Mes derniers coups de… #37

Salut les sériephiles,

Eh, joliment joué, Jérôme, pour une fois que tu tombes à peu près en milieu de mois pour la publication de cet article, tu débarques le 16 sur un mois de 28 jours, alors ce n’est plus tout à fait le milieu… Bon, c’est quand même mieux que le mois dernier où j’ai sorti l’article le 26, cela dit ! Trêve de blabla, à présent, je tente de vous parler sans spoiler et en coup de vent de mon dernier…

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Coup de cœur : Ce pourrait être le même que le mois dernier, mais tout de même, je me suis dit que ce serait de l’abus de ma part. Par conséquent, je vais simplement faire du forcing en vous parlant à nouveau de Are you afraid of the dark?, même si c’est quasiment quotidien depuis dimanche. Il faut dire que j’avais beaucoup aimé les trois épisodes de la saison 1 et que cette saison 2 – qui sera deux fois plus longue – commence vraiment bien. Même que j’ai sursauté à un moment ! Concrètement, il s’agit d’un reboot de la série Fais-moi peur, où des enfants se réunissaient à minuit pour se raconter des histoires d’horreur… avec une fâcheuse tendance à les vivre également. Regardez ce reboot, il vaut le détour, on s’amuse bien, on frisonne un peu, c’est bien foutu !

Résultat de recherche d'images pour "gif kevin pearson"Coup de mou : J’accroche plutôt bien aux séries que je regarde en ce moment, mais le tout dernier This is us m’a déçu… Il était pourtant bien comme épisode, mais j’en attendais beaucoup plus, et après des semaines d’attentes, il n’a pas eu l’impact émotionnel que je souhaitais. C’est dommage, et ça en fait un coup de mou, même si l’épisode n’était pas catastrophique : ils nous ont habitué à beaucoup mieux.

Résultat de recherche d'images pour "gif wandavision sfx"Coup de poing : C’est donc ici que je vais recommencer à évoquer WandaVision ! Vous le savez déjà, j’adore cette série qui prend le parti de se moquer de la télévision, avec une parodie-hommage à un tas de sitcoms des années 60 à nous jours. Cela fonctionne à fond, et c’est une moquerie gentille qui sait de quoi elle parle… Difficile de ne pas adorer, donc, mais on est loin du coup de poing. Le coup de poing, ce sont les effets spéciaux impeccables et impressionnants de la série, avec parfois des scènes exceptionnelles. Le début de l’épisode 4, depuis le temps que j’attendais cette scène, franchement !

Résultat de recherche d'images pour "gif zoey playlist depressed"Coup de blues : Le mois dernier, je vous disais que les saisons allaient et venaient à un rythme super rapide en ce moment avec le covid et que je n’arrivais pas toujours à suivre. Ben figurez-vous que c’est encore le cas ce mois-ci. Ben oui. J’ai découvert que Zoey’s Extraordinary Playlist était partie en pause pour quelques semaines après l’épisode de mercredi dernier… et je ne suis pas d’accord. Idem pour NCIS, qui vient juste de revenir. C’est un enfer. En plus, Zoey va changer de case horaire pour son retour… et ça ne m’arrange pas, parce qu’elle sera désormais dispo le lundi (comme l’an dernier, donc) alors que je l’aimais bien le mercredi.

Coup de vieux : Pas encore ! Revenez dans quatre jours, j’aurais un an de plus au compteur, donc peut-être un peu plus de choses à vous raconter ici. Sinon, j’ai vu Palm Springs il y a deux jours, et je dois mal vieillir, parce qu’Adam Samberg que je ne supportais pas dans Brooklyn Nine-Nine au point d’abandonner la série m’a bien fait rire. Comme quoi…

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Coup de barre : Finirai-je un jour le visionnage de Riverdale ? Rien n’est moins sûr. Cela fait donc un mois et demi que je stagne à 19 épisodes d’écart avec la diffusion américaine, et ça me fatigue. Il faut que je me cale un aprèm pour en voir au moins six histoire d’avoir l’impression d’avancer, parce que là, c’est une course sans fin que je suis en train de me taper avec cette série. Et la qualité de la série… bon dieu, ça me donne envie de dormir à chaque épisode, c’est pour ça que je n’avance plus !

Résultat de recherche d'images pour "gif wandavision pietro"Coup de bol : Hey, je vais parler une seconde fois de WandaVision… mais comment ça se fait que jusqu’ici j’échappe aux spoilers ? Je ne comprends pas comment je peux passer au travers de certaines révélations absolument dingues qui sont faites alors que je vois chaque épisode limite le lendemain de sa diffusion. C’est fou. Je pense qu’ironiquement, ça a à voir avec mes journées de 7h au collège le vendredi, parce que c’est clair que sur place, j’ai peu le temps de regarder mon portable (déjà que je le regarde aussi peu que possible de manière générale avec le mode silencieux). Je vous rassure cela dit : cette semaine, ça ne sera pas possible pour moi d’attendre le lendemain, puisque je ne suis pas dispo samedi…

Résultat de recherche d'images pour "gif tarlos"Coup de gueule : Eh, je vais me calmer avec la gestion du covid et plutôt faire un coup de gueule contre la FOX, une fois de plus. Il va bien sûr être surtout question de la franchise 9-1-1, parce que vraiment, le gaybait devient insupportable. Entre un personnage dans la série-mère dont on nous fait cultiver l’impression qu’il pourrait être bisexuel – voir gay refoulé depuis toujours – pour finalement nous faire comprendre que non, l’intrigue prévue est toute autre (!) et le couple gay de 9-1-1 Lone Star qui est mis en avant dans chaque promo de la saison 2 pour voir plein de scènes finalement charcutées lors de la diffusion (alors qu’on les a vues dans la promo, comme ce gif juste ici, allô ?)… on se fout de notre gueule. Et ça me soûle, on vous voit, les dirigeants de la FOX !

Résultat de recherche d'images pour "gif svu season 22"Coup de tête : Ce mois-ci, j’ai donc pris la décision de me mettre un peu plus sérieusement à New-York Unité Spéciale. J’avais déjà vu une partie de la saison 21, mais pour la saison 22, ma curiosité était titillée : la série aborde à la fois le covid19 et le mouvement #BlackLivesMatter. Autant le dire tout de suite : je vais regarder toute la saison je pense, car j’ai beaucoup accroché… Je n’ai pas trop envie d’en faire un article par épisode tout de même, donc j’en parlerai plutôt en fin de saison, mais elle vaut le coup, j’aime beaucoup le traitement de l’actualité qui est proposé – même s’ils me font criser sur le port du masque parfaitement aléatoire tout au long des six épisodes. Et puis, OK, je ne la regarde pas tout seul, ça aide aussi.

Résultat de recherche d'images pour "gif ncis season 18"Coup tordu : Humph, attention, ce coup implique de gros spoilers sur la saison 18 de NCIS. Concrètement, après des mois à nous faire un flashback interminable et pas si intéressant que ça, la série revient et aborde enfin la pandémie mondiale… pour mieux nous balancer en 2021 sans nous parler du tout de la manière dont les personnages ont vraiment vécu la quarantaine ? Et elle revient pour un épisode avant une nouvelle pause ? Et Maria Bello va bientôt partir, en plus ? Et pour couronner le tout, les scénaristes tuent hors-écran un personnage secondaire très peu vu dans la série (mais important tout de même), juste histoire d’avoir une victime du covid dans les proches de nos personnages ? Pardon ? J’ai vécu tout l’épisode comme une suite de coups tordus, franchement.

Coup de pub : Ils n’en ont pas vraiment besoin, mais Disney + va être à l’honneur pour mon coup de pub. Dans trois jours, ils sortent en effet un film pour enfants – Flora & Ulysses – qui a la bonne idée de réunir Alyson Hannigan et Dani Pudi au casting. J’ai tellement hâte de voir ça, ça va être marrant !

La semaine prochaine, la plateforme s’agrandira également avec l’arrivée en France de « Star », une nouvelle partie du catalogue qui devrait être tout de même intéressante en réunissant une grande partie du catalogue ABC (le Shondaland, donc, mais aussi LOST ou Desperate Housewives), mais aussi quelques productions françaises pour respecter nos lois… C’est le retour de Fais pas ci, fais pas ça et des Bracelets rouges sur une offre de streaming à laquelle j’ai accès, je suis heureux !

Résultat de recherche d'images pour "gif charisma carpenter angel"Coup de grâce : Après mon article sur le Whedongate il y a quelques jours, le casting a continué de se manifester sur les réseaux sociaux pour apporter son soutien à Charisma Carpenter. Cela fait super plaisir, qu’il s’agisse du Trio de la saison 6, des scénaristes – Marti Noxon a tourné le dos à Whedon sur ce coup-là, je ne m’y attendais pas du tout et ça m’attriste vraiment d’avoir confirmation qu’il est un connard si même elle s’y met – ou de David Boreanaz, qui m’a fait mentir à téléphoner à Charisma Carpenter dès la parution de son témoignage et à ne tweeter que quelques jours plus tard… Par contre, Nicholas Brendon est vraiment le coup de grâce : après être tombé à cause de verglas, si j’ai bien suivi, il se retrouve à devoir subir une intervention chirurgicale. Du coup, il demande un délai avant d’en parler, ce qui est bien compréhensible de toute manière (faut encaisser la nouvelle et il a lui-même été condamné pour avoir menacé sa compagne avec un couteau)…

Résultat de recherche d'images pour "gif his penis got diseases buffy"… mais il le fait en précisant qu’il a l’anus et le pénis paralysés, lui donnant constamment envie d’aller aux toilettes sans savoir vraiment si quelque chose est en train de sortir ou non. Beaucoup trop d’informations, mec. J’étais mort de rire, mais vraiment, c’est un coup de grâce parfait.

♫ His penis got diseases from a Chumash Tribe ♫

 

Grey’s Anatomy – S17E06

Épisode 6 – No Time For Despair – 17/20
L’épisode propose quelques bonnes surprises du côté des intrigues, avec un élément inattendu principalement, mais il ne parvient pas à tout gérer et à être à la hauteur de ce qui a été proposé dans Station 19. La série souffre de la comparaison avec son spin-off, et c’est rare ! Les intrigues de l’épisode n’arrivent pas à toutes se relier et à se concentrer sur l’ensemble des personnages de la série, ce qui fait que la mi-saison manque un tout petit peu d’un moment vraiment percutant et que certains manquent. Les cliffhangers sont bons, j’ai hâte d’être en mars pour la reprise, mais ça ne m’a pas forcément donné l’impression d’être devant une mi-saison.

> Saison 17


Spoilers

Because, yes, even super humans need more than a minute to grieve the loss of a person that made them who they are.

L’épisode de Station 19 diffusé juste avant celui-ci vient de me mettre sur les dents, mais il faut bien enchaîner avec Grey’s qui reprend évidemment sur ses intrigues – avec le covid19 affectant Tom et Meredith – mais aussi sur celles de son spin-off, avec l’arrivée à l’hôpital d’une des victimes de l’épisode que je viens juste de terminer.

Levi et Cormac sont ceux qui s’occupent d’elle. Elle fait un rapide résumé de ce qu’il s’est passé : elle a été kidnappée avec une amie par un type et a du foutre le feu pour pouvoir s’échapper. Elle ne le sait pas encore, mais la mère de sa pote est arrêtée et quelques pompiers le sont aussi. Vic a eu le temps de prévenir Owen tout de même en déposant l’amie, mais j’aurais aimé voir la scène, parce que comment peut-elle reprendre le boulot après ce qu’elle vient de vivre ?

Seattle Pres a fermé ses portes à de nouveaux patients, ce qui fait qu’Owen annonce ensuite à Cormac et Jackson, aussi lié à cette intrigue évidemment, que le kidnappeur va être lui aussi emmené au Grey Sloan. L’angoisse. Enfin, le plus angoissant, c’est encore la gamine qui s’excuse d’avoir été kidnappée et se sent bête d’avoir réussi à s’échapper.

Quoiqu’il en soi, Owen et Levi sont forcés de s’occuper du type, tout de même menotté. Travis est celui qui l’emmène à l’hôpital, et ça doit paraître bizarre qu’il ne soit pas en uniforme, mais pour rappel, il était en jour off. L’homme qu’il emmène nous rappelle qu’il a porté plainte lui aussi contre les gamines qu’il a kidnappé, affirmant qu’elles sont entrées chez lui par effraction.

Ca ne prend pas sur Travis, donc pas sur nos héros de l’hôpital non plus, mais Levi ne se méfie pas assez, clairement. Il accueille une femme qui trainait par là et voulait savoir ce qui est arrivé à cet homme, parce qu’elle lui affirme qu’elle vient d’être agressée. Il est pourtant clair que c’est la femme de l’homme, ou juste une connasse qui est liée au kidnapping. Limite, c’est jouable que l’homme ne soit pas au courant de ce qui se passait dans son sous-sol à ce stade, parce qu’Owen est horrible avec lui.

Levi s’occupe donc de la femme, qui est drôlement intéressée par le type et que je sais que je connais, mais je n’arrive pas à savoir où je l’ai déjà vue. Ma foi, elle ment à Levi, c’est évident, mais comme elle a la main dans sa poche, elle pourrait aussi avoir des envies de meurtre envers ce patient. Le problème, c’est qu’Owen et Amelia sont ceux qui s’occupent de lui, alors je ne’ai pas envie que la série ramène un flingue au milieu de tout ça. Pas Amelia, quoi.

En attendant qu’il se passe quelque chose de dramatique, Maggie peut réconforter la mère d’une des patientes, Amelia peut espérer sauver la vie du type pour le foutre en taule et Jackson peut payer la caution de la mère de Jada, histoire de les réunir ensemble.

La rousse admise à l’hôpital par Levi nous révèle donc que le kidnappeur s’appelle Bob, et la série nous révèle dans un flashback d’où je la connaissais. Je le savais que je l’avais vu il y a peu de temps, mais je cherchais dans une autre série : il s’agit en fait de la même rousse qui s’était fait passer pour la mère d’une patiente d’Andrew. Oh. La série nous sert donc la même intrigue de trafic d’enfants que l’an dernier.

Il fallait bien la terminer cette intrigue… mais ça risque de devoir attendre le mois de mars. Bien sûr, la rousse est là pour surveiller que Bob ne parlera pas et ne dira rien concernant les charges pesant contre lui. Levi fait les choses bien, heureusement, la forçant à parler à un flic. C’est un bon début, ma foi.

Bob ? Amelia parvient à lui sauver la vie, en parlant enfants avec Owen, parce que les enfants leur manquent. Elle a tout de même besoin de temps pour s’en remettre, parce qu’elle sait qu’elle vient de sauver un connard. Elle a la mauvaise idée d’en parler à Maggie – enfin, mauvaise… Disons que ce n’est pas à Maggie de la réconforter sur ce coup-là, parce qu’elle a à gérer une rage bien plus forte que celle d’Amelia. Elle est énervée de voir que tout le monde est énervé face à la situation de Jada et sa copine, mais elle l’est encore plus que ça ne la surprenne pas plus que ça que des ados noires soient kidnappées et que tout le monde s’en foute. Ou que le covid tue bien plus de noirs aux USA et que personne ne s’en soucie – et même que certains ne veulent pas porter de masque.

Je vais répéter ma surprise de la semaine dernière, mais je n’étais pas au courant des stats Covid/Black people. Et ça m’énerve. Comment se fait-il qu’on ne soit pas au courant ? Il y a encore tant de travail à faire sur nous-mêmes (bon, sur moi-même en tout cas, peut-être que vous saviez, vous, lecteurs). En tout cas, si Maggie a tendance à me souler dans ses tirades habituellement, celle-ci est particulière, parce que je sais qu’elle m’est directement adressée. Bon, les scénaristes ne me connaissent pas, hein, mais elle est adressée aux Blancs qui sont à l’ouest sur certaines questions, et j’en fais partie.

Autrement, on a tout de même le droit à une pause dans la panique au tout début de l’épisode avec le réveil de Meredith. Est-ce un chant du cygne avant d’aller plus mal ? Je m’inquiète tout de même, même si tout le monde est soulagée, à commencer par Amelia, qui lui donne des infos sur ses enfants, et Maggie, qui raconte tout à son mec, comme d’habitude.

Elle en parle aussi à Tom, toute heureuse de pouvoir lui annoncer que Meredith va mieux. Cela ne le rassure que partiellement sur sa propre situation, évidemment. Ce ne doit pas être évident, avec un homme encore plus souffrant que lui juste à côté. Le type finit par mourir, le pauvre, ce qui n’aide pas à aller mieux pour Tom. C’est vrai, on n’y pense pas assez : les patients victimes du Coronavirus ont aussi eu à supporter de perdre les inconnus avec qui ils partageaient une chambre.

La série nous ouvre les yeux sur quelques réalités auxquelles on ne pensait pas, tout de même. Tom demande toutefois à venir voir Meredith, parce qu’il est angoissé et la voir va le rassurer. Ils brisent les gestes barrières et se touchent les mains. La scène entre eux est sacrément bonne, parce qu’ils partagent les mêmes angoisses, la même incapacité à sauver des patients et la même détresse d’en voir mourir. Ils sont si tristes de voir d’autres patients mourir – d’ailleurs, j’ai aimé la scène où Mer demande à Deluca des nouvelles de ses patients après huit jours de sommeil – et ça casse la bonne ambiance qu’ils arrivent à avoir de temps en temps. C’est rare que j’aime bien Tom, autant le souligner.

Par contre, je continue de m’inquiéter pour Mer. Et j’ai raison : quand elle entend un code bleu dans la chambre à côté de la sienne, elle n’a pas d’autres choix que de se rendre elle-même dans la chambre pour tenter de sauver la patiente.

Si elle arrive à l’intuber, on ne saura pas ce qu’il adviendra de la patiente immédiatement, parce que Meredith s’effondrera dans les bras d’Helm, inconsciente. Oh non. A ce stade de l’épisode, on sait ce que ça veut dire : tout le monde va recevoir une notification sur son portable pour nous dire que c’est la merde pour elle.

De son côté, Jo a pris les patients de Meredith en charge, ce qui fait qu’elle n’a pas encore eu le temps de parler de ses envies à Richard. Elle n’est pas aidée par la fermeture de Seattle Pres : ayant atteint ses capacités maximales, cet hôpital ne peut pas accueillir plus de monde. Au Grey Sloan, les résidents se retrouvent donc à pouvoir s’occuper de patients ayant le Covid alors que la cafétéria est transformée en salle d’urgence. L’angoisse. Helm, résidente, n’est pas aussi à jour sur les mesures que ses supérieurs, et ça permet de nous rendre Altman encore plus antipathique que dans les cinq premiers épisodes.

C’est quelque chose, tout de même. Il fallait y arriver ! En tout cas, face à une telle urgence, Bailey est toujours présente, évidemment. Elle ne peut pas prendre de congé malgré la mort de sa mère – et l’absence d’enterrement à cause du Covid, au secours – mais elle n’est pas tout à fait en état de travailler non plus. C’est Andrew qui parvient à lui en faire comprendre conscience et à lui dire les bonnes choses. J’ai aimé les scènes entre eux dans cet épisode, surtout que Bailey le complimente sur sa rigueur à se soigner malgré la pandémie, un point important, je pense.

Dans le même genre, Richard fait prendre conscience à Teddy qu’elle a besoin de prendre une pause elle aussi, histoire de comprendre qu’elle est une connasse, en fait. Je résume en quelques mots, mais vraiment, ils ont gâché un personnage que j’aimais bien et je n’arrive pas à les comprendre sur ce coup-là. Et quand Owen reprend le temps de lui parler, voulant lui pardonner ? Elle lui avoue qu’elle était amoureuse de sa Allison, sa « meilleure amie » qui était en fait son ex. Ce n’est pas comme s’ils avaient appelé leur fille comme ça, hein.

Owen finit par éclater de rire en l’apprenant, mais franchement, elle ment tellement tout le temps. Ce qui le fait rire ? Il se rend compte qu’il n’a jamais vraiment connu Teddy et qu’ils ont donné à leur fille le nom d’un mensonge. Evidemment.

C’est à ce moment-là que Teddy reçoit une notification sur l’état de santé de Mer – vraiment, Jo n’est pas prête de pouvoir changer de spécialité, c’est frustrant ; mais j’ai aimé sa scène avec Levi dont je n’ai pas eu l’occasion de parler avant – et Maggie n’est pas là quand Teddy apprend à Bailey, Richard et Amelia qu’il faut mettre Meredith sous respirateur, parce que ses poumons ne tiendront pas. Bailey est contre, parce que Meredith le refusait sauf en cas de dernier recours. Malheureusement, c’est un dernier recours. Maggie ? Elle est occupée à prendre du repos, parce qu’elle en a besoin, et elle peut finir dans les bras de son mec qui vient la voir.

Les cliffhangers sont plutôt bons, mais il va falloir tenir jusqu’à mars. Andrew reconnaît sur le parking de l’hôpital Cindy, la rousse qui avait kidnappé sa patiente avant de l’emmener à l’hôpital. Il décide de la suivre, mais heureusement, ça se fait avec Carina qui passait par là et décide de croire son frère. Ouf. Pressé de savoir comment tout ça finira, mais curieux aussi parce que ça donne un cliffhanger qui suppose une reprise juste après ce qu’il vient de se passer alors que les autres cliffs pouvaient nous faire reprendre quelques mois après pour s’éloigner du covid.

D’ailleurs, le vrai cliffhanger est toutefois de voir Meredith sous respirateur, retournant sur la plage… Bon, ben… Il va falloir attendre quelques mois pour avoir la suite maintenant, c’est malin. Ce début de saison finit par être répétitif concernant le sort de Meredith, et si c’est bien de recentrer la série sur elle, ça pose tout de même problème parce que la série finit par trop négliger les autres personnages.

> Saison 17

Grey’s Anatomy – S17E05

Épisode 5 – Fight the Power – 16/20
Oh. Cette pandémie est un véritable enfer sur Terre, et la série nous en fait prendre conscience une fois de plus. C’est nécessaire, je crois, pour ne pas se bercer d’illusions sur le monde dans lequel nous vivons. Pourtant, il est certain que nous sommes dans une série pleine d’illusions, hein ! C’était un épisode un brin plus classique dans les évolutions qu’il propose, et il en propose !, mais une fois de plus, j’ai accroché et je trouve que ces épisodes fonctionnent et donnent un nouveau souffle à la série qui parvient beaucoup plus que les années précédentes à me toucher. Je finissais par être blasé des cas médicaux, je crois.

> Saison 17


Spoilers

If you’re ready to go, it’s OK.

Aha, les gens qui en ont marre que la série parle du coronavirus sont servis dès les premiers instants de cet épisode, avec Bailey qui regarde les statistiques du Covid19 à l’hôpital. C’est elle qui est en charge de la voix-off de l’épisode, c’est étrange, surtout que de son côté Meredith est toujours endormie. Elle va de mieux en mieux, cela dit, parce que l’essai clinique fonctionne.

Chez elle, Jo n’a pas l’énergie de se lever pour aller au travail, surtout que c’est déprimant d’arriver à l’hôpital pour passer devant un camion réfrigéré plein de cadavres à cause du coronavirus. Elle est forcée par Levi de se lever, toutefois, surtout qu’il a besoin d’elle pour aller au boulot maintenant que son vélo est crevé.

Il me semblait que le loft était assez loin de l’hôpital, non ? Il doit être pas mal sportif finalement ! En tout cas, une fois au boulot, il passe sa journée avec Jo sur un cas assez déprimant d’une nouvelle maman qui ne peut pas voir son bébé et est forcée d’être maman en visio. C’est déprimant. Du côté des choses déprimantes, ils travaillent avec un nouveau résident qui passionne Levi. S’il peut remplacer Niko, je vote pour un milliard de fois.

En attendant, c’est un type très positif (pas au covid, en plus !) et très heureux, donc exactement ce qu’il fallait aussi pour décoincer Jo. Elle est toujours dans sa dépression, finalement, quoiqu’on en dise et quoiqu’on espère pour le personnage. Elle a besoin de joie et de bonheur pour décompresser, et apparemment, Jackson n’en apporte pas assez ! Par contre, se retrouver à donner naissance à un bébé parce que l’hôpital manque de médecins pour le faire, c’est exactement ce qu’il lui fallait.

Par contre, ça lui fait envisager de recommencer sa carrière totalement pour devenir obstétricienne. Oh putain ! Elle a eu l’occasion d’opérer dans cet épisode, et elle n’a pas ressenti une once de bonheur. En revanche, quand elle a aidé une mère à donner naissance, elle a eu l’impression de faire quelque chose de sa vie. J’adore qu’elle s’en confie à Levi, et j’adore cette amitié entre eux, autour d’une pizza et d’une bouteille d’alcool. OK, et aussi d’une bouteille de gel hydroalcoolique. Il y en a plein dans cet épisode. C’était déjà un réflexe de la série, mais là, vraiment, on nous montre à quel point c’est important.

Jo envisage donc de changer de voie et de carrière, et je dois dire que j’aime bien cette idée pour elle. Elle va nous devenir la nouvelle Addison, finalement !

Pour en revenir à Miranda, l’épisode se concentre sur elle et son isolement, et ça craint. Elle ne voit plus Ben autrement que par téléphone, elle ne voit plus ses garçons et elle s’inquiète pour ses parents qui ne sont pas très sérieux avec le port du masque. Elle a l’occasion de papoter avec son père, mais ça lui fait peur tout de même.

Sa peur ne peut qu’empirer quand elle apprend que ses parents sont dans une maison médicalisée touchée par le Covid19. Arf. C’est elle qui a insisté pour les envoyer là-bas, alors bonjour la culpabilité. Il n’y a pas beaucoup de personnages ayant encore leurs parents dans cette série, alors ça ne m’étonne pas trop que ça tombe sur Bailey cette intrigue. C’est particulièrement déprimant, en tout cas : Miranda envoie Ben chercher ses parents…

Et elle le retrouve à l’hôpital, avec sa mère, qui a le coronavirus et est dans un état déprimant. C’est très mal parti, donc. Miranda n’est pas la seule à s’inquiéter pour ses parents : Jackson n’est pas ravi de se rendre compte que sa mère porte mal le masque malgré son état médical. Oups. Il demande à Richard de l’aider à lui faire porter son masque, mais les deux ont rapidement autre chose en tête quand ils apprennent la nouvelle pour la mère de Miranda.

Elle, elle apprend que sa mère ne passera pas la nuit : elle sait qu’elle ne veut pas être intubée et être maintenue en vie par une machine, alors elle n’a plus d’autres choix que d’appeler son père pour lui dire que c’en est fini pour sa mère. C’est une intrigue assez horrible, et bizarrement, Miranda décide d’aller se confier à Meredith. Cette fois, pas de retour d’anciens, donc, Meredith a juste le droit d’entendre Miranda lui parler sur sa plage.

Bon, Ellen Pompeo a eu la flemme de tourner avec les masques et les combinaisons, pas vrai ? Je ne vois plus que ça. Elle limite vachement les contacts aussi, étant toujours à un bon mètre de distance sur la plage avec les gens qui lui rendent visite. On découvre au cours de cette scène que Bailey a caché pendant un certain temps que sa mère avait Alzheimer, pour ne pas blesser Mer ou Richard. Soit.

En revanche, sa mère a un instant de lucidité au moment où Miranda lui propose de capituler et de se laisser partir si elle le souhaite. J’ai trouvé la scène assez difficile. Au-delà de l’instant de lucidité compliqué pour Miranda qui se rend compte que finalement elle a peur de laisser sa mère mourir parce que ce n’est peut-être pas ce qu’elle souhaite, c’est une scène difficile parce que des centaines de familles n’ont pas eu cette occasion de dire au revoir à un proche comme ça. Certes, le père de Miranda est à distance, mais elle, elle est là.

Elle essaie en vain de contacter Ben, et elle culpabilise de ses choix. Forcément. Elle a ramené ses parents à Seattle – ah, il me semblait bien que la semaine dernière ils n’étaient pas là ! – la veille du jour où les frontières ont été fermées, et sa mère a passé simplement une journée en ville avant de tomber malade.

C’est violent, mais elle accepte mieux la situation en parlant à… Maggie ! J’ai aimé cette intrigue, et surtout l’évolution du personnage de Maggie sur la mort de sa mère. Elle se rend enfin compte que péter un câble comme elle l’a fait était finalement la solution de facilité : elle n’a pas voulu laisser partir sa mère… La scène entre Miranda et Maggie est longue et bavarde, mais je dois dire que j’ai vraiment accroché. Le discours de Maggie pour convaincre Miranda qu’elle fait les bons choix ? C’était agréable.

Et surtout, il était bon d’avoir cette scène posée dans un parc où les deux profitent de l’air frais et bavardent en riant un peu. C’est le genre de scènes qui manquait un peu dans ce début de saison, et c’est une bonne réaction face à la perte d’un proche.

Jackson, lui, est dépité par la situation, mais aussi à cause des statistiques que redoute justement Miranda : 50% des patients qui décèdent à l’hôpital du Covid sont noirs, dans une ville qui n’en compte que 7%. Wow. Avec cette série, j’étais loin de me douter que le ratio était tel à Seattle ! Bon, admettons. 7% de noirs, 50% de victimes noires, ça fait mal. Et Miranda doit donc dire adieu à sa mère dans une scène très touchante. Décidément, les mères dans cette série, elles prennent cher. Chaque fois qu’elles redébarquent dans un épisode, c’est pour mourir, j’ai l’impression. Celle de Miranda meurt auprès de sa fille lui chantant « My girl ». Quelle tristesse. Et quelle tristesse ce générique de fin qui nous diffuse les noms de personnes décédées du covid. C’était ça pas vrai ? Ca m’a achevé.

Et sinon, sans trop de surprise, Tom débarque à l’hôpital en ambulance cette semaine. L’équipe qui le réceptionne ? Helm, Teddy et Owen. J’ai ri. Ils ne pouvaient pas trouver mieux, dis donc ! Helm a déjà eu le coronavirus et elle apprécie Tom, mais elle ne peut pas rester pour autant sur le cas, parce que ce sont les protocoles de l’hôpital. Ca va être chouette tout un épisode où Owen se charge d’un Tom hallucinant et parlant de son fils décédé.

Teddy appelle toutefois Amelia en renfort, et c’était bien agréable à voir, parce qu’Amelia nous fait du Amelia. Elle déballe donc son sac à Linc, lui révélant au passage qu’elle a couché avec Koracick, tout en laissant tout tomber pour justement aller le sauver. Pauvre Linc.

À l’hôpital, Amelia ne croise pas spécialement Owen, mais elle passe beaucoup de temps à s’occuper de Tom. Entre deux interventions pour ça, Amelia bavarde avec Teddy, qui gratte l’amitié autant qu’elle peut. Au secours. J’adorais Teddy, mais là, vraiment, elle est insupportable depuis quelques épisodes et je n’y arrive plus avec elle ! Elle tente donc de parler des enfants pour essayer de se faire une amie d’Amelia.

Cette dernière se débrouille plutôt bien pour se débarrasser d’elle, et ça finit par nous laisser Teddy en train de se confier à Tom. Elle lui raconte un peu sa vie et prend la décision de rester son amie malgré tout, et finalement, elle fait bien parce que Tom se réveille. J’aurais pu m’en passer, mais bon admettons. Ils reprennent leur amitié bien naze et tout va bien. Mouais, ce n’était pas à la hauteur.

> Saison 17

Grey’s Anatomy – S17E04

Épisode 4 – You’ll Never Walk Alone – 18/20
La crise sanitaire inspire les scénaristes, et face à la complexité et l’horreur du sujet, il y a vraiment de quoi faire. Le côté médical est peut-être mis trop de côté, mais ce n’est pas exactement nouveau avec eux, et je suis de toute manière là pour les personnages et leurs évolutions. J’aime beaucoup une grande partie des dynamiques de cette saison. Quant au covid19, bien sûr que c’est aseptisé et américanisé à l’excès, mais je n’attendais pas autre chose de la série !

> Saison 17


Spoilers

She’s a force of nature. She uh… she gonna beat this thing, right?

Comment réagit-on et surmonte-t-on la solitude quand on se sent seul et pris de court par les difficultés de la vie ? Ouais, je comprends les étudiants en médecine qui n’ont pas trop d’idée de quoi répondre à cette question. Bien sûr, Meredith n’a jamais eu ce problème, et ce n’est pas avec cette saison 17 qu’elle va manquer d’idées, puisqu’elle est toujours à lutter contre le coronavirus dans cet épisode.

Comme on est à Seattle, il pleut des cordes dans ce début d’épisode qui a pour but de nous faire sentir la catastrophe qu’est le coronavirus pour l’hôpital. La réunion de crise se fait à l’extérieur, sous un barnum qui dégouline pas mal. On a tendance à oublier l’ambiance apocalyptique du premier épisode, mais cette tente nous le rappelle.

Ah putain Miranda ! Elle retire son masque pour parler ? WHAT DA FUCK ? Cette scène n’a qu’un intérêt limité, mais elle lance tout de même l’épisode comme il faut en évoquant plusieurs intrigues qui seront traitées dans l’épisode, à commencer par Mer, donc, qui est celle qui inquiète le plus les médecins. Forcément. Koracick est là malgré sa quarantaine et tente de participer à la réunion, insupportant à peu près tout le monde.

Jackson le fait taire en faisant tomber la tablette, mais loin de réagir comme les médecins de l’hôpital qui rient, j’ai trouvé qu’il se comportait en gamin franchement. La série repart alors avec son intrigue sur Jo et Jackson. Ca m’avait manqué dans l’épisode 3, je suis content qu’on y revienne.

C’est plutôt drôle à voir, parce que les deux se décident plus ou moins à vivre ensemble pour que Jo ne rentre pas dans son appartement plein de souvenirs d’Alex dans lequel elle est censée être confinée. Je les adore, ça fonctionne tellement. Ils ont une amitié très cool, avec ensuite Jo qui raconte à Jackson ses souvenirs de la relation Mer/Alex.

Ils parlent donc un peu de Meredith et sa santé, passent une nuit à regarder des films, plient un plaid et… s’embrassent. Cette fois-ci, ça ne finit pas en larmes pour Jo, et ils passent leur temps à s’embrasser. Oh. Le plaid finit par être déplié et recouvrir leur nudité – vraiment, quand j’ai mis ces points de Bingo Séries sur les plaids, j’étais loin de m’imaginer que ces deux-là allaient me les marquer plusieurs fois en couchant avec.

Toute leur relation se développe sacrément dans cet épisode, et ça se fait aussi avec un parallèle étonnant concernant le « couple » Niko/Levi que j’ai de plus en plus de mal à supporter. J’étais content de les voir rompre, moi. Là, la série veut trop nous faire sympathiser avec Niko dans cet épisode.

En effet, il est victime de racisme quand une patiente lui demande d’où il vient, puis toute l’intrigue traite de la place des américains avec origine asiatique. Pourquoi pas, en vrai, surtout que c’est clairement un écho au Black Lives Matter, mais avec une autre ethnie. La série a déjà traité plein de fois du premier sujet, alors j’imagine qu’ils considèrent que leur travail fait effet et qu’autant faire prendre conscience d’autres problèmes similaires tant qu’on y est.

Bref, on a un ancien patient d’Owen qui revient à l’hôpital… mais je n’ai pas trop souvenir de lui, alors je ne sais pas si c’en est un qu’on connaît ou non. Avec le masque, ce n’est pas simplifié non plus. C’est l’occasion pour Owen de recevoir une leçon de morale de la part de Niko. En vrai, tout passe par une résidente que j’ai beaucoup aimé et qui repère l’erreur médicale d’Owen : il n’a pas diagnostiqué la bonne maladie, car elle est rare… mais dix fois plus fréquente chez les patients qui ne sont pas les blancs qu’il a l’habitude de traiter.

Owen regrette au moins de ne pas connaître les statistiques, et ça mène à une scène très juste avec Bailey. Oui, Bailey lui fait la morale aussi, mais elle le fait mieux, en lui rappelant que l’équité entre patients n’est pas la même chose que l’égalité. C’est une bonne chose, une bonne scène, et ça mériterait d’être creusé plus, je pense. J’ai aimé sa tirade sur les biais que l’on a tous, entre sa mère peu heureuse d’être avec des blancs en maison de retraite et son père inquiet d’avoir des infirmiers parce qu’il ne peut y avoir que des infirmières douées, certainement pas des hommes. J’ai ri, et ça marche bien pour prendre du recul sur des sujets sensibles auxquels on est également confrontés ces derniers temps. Mieux vaut tard que jamais, il paraît.

Outre la résidente qui semblait sortir de nulle part, on suit aussi vite fait une nouvelle qui propose des tests de grossesse aux patients plutôt que des tests covid car elle rame sur le système informatique. C’est Levi qui s’en rend compte, tentant au passage de dire bonjour à Niko, ce qui nous vaut une blague avec la nouvelle. On verra si on le reverra plus tard, en attendant, je suis dépité de voir Levi s’accrocher encore à Niko alors qu’ils ne sont pas fait pour aller ensemble.

En plus, même la manière dont Niko envoie paître la résidente pleine de ressentiments envers Owen pour finalement lui balancer la vérité ne m’a pas plu. C’est vraiment un personnage avec lequel j’ai du mal. Jo est heureusement la voix de la raison face à cette relation pourrie entre eux. Elle m’a fait mourir de rire à reprocher à Levi de se contenter de Niko et à lui rappeler toute la merde qu’il lui a fait subir.

Malgré ça, Levi propose tout de même à Niko de venir chez lui pour coucher avec et… Non. Juste non. C’est tellement n’importe quoi. Certes, Jo ne dort plus chez elle, mais tout de même, c’est gros. Puis leur relation là, on dirait presque que Niko a envie de finir en couple avec Levi sur cette fin, alors que non.

Si je suis blasé, j’ai tout de même aimé le fait que Levi explique à Jo qu’il fait ça parce que le gouvernement a conseillé de garder le même partenaire sexuel sûr pendant la pandémie. D’une part, c’est drôle ; d’autre part, j’ai vu passer des articles là-dessus il y a quelques mois. En plus, Jo finit par utiliser l’argument avec Jackson en fin d’épisode quand elle se pointe une nouvelle chez lui et qu’il lui explique qu’il n’a pas envie d’une relation amoureuse et de rencards.

Cette histoire de sex-friends, ils me font rire, mais ça va tellement soit mal finir pour l’un d’eux, soit se terminer en mariage, c’est terrible.

Pour en revenir à Meredith, tout le monde veut trouver une solution pour elle et pour être sûr qu’elle survive au coronavirus. Euh, l’actrice semble prendre pas mal de repos, j’ai l’impression qu’elle est parfois remplacée par une figurante dans le lit. L’important, c’est toutefois qu’elle est au lit et qu’il est agréable de savoir qu’elle continue de rêver.

La série n’a peut-être pas l’argent ou l’envie de payer Patrick Dempsey pour la saison, mais les scénaristes ont pris la décision de nous ramener également George ! Onze ans ! Ca fait onze ans qu’il est mort dans cette scène horrible de « Off I go », mais le revoilà dans la série et… je dois avouer que ça me fait plaisir, même si c’est gros de nous faire croire que le Covid est si génial. En même temps, on nous a fait le coup avec le cancer il y a onze ans, donc bon.

George est de retour, et je suis heureux qu’on ne se tape pas la distanciation avec lui aussi, parce que ça devenait lourd d’avoir Meredith hurlant par-dessus le bruit de l’océan. Si je n’ai pas oublié son excellente chute sur la plage, je suis heureux de la voir avec George. Je sais que les scénaristes font ça pour donner de l’espoir aux gens, et je dois avouer que ça fonctionne. Scénaristiquement, ça n’apporte rien, mais ça donne le sourire de voir Meredith et George échanger quelques répliques et blagues, notamment sur la vieillesse nouvelle de George.

George sait aussi que Meredith était morte de rire à son enterrement, et ça fait du bien de voir Meredith parler de ses deuils et de sa capacité à poursuivre sa vie après le deuil. Il est agréable de voir ces personnages ensemble. Oh, bien sûr, il y a de la distance sociale entre eux, toujours, mais qu’est-ce qu’on s’en fout ! Meredith et George ont pu rire ensemble ! Alléluia !

Oh, ils ont aussi réussi à me briser le cœur à nous rappeler que George s’est sacrifié juste pour une inconnue à un arrêt de bus. Nous dire que sa décision a affecté Meredith dans son évolution, c’est un peu trop gros, je trouve, car le personnage a peu changé après ça, mais c’était super triste.

Tout ça n’est pas la réalité toutefois. A l’hôpital, Teddy et Andrew trouvent un essai clinique qui pourrait accepter Meredith, et ils en parlent à Richard qui… hésite bien longtemps à savoir quoi faire. L’essai clinique est incertain, avec des décès, tout de même. Andrew s’engueule avec Richard, pour le pousser à faire quelque chose, mais lui ne sait pas quoi faire.

Il essaie donc de réveiller Mer, en vain. Elle finit par l’entendre, avec George, sur la plage et je ne suis pas bien sûr avec les masques, mais il me semble qu’entendre Meredith parler de George finit par convaincre Richard qu’il faut absolument tenter le tout pour le tout pour la sauver. Il a capté la solitude de Meredith, mais il sent aussi la solitude des proches du Covid. Effectivement, bien sûr qu’on se sent seul dans cette situation, et incapable de faire quoique ce soit pour aider ses proches. C’est horrible.

De ce côté-là, l’épisode se termine avec Bailey et Richard veillant sur Meredith, parce qu’ils ont la chance de pouvoir le faire en tant que médecins. C’est très américanisé dans la manière de nous présenter les choses, puisqu’ils finissent aussi sur la plage, entre Mer et George. Aaaah. Revoir Bailey avec George, ça me rend si triste. La série touche les bonnes cordes, même si c’est risible ces scènes sur la plage par rapport à la réalité.

Dans la réalité, Bailey perd une dent. OK, attendez, je reformule, c’était volontairement misleading pour la blague là : la fille de Meredith perd sa première dent, pas Miranda hein. Amelia est débordée de peu, mais ça ne surprend personne, on la connaît par cœur. J’aime toutefois cette partie de l’intrigue, et celle sur Maggie, parce que le but est clairement de nous montrer comment fonctionnent les relations amoureuses en pleine pandémie.

En effet, le covid19 étant toujours là, Maggie continue sa relation à distance bien trop bavarde avec Winston. Ils me blasent un peu, à force, mais j’ai beaucoup ri de voir Maggie être invitée au repas à distance pour l’anniversaire de la mère de Winston. Attendez, je veux bien qu’ils soient en relation à distance, mais ils ne se connaissent qu’à peine finalement ? Ils se sont retrouvés vite fait en saison 16 après des années… D’où il l’invite au repas de famille ?

En plus, c’est pire que tout, parce qu’il ne s’entend pas avec son père qui débarque aussi dans la conversation virtuelle et se met à descendre son fils. Blasé, Winston se barre donc, raccrochant limite au nez de ses parents… Maggie ? Elle reste même connectée au départ de Winston ? C’était mon moment WTF de la semaine, voire de l‘année, je crois. Elle demande comme si de rien n’était s’il y a un dessert. Déjà, la blague est nulle puisqu’ils ne mangent pas la même chose, mais en plus… Enfin, non quoi. On ne peut même pas dire que les scénaristes ont juste écrit la scène comme si de rien n’était avant de la convertir en mode « relation à distance pour cause de pandémie », parce que si Winston s’était barré en cours de dîner, elle l’aurait suivi.

Cela n’avait pas de sens. En tout cas, Maggie finit par s’en confier posément à Amelia, d’autant plus qu’elle a même ghosté Winston un moment avec les problèmes de santé de Richard. L’absence de Meredith se fait sentir dans la scène tout de même, mais les scénaristes s’en sortent bien pour détourner notre attention avec Lincoln qui se met à siffler à l’arrière-plan. Il essaie de rester positif et de voir le positif absolument partout, quand Amelia est en pleine angoisse et spirale négative. Cela provoque quelques différends entre eux, et une dispute peu agréable. Amélia est insupportable sur ce coup-là, parce qu’elle aurait pu lui dire différemment.

Autant d’habitude, je n’ai aucun mal à la comprendre, autant sur ce coup-là, j’ai trouvé qu’elle s’énervait vite. On va dire que c’est la pandémie qui veut ça. Lincoln a la meilleure réaction à l’écouter malgré tout et à être là pour elle, alors on va dire que ça renforce le couple.

Amelia essaie ensuite d’avoir Lincoln qui lui parle aussi de ses sentiments, mais ce n’est pas son fonctionnement à lui, qui a juste envie de jouer de la guitare. J’aime cette dynamique entre eux, et j’aime le personnage de Linc qui a le droit de fonctionner comme il fonctionne, mais il n’empêche qu’il finit tout de même par parler un peu trop.

Je trouve que la série s’en tire bien à nous montrer les relations pendant la pandémie, finalement. Ces scènes d’engueulades brèves entre Amelia et Lincoln les font évoluer… C’est un peu tard pour nous qui avons déjà vécu pas mal de conséquences de la pandémie, mais ça donne toujours des idées de comment surmonter certains problèmes, j’imagine. Plus sérieusement, ça marchait bien. J’ai eu plus de mal avec Winston et Maggie qui, finalement, se retrouvent à parler et regarder un film ensemble en visio, comme si de rien n’était.

C’était un peu expéditif. Après, côté expéditif, on a tout de même Tom qui a le coronavirus et qui n’ouvre pas la porte à Teddy s’inquiétant encore pour lui, alors que franchement… Non. Ah oui, pour en revenir à Tom, il veut refaire tests Covid sur test, assurant qu’il va très bien. C’est Helm qui lui amène. C’est l’occasion pour nous d’apprendre qu’Helm l’a eu aussi, le covid (je continuerais à dire « le », ne cherchez pas ; ça me déprime de me dire que la vf dira probablement « la ») mais qu’elle s’en est tirée bien mieux que Meredith. J’ai bien aimé la voir sympathiser avec Tom, surtout que ça se fait autour d’un jeu vidéo de pandémie zombie.

J’ai bien ri d’imaginer Tom sur les jeux vidéos – c’était moins choquant concernant Helm. Quand elle finit par découvrir que Tom a une vision très négative de la pandémie, Helm décide de prévenir Teddy, et c’est pour cela que Teddy laisse de côté ses recherches anti-covid (c’était crédible et bien écrit) pour tenter de s’occuper de Tom, finalement bien malade. Je n’aime pas cette relation, il faut qu’ils arrêtent de persister. A la rigueur avec Helm, ça fonctionne bien comme duo, j’espère qu’on continuera dans cette direction la semaine prochaine – parce que la diffusion américaine va continuer jusqu’à l’épisode 6 avant de ne revenir ensuite qu’en mars. L’hiver sera long.

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