Salut les sériephiles,
Nous sommes à nouveau un vendredi et comme il fait bien beau aujourd’hui, avec des températures avoisinant sympathiquement les 30 degrés, ne comptez pas sur moi pour être très actif sur le blog. De toute manière, il est quasi à l’abandon depuis trois semaines, vous l’aurez bien compris. Je n’en oublie pas pour autant ma saga de l’été !

Douze semaines, douze personnages, douze impacts sur ma vie.
Rien que ça. C’est un vaste programme, je sais. Et je n’ai pas réussi à choisir un ordre ; alors on fera selon l’inspiration du moment. Pour aujourd’hui, il va être question de Skye d’Agents of S.H.I.E.L.D. C’est un personnage qui ne me ressemble pas tant que ça, à vrai dire, mais c’est une geek et j’ai toujours été fasciné par ce qu’elle était. Alors bien sûr, il y a eu un impact sur ma vie ensuite.
énormément, et au départ, je pensais que c’était une bonne chose. Ensuite, j’ai ouvert les yeux… Mais bon, on va en parler juste après, chaque chose en son temps.
Qui est-ce ? Ah, Skye ! Présentée comme une jeune femme qui ne connaît ni ses parents, ni ses origines, nous la découvrons en hackeuse un chouilla terroriste avec une terrible envie d’œuvrer pour le bien commun. Elle est geek, elle est sexy, elle est le fantasme ultime et elle est aussi au tout début d’un long voyage initiatique durant la saison 1. Cela ne l’empêchera jamais d’être fun – et un brin alcoolique ?
Au fil de la série, nous avons eu l’occasion de suivre Skye dans toutes ses aventures, et spoilers, ce fut un voyage passionnant de la voir passer de Skye à Quake. Daisy Johnson de son vrai nom, la destructrice des mondes termine la série loin de la jeune femme un brin fragile qu’elle était : elle connaît ainsi sa famille, elle est capable d’avoir le dessus sur n’importe quel ennemi et elle est une vraie super-héroïne, avec les décisions tactiques que ça impose.
En fait, elle est l’une des plus grosses évolutions badass du petit écran ces dernières années, et ce n’est pas pour rien que je la mentionne dans cette saga de l’été : Daisy combine l’humour, l’intelligence et la force ; sans pour autant être invincible non plus, car elle n’en reste pas moins profondément humaine. Elle a ses défauts et ses faiblesses, mais elle sait composer avec. Vraiment, ce personnage me manque.
Qu’est-ce que Skye a bien pu nous apprendre ? Qu’il est possible de vivre plusieurs vies en une seule assurément, parce qu’au-delà de ses multiples identités au cours de la série, elle est l’un des personnages qui a le plus eu à se recomposer saison après saison. Elle n’était jamais tout à fait la même, elle est passée par bien des coupes de cheveux mais… elle était toujours elle-même malgré tout.
Comme beaucoup d’autres dans cette saga, Skye nous aura donc appris à persévérer. Si l’on excepte son détour pseudo-gothique en saison 4, Daisy a été un personnage passionnant à suivre : elle ne s’est jamais perdue de vue au point de ne pas pouvoir faire demi-tour, mais elle a changé du tout au tout… tout en restant la même. C’est étonnant et étrange à décrire. Sans avoir à se départir de son humour et de ce qui la rendait si géniale, nous avons pu la voir évoluer et devenir une autre personne, tout en parvenant à le reconnaître sous la couche de sérieux et de badasserie. Elle n’est plus aussi maladroite, d’accord, mais elle n’en reste pas moins géniale et bien drôle.
Bien sûr, tout ça n’a pas été sans douleur – il a fallu qu’elle sacrifie ses sentiments plus d’une fois, que ce soit en amour comme en famille. Fort heureusement, elle a pu compter de bout en bout sur Jemma et Fitz, malgré de petites disputes en saison 2. Ce que ça nous apprend ? Il faut savoir s’entourer correctement pour grandir et évoluer afin de devenir la meilleure version de nous-mêmes. Cela montrait aussi que s’affirmer et assumer qui l’on est ne veut pas forcément dire perdre son entourage – on peut le faire évoluer aussi (coucou Jemma).
Et quiconque a vu la saison 7 ne peut pas dire autre chose : Skye finit par être la meilleure version d’elle-même, une adulte qui sait ce qu’elle veut, ce qu’elle fait et qui est capable de gérer à peu près toutes les situations. Bordel, j’ai envie de revoir la série maintenant, tellement son évolution a été bien géré.
Quel impact sur moi ? Si bien sûr, je n’ai pas eu à changer d’identité comme elle en cours de série et si ma quête d’identité n’a pas été aussi palpitante que la sienne, Daisy m’a quand même impacté en me montrant que la vie n’était tendre avec personne, au fond. Elle avait une vision très manichéenne au début de la série : on était soit gentil, soit méchant.
La série a rapidement su apporter des nuances (bon, pas assez rapidement pour beaucoup de monde, je sais) à cette vision du monde, afin de nous montrer comment Daisy pouvait naviguer au milieu de tout ça. M’enfin, le plus grand impact sur moi, c’est encore de la voir se révéler comme inhumaine et devenir la meilleure version d’elle-même.
Je sais bien que ça fait super cliché comme formulation, surtout trois fois en si peu de paragraphes, mais c’est vraiment ce qu’il se passe tout au long de la série, et ça fait que Daisy est une sorte de modèle à suivre. Alors je ne vais certainement pas développer des super-pouvoirs, m’enfin, j’ai eu à faire ma part du boulot pour m’affirmer davantage et assumer plus ce que j’étais et ce que je pensais. Daisy aussi : on la voit prendre la confiance tout au long des trois premières saisons et elle finit avec une assurance déconcertante.
Ce que j’ai particulièrement adoré avec ce personnage, c’est la voir endosser de plus en plus de responsabilités tout en restant égale à elle-même, fidèle à ce qu’on connaissait d’elle et efficace dans ses choix. Elle mérite largement un article, parce que je trouve que tout cela reflète bien ce qu’est la vie : on change inévitablement en grandissant (hum, en vieillissant) et il y a un véritable travail pour ne pas se perdre en route. Daisy a eu à faire à plus d’obstacles que les gens lambdas comme vous et moi (ouais, je vous insulte limite aujourd’hui, c’est gratuit), mais c’est aussi ça les séries : donner un exemple un chouilla plus dramatique que ce que nous vivons.
J’aime bien croire que j’ai autant de confiance en moi qu’elle et que j’ai su m’entourer de gens aussi fiables, pertinents et fidèles que le sont Fitzsimmons ou Coulson. Bref, contrairement à d’autres personnages de cette saga, ce n’est pas tant que je ressemble à Skye, c’est que j’ai envie d’être elle. Un modèle à suivre, c’est déjà pas mal et ça mérite bien une place dans cette saga !



Qui est-ce ? Connor Walsh, c’est à l’origine un étudiant en droit qui est prêt à sacrifier à peu près tout ce à quoi il tient pour devenir avocat. Il faut dire qu’il ne tient pas à grand-chose quand on le découvre pour la première fois, puisqu’il est du genre à papillonner en amour – si on peut appeler ça de l’amour – et à mettre des couteaux dans le dos en amitié. Si on peut appeler ça de l’amitié.
Après quelques saisons, Connor Walsh est donc devenu quelqu’un de bien plus fiable, à la fois en amitié et en amour. Son ennemie du début, Michaela, est devenue la meilleure amie pour qui il était prêt à tout et son coup d’un soir, Oliver, s’est avéré beaucoup plus qu’un coup d’un soir, parce qu’il a réussi à le faire craquer. Après, ils n’ont pas forcément le mariage le plus kiffant de l’histoire des séries et sont loin d’être mon relationship goal à tous les niveaux (y a des plans à trois qui marquent), mais bon, ils n’en restent pas moins des personnages cultes et un couple LGBT hyper reconnu.
Qu’est-ce que Connor a bien pu nous apprendre ? Si j’étais mauvaise langue, la réponse la plus évidente serait « à coucher pour obtenir ce que l’on veut ». Seulement, la série nous montre bien que le personnage finit par développer quelques remords parfois et ne fait plus usage de ses charmes de la même manière avec le temps. Un sourire craquant aide toujours, mais il sait s’arrêter.
Pas vraiment un personnage appréciable ? Il faut voir. La série en fait un des plus attachants précisément parce qu’il ne cache jamais ce qu’il pense et fait en sorte d’être le plus honnête avec son entourage. Dans le fond, il nous apprend ainsi une leçon essentielle : celle d’assumer ce qu’on veut et ce qu’on est, et de faire ce qu’il faut pour arriver où l’on veut arriver… tout en respectant ses valeurs – même s’il a des valeurs discutables, je sais.

Est-ce que le fait qu’il soit en plus joué par un Jake Falahee totalement canon m’a aidé à prendre conscience que je faisais fausse route sur l’aspect romantique de ma vie ? Evidemment que oui, j’ai découvert que je cherchais à l’époque pas forcément uniquement ce qui me plaisait. Après, Connor, je voulais le déshabiller, mais c’était juste pour récupérer ses fringues, hein.
Coup de mou : Je n’ai toujours pas vu grand-chose, alors c’est sûrement pour ça que je vais citer cette série-là plutôt qu’une autre, mais… la toute fin de 

Coup de bol : Il y a tout de même une bonne nouvelle au milieu de tous ces épisodes à rattraper, c’est qu’
Bref, c’est pas le sujet, je sais ; mes intentions de votes se devinent très aisément avec mes articles, et encore plus avec mes tweets. Votez bien, on va dire. Je trouve ça triste toute cette abstention.
C’est bien simple : les drames et les deuils lui collent à la peau en permanence. Certes, il n’y aurait pas de série sans tout ça, mais ça n’empêche que c’est incroyable quand on fait un rapide résumé de toutes les catastrophes auxquelles elle a survécu. Pas toujours en forme. D’ailleurs, en parlant de forme, on a tendance à oublier ces dernières saisons qu’elle enchaîne aussi des gardes interminables et passe parfois des journées complètes au bloc. Ca aussi, c’est impressionnant et ça en fait une vraie héroïne.
Et ça, en plus, c’est la vie de centaines de chirurgiens et médecins pour de vrai. Si on ajoute à ça qu’elle a un cœur grand comme ça, Meredith est un personnage qui a tout pour plaire… sauf que je n’aime pas trop son caractère, où elle a tout de même tendance à être trop souvent négative et broyer du noir. Bon, d’accord, elle a des raisons de le faire, je reconnais ! Elle porte le masque non stop depuis des années, et maintenant, on sait tous à quel point ça peut être crevant. Même si tout le monde ne fait pas cours avec un masque, je sais.


