Vous avez cherché, je vous réponds… #1

Salut les sériephiles,

Il y a quelques années, je faisais chaque semaine un tour dans les stats du blog pour proposer ensuite un article faisant un récap de tout ça. Une de mes rubriques préférées consistait alors à découvrir quels mots-clés avaient été utilisés pour arriver sur le blog. Je continue donc de le faire.

Comment arrivez-vous sur le blog ? Parfois, c’est logique. Souvent, c’est par questions incongrues. Et quelques fois, c’est même tellement lunaire que ça en devient drôle… ou un peu trop -18. Bref, petit florilège de mes clics préférés ayant mené au blog depuis les moteurs de recherche ce mois-ci. Vous êtes prévenus : vous avez cherché, je vous réponds.

13 reasons why meilleures saisons

Bonne nouvelle ! Google me noie un peu dans les résultats quand je tape ça dans son moteur de recherche, mais il dirige vers le bon article : celui-ci. Parce que oui, il y a une réponse absolument évidente : la première, au singulier. Je ne comprends pas trop pourquoi la personne qui a cherché ça a espéré que ça se mette au pluriel, parce que nope, la série n’est vraiment pas si exceptionnelle ! La saison 1, en 2017, avait toutefois réussi à m’embarquer – et la série est aussi à l’origine du podcast, donc je ne peux pas trop cracher dessus non plus.

the magicians alice dans la saison 02 elle couche avec quentin?

Voilà une question drôlement spécifique qui me fait me demander très fortement pour quelle raison quelqu’un a bien pu chercher ça. Le concept, c’est toutefois que je réponds aux questions qu’on me pose alors euh… Spoiler alert ? C’est bon, vous êtes parti(e)s si vous ne voulez pas la réponse ? Les moteurs de recherche dirigent assez justement vers ma page résumant les épisodes de la saison 2. On y trouve la réponse tant convoitée : bien sûr qu’elle couche avec. Petit coup de cœur pour la citation retenue de l’épisode 6 : « You and Alice had sex to Cirque du Soleil? ». Vraiment, cette série est géniale et je devrais la revoir à nouveau. Après, calmez vos ardeurs, ce n’est pas une série porno, hein, on ne voit rien. Regardez The Magicians quand même, elle vaut tellement le détour !  

the outpost talon fin

En tapant ça dans un moteur de recherche, on tombe sur l’article « Comment ça, The Outpost est annulée ? ». Il y a donc une fin, certes, mais est-ce que la série a une fin qui boucle toutes ses intrigues ? Oui… Et en même temps, j’aurais quand même voulu une saison supplémentaire ! Je suis fasciné de voir qu’elle attire encore beaucoup de lecteurs sur le blog. J’ai l’impression que personne ne la regarde, que personne ne m’en a jamais vraiment parlé (à part Frankie), et pourtant, The Outpost continue d’obtenir de jolies statistiques sur le blog. Quant à savoir ce qu’il se passe à la fin, ne vous inquiétez pas, tout est détaillé dans ma critique du dernier épisode.

paradiste luste ep 04

Allez, un dernier pour la route histoire de ne pas avoir menti quand je vous parle de « -18 ». Si les moteurs de recherche redirigent gentiment vers une critique d’épisode de mon blog en analysant ça comme « Paradise liste épisode 4 », la réalité est toute autre et va vous rappeler l’importance de bien écrire les mots dans vos moteurs de recherche. Je trouvais ça étonnant ce « luste », alors par curiosité, j’ai tapé « lust » à la place. Ah oui, la luxure était un bon instinct pour comprendre que l’idée était en fait de trouver un épisode d’une série pornographique. Je n’ai pas poussé mes investigations plus loin, merci bien, mais ayons une pensée pour la pauvre personne qui a fini sur mon blog à la place de son site porno préféré…

Voilà pour cette première salve des requêtes improbables menant au blog ! J’essaierai de penser régulièrement à faire un tour dans les stats et vous proposer des articles, parce que ça ne me déçoit jamais… et parce que c’était sympathique de repenser à The Outpost pour une fois.

Bonne cinquième canicule à vous !

PS : si vous aussi vous tombez sur le blog de manière saugrenue, n’hésitez pas à me le dire en commentaire, c’est vraiment l’un des meilleurs aspects de ma vie de bloggeur.

Je veux plus de films comme ça (si, si) !

Salut les sériephiles,

En ce début de semaine, j’ai vu une éclipse incroyable (à ça d’en faire un article, j’adore les éclipses) et deux films qui me donnent envie d’écrire un article ce soir parce que j’ai vraiment accroché. Ils n’étaient pas parfaits, et même, ils étaient bourrés de défauts, mais j’ai eu l’impression qu’ils apportaient ENFIN ce que j’attends désespérément de mes séries : des histoires de fin du monde réussies, de la survie à échelle familiale et humaine, des personnages qui parviennent à être attachants même s’ils cumulent à peu près tous les défauts stéréotypés de leur tranche d’âge. Magique, non ?

À défaut de l’avoir dans les séries, je l’ai dans des films. Su-per.

L’un vient tout juste de sortir au cinéma, l’autre est disponible sur Netflix depuis quelques jours. Et l’un comme l’autre arrivent dans une période où, Spider-Man mis à part (promis, je ferai un article dessus à un moment), c’est un peu la diète côté cinéma pour moi.

The End of Oak Street

J’y suis allé parce qu’Anne Hathaway est géniale en ce moment et parce que j’avais vu passer les noms de J.J. Abrams et Michael Giacchino sur le projet. Ce que je n’avais pas forcément retenu, en revanche, c’est qu’il s’agit du nouveau film de David Robert Mitchell, le réalisateur d’It Follows (que j’ai adoré) qui n’avait plus sorti de long-métrage depuis huit ans. J.J. Abrams est ici producteur et Michael Giacchino signe la musique, comme d’hab.

Franchement, le film est un gros mélange de concepts déjà vus ailleurs : on a un quartier américain des années 80 (la mode Stranger Things a encore de beaux jours devant elle, apparemment) qui se retrouve envoyé à l’époque des dinosaures à la suite de quelques éruptions solaires, et on suit une famille typiquement américaine qui tente de survivre au désastre.

Ce n’est pas exactement le film qui va révolutionner la science-fiction, donc. Mais est-ce que j’avais besoin qu’il le fasse ? Pas vraiment.

Si le film ne tient pas franchement debout du côté temporel de la chose, et que cette fin est assez navrante en ce qui me concerne, j’ai vraiment passé un super moment de cinéma. On se marre bien, il y a du drama, quelques twists, de l’adrénaline face aux dinosaures et juste ce qu’il faut d’émotion. Surtout, le film n’oublie jamais que derrière son concept complètement perché, ce qui nous intéresse vraiment, c’est cette famille qui essaie tant bien que mal de ne pas mourir et, éventuellement, de continuer à se supporter.

C’est tout bête, mais ça fonctionne sur moi.

Non, vraiment, je suis sorti de là en me disant que j’avais enfin vu un bon film étatsuniens de science-fiction bien comme on les aime. Enfin, comme je les aime, peut-être ? Un gros concept, une famille dysfonctionnelle qui s’unit malgré tout, un monde qui part en cacahuète et des personnages obligés de se débrouiller avec. Je dirais même plus : des persos parfois complètement idiots. Sérieusement, et attention, petits spoilers : la recherche de Starbuck au milieu du film ou l’énorme incohérence à la fin, c’est pour m’achever ?

Et pourtant, ça ne m’a même pas empêché d’aimer le film. C’est peut-être ça, finalement, que je recherche en ce moment : pas forcément quelque chose de parfaitement écrit ou de totalement crédible, mais un concept suffisamment efficace pour que j’accepte de jouer le jeu et de me laisser embarquer. Pourquoi les séries ne le font plus ? Pourquoi est-ce qu’on manque cruellement de films qui le font ?

The Last House

Le second film dont je souhaite parler dans cet article, c’est The Last House, sur Netflix (Le Dernier refuge en VF). Je l’ai lancé sans savoir à quoi m’attendre du tout. J’étais même complètement à la ramasse : je pensais, probablement à cause de l’affiche aperçue uniquement en miniature, qu’il s’agissait d’un film d’horreur coréen.

Si je suppose qu’il y a ce qu’il faut pour faire peur à certains d’entre vous, c’est finalement surtout un film de science-fiction assez mignon et pas du tout coréen. Le film est réalisé par Louis Leterrier, réalisateur français auquel on doit notamment Insaisissables ou Fast X, mais aussi plusieurs épisodes de Lupin. Bref, que des trucs que je n’ai pas vu.

Ce qui est amusant, c’est qu’il expliquait justement avoir été attiré ici par quelque chose de beaucoup plus intime que ses habituels gros films d’action : une famille ordinaire confrontée à une situation complètement extraordinaire. Et c’est précisément ce qui m’a plu dans les deux films de cet article.

On suit ici une famille (le papa, la maman, le fils, la fille, toujours, c’est le schéma classique quoi) qui vit dans un quartier typiquement étatsuniens, décidément, et qui se retrouve un beau jour complètement enfermée chez elle. Impossible d’ouvrir les portes ou les fenêtres, impossible de sortir. Là où le début m’a immédiatement fait penser à The End of Oak Street, la direction prise est finalement l’exact inverse : dans un film, le quartier tout entier est projeté ailleurs ; dans l’autre, la famille ne peut justement plus quitter sa maison.

Eh, ça m’a fait regretter l’époque du confinement. Enfin, l’époque où on faisait taire son stress en regardant trois films par jour et en vivant d’amour et d’eau fraîche, en ce qui me concerne. Pas sûr que ce soit exactement le souvenir collectif de 2020.

S’il y a quelques longueurs, j’ai beaucoup accroché à la manière dont la famille apprend à survivre. C’est même ça qui m’a le plus intéressé dans le film : voir comment le quotidien se réorganise, comment les ressources diminuent, comment chacun trouve une place dans cette nouvelle vie et comment une situation complètement absurde finit presque par devenir normale.

Les personnages sont attachants, ils ont bien trop de chance pour que tout soit crédible et ils survivent encore et encore à des situations ou une temporalité qui auraient probablement réglé leur sort depuis longtemps dans la vraie vie. Mais là encore : peu importe. On se marre bien des petites références (le spot anti-piratage du DVD !), on tremble un peu pour eux, on ne comprend pas ce qu’il se passe et on découvre les règles au fur et à mesure.

Le début est sûrement trop long pour que le film fonctionne parfaitement, mais c’est justement pendant cette partie que je me suis dit que j’aurais adoré que The Last House soit une série. Franchement, il y aurait de quoi faire en suivant deux ou trois maisons du quartier, chacune avec ses propres méthodes de survie, ses tensions et ses découvertes. Le concept s’étend en plus facilement sur une très longue période de temps, alors forcément, mon cerveau de sériephile s’est mis à imaginer tout ce qu’on aurait pu en tirer sur dix épisodes ou même, soyons fous, 22 parce que ça me manque (pas du tout en boucle sur les mêmes idées dans tous ses articles, le type).

Je ne vais pas spoiler la fin ici, mais sans le côté increvable des personnages, je pense que le film aurait même pu être un coup de cœur, ne serait-ce que parce qu’il apporte enfin une idée un peu nouvelle dans son postulat de départ.

C’est basique à souhait et le film ne creuse pas forcément tous ses concepts ni toute sa mythologie, mais ça m’a vraiment plu. Y a même les petits moments émotions nécessaires. D’ailleurs, s’ils font un jour une suite, je suis très curieux de voir ce que ça pourrait donner.

On reste forcément beaucoup à la surface de l’univers parce que ce n’est jamais qu’un film de moins de deux heures, mais j’ai retrouvé quelque chose que j’aimais beaucoup dans les premières années de Netflix : cette impression qu’ils pouvaient proposer un film original avec un concept improbable et nous embarquer au passage.

Quant au message du film… Là encore, c’est très basique. Mais je n’avais pas besoin de plus compliqué. Cela m’a rappelé, et attention, ça va sortir de nulle part, ce qu’ils avaient fait avec Okja il y a presque dix ans déjà. Pas dans le concept, évidemment, mais dans cette manière de partir d’une idée de science-fiction assez énorme pour finalement revenir vers quelque chose de très simple et très humain.

Maintenant, redonnez-moi des séries comme ça !

Finalement, je crois que c’est surtout pour ça que ces deux films m’ont donné envie d’écrire cet article. Ils ont leurs défauts. Beaucoup, même. Ils sont parfois prévisibles, leurs personnages prennent des décisions débiles, leur mythologie mériterait d’être davantage creusée et leur scénario réclame régulièrement qu’on ferme gentiment les yeux sur la vraisemblance, mais je m’en fiche un peu.

Parce qu’ils m’ont rappelé à quel point j’aime ce type d’histoires : un petit groupe de personnages, si possible une famille dysfonctionnelle, fait face à une catastrophe qui provoque la fin de leur monde en enchaînant des décisions plus ou moins idiotes. Fear the Walking Dead, par exemple et pour n’en citer qu’une, ne commence pas autrement, en fait.

Pourquoi est-ce que je trouve ça dans deux films sortis à cinq jours d’intervalle et presque plus jamais dans mes séries ? Bref, je vous conseille vraiment ces deux films et j’espère qu’ils rencontreront assez de succès pour que quelques producteurs de télévision se disent qu’il est peut-être temps de secouer un peu la fourmilière des reboots ou revivals improbables et des teen dramas écrits pour les adultes. On en est là en 2026, non ?

Je veux à nouveau des séries de science-fiction perchées sur de la survie familiale et dysfonctionnelle comme ça.

PS : si vous aimez ce genre d’histoires de survie en pleine fin du monde mais que vous n’êtes pas trop films, je vous recommande aussi, tant que j’y suis, la lecture d’Aurora de David Koepp. Oui, oui, le scénariste derrière Jurassic Park, parfaitement.

Vous y trouverez ce même sentiment de regarder un bon gros film typique des années 2000, mais écrit avec un peu plus de modernité ; les mêmes défauts, avec des éléments pas toujours très crédibles s’appuyant pourtant sur de bonnes idées de départ ; et surtout cette même idée d’une survie dans un quartier qui n’a absolument rien demandé à personne.

L’histoire ? Des éruptions solaires, décidément, qui privent la Terre de presque toute son électricité. Je l’ai dévoré bien rapidement à la sortie de Cold Storage (autre très bon film original écrit par David Koepp, mais ça a moins à voir avec le genre de films dont je parle ce soir). Manifestement, j’ai un truc qui m’attire et qui me manque. Faut dire que la série la plus récente dans ce genre-là que j’ai dû regarder était un vrai naufrage, je crois… Oui, bien sûr que je vous parle de Manifest et peut-être que vous comprenez mieux pourquoi je suis allé au bout de celle-ci, du coup.

Faut-il lire Game Changer de Rachel Reid ?

Salut les sériephiles,

Je sais que le début du mois de janvier où j’arrivais à tenir le rythme d’un article par jour ou presque est déjà loin, mais que voulez-vous, j’ai encore décidé de me laisser déborder par le travail. Enfin, c’est surtout que quand il empiète sur quelque chose, c’est sur le blog et les séries plus que sur le reste de ma vie, parce que j’ai eu le temps d’aller une dizaine de fois au cinéma quand même… et de lire trois romans. Rien que ça !

Je reviens toujours à l’écriture à un moment ou un autre, cela dit, et j’ai plein d’idées d’articles qui me trottent dans la tête. Comme j’ai justement 25 minutes devant moi, j’ai envie de commencer par un petit bilan de lecture, parce qu’il me semble que j’avais dit que je le ferai. Bref, comme le titre l’indiquait, je suis là pour vous parler de Game Changer de Rachel Reid.

Oui, je me suis mis à lire la saga à l’origine d’Heated Rivalry. Je l’avais dit que la série me restait en tête et que, si elle ne m’avait pas convaincu du tout au premier abord, j’allais inévitablement y revenir d’une manière ou d’une autre. Rien de mieux que la lecture pour découvrir cette histoire comme elle a été écrite à l’origine. Oui, mais voilà, la série s’attarde sur le tome 2. Et avant ça, il y a le tome 1.

Ainsi donc,Game Changer, c’est le premier tome d’une saga de six (bientôt sept) romans, alors quand je me suis lancé, je savais que je m’embarquais dans une grande galère. Six romans, tous de la romance gay, tous dans l’univers du hockey auquel je ne connais rien. Bon, cette partie, évacuons-là tout de suite : le hockey a certes son importance dans les intrigues, mais ce n’est vraiment pas le cœur du livre et ne rien y connaître ne pose pas tant problème ; on nous explique ce qu’il y a à savoir et pour le reste, ma foi, on comprend quand il y a pénalité sans connaître les règles parce que le personnage est vexé d’aller sur le banc, par exemple.

Du côté de l’écriture, les chapitres sont assez longs pour que ça prenne plus de dix-quinze minutes pour les lire (je lis en anglais), donc j’ai fini par calculer que ça me prenait entre quatre et cinq heures pour lire les tomes de cette saga. Finalement, ce n’est pas tant que ça, pas vrai ? Game Changer raconte l’histoire d’amour entre Kip, un serveur de smoothie (en attendant de trouver meilleur job), et Scott Hunter, une superstar canadienne de hockey. Et grosso modo, les trois quarts du roman tiennent dans l’épisode 3 de Heated Rivalry.

Comme c’est l’épisode que j’ai préféré, j’étais plutôt content de découvrir ce roman. L’idée est assez simple et basique, avec une romance comme on en voit dans tous les livres du genre : les personnages se rencontrent, tombent amoureux, rencontrent quelques problèmes qui les éloignent un temps et paf, ils se remettent finalement ensemble pour un happy end. D’ailleurs, c’est bien simple, c’est publié chez Carina Press qui garantit le happy end ! Si on ajoute à ça le fait que je connaissais déjà l’histoire, il ne restait vraiment pas tant de suspense que ça.

Oui, mais voilà : Scott et Kip sont vraiment des personnages que j’apprécie. Et puis, j’ai eu la surprise de découvrir que François Arnaud n’avait rien à voir avec la description physique de Scott dans le livre – il est blond, mince, qu’est-ce qui s’est passé dans le casting ?

On est sur une romance toute douce, où chacun apprend à se connaître et où tout se passe bien et, finalement, ben ça fait du bien de lire ça parfois. J’ai beaucoup écrit sur l’importance de la représentation et sur le fait que ça faisait du bien de voir ça dans une série (particulièrement quand on les revoit dans l’épisode 5) : je vais répéter ici les mêmes idées si je m’étale plus ! Le fait d’avoir les pensées des personnages était sympathique. Bien sûr, la série saute inévitablement plein de choses, alors j’ai bien aimé avoir quelques infos de plus et voir comment tout s’enchaînait.

Le truc que je n’ai vraiment pas aimé et pour lequel il faut vraiment s’accrocher dans cette saga ? Les scènes de cul. Je ne peux pas dire que ce soit une surprise car je savais très bien à quoi m’attendre, mais j’ai vraiment eu le sentiment que la moitié du bouquin consistait à voir les personnages coucher ensemble dans toutes les positions. Au départ, ça se comprend, il y a même, toujours dans cette idée de la représentation, un intérêt à avoir certains détails de l’intimité du couple et de voir comment ça se passe quand tout est safe et fait avec le consentement (et l’excitation) des deux partenaires.

À part le sexe, j’ai vraiment eu l’impression de lire ce que j’avais déjà vu mis en image. Et c’était très bien comme ça.

Par contre, il y a un moment du livre où, vraiment, ça m’a fait trop. Genre, avançons dans l’histoire un peu, non ? Malgré tout, je crois qu’on peut dire que j’ai bien aimé ma lecture. Elle est complètement portée par ces deux personnages que j’aime beaucoup et ça m’a permis de me rendre compte à quel point la série était fidèle au matériel d’origine. Et ça m’a surpris un peu, parce que j’ai l’habitude d’adaptations prenant bien plus de libertés.

Bref, pour répondre à la question du titre si vous avez aimé Scott & Kip dans Heated Rivalry, vous pouvez y aller les yeux fermés (enfin… façon de parler) : vous aimerez aussi Game Changer. Les pages se tournent un peu toute seule, vous verrez. Si vous ne les avez pas aimé ? Eh, passez votre chemin, je crois. Et faut-il forcément lire le tome 1 avant de lire le tome 2 ? Absolument pas. Chaque tome est indépendant et peut se lire sans jeter un œil au reste. Après, si vous êtes complètement amoureux (bon, ou amoureuses, je sais) d’Ilya, il y a (aha) des miettes à se mettre sous la dent dans ce tome. Et oui, ce tome est un game changer pour les gens qui ne lisent pas tellement de romance, gay ou non, précisément parce que la représentation y est si réussie. Et ça fait plaisir.

Wicked For Good : sont-elles enfin sans limite ?

Salut les sériephiles,

Oui, je suis de retour sur ce format d’article pour vous faire part de mon avis sur Wicked For Good que j’ai eu la chance de voir en avant-première hier soir. For Good, deuxième et dernier volet de l’adaptation de Wicked, ne se contente pas de prolonger l’histoire amorcée dans la première partie : il change de ton et prend des airs bien plus graves. Plus qu’un simple “acte 2”, c’est un film qui tient seul, porté par des choix de mise en scène affirmés et un attachement franchement viscéral à ses deux héroïnes de la part du réalisateur. Dit autrement, c’est un pari réussi.

Je suis content d’avoir évité la bande-annonce parce qu’elle en montre beaucoup trop. Même en avant-première, UGC n’a pas résisté à la projeter juste avant. Et c’est dommage. Ce film mérite qu’on le découvre à son rythme, sans avoir déjà vu certains de ses moments clés isolés hors contexte. Mais bon, mon combat contre les bandes-annonces n’a rien de nouveau et est apparemment perdu d’avance…

Voir aussi :

Wicked défie-t-il vraiment la gravité ?

Salut les sériephiles, Cette fois encore, je vous embarque pour un détour au cinéma avec la première partie de Wicked, adaptation de la célèbre comédie musicale très attendue… Qui sort (pas) demain (mais le 4 décembre). Découvert en avant-première ce week-end, le film m’a impressionné. Un univers visuel enchanteur Dès les premières minutes, Wicked transporte…

Une tonalité plus grave, des choix plus maîtrisés

Dès ses premières images, For Good est marquant par un choix graphique irréprochable. Le parallèle s’établit rapidement avec le premier et on plonge dans ce second volet en s’éloignant progressivement de la flamboyance chorégraphiée du premier opus (même si on a encore une pub de la MAAF pour Glinda en début de film). Les couleurs se font plus ternes dans la première demi-heure, les cadres plus étroits, les silences plus lourds. Le film abandonne progressivement les grands numéros collectifs pour se recentrer sur l’intime, sur les tensions, sur les regards. Et il y a même un moment où Glinda tourne littéralement le dos à un gros numéro collectif.

C’est un virage assumé, et parfaitement cohérent avec l’évolution de l’histoire : Elphaba est complètement isolée et on sent le poids de sa solitude. À l’inverse, Glinda est mal entourée, et ça se sent aussi, ça l’isole. Je regrette que la chronologie soit parfois un peu confuse, car le temps passe bien durant ce film, c’est sûr, mais on ne sait pas exactement combien de temps tout ça prend. L’insouciance a laissé place au conflit, à la douleur, à la solitude.

En ajoutant les photos à l’article, je me rends compte que je ne parle dans ma critique des looks des personnages, et wow, ces tenues sont sublimes à chaque fois, c’est dingue !

Un duo toujours aussi fort, avec un basculement subtil

Cynthia Erivo est, encore une fois, magistrale dans le rôle d’Elphaba. Ce qui me frappe particulièrement ici, par contre, c’est à quel point Glinda devient peu à peu le centre émotionnel du récit. C’est mon point de vue, ce ne sera pas forcément celui de tout le monde, mais pour moi, elle est clairement le point d’ancrage de ce film. C’est sur elle qu’on se concentre et, bon, le titre est sur fond rose pour ce film, là où il était sur fond vert pour le premier… Ce n’est pas un hasard. C’est parfois un peu frustrant car Elphaba est supposée être l’héroïne (et elle le reste hein) et elle manque dans plusieurs scènes…

Cela dit, Ariana Grande livre une performance étonnamment nuancée qui fait que je ne peux qu’être content qu’on s’attarde autant sur son personnage et son évolution. Là où elle brillait par son humour dans le premier film, elle impressionne ici par son intensité silencieuse et le drame qu’elle peut très bien faire passer. Son regard suffit à exprimer la trahison, la blessure et l’évolution de son personnage. C’est le type de jeu qu’on ne s’attend pas forcément à voir dans une adaptation musicale à grand spectacle et c’est exactement ce qui rend ce For Good si particulier. Et puis, elle n’est pas actrice à l’origine ! Pourquoi elle a du talent à la fois dans le comique et le drame, franchement ? Certes, elle est aidée par ses collègues tout aussi géniaux, mais wow, elle m’a transporté tout le film !

Si c’est bien la relation entre Elphaba et Glinda qui est au cœur de tout, Glinda me paraît être celle qui évolue le plus et le mieux. La relation avec Elphaba donne toutefois tout son sens au titre du film ; For Good, en clin d’œil à la chanson phare de la comédie musicale, et donc aussi à la trace que laisse une rencontre, une amitié, dans une vie. Les jeux de regards des deux héroïnes justifient vraiment le passage sur grand écran. Et puis cette amitié pleine d’amour est tellement crédible, l’alchimie entre elles crève l’écran ! C’est magnifique quand les voix fusionnent dans For Good.

Des chansons plus discrètes mais habilement réinventées

Puisqu’on en parle, je m’y attendais, mais vraiment, les chansons du deuxième acte sont moins percutantes que celles du premier. Ce serait franchement injuste de s’arrêter à ça : les chansons du premier volet sont bien plus connues et cultes que celles de la deuxième partie, mais eh, il y a de très belles pépites aussi dans ce film (j’ai particulièrement hâte de réentendre les chansons plus percutantes d’Elphaba, particulièrement No Good Deed, qui est d’une puissance vocale impressionnante).

La force de ce deuxième opus, c’est d’avoir su transformer cette faiblesse apparente en opportunité. Les morceaux sont revisités, certains moments réorchestrés, et les échos avec la première partie pensés avec finesse. Le film travaille dans le détail, dans l’émotion et offre parfois des surprises bienvenues. Malgré tout, j’ai parfois trouvé que certains effets visuels (notamment les jeux de miroirs sur la chanson d’Ariana Grande seule dans son palais à parler de bulle zzz) s’autorisaient un peu trop de clinquant. C’est dommage de vouloir se prendre autant au sérieux dans la réalisation, ce n’était pas utile, ça m’a sorti de l’émotion de la chanson (mais c’est aussi la chanson qui m’a le moins convaincu). Le film n’a pas toujours besoin de se contempler dans sa propre mise en scène pour émouvoir — et il est plus fort quand il se retient… No Good Deeds, donc.

Bref, c’est vraiment pour aller chercher de quoi chipoter dans les détails ; autant vous dire que j’attends la bande originale avec impatience. Vendredi ne viendra jamais assez vite.

Nessa, et l’ombre des personnages sacrifiés

Il y a un personnage que j’attendais tout particulièrement dans cette seconde partie : Nessarose. J’ai particulièrement accroché à son intrigue dans la première partie et je savais bien vers quoi on se dirigeait ici. J’avais espoir qu’elle soit davantage développée, et ça a été un peu le cas. Je vais un tout petit peu spoilé dans ce paragraphe, attention. Malheureusement, comme dans la première partie, son arc est précipité. C’est le problème des personnages secondaires, je suppose. Son basculement dans la colère et la solitude se fait plus entre les films que dans ce second film, alors que ça aurait pu être bouleversant de le voir porté à l’écran. C’est trop rapide. Elle devient « méchante » parce que l’histoire le réclame, mais sans qu’on ait vraiment eu le temps de voir son monde s’effondrer.

Et c’est bien dommage, car Nessa aurait pu porter, à elle seule, un récit parallèle : celui d’une femme invisible, exclue, abandonnée. Le film ne lui accorde pas cette place. Et ça me frustre, parce que beaucoup se joue dans la suggestion. Ce n’est pas la seule et heureusement que les acteurs sont excellents pour faire sentir tout ce qui n’est pas montré ! Ce traitement condensé touche ainsi à peu près tous les personnages secondaires, et certains n’ont même pas vraiment de fin (les amis de Glinda par exemple). C’est un effet sans doute inévitable dans une adaptation limitée à deux films, mais qui donne envie d’imaginer ce qu’une trilogie aurait pu proposer. Oui, oui, une trilogie.

Je ne suis quand même pas le seul à être frustré, si ? Quand je pense que certains disaient que c’était idiot de faire deux films et qu’il n’en aurait fallu qu’un !

Comme dans la première partie, on ressent ainsi les contraintes de l’adaptation. Deux films, un univers riche, de l’inclusion (tiens, d’ailleurs, il y a une petite retouche dans l’histoire de Nessa ; ça fonctionne), des enjeux multiples ; il faut inévitablement faire des choix. Certes, For Good choisit très bien, mais on sent que certains fils narratifs, notamment autour du Magicien d’Oz, auraient mérité plus d’espace. Tout est suggéré en ce qui concerne l’œuvre originale, jamais vraiment exploré. Le film préfère rester focalisé sur ses deux héroïnes, et c’est un choix cohérent, fidèle au musical et au roman.

Fiyero n’est pas le personnage le plus subtil du grand écran, mais qu’est-ce qu’il fonctionne bien aussi dans les choix qu’il doit prendre en cours de film !

Mais j’avoue : j’aurais rêvé d’une troisième partie qui laisse le temps d’adapter aussi Le Magicien d’Oz en parallèle, en nous montrant le périple de Dorothy aussi. Oui, je suis gourmand, mais c’est un peu frustrant par moment. Et puis, je n’en parle presque pas, mais Jonathan Bailey est grandiose aussi et j’aurais tellement aimé l’avoir plus longtemps sur grand écran (là aussi, c’est gourmand, après tout, il a une scène un brin dénudé, c’est déjà bien, que demande le peuple ?).

Et la fin ?

Sans rien dévoiler, le dernier acte est parfaitement mené. L’émotion monte doucement, sans excès, jusqu’à un dernier plan qui m’a tellement plu. Tout est là : ce qu’on ne dit pas, ce qu’on espère, ce qu’on perd. C’est dans ces moments silencieux que For Good devient un grand film, et après un quart d’heures très vif et riche en révélations, la toute fin accomplit ce que le film visait. C’est fluide, ça semble se faire sans effort et c’est en grande partie pour ça que je considère que le film tourne surtout autour de Glinda. Il manque peut-être une réplique, dans le premier, sur son personnage et sa difficulté à faire de la magie parce que tout a toujours été simple dans sa vie, mais c’est un détail que la performance des actrices balaie sans mal.

J’adore aussi tout le message politique que l’on peut tirer de l’œuvre. Non seulement la réécriture d’Oz fonctionne, mais en plus, il est question de la perception du public, de la manipulation des masses et de la nécessité d’un grand méchant en commun… Des questions qui sont très au goût du jour, je pense. La résolution est d’ailleurs un brin trop simpliste, mais ça fait du bien aussi d’avoir un bout d’happy end dans une fin forte en émotion que je ne peux pas qualifier d’happy end. Comme j’aime les fins tristes et pas trop joyeuses, je suis servi. Mais à nouveau, j’en dis déjà trop, je ne veux rien spoiler si vous ne l’avez pas vu !

En bref, For Good est une suite qui prend des risques et qui mérite d’être plus applaudi que ce que j’ai pu entendre en fin de film hier. Certes, cette deuxième partie est moins flamboyante, plus émotionnelle, plus lente parfois, mais aussi plus profonde. Là où certaines critiques la trouvent en demi-teinte, je la trouve plus mature, plus forte, plus marquante que le premier film. C’est fluide tout du long, comme pour le premier, mais les enjeux y sont plus forts et les révélations finales bien plus marquantes que dans le premier film où on savait bien ce qu’on venait voir (c’est dans le titre, quoi). J’aime qu’on ne réduise jamais à des archétypes les deux héroïnes et que le film parle d’amitié, de différence, de choix. Et malgré les frustrations, malgré les scènes un peu rushées ou certains effets de style qui se prennent trop au sérieux, cette adaptation réussit quelque chose d’essentiel : elle touche vraiment, elle est marquante. Son esthétique est folle et donne envie d’aller vivre à Oz, malgré les machinations politiques.

Allez le (re)voir.

Je n’ai pas honte de le dire : oui, j’ai déjà envie de le revoir et surtout de réécouter la BO. La conclusion de cet article est du coup bien trop facile, vous allez voir, et un peu spoiler si vous ne connaissez pas le spectacle ou n’avez pas encore vu le film, mais eh, je n’y résiste pas : le film, comme la chanson dont il tire son nom, parle de la façon dont certaines personnes changent nos vies “for good”. C’est culte quand le duo le chante dans le spectacle. Ce film, en y ajoutant une brillante adaptation de comédie musicale que je reverrai plein de fois, il change un peu ma vie aussi. For good.