Salut les sériephiles et, vous l’aurez compris au titre, les cinéphiles !
Il est plus que temps pour moi en cette mi-avril d’en finir avec les films vus en mars, article que j’ai séparé en deux parce que j’ai dépassé mon objectif d’un film par semaine – contrairement à ce qui est en train de se passer en avril. Vous allez voir qu’en plus pour cette deuxième partie, il y a une jolie thématique Tim Burton qui s’est imposée en moi, parce que c’était une partie de mon travail. Comme quoi, toutes les occasions sont bonnes pour se constituer petit à petit une culture cinéma !

Semaine 11 – Frankenweenie
On est plutôt sur un court-métrage que face à un vrai film avec ce tout premier projet du réalisateur, mais j’ai adoré. Je parle bien sûr de l’original, pas du remake en dessin animé il y a quelques années… que je pense ne pas voir, parce que j’ai peur d’être déçu maintenant que j’ai beaucoup aimé cette version.
Comme quoi, même en noir et blanc, une histoire peut être passionnante. C’est assez fascinant, parce que cette histoire d’un chien qui meurt et est ramené à la vie par son propriétaire présente déjà l’ensemble de ce que le réalisateur souhaite faire du reste de son œuvre. Gros coup de cœur donc, surtout du point de vue technique car c’était impressionnant de voir la créativité et la débrouillardise des effets spéciaux. J’ai vu des films des années 90 beaucoup moins bien que ces trente minutes très travaillées, et je vous le conseille si vous ne connaissez pas.

Edward aux mains d’argent
Il faut que je vous avoue un truc… J’ai menti en disant que Frankenweenie avait l’ensemble de ce que Tim Burton veut faire de son œuvre ! Edward le prouve facilement, avec un jeu sur les couleurs assez impressionnant là aussi. Bon, bref, vous aurez compris à ce stade de l’article que je suis globalement fan de l’univers décalé de Burton, et je n’ai rien d’original à cet égard parce que je suis loin d’être le seul.
Pour en revenir à ce film, je sais bien que ce n’est pas forcément simple de rentrer dans cette histoire perchée, dont on n’a jamais l’explicitation totale, mais moi, j’ai vu ce film depuis le train pour rentrer chez moi et je me suis surpris à regretter de devoir faire pause en arrivant en gare. C’est plutôt bon signe et pas toujours le cas. J’ai totalement accroché à l’univers et au délire que présentent le film, et comme souvent avec les films, j’aurais préféré une série pour avoir une suite !

Sleepy Hollow
On ne s’arrête pas en si bon chemin ! Le troisième film vu cette semaine-là était encore du Tim Burton, encore du Johnny Depp, mais cette fois, eh bien… je n’ai pas accroché autant. Le côté film d’horreur ne m’a pas convaincu plus que ça – et pourtant, je n’étais pas dans le train mais dans mon canapé – et je n’ai pas sursauté. Le problème, c’est que j’ai trouvé l’histoire trop convenue, parce que je connaissais déjà le mythe. Est-ce que d’ailleurs ça m’a donné envie de recommencer Charmed pour en arriver à leur très mauvaise parodie de ce mythe (en saison 7 ?) ? Parfaitement !
Après, je reconnais que c’était un bon film quand même, il a ses bons moments, il a ses scènes marquantes (le petit sous le plancher !) et ses blagues bien casées (« watch your head ! »). Je n’ai pas passé un mauvais moment dans ce film, mais il avait moins les éléments décalés que j’attends d’un film de Burton.
Avant de conclure sur Burton, il me faut d’ailleurs aussi parler de l’adéquation parfaite avec la bande sonore et les musiques magistrales de Danny Elfman. Il n’y a pas à dire : cette adéquation participe beaucoup à l’efficacité de ses films.

Semaine 12 – Le Parrain
Plus on avance dans l’article, moins ça va. Après cette parenthèse Burton, c’était violent de revenir à un film plus « classique », et je ne sais même pas pourquoi j’y mets des guillemets parce qu’on peut difficilement faire plus classique que ce film, que j’avais déjà vu il y a des années. La conclusion reste la même : je n’aime pas ce film. Je me suis ennuyé tout du long ou presque, à l’exception d’une ou deux fusillades ou de la scène de tête du cheval.
L’avoir revu ne m’apporte donc pas grand-chose : j’en ai retenu les mêmes scènes et les mêmes éléments que la première fois. Là aussi, d’ailleurs, la musique vaut le détour… mais vous le saviez déjà tous, c’est ce que tout le monde a retenu du film. On sait pourquoi quand on le voit.
Au moins, c’est le genre de film qui me contredit : je dis souvent que j’aimerais des films plus longs ou carrément des séries, pour suivre vraiment les personnages sur du long terme, parce que c’est ce que j’aime comme type d’histoire. Ici, on a un film interminable avec du très long terme pour la famille présentée, mais merci non merci !

Spiderman : Into the Spiderverse
Il fallait au moins ça pour me réconcilier avec ma décision de voir un film par semaine après le calvaire du Parrain. Je vous laisse (re)lire mon article sur le sujet en cliquant sur le titre : c’est possiblement mon plus grand coup de cœur des films vus en mars ! Et c’est avec ça que j’ai conclu mon mois de mars, et donc que se termine cet article sur les films vus, forcément.







Cole Turner débarque ! S’il y a bien un élément à retenir de la saison 3, c’est celui-ci. J’adore son introduction dans la série, qui se fait assez naturellement, et j’adore toute l’intrigue autour de lui !
C’est la dernière saison de Shannon Doherty et c’est bien trop triste. On a souvent lu que c’était à cause de différends avec Alyssa Milano qu’elle partait, et on lit encore plus souvent que ça se voit à l’écran qu’elles ne s’aiment pas. Alors pardon, mais je suis aveugle à tout ça : exactement comme dans mon souvenir, je trouve au contraire qu’elles passent énormément de temps ensemble dans cette saison, et particulièrement sur la fin.
Oui, les deux sœurs (les personnages) se disputent souvent… mais du coup, ça leur fait plein de scènes en commun ! Leur dynamique est géniale. Si elles ne s’aimaient pas, les actrices sont quand même très douées pour qu’on sente entre elles l’amour des deux sœurs. Après, le départ de Shannen Doherty se sent sur l’avant-dernier épisode où on la transforme en chien histoire de se débarrasser d’elle…
Du coup, je me souvenais de chacun d’entre eux, contrairement à la saison précédente. Quant au dernier épisode, à Shax et la cinglée qui nous tue Piper, c’est aussi un autre de mes épisodes préférés, qui fonctionne d’ailleurs très bien par rapport à la fin de saison 1. Autant que Prue ne sauve pas Andy, ce n’est pas très logique ; autant que Phoebe sauve Piper sans comprendre qu’elle va tuer Prue parce que c’est un coup de la Source, ça fonctionne à merveille.
Phoebe obtient dès le premier épisode le pouvoir de voler. Il me semblait qu’il y avait plus d’épisodes que ça entre son vœu en fin de saison 2 et sa découverte. Dans le même genre, j’avais l’impression que Piper se découvrait le pouvoir d’exploser les choses plus tard que ce qu’elle fait dans cette saison. C’était pourtant logique que ce soit en saison 3 parce que j’avais des souvenirs de scènes avec Prue… mais bon, je voyais ça en saison 4. Comme quoi, avec le temps, c’est un peu flou… Faut s’entraîner régulièrement en revoyant tout. 
Je ne me souvenais pas de tous les rebondissements de la relation Phoebe/Cole, ou en tout cas pas dans l’ordre. Je me suis surtout surpris, pour la première de ce rewatch, a vraiment être à fond dedans. La scène où Phoebe fait semblant de vaincre Cole dans le mausolée ? C’est brillant, et c’est dès l’épisode 8 ! Leur relation évolue sacrément vite. Et désolé pour les fans de Piper et Léo, mais pour moi, il n’y a pas photo : team Phoebe/Cole… au moins en saison 3. Et puis, les mensonges de Phoebe à ses sœurs après, sa culpabilité, ses tentatives de le dire. Beaucoup trop bien !





