This is us – S06E01

Épisode 1 – The Challenger – 14/20
L’épisode effleure des cordes sensibles sans jamais parvenir tout à fait à les atteindre, en tout cas avec moi. Cela donne donc l’impression d’avoir vu un épisode tout à fait classique, pas un début de saison. Clairement, j’en attendais plus de la série. Elle ne fait qu’introduire un certain nombre d’intrigues qui vont finalement avoir un impact plus tard, mais ça donne trop l’impression d’une saison qui se met en place et pas assez celle d’une fin grandiose. J’espère qu’ils se reprendront pour la suite.

Spoilers

Comme chaque année, les triplés fêtent leur anniversaire.

-What a thing being a parent.
-What a thing being a kid.

Quel étrange début de saison que celui-ci. On commence par des plans semblant tout droit sorti d’une pub pour de la bouffe. Jack et Rebecca sont super amoureux alors qu’un nouveau cast de triplés est embauché pour jouer les enfants plus jeunes. C’est un peu dommage, mais c’est inévitable avec le temps qui passe. Au moins, on commence par Jack et Rebecca heureux au matin du 28 janvier 1986, et ce n’est pas plus mal. On connaît la date parce que c’est la date de l’échec de la mission Challenger.

Bizarrement, les scénaristes en font tout un pataquès pour cet épisode, avec les enfants qui assistent en direct à l’explosion de la navette depuis leur salle de classe. Kevin était un gamin insupportable en classe, ça alors. Bon. Les scénaristes en font un pataquès parce qu’apparemment, c’en était un pour les américains à l’époque. Je n’étais pas né, je n’en ai jamais vraiment entendu parler, mais ça semble être un peu l’équivalent de leur 11 septembre – parce que moi, c’est clairement leur 11 septembre, l’événement un peu traumatisant qui fait entrer dans le monde des adultes alors que ce n’était pas prévu.

Bref, Jack et Rebecca font ce qu’ils peuvent pour que les triplés expriment les émotions de tristesse et de deuil qui risquent de découler de cette explosion de héros nationaux à la télévision… mais Kevin veut juste plus de bouffe. Kate est triste d’avoir vu ses profs pleurer et espère que les astronautes étaient plus proches du paradis car dans le ciel ; Randall s’inquiète des enfants d’une astronaute désormais orphelins et Kevin… toujours pas. Même quand il parle avec Jack, on comprend bien qu’il n’a pas de problème particulier vis-à-vis de cette journée.

Cela inquiète énormément Rebecca, mais comme toujours, Jack trouve les bons mots pour la rassurer. Rebecca finit par dresser un joli parallèle entre Randall et The Catcher in the rye et j’avoue que c’est assez incroyable comme écriture d’épisode, mais ça ne suffit pas à atteindre ma corde sensible pour cette fois. C’était un peu plus efficace de voir Kevin se confier à sa sœur sur la peur de la mort de ses parents. C’était touchant comme tout, cette scène.

Si jamais on était passé à côté par je-ne-sais-quel-hasard du destin, on sait rapidement qu’on est dans une dernière saison : juste après cette scène qui nous introduit une famille heureuse, on nous réintroduit cette fois chaque personnage de la série par un parallèle dressé entre le pilot de la série, le tout premier épisode il y a six ans déjà, et ce premier épisode de dernière saison. On voit donc Rebecca fêter l’anniversaire de Jack, préparer les 36 ans des triplés, puis leur préparer les 41 ans ; on voit Kate ouvrir son frigo plein de post-it culpabilisateurs, puis l’ouvrir pour y découvrir des post-it sur la nourriture de ses enfants ; on voit Randall apprendre l’adresse de son père biologique au boulot, puis recevoir un autre mail bien important six ans plus tard quand il apprend que le cambrioleur de la saison passée est arrêtée ; et enfin, on retrouve Kevin il y a six ans torse nu avec ses deux top-modèles, puis torse-nu à s’occuper de ses jumeaux dans un garage juste à côté de la maison.

Oui, oui, à côté de la maison de… Madison. Oh, ces scénaristes vont m’énerver. On a toujours droit à des scènes super mignonnes entre Kevin et Madison, qui sont des parents parfaits avec les jumeaux et sont tous mignons. On apprend au passage que Kate organise une fête d’anniversaire à laquelle Madison décide de ne pas aller, car c’est une fête de famille, et ça m’énerve. Ils se comportent toujours comme un couple.

Bon, Kevin a aussi une décision à prendre pour sa carrière : il apprend que le Manny est déjà sur le point de vivre son premier reboot. Il est trop vieux pour rejouer le rôle, mais il peut désormais jouer le père de cette sitcom un peu craignos. Eh, ça pourrait probablement marcher en vrai, seulement, ce n’est pas le plan de carrière qu’il imaginait. Après un film pourri, c’est compliqué de toute manière.

Tout son plan de vie est tombé à l’eau de toute manière : quand il rentre auprès de Madison, c’est pour mieux se rendre compte que sa vie à elle continue. Elle est désormais en train de flirter avec un type de son club de lecture. Oh bordel, vraiment, ils veulent m’énerver cette saison. J’ai tellement de la peine pour Kevin. Il se retrouve témoin de ce flirt, parce qu’il vit dans le garage, et il se le retrouve deux fois.

En plus, Madison regarde sans lui un épisode d’une série qu’ils ont l’habitude de regarder ensemble, pour le regarder avec le type qui la drague ? Non, vraiment, c’est juste intenable, Madison est loin d’être cool sur ce coup-là. En même temps, elle ne doit plus rien à personne, hein, je sais qu’elle a bien le droit de flirter avec un autre… mais putain, putain, elle flirte encore avec Kevin le père de ses enfants, donc à un moment, bon, faut faire un choix.

C’est Kevin qui finit par le faire : il décide de quitter le garage et de s’éloigner de ses jumeaux pour retourner vivre chez sa sœur. Ah. Après, il fait bien parce que clairement la situation de Madison l’énerve plus que la situation de sa mère. J’y viens, attendez, il faut que je fasse la critique à peu près dans l’ordre, tout de même.

De son côté, Kate semble être en dépression quand elle voit ses mugs de couple dans son placard, mais vraiment, elle aussi, elle va m’énerver. Ils ont réussi à détruire toute l’évolution du personnage en une scène et une intrigue, je crois, et elle m’énerve à nouveau comme dans les premiers temps. En effet, elle est triste de savoir que Toby est loin d’elle désormais. Il prend pourtant le temps de l’appeler pour son anniversaire.

Elle est tout de même énervée, surtout qu’elle est habituée de voir Toby en personne pour son anniversaire et que cette année, il lui embauche une femme de ménage. Soit. Et bien sûr, pour ne rien arranger à mon humeur face à cet épisode, elle reçoit ensuite un SMS de Philip lui demandant de passer à l’école au plus vite.

Quand elle y arrive, elle le surprend en train de larguer une femme magnifique, mais une femme qui l’ennuie énormément selon ses dires. C’est un gros connard, donc, et il est à la hauteur de ce que Jimmy était déjà dans You’re the worst. Il a toutefois permis aux élèves de Kate de lui préparer une surprise : l’urgence pour laquelle il la fait venir est tout simplement un cadeau d’anniversaire, avec les enfants chantant Time after time. Au point de faire pleurer Kate, évidemment. Ah cette série sait toujours trouver les bons sentiments, mais non, Kate, ça ne va pas suffire à ce que je t’aime à nouveau.

C’est un peu mieux en fin d’épisode quand elle reçoit Kevin chez elle et qu’elle compare leur vie à ce qu’ils étaient cinq ans plus tôt, alors qu’il accepte finalement de faire le reboot du Manny. J’ai surtout aimé sa toute dernière scène de l’épisode, mais c’est triste, parce que je l’ai aimé uniquement parce que Tobby était là pour lui souhaiter son anniversaire. Je veux tellement qu’ils restent ensemble.

Pendant ce temps, Randall doit annoncer à Beth que leur cambrioleur a été retrouvé, et les policiers sont sûrs que c’est lui parce qu’il avait une photo de leur mariage sur lui. Randall veut aussitôt aller au commissariat pour le confronter et faire face à cette réalité, quand Beth lui rappelle que c’est une bien mauvaise idée pour son anniversaire.

Malgré tout, Randall décide d’aller le voir au commissariat. Si Beth est vexée, cela nous fait une étonnante intrigue où Randall peut parler à un homme qui considère qu’il était sur sa photo. L’homme est clairement dans un autre monde : il n’a aucun souvenir du cambriolage et, à vrai dire, il n’a aucun souvenir tout court. Il perd la mémoire, demandant à plusieurs reprises à Randall s’il sait où est son chien. C’est si triste. Et ça fait écho évidemment à Rebecca.

Nous la retrouvons en train de raconter des souvenirs d’enfance à Miguel et Nicky, sauf qu’elle en oublie une partie. Cela ne semble pas traumatiser plus que ça les deux hommes, mais il faut dire que Nicky est toujours coincé sur son amour de jeunesse. Nous, en revanche, nous voyons Rebecca perdre ses souvenirs et bien des détails et… c’est juste tellement triste. Elle est perdue dans ses pensées et on la voit être obsédée par les petits détails qu’elle perd… Tu m’étonnes. Ils retranscrivent le traumatisme de ce genre de maladie avec beaucoup de réalisme.

Finalement, Randall fait donc le choix de ne pas engager de poursuite contre David, l’homme qui a voulu cambrioler sa maison. Il voit en lui William, Kevin, Jack et tous les addicts qu’il est censé aider en tant qu’homme politique. Si Beth ne comprend pas immédiatement son choix, elle est évidemment toujours aussi géniale avec lui. Elle accepte donc la situation et lui propose comme cadeau d’anniversaire de coucher avec lui. Si ce n’est pas mignon.

Une fois que c’est fait, ils partagent un gâteau en visio avec Kate et Kevin. Le problème, c’est que la fête tourne un peu court quand Rebecca pète un câble au milieu du repas à ne pas retrouver un mot. Elle est alors forcée d’annoncer à ses enfants qu’elle a des plaques dans le cerveau et que la maladie progresse.

C’est tout à fait terrible, mais au moins, l’épisode termine bien pour elle quand elle se souvient finalement du mot qu’elle cherchait toute la journée. Avant ça, elle pète un câble contre Nicky et lui annonce qu’ils iront voir Sally dès le lendemain car il lui fait mal à la tête à tourner en boucle sur son amour de jeunesse. Avant ça aussi, on apprend que David ne se pointe pas au rendez-vous que Randall lui avait donné. Beth n’abandonne pas son mari pour autant et c’est plutôt plaisant de savoir qu’il y a au moins un personnage pour qui tout va bien – même si on comprend bien que Randall veut sauver tout le monde et qu’il ne le pourra pas.

Bref, tous les personnages sont aux portes de moments bien dépressifs et merdiques, à des stades de leur vie qui ne leur conviennent plus. Il va falloir traverser la dépression avant d’avoir une fin que j’espère heureuse. Su-per.

 

This is us (S06)

Synopsis : La fin de saison 5 était passablement énervante avec une décision de Madison que je n’approuvais pas et un flashforward pour Kate que je ne supportais pas. Pour la dernière saison, la série a donc du travail !

Saison 1 Saison 2 Saison 3 | Saison 4 | Saison 5 | Saison 6

Pour commencer, je ne suis pas si impatient que ça de retrouver les Pearson cette année. Pourtant, c’est la dernière saison et ça devrait me motiver, mais je ne sais pas, l’attente a été tellement longue que j’espère ne pas être déçu par les décisions des personnages – et des scénaristes – car j’en suis limite à penser que ça va être une saison de trop. La fin de saison dernière ne m’avait pas plu et ça fait peur pour la suite, inévitablement.

Et en même temps, avec cinq saisons très réussies, je ne devrais pas m’inquiéter outre mesure pour celle-ci. Une chose est sûre, je sens qu’on a fait le tour de la plupart des intrigues et je pense que c’est vraiment un bon choix de leur part de s’arrêter là, même si je suis sûr qu’en fin de saison, ça va me déchirer de devoir dire adieu à ces personnages.

En attendant, j’ai déjà préparé ma boîte de mouchoirs pour pleurer un coup si besoin, alors trêve de blabla, passons à l’épisode tant que je suis encore réveillé.

Voir aussi : Les récaps de 9-1-1 Lone Star (S02) et This is us (S05)

S06E01 – The Challenger – 14/20
L’épisode effleure des cordes sensibles sans jamais parvenir tout à fait à les atteindre, en tout cas avec moi. Cela donne donc l’impression d’avoir vu un épisode tout à fait classique, pas un début de saison. Clairement, j’en attendais plus de la série. Elle ne fait qu’introduire un certain nombre d’intrigues qui vont finalement avoir un impact plus tard, mais ça donne trop l’impression d’une saison qui se met en place et pas assez celle d’une fin grandiose. J’espère qu’ils se reprendront pour la suite.
S06E02 – One Giant Leap – 14/20
Ce début de saison ne parvient pas à me convaincre, décidément. Avec cet épisode, nous en arrivons déjà à un moment où une partie du casting est absente et où les personnages sont divisés en deux intrigues et ça ne fonctionne que partiellement : on sent que les scénaristes comblent du temps parfois dans l’épisode, et c’est gênant. En plus, je trouve qu’une des intrigues passe à côté d’un message qu’elle aurait pu faire passer là où la deuxième se contente de paver le chemin pour la conclusion de l’intrigue d’un personnage auquel je n’accroche pas plus que ça. Bon, c’est comme ça.
S06E03 – Four Fathers – 15/20
J’ai un peu trop l’impression que le message de l’épisode est que sans les mères, les pères ne sont que des incapables. Si je mets de côté cette impression, l’épisode fonctionnait plutôt bien à nous révéler les doutes des personnages et à avancer dans les intrigues, même si l’une d’entre elles continue de foncer dans le mur. Cela m’énerve tellement que je me suis rendu compte en cours de route que j’étais un peu trop vulgaire dans cette critique. À lire à vos risques et périls, donc.
S06E04 – Don’t Let Me Keep You – 13/20
Je ne suis toujours pas convaincu par cette dernière saison : j’ai envie qu’on avance vraiment dans les intrigues ouvertes, mais cet épisode s’engouffre à nouveau dans une brèche ouverte lors de l’épisode précédent. Si du côté des émotions tout est toujours aussi bien écrit et parvient à toucher en plein cœur au moment voulu, je continue de penser que c’est étrange pour une saison finale de perdre autant de temps en histoires et personnages secondaires. Cela me fait toutefois craindre le pire pour la fin qui risque d’être une apothéose.
S06E05 – Heart and Soul – 15/20
L’épisode parvient comme toujours à atteindre les émotions qu’il veut nous faire vivre, mais je trouve tout de même que ça manque de quelque chose pour une saison finale. Je suis content d’avoir pu retrouver les différentes intrigues qui m’intéressent, sans pour autant être tout à fait satisfait parce que je sens bien qu’ils gardent de côté les grands moments pour des épisodes à venir. C’est frustrant. Et ce qui l’est encore plus, c’est de me rendre compte que je juge beaucoup cette saison par rapport au fait que ce soit la dernière : peut-être que sans ça, j’arriverais à être plus patient avec elle, mais là, je vois trop de personnages se diriger vers des fins qui ne sont pas celles que j’espère.
S06E06 – Our Little Island Girl : Part 2 – 16/20
Un épisode beaucoup plus convaincant que les précédents en ce qui me concerne, peut-être parce qu’il se centre sur un personnage que j’adore et nous permet de boucler vraiment une partie de l’intrigue. Cette fois, j’ai senti la série qui approchait de sa fin, et ça fonctionne bien. Il reste pourtant encore de nombreuses intrigues en cours, et je ne suis pas fan d’un grand nombre d’entre elles, mais il est peut-être encore possible d’arriver à un point final satisfaisant. Et dans tous les cas, nous nous dirigeons vers un point final, c’est pour moi l’essentiel.
S06E07 – Taboo – 15/20
Après quelques mois, je me suis dit qu’il était temps de reprendre la série, tout de même, et j’aime bien le faire par ce genre d’épisode qui permet bien de voir tout le monde et de se remettre les différentes intrigues en tête. Bien écrit, l’épisode repose sur les formules assez classiques de cette série – ou pour reprendre une des intrigues de l’épisode, il repose sur une recette dont l’ingrédient secret est bien présent pour améliorer l’ensemble.

Saison 1 Saison 2 Saison 3 | Saison 4 | Saison 5 | Saison 6

 

Riverdale (S06)

Synopsis : Maintenant que Riverdale est de nouveau une ville, il est temps d’entamer une nouvelle ère qui changera tout pour la ville. Ou pas. Ah, et aussi : Archie et Betty sont-ils morts dans l’explosion ? Suspense. Ou pas.

Saison 1 Saison 2Saison 3Saison 4 | Saison 5 | Saison 6 | Saison 7

Pour commencer, cette nouvelle saison débarque trop tôt à mon goût après la suivante, que je n’avais même pas pris le temps de terminer. En l’absence de hiatus, j’ai l’impression que tout s’enchaîne, et ce n’est pas une impression agréable avec cette série qui part toujours en vrille. J’ai malgré tout hâte de savoir quelles conneries ils nous réservent cette saison. Je sais qu’elle commence par un événement spécial en cinq épisodes… Et je suis curieux, car je n’en sais rien de plus.

Bien sûr, pour ne pas changer mes bonnes habitudes, vous comprendrez que la critique du premier épisode de la saison ne sera pas disponible tout à fait tout de suite : rendez-vous à 21h42 pour pouvoir la lire, mais avant ça, surtout, RDV à 21h pour un podcast de 42 minutes. On ne se refait pas, attendez ! Enfin, si, d’ailleurs, on se refait un peu avec un nouveau compte Twitter : @42minutes_

Note moyenne de la saison : 13,5/20

S06E01 – Welcome to Rivervale – 12/20
Alors, comment dire ? La série se réinvente une fois de plus, juste après l’avoir fait dans l’épisode final précédent… et c’est déstabilisant parce que concrètement, on sent bien qu’ils ne réinventent absolument rien d’autre qu’un nom propre. C’est juste l’occasion pour eux de contourner leur cliffhanger un temps et de proposer une intrigue perchée qui aurait trop de conséquences sur la série si elle devait avoir lieu pour de vrai.
S06E02 – Ghost Stories – 14/20
Non, je ne suis pas tombé sur la tête. Je n’ai vu qu’un épisode cette semaine alors je suis généreux dans la notation, mais je le suis aussi parce qu’une des trois intrigues de l’épisode me plaît assez pour avoir passé un bon moment devant cet épisode. Les scénaristes s’amusent avec leur idée pourrie pour ce début de saison, mais ça donne une ambiance plus sympathique et surtout très cathartique. Il n’y a aucune cohérence entre ces deux premiers épisodes, mais un schéma qui se dessine et qui pourrait me plaire sur un malentendu.
S06E03 – Mr Cypher – 09/20
Autant l’idée de ce début de saison ne me paraît pas forcément mauvaise, autant cet épisode était une catastrophe scénaristique à nouveau, avec des marchés qui ne semblent pas tenir la route et des moments à pleurer de rire tant le jeu de certains acteurs n’était pas convaincant. Après, je savais à quoi m’attendre, mais bon, il y avait podcast ce soir, autant publier une critique Riverdale tant que j’y suis.
S06E04 – The Witching Hour(s) – 12/20
Cet arc narratif n’est pas glorieux, mais au moins, les scénaristes ont pour une fois une bonne raison de s’éclater à faire n’importe quoi. Inutile de dire qu’ils en profitent à fond et explorent tout un tas d’idées, avec plus ou moins de succès. Tant que ça nous éloigne des histoires sans queue ni tête du Palladium, j’approuve.
S06E05 – The Jughead Paradox – 17/20
J’aimerais mettre un 20 pour le centième épisode de la série, mais il y a trop d’incohérences qui ne trouvent pas de réponses dans ce paradoxe et dans les anomalies évoquées par les séries. Dire qu’il y en a ne justifie pas tout, chers scénaristes. En revanche, force est de constater qu’ils ont pour une fois eu une bonne idée avec cet arc narratif menant au centième épisode. Ce dernier est fun, faisant clin d’œil aux cinq saisons précédentes comme aux comics dont il s’inspire et nous fait presque croire qu’on est face à une bonne série.
S06E06 – Unbelievable – 15/20
J’ai bien aimé l’épisode ? Les scénaristes semblent vouloir assumer le basculement dans un tout autre type de séries, et ça fonctionne mieux. Après, je reste méfiant : ce n’est pas la première fois que la série semble proposer de nouvelles intrigues vraiment plus intéressantes et à chaque fois, elle s’est enlisée ensuite dans des histoires particulièrement chiantes. On verra avec le temps ?
S06E07 – Death at a Funeral – 14/20
Chassez le naturel, il revient au galop : certaines scènes et intrigues de l’épisode n’ont ni queue ni tête, mais ce n’est pas grave ! On s’amuse bien avec le nouveau fil rouge de cette demi-saison et je me demande pourquoi ils n’ont pas osé sauter ce genre de pas avant tellement c’est dans l’ADN de la série de vriller dans cette direction. Sans être le moins du monde originale, cette intrigue permet au moins de donner un nouvel intérêt aux personnages et un nouveau souffle à la série. Je la regarde avec plus d’entrain – et d’envie ? – comme ça.
S06E08 – The Town – 15/20
Je ne m’ennuie plus devant la série avec cette intrigue fil rouge. L’épisode va à toute vitesse et nous présente un tas d’événements qui, soyons francs, sont parfaitement incohérents et trop expéditifs pour être crédibles, mais ce n’est absolument pas grave. Au contraire, ça permet de ne pas trop se prendre la tête sur des détails et sur toutes les incohérences : c’est trop rapide. Je n’attends plus rien de la série, ça ce n’est pas nouveau, mais elle parvient de nouveau à me divertir avec cette intrigue sans queue ni tête.
S06E09 – The Serpent Queen’s Gambit – 14/20
Franchement, j’aurais été capable d’enchaîner sur le dernier épisode diffusé, mais j’avais autre chose à faire ce soir, et c’est presque dommage tellement toute l’intrigue parvient à me motiver par rapport à d’habitude. Vraiment, la série me propose plus que ce que j’en attends en ce moment. Bien sûr, ce n’est pas exceptionnel, mais j’ai toujours mes petits fous rires face aux répliques et situations débiles, avec en plus une histoire qui reste sympa à suivre. Bref, c’est mieux que les deux ou trois saisons précédentes, ou alors j’ai juste ajusté mes attentes et sait exactement quoi en attendre désormais. Dans un cas comme dans l’autre, ben, je ne m’ennuie pas.
S06E10 – Folk Heroes – 08/20
J’avais un peu trop d’espoir en lançant cet épisode, mais finalement, la série est toujours aussi médiocre. Lors des épisodes précédents, je m’attendais à une intrigue naze donc je m’étais laisser embarquer par de la mauvaise SF… mais là, j’espérais retrouver cette même sensation et c’est juste un énorme non, beaucoup trop de choses n’allaient pas. Au moins, le compteur repart, c’est déjà ça.
S06E11 – Angels in America – 11/20
J’a-do-re. C’est complètement pété et ça n’a aucun sens, je n’ai pas arrêté de rire devant cet épisode qui enchaîne les énormités et nous révèle que l’intrigue de cette saison est encore plus paumée et perchée que d’habitude. Seulement, en parallèle de tout ce ridicule, la série joue avec des éléments que je peux aimer ailleurs – en le faisant mal, certes. Le message de paix que l’épisode souhaite faire penser m’empêche d’être trop sévère dans la critique, m’enfin quand même, tout ça n’a aucun sens ? Finalement, dans les saisons précédentes, les scénaristes n’avaient pas franchi toutes les limites et ils nous prouvent cette fois qu’ils ont la liberté de faire ce qu’ils veulent, pour le meilleur et pour le pire.
S06E12 – The Fog – 15/20
Des mois sans voir le moindre épisode ! Forcément, je reprends en douceur la série et je suis presque content de retrouver les personnages. C’était un épisode sympathique, je me rends compte que je n’ai eu aucun mal à me resituer dans toutes les intrigues et que le rythme est toujours aussi rapide. Quant à la logique, il ne faut jamais la chercher, mais elle a semblé être là par moment. Bref… J’ai bien aimé ?
S06E13 – Ex-Libris – 16/20
Il faut que je justifie cette note, je le sais. L’épisode est bourré des défauts habituels et c’est du grand n’importe quoi tout du long, surtout si on considère le long terme. Seulement voilà, c’est du pur guilty pleasure à ce stade : j’ai adoré cette intrigue autour des livres, le n’importe quoi assumé avec la petite touche de fantastique et les développements complètement improbables. Vraiment, ça fonctionne sur moi cette saison 6 – ça assume tout à fait son non-sens et ça va à un rythme de folie.
S06E14 – Venomous – 14/20
C’est bon, je me suis fait de nouveau à l’ambiance de la série et je vais pouvoir arrêter de surnoter inutilement. J’ai bien aimé que l’épisode se concentre sur le personnage annoncé dans le titre sans pour autant oublier les autres, mais j’ai quand même plus ri des idées perchées des scénaristes qu’autre chose devant cet épisode. En même temps, je regarde la série pour ça : j’ai exactement ce que je cherche quand je la regarde désormais. Du WTF, du surnaturel et des épisodes qui passent vite tellement on nous enchaîne l’improbable à chaque scène.
S06E15 – Things That Go Bump in the Night – 14/20
La série continue d’inventer de nouvelles règles indiscutables et de nouvelles explications improbables à chaque épisode, mais ce n’est même plus si choquant. C’est un peu comme l’absence de logique dans la série, on s’y fait et ça n’empêche pas d’aimer l’ambiance et tout un tas d’autres petits trucs perchés. En plus, les différentes intrigues de l’épisode se croisent plutôt bien pour une fois, alors j’ai eu ce que je venais voir.
S06E16 – Blue Collar – 12/20
À force de voir les épisodes passer, je commence à bien maîtriser et connaître par cœur la structure de la saison, ce qui aide pour construire la saison. Cela n’empêche pas les scénaristes de vouloir aller à toute vitesse sans jamais se soucier des détails. Bref, comme d’habitude, c’était un épisode plein de n’importe quoi pour faire avancer les intrigues vers de nouvelles idées complètement tordues et parfois stupides. Qui est-ce que ça surprend encore à ce stade ?
S06E17 – American Psychos – 09/20
Peut-être que ça y est, j’ai atteint ma dose annuelle de la série, mais vraiment, cet épisode était insupportable. On traîne en longueur sur à peu près toutes les intrigues, on nous propose des scènes qui n’ont aucun sens (malgré des tentatives de les justifier) et on termine sur des constructions de dynamiques/évolutions de personnages plutôt étonnantes – parce que trop rapide alors qu’ils avaient une saison pour nous convaincre. Et il reste encore cinq épisodes, en plus !
S06E18 – Biblical – 15/20
Dire que je me plaignais de la rapidité du scénario dans l’épisode précédent, je ne sais même pas quoi dire face à celui-ci. J’ai l’impression d’avoir vu cinq épisodes en quarante minutes, alors qu’il m’en restait justement cinq à voir dans la saison. Certains passages et retournements de situation étaient terriblement mauvais, d’autres étaient tout simplement excellents tellement la série n’a plus aucune limite. Je suis impressionné.
S06E19 – The Witches of Riverdale – 15/20
Je crois que je n’ai plus les mots pour exprimer ma surprise. J’adore le virage fantastique pris par la série qui permet désormais de justifier à peu près toutes les conneries possibles du monde, tous les revirements et tous les twists. Cette salle des scénaristes doit être en sacrée ébullition en permanence. Comment décident-ils de ce qui est finalement accepté dans la série ? Les règles changent constamment, et là, on nous ressort un spin-off en plus ? Improbable. Et impressionnant. Et… Efficace, bizarrement ?
S06E20 – Return to Rivervale – 16/20
Les scénaristes ont sorti les rames et ont fait plein de remous avec cet épisode qui tente d’apporter toutes les réponses logiques aux questions qu’on ne posait même plus, parce que la série a rarement répondu à nos questions. Le pire est que le puzzle est à peu près cohérent, si l’on accepte la part de « ta gueule, c’est magique » de beaucoup d’autres épisodes avant, le recyclage des idées des autres séries et le grand n’importe quoi général qu’est la série. En même temps, si on est encore là à ce stade, c’est qu’on l’accepte. Par conséquent, j’ai plutôt bien aimé l’épisode. Et oui.
S06E21 – The Stand – 10/20
Franchement, non. Juste non. Comme c’est une fin de saison, les scénaristes se disent qu’il faut partir encore plus dans un grand n’importe quoi que d’habitude. Ils y vont fort dès le début puis proposent finalement des solutions à tous les problèmes de la saison qui auraient pu être proposées il y a au moins dix épisodes, en fait. Toute la saison a fait du surplace, maintenant, il s’agit de la défaire en quarante minutes. Grosso modo. C’est décevant, même pour Riverdale.

Saison 1 Saison 2Saison 3Saison 4 | Saison 5 | Saison 6 | Saison 7

Fear the Walking Dead – S06E16

Épisode 16 – The Beginning – 20/20
Le thème de l’épisode est un thème que j’adore déjà de base, mais l’étendre comme ça sur des personnages que l’on connaît depuis sept ans, c’est génial. Je regrette l’absence de certains, évidemment, mais les pistes offertes pour la nouvelle saison sont prometteuses. Le mois d’octobre me paraît soudainement très loin après une fin aussi explosive. Jolie fin de saison !

Spoilers

Avant que le missile ne retombe dans l’atmosphère avec ses têtes nucléaires, nos héros réagissent différemment pour se sauver – ou abandonner tout espoir.

This maybe all the time that we have left.

Difficile de s’arrêter après l’épisode précédent, alors je suis content d’avoir du retard dans mon visionnage. Le début de cet épisode est surprenant par contre, parce qu’on retrouve la mère du bébé né le plus récemment dans la série – Rachel. Elle est dans une sacrée merde avec une roue crevée qu’elle n’arrive pas à changer et un bébé qui pleure. Et accessoirement la vue sur un missile nucléaire qui décolle.

En écoutant sa radio, elle apprend de Morgan ce qu’il s’est passé – à savoir un échec terrible pour nos héros, un missile avec dix têtes nucléaires prêts à rentrer à nouveau dans l’atmosphère et de derniers moments de vie à vivre heureux. Il est temps de se donner la fin que chacun veut. Pas évident quand on est coincé au milieu d’une route avec une roue crevée.

Il apparaît soudain un drôle de titre à l’écran – Promise me you’ll find someone – et ça ne me dit rien qui vaille pour la suite de l’épisode. J’ai eu peur d’avoir tout l’épisode sans nos héros, mais ce n’est finalement pas ce qu’il se passe. De toute manière, ce premier segment vaut déjà largement le coup avec une mère qui se retrouve la jambe écrasée par sa voiture. Elle fait ensuite tout ce qu’elle peut pour sauver son bébé, quitte à se faire une attelle de fortune ou… se suicider au bord de la route.

Vraiment, c’était une scène incroyable cette mère prête à se suicider pour son bébé, mais je ne suis pas sûr d’avoir bien compris son plan. Même en admettant que le chien arrive à la traîner jusqu’à quelqu’un, ça n’assure pas du tout la survie du bébé. Un bébé qui pleure dans un monde où il sera entouré de zombies ? un chien coincé par une laisse en cas d’attaque ?

La scène était belle, mais aussi incroyablement stupide. Il y avait d’autres moyens, j’en suis sûr. Attendre assise en était déjà un. Elle est au milieu d’une route, il y aurait bien eu quelqu’un pour lui venir en aide à un moment. Et au pire, elle serait morte, mais ça aurait gagné du temps loin des zombies au bébé ? Très étrange, sa décision. Et puis son bébé en pleine apocalypse zombie et nucléaire, j’y crois moyen.

Darme el arma – c’est à Daniel d’entendre ce qu’il arrive lorsque le missile s’envole dans l’atmosphère, et on a rapidement un problème de timing avec ce segment. En effet, Luciana, Sara et Charlie sont déjà de retour auprès de lui alors que le missile vient juste de décoller. Je veux dire, on les a vues sur la plage dans l’épisode précédent à ce moment-là. Ils ne doivent pas en être loin, de toute manière, puisque Wesley débarque ensuite avec Riley.

Plus logiquement, on a eu un petit saut dans le temps, avec Riley qui révèle l’endroit où est son bunker et Daniel qui entend d’autres coordonnées à la radio. Comme c’est Daniel et qu’il n’est pas sûr de lui, tout le monde préfère faire confiance en Riley et Rollie, l’homme qui l’amène. C’est évidemment une erreur car Daniel finit par comprendre, en chemin vers le bunker, que Rollie est en fait un traître qui bossait pour Teddy. Il a perdu sa foi en nos héros il y a quelques épisodes…

La révélation serait bien plus surprenante si j’avais eu une vague idée de qui il était, mais comme souvent avec cette série, je ne me souvenais pas tellement de ce personnage très secondaire. J’ai par contre souri de la scène entre Sara et le rabbin, parce que ça flirte sévère pour une fin du monde. De toute manière, le missile rentre à nouveau dans l’atmosphère, déjà, alors ils ont juste eu à réparer très rapidement le camion d’Al avant de repartir vers les coordonnées notées par Daniel. Entre temps, Daniel a tué Rollie et la série ne nous dit pas si ces personnages survivront. Oups.

Enjoy the view, asshole – Dans ce nouveau segment, nous suivons Dwight et Sherry à la recherche de leur propre fin – d’un endroit où ils pourront survivre ou au moins passer de derniers instants. Ils cherchent juste à se donner une fin, et Sherry est vraiment mignonne à lui rappeler que c’était leur promesse de toujours : se retrouver pour passer du temps ensemble, même pour une dernière fois.

A défaut de trouver l’école qu’ils cherchaient, ils tombent sur une jolie maison dans laquelle Sherry espère trouver une dernière bière ou des bretzels. Dwight y trouve effectivement des bières, chaudes, et les partage à Sherry. Le problème, c’est que plutôt que de profiter de la fin, Sherry se retrouve à regretter tout le temps qu’elle a perdu à être énervée.

Oh, Sherry. Je ne t’aime plus trop depuis que tu as buté ton cheval par égoïsme et colère, mais ça fait du bien de voir que tu en as conscience quand même. Je suis heureux, aussi : Dwight se retrouve au moins avec sa femme, et il le mérite vraiment. Par contre, ils se rendent finalement compte que la maison dans laquelle ils sont est encore occupée par ses habitants. Ces derniers sont par contre terrifiés pour des survivants de l’apocalypse.

Ils ne semblent pas trop en état d’avoir survécu si longtemps. Après, avec la fin du monde qui approche, ils sont peut-être juste en difficulté à être au top de leur forme, les pauvres. Ils donnent finalement un dernier but à Dwight et Sherry, mais aussi un abri s’ils arrivent à leur fin. Ils se donnent ainsi pour mission de chasser deux connards de followers de Teddy qui ont pris l’abri anti tornade de cette famille pour s’abriter.

Ce n’est pas sympa, honnêtement. Dwight et Sherry le sont eux, par contre. Ils ne mettent pas longtemps à tuer le premier qui sort de l’abri lorsqu’ils en forcent l’ouverture. Dwight décide en revanche de sauver le second, pour qu’il assiste à l’apocalypse qu’il a provoquée. Avec deux balles dans les jambes pour s’assurer qu’il ne puisse s’enfuir ailleurs ou nuire à l’abri qu’ils peuvent à présent s’offrir avec le reste de la famille. Chouette.

You have nothing to be sorry about – Était-ce vraiment nécessaire d’avoir un segment sur Teddy et Dakota ? J’imagine que oui, mais ça ne m’a pas passionné, surtout après cette excellente idée pour Dwight et Sherry. Du moins, le début ne m’a pas passionné, et puis John Sr est arrivé pour parler à Dakota et lui dire qu’il la pardonnait. C’est un thème majeur de la série, le pardon, mais tout de même, je trouve ça bien rapide. En plus, Dakota ne fait vraiment rien pour le mériter ce pardon.

Voyant que les paroles de John commencent à faire effet sur Dakota, Teddy tente de se débarrasser de lui… En vain. En effet, une fois de plus, June est là aussi pour le couvrir. Et pour pardonner aussi Dakota ? Déjà ? Comme ça ? AAAAH. Bon, l’avantage, c’est que ça provoque assez de doute en Dakota pour qu’elle envisage de changer et de repasser du côté de l’espoir. Ce n’est jamais ce qu’elle a été cependant.

Elle se retrouve avec un choix qui fait un bon cliffhanger pour ce segment (et la saison ?) : suivre John St et June dans un bunker que Teddy comptait finalement utiliser pour survivre (et peut-être lancer d’autres missiles) ou juste attendre la fin puisque le missile vient de rentrer à nouveau dans l’atmosphère. J’imagine mal les scénaristes se débarrasser de June après tout ça de tout ça de tout manière, donc son choix paraît évident.

Which man are you ? – C’est parti pour un segment sur Victor qui doit apprendre à vivre avec une énième trahison qui a possiblement provoqué cette mini-apocalypse de la tête nucléaire s’apprêtant à lui tomber dessus. Heureusement qu’on est loin des autres séries de la franchise !

Sa destination de prédilection ? Cela ressemblait à un centre commercial, mais j’ai eu un doute ensuite quand il est finalement tombé sur un étrange hangar vide, puis sur un appartement super classe tenu par un autre homme. Le genre d’excentrique qui colle bien avec Victor, dis donc ! Un historien qui utilise des vinyles et collectionne des œuvres d’art ? Pour la fin du monde, Victor tombe franchement bien.

Oui, c’est la fin du monde et du parcours pour lui : l’homme n’a pas de bunker ou de sous-terrain où ils pourraient survivre. Ils se retrouvent alors simplement à boire du bourbon en attendant la fin. Triste. Comme Victor a eu la bonne idée de lui dire qu’il était là quand le missile a été lancé, l’homme lui demande plus d’information sur tout ce qu’il s’est passé et… Victor ment encore une fois à Howard, cet homme. Il décide même de lui faire croire qu’il s’appelle Morgan Jones, qu’il est celui qui était prêt à mourir pour sauver tout le monde. Putain, Victor. Jusqu’au bout. C’est hallucinant.

I can hear her – Nous retrouvons Grace allongée sur le sous-marin à observer le missile et demander à son bébé s’il savait que le monde allait courir si vite à sa perte. Cela pourrait expliquer pourquoi elle n’est pas là avec sa mère. Par contre, quand Grace entend Morgan parler à tous de préparer la fin qu’ils veulent, elle sait très bien quelle fin elle désire. Elle veut se retrouver avec Morgan, tout simplement.

Les scénaristes nous simplifient vraiment la tâche : elle traverse tout le sous-marin en deux secondes à l’écran, apparemment sans croiser le moindre zombie cette fois. Ce n’est pas bien crédible, mais au moins, elle peut retrouver Morgan et lui dire d’abandonner son envie de trouver une solution. Il n’y en a pas, le missile est parti de toute manière.

Elle ne veut pas vivre dans un monde de radiations non plus. Elle veut juste être avec Morgan lui disant qu’il l’aime pour la fin. Comme ils ont encore pas mal de temps, ils en profitent aussi pour s’imaginer un futur alternatif – un futur où Morgan pourrait être mari et père. Ils n’ont plus beaucoup de temps, alors ils enchaînent sur un câlin, un baiser et un drôle de suicide.

Au moment de se tuer, ils entendent toutefois un bébé pleurer, et ce n’est pas celui de Grace. Non, c’est celui de Rachel. Pff. OK, je vois que j’avais zappé une partie de son plan : en tant que zombie, elle est capable de marcher et le chien la guide effectivement vers le sous-marin. C’est chouette comme tout, ça dis donc. Morgan et Grace sont peut-être confrontés à la fin du monde, mais ils se retrouvent désormais avec un chien et un bébé. Une vraie petite famille.

I know how to survive – Retour au groupe de Daniel qui n’a vraiment pas les bonnes coordonnées pour survivre. Ils se retrouvent au milieu de nulle part, sans bunker et avec une forte envie de buter Riley. C’est ce que Daniel fait, mais presque par accident. Finalement, tout va bien pour le groupe une fois Riley mort.

En effet, un hélicoptère débarque à leur rescousse : Al a apparemment réussi à retrouver sa militaire préférée et c’est juste ce qu’il fallait pour sauver nos amis. Si Isabelle refuse d’adresser le moindre mot, la radio qu’elle tend à nos héros suffit à ce qu’ils comprennent qu’il s’agit d’Al. Ils peuvent donc monter dans l’hélico – mais pas avant que Wes ne peigne quelque chose (vu le titre : The Beginning ?) à côté du cadavre de Riley.

Du côté de Dakota, le choix est finalement différent de ce que je pensais : elle décide de rester voir la fin avec Teddy, mais laisse June et John entrer dans le bunker. June essaie jusqu’au bout de la convaincre, en vain. Une fois le bunker fermé, Dakota s’en prend assez logiquement à Teddy qui reste surpris.

Comprenant qu’il ne l’a jamais aimé, elle décide de le tuer, tout simplement. Comme ça, après la mère, elle tue sa figure paternelle des deux derniers épisodes, c’est bien. Et inattendu. Elle peut alors voir la tête nucléaire retomber et… wow, je ne m’attendais vraiment pas à ce qu’après le flash, on voit si bien les effets de la destruction sur la planète et sur la chair de Dakota. Ce qui est peu rassurant, c’est que Victor a vu le même flash. J’imagine que c’est mort pour lui.

Dans le bunker, June et John sont secoués… mais ils survivent ? Dans l’abri anti-tornade, Dwight et Shelly survivent également. Grace et Morgan ? Ils se retrouvent à courir pour éviter les débris et l’onde de choc de l’explosion. Ce n’est pas gagné pour eux, ça doit faire une bonne dose de radiation quand même… mais toujours moins que June et John ? Eux, ils étaient proches du point d’impact apparemment.

En effet, personne ne prend plus cher que Dakota au moment de l’impact. Même le zombie de Riley finit en bon état ! Victor ? Il survit à l’explosion, bien sûr. Les vitres n’ont même pas explosé ! Il peut raconter enfin la vérité à Howard, mais l’aube de cette nouvelle journée pour eux ? Je ne la sens pas. Je sens mieux l’aube pour le reste du monde, alors que les têtes nucléaires continuent d’exploser… Morgan et Grace survivent avec un bébé qui continue de dormir ?, mais c’est très clair… La fin approche avec les radiations désormais.

Alicia ? Nous ne la voyons pas dans l’épisode, mais son bunker semble tenir bon… Gardons le suspense jusqu’en octobre !

EN BREF – Bon, ben ma foi, j’avais bien compris que la saison 7 parlerait de zombies radioactifs, mais je ne pensais pas que la saison 6 se terminerait comme cela. Ce fut plus explosif que prévu ! J’ai beaucoup apprécié l’ensemble de la saison, cela dit, pas juste ce dernier épisode. J’ai fini par me faire à l’idée que la construction des saisons de cette franchise consistait à éclater l’intrigue des divers personnages sur plusieurs épisodes, et j’ai fini par m’y faire aussi.

Par contre, je ne remercie pas le covid d’avoir impacté énormément la diffusion : on a eu l’épisode de fin de mi-saison à la reprise, et c’est vraiment dommage. L’avantage, c’est que je garde en tête surtout la deuxième partie de la saison qui était meilleure que la première. J’ai eu l’impression qu’ils ne lâchaient jamais rien. C’est sûrement parce que j’aime les personnages désormais.

Du coup, vous comprendrez que je serai au rendez-vous en octobre, dès que possible ! Ces dix têtes nucléaires qui explosent et promettent un monde nouveau, j’ai hâte de voir ce que ça donne et ça va nous éloigner encore plus de ce que la série était jusque-là. C’était un point de non-retour… et je me demande s’il y aura des conséquences sur les autres séries. Après tout, il y a un hélicoptère qui embarque une partie de nos personnages et une apocalypse nucléaire qui ne dit rien qui vaille et devrait normalement avoir des conséquences à l’échelle du continent entier.