Agents of S.H.I.E.L.D – S05E13

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du 13e épisode de la saison 5 d’Agents of S.H.I.E.L.D.

13.jpgÉpisode 13 – Principia – 17/20
 The steps you take don’t need to be big, they just need to take you in the right direction.

L’électricité est revenue ! Vous vous doutez bien que je n’ai pas mis longtemps à me précipiter sur mon ordinateur pour voir cet épisode – en prenant soin d’enfiler mon plus beau pull vert pour le Bingo Séries avant.

Ce 101e épisode commence à merveille avec le retour d’un bon vieux méchant qu’on avait tous oublié, Von Strucker, qui se fait toujours appeler Alex et qui avait été manipulé par Ward un temps… Un bon vieil agent d’Hydra, donc. De mémoire, on l’avait laissé dans le coma après une petite torture par Hive/Ward… Lincoln l’avait réveillé avec quelques stimulations électriques, et Coulson en avait profité pour lui soutirer des informations sur Ward et Malick. Bon, il était en tout cas en bien plus mauvais état que ça, en tout cas.

S’il est chez le psy, il est toujours aussi cinglé et n’hésite pas à détruire la main de son psy. Sans trop de surprise, il est recruté par l’armée. Il se réveille nu dans un bunker où l’attendent un petit-déjeuner et un couteau.

Il tombe sur l’ado blonde d’il y a deux épisodes, Ruby, qui, avec ses écouteurs l’ignore totalement pendant un moment, avant de lui dire qu’ils sont en sécurité. La grosse surprise de l’épisode vient du fait qu’il se souvient de Ruby : c’est donc que tout est lié. Il menace la fille qu’il avait l’habitude de babysitter quand il était petit, histoire de revoir sa mère. Le Général Hale essaye de ramener Alex dans son clan, mais celui-ci refuse bien évidemment, demandant à mourir à la place.

Elle s’y refuse, préférant le laisser libre – une technique de manipulation habituelle : elle lui envoie en fait Ruby pour soutirer l’information qu’elle souhaite. Celle-ci s’en tire plutôt bien en le draguant et en lui avouant toute la vérité.

Du côté de Yoyo, tout ce qu’elle a à faire est d’attendre et dormir, tout ce qu’elle ne fait jamais quoi. Fitz se débrouille pour trouver ce qu’il faut pour lui construire des bras, et la partie la plus drôle de cette scène et de cette intrigue est clairement que Mack se retrouve à être en couple avec un robot.

On repart avec cette épisode dans l’intrigue du Gravitonium, qu’on nous réintroduit avec la présence de Deke pour poser les questions sur Ian et Cybertech, histoire de nous rappeler qui ils sont. Les premières saisons sont loin. Daisy est toujours privée de ses pouvoirs, mais ça ne l’empêche pas d’utiliser ses connaissances informatiques pour retrouver Murray Jacobson, un pro du Gravitonium bossant pour Cybertech… et qui s’avère être un pote de Mack.

Il s’agit en fait d’Anthony Caine, un ami d’université. Cela permet quelques bonnes blagues dans l’épisode et on retrouve l’ambiance fun des premières saisons qui manquait ces derniers temps, avec le super surnom Mack Hammer, donnant lieu à un bon jeu de mots de Coulson plus tard dans l’épisode.

En parallèle, Fitz se retrouve à jouer les babysitters pour Deke. Cela ne lui plaît pas du tout, mais s’il savait que c’était son petit-fils, ça changerait sûrement la donne. Deke continue de trouver son voyage dans le passé fascinant, découvrant cette fois le basketball. Les voir s’amuser est sympa et change un peu de l’ambiance habituelle, jusqu’à ce qu’ils apprennent qu’il y a encore des distorsions et qu’ils peuvent encore halluciner quelques petites choses.

Yoyo est en pleine dépression malgré tout, oubliant qu’elle n’a plus de bras et tombant au sol, comprenant une fois à Terre que leur futurest tracé. Jemma Fitz (oooouh) tout juste mariée (comptez pas sur moi pour l’appeler comme ça plus d’une fois) essaye de la rassurer, mais ce n’est pas évident de croire que le futur peut changer avec tout ce qu’on sait pour le moment. Concernant le nom, Jemma elle-même demande que leurs noms soient fusionnés, et je n’en demande pas plus, même si les jolies scènes entre Fitzsimmons me font flipper pour la suite du couple, par habitude.

Les hallucinations ? C’est Deke qui y a droit pour revoir sa mère qui lui répète le même dicton en boucle : l’important n’est pas de faire des grands pas, mais de les faire dans la bonne direction. Cela sent bon la révélation pour plus tard. En attendant, Deke trouve la solution au problème sur lequel Fitz bossait.

Dans leur coin, Daisy et May espèrent trouver une solution à la maladie de Coulson, et font tout ce qu’elles peuvent pour y parvenir, malgré son refus. C’est problématique quand on sait que c’est ce qui va mener à la fin du monde ; en tout cas d’après Yoyo du futur.

Pas le temps de trop s’en occuper au milieu de tout le reste cependant. Mack se débrouille pour inerroger Murray Jacobson sur le Gravitonium grâce à son pote. Ils découvrent ensemble que le Gravitonium est sous l’eau, au fond de l’océan ; mais Fitzsimmons, grâce à Deke, découvre le bateau dans les airs, merci le Gravitonium. Coulson, Mack, son pote, Daisy et Mack se rendent donc sur un navire flottant – à croire que c’est à la mode cette année les bateaux qui volent. Leur mission consiste à s’emparer du Gravitonium pour pouvoir l’étudier.

Bien sûr, ils tombent sur un équipage qui paraît mort, mais qui ne l’est pas tant que ça. Ils ne s’en rendent compte que trop tard : ils embarquent avec eux le gravitonium, auquel ils ne peuvent toucher (Can’t touch this, Mack Hammer), perturbant l’équilibre du bateau. C’est à ce moment-là qu’ils tombent sur quelques méchants robots qu’ils détruisent. Mack reste en arrière pour récuperer les bras du robot afin de les offrir en fin d’épisode à Yoyo.

L’ami de Mack est laissé avec pour mission de s’occuper de trouver des infos pour sauver Coulson, alors que la fin d’épisode voit Deke découvrir que Jemma est sa grand-mère lorsqu’elle utilise le même dicton que sa propre mère. Absolument aucune surprise de ce côté, car je m’y attendais, mais quand il a appelé Fitz « grandpa » en marmonnant dans sa barbe, j’ai eu d’un coup une bien mauvaise intuition.

C’est reparti pour de la théorie foireuse, mais si Jemma est sa grand-mère, rien ne dit que Fitz survivra assez longtemps pour profiter d’être papa. Ce serait hyper tordu de la part des scénaristes de le tuer et de faire en sorte que Jemma élève seule sa fille, mais il faut se méfier de tout avec eux. Fitzsimmons ont vraiment de jolies scènes cette saison, et ce n’est jamais bon signe dans une série qui a à la barre au moins un membre de la famille Whedon – et il y en a deux avec Maurissa Tancharoen et Jed. L’inverse peut aussi être valable : peut-être que la mère de Deke se raccroche tant à sa propre mère parce qu’elle l’a perdue quand elle était jeune…

En cliffhanger, Alex accepte de travailler avec Ruby, qui lui montre donc qu’ils ne sont pas seuls à avoir été recruté par Hale. Cette équipe de super méchants commence à avoir de la gueule, ça va être un bon affrontement !

Après le centième épisode qui formait une sorte de pause, on repart de plus belle avec un épisode qui nous embarque dans… la bonne direction. Oh mais oui, c’est exactement ça qu’il faut en retenir, il ne fait pas des pas de géant, mais il les fait dans la bonne direction. C’est toujours aussi cool à voir du coup, et je trouve qu’on retrouve même l’ambiance des premières saisons qui avait disparu ces derniers temps.

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Rise (S01)

Synopsis : Inspirée d’une histoire vraie, la série raconte la vie d’un professeur passionné qui monte un club de théâtre où tout le monde chante. Ouais, c’est à peu de choses près Glee, mais avec plus de sous et, j’espère, de cohérence scénarisitque.

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Pour commencer, vous devez vous dire que je suis taré de commencer une nouvelle série, encore, alors même que j’ai deux semaines de retard dans mon planning sur pas mal de séries que je meurs d’envie de voir (Here and Now et HTGAWM, je pense à vous)… mais la vérité, c’est que depuis que j’ai entendu parler de Rise il y a plusieurs mois maintenant, je meurs d’envie de la voir : elle fait partie des nouveautés que j’attendais le plus cette année et ce n’est pas leur bande-annonce du Superbowl qui a cassé mon élan en me mettant « Glorious » en tête à chaque fois que je pense à la série.

Il faut dire aussi que ça fait un moment que je cherche une série musicale à commencer, parce que je n’en ai plus et que ça me manque, parce que oui, je suis comme ça, j’adore quand ça chante, puisque j’adore chanter moi-même, comme peuvent parfois douloureusement le savoir ceux qui me suivent sur snapchat ou me connaissent pour de vrai. Aimer chanter ne veut pas dire savoir chanter, c’est tout le problème, mais qu’importe, une telle série ne pouvait passer en-dehors de mon radar. À défaut de rattraper tout Crazy Ex-Girlfriend ou Nashville, je donne donc sa chance à cette petite nouvelle.

Ils ont su trouver les bons arguments avec cette série en même temps : Josh Radnor (HIMYM) et Amy Forsyth (Channel Zero No-End House), il n’en fallait pas plus pour me convaincre. J’ai visionné l’épisode en tout début d’après-midi, mais n’ai pas eu le temps de vous en parler plus tôt, mais voilà, je suis là et c’est parti pour mon avis. Comme d’habitude, sur cette page, il n’y aura pas de spoilers, et pour les avoir, il faudra lire la critique complète en cliquant sur un titre d’épisode 😉

Note moyenne de la série : 15,5/20

S01E01 – Pilot – 15/20
La série est chouette, mais j’en attendais vraiment beaucoup plus après la promo effectuée ces derniers mois autour d’elle. Les comparaisons avec Glee sont inévitables, même si l’ambiance est très différente et bien plus réaliste dans Rise. Malgré ce réalisme (ou peut-être à cause de ?), le pilot peine à convaincre en allant beaucoup trop vite en besogne et en ne développant pas assez ses personnages. Bref, la réalisation passe plutôt bien (malgré des filtres lumineux et zooms pas nécessaires), mais l’écriture n’est pas encore au point, et c’est dommage. Finalement, ce n’était pas si Glorious.
S01E02 – Most of all to Dream – 16/20
Avec ce deuxième épisode, il est devenu très clair que la série n’est pas la série musicale qu’on nous a vendu ces derniers mois. Cela ne l’empêche pas d’être intéressante, mais sans son excellent casting, je ne pense pas qu’elle vaudrait le détour car les intrigues sont pour l’instant très clichées. J’y reviendrai toutefois avec plaisir pour suivre les acteurs, car ils incarnent tous très bien leurs rôles, même lorsque ce n’est pas évident d’être si doué.
S01E03 – What Flowers May Bloom – 15/20
Franchement, je ne peux pas dire que ce soit mauvais, mais tout est très convenu : c’en est au point où j’ai du mal à croire que ce soit inspiré d’une histoire vrai tant c’est prévisible. Les personnages ne sont pas très originaux, l’histoire elle-même semble réchauffée, et pourtant, il y a un aspect réaliste des coulisses de l’organisation d’un spectacle qu’on ne voit nulle part ailleurs. Je reste mitigé après trois épisodes, mais je continue d’avoir envie de la regarder et c’est déjà ça.
S01E04 – Victory Party – 14/20
Ah, ça y est, ils ont enfin chanté Glorious, et c’était moins bien que dans la bande-annonce ! Un épisode tout classique, une série qui se laisse regarder et dans laquelle il se passe plein de choses, mais toujours pas une série incontournable pour ma part. C’est un bon moment, rien de plus, rien de moins.
S01E05 – We’ve Got All Our Junk – 16/20
Ah ! Avec cet episode, j’ai l’impression que la série trouve enfin ce qui lui manquait jusque-là pour se démarquer. Cela paraissait pourtant facile vu les talents dans le casting, mais ça a tardé à venir. Les intrigues sont intéressantes, même si toujours assez prévisibles malheureusement. J’ai terminé l’épisode avec l’envie d’en voir plus, comme quoi tout finit par arriver.
S01E06 – Bring Me Stanton – 16/20
Rien d’extraordinaire dans cet épisode, qui ne reprend pas le même délire que la semaine dernière, mais ça se passe malgré tout plutôt bien pour la série qui a un peu plus d’oxygène qu’avant je trouve. Le schéma des épisodes devient de plus en plus formel et classique (avec des problèmes perso qui se croisent au moment d’une grande solution pour le spectacle de théâtre) et on se retrouve « en temps réel » avec un épisode = une semaine. Sympathique, mais toujours pas incontournable.
S01E07 – This Will God Willing Get Better – 15/20
Les épisodes passent et la série semble avoir commencé il y a un siècle sans que les choses n’avancent vite. C’est donc un nouvel épisode de transition qui permet de faire le point sur les intrigues de vie d’à peu près tout le monde, avec enfin quelques avancées attendues depuis un moment déjà, alors que ce n’était jamais que le septième épisode.
S01E08 – The Petition – 16/20
C’est toujours aussi inégal, avec des personnages que je déteste et d’autres dont les intrigues sont bien menées. Finalement, la meilleure scène vient de personnages totalement secondaires alors que les rebondissements autour du spectacle me passionnent de moins en moins. Une chose est sûre, j’espère qu’il s’agira d’une mini-série, car je ne suis pas motivé pour une saison 2 là.
S01E09 – Totally Hosed – 14/20
Un épisode sympathique qui prépare le terrain pour une fin de saison qui a vraiment beaucoup de choses à traiter encore. Je ne suis pas sûr que la série bouclera toutes ses intrigues et c’est dommage, parce que je ne suis pas sûr non plus qu’il y ait le matériel pour une saison 2… On verra bien, de toute façon, mais la série n’aura pas su décoller autant que je l’espérais en la commençant.
S01E10 – Opening Night – 17/20
Soulagement ! La série est annulée, mais elle se termine sur une vraie fin et avec des conclusions (plus ou moins) satisfaisantes pour chaque intrigue. Le spectacle de fin d’année est là et la série nous le fait vivre, quitte à ce que ce soit long par moment. Dans l’ensemble, cet épisode final apporte donc ce qu’il fallait de dénouement et d’adieu à son large casting.

Série annulée, mais avec une vraie conclusion.

Rise – S01E01

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du pilot de Rise.

01.jpgÉpisode 1 – Pilot – 15/20
I’m taking over the theater department

Petit montage musical habituel de base pour commencer la série avec notre professeur qui se rend en cours en voiture et l’introduction rapide des étudiants assez clichés pour des lycéens. Tout aussi cliché, le prof de littérature qui ne parvient pas à passionner sur Les Raisins de la colère réussit à obtenir la tête du département dramatique de son lycée. C’est parti pour la promotion qui se fait au détriment de sa collègue présentée comme insupportable par le proviseur…

… Et par sa première scène où elle détruit un excellent spectacle de Grease plutôt bien géré par ses étudiants. Elle marque toutefois des points en montrant que le lycée n’en a rien faire du théâtre, au point de diviser par deux le salaire du professeur en charge de ce département. Oups.

Sans trop de surprise, la culture musicale des scénaristes est au point avec les filles du professeur fan d’Hamilton et une femme, Gaelle, pas fan de voir son mari prévoir de s’absenter plusieurs soirs par semaine.

La présentation des personnages est totalement clichée… Au Diner de la ville, nous avons le droit à une étudiante qui paye ses études en travaillant et qui remarque son patron en train de harceler une autre employée, le sportif du lycée, Robbie, dort en cours, a une mère à l’hôpital et gère en rap, la bitch du lycée, déjà dans la production Grease, est heureuse de voir son père rentrer à la maison sous le regard dépité de sa mère et le prof rencontre l’étudiant chargé des lumières, Maashous, un grand timide. Au moins, cette partie de la série ne sera pas ignorée comme dans Glee, j’imagine. C’est plus fort que moi : la comparaison est inévitable, mais la série s’en tire bien pour l’instant.

La bitch du lycée, Zoe Gwen, déteste l’élève sérieuse, Lilette, pour ne pas dire la Gabriella d’High School Musical, parce que sa mère a couché avec son père. OK, OK. Sans trop de surprise, elles se retrouvent en compétition et c’est Lilette qui obtient le rôle alors que Gwen a toujours les premiers rôles habituellement. Bizarrement, la compétition entre les deux est oubliée pour le reste de l’épisode.

Simon aussi est déçu des auditions : il se retrouve dans le 5e rôle masculin de la pièce, gay en plus, alors qu’il défend trop fortement son hétérosexualité pour être crédible dans un rôle hétérosexuel et alors qu’il a une famille très catholique qui n’approuvera pas ce rôle. Il est surtout énervé de voir que Robbie va obtenir le rôle de Melchior, le rôle principal, alors qu’il n’est qu’un footballeur. Pour convaincre la star du lycée de devenir littéralement la star du spectacle, le professeur a la bonne idée de lui donner une note qui l’empêche de jouer une semaine, à moins qu’il accepte de passer l’audition.

Ce qui tombe bien, c’est qu’il est clairement attiré par Lilette, alors les auditions sont facilitées et se déroulent à merveille. Il obtient le rôle, sans problème, mais dit ne pas vouloir participer au spectacle. Le problème reste que c’est un joueur de foot, mais finalement sa maman parvient à le convaincre d’écouter la petite voix dans sa tête qui lui dit de faire le spectacle.

Le prof rencontre aussi ensuite, grâce à Maashous, Margaret, une fille qui souhaite devenir un homme et se fait désormais appeler Michael. Et juste comme ça, grâce aussi à l’aide de Jeremy, un autre lycéen sorti de nulle part, le casting est complet et les premières chansons du spectacle sont répétées dans un montage musical au top, qui rend même verte de jalousie l’ancienne directrice du département de théâtre, Tracy, qui a accepté de rester aider.

Lilette passe l’épisode à flipper que les rumeurs de Gwen sur sa mère soient vraies, et grâce à l’aide de Simon, elle découvre que c’est bien le cas : sa mère a une relation avec le coach du lycée, Sam, qui est aussi le père de Gwen et un connard qui refuse de voir Robbie diviser son attention et chanter plutôt que de jouer. Quant à Lilette, elle se retrouve en conflit avec sa mère dont elle est très déçue, forcément !

Lou a aussi des problèmes à la maison, avec un fils qui cache de l’alcool et qu’il veut emmener à une réunion d’alcooliques anonymes. Voilà qui promet, surtout quand il ramène Maashous chez lui après avoir découvert qu’il dormait à l’école – et il lui donne la chambre de son fils, normal.

La fin de l’épisode voit Simon avouer à ses parents qu’il veut jouer le rôle d’un personnage gay, contre leur avis, juste avant que Lou se fasse retirer son nouveau poste : à vouloir monter Spring Awakening, une pièce qui parle de suicide, de grossesse, d’homosexualité et tout un tas d’autres sujets problématiques, il se fait virer et Tracy reprend son poste.

Le truc, c’est qu’en si peu de temps, Lou a marqué tous les étudiants qui refusent le changement de spectacle qu’on veut leur forcer à faire. Les voilà qui brûlent tous les costumes du spectacle qu’ils auraient pu faire pour faire entendre leur voix et leur décision de ne pas être réduit à un spectacle mauvais. Même Robbie décide finalement de chanter plutôt que de jouer, même Tracy préfère voir Lou en poste plutôt qu’elle.

Du côté du casting, je n’ai rien à redire, avec des acteurs que j’ai tous trouvé plutôt très convaincants dans des rôles bien mal écrits. Oui, parce que non seulement tous les personnages sont clichés, mais je trouve qu’il manque beaucoup de choses dans ce pilot. Je parlais ci-dessus de la comparaison à Glee, et la première chose qui frappe ici est le réalisme puisque nous voyons les personnages auditionnés s’entraîner et répéter un spectacle. Ça, ça fait du bien à la série… mais alors autant le pilot de Glee terminait sur un « Don’t stop believing » très convaincant, autant le pilot de Rise se conclue sur un « I believe » qui sort de nulle part. Les doutes des personnages ont été à peu près montrés, mais on ne sait pas bien comment leur avis d’origine a changé si rapidement, ni comment ou pourquoi ils se finalement si soudés. Certes, ils sont une troupe, mais des moments d’amitié entre eux auraient été bienvenus. Bref, proposer autant de montages faisant défiler le temps était un pari risqué qui n’a pas trop pris sur moi. Je reste curieux de ce que ça va donner, et il y a de bonnes propositions malgré tout, mais ce n’est pas aussi génial que ce que le promettait les bandes annonces.

Bon, et sur le plan technique, la série est un peu perturbante avec des zooms dignes de mockumentary à la Park & Rec qui cassent un peu l’ambiance. J’attends d’en voir plus pour donner un avis définitif, mais ça n’est pas la série géniale que j’en attendais pour l’instant !

01-2

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Agents of S.H.I.E.L.D – S05E12 – 100e épisode !

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du centième épisode d’Agents of S.H.I.E.L.D.

12.jpgÉpisode 12 – The Real Deal – 19/20
THERE IS NO S.H.I.E.L.D. Coulson, there is no S.H.I.E.L.D, look around !

Petit déjeuner servi face à moi, c’est la tête encore un peu dans le brouillard que j’ai fait tous les branchements pour voir cet épisode sur une télévision, parce qu’il faut pas abuser, je ne vais pas regarder cet épisode 100 sur un simple ordinateur tout de même. 100 ! C’est toujours un mini-événement quand une série atteint ce nombre d’épisodes, mais Agents of S.H.I.E.L.D est tellement en attente de renouvellement incertain chaque année que je suis vraiment content de les voir atteindre ce seuil symbolique.

Content, mais aussi confus de me dire que ça fait déjà cinq ans ; ou que j’ai commencé cette série quand j’étais tranquillement pépère en prépa (et que je croyais que c’était la fin de ma vie). « With great power comes a ton of weird crap that you are not prepared to deal with », nous prévenait Skye il y a cent épisodes – et nous voilà cent épisodes plus tard où ils en ont fait de la “ton of weird crap ». C’est une critique d’épisode et je suis déjà en retard pour mon déjeuner à Versailles, donc je ne vais pas en faire beaucoup plus tout de suite histoire de voir l’épisode, mais pour la symbolique, j’ai quand même commencé la série à Versailles avant un gros concours et me voilà à regarder le 100e après un gros concours et avant une journée à Versailles. TOUTÉLIÉ ils avaient raison dès le départ !

Allez. Go.

Je ne suis pas prêt.

Donc, tout a explosé mais il reste de drôles de traces de sang et une silhouette étrange. Et Lash. Et oh mon dieu ce générique qui reprend tous les génériques des cinq saisons. Simple, mais efficace : les trois monolithes ont explosé créant une sorte de faille spatio-temporelle qui promet a « ton of very good crap » pour ce 100e épisode, et plein de références au passé ! Vraiment simple, vraiment efficace.

Fitz est déjà de retour au boulot, et c’est lui qui pense à tout ça en découvrant une forêt au niveau 27 de leur nouvelle base. C’est qu’elle est gigantesque, cette base !

Pendant ce temps, Yoyo se réveille sans ses bras, mais a toujours les bras de Mack pour la réconforter. La pauvre. La scène était un peu longue pour un centième épisode tout de même, mais on repasse à l’action avec… Deke, qui découvre les désodorisants, en tenant d’en manger. Il apporte toujours un bon humour à la série, et c’est bien joué cette découverte du monde en compagnie de Daisy, avec une petite conversation entre eux pour apprendre à se connaître, nous ramenant son passé de Skye sur le devant de la scène… avant qu’ils ne soient attaqués par un Kree.

Contre toute attente, c’est plus ou moins une… Bonne nouvelle ! Ce n’est pas une faille spatio-temporelle que les trois monolithes ont provoqué, mais une manifestation de la peur la plus profonde de chacun. Un Kree pour Daisy ? Mouais, j’aurais pensé que la destruction du monde prendrait le dessus. Une forêt pour Deke (lol), Lash pour May.

Pour s’en sortir, il faut que l’un d’eux prenne le risque de se sacrifier. Fitz est prêt à sacrifier Piper, May et Daisy veulent se sacrifier elles-mêmes, mais Coulson refuse, menant à une dispute Daisy/Coulson attendu depuis bien trop longtemps, sur le S.H.I.E.L.D, ses valeurs, son symbole, tout ça tout ça. Il y avait une vraie vibe fin de saison 1 et c’était jouissif, jusqu’à ce que Coulson s’effondre et que l’inquiétude pour le personnage prenne le dessus.

Peu après, Coulson donne des lunettes à Deke pour qu’il fasse une expédition à l’air libre, sans qu’on ne sache le plan prévu pour lui. Coulson a évidemment un plan, mais avant, il faut que tout le monde découvre la maladie de leur boss, à commencer par Jemma qui est celle qui comprend que ses tissus sont morts et qu’elle ne peut rien faire pour le sauver puisque ça se répand. C’est aussi à elle de l’annoncer aux autres, May comprenant que c’est le deal avec Ghostrider en fin de saison 4 qui provoque cette deuxième mort de Coulson. Le diable a emporté avec lui la magie qui tenait Coulson en vie depuis Tahiti, en échange d’une solution pour se débarrasser d’Aida.

Daisy se retrouve à comprendre que Coulson savait sa mort proche et n’a rien dit, quand bien même dans le futur, ils avaient la solution pour le sauver. En même temps, Yoyo du futur a dit de ne pas le sauver ; mais j’imagine mal Daisy lâcher prise comme ça. Enervée après un Coulson qui n’hésite pas à prendre des décisions pour leur vie sans les laisser en prendre pour la sienne, elle se barre tout simplement.

Cela nous permet de sacrés scènes pour tout le casting, avec de jolies larmes de Simmons, mais surtout une grosse insistance autour de Daisy, forcément, qui comprend que Coulson est le S.H.I.E.L.D et que sans lui, il n’y a rien à faire. Seulement les choses sont claires, il va mourir bientôt, alors maintenant, il va s’agir de trouver une solution pour continuer à faire vivre le S.H.I.E.L.D, sans lui. J’ai adoré ces scènes entre Daisy & Coulson, une des rares relations de Coulson à laquelle j’accroche quoiqu’il arrive.

Pendant ce temps, Yoyo se réveille et a droit à la pire peur de Jemma : une Jemma LMD qui tente de tuer sa patiente, pas Kasius, pas une autre planète, un robot. En même temps, ça me paraît assez réaliste comme cauchemar après la saison 4 où elle a dû tuer Fitz-LMD. En ce qui concerne Yoyo, Mack arrive à temps, évidemment, mais c’était absolument horrible comme scène de la voir sans ses bras pour se défendre.

Deke se fait une promenade à l’air libre, affrontant plus ou moins une de ses peurs, et découvre que l’armée se balade dans la ville. Le problème, c’est que cela signifie qu’il n’est pas si incognito que ça, car tout le monde sait qu’il est là : la générale est au commissariat et découvre son existence. Admettons. On le voit faire du shopping, même si j’avoue que pas un instant, je n’ai envisagé ce qu’il préparait !

La mort prochaine de Coulson mène forcément à une nouvelle scène « Philinda » entre May & Coulson, qui n’est pas un couple auquel j’accroche particulièrement. Puisque Phil est à deux doigts de mourir, la tension amoureuse entre eux est de nouveau à son paroxysme, mais j’en ai un peu rien à faire, il faut bien le dire – eh oui, il y a une partie de la série que j’aime un peu moins, comme quoi tout arrive.

Phil se lance finalement dans sa mission suicide, après une conversation cryptique avec Fitz qui aurait dû me mettre sur la piste de ce qui se tramait, mais non, j’étais trop occupé à m’inquiéter de sa possible mort. Bien sûr, la liaison radio établie avec Phil pendant sa mission suicide ne dure que quelques secondes et laisse tout le monde sans nouvelle. Franchement, même pas une petite scène Phil/Jemma, je suis dégoûté !

Comme je l’espérais, Coulson tombe sur Mike Petersen, avant qu’il ne soit brûlé et ne devienne Deathlock. J’avais espoir de revoir J. August Richards dans cet épisode, alors je suis tout content, mais bien sûr, Mike Petersen n’est pas réel. Il est une hallucination (eh Bingo, puisque j’accepte les hallucinations collectives !) qui avoue à Phil qu’il est dans le coma depuis une centaine d’épisodes et que jamais il n’a vécu quoique ce soit depuis sa mort dans Avengers. Pas de Tahiti, pas de Skye, pas d’Inhumans… Oh, oups.

Evidemment, c’est la peur de Coulson : mourir sans avoir vécu tous ses rêves, de sa fille (Skye) aux étudiants brillants (Fitzsimmons), à sa voiture volante, à un voyage dans l’espace, etc. Le tout était plutôt bien monté, avec des micro-flashbacks un peu à la saison 6 de LOST, pour être bien sûr de nous faire pleurer après ces cinq années. Ah, le flashback sur l’équipe en train de passer du bon temps en saison 1… ça me manque.

En parallèle et sur fond vert (Bingo), le Quinjet arrive : la mission de Deke ? Ramener toutes les personnes que le S.H.I.E.L.D a sauvées ces dernières années, y compris le vrai Mike Petersen. Ce dernier se lance à son tour dans la mission suicide pour sauver Coulson, et ça fonctionne sans la partie suicide cette fois. Du coup, ils éliminent bien trop rapidement Lash et Hive – bon, et Ward est un trop gros absent de cet épisode, d’où le 19 au lieu du 20. Cette fin faisait presque bâclée parce qu’il s’agissait de deux méchants vraiment symboliques pour la série, donc ils auraient pu occuper plus de temps d’écran.

Coulson et Petersen réussissent à bloquer la faille et cela nous mène à une scène purement comique avec Coulson, Fitz et Deke dans un ascenseur, avec ce dernier persuadé que Fitz le remercie d’avoir sauvé la vie de tout le monde… Deke apporte vraiment énormément d’humour à l’épisode, et ça me fait presque pardonner la série de se débarrasser de Petersen dès le 101e épisode.

En attendant, ce centième épisode se termine sur une jolie surprise avec le mariage tant attendu de Fitzsimmons, officié par Coulson, avec un peu d’humour par Deke & Petersen, mais surtout beaucoup de jolis mots pour exprimer l’amour entre ces deux personnages. Il était putain de temps, et c’est tout joli de faire ça dans la forêt qui était censé être la plus grande peur de leur petit-fils !

Eh oui, il est enfin confirmé que Deke est bien le petit fils des jeunes mariés, qui auront donc bien au moins un enfant. C’était obligé, et c’était ma théorie depuis un moment, mais j’en suis tellement heureux, surtout que quand on y réfléchit, Deke apporte le même humour qu’eux au tout début de la série. Cela explique pourquoi le père de Deke a terminé la machine de Fitz sans trop de problème et c’est juste brillant – même si un peu décevant de se dire qu’en deux générations tout le génie de Fitzsimmons est réduit à beaucoup d’humour et de ruse. Quoique, Deke est un personnage sacrément malin et intelligent comme ses grands-parents : c’est quand même lui qui a organisé tout leur mariage, de sa peur du cadre idyllique aux bagues et vêtements des mariés, dans une boutique de prêteur sur gage de River’s End. Normal !

Le général Hale découvre ce lien de parenté improbable, étant ainsi plus renseignée que les agents sur leur parenté avec Deke. C’est un terrain fertile à des révélations bien sympathiques pour la suite, et ça promet de jolis moments. Il ne manquerait plus qu’il couche avec Daisy maintenant parce que c’est un peu l’équivalent de sa grand-tante, hein !

Agents of S.H.I.E.L.D gère donc plutôt bien le tournant du centième épisode avec une intrigue qui ne fait pas forcément avancer le fil rouge de la saison, mais permet de regarder un peu en arrière tout en savourant d’excellents moments et surprises qui, eux, font avancer la série en général, à défaut de la saison. On n’est pas passé loin du 20, mais faut que je me les garde pour d’excellents épisodes sans le moindre défaut, quand même.

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