How I met your father – S01E04

Épisode 4 – Dirrty Thirty – 12/20
Ce n’est toujours pas ça, mais la série a réussi à me faire rire – vraiment rire – une fois cette semaine. On progresse. Je sens toujours le potentiel de la série, mais elle cherche trop à vouloir nous dire qu’elle est fun et jeune pour l’être vraiment. Je continue d’avoir l’impression de voir des vieux tentant des blagues de jeunes – de d’jeun’s même, et c’est gênant parce que ça ne prend pas autant que ça devrait. En tout cas sur moi. Je dois être du côté vieux désormais ? J’ai l’impression que toutes les blagues ont vraiment quelques années de retard et que c’est drôle par accident uniquement.

Spoilers

Sophie fête ses 30 ans.

We’re the same age, but we’re not at the same stage.

Honnêtement, rien que le titre de l’épisode ne me dit rien qui vaille, et cette scène d’introduction n’arrive toujours pas à me convaincre. J’aime pourtant cette actrice, mais non, ça ne passe pas. Bon, passons vite, comme les scénaristes, pour en revenir aux trente ans de Sophie. C’est l’intrigue de l’épisode, mais elle divise tout de même les personnages en plusieurs sous-intrigues, inévitablement.

D’un côté, nous avons donc Sophie qui s’apprête à avoir trente ans en organisant avec Valentina une super soirée sur le thème « Dirrty ». Euh ok ? Je veux bien qu’à trente ans, il existe deux types d’état d’esprit, m’enfin quand même, ça sonne plus thème de vingtaine que de trentaine. Inévitablement, elle est en décalage avec Drew ensuite, puisque lui lui propose un rencard on ne peut plus classique où il excite Sophie en étant un vrai adulte qui commande une bouteille de vin parfaitement random mais sans regarder la carte. Hmm… Gênant comme tout, surtout quand on revient à Kim Cattrall.

Le rencard reste plutôt sympathique à voir et à vrai dire, j’ai bien aimé le personnage de Drew avec son côté rétro. Les blagues sur les taxis sont toujours aussi convenues que celles de la semaine dernière, et d’autant moins réussies qu’on enchaîne avec un chauffeur hyper patient, mais ça fonctionnait plutôt bien.

En parallèle, nous continuons de suivre aussi les autres personnages dans la préparation des trente ans. C’est super bizarre à voir aussi, car Jesse et Sid en sont à faire des jeux de langage dignes de collégiens à vouloir inventer de super concepts (non) et s’en approprier le nom (pour ?). Genre, sérieusement, j’avais envie de dire à tous ces personnages de devenir adultes au lieu de se comporter comme des ados de quinze ans. Et je sais de quoi je parle, j’en surveille un certain nombre d’heures dans la semaine… et il y en a des plus matures que certains personnages de cette série. Gê-nant.

Sid a désormais une bague de fiançailles pour hommes dont il est fier, mais dont tout le monde se moque. Allez comprendre pourquoi ? La blague ne fonctionnait pas, à aucun moment de l’épisode. C’était lourd et triste de faire ce genre de blague qui frisait les attitudes toxiques de la série d’origine. En revanche, aussi facile soit celle sur le fut de bière qui tombe dans les escaliers, ça, ça fonctionnait. Oui, je suis un public facile, mais je crois que c’est la première fois que je riais vraiment devant la série.

En tout cas, la soirée qui devait être exceptionnellement trash change du tout au tout quand Sophie se retrouve à inviter Drew à son anniversaire, un peu par surprise. Il voulait la revoir dès le lendemain du rencard et elle ne se voyait pas refuser. Par contre, le fait qu’il parle de « beaujolais nouveau » n’a absolument rien de classe, on est d’accord ? Le jeu de mots était efficace, mais terriblement américain. Qui a envie de boire du beaujolais nouveau à une soirée classe ?

Bon, la soirée n’est pas classe après : certes, Ellen n’a pas à se boire tout un tas de tequila en essayant d’aller pêcher une pomme avec ses dents, mais la majorité des invités rate l’information selon laquelle il ne faut plus venir habillés de manière dirrty thirty. C’est gênant à voir, donc, mais pas autant que de s’imaginer être Drew dans cette soirée où il ne connaît quasi personne. Tout ce qu’il se retrouve à faire est donc… lire ??

Par chance pour lui, Sophie a acheté des livres d’occasion pour faire genre qu’elle était grande lectrice. Après, laisser Valentina choisir les livres n’était peut-être pas la meilleure idée, mais ça m’a bien fait rire. Enfin, non, pas rire pour de vrai, mais vous voyez quoi, façon de parler. J’attends d’une sitcom qu’elle me fasse vraiment rire par contre… C’est compliqué, tout ça. J’en oublie de préciser que Sophie parvient à péter sa chaudière (enfin un tuyau ??) juste avant l’arrivée des invités, avec un Drew parfaitement ponctuel.

Elle essaie tellement de se changer pour lui que c’est voué à l’échec, de toute manière, mais elle fait tout pour lui plaire. Au moins, elle essaie, on va dire. Un peu trop, probablement, avec plein de blagues qui n’arrivent pas à me faire rire. Après, il ne faut jamais dire jamais, peut-être qu’un jour ça réussira à me faire rire. Il faudra que je sois plus vieux et plus déprimé ?

Pendant ce temps, Charlie essaie de définir sa relation avec Valentina avant la soirée… et il est bien déçu de se rendre compte qu’elle ne veut toujours pas être officiellement en couple avec lui. Elle se le garde de côté au cas où, mais si jamais elle peut rencontrer mieux aux 30 ans de sa meilleure amie, elle n’hésitera pas. Cela vexe Charlie qui décide de draguer toutes les femmes qu’il croisera pour rendre jalouse Valentina.

Au lieu de ça, il réussit à l’exciter davantage et il en tire profit. Forcément. Ils ont un côté couple maléfique que j’aime bien dans cet épisode – le genre de couple voué à l’échec mais que j’espère quand même voir réussir sans qu’il ne passe jamais par la case Sophie. Par contre, quelle lourdeur de les voir coucher ensemble dans la salle de bain quand Sophie y emmène Drew pour le guérir d’une brulure. C’était trop gros (et qui serre la main d’un type qu’il vient de trouver nu avec une nana sous une douche qui ne tourne pas ????).  

Allez, c’était sympathique comme développement de Valentina et Charlie au moins : ils finissent vraiment en couple ensemble et tout va très bien entre eux, parce qu’elle est prête à être monogame pour lui. Par contre, quand ils sortent de la salle de bain, ensemble, ils se retrouvent nez à nez avec tous les gens qu’ils ont dragué. La vraie blague aurait probablement été de nous dire que ces gens voulaient aller aux toilettes, mais non, à la place de ça, on se retrouve avec des blagues foirées sur les gens en couple et sur la bague de Sid. What the fuck ?

Enfin, la série développe davantage le personnage d’Ellen. Il était temps qu’elle soit autre chose qu’un personnage secondaire pour les blagues, même si c’est l’un des aspects de la série réussissant à me faire sourire. Si elle n’arrive une fois de plus pas à draguer autant qu’elle le voudrait, elle se réconcilie dans cet épisode avec son frère, Jesse. Celui-ci fait en effet en sorte qu’elle passe une bonne soirée, nous ressortant les techniques de « wingman » de Ted et Barney, mais avec sa sœur.

Cheloue. On creuse davantage dans la relation de ces deux-là et ça fonctionne plus ou moins. Disons que c’est bizarre de voir des adultes qui refusent autant de grandir et en sont à être tout heureux de frauder dans le métro parce que la carte est démagnétisée. En plus, pourquoi ils prennent le métro au juste ? Ils sont juste sortis faire des courses.

Et quel âge à le fils de Sophie dans le futur pour qu’elle lui raconte tout ça sans qu’il raccroche au nez ? Et quelle drôle de fin pour Sophie et Drew que de chanter dirrty sur le toit de l’immeuble. Cela avait un vrai côté HIMYM, il faut bien avouer, mais ce n’était pas vraiment fun pour autant. Dommage.

Vus cette semaine #04

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

Euphoria – S02E03 – Ruminations: Big and Little Bullys – 19/20
Les vingt premières minutes sont tellement incroyablement parfaites que j’ai hésité un moment à mettre un 20/20, mais je suis sûr que la série a encore beaucoup en réserve pour la suite de la saison. Vraiment, il n’y a pas photo : du casting à l’écriture, en passant par la réalisation, la photographie et la mise en scène, je suis fasciné par cette série. Elle donne l’impression d’être totalement dans un autre monde parfois, tout en étant toujours percutante dans les portraits qu’elle dessine et fluide dans la construction rythmée des épisodes. Incroyablement parfaite, donc.

Mardi

NCIS Hawai’i – S01E12 – Spies (1) – 16/20 Diffusé le lundi
Ecoutez, je suis peut-être un peu de mauvaise foi : l’épisode était excellent et mériterait sûrement que je monte la note plus haut encore, mais j’étais spoilé par leur promo et je ne trouve pas non plus qu’il justifiait le changement de case horaire. On aurait très bien pu attendre une semaine pour avoir la suite… même si je ne vais pas bouder mon plaisir d’avoir un deuxième épisode à regarder bien vite. Cette première partie est efficace dans son rythme en gradation constante.
NCIS Hawai’i – S01E13 – Spies (2) – 17/20
La série propose son meilleur épisode jusqu’à présent, qui aurait pu être une fin de saison tant c’était agréable d’avoir une intrigue qui sorte de l’ordinaire. Les conséquences ne sont pas assez importantes pour être vraiment une fin, mais bon, c’était un épisode prenant, même s’il négligeait parfois ses personnages secondaires et nous prenait trop pour des idiots niveau incohérences du scénario.
NCIS – S19E12 – Fight or Flight – 13/20
Si j’aime le personnage au coeur de cette intrigue, il n’y avait quand même pas grand-chose pour me plaire dans le format de l’épisode et pour son intrigue. C’est convenu, nécessaire, un peu trop en retard et réussi malgré tout.
How I met your father – S01E03 – The Fixer – 12/20
J’espérais me faire à cette sitcom, mais ce n’est pas ça. Je reste par nostalgie et par amour du casting, mais force est de constater que les blagues sont beaucoup trop convenues et l’intrigue bien trop prévisible pour que ça fonctionne véritablement. Il y a des moments sympathiques et j’ai eu l’occasion de sourire, mais je suis loin des fous rires de l’originale, parce que je suis trop gêné de sentir qu’ils essaient en permanence d’être drôles. On a des acteurs qui surjouent, des blagues qui sont attendues et des détours narratifs qui interviennent trop tôt. Non, malgré son titre, cet épisode ne répare rien.
9-1-1 Lone Star – S03E03 – Shock & Thaw – 16/20
On ne peut pas s’attendre avec cette franchise à ce que tout soit bien crédible, mais les intrigues de cet épisode fonctionnent bien et permettent à l’épisode de surprendre par la construction qu’il suggère pour la suite de la saison. Honnêtement, ça me convient bien pour le moment. Les choix faits par les scénaristes permettent en plus de développer certaines relations que l’on avait peu eu l’occasion de voir avant, ça me paraît donc d’autant plus judicieux de continuer sur cette lancée.
The Cleaning Lady – S01E03 – Legacy – 13/20
Ce n’est pas une série grandiose, mais je le savais déjà. Cela n’empêche pas de passer un bon moment devant. C’est très bien pour un dimanche soir pas prise de tête, je commence de plus en plus à me dire que ça aurait pu être une série pour laquelle les critiques express auraient été suffisantes… et en même temps, les twists et drama soapesques font que ça mérite bien quelques détails, non ?

Mercredi

The Book of Boba Fett – S01E05 – Return of the Mandalorian – 16/20
Alors, comment dire ? Impossible de ne pas spoiler : ce n’était pas un épisode de cette série, en fait, et ça me dérange parce qu’autant j’aime bien les crossovers, autant là, c’est du foutage de gueule ? L’épisode est vraiment sympa, même si très lent à se mettre en place, et il me hype vraiment pour la suite, mais je ne comprends pas qui a validé cette idée. J’ai envie de mettre une très mauvaise note, même si j’ai passé un très bon moment, juste pour le principe. Ce n’est pas ce que je fais. Allez, ça va finir en article du jour, cette affaire.
This is us – S06E05 – Don’t Let Me Keep You – 13/20
Je ne suis toujours pas convaincu par cette dernière saison : j’ai envie qu’on avance vraiment dans les intrigues ouvertes, mais cet épisode s’engouffre à nouveau dans une brèche ouverte lors de l’épisode précédent. Si du côté des émotions tout est toujours aussi bien écrit et parvient à toucher en plein cœur au moment voulu, je continue de penser que c’est étrange pour une saison finale de perdre autant de temps en histoires et personnages secondaires. Cela me fait toutefois craindre le pire pour la fin qui risque d’être une apothéose.

Jeudi

Resident Alien – S02E01 – Old Friends – 15/20
Je suis un peu déçu par cette reprise non pas parce que l’épisode est mauvais, au contraire, mais parce que j’ai trouvé que les cliffhangers étaient trop vite oubliés et résolus de manière un peu brouillonne. Le reste de l’épisode peine à vraiment mettre en place les enjeux d’un début de saison et ralentit le rythme instauré en saison 1. On sent ainsi que la série souhaite reprendre le même schéma que l’année passée, mais c’est un brin frustrant. J’espère mieux pour la suite.

Vendredi

Walker – S02E09 – Sucker punch – 14/20
Petit sursaut dans la série qui prend enfin le temps d’avancer sur ses fils rouges cette semaine. Cela fait du bien et ça donne un épisode qui fonctionne plutôt bien, même s’il ne casse pas trois pattes à un canard non plus. On reste sur un rythme de croisière, mais on voit qu’on se dirige vraiment vers quelque part cette fois.
 

J’ai n’ai une fois de plus pas réussi à poursuivre mon rewatch de The Magicians et ça commence à me manquer sérieusement.

> Vus en 2022 

 

Sept clichés TV sur… les bars dans les séries !

Salut les sériephiles,

Oui, il n’y a pas eu d’article du jour hier sur le blog, et c’est une catastrophe industrielle ce caillou dans mon rouage bien huilé. Désolé ! On verra si j’ai de quoi en écrire deux aujourd’hui ou demain pour compenser.

La faute à une envie d’un apéro bien mérité après une semaine compliquée – et un apéro qui s’est prolongé. Et alors que les bières s’enchaînaient, je me suis rendu compte qu’il fallait que je rentre écrire un article sur les clichés TV concernant les bars. DINGUE : je ne l’ai encore jamais fait ?

Il y a tant à dire… mais je suis rentré après minuit, et paf, c’était trop tard.

  1. Personne ne finit jamais son verre, comme dans toutes les séries

Oui, bon, ce cliché-là, je suis sûr qu’il en a déjà été question quelque part sur le blog, mais bordel, il est tellement FAUX que je ne pouvais pas y couper, je crois. C’est dingue de se dire que dans tous les films et séries les verres finissent toujours pas rester à moitié plein, et si je vois le verre dans ce sens, c’est parce que je sais ce que coûte un cocktail dans un bar de grande ville (au hasard, Paris) et bordel, ces prix, quoi, je vide jusqu’à la dernière goutte mon verre moi. Les personnages, eux, ne boivent pas si souvent que ça et le verre ou la bouteille reste désespérément plein.

  1. Les personnages se rendent toujours dans le même bar, comme dans Supergirl

Un des clichés les plus fréquents est tout de même de voir les personnages se rendre toujours dans le même bar. Dans cette série, c’est parce que c’est un bar assez ouvert d’esprit avec les extraterrestres. Dans d’autres, c’est parce que l’appartement des héros est au-dessus du bar ou parce qu’il est en face du travail… Et genre, je comprends la facilité que ça représente, mais c’est quand même vachement FAUX comme cliché de se dire que 100% des soirées de certains héros habitant au-dessus se passent dans le bar du dessous. En près de trois ans, j’ai dû aller deux fois dans un bar de ma rue, tout de même. En revanche, il y a du VRAI tout de même dans ce cliché : quand on a des bons souvenirs quelque part et qu’on y est bien, on a tendance à y retourner… Quitte à être déçu que ça vieillit mal (je suis encore en deuil là-dessus).

  1. Les personnages ne restent pas assis, comme dans Grey’s Anatomy

Bien sûr, il existe des bars dansants (ou en tout cas, ça existait avant le Covid) où il est bien logique de ne pas être assis, mais je remarque tout de même qu’il y a plein de bars qui existent et dans lesquels les héros passent plein de temps à faire autre chose qu’être assis. Billard, fléchettes, boissons à commander au bar… Toutes les excuses sont bonnes pour créer du mouvement dans ces scènes. Par contre, perso, dans tous les bars que je fréquente, 95% du temps passé est passé assis à une table quoi. Bref, ce cliché est FAUX.

  1. Il est facile de draguer, comme dans Station 19

Une nana jolie au bar, et hop, l’affaire est pliée. Pardon mais non ? C’est FAUX. Je ne dis pas que c’est impossible, loin de là, et il y a plein de bars qui permettent effectivement la drague facile, mais dans les séries, c’est toujours BANCO. Une scène suffit : le héros rencontre un personnage et deux scènes plus tard, ils ont couché ensemble déjà. Deux saisons plus tard, c’est le mariage. Affaire pliée et réglée. Je dois manquer de gens fun dans ma vie : je ne connais aucun couple de mon entourage qui se soit rencontré de cette manière. Après, ça mérite presque un article sur les relations amoureuses dans les séries, ou les clichés des rencontres amoureuses…

  1. Les personnages ont leurs petites habitudes de consommation, comme dans How I met your father

Allez, c’est en pensant à l’épisode 2 de cette série que je me suis dit qu’il y avait de quoi écrire cet article de toute manière. « The usual ». Combien de fois entend-on des héros de séries prononcer ces mots comme commande dans les restos et bars ? Je suis trop radin pour pouvoir dire ça car c’est rare qu’un serveur me voit assez pour me reconnaître et retenir ma commande… mais ce cliché reste VRAI malgré tout. Peu importe où je suis, j’ai mes petites habitudes côté consommation, parce qu’il y a des choses que j’aime plus que d’autres. Bref, cuba libre, piña colada, venez à moi ! Avec modération, bien évidemment ;

  1. Il y a plusieurs soirées en une seule, comme dans Mixology

Qu’est-ce que j’adorais cette série ! Ce n’est toutefois pas la seule à nous révéler qu’il peut y avoir plusieurs soirées en une seule dans un bar : parfois, les personnages se séparent et chacun vit alors sa vie sans se soucier des autres. Parfois, c’est juste le mouvement naturel des arrivées et départs des autres personnages qui provoque ça. Par contre, dans tous les cas, qu’est-ce que c’est un cliché VRAI : si l’apéro dure une heure ou deux, OK, il n’y a qu’une soirée. Mais dès que vous passez beaucoup de temps dans un bar et que vous êtes plus de deux, il y a tout de même plusieurs moments bien distincts. En revanche, dans la colonne des FAUX concernant ce cliché, il n’y a jamais de fumeurs dans les séries récentes. Ce serait trop chiant d’envisager un espace extérieur dans le budget ?

  1. Payer est en option, comme dans How I met your mother

J’ai contourné ce cliché plusieurs fois dans l’article parce que je voulais finir dessus, mais bordel, avez-vous vu le prix des consos dans les bars ? Comment font-ils pour avoir le salaire qu’il faut pour y être plusieurs soirs dans la même semaine ? Et au-delà de cette série… c’est tout de même dingue de se rendre compte qu’il est très rare de voir les personnages payer ce qu’ils boivent. Passer la commande, c’est un énorme classique, la payer, c’est plus aléatoire. Cela doit aider à revenir plus souvent et être reconnu des barmen, après. Désolé, ce cliché est donc FAUX, de même que c’est faux de les voir avoir l’appoint pour les consos quand ils paient finalement.

How I met your father – S01E03

Épisode 3 – The Fixer – 12/20
J’espérais me faire à cette sitcom, mais ce n’est pas ça. Je reste par nostalgie et par amour du casting, mais force est de constater que les blagues sont beaucoup trop convenues et l’intrigue bien trop prévisible pour que ça fonctionne véritablement. Il y a des moments sympathiques et j’ai eu l’occasion de sourire, mais je suis loin des fous rires de l’originale, parce que je suis trop gêné de sentir qu’ils essaient en permanence d’être drôles. On a des acteurs qui surjouent, des blagues qui sont attendues et des détours narratifs qui interviennent trop tôt. Non, malgré son titre, cet épisode ne répare rien.

Spoilers

Sophie décide d’aider Jesse à trouver l’amour, Valentina aide Sid à le conserver. Charlie et Ellen apprennent quant à eux à se connaître.

I am very much against children dating.

Hmm… Je ne suis pas convaincu par ce générique, sérieusement, ni par la présence de Sophie plus âgée pour nous introduire l’épisode… mais bon, admettons, je vais m’y faire avec le temps. Non ? Probablement pas, vraiment, elle me dérange avec son ton et son humour convenu, là. Les blagues semblent trop convenues pour que l’on rigole vraiment.

J’ai tout de suite plus raccroché quand nous en revenions au présent. Et en 2022, avoir une photo de profil était très important, apparemment ? Humph. Je commence à comprendre pourquoi les critiques disaient que les blagues avaient sept ou huit ans de retard, parce que vraiment, ça fait bien longtemps que je n’entends plus personne avoir ce genre de conversations. Et la conversation s’éternise.

De quoi s’agit-il ? De Jesse qui déprime de ne pas réussir à trouver l’amour sur Tinder, en partie à cause de sa photo de profil. Je ne sais pas, peut-être que le fait d’être casé casse mon approche de la chose, mais je n’ai pas l’impression que les conversations soient si lourdes entre célibataires. Les blagues ont du mal à passer et sont parfois gênantes, notamment quand la sœur se met à parler du fait qu’il se masturbe beaucoup. On avait compris dans les épisodes précédents, pas besoin d’être lourds avec ce sujet ?

La blague qui passait le mieux, c’était finalement le décompte des rencards de Sophie… et le retour dans l’appartement de Ted, Marshall & Lily. Parce que oui, c’est là que se déroule la scène, et ça marche toujours aussi bien. Par contre, nous en sommes au troisième épisode et Charlie en est déjà à entrer dans l’appartement sans frapper ? C’est totalement abusé, surtout qu’il entre là comme s’il avait les clés pour… se plaindre de ne pas trouver d’appartement ?

La sœur enchaîne sur ses difficultés à elle, Sophie leur conseille d’être colocataires et… elle n’est pas convaincue du tout. Tu m’étonnes, il est si particulièrement chelou cet anglais ! Bon, l’avantage de cette intrigue, c’est que j’apprends enfin le nom d’Ellen, la sœur, et que… oui, j’ai trouvé ça drôle comme intrigue, c’est là qu’on avait les meilleures blagues. Je veux dire, Charlie dans le métro, ça m’a fait rire. Vite fait. Sourire, quoi. On nous confirme aussi que, comme Barney en son temps, il est richissime sans avoir à rien faire, ce qui lui permet de vite décrocher un appartement.

Ce n’est pas tellement qu’il voulait avoir l’appartement en question, c’est juste qu’Ellen et son nouveau coloc le voulaient. Parce que oui, Ellen s’est trouvé un colocataire sur Craig’s liste. Tout ça pour qu’elle termine par vivre avec Charlie, sans le moindre doute. C’était évident dès le départ, et c’est bien ce qui finit par se passer : Charlie se fait voler l’argent de sa caution qu’il retire en liquide et avec lequel il se balade dans la rue (encore un gag beaucoup trop simple qui a réussi à me faire sourire) alors qu’Ellen se fait voler ses informations confidentielles par son nouveau meilleur ami qui parvient à se faire passer pour elle – et ça aussi, ça m’a fait sourire. Le problème, c’est que c’était là la meilleure intrigue, et ça se termine pourtant par une scène où ils disent être les plus courageux de la ville… quand il est évident que non.

De son côté, Sophie aide donc Jesse a faire de nouvelles photos pour parfaire son profil Tinder. Elle fait ça devant l’école où il travaille, faisant de lui la Lily de la série, d’une certaine manière. Si l’acteur donne tout ce qu’il peut en grimace et poses ratées, le scénario n’est pas si drôle : on tombe rapidement dans une certaine lourdeur de la série, et c’est dommage. C’était à nouveau trop convenu dans l’humour, avec Sophie prenant des photos de lui uniquement quand passent les enfants.

Là-dessus, le directeur de l’école débarque pour savoir ce qu’il se passe et même si Sophie dit absolument tout ce qu’il ne faut pas, tout va bien : il tombe immédiatement sous son charme. Alors que Sophie voulait aider absolument Jesse à trouver l’amour, voilà donc que c’est elle qui est en chemin pour le faire. En attendant que ça se concrétise, elle aide toutefois Jesse à parler à des inconnues dans les bars.

Le problème, c’est que la réputation de Jesse le suit beaucoup trop : l’inconnue qu’il croise est attirée surtout par le fait de sortir avec un meme, et quand Sophie le découvre, elle monte aussitôt au créneau pour prendre la défense de Jesse, lui ruinant la moindre chance de rentrer chez lui avec une jolie femme. Mouais.

Jesse et Sophie se retrouvent donc à rentrer chez eux en métro. Si j’aime l’idée de voir les personnages prendre le métro et que ça fonctionne mieux que la série originale, ça restait bien ridicule de les voir dans une rame de métro déserte et sans le moindre stress vis-à-vis d’un arrêt sur le point d’être raté. Comme on s’en doutait dès le départ, la série essaie d’en faire une sorte de Ted & Robin bis : ils se tournent beaucoup autour, apprennent à se connaître et partagent les rêves strictement opposés qu’ils semblent avoir sur la relation de couple.

Bref, ils feront un couple sympa pour la fin de saison 1. En attendant, Sophie a une super photo de profil pour Jesse quand elle développe celles qu’elle a prises le matin même alors que Jesse a le numéro d’un super vice-principal. Et la dernière scène nous révèle que Drew, le vice-principal, était également dans le bar du premier épisode. Cela fait de lui un prétendant sérieux pour être le père… Et c’est nul ?

Je veux dire, j’aime beaucoup l’idée, mais ça semble être une révélation de fin de saison, un truc que l’on nous révèlerait après un ou deux épisodes ; un truc qui aurait été encore plus cool si l’acteur avait vraiment été parmi les figurants, en plus.

Là, ça casse toute l’optique du premier épisode qui était de nous faire croire que la liste se limitait à quatre personnages. Le jeu était sympa, ça aurait pu marcher de la voir passer de l’un à l’autre… Mais là, on nous annonce directement qu’elle a pu parler à plein de gens dans le bar ou à l’aéroport, donc bon. Ce serait naze de faire d’un inconnu le père, bien sûr, mais ça donne déjà l’impression que la série développe de quoi tenir neuf ans. Elle ne les fera pas. Je ne suis là que par nostalige, quoi.

Pendant ce temps, nous voyons ces nouveaux personnages apprendre à se connaître. Sid est toujours dans une relation à distance avec Hannah (oui, d’après les sous-titres, ça s’écrit comme ça), et il en parle avec Valentina ? Eh, le temps semble passer trop vite entre l’épisode deux et l’épisode trois. Je ne comprends pas pourquoi et comment ils se connaissent assez pour en arriver à parler du sextoy qu’elle lui envoie sur son lieu de travail.

Oui, nous sommes de retour au bar. Si c’est chouette que les personnages puissent avoir un lieu à eux, ça fait bizarre tout de même de voir Valentina télétravailler depuis le bar (si jamais elle travaille ?) pour passer plus de temps avec Sid. En plus, lui, il ouvre son colis et déballe son sextoy sans trop de gêne quand bien même il dit être gêné ? Le jeu des acteurs est appuyé, le running gag du serveur n’arrive pas encore à me convaincre. Je suis frustré, j’avais espoir que ce troisième épisode arrive à me convaincre de la bonne idée de ce spin-off. C’est foiré.

Et puis, ça va lion cette histoire, merde, Valentina va jusqu’à aider Sid à mettre en place sa chambre pour qu’il se filme le soir pour Hannah ? Parce que oui ils vont essayer un sextoy en visio dans une chambre où le wifi passe mal. C’était crispant, et pas qu’un peu : Sid finit par se rendre sur le canapé du salon complètement à poil. Rappelons qu’il est toujours en coloc avec Jesse et Ellen à ce stade de l’épisode, je veux dire, on sait que ça va mal finir.

Le coup du sextoy est d’une lourdeur incroyable, avec des blagues qui, effectivement, semblent trop en retard ? Pauvre acteur ! Je l’adore, mais bon, finir à poil à imiter des voix après une dispute avec sa fiancée fictive… Il mérite mieux ? Peut-être. Il reproche à Hannah leur relation à distance, elle lui raccroche au nez et à nouveau il ne trouve rien de mieux à faire que d’aller voir Valentina pour lui demander conseil.

Vraiment pas la meilleure des idées ! Pourtant, elle s’arrange pour lui faire prendre le vol d’un de ses ex, pilote d’avion. Cela lui permet de rejoindre Hannah pour la nuit malgré le décalage horaire (??), et ça nous les réconcilie vite fait. Là-dessus, la Sophie du futur peut conclure qu’il n’y a pas que la photo de profil qui est importante, il y a aussi cette obligation à prendre des risques et se dévoiler pour obtenir des rencards. Non, vraiment, vraiment, VRAIMENT, Kim Cattrall est dérangeante. Elle surjoue tout, avec des répliques pas si bien écrites et me crispe chaque fois qu’elle est à l’écran. Rendez-nous Samantha.