’homme s’est rendu, et Finola remarque alors que parmi les terroristes, il y a un des hommes qui a été vu avec son père. Cela l’énerve de savoir qu’il y a une liaison possible entre son père et les terroristes, mais aussi que ces terroristes soient si près d’elle, et en même si loin. C’est un vrai cauchemar pour elle, qui envisage toutes les théories, y compris les clones et une possibilité pour Influx d’avoir utilisé l’ADN de son père.

C’est intéressant, parce qu’elle s’en plaint à sa boss qui reste aussi calme que possible. Une vraie british, dis donc. Au-delà du cliché, cela devient intéressant de repérer quelques points de tension dans l’alliance entre les agences. Finola est de plus en plus électron libre au fur et à mesure des épisodes, je me demande jusqu’où ça ira : elle est loin de respecter toujours les protocoles comme au début de la série par exemple.

Bryan sort alors, forçant Finola à raccrocher, et entend l’étrange son qui a été entendu en début d’épisode… Cela permet aux enquêteurs de comprendre qu’un nouvel incident va avoir lieu, mais ils n’ont aucune idée pour savoir quand et comment. La frustration doit être énorme. En plus, les scientifiques sont inquiétants à leur révéler que le bruit sourd s’étend sur un périmètre extra-large, bien plus large qu’en début d’épisode. Le bruit s’arrête alors qu’ils arrivent à cette conclusion, mais rien ne se passe. Ben oui, le périmètre est grand, il faut que les débris chargent ; et aussi que le trou de ver se forme.

Autrement, Craig continue d’avoir ses enquêtes solitaires en parallèle. Je n’arrive pas à savoir ce qu’ils veulent faire du personnage, mais sa femme veut désormais déménager pour aider son fils, Dario, à être mieux soigné. Elle a connaissance d’un institut qui pourrait les aider, mais Craig ne voit pas ça comme ça. J’imagine qu’il veut se servir des débris pour le guérir.

En tout cas, il reçoit ensuite un appel de Bryan qui n’est pas ravi de son boss : il cherche à comprendre pourquoi la vidéo cherchée par Finola a disparu. Concrètement, son boss aurait dû approuver la demande de la personne voulant la supprimer, mais il ne l’a pas fait. C’est louche, je ne lui fais pas confiance à ce Craig.

Finola aussi reçoit un appel de sa sœur en plein milieu de l’enquête. Sa sœur est obsédée par une étrange chanson, et Finola comprend rapidement que sa sœur noie le poisson de quelque chose de beaucoup plus grave : Dee Dee se sent seule, alors qu’elle est devant un hôpital au beau milieu de la nuit. Elles ne mettent pas longtemps à avoir les larmes aux yeux toutes les deux. Les pauvres.

Finola raccroche malgré tout, débordée par son boulot… mais ce n’est que le début. Les choses empirent quand Bryan et elle repèrent finalement l’homme qui a abandonné son café le matin même. C’est à croire qu’il voulait se faire repérer, ce coup du café, mais apparemment, c’est bien une erreur de sa part puisqu’il semble sincèrement surpris de voir les agents devant son hôtel. Pas bien malin ce terrorise !

L’homme se suicide, non sans affirmer qu’il est persuadé que la technologie sera libérée et que quelqu’un d’autre prendra sa place. Personne ne pourra arrêter le trou de ver selon lui. Bien sûr, Finola appelle sa boss pour lui faire un rapport de cet échec et demander des ressources supplémentaires, mais ce qu’elle obtient, c’est à la place un rendez-vous mystérieux à ne nouvelle intersection où on lui file une clé USB. On ? Oh, cet acteur, je le connais et ça fait plaisir de le revoir ! Par contre, il est sacrément mystérieux : il annonce à Finola que son père n’est pas un clone et que sa boss en sait plus qu’elle ne veut bien le dire.

L’homme s’enfuit avant que Finola ne puisse faire quoique ce soit, et j’ai trouvé qu’elle prenait la nouvelle plutôt bien. Elle encaisse le coup quasiment sans réaction, ce que je trouve étonnant. En tout cas, l’enquête peut avancer maintenant qu’ils retrouvent la vidéo des premières expérimentations d’Influx.

Si au départ, elle n’a pas l’impression de voir quoique ce soit qui puisse l’aider, elle repère rapidement deux tours en acier sur la vidéo… exactement comme le bus ayant disparu et étant réapparu à proximité de deux grands poteaux d’acier lui aussi. Bon, ils n’ont plus qu’à trouver deux immeubles en plein Manhattan… C’est pratique, ça. Ce n’est pas vraiment un avantage, ni un coup d’avance, finalement.

Comme on est à New-York, Maddox finit par arriver, histoire de donner quelques ordres et de séparer nos héros. En effet, ils comprennent que le débris a besoin d’un chargement et qu’ils ont un temps limité avant l’ouverture du trou de vers. Il faut à présent faire en sorte de désarmer le débris, ce qui n’est pas gagné d’avance quand tout ce qu’ils savent, c’est qu’il se trouve probablement dans un grand immeuble de Manhattan.

Ils arrêtent leur choix sur trois immeubles particulièrement riches en acier et se séparent ainsi. Si le débris n’est pas dans l’immeuble de Bryan, il est dans celui de Finola. L’agent du MI-6 fait tout ce qu’elle peut pour arrêter les terroristes, mais ce n’est pas si évident ou simple. Un des hommes qui l’accompagne se fait toucher par des balles et les terroristes plient bagage bien rapidement.

S’ils sont rapides, ils ne se téléportent toutefois pas, ce qui m’a paru surprenant. Je m’attendais à autre chose avec eux, mais rapidement, on apprend qu’il y a une limite du nombre de fois où l’on peut se téléporter. Un des agents d’Influx n’est ainsi pas ravi d’apprendre que sa seule possibilité pour s’en sortir vivant va être de se téléporter… et probablement de finir comme son pote qu’on avait retrouvé à moitié enfoncé dans un bout de pont ?

Je ne sais pas ce qui est la meilleure option entre ça et Finola qui le traque avec difficulté et pourrait bien le tuer pour le principe, parce que je sens qu’elle va finir par péter un câble. En tout cas, Maddox finit par appeler Bryan pour lui dire que ce n’est pas dans son immeuble que se trouve le deuxième débris… Ce qui signifie qu’il y aurait bien un débris dans celui où est Bryan.

Il faut en effet deux débris pour ouvrir le trou de ver. Bryan fait demi-tour et ne tarde pas à apercevoir le débris, finalement, mais on nous explique que celui-ci n’étant pas synchronisé avec l’autre, il n’émet aucune radiation. Moui. C’est du charabia scientifique pour arranger les scénaristes, ça. D’ailleurs, la scientifique qui accompagne Bryan, restée en arrière avec un garde, se rend compte qu’il y a une mare de sang derrière une porte. Et hop, la voilà qui se fait tirer dessus, de même que l’agent moins chanceux qui se fait carrément tuer.

Bryan étant occupé, cela force Maddox à être celui qui contacte Finola pour suivre avec elle où elle en est et ce qu’il se passe. Celle-ci n’a pas du tout envie de bosser avec ce traitre, alors elle retire son oreillette, tout simplement, sans se douter qu’elle perd son avantage lorsque l’homme utilise de quoi se téléporter. On comprend toutefois que la téléportation l’affecte vraiment : non seulement, il ne maîtrise pas son point de chute, mais en plus, son front devient violacé. Et pas comme l’oncle Vernon, hein.

Malgré tout, il parvient à échapper aux agents à sa poursuite et à lancer son propre morceau de débris. L’événement va pouvoir commencer, avec les débris qui se synchronisent à nouveau. La scientifique, même si blessée à mort, l’annonce à Bryan. Evidemment, il s’inquiète aussitôt de ce qu’il va se passer, et il traine alors la scientifique jusqu’au lieu où est leur partie du débris. Le but est évidemment de réussir à désamorcer les débris et les pouvoirs qu’ils ont, à coups de fréquence.

J’aime bien l’idée, parce que ça nous montre enfin quel est le travail des scientifiques. Oh, je n’y comprends absolument rien bien sûr, mais au moins, on fait genre qu’il y a une logique derrière les débris. Finola, elle, perd la trace des terroristes, mais est retrouvée par l’un d’eux, qui l’empêche de sortir son flingue et semble surpris de découvrir qu’elle a les yeux de son père.

Alors qu’elle tente de l’interroger pour en savoir plus, le bruit sourd l’interrompt et l’empêche de pouvoir parler avec ce terroriste. L’événement peut alors commencer… mais ne va pas au bout : Bryan parvient à l’arrêter, même s’il n’entend plus rien des instructions de la scientifique. Bien sûr. Il est chouette de le voir travailler en équipe avec un autre personnage que Finola, surtout que les scénaristes commencent à étoffer les rôles secondaires. C’est bien, ça me fait plaisir.

J’aime beaucoup d’ailleurs la relation qui se noue tout au long de l’épisode entre Finola et un autre agent, un homme noir tout à fait charmant et s’inquiétant toujours de savoir comment elle va. Par contre, cet agent revient un peu trop souvent à la charge pour que ce soit innocent de la part des scénaristes : il sera soit un love interest, soit un homme d’Influx, soit les deux.

L’avantage de tout ça, c’est que le terroriste qui s’en prenait à Finola est arrêté par d’autres agents. Reste à savoir ce que nos héros pourront tirer de lui, en espérant qu’ils pourront l’interroger. Ce ne sont toutefois pas nos agents qui l’interrogeront : l’homme est emmené par Maddox ailleurs, là où on ne pourra pas l’entendre crier d’après Bryan. Mouais. Finola n’est pas tout à fait convaincue, par contre.

Elle décide donc de fuir Bryan, avant de mentir à Maddox en affirmant que le terroriste ne lui a rien dit. Elle demande quand même à l’interroger, mais ce n’est pas comme ça que Maddox envisage la coopération avec le MI-6. C’est bien dommage, et cette intrigue géopolitique entre les agences va me souler s’ils n’arrivent pas rapidement à se mettre d’accord.

Heureusement pour Finola, elle a toujours sa sœur pour lui envoyer une vidéo du passé et lui remonter le moral avec. C’est une vidéo où elles étaient petites et chantaient une chanson en espagnol avec leur père, dansant dans la maison. C’est tout mignon et ça fait pleurer Finola d’entendre Porque te vas, même si elle ne doit pas entendre grand-chose dans New-York sans écouteurs.

Pendant toute la scène, j’étais toutefois à l’affût d’un indice. Je connais trop ce genre de séries, il y a forcément quelque chose… Et c’est finalement le terroriste arrêté en train de chanter la chanson dans son van qui m’a fait faire la plus belle des grimaces.

Je suis vraiment pris dans cette intrigue, j’espère que la série apportera des réponses ! Et le pire dans tout ça, c’est que je veux des réponses sur tout ça et que j’en oublie presque qu’on ne sait pas d’où viennent ces débris, hein.