Shadowhunters – S03E01

Épisode 1 – On Infernal Ground – 17/20
La saison ne fait que commencer, mais il y a déjà la masse d’intrigues en cours, donc on va pouvoir savourer chaque épisode avec tout l’humour qu’il se doit. L’écriture de la série (et de ses répliques !) est toujours aussi prévisible, du coup, c’était un vrai plaisir de retrouver ce stupide guilty pleasure qui me fait rire à chaque épisode. Difficile aussi de ne pas noter une amélioration des effets spéciaux ! C’est toujours très cheap, mais ça passe mieux. Bref, je ne cache pas mon plaisir, j’assume être impatient de voir la suite et prendre beaucoup de plaisir à en écrire la critique.

> Saison 3


Spoilers

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Do you want me? COME AND GET ME!

La série revient avec un résumé complet pour nous remettre en tête les événements des derniers épisodes, ce qui me fait presque regretter d’avoir assuré mes arrières avec un article 500 mots récapitulatif de la fin de saison 2. La mère de Jonathan ouvre le bal de cette nouvelle saison avec un désir de vengeance de son fils qui n’est pas bien passionnant…

Du générique, je retiens que Maya a rejoint le casting en tant que régulière ! La série s’est également achetée un budget pour les images de synthèse ! Que s’est-il passé ? Qu’importe, Clary est en pleine cérémonie pour enfin devenir une vraie Shadowhunters, parce qu’elle était encore en train de s’entraîner jusque-là apparemment. OK – si toutes les recrues s’entraînent en faisant autant de merde, faut m’expliquer comment l’institut reste ouvert. En vérité, je dois vous avouer que j’étais super déçu : elle n’a même pas pleuré alors que le tatouage était douloureux et que c’était THE moment d’émotion de sa vie.

THE moment est rapidement gâché par Alec qui interroge Clary dès qu’il en a l‘occasion pour savoir ce qu’il s’est passé avec Jace quand il l’a senti mourir. Au moins, on ne tergiverse pas trop sur le sujet de cette saison à venir : Jace refuse de dire la vérité, Clary le suit même si elle n’est pas d’accord, Jace refuse de dire la vérité car Clary finirait en prison, Clary serait prête à le refaire, Jace refuse toujours de dire la vérité. Six minutes ! C’est le temps qu’il aura fallu avant que je m’éclate à la rétine à lever les yeux au ciel à cause d’une mauvaise écriture dans les répliques de Clary. Je pense que le record des saisons précédentes n’est pas battu. Quoiqu’il en soit, on n’en sait pas plus sur la crise de Jace en fin de saison 2, ni sur les différences depuis son retour. Next (pour le moment).

On retrouve ensuite Magnus dans une scène Malec de base qui réintroduit le couple. Magnus se dit heureux de pouvoir recommencer à voir des clients en tant que simple sorcier maintenant qu’il a perdu son poste de grand sorcier et il en profite pour se servir des cocktails. Alec lui avoue avoir reçu une promotion, mais ce n’est pas une super nouvelle : cela le forcerait à quitter New-York et empêcherait Magnus de vivre avec lui, malgré les portails.

Raphaël fait partie des clients de Magnus, et ça permet aux deux hommes de se rapprocher, mais ce n’était pas fou à voir. Il achète une lotion qui lui donne l’occasion de bien torturer une femme, mais je ne sais pas trop de quoi il s’agit, je crois.

En parallèle, à l’institut, Izzie est devenue la Maîtresse des armes, ben tiens. Elle en profite pour donner la main à Clary, histoire d’entretenir la confusion générale sur qui a envie de coucher avec qui, et lui expliquer qu’elle doit se choisir son arme de prédilection comme tous les autres. Clary trouve tout de suite les poignards qui lui conviennent le mieux, comme par hasard, puis les deux filles parlent immédiatement du combat contre Valentin.

À défaut de retrouver les larmes de Clary, on retrouve au moins ses sourcils froncés ; c’est un début. Elle ne les garde pas froncés trop longtemps, rassurez-vous pour ses rides : elle est rapidement occupée à coucher avec Jace, jusqu’à ce Jonathan les interrompe et tue Clary. 17 minutes ! C’est le temps qu’il aura fallu avant qu’elle se mette à pleurer. Bien sûr, il s’agit d’un cauchemar de Jace, obsédé par Jonathan, mais toujours à moitié à poil quoiqu’il arrive. Quant à Clary, eh bien, elle doit toujours avoir les sourcils froncés, jusqu’au lendemain où elle s’entraîne avec Jace histoire de nous ramener la tension sexuelle habituelle entre les deux. La bonne nouvelle, c’est que la série me fait toujours rire, surtout quand Jace finit par faire saigner Clary et s’en vouloir.

Ils sont interrompus par Luke qui leur ramène une enquête toute fraîche. La veille, au resto chinois, Luke aperçoit Ollie et sait qu’il va falloir qu’il lui explique tout ce qu’elle sait, ce que Maya lui déconseille de faire. Il écoute les conseils de la serveuse et se contente d’écouter la vie passionnante d’Ollie. Quatre ans plus tôt, elle s’est fait blesser par une créature, un loup, ce qui l’a aidé à prêter attention aux loups garous. Luke lui ment effrontément, continuant de prétendre qu’il ne sait pas de quoi elle parle et apprenant au passage que Samantha a des vidéos, donc il ne peut rien faire de concret contre elle.

À l’hôpital, une femme magnifique demande à tenir un bébé qui n’est pas le sien dans ses bras, puis se plaint de son ex-mari Adam, et on a tous eu bien le temps de comprendre qu’il s’agissait de la mère de Jonathan. D’ailleurs, le médecin gentil à qui elle parle se fait ensuite attaquer dans la rue par une créature de l’ombre qui n’a rien de gentil. Elle prend possession du corps de sa victime, pour mieux tuer par surprise sa victime.

C’est bien sûr l’affaire qu’Ollie et Luke récupèrent, sinon ce ne serait pas drôle ! Ollie continue son enquête de base sur son coéquipier, ce qui est beaucoup trop drôle quand elle lui fait remarquer qu’il n’a même pas de moto, mais Luke comprend qu’il s’agit d’un crime magique. C’est là qu’il rejoint l’institut pour leur confier du boulot, et qu’il part faire une petite balade dans Central Park avec la rousse, balade qui les mène au même banc que l’an dernier si je ne m’abuse (sauf que c’était le banc utilisé par d’autres personnages). On ne va rien dire, c’est parce que Central Park, c’est tout petit !

Clary apprend qu’elle a eu la bonne idée de choisir les mêmes dagues que son père et son frère, ce que Luke lui révèle en mode Ollivanders « ce n’est pas toi qui choisit la dague, c’est la dague qui te choisit ». Qu’est-ce que cette ligne était originale ! ET DEVINEZ QUI A LES LARMES AUX YEUX ? Devinez qui est sur le point de révéler le secret qui lui roooonge la conscience ? Clary bien sûr ! Heureusement, ils sont interrompus par Ollie qui a retrouvé le principal suspect et le prend en joug.

Mal lui en prend : le médecin, Tim Dempsey, toujours possédé s’enfuit en utilisant ses pouvoirs. Elle le rattrape (les scénaristes oubliant totalement qu’ils ont introduit dix secondes plus tôt son grand-père qui n’a pas l’air plus traumatisé que ça par son petit-fils qui s’évapore au milieu de la rue) et lui tire dessus (on notera qu’il a sur certains plans plus de balles dans le corps que de coups tirés !). Finalement, Ollie est secourue de justesse par Luke, transformé en loup et mis K.O rapidement. C’est ensuite à Clary d’intervenir face à une bête beaucoup trop comique dans sa transformation. La série a investi beaucoup d’argent dans les effets spéciaux cette année et ça fait du bien à voir.

Le combat entre la bête et Clary est expédié rapidement, mais est très sympa à voir… Il ne l’est pas à entendre avec un bon vieux « Do you want me ? COME AND GET ME » qui m’a fait mourir de rire tant il était prévisible (et c’est pour ça que je l’écris deux fois dans cet article mouahahaha !). Clary l’emporte évidemment et Ollie est emmenée à l’hôpital. Là-bas, Luke finit par avouer la vérité à Ollie, changeant de discours du jour au lendemain, et même d’une minute à l’autre, allez savoir pourquoi, une fois de plus. Enfin, je sais pourquoi : c’est la fin de l’épisode, il faut qu’on avance avec cette intrigue, on a déjà perdu un épisode de la saison à en revenir au même cliffhanger que l’épisode précédent.

Sinon, après 20 minutes d’épisode, on retrouve enfin Simon et je regrette de l’avoir attendu, car on le retrouve en train de donner un concert privé aux fées – les Seelies, toujours. La reine des fées l’y a convoqué pour on ne sait trop quoi, mais il est amené dans la forêt par l’homme dont j’ai une fois de plus oublié le nom (Yodabor, je compte sur toi stp !). Simon se pense foutu et prêt à mourir, mais en fait, la fée le marque, allez savoir pourquoi.

Simon demande plusieurs fois ce que la fée lui a fait, mais celle-ci refuse de lui expliquer tout de suite. Elle le laisse quitter son royaume et Simon se précipite auprès de Maya, à qui il raconte la vérité. Si elle le traite d’idiot, elle est toujours amoureuse de lui, alors tout va bien (pour le moment, c’est le premier épisode après tout).

On finit l’épisode sur Alec confrontant Magnus sur ses mensonges : il a refusé d’avouer qu’il était dévasté par la perte de son poste, et Alec trouve ça nul. Magnus reconnaît donc qu’il ne veut pas voir son mec quitter New York. Ne sont-ils pas mignons tout plein ?

Dans le même genre, Jace et Clary passent la nuit ensemble, mais pas à faire ce que vous pensez, bande de coquins ! Jace est torturé psychologiquement, il ne veut pas, un câlin lui suffit, voyez-vous ! Et je me rends compte que j’ai oublié de vous parler d’une autre scène hyper originale et jamais vue auparavant où Izzie galère à s’acheter une barre de chocolat à un distributeur automatique de l’hôpital. Fort heureusement pour elle, un médecin hyper sexy est venu à sa rescousse et s’est débrouillé pour lui arracher un prénom. Oui, tout est hyper cool dans cette série, je sais.

Le cliffhanger nous ramène la mère de Jonathan, torturée par la perte de son premier disciple – Tim, donc. Tout va bien, elle en a encore 33 en stock et elle demande donc à la bête d’aller lui en chercher un deuxième.

La saison ne fait que commencer, mais il y a déjà la masse d’intrigues en cours, donc on va pouvoir savourer chaque épisode avec tout l’humour qu’il se doit. L’écriture de la série (et de ses répliques !) est toujours aussi prévisible, du coup, c’était un vrai plaisir de retrouver ce stupide guilty pleasure qui me fait rire à chaque épisode. Difficile aussi de ne pas noter une amélioration des effets spéciaux ! C’est toujours très cheap, mais ça passe mieux. Bref, je ne cache pas mon plaisir, j’assume être impatient de voir la suite.

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Agents of S.H.I.E.L.D – S05E13

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du 13e épisode de la saison 5 d’Agents of S.H.I.E.L.D.

13.jpgÉpisode 13 – Principia – 17/20
 The steps you take don’t need to be big, they just need to take you in the right direction.

L’électricité est revenue ! Vous vous doutez bien que je n’ai pas mis longtemps à me précipiter sur mon ordinateur pour voir cet épisode – en prenant soin d’enfiler mon plus beau pull vert pour le Bingo Séries avant.

Ce 101e épisode commence à merveille avec le retour d’un bon vieux méchant qu’on avait tous oublié, Von Strucker, qui se fait toujours appeler Alex et qui avait été manipulé par Ward un temps… Un bon vieil agent d’Hydra, donc. De mémoire, on l’avait laissé dans le coma après une petite torture par Hive/Ward… Lincoln l’avait réveillé avec quelques stimulations électriques, et Coulson en avait profité pour lui soutirer des informations sur Ward et Malick. Bon, il était en tout cas en bien plus mauvais état que ça, en tout cas.

S’il est chez le psy, il est toujours aussi cinglé et n’hésite pas à détruire la main de son psy. Sans trop de surprise, il est recruté par l’armée. Il se réveille nu dans un bunker où l’attendent un petit-déjeuner et un couteau.

Il tombe sur l’ado blonde d’il y a deux épisodes, Ruby, qui, avec ses écouteurs l’ignore totalement pendant un moment, avant de lui dire qu’ils sont en sécurité. La grosse surprise de l’épisode vient du fait qu’il se souvient de Ruby : c’est donc que tout est lié. Il menace la fille qu’il avait l’habitude de babysitter quand il était petit, histoire de revoir sa mère. Le Général Hale essaye de ramener Alex dans son clan, mais celui-ci refuse bien évidemment, demandant à mourir à la place.

Elle s’y refuse, préférant le laisser libre – une technique de manipulation habituelle : elle lui envoie en fait Ruby pour soutirer l’information qu’elle souhaite. Celle-ci s’en tire plutôt bien en le draguant et en lui avouant toute la vérité.

Du côté de Yoyo, tout ce qu’elle a à faire est d’attendre et dormir, tout ce qu’elle ne fait jamais quoi. Fitz se débrouille pour trouver ce qu’il faut pour lui construire des bras, et la partie la plus drôle de cette scène et de cette intrigue est clairement que Mack se retrouve à être en couple avec un robot.

On repart avec cette épisode dans l’intrigue du Gravitonium, qu’on nous réintroduit avec la présence de Deke pour poser les questions sur Ian et Cybertech, histoire de nous rappeler qui ils sont. Les premières saisons sont loin. Daisy est toujours privée de ses pouvoirs, mais ça ne l’empêche pas d’utiliser ses connaissances informatiques pour retrouver Murray Jacobson, un pro du Gravitonium bossant pour Cybertech… et qui s’avère être un pote de Mack.

Il s’agit en fait d’Anthony Caine, un ami d’université. Cela permet quelques bonnes blagues dans l’épisode et on retrouve l’ambiance fun des premières saisons qui manquait ces derniers temps, avec le super surnom Mack Hammer, donnant lieu à un bon jeu de mots de Coulson plus tard dans l’épisode.

En parallèle, Fitz se retrouve à jouer les babysitters pour Deke. Cela ne lui plaît pas du tout, mais s’il savait que c’était son petit-fils, ça changerait sûrement la donne. Deke continue de trouver son voyage dans le passé fascinant, découvrant cette fois le basketball. Les voir s’amuser est sympa et change un peu de l’ambiance habituelle, jusqu’à ce qu’ils apprennent qu’il y a encore des distorsions et qu’ils peuvent encore halluciner quelques petites choses.

Yoyo est en pleine dépression malgré tout, oubliant qu’elle n’a plus de bras et tombant au sol, comprenant une fois à Terre que leur futurest tracé. Jemma Fitz (oooouh) tout juste mariée (comptez pas sur moi pour l’appeler comme ça plus d’une fois) essaye de la rassurer, mais ce n’est pas évident de croire que le futur peut changer avec tout ce qu’on sait pour le moment. Concernant le nom, Jemma elle-même demande que leurs noms soient fusionnés, et je n’en demande pas plus, même si les jolies scènes entre Fitzsimmons me font flipper pour la suite du couple, par habitude.

Les hallucinations ? C’est Deke qui y a droit pour revoir sa mère qui lui répète le même dicton en boucle : l’important n’est pas de faire des grands pas, mais de les faire dans la bonne direction. Cela sent bon la révélation pour plus tard. En attendant, Deke trouve la solution au problème sur lequel Fitz bossait.

Dans leur coin, Daisy et May espèrent trouver une solution à la maladie de Coulson, et font tout ce qu’elles peuvent pour y parvenir, malgré son refus. C’est problématique quand on sait que c’est ce qui va mener à la fin du monde ; en tout cas d’après Yoyo du futur.

Pas le temps de trop s’en occuper au milieu de tout le reste cependant. Mack se débrouille pour inerroger Murray Jacobson sur le Gravitonium grâce à son pote. Ils découvrent ensemble que le Gravitonium est sous l’eau, au fond de l’océan ; mais Fitzsimmons, grâce à Deke, découvre le bateau dans les airs, merci le Gravitonium. Coulson, Mack, son pote, Daisy et Mack se rendent donc sur un navire flottant – à croire que c’est à la mode cette année les bateaux qui volent. Leur mission consiste à s’emparer du Gravitonium pour pouvoir l’étudier.

Bien sûr, ils tombent sur un équipage qui paraît mort, mais qui ne l’est pas tant que ça. Ils ne s’en rendent compte que trop tard : ils embarquent avec eux le gravitonium, auquel ils ne peuvent toucher (Can’t touch this, Mack Hammer), perturbant l’équilibre du bateau. C’est à ce moment-là qu’ils tombent sur quelques méchants robots qu’ils détruisent. Mack reste en arrière pour récuperer les bras du robot afin de les offrir en fin d’épisode à Yoyo.

L’ami de Mack est laissé avec pour mission de s’occuper de trouver des infos pour sauver Coulson, alors que la fin d’épisode voit Deke découvrir que Jemma est sa grand-mère lorsqu’elle utilise le même dicton que sa propre mère. Absolument aucune surprise de ce côté, car je m’y attendais, mais quand il a appelé Fitz « grandpa » en marmonnant dans sa barbe, j’ai eu d’un coup une bien mauvaise intuition.

C’est reparti pour de la théorie foireuse, mais si Jemma est sa grand-mère, rien ne dit que Fitz survivra assez longtemps pour profiter d’être papa. Ce serait hyper tordu de la part des scénaristes de le tuer et de faire en sorte que Jemma élève seule sa fille, mais il faut se méfier de tout avec eux. Fitzsimmons ont vraiment de jolies scènes cette saison, et ce n’est jamais bon signe dans une série qui a à la barre au moins un membre de la famille Whedon – et il y en a deux avec Maurissa Tancharoen et Jed. L’inverse peut aussi être valable : peut-être que la mère de Deke se raccroche tant à sa propre mère parce qu’elle l’a perdue quand elle était jeune…

En cliffhanger, Alex accepte de travailler avec Ruby, qui lui montre donc qu’ils ne sont pas seuls à avoir été recruté par Hale. Cette équipe de super méchants commence à avoir de la gueule, ça va être un bon affrontement !

Après le centième épisode qui formait une sorte de pause, on repart de plus belle avec un épisode qui nous embarque dans… la bonne direction. Oh mais oui, c’est exactement ça qu’il faut en retenir, il ne fait pas des pas de géant, mais il les fait dans la bonne direction. C’est toujours aussi cool à voir du coup, et je trouve qu’on retrouve même l’ambiance des premières saisons qui avait disparu ces derniers temps.

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Rise (S01)

Synopsis : Inspirée d’une histoire vraie, la série raconte la vie d’un professeur passionné qui monte un club de théâtre où tout le monde chante. Ouais, c’est à peu de choses près Glee, mais avec plus de sous et, j’espère, de cohérence scénarisitque.

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Pour commencer, vous devez vous dire que je suis taré de commencer une nouvelle série, encore, alors même que j’ai deux semaines de retard dans mon planning sur pas mal de séries que je meurs d’envie de voir (Here and Now et HTGAWM, je pense à vous)… mais la vérité, c’est que depuis que j’ai entendu parler de Rise il y a plusieurs mois maintenant, je meurs d’envie de la voir : elle fait partie des nouveautés que j’attendais le plus cette année et ce n’est pas leur bande-annonce du Superbowl qui a cassé mon élan en me mettant « Glorious » en tête à chaque fois que je pense à la série.

Il faut dire aussi que ça fait un moment que je cherche une série musicale à commencer, parce que je n’en ai plus et que ça me manque, parce que oui, je suis comme ça, j’adore quand ça chante, puisque j’adore chanter moi-même, comme peuvent parfois douloureusement le savoir ceux qui me suivent sur snapchat ou me connaissent pour de vrai. Aimer chanter ne veut pas dire savoir chanter, c’est tout le problème, mais qu’importe, une telle série ne pouvait passer en-dehors de mon radar. À défaut de rattraper tout Crazy Ex-Girlfriend ou Nashville, je donne donc sa chance à cette petite nouvelle.

Ils ont su trouver les bons arguments avec cette série en même temps : Josh Radnor (HIMYM) et Amy Forsyth (Channel Zero No-End House), il n’en fallait pas plus pour me convaincre. J’ai visionné l’épisode en tout début d’après-midi, mais n’ai pas eu le temps de vous en parler plus tôt, mais voilà, je suis là et c’est parti pour mon avis. Comme d’habitude, sur cette page, il n’y aura pas de spoilers, et pour les avoir, il faudra lire la critique complète en cliquant sur un titre d’épisode 😉

Note moyenne de la série : 15,5/20

S01E01 – Pilot – 15/20
La série est chouette, mais j’en attendais vraiment beaucoup plus après la promo effectuée ces derniers mois autour d’elle. Les comparaisons avec Glee sont inévitables, même si l’ambiance est très différente et bien plus réaliste dans Rise. Malgré ce réalisme (ou peut-être à cause de ?), le pilot peine à convaincre en allant beaucoup trop vite en besogne et en ne développant pas assez ses personnages. Bref, la réalisation passe plutôt bien (malgré des filtres lumineux et zooms pas nécessaires), mais l’écriture n’est pas encore au point, et c’est dommage. Finalement, ce n’était pas si Glorious.
S01E02 – Most of all to Dream – 16/20
Avec ce deuxième épisode, il est devenu très clair que la série n’est pas la série musicale qu’on nous a vendu ces derniers mois. Cela ne l’empêche pas d’être intéressante, mais sans son excellent casting, je ne pense pas qu’elle vaudrait le détour car les intrigues sont pour l’instant très clichées. J’y reviendrai toutefois avec plaisir pour suivre les acteurs, car ils incarnent tous très bien leurs rôles, même lorsque ce n’est pas évident d’être si doué.
S01E03 – What Flowers May Bloom – 15/20
Franchement, je ne peux pas dire que ce soit mauvais, mais tout est très convenu : c’en est au point où j’ai du mal à croire que ce soit inspiré d’une histoire vrai tant c’est prévisible. Les personnages ne sont pas très originaux, l’histoire elle-même semble réchauffée, et pourtant, il y a un aspect réaliste des coulisses de l’organisation d’un spectacle qu’on ne voit nulle part ailleurs. Je reste mitigé après trois épisodes, mais je continue d’avoir envie de la regarder et c’est déjà ça.
S01E04 – Victory Party – 14/20
Ah, ça y est, ils ont enfin chanté Glorious, et c’était moins bien que dans la bande-annonce ! Un épisode tout classique, une série qui se laisse regarder et dans laquelle il se passe plein de choses, mais toujours pas une série incontournable pour ma part. C’est un bon moment, rien de plus, rien de moins.
S01E05 – We’ve Got All Our Junk – 16/20
Ah ! Avec cet episode, j’ai l’impression que la série trouve enfin ce qui lui manquait jusque-là pour se démarquer. Cela paraissait pourtant facile vu les talents dans le casting, mais ça a tardé à venir. Les intrigues sont intéressantes, même si toujours assez prévisibles malheureusement. J’ai terminé l’épisode avec l’envie d’en voir plus, comme quoi tout finit par arriver.
S01E06 – Bring Me Stanton – 16/20
Rien d’extraordinaire dans cet épisode, qui ne reprend pas le même délire que la semaine dernière, mais ça se passe malgré tout plutôt bien pour la série qui a un peu plus d’oxygène qu’avant je trouve. Le schéma des épisodes devient de plus en plus formel et classique (avec des problèmes perso qui se croisent au moment d’une grande solution pour le spectacle de théâtre) et on se retrouve « en temps réel » avec un épisode = une semaine. Sympathique, mais toujours pas incontournable.
S01E07 – This Will God Willing Get Better – 15/20
Les épisodes passent et la série semble avoir commencé il y a un siècle sans que les choses n’avancent vite. C’est donc un nouvel épisode de transition qui permet de faire le point sur les intrigues de vie d’à peu près tout le monde, avec enfin quelques avancées attendues depuis un moment déjà, alors que ce n’était jamais que le septième épisode.
S01E08 – The Petition – 16/20
C’est toujours aussi inégal, avec des personnages que je déteste et d’autres dont les intrigues sont bien menées. Finalement, la meilleure scène vient de personnages totalement secondaires alors que les rebondissements autour du spectacle me passionnent de moins en moins. Une chose est sûre, j’espère qu’il s’agira d’une mini-série, car je ne suis pas motivé pour une saison 2 là.
S01E09 – Totally Hosed – 14/20
Un épisode sympathique qui prépare le terrain pour une fin de saison qui a vraiment beaucoup de choses à traiter encore. Je ne suis pas sûr que la série bouclera toutes ses intrigues et c’est dommage, parce que je ne suis pas sûr non plus qu’il y ait le matériel pour une saison 2… On verra bien, de toute façon, mais la série n’aura pas su décoller autant que je l’espérais en la commençant.
S01E10 – Opening Night – 17/20
Soulagement ! La série est annulée, mais elle se termine sur une vraie fin et avec des conclusions (plus ou moins) satisfaisantes pour chaque intrigue. Le spectacle de fin d’année est là et la série nous le fait vivre, quitte à ce que ce soit long par moment. Dans l’ensemble, cet épisode final apporte donc ce qu’il fallait de dénouement et d’adieu à son large casting.

Série annulée, mais avec une vraie conclusion.

Rise – S01E01

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du pilot de Rise.

01.jpgÉpisode 1 – Pilot – 15/20
I’m taking over the theater department

Petit montage musical habituel de base pour commencer la série avec notre professeur qui se rend en cours en voiture et l’introduction rapide des étudiants assez clichés pour des lycéens. Tout aussi cliché, le prof de littérature qui ne parvient pas à passionner sur Les Raisins de la colère réussit à obtenir la tête du département dramatique de son lycée. C’est parti pour la promotion qui se fait au détriment de sa collègue présentée comme insupportable par le proviseur…

… Et par sa première scène où elle détruit un excellent spectacle de Grease plutôt bien géré par ses étudiants. Elle marque toutefois des points en montrant que le lycée n’en a rien faire du théâtre, au point de diviser par deux le salaire du professeur en charge de ce département. Oups.

Sans trop de surprise, la culture musicale des scénaristes est au point avec les filles du professeur fan d’Hamilton et une femme, Gaelle, pas fan de voir son mari prévoir de s’absenter plusieurs soirs par semaine.

La présentation des personnages est totalement clichée… Au Diner de la ville, nous avons le droit à une étudiante qui paye ses études en travaillant et qui remarque son patron en train de harceler une autre employée, le sportif du lycée, Robbie, dort en cours, a une mère à l’hôpital et gère en rap, la bitch du lycée, déjà dans la production Grease, est heureuse de voir son père rentrer à la maison sous le regard dépité de sa mère et le prof rencontre l’étudiant chargé des lumières, Maashous, un grand timide. Au moins, cette partie de la série ne sera pas ignorée comme dans Glee, j’imagine. C’est plus fort que moi : la comparaison est inévitable, mais la série s’en tire bien pour l’instant.

La bitch du lycée, Zoe Gwen, déteste l’élève sérieuse, Lilette, pour ne pas dire la Gabriella d’High School Musical, parce que sa mère a couché avec son père. OK, OK. Sans trop de surprise, elles se retrouvent en compétition et c’est Lilette qui obtient le rôle alors que Gwen a toujours les premiers rôles habituellement. Bizarrement, la compétition entre les deux est oubliée pour le reste de l’épisode.

Simon aussi est déçu des auditions : il se retrouve dans le 5e rôle masculin de la pièce, gay en plus, alors qu’il défend trop fortement son hétérosexualité pour être crédible dans un rôle hétérosexuel et alors qu’il a une famille très catholique qui n’approuvera pas ce rôle. Il est surtout énervé de voir que Robbie va obtenir le rôle de Melchior, le rôle principal, alors qu’il n’est qu’un footballeur. Pour convaincre la star du lycée de devenir littéralement la star du spectacle, le professeur a la bonne idée de lui donner une note qui l’empêche de jouer une semaine, à moins qu’il accepte de passer l’audition.

Ce qui tombe bien, c’est qu’il est clairement attiré par Lilette, alors les auditions sont facilitées et se déroulent à merveille. Il obtient le rôle, sans problème, mais dit ne pas vouloir participer au spectacle. Le problème reste que c’est un joueur de foot, mais finalement sa maman parvient à le convaincre d’écouter la petite voix dans sa tête qui lui dit de faire le spectacle.

Le prof rencontre aussi ensuite, grâce à Maashous, Margaret, une fille qui souhaite devenir un homme et se fait désormais appeler Michael. Et juste comme ça, grâce aussi à l’aide de Jeremy, un autre lycéen sorti de nulle part, le casting est complet et les premières chansons du spectacle sont répétées dans un montage musical au top, qui rend même verte de jalousie l’ancienne directrice du département de théâtre, Tracy, qui a accepté de rester aider.

Lilette passe l’épisode à flipper que les rumeurs de Gwen sur sa mère soient vraies, et grâce à l’aide de Simon, elle découvre que c’est bien le cas : sa mère a une relation avec le coach du lycée, Sam, qui est aussi le père de Gwen et un connard qui refuse de voir Robbie diviser son attention et chanter plutôt que de jouer. Quant à Lilette, elle se retrouve en conflit avec sa mère dont elle est très déçue, forcément !

Lou a aussi des problèmes à la maison, avec un fils qui cache de l’alcool et qu’il veut emmener à une réunion d’alcooliques anonymes. Voilà qui promet, surtout quand il ramène Maashous chez lui après avoir découvert qu’il dormait à l’école – et il lui donne la chambre de son fils, normal.

La fin de l’épisode voit Simon avouer à ses parents qu’il veut jouer le rôle d’un personnage gay, contre leur avis, juste avant que Lou se fasse retirer son nouveau poste : à vouloir monter Spring Awakening, une pièce qui parle de suicide, de grossesse, d’homosexualité et tout un tas d’autres sujets problématiques, il se fait virer et Tracy reprend son poste.

Le truc, c’est qu’en si peu de temps, Lou a marqué tous les étudiants qui refusent le changement de spectacle qu’on veut leur forcer à faire. Les voilà qui brûlent tous les costumes du spectacle qu’ils auraient pu faire pour faire entendre leur voix et leur décision de ne pas être réduit à un spectacle mauvais. Même Robbie décide finalement de chanter plutôt que de jouer, même Tracy préfère voir Lou en poste plutôt qu’elle.

Du côté du casting, je n’ai rien à redire, avec des acteurs que j’ai tous trouvé plutôt très convaincants dans des rôles bien mal écrits. Oui, parce que non seulement tous les personnages sont clichés, mais je trouve qu’il manque beaucoup de choses dans ce pilot. Je parlais ci-dessus de la comparaison à Glee, et la première chose qui frappe ici est le réalisme puisque nous voyons les personnages auditionnés s’entraîner et répéter un spectacle. Ça, ça fait du bien à la série… mais alors autant le pilot de Glee terminait sur un « Don’t stop believing » très convaincant, autant le pilot de Rise se conclue sur un « I believe » qui sort de nulle part. Les doutes des personnages ont été à peu près montrés, mais on ne sait pas bien comment leur avis d’origine a changé si rapidement, ni comment ou pourquoi ils se finalement si soudés. Certes, ils sont une troupe, mais des moments d’amitié entre eux auraient été bienvenus. Bref, proposer autant de montages faisant défiler le temps était un pari risqué qui n’a pas trop pris sur moi. Je reste curieux de ce que ça va donner, et il y a de bonnes propositions malgré tout, mais ce n’est pas aussi génial que ce que le promettait les bandes annonces.

Bon, et sur le plan technique, la série est un peu perturbante avec des zooms dignes de mockumentary à la Park & Rec qui cassent un peu l’ambiance. J’attends d’en voir plus pour donner un avis définitif, mais ça n’est pas la série géniale que j’en attendais pour l’instant !

01-2

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