The Walking Dead (S07)

Spoilers

Ci-dessous, un article sur l’ensemble de la saison, écrit au fur et à mesure de la diffusion, avec des spoilers et mon avis sur chaque épisode, suivi d’un bilan.

Saison 7 Saison 8 | Saison 9 Saison 10

Avis : Deux très longues semaines après la fin de Fear the Walking Dead, la série-mère est enfin de retour et l’on va savoir qui Negan a décidé de tuer. Pour être 100% honnête, je ne suis pas si impatient de voir la suite puisque j’ai découvert que j’avais plus peur de faire spoiler un truc que je n’avais peur devant un épisode de la série, qui a l’habitude de m’ennuyer. Bon, du coup, j’ai décidé de ne pas dompter la peur et de regarder l’épisode, même si j’ai un Blindspot et un Superstore en cours. Oui, « en cours » comme dans « je me suis arrêté à dix minutes de la fin car mon train est arrivé ». C’est un peu honteux. Le Comic con m’a cassé, d’ailleurs, j’ai plein d’articles à mettre à jour et publier, mais j’ai pas spécialement envie de voir des épisodes. Peu importe pour cet article, vous me direz.

The Walking Dead donc, c’est une série qui était plutôt très cool et très bien à ses débuts, mais qui maintenant cumule de plus en plus les défauts : dialogues incompréhensibles (non franchement que quelqu’un leur donne des cours d’articulation), longueurs interminables, silences qui ne s’expliquent pas, schéma d’épisode inchangé et connu par cœur… Je m’ennuie plus qu’autre chose. J’ai souvenir d’une seconde partie de saison 6 un peu plus au point, alors je garde espoir.

Je n’oublie pas l’ennui interminable de la fin de saison qui nous avait teasé l’arrivée de Negan pour que rien ne se passe dans tout l’épisode. Finalement, quelqu’un (qui n’était Rick, ni Carl) allait mourir et j’espérais juste que ce ne soit pas Rosita, car ils avaient enfin réussi à faire quelque chose du personnage, après plusieurs années.

Voilà, je ne m’éternise pas car j’ai quand même un peu envie de savoir ce qu’ils vont nous faire comme retour… Attention spoilers !!

Note moyenne de la saison : 13,25/20

 01.pngÉpisode 1 – The Day Will Come When You Won’t Be – 18/20
Today was a productive damn day

J’avais parié (hier soir notamment) sur un retour ne nous informant pas de la mort du personnage… je suis donc tellement pas surpris qu’ils retardent l’information pendant tout le premier acte que je n’arrivais même plus à être blasé face à ce suspens foireux qui aurait pu fonctionner sur une fin de saison, mais qui en début est juste un foutage de gueule supplémentaire. Après tout, les audiences suivent, ils auraient tort de se priver.

Le premier acte se concentre donc sur la relation entre Denny Duquette et Rick. Euh pardon, Negan. Je n’y arriverai jamais, Jeffrey Dean Morgan sera à jamais Denny, c’est comme ça, ça fait dix ans et Supernatural n’a pas réussi à changer ça, cet épisode non plus (et pourtant !).

Donc il faut retenir de l’épisode que ce pauvre Rick est mis à terre par ces difficiles événements traumatiques et qu’en tant que public, j’ai juste eu envie de hurler « GET TO IT » à ma télé. Un quart d’heure plus tard, on apprend enfin la mort d’Abraham qu’on nous censure malgré tout (le remplaçant par de la confiture de myrtilles et framboises). Je leur reconnais qu’une fois que c’est fait, le suspens retombe et c’était une excellente idée de s’attaquer à Glenn, cette fois avec un peu moins de censure mais toujours autant de confiture.

Sacrifier deux personnages au lieu d’un est malheureusement une bonne idée qui leur permet un vrai retour choquant, réussi et marquant pour l’introduction de Negan. Une seule mort n’aurait pas été suffisant après un été à attendre de savoir qui serait la victime de Lucille. Et puis, cette fois, Glenn ne survit pas, il était un peu temps quand on voit le nombre de fois où il aurait dû y passer.

Bref, ce retour avait la force que la fin de saison n’avait pas et, malgré les nombreux défauts initiaux (et le non-suspens autour de Rick et des zombies), il change totalement la donne de la série en réaffirmant sa violence à un nouveau niveau. À vrai dire, il faut quelques temps pour digérer cet épisode qui malgré tout a trouvé le moyen de détourner le fameux mème « We have an army / We have a Daryl » dans les répliques de Rick et à me faire rire. Oui, oui, je sais, j’ai un problème avec le rire.

Un début pourri, une suite qui met la barre très haut, ce qui pose déjà souci pour la suite de la saison (qui sera forcément moins intense), et une fin qui permet la digestion de cette violence un peu folle. The Walking Dead signe un retour en force après un départ raté, j’espère qu’ils sauront continuer sur cette voie.

02.pngÉpisode 2 – The Well – 12/20
Do I detect skepticism?

Comme je le craignais avant de faire play, cet épisode laisse de côté l’ensemble du groupe pour se concentrer sur Carol et Morgan. Il ne faut pas longtemps pour que ça parte en vrille avec des hallucinations de Carol, puis l’arrivée dans un nouveau sanctuaire, le Kingdom.

Cela permet l’introduction du personnage d’Ezekiel et de son tigre, personnages emblématiques du comic s’il en est. Et justement, comme bien souvent, la transposition à la télé est problématique, car cela devient plus comique qu’autre chose. Franchement, des pages presque flippantes du comic ne sont plus que rire ici. Et on en parle de cette chorale?

Bref, si je trouve ça cool de les voir suivre les comics, je suis moins convaincu par le rendu télé. En terme de chronologie, cet épisode avance assez vite tout en traitant correctement ses personnages.

De nouvelles perspectives s’ouvrent donc à nous dans un épisode mettant longuement en place un nouveau campement, de nouveaux personnages, de nouveaux problèmes.

Dit autrement, nous avons là un début de saison assez consistant, mais un énorme défaut de répétition et, bien sûr, l’erreur classique de TWD de ne se concentrer que sur un personnage ou deux au lieu de proposer des épisodes sur l’ensemble du casting. Ce n’était pas mauvais, certes, mais ce n’était vraiment pas exceptionnel non plus et après l’épisode de la semaine dernière, ce n’était clairement pas à la hauteur !

03.pngÉpisode 3 – The Cell – 12/20
We’re on Easy Street ♫

Bon, on est parti pour 42 minutes de musique qui donnent la pêche, de Dwight et de Daryl, faut être motivé quand même, surtout que l’épisode commence par pas moins de huit minutes de silence.

Du côté de Dwight, donc, on le voit vivre une vie de roi au premier abord, mais on comprend assez vite qu’être à la botte de Negan n’est pas si facile. Passionnant. Ce portrait psychologique nous permet de mieux cerner, en théorie, son allégeance à Negan et ses doutes. Ce n’est pas un échec total, surtout que l’on voit qu’il commence à se révolter après tout ça.

Daryl, de son côté, est prisonnier et est traité comme un chien (et même probablement moins que ça) par Dwight et toute la bande. À nouveau, on veut nous faire comprendre la toute puissance de Negan.

Le vrai problème de cet épisode est qu’il ne développe pas grand-chose de nouveau, qu’il est super sombre (en terme de luminosité) et est comme toujours extrêmement long. La musique aide un peu à passer le temps, mais franchement, il aurait pu être tout aussi poignant en deux fois moins longtemps. Je lui reconnais la qualité de m’avoir vraiment fait apprécier Dwight cela dit, c’est un début.

Bref, rien de nouveau, du TWD, je me suis plus ennuyé que divertit, mais j’ai quand même envie de savoir la suite. Fait chier.

04.pngÉpisode 4 – Service – 13/20
I know I had to make a strong first impression

C’est parti pour un épisode de 57 minutes, c’est-à-dire beaucoup trop lent, car ne nous leurrons pas ces minutes supplémentaires sont gagnées par de longs gros plans silencieux durant lesquels rien ne se passe, à commencer par ce début d’épisode et les plans à rallonge nous montrant Michonne ne rien faire sous l’oeil (pas) discret de Rick.

Bref, la vie a repris son cours sous la domination de Negan qui s’amuse à piller tous les biens de nos héros, ce qui ne plaît pas du tout à Carlita (désolé, mais même Maggie sait se couper les cheveux quoi, même si elle est aux abonnés absents cette semaine, comme lors du décès de Beth quoi).

Beaucoup de critiques à faire donc, puisque la série se concentre une fois de plus sur la peine de Rick (normal, c’est le leader, je sais) en effaçant un peu trop d’autres personnages. Où est Sacha, par exemple ? Negan vient récupérer tous les flingues quand Michonne tente de s’entraîner à tirer, bousillant les munitions, et que Rosita fait tout ce qu’elle peut pour en trouver d’autres.

C’est l’un des plus grands points forts de la série cette semaine : se centrer un peu plus sur Rosita, qui a pris du caractère l’an dernier et est devenue l’un de mes personnages préférés (inutile de préciser qu’elle y passera probablement bientôt du coup, parce que mes personnages préférés ont une espérance de vie très limitée en général). Un bon épisode donc, mais beaucoup trop long et ne partageant pas assez le temps d’écran.

Quant au suspens qu’ils essaient d’instaurer, il n’a pas pris un quart de seconde, il m’a paru évident que Negan ne tuerait personne. Ils auraient pu en profiter pour buter un ou deux figurants pourtant, histoire de garder le stress vis-à-vis de ce méchant. À part dans le premier épisode de la saison, Negan peine à me faire angoisser personnellement, c’est un peu un échec d’avoir trop joué sur l’attente l’an dernier.

05.pngÉpisode 5 – Go Getters – 08/20
We’re all gonna be one big, happy, dysfunctional family

L’épisode nous révèle enfin ce qu’il advient de Maggie et de Sacha, qui sont donc de leur côté en train de faire leur deuil (enfin, ça c’est la théorie, en pratique, elles ont juste l’air de vivre normalement, sérieux), aidé par Jésus, qui comme l’an dernier est une jolie manière d’introduire des jurons qui n’en sont pas.

On les voit tenter de s’intégrer à une autre communauté, ce qui est simplifié par une attaque de Negan un peu con-con mais efficace, qui leur permet de prouver leur utilité et d’être protégées dans la seconde moitié d’épisode. Dit autrement, il ne se passe rien dans cette partie de l’épisode, si ce n’est que Jesus prend un peu de pouvoir qu’il redonne aussitôt à Maggie et Sacha.

Cette dernière souhaite se venger de Negan, mais le fait secrètement avec Jesus. Mouais.

Pendant ce temps, Carl continue d’être aussi insupportable qu’Enid, comme si être enfant/ado dans cette série était gage d’être tout bonnement con. Les deux amoureux s’embarquent donc dans une virée en roller qui ne m’aide décidément pas à les voir comme des personnages cools. Leur but est, pour elle, de retrouver Maggie, pour lui, de se venger de la mort de Glen, et d’Abraham. Très franchement, cette partie d’épisode n’était pas convaincante du tout, mais leur premier baiser était rigolo. Vous comprendrez donc qu’il ne s’est rien passé non plus dans cette partie de l’épisode.

Finalement, les deux intrigues se rejoignent, avec Enid ayant rejoint les filles et Carl suivant les camions de Negan, aux côtés de Jesus, mais c’est là le seul point positif (et prévisible) de l’épisode, qui parvient à réunir les personnages, tout en continuant à les diviser. Comme ça, on est sûr que rien n’avance ni dans cet épisode, ni dans les suivants.

06.pngÉpisode 6 – Swear – 15/20
We shoot strangers on sight

Ah ENFIN on découvre ce qui est arrivé à Tara, mais je n’arrive pas à être vraiment satisfait pour autant. J’attends mes explications sur son sort depuis six mois, c’est vrai, en revanche je n’oublie pas que la dernière fois qu’ils ont fait disparaître pour quelques épisodes sans explication, c’est Beth, et je me souviens parfaitement de comment ça s’est terminé pour mon personnage préféré.

Et ça ressemble un peu trop à ça cette semaine pour que je sois pleinement satisfait.

L’épisode était en effet vraiment intéressant, à nous présenter une communauté (d’amazones) de femmes guerrières dont les hommes se sont fait tuer par les Saviors. Il y a évidemment trop de lenteurs et quelques incohérences, mais ça fonctionne vraiment très très bien de manière générale, avec une organisation cohérente.

Il faut dire aussi que j’adore le personnage de Tara et que j’étais frustré de sa disparition, ça m’a aidé à entrer dans l’épisode qu’ils décident enfin de nous expliquer ce qui lui était arrivé. Pas grand-chose à faire de la disparition de Pete en revanche, je l’avais même carrément oublié, mais ce suspens à deux balles pour savoir s’il est en vie ou non est énervant. Autant se décider quoi.

J’espère que l’on reverra les personnages de la communauté et que ça ne voudra pas dire que Tara va y passer, car cet épisode m’a vraiment bien plu.

En plus, ils ont eu la bonne idée de terminer sur une confrontation avec Rosita, qui reste malgré tout mon nouveau perso préféré depuis l’an dernier, alors je suis satisfait de cet épisode. Évidemment, je trouve toujours aussi ridicule de proposer des épisodes centrés sur un seul personnage comme ça, quand ils pourraient alterner les intrigues sur chaque épisode et permettre de rompre les temps morts de chaque intrigue avec de la vraie action sans que ça ne paraisse aussi redondant.

Je veux dire : évidemment que Tara n’allait pas mourir au milieu de l’épisode alors qu’on est au beau milieu de cinquante minutes centrées sur elle. Certes, il y a de l’action, mais aucun suspens -hormis la construction des flashbacks à la rigueur, et encore! – et c’est toujours le même défaut de Walking Dead qui ressort, avec le choix de trop se concentrer sur certaines intrigues plutôt que tout attaquer de front.

Quoiqu’il en soit, c’était beaucoup plus intéressant cette semaine, mais j’attends toujours un épisode réunissant vraiment tout le monde, ce qui n’est pas prêt d’arriver j’imagine (à figure de comparaison, j’avais adoré l’épisode de la saison 4 où chaque acte se concentrait sur un groupe de personnages, c’était bien plus intéressant et ça commençait par Beth/Daryl pour finir sur la réintroduction de Tara, forcément, j’avais kiffé).

07.pngÉpisode 7 – Sing me a song – 12/20
What we talk about when you’re not here is none of your business

C’est de nouveau un (trop) long épisode d’une heure qu’AMC propose cette semaine.

D’une part, l’épisode nous fait croire que l’on va se concentrer sur Michonne quand celle-ci n’est là que pour une trop longue introduction pas bien utile. D’autre part, cette semaine encore se concentre sur Carl qui est donc dans un camion avec Jesus. Il continue de se comporter en bon débile et ne profite même pas de la chance qu’il a de tuer Negan pour le faire. Bien joué.

Le reste de l’épisode nous montre donc le grand méchant de cette série trouver un attrait incompréhensible en Carl et lui faire le tour du propriétaire, lors duquel il est rappelé que Negan viole toutes les femmes qu’il trouve à son goût et que Daryl est son petit chiot. Je me demande comment réagissent les fans du monsieur à l’arbalète cette saison.

Quoiqu’il en soit, c’est profondément long et peu intéressant de voir Carl pleurnicher de son seul oeil valide et gâcher une chanson qu’Angel m’avait déjà fait détester de toute manière.

Negan finit par le ramener chez lui et prendre bien soin de Judith, cliffhanger totalement ridicule et foiré s’il en est, qui franchement ne me donne pas spécialement envie de voir la suite immédiatement quoi.

Autrement, et clairement pêle-mêle dans cet épisode, Rosita continue sa guérilla dans son coin, convaincant Eugene de lui créer une balle pour son flingue et se mettant tout le monde à dos, alors que Rick cherche désespérément à mettre la main sur des biens suffisamment précieux pour Negan. Il est aussi question du père Gabriel qui place sa foi en Rick.

Passionnément soporifique, avec pour seule réussite la seconde scène de Michonne qui entre à son tour en vedetta contre Negan.

Capture d'écran 2016-12-12 14.56.37.pngÉpisode 8 – Hearts Still Beating – 15/20
Now I know

Une nouvelle heure d’épisode permet cette fois aux scénaristes de s’intéresser vraiment à l’ensemble des personnages, avec des facilités scénaristiques énormes et nécessaires pour avancer (Daryl). C’est bien ridicule de s’être fait chier la moitié des épisodes de la mi-saison pour en arriver à des raccourcis pareil et donc pas assez crédibles qui ont au moins le mérite de réunir tout le monde.

Je n’ai pas bien compris l’histoire de Michonne ces deux dernières semaines, ou en tout cas sa conclusion, mais je suis bien content que ce soit terminé et que tout le monde se retrouve prêt à aller casser du Negan.

Il est absolument ridicule que Rosita rate pareillement Negan avec son flingue et sa fameuse putain de balle, de même qu’il n’est pas trop crédible que Negan l’épargne.

Les sacrifices de la semaine auront été inutiles mais auront su faire monter la tension et la surprise au bon moment (je suis même un peu dég d’ailleurs des deux personnages tués), Rick aura mystérieusement trouvé encore une nouvelle personne pour garder Judith en fin d’épisode après la mort d’une nouvelle baby-sitter (si cette gamine ne développe pas un complexe de l’abandon à force) et Carol comme Morgan n’auront rien fait de toute cette première partie d’année.

Je reste assez perplexe devant leur construction générale qui ne marche définitivement pas, mais qui continue depuis trois ou quatre ans. Quel intérêt de faire traîner en longueur comme ça pour tout bâcler avec des facilités scénaristiques pareilles ? Je ne sais pas trop, mais c’est vrai que le rythme cette semaine paraissait très cool, jusqu’au montage final qui s’étire à l’infini pour rien.

Ah et ils teasent aussi l’arrivée d’encore un autre personnage alors que Negan n’a encore rien fait. Mouais. Il faudra voir comment ça évolue.

09.pngÉpisode 9 – Rock in the Road – 13/20
Let me stop you before you break into song, OK?

Et c’est reparti pour The Walking Dead après une longue, longue pause qui fait qu’on a envie d’y revenir en ayant presque oublié les défauts habituels de la série. Presque.

On est vite remis dedans avec une longue intro silencieuse et nocturne (j’en ai fermé mon volet pour tenter de voir quelque chose)… Bref, Gabriel s’enfuit avec toute la bouffe et j’en ai rien à faire.

De leur côté, Rick et tous ses amis tentent de convaincre Gregory de leur fournir des volontaires, mais ça ne fonctionne pas auprès de lui. En revanche, ça marche direct auprès des gens grâce à Enid qui marque des points auprès de Carl qui va finir par se faire dessus si ça continue (entre sa copine qui lui sourit et le fait qu’il est un des seuls à avoir un flingue quand il est entouré d’adultes sachant tirer, eux, il doit être à bout).

L’épisode tourne autour de ces longs discours pour se convaincre les uns les autres qu’il faut aller se battre, avec de jolies scènes où chacun marche bien lentement après avoir échoué et de grandes envolées lyriques à base de « quand j’étais gosse, ma mère m’a raconté une histoire » ou « mon père m’a toujours dit d’être un héros ». Sérieusement.

Bref, les scénaristes gagnent du temps avant l’affrontement, les scènes paraissent à peu près nécessaires mais étirées à l’infini sans vraie raison, comme d’hab. Il n’est juste pas crédible qu’une dizaine de personnes s’engueulant comme ils le font pour leur survie restent bien calmes et fixes à s’écouter se masturber  intellectuellement dans de grands discours, mais bon.

L’épisode marque des points car il réunit enfin les différentes intrigues présentées au cours des épisodes précédents.

C’est aussi l’occasion de retrouvailles avec Morgan et le Roi Ezekiel, mais aussi Carol (scène parfaitement inutile). Il y a de bons moments entre les personnages, notamment Rosita/Sacha ou l’évolution de Tara et même Daryl. Seulement, c’est bien trop dispersé pour être vraiment suffisant.

Le moment à suspens (non) de l’épisode concerne une horde de zombies et un tas d’explosifs, mais il est assez vite clair que rien de grave ne se passera, c’est juste un moyen de créer de l’attente pour la semaine prochaine. Petite mention pour le couple homosexuel, j’étais persuadé qu’au moins un des deux était mort vu qu’on ne les voyait plus en tant que couple depuis deux saisons. En fait, ce figurant qu’on avait souvent en gros plan était Eric, j’ai juste pas suivi, OUPS. Mais bon, faudrait pas choquer les puritains avec un deuxième baiser gay dans la série aussi…

Le cliffhanger m’a fait mourir de rire tellement Rick a une tête de con en voyant un harem de nanas le tenant en joue ! Quant à Tara, elle paraît ne pas comprendre ce qu’il se passe… moui, alors en fait, t’es la seule à savoir qui est en train de vous attaquer, meuf.
Edit : ouais bon, j’ai mal regardé, il y a des mecs dans le tas en fait. Lalala.

10.pngÉpisode 10 – New Best Friends – 15/20
Show Rick Up up up

L’introduction de cet épisode est une fois de plus à rallonge avec Ezekiel fournissant aux Saviors tout ce qu’ils veulent. Évidemment, ça ne se passe pas tout à fait comme prévu et Morgan y perd son bâton.

C’est aussi l’occasion d’introduire un nouveau personnage du Royaume qui s’oppose aux Saviors, histoire de l’associer à Daryl. Tout cet acte fonctionne plutôt pas mal, car il est intéressant de voir Daryl se mettre en danger pour protéger Carol. Ce n’est pas comme si j’étais le plus accroché au couple Daryl/Carol, mais ça avait le mérite d’être bien foutu.

Le second acte reprend sur le cliffhanger de la semaine dernière, que j’avais mal regardé de toute évidence, puisqu’il y avait des hommes parmi les assaillants. C’est un acte qui introduit donc une nouvelle communauté, celle de la déchetterie, menée par une femme un peu étrange, Jadis. C’est bien son groupe qui a Gabriel et Rick se donne du mal pour le récupérer et passer un marché avec eux. C’est bof en soi, mais comme pour une fois, ça va assez vite, c’est agréable.

Le zombie est dingue à voir et assez peu crédible (je vois mal comment enfiler ce genre de casque à un zombie, ni comment trouver que c’est une bonne idée de le garder au milieu d’une structure instable, mais bon), le groupe en lui-même fait surtout caricatural et drôle, mais l’ensemble fonctionne.

Le troisième acte s’intéresse cette fois à Carol, et à ses retrouvailles avec Daryl, tout en continuant sur le reste du groupe. C’est une structure un peu bizarre, surtout pour The Walking Dead, mais c’est carrément efficace. On se rapproche même d’un épisode de série classique, ce qui permet de limiter un peu l’ennui.

Du côté du groupe, Tara et Rosita se disputent, et j’avoue que je suis partagé comme j’adore les deux personnages. Rosita est un peu énervante à être aussi révoltée de la vie, mais elle marque des points quand même face à une Tara un peu trop docile. Je ne sais pas trop quoi en penser.

En ce qui concerne Carol et Daryl, ce n’est toujours pas un couple bien sûr, et Daryl choisit de lui mentir sur le sort de Glenn et Abraham. Sans vraie raison. Certes Carol est déprimée et complétement cassée, mais ce n’est tellement pas fidèle à tout ce que l’on sait de Daryl ! Morgan tente de le justifier, mais ça ne prend pas trop sur moi.

Finalement, cet épisode passe plutôt vite grâce à sa structure en deux histoires qui voient leur conclusion dans le dernier acte. C’est tellement plus agréable à suivre que ces longs épisodes se concentrant sur un seul personnage, cela résout bien la majorité des problèmes de rythme que j’ai habituellement avec cette série… mais pas tous quand même.

Les choses se mettent peu à peu en place pour mener à l’affrontement qu’on ne verra probablement qu’en saison 8 (faudrait pas aller trop vite quand même), mais le suivi d’une vraie trame narrative est plutôt efficace sur cette seconde partie de saison.

11.pngÉpisode 11 – Hostiles and Calamities – 11/20
You want something, you take it, haircut.

L’épisode repart en arrière et promet dès son résumé d’être bien chiant. Deux histoires à suivre en parallèle cette semaine : celle de Dwight et celle d’Eugène. Dwight doit assumer les conséquences du départ de Daryl, qu’il n’a pas su surveiller assez. Il se fait ainsi tabasser.

J’aime bien le personnage, mais pas assez pour être vraiment désolé face à son sort. Il ne mérite pas forcément ce qui lui arrive, car Daryl a reçu de l’aide qui n’était pas la sienne, celle de Sherry, qui en a profité pour se barrer. Negan se venge sur la mauvaise personne, mais j’en attendais pas moins de lui.

Dwight se fait bien vite absoudre cependant et il part en quête de Sherry dans leur ancienne baraque. Elle lui laisse une lettre très touchante et basta, fin pour ce personnage (pour le moment ou pour toujours, peu importe). C’est un peu triste, mais sa meilleure scène aura donc été ce voice-over, et c’est même la meilleure scène de l’épisode. Une scène où l’actrice n’est pas là. Normal.

Quand il revient, il en profite pour dire qu’elle est morte plutôt que d’avouer qu’elle s’est enfuie. Risqué, quand même, car il dit l’avoir tuée, mais c’est pas gagné, elle peut tout à fait revenir, conne comme elle a l’air d’être. Et pour ne rien arranger, il accuse le médecin que Negan tue aussi, maintenant qu’il a Eugène.

C’est du grand n’importe quoi cette gestion par Negan, il est peu compréhensible qu’il lui accorde cette confiance aveugle ou qu’il considère avoir plus besoin de Dwight que d’un docteur. Même avec un second médecin dans son groupe. Ridicule, du grand TWD quoi.

Eugène, lui, craint pour sa vie après avoir été enlevé par Negan pour avoir créé une balle de fusil. Il est complétement con et c’est sans surprise que l’on découvre que les Saviors lui réservent une vie de roi : forcément, un type capable de te réarmer au moment où ça va évidemment être la pénurie, ça se conserve.

Il était sympa de le voir découvrir sa nouvelle chambre, Easy street et le fonctionnement que l’on avait déjà deviné il y a quelques épisodes. Bon, Negan exploite ce nouvel allié autant que possible, lui demandant comment conserver en bon état ses walkers.

De passionnantes scènes nous montrent ensuite Eugène en compagnie de « femmes », autrement dit de prostituées qui n’ont pas le droit de coucher avec lui car elles sont réservées à Negan. Et même s’il est Negan, il y a des limites.

Bon tout cela permet de le convertir petit à petit, de mec qui fait dans son froc à gros connard comme les autres suivant Negan. Du coup, il a une arme qui pourrait tuer Negan, à la demande des prostituées, mais il décide de se la garder pour lui, car il craint trop que le monsieur à la batte ne l’apprenne. Les mesdames sont déçues par sa couardise (tu m’étonnes, galère de charmer un type comme ça juste pour se prendre un râteau) et lui se justifie (ou pas) par son instinct de survie, tout ça tout ça.

Le développement est réussi, c’est sûr, mais franchement passer une heure d’affilée là-dessus, ça ne m’a pas passionné et je ne suis même pas sûr que ça méritait une heure, parce que même si Eugène passe de type misérable à type au pouvoir chez les Saviors, il passe surtout de gros lâche à gros lâche dans la série.

Une heure pour un statu quo, je ne me sens pas arnaqué déjà.

Bref, cet épisode se contentait de développer des personnages tellement secondaires qu’ils auraient mérité au mieux une ou deux scènes par épisodes sur plusieurs épisodes, histoire de garder un peu l’intérêt par des moments vraiment intéressants.

On retombe dans l’ennui, même si ce développement permet de s’intéresser un peu plus au Mac Gyver de la série qui a tout du héros, sauf le courage et à Dwight, qui s’impose de plus en plus cette saison alors que, bon, il n’est pas très utile à l’économie générale de la série. Je ne donne pas cher de sa peau, mais en même temps, les choses avancent tellement lentement qu’il survivra peut-être une ou deux saisons.

En gros, pas mal de gémissements et de pleurnicheries cette semaine, on aurait pu s’en passer et passer directement à la conclusion, car l’évolution est à peine subtile, surtout chez Eugene qui passe d’un extrême à l’autre assez rapidement, sans surprise aucune car c’est son caractère.

J’espère qu’on aura droit un jour à une confrontation Rosita/Eugène, ce sera rigolo.

12Épisode 12 – Say Yes – 12/20
I tried but… I still owe you.

Youpi, une introduction sur Michonne et Rick, tout ce dont je rêvais ! Et eux aussi apparemment, ils rêvaient de passer un moment ensemble. Seulement, la conception du « ensemble » dans Walking Dead c’est de nous montrer leur voiture le long d’une route avant de lancer le générique. Sans raison.

Comme la semaine dernière, l’épisode se concentre sur deux intrigues en parallèle et n’apporte pas grand-chose à l’intrigue générale, qui avancera probablement au dernier épisode, si Michonne n’a pas bousillé toutes ses cartouches d’ici là. On voit donc les amoureux vivre leur petit rencard à la fête foraine zombies. Et oui, c’est aussi passionnant que prévu.

Ils se la jouent super-héros invicibles, et l’épisode leur donne raison. Ce n’est pas comme si on stressait vraiment pour eux, non plus. La série a perdu l’intérêt qu’elle avait par rapport à la menace zombie il y a un moment, surtout lorsqu’il s’agit de Michonne (Rick est tellement intouchable, je n’en parle même pas).

Bref, Rick fait en sorte d’offrir un joli animal à Michonne. Passionnément stupide, cela le fait tomber au milieu d’une horde de zombies. Les scénaristes tentent de bien nous faire croire que Rick est mort (lol) et que Michonne va y passer bêtement en le pensant mort (relol), mais finalement tout va bien. Sans surprise.

Allez, je leur reconnais la surprise de ne pas avoir oublié Glenn, qui surgit dans la conversation sans grande raison valable pour parler du deuil et de Michonne qui pense ne pas pouvoir survivre sans Rick.

Alors, je trouvais que leur couple pouvait s’expliquer par le manque à défaut d’être crédible, mais en arriver là si rapidement pour eux deux. Je ne sais pas, je ne suis toujours pas convaincu par le fait qu’ils soient en couple en même temps. Bref, ils trouvent des flingues, comme toujours (toujours plus !) et les ramènent à leurs nouveaux alliés qui en veulent encore plus (plus, plus, un petit plus, un peu plus, plus, plus, … OK, je sors).

De son côté, Rosita continue de ne pouvoir attendre pour se battre, c’est d’un original. Au moins, elle est badass à se couper toute seule les fils qui guérissent sa blessure qu’on n’a jamais vu avant mais qui indiquent que ça fait quand même un moment que l’épisode précédent s’est terminé pour elle. Tant mieux, ça permet d’avancer ? Pas vraiment.

Donc elle aussi se promène à la recherche de flingues, ce qui vire à l’obsession et pourrit un peu le personnage, d’autant qu’elle blâme Gabriel pour toute la merde qui lui est arrivée alors qu’elle a juste pas réussi à tuer Negan quand elle en avait l’occasion. Mouais, c’est particulièrement mauvais, et pourtant j’aime bien son personnage, ça en dit long.

Cela finit donc par une alliance qu’elle passe avec Sacha. Les deux décident d’aller tuer Negan toutes seules comme des grandes. Bref, il est de plus en plus évident qu’une des deux ne passera pas la saison, et comme ça fait un moment qu’on n’a pas vu Sacha, j’imagine qu’on aura aussi le droit à un retour en arrière en ce qui la concerne, histoire qu’elle ait son épisode où elle s’occupe de la tombe d’Abraham en pleurant et console Maggie et tue un zombie au pif à un moment histoire qu’on stresse (ou pas). Vous sentez comme je suis blasé ?

On se concentre enfin un peu sur Tara, et c’est pas mieux dans le genre on recule au maximum les choses : elle en arrive à se confier à Judith (qui grandit encore plus vite que Carl, félicitations !)… Et finit par se décider à balancer le groupe qui a failli la tuer. OK. Cela offre au moins la perspective d’un épisode intéressant. Dans deux (ou trois ?) semaines, les connaissant.

Bref, ce n’était pas mauvais, mais c’était juste un épisode servant à combler la saison, et franchement c’est dommage pour une série comme ça qui pourrait s’offrir le luxe d’avancer bien plus vite. Ou alors, je suis juste trop claqué, je sors d’une journée de concours (le fameux dont je n’arrête pas de parler, oui, oui, ça se passe) et je suis blasé par le monde entier. Allez savoir !

13.pngÉpisode 13 – Bury Me Here – 14/20
The world does drive people crazy now but you made us another road

OK, je sais qu’habituellement, je me plains des introductions mille fois trop longues de cette série, mais… qu’est-ce que c’est que ça ??

Introduction la plus inutile du monde, que je n’ai même pas compris tout de suite d’ailleurs. L’épisode se concentre totalement sur le Royaume cette semaine, c’est-à-dire que ça commence sur Carol, qui pleure la nuit, seule dans le noir. Passionnant.

De son côté, Morgan continue d’entraîner les petits garçons à se battre. C’est tout aussi passionnant. Il est donc temps de réunir les deux personnages. OK, OK. Il ne se passe rien pendant la première moitié de l’épisode, mais on continue de voir les personnages du Royaume, de les développer un peu, histoire que l’on puisse s’attacher à eux avant qu’ils ne se fassent massacrer à un moment ou un autre. Moment qui s’avère être dans cet épisode, parce que l’air de rien, on s’approche de la fin de saison.

C’est notamment le cas de Benjamin, qui est développé en périphérie de chacun des épisodes sur le Royaume depuis le début de saison. Depuis le départ, le sort de son personnage est clairement d’y passer à un moment ou un autre. Un détour en ville amène chacun d’eux dans un piège qui finalement n’en est pas un et c’est donc ensuite la livraison aux Saviors qui se passe mal, très mal.

La surprise, c’est que c’est Benjamin qui se fait tirer dessus et y passe hyper rapidement. Comme il se prend la balle dans la jambe, je pensais bien qu’il y survivrait, surtout après le temps d’écran auquel il a eu droit. Je ne suis pas dégoûté pour autant, non, ce n’est jamais qu’un personnage intéressant de plus qui y passe dans cette série avant qu’on ne s’attache vraiment à lui.

En revanche, on continue de développer le type plus vieux, Richard, qui m’énerve depuis le début. C’est lui qui est responsable de la disparition du melon qui a provoqué le meurtre de Benjamin, mais aussi du faux piège qui a mis tout le monde en retard. Bien. Son but était de se sacrifier pour prouver à Morgan qu’il fallait agir contre les Saviors. Bien sûr.

Tout cela est donc le prétexte à un développement sur le personnage de Morgan, qui devient de plus en plus fou, et à celui de Carol, qui reprend du poil de la bête, en gros.

Outre son coup de pied ridicule de Morgan dans un cageot après une forte montée en tension, le meurtre de Richard est à souligner. Il se fait tuer des mains de Morgan qui part ensuite tout confesser à Carol. Bon, du coup, cet épisode était intéressant, parce qu’il fait avancer des personnages qui étaient bloqués depuis le début de saison au Royaume. Cependant, c’est encore un moyen de retarder le développement du fil rouge.

Peu importe, c’est toujours mieux que les dernières semaines ! Bon, et maintenant, il va falloir attendre encore une semaine pour que ça avance ! Et en même temps, j’ai aimé voir apparaître une première scission au sein des Saviors. Une trahison de l’intérieur serait-elle possible ?

The Walking Dead Season 7 Episode 14-1_0002177235Épisode 14 – The Other Side – 13/20
’cause it’s a long life and then it isn’t.

Pff encore un épisode un peu long qui annonce ses longueurs dès le débuts, avec pas loin de six minutes sans une réplique. C’est bien, ça fait des vacances pour les acteurs. En plus, ça pourrait être bien, mais la musique, aussi sympathique soit-elle, n’est même pas raccord.

En gros, l’idée est de nous réintroduire la situation de Rosita et Sacha, en passant par le plus de détours possibles. On découvre un peu la vie de Maggie, Enid et Daryl au passage. Comme souvent, l’idée est bonne, mais trop étendue à l’infini et pleine de longueurs.

Quand on sort de cette introduction interminable, Sacha prépare son coup en volant des munitions à Jésus (d’ailleurs, il est gay ? J’ai Alzheimer sur ce genre de personnage, je crois) et elle est tellement discrète qu’elle se fait prendre en dix secondes, sans surprise. Avec un début aussi chiant, l’épisode promet de ne rien apporter et ne se regarde plus que d’un an.

Les adieux sont pourris et heureusement écourtés : Rosita & Sacha s’enfuient à l’arrivée des Saviors, Maggie et Daryl n’ont pas le temps de se sauver et doivent se cacher, sur les conseils d’Enid. Cette dernière a une vue sacrément perçante pour reconnaître d’aussi loin et aussi rapidement que les Saviors qui arrivent ne sont pas les mêmes que ceux qu’elle a déjà croisé. Normal.

Il y a un rapide suspens autour de la situation de Maggie et de Daryl, mais comme on est à deux épisodes de la fin de saison, il ne faut pas avoir inventé l’eau chaude pour savoir qu’ils s’en sortiront sans problème. En effet, le but des derniers épisodes est clairement de gagner du temps avant la confrontation Rick/Negan, qui ne se fera probablement qu’en saison 8.

Les Saviors viennent simplement chercher le médecin, ce qui va poser problème puisque c’est celui de Maggie. OK, OK. Gregory en profite pour signer sa volonté de trahir nos héros, rien de bien transcendant, ni surprenant.

On découvre de plus que Rosita et Sacha sont en route vers le camp de Negan sans le moindre plan et qu’elles ne sont pas d’accord. Leur rivalité un peu stupide continue. Toujours rien de transcendant, ni surprenant, et pourtant, j’insiste, ce sont deux personnages que je suis supposé bien aimer.

Tout ça enchaîne encore et encore les incohérences et scènes un peu idiotes, comme Rosita qui trafique une voiture en laissant la porte ouverte histoire de laisser un zombie s’approcher d’elle, alors qu’elle aurait pu tout aussi bien simplement fermer la portière et être tranquille. Cela dit, à quoi bon s’attacher à de la cohérence ? Au bout de six ans et demi, j’ai un peu compris que ça ne servait rien, mais je ne sais pas, je me dis que sur un malentendu…

Rosita raconte ensuite sa vie et ses mille mecs, tout en attendant que Negan se pointe. Et quand c’est le cas, Sacha n’arrive pas à trouver un bon angle pour être LE sniper qui mettra fin à Negan. Là encore, c’est vraiment sans surprise, toujours pour les mêmes raisons de confrontation à retarder un maximum.

Autrement dit, le moment le plus passionnant de cet épisode, c’est encore et toujours la dernière scène : Eugène refuse d’être libéré par Rosita et Sacha. Cette dernière largue sa pote/rivale en l’empêchant de s’infiltrer dans le camp et en se la jouant mission suicide. Elle fait donc l’exact contraire de ce qu’elle voulait en début d’épisode, soit disant parce que Rosita sera plus utile au groupe qu’elle.

OK. Franchement, je suis blasé par cet épisode. Il n’est pas spécialement mauvais, mais il n’a rien non plus pour le sauver. Il s’agit une fois de plus de rester devant pendant quarante minutes pour ne pas avancer d’un iota, puis d’être attentif une minute. Histoire de savoir ce qu’il se passera dans deux épisodes.

15.pngÉpisode 15 – Something They Need – 11/20
I do not accept your apology.

Youpi, Tara révèle tout ce qu’elle sait, enfin. Cela permet en théorie de faire avancer les choses. En théorie donc, car elle amène le groupe à la recherche des cinglées de la jungle, mais dans l’ensemble, on n’avance pas vraiment, car les avancées sont mises de côté pour la semaine prochaine. Tara les retrouve et tente de les convaincre de se battre contre les Saviors. Elle n’y arrive pas et Rick s’amuse alors à faire péter quelques bombes autour de leur camp. Le but est à nouveau de convaincre pacifiquement leur groupe que faire la guerre est une bonne idée.

C’est rigolo, parce que c’est voué à l’échec comme approche et qu’assez rapidement on sent des tensions avec Natania et le reste de son groupe, de sa petite-fille à sa seconde, toujours interprétée par Briana Venskus, qui décidément est dans toutes les séries à la fois (Agents of SHIELD, Grace and Frankie, Supergirlc’est pépère sa vie !). Elle s’amuse bien à être secondaire un peu partout.

Bref, les bombes ont attiré tous les zombies du coin et assez vite les deux groupes se retrouvent à travailler ensemble, sans pression, ni suspens. Et on en reste là, aucune décision n’est vraiment prise de vive voix, même si elle est prise implicitement.

Enfin, c’est ce que je pensais. Le groupe de Rick récupère finalement toutes les armes en laissant derrière le groupe des nanas… Ce qui est complétement con puisque certaines étaient prêtes à se battre. Du grand n’importe quoi cette saison : ils refusent donc l’aide d’une main d’œuvre motivée à se battre… sans aucune raison logique ! Juste… pourquoi ?!

Et ce que je n’ai pas encore dit, c’est qu’il s’agit là de la partie que j’ai préféré dans l’épisode, ce qui en dit long sur le pourquoi du comment la note est aussi mauvaise cette semaine alors qu’on voit enfin un peu tout le monde.

Parce que, oui, l’épisode est assez éclaté et nous montre quasiment tout le monde (sauf le Royaume, en fait). Le problème, c’est qu’il y en a qu’on nous montre pour les montrer, comme par exemple Maggie, qui s’occupe toujours du jardin. Ce n’est pas bien intéressant. Pourtant, il y aurait en théorie des pistes à exploiter, avec la nécessité d’un jardin pour survivre, mais non. Oh, Gregory vient bien la voir avec l’intention de la tuer, mais il n’y arrive pas. Normal, il n’arrive même pas à tuer un petit zombie derrière. C’est donc Maggie qui le sauve. Merci pour le suspens inutile qui ne m’a pas du tout fait peur un quart de seconde. Encore un échec.

De son côté, Sacha est en vie, mais dans la position de Daryl à l’époque où il était enfermé par Dwight, les vêtements en plus. Bon, bien sûr, on essaye de la violer, mais Negan décide de la protéger de ça, sûrement pour se la garder pour lui. Pour changer, c’est particulièrement long et inintéressant, et la série s’attarde dessus énormément. En vrai, c’est juste que ça permet de ne pas trop précipiter les choses avant le final de la semaine prochaine, et c’est exactement le but des scénaristes, comme chacun le sait je pense, surtout que je l’ai répété un certain nombre de fois tout au long des épisodes de la saison.

Negan propose à Sacha de travailler pour lui et Eugene devient la voix de la mauvaise conscience qui lui dit qu’elle ferait mieux d’accepter, avant que le charmant monsieur qui était là pour la violer ne se transforme en zombie. Bref, c’est un peu Andrea le retour quoi (oui, vous aussi vous aviez fini par oublier Andrea ? De rien). Bien sûr, Sacha est plus maline qu’Andrea et s’en sort. Elle parvient même à convaincre Eugene de lui rapporter une arme, dans le but de descendre Negan, même si elle lui dit que c’est pour se suicider. Eugene lui apporte donc de quoi le faire, mais Sacha n’a pas envie de mourir.

C’est bien la peine, je voulais la voir mourir cette semaine pour monter un peu les enjeux, c’est naze. Cette saison se résume quand même à son premier épisode pour l’instant, niveau scènes marquantes (que je pourrais même écrire au singulier).

De cet épisode, je retiens de nombreuses longueurs ainsi que l’absence totale de suspens du début à la fin, malgré de bons jeux d’acteurs (dans l’ensemble). Il faut noter des décisions un peu stupides de la part de tout le monde, qui mène à un cliffhanger tout aussi stupide, quand Rosita de retour revient avec un prisonnier. Dwight se rend en effet à Rick et son groupe pour les aider à combattre Negan. Du coup, Daryl se prend pour un chien après dix bonnes secondes où il n’a pourtant pas réagi, puis Rick braque leur nouvel allié et lui dit de se mettre à genoux.

C’est totalement illogique, oui, mais ça va permettre un dernier épisode un peu mieux, a priori. Avec Walking Dead, il faut néanmoins se méfier des a priori et il faudra peut-être attendre la saison 8 pour obtenir de nouveau un bon épisode. Je ne peux même plus dire que c’est décevant : je n’en attends plus grand-chose en-dehors des épisodes marquant les pauses… C’est dommage, parce qu’il y a eu de bonnes choses de temps à autres cette saison et qu’on remonte un peu la pente catastrophique des saisons anesthésiantes de la série.

PS : j’étais de mauvaise foi dans la critique du 14, finalement, on a su dès cette semaine ce qu’il advenait de Sacha, même si on ne l’a pas vue échouer…

16.pngÉpisode 16 – The First Day of the Rest of Your Life – 18/20
We live. We’re the one. Us.

Ce n’est pas vrai, qu’est-ce que c’est que ce titre bidon ? Ils ont vraiment osé ? Oui, évidemment. C’est The Walking Dead, ça ne devrait même plus me surprendre. Bon, avec un titre pareil, je ne m’attends pas à un épisode grandiose et pourtant, ça y est, c’est la fin de saison tant attendue (en théorie). Pour l’occasion, les scénaristes nous offrent un épisode d’une heure. C’est un joli cadeau, qui signifie qu’il y a de grandes chances d’avoir 25 minutes (au moins) de gros plans qui n’apportent rien.

Et ça ne traîne pas, dès le départ de l’épisode avec un long plan sur Sacha qui écoute de la musique, qui aurait pu être réduit de moitié et apporter la même info et la même sensation, surtout qu’on reprend exactement au même point après le générique.

Sacha se réveille alors dans les bras d’Abraham. Bon, ok, Sacha s’enferme dans un monde idéal au fond de sa prison. Et son monde idéal, c’est ce qu’il s’est passé en saison 6. C’est soit un souvenir, soit un rêve, mais franchement, peu importe. Chacun ses rêves, ma cocotte, t’étais pas obligée de nous partager ça au début de chaque acte de l’épisode.

Oui, oui, au retour de chaque pub de l’épisode, nous avons droit à une scène interminable Sacha/Abraham, après un petit interlude musical (c’est comme s’il y avait vraiment de la pub même en replay en fait). Et le pire, c’est que dans ce rêve, il ne se passe rien. Je savais bien qu’on aurait du temps qui ne sert à rien, mais je ne m’attendais pas à ça. Bon, ce n’est pas grave, ça fait une sorte d’adieu au personnage d’Abraham.

Et à la fin de chacune des scènes de Sacha, nous avons un plan d’elle et Maggie observant un lever de soleil. Il n’en faut pas plus pour que l’on sente le danger rôdant sur ces deux personnages : c’est soit un adieu pour l’une d’elle, soit une annonce de ce qu’il se passera en fin d’épisode. Je penchais plutôt pour la seconde solution au départ, mais eh, je me trompais.

Bien sûr, Sacha est toujours emprisonnée au Sanctuaire (non, nous ne sommes pas dans les Chevaliers du Zodiaque pour autant) par Negan, qui ne tarde pas à arriver pour la sortir de là et lui annoncer qu’elle est désormais son outil de chantage.

Du côté des « héros » de la série, ça interroge toujours Dwight, avec un sentiment de haine inutile de la part de Daryl et Tara surtout (j’avais oublié que c’était Dwight qui avait tué Denise). Rosita révèle que Sacha est aussi chez les Saviors et Dwight que Negan s’apprête à arriver. Avant cela, les amis de la déchetterie débarquent pour les aider, et leur chef, Jadis, annonce à Michonne qu’elle compte coucher avec Rick. Normal.

Maggie, Jesus et Enid s’entretiennent au-dessus de Judith, pour simplement se mettre au courant de la situation. Bon, l’idée est de nous faire croire que tout le monde envisage sérieusement que Maggie reste à attendre tranquillement. LOL.

Du côté du Royaume, pareil, ils se sont mis en tête d’attaquer les Sauveurs, avec comme atout principal le retour de Carol dans leur rang et comme principal défaut un Morgan plus très sain dans sa tête qui voulait faire cavalier seul.

Autrement dit, une bonne partie de l’épisode nous prépare à l’affrontement en nous montrant chaque camp. Cela s’accélère un peu à la mi-épisode avec un retournement de situation qui aurait pu être prévisible si j’y avais réfléchi un peu : Jadis (et son clan) trahit Rick. Le plan explosif de nos héros tombe aussitôt à l’eau et Negan a une fois de plus l’avantage. Je ne l’avais pas vu venir cette trahison et c’est une excellente chose, car ça ajoute du suspense à l’épisode, qui aurait été autrement beaucoup trop long. Là, ça permet aux choses de partir plus en vrille que prévu, je ne pensais pas qu’on aurait un affrontement cette semaine.

À partir de là, pour moi, tout devient une question d’attendre l’arrivée du Royaume pour que ça parte en vrille. En attendant, justement, on nous propose un plan machiavélique de Negan, qui nous révèle que Sacha est en fait enfermée vivante dans un cercueil et que c’est là qu’on la voit depuis le début de l’épisode à écouter son iphone… et à se transformer en zombie !

OK. OK. C’est bien joué de la part des scénaristes. Je m’incline, j’avais oublié que Sacha avait la pilule pour se tuer, du coup, sa transformation en zombie m’a vraiment surprise (et donne des points à cet épisode). Sacha se suicide donc dans cet épisode et se transforme en zombie qui s’en prend à Negan qui la pensait encore en vie.

Il n’en faut pas plus pour que Carl excite sa gâchette et que la fusillade commence, partant dans tous les sens : tout le monde tire sur tout le monde. Rosita se prend une balle et est soutenue par Tara, je dis tout simplement NON car il est hors de question de perdre Rosita, merde.

Alors que leurs camps respectifs s’entretuent, Jadis laisse Rick en vie, mais puisqu’il ne lui obéit pas, elle lui tire dessus également. Bien. Il y a donc de la vraie action dans ce final, ça nous change de d’habitude et ça me renvoie au dernier épisode de la prison où tout est parti en vrille un peu comme ça.

Michonne, quant à elle, se fait maîtriser un temps par une blonde bien moins forte qu’elle, mais finit par la tuer.

Et d’un coup, au beau milieu de cette fusillade qui part dans tous les sens, on retrouve sans explication Carl prisonnier des Sauveurs, une fois de plus, et Negan tout prêt à le buter. C’est un peu naze comme ellipse, mais bon, c’est sûr qu’ils manquent de temps après tous les moments perdus pour faire un adieu digne de ce nom à Sacha et à Abraham.

Du coup, Jadis livre Rick en échange de dix personnes, qu’elle considère être un meilleur deal que les armes de Rick. Mouais, c’est bof comme trahison. Et tout ça pendant que la fusillade continue hors champ et qu’on essaye de nous faire croire à la mort de Michonne. C’est con parce qu’on sait que si on ne le voit pas, ça n’arrive pas.

En plus, le moment où le suspens devrait être à son comble est raté car on sait direct que le groupe de Maggie et celui du Royaume va arriver. Et ça ne rate pas, dans un plan digne de Narnia, Shiva la tigresse vient bouffer un des hommes de Negan au moment où Carlita est sur le point de mourir, et c’est reparti pour une nouvelle fusillade avec musique très sympa. C’est une bonne scène d’action dans l’ensemble, même s’il y a quelques coups de feu qui pourrait partir plus vite en direction des personnages principaux. Le roi nous annonce qu’Alexandria ne tombera pas aujourd’hui et si le roi le dit, ça doit se passer.

Seulement, Alexandria tombe un peu quand même, parce qu’une telle fusillade va attirer tous les zombies du coin. Enfin je pensais. En fait, Negan et ses hommes s’enfuient, et tout le monde leur court après. Bloqués dans Alexandria, nos héros enfin tous réunis se rendent à l’évidence : Negan n’est pas mort, et Eugene non plus. Quant aux zombies, la fusillade ne doit pas les attirer tant que ça puisque Sacha préfère aller errer dans les bois… Euh ? Peu importe, elle se fait tuer définitivement par Maggie qui achève ce zombie. Le lever de soleil était peut-être bien un coucher de soleil, et c’était juste une scène pour réaffirmer leur amitié histoire de faire quelques sentiments sur la fin d’épisode.

Je m’attendais vraiment à la mort de Sacha, j’en suis déçu car c’était un bon personnage, mais en même temps, c’est bien fichu. Bon, bien sûr, l’épisode nous apprend également que Michonne n’est pas morte, mais salement amochée quand même, et que Rick est capable de gambader à la même vitesse que Carl malgré sa balle dans la jambe, normal.

Des perspectives pour la saison 8 ? Oh, l’annonce d’une guerre à venir, sans surprise, avec un Negan qui a encore plus d’hommes prêts à le suivre au Sanctuaire. Mouais. Je me demande surtout pourquoi personne ne s’y rebelle maintenant qu’il y a une vraie coalition en place. Oh, et bien sûr Dwight est du côté de Negan, de même qu’Eugène.

L’épisode se conclue sur un discours sympa de Maggie et un dernier hommage à Sacha, qui se voit offrir une belle fin. Je reconnais de mon côté que l’épisode a su apporter plus d’action que prévu et un rebondissement ou deux que je n’attendais pas.

fin.pngEN BREF – Cette saison 7 est un peu moins décevante que les précédentes en ce qui me concerne. Elle souffre toujours de beaucoup (beaucoup) trop de longueurs et temps morts, mais cette fois, j’ai réussi à raccrocher aux personnages. L’introduction de nouveaux groupes permet la création d’un certain nombre dynamiques plus politiques et efficaces qu’auparavant. J’aime la mise en place d’un jeu d’alliance, enfin, après avoir vu six saisons du groupe de Rick contre le reste du monde. Cela change un peu et apporte de bonnes choses.

Je reste sceptique sur la construction générale de la série, dont la lenteur provoque souvent l’ennui alors que l’histoire en elle-même aurait de quoi vraiment m’accrocher à chaque épisode normalement. Plus que tout, je suis sceptique face à la prévisibilité de cette saison. Je trouve que ça empire d’année en année et que la série souffre un peu de sa vieillesse malgré tout. Elle tue moins qu’avant, ne le fait plus qu’aux épisodes tournants et sur des personnages qu’on s’attend à voir mourir (Abraham, Glenn et Sacha étaient tous déjà sur ma liste des gens à mourir prochainement ; seule Rosita s’en tire étonnamment).

Au niveau des personnages, je ne supporte vraiment plus Rick, Daryl et Carl, mais c’était déjà le cas l’an dernier. Maggie a été un peu sous-traitée cette année, mais finit plutôt bien. Il me reste Rosita surtout, dont l’évolution amorcée en fin de saison 6 a continué avec brio cette année. Elle est souvent insupportable, mais ça change un peu du côté cliché et comic qu’elle avait jusque-là. Coup de cœur qui se confirme également pour Tara et pour Negan, deux personnages que l’on apprend à connaître un peu mieux cette année. Oui, oui, j’aime bien Negan, c’est un bon méchant quand même.

Cette saison 7 a donc réussi à me faire aimer de nouveau certains personnages et à lancer des dynamiques vraiment innovantes pour la série. On sort un peu du long passage à vide des saisons 5 et 6 pour revenir à une série qui bouge un peu, malgré une deuxième parte de saison un peu décevante de ce point de vue-là.

Le cliffhanger est bien moins frappant que l’an dernier, mais l’épisode final est meilleur. Ce ne sera pas une torture d’attendre octobre et maintenant, j’ai juste envie qu’on me rende vite Fear the Walking Dead, parce qu’Alicia me manque !

Saison 7 Saison 8 | Saison 9 Saison 10

 

Semaine 14 : du 4 au 10 avril

Trois fins de saisons cette semaine, mais elles ne se démarquent pas vraiment : The Walking Dead, 11.22.63 et Shadowhunters ont toutes trois proposées des épisodes finaux moyens sous la forme de pétards mouillés. Heureusement, j’ai pu compter sur Agents of S.H.I.E.L.D pour commencer à remonter le niveau de ce que j’ai vu cette semaine et à partir de là… Montagne russe avec non pas un, mais deux 20 ! Petit résumé des notes :

The Walking Dead (6×16), 14/20
Quantico (1×16), 14/20
OUAT (5×16), 11/20
Last Man on Earth (2×13), 13/20
11.22.63 (1×08), 15/20
Blindspot (1×16), 12/20
Les colocs de Mamie (1×12), 13/20
Agents of S.H.I.E.L.D (3×15), 18/20
Shadowhunters (1×13), 11/20
Le Secret des Balls (2×07), 14/20
The 100 (3×10), 20/20
Grey’s Anatomy (12×17), 17/20
Scandal (5×17), 20/20
The Catch (1×03), 10/20

Et j’ai également visionné la saison 1 de Person of Interest, dont j’ai publié le bilan jeudi dernier.

01
Le conseil a parlé, celui qui quitte Koh Lanta ce soir… ne le saura que dans huit mois, bisou.

The Walking Dead a frappé une nouvelle fois… Une large promo d’un épisode de 90 minutes… en comptant les 30 minutes de pause dedans ; l’annonce de la mort d’un personnage… qui n’interviendra qu’en saison 7 et la montée d’un suspens insoutenable… pour rien. Donc voilà, on suit une grande partie de nos héros naviguer sur des routes pas sûres pendant près de 45 minutes et rencontrer chaque fois des hommes de Negan. La confrontation est sans cesse repoussée, mais on sait bien qu’elle est supposée être l’objet principal de cet épisode, alors on l’attend bien gentiment. Pendant ce temps, Carole se prend une bonne raclée, mais elle ne meure même pas. Au moins, sauvée par Morgan, elle rencontre des nouveaux qui seront plus qu’utiles pour la suite de la série (forcément). Et enfin, on découvre le visage de Negan. Puisque j’avais habilement naviguer entre les spoilers, c’était une vraie découverte… et je ne m’attendais pas à voir débarquer Jeffrey Dean Morgan. Il est et sera toujours Denny Duquette pour moi (c’est con pour un rôle de guest dans une dizaine d’épisodes il y a dix ans, mais c’est comme ça), mais il s’impose comme personnage terrifiant en très peu de temps. Ce monologue final est génial, j’approuve totalement le choix de cast. En revanche, je déteste ce cliffhanger car l’on sera forcément spoilé sur le mort avant la reprise, même en prenant toutes les précautions nécessaires. Du coup, ils auraient pu tout aussi bien nous dire qui ils décidaient de sacrifier. Là, ça fait genre c’est hype, mais la vérité c’est que passé le stress de fin d’épisode, on est plus résigné qu’autre chose et la nouvelle tombera sans être franchement dramatique. Bon, c’est un choix de leur part, mais ça m’a pas convaincu… Comme presque toujours avec TWD. Bref, l’épisode était sympa, mais les 15 minutes supplémentaires ne servaient à rien et l’avancée se fait à pas de nains par rapport à la rapidité des comics.

 

02
Quand Shelby parle à son chi… ah non pardon, à un terroriste.

Quantico se concentrait cette semaine sur Shelby, et c’était un excellent choix de la part des scénaristes, car l’actrice a les épaules du rôle qu’ils lui donnent et c’était cool. Pas très rassurant d’apprendre que deux agents du FBI et un marshal ne sont pas suffisants pour arrêter des terroristes dans un avion, mais là encore c’était un exercice qui fonctionne plutôt bien dans l’intrigue générale de la série. Bon, en revanche, j’ai de plus en plus de mal avec l’intrigue du « présent »/futur, celle des attentats. Ils viennent de nous sortir que les trois derniers épisodes n’étaient encore qu’une fausse piste, et ça commence à devenir franchement lourd cette manière de faire marche arrière à chaque fois. Bref, ça traîne en longueur et on dirait que les scénaristes ne savaient pas comment garder l’intrigue aussi vive qu’en début de saison. La commande de nouveaux épisodes supplémentaires se ressent sur la qualité globale de la série et c’est dommage, même si ça reste bon, évidemment.

03
« I’m not allowed to have chocolate before dinner… »

De son côté, OUAT s’éternise toujours dans l’underworld mais l’arrivée de Belle et Zelena est une bouffée d’air frais sur l’intrigue générale. Les deux actrices apportent avec elles leur lot de soucis et nouvelles, et c’est plutôt réussi. Ainsi, on apprend que Belle est enceinte, mais ce n’est même pas le moment le plus important de l’épisode pour sa relation avec Rumple (allez, j’avoue, je réfléchis tellement plus à la série que ça m’a agréablement surpris). De son côté, Zelena essaye d’être une bonne mère et n’y arrive bien évidemment pas, ce qui permet à l’actrice de déchirer dans une scène bien prenante. Les flash-backs se concentrent eux aussi sur la dame en vert et sa relation Hades, dont on nous rappelle une fois de plus qu’il n’est pas le diable dans cet épisode. Bref, il y a fort à parier qu’à nouveau cet épisode ne se concentre que sur un personnage (secondaire qui plus est) pour l’oublier au plus vite la semaine prochaine, et ça commence à être vraiment lassant cette construction centrée chaque semaine sur un personnage (et puis s’en va). On se croirait dans un épisode de Lost dont on aurait gardé que les défauts. Comme d’habitude, c’est tout ou rien avec cette série et cette demi-saison est du côté du rien. Dommage.

04
Elle a toujours de ces tronches ! :’)

Last man on Earth était enfin de retour avec un épisode pas si drôle (j’en attendais mieux franchement, cette saison 2 me déçoit énormément). Il y était question des problèmes de fertilité de Carole et Phil, ce qui était annoncé déjà dans les épisodes précédents. Il y était aussi question de Todd et de son donjuanisme dérangeant qui ruine un peu les dynamiques de groupe. Bon, pas très dingue tout ça. La fin était en revanche bien orchestrée, les retrouvailles entre frères étaient aussi touchantes que drôles avec ce coup de poing inattendu… C’est dommage du coup, il a fallu attendre 20 minutes pour rire, pour une sitcom, c’est un peu un comble. Bon, ou alors, je n’étais pas d’humeur, c’est au choix. En tout cas, cette saison 2 continue dans la description grossière de ses personnages, et c’est dommage, mais au moins elle avance toujours aussi vite dans ses intrigues, ce qui pour le coup est plutôt agréable quand on voit la mode d’étendre pour rien les intrigues (il n’y a qu’à lire les trois paragraphes précédents).

05
Tout ça pour ça

Fin de saison assez prévisible et moins prenante que la semaine dernière pour 11.22.63 qui tord le cou à ses règles de base en proposant un futur changé par les actions du héros dans le passé, contrairement à ce qui était énoncé dans le pilote. Celui-ci y est de retour après avoir perdu sa fiancée dans le sauvetage de Kennedy… Un aller rapide dans le futur qui lui permet de comprendre qu’il faut lancer un nouveau reset, lors duquel il la retrouve en vie mais comprends également la nécessité de la laisser poursuivre son chemin sans lui, car elle est destinée à mourir si elle est avec lui. C’est beau et romantique et cucul tout plein, c’est juste dommage que ça piétine les origines de la série, mais franchement c’est sans surprise, les règles n’ayant jamais été tout à fait claires (le passé aurait dû se rebeller bien avant cet épisode). Dans la prévisibilité, j’aurais juste bien aimé une fin un peu plus sombre et moins heureuse, où elle meure lorsqu’il la fait danser, parce qu’ils ne peuvent pas être ensemble. Je crois que je suis sadique. En tout cas, voilà une nouvelle série du petit robot rouge terminée. Et un épisode d’une heure qui en valait la peine, lui. Bilan de saison par ici.

06
Je m’amuse pas comme ça devant mes mots croisés !

Blindspot nous servait un épisode de la semaine tout à fait banal et insipide mardi, avec une enquête sur des bombonnes contenant du gaz mortel blablabla. Vu et revu, on sait dès le départ que nos héros vont résoudre le problème sans vraie difficulté ; et c’est effectivement ce qu’il se passe. Au passage, Jane se voit la possibilité de jouer les super-héroïnes en tombant du ciel dans une scène d’action qui a dû prendre un bout de temps à tourner et qui fait sourire par sa crédibilité folle. Les bons points de l’épisode reviennent comme d’habitude aux personnages secondaires car les amours des principaux ne m’intéressent que moyennement (bon, si, Jane c’était sympa d’accord) et plus particulièrement à Patterson. La scène finale où elle résout les derniers mots-croisés promet ainsi de bonnes choses pour le prochain épisode, surtout que le trailer semble confirmer que nous allons avoir un épisode centré sur elle, comme nous l’avions eu sur Tasha il y a deux semaines. Bref, un stand-alone qui vient combler une heure dont les scénaristes ne savaient pas quoi faire… et ça se sent.

07 copie.jpgRetour de la mamie sadique des Colocs de Mamie ensuite : l’épisode se concentre cette fois sur les habitudes de ces colocataires originaux que sont mamie et les deux jeunes. C’est drôle même si une fois de plus ça part un poil trop loin dans l’exagération pour faire vraiment rire. Il y a malgré tout de bonnes trouvailles et récupérations, et la dernière réplique sonne tellement juste : « Pourquoi vous ne m’aimez pas ? ». Ah lala, ça sent le vécu.. mais les premiers à faire ça dans la vie, ce sont les enfants ! J’attends le jour où ces pauvres jeunes pourront prendre leur revanche… et je vais me faire un cassoulet, parce que cet épisode m’a donné envie d’en manger.

08
« Miroir, miroir… »

Jed Whedon et Maurissa Tancharoen signent le nouvel épisode d’Agents of S.H.I.E.L.D, et du coup c’est sans surprise que celui-ci est génialissime ! Chaque personnage a son instant de gloire et ses problématiques personnelles au cours de l’épisode, et tout le monde avance un peu, même Lincoln qui est mis K.O si rapidement que cela va probablement le suivre. Mais c’est Skye/Daisy qui est au centre de l’épisode et révèle à quel point elle est une superhéroïne badass dans des scènes d’action vraiment au point… tout en restant la Skye bornée et tête brûlée des débuts. D’ailleurs, voir Coulson l’appeler Skye à nouveau était cool, et ça m’a même fait stresser : j’ai bien cru qu’il n’allait pas lui arriver que du bien, car ça sonnait comme l’adieu des scénaristes à un personnage. Bien manipulé, donc, même si je me doutais qu’ils ne se débarrasseraient pas si simplement de Chloe Bennet, vu la manière dont ils conservent Ward comme ils peuvent depuis deux saisons. Un léger faux pas sur Fitzsimmons quand même, avec Simmons qui craint que Daisy meure… puis qui sourit en prenant la main de Fitz. Hum, ça sonne légèrement en-dehors du personnage. L’autre storyline vraiment cool, c’est celle May qui passe de total badass à… beh total badass, mais avec des émotions. J’ai aussi adoré le coup du miroir ou la manière dont Ward/Hive manipule son petit monde. Lash pourra certainement aider à le mettre K.O. Enfin, la vision finale est un rappel plutôt cool de ce qui est à venir et qui devient un fil conducteur de cette demi-saison car c’est déjà la seconde fois. Je me demande vers quoi ils se dirigent, mais je ne serais pas contre le retour de Yoyo ou de l’inhuman du 3×01 dont je n’ai toujours pas retenu le nom. Oups.

07.jpg
« On devra s’habiller comme ça aussi l’an prochain ? »

Shadowhunters proposait mercredi son season finale, qui ne reprenait étonnamment pas directement avec son cliffhanger, mais qui le reportait un peu pour traiter la storyline Malec d’abord. Pff, comment garder l’audience avant d’entrer dans le vif du sujet ! On entre assez vite dans l’action (bye bye Lydia, du coup) ensuite et tout cela émerge sur une scène digne de Star Wars ou de n’importe quel Marvel avec une main coupée. Tout cela nous amène à une trahison de Camille, sans surprise, qui n’a aucune vraie conséquence car Clary trouve quand même le livre après dix secondes de recherche (coup de bol monstre malgré leur explication s’il y avait 4 bibliothèques comme ça) et Jace se sacrifie pour sauver le groupe, nous amenant à une nouvelle crise de larmes si bien jouée par Clary (ceci est ironique). Quel dommage que l’actrice n’ait pas la carrure du personnage. Il y a donc de quoi faire une saison 2, les retrouvailles avec Jace passé du mauvais côté seront intéressantes. Cela dit, il faut d’abord conclure cette première saison, enfin, dans une scène de réveil et de retrouvailles tellement attendue. L’intrigue atteint son point d’orgue de chaque côté, mais le cliffhanger final tombe un peu à plat, ça manque de cris ou de quelque chose pour être vraiment impressionné par la taille de ce bateau. Bref, un épisode final assez moyen, dans la veine du reste de la saison, dont vous pouvez retrouver le bilan par ici.

08-2.jpg

Ouf, Le Secret des Balls a su réparer les défauts du dernier épisode en s’éloignant un peu de la secte pour en revenir à l’enquête sur la disparition de Mitch, qui prend un nouveau tournant (encore !) plus marrant. J’ai bien aimé les quiproquos autour de Pégase et Andromède (ainsi que le contresens avec caisse), qui correspond tout à fait à l’humour lourdingue de la série. Il est agréable de les voir suivre une piste par épisode et Héloïse est proportionnellement drôle à son taux d’énervement. Et vu qu’elle est assez énervée dans cet épisode, c’est parfait ! La fin de l’épisode est un bon moment inattendu, une révélation qui va permettre de relancer l’intrigue sous un angle plus palpitant pour l’épisode 8. Du très bon cette semaine !

10
Comment tu te sens quand tu regardes The 100 au réveil.

Bim, ça y est, je l’ai mis, le sacro-saint 20/20 que je gardais de côté pour un épisode inégalable plus longuement commenté par ici. Chaque semaine, c’est désormais cet article-là que je mettrais à jour le vendredi 🙂

09.jpg
L’examen médical qu’on te fait après un épisode de The 100.

Ouf, Grey’s Anatomy a eu la bonne idée de ne plus se concentrer sur Meredith cette semaine, et elle redevient appréciable, même dans ses réflexions critiques de début d’épisode sur les portes… tout simplement parce que c’est le genre de choses qui m’énerveraient aussi en collocation, relou comme je suis. Et puis, ce sont effectivement des disputes quotidiennes entre sœurs assez crédibles à la résolution amusante. L’épisode proposait de bonnes choses, en se concentrant un peu sur Stéphanie et Penny en pleine compétition malgré elles pour l’affection d’Amelia (mon dieu tellement drôle dans sa scène avec Stéphanie). Bonne intrigue aussi pour Arizona et Kepner, qui permet un début de résolution facile mais en même temps assez naturelle au conflit qui les oppose. La saison manquait un peu de fil directeur jusqu’ici, la grossesse de Kepner en a donné un plutôt bon. Je suis un peu énervé par la culpabilité que ressent Kepner envers Arizona, car sa colère était justifiée. L’intrigue qui m’a le moins botté reste celle autour d’Owen, mais je n’ai jamais apprécié ce personnage alors c’est sans surprise. Cela dit, Stéphanie n’est pas non plus le personnage que j’adore, mais l’intrigue (et la nouvelle trahison) qui lui étaient données dans cet épisode fonctionnait bien dans son ensemble. Quant au cliffhanger qui remettait sur le devant de la scène Japril, il est parfait et sonne tellement Grey’s… Cette saison est franchement bonne et me rappelle pourquoi j’ai souffert à voir les saisons 9 à 11.

10.jpg
Olivia Pope, traite ses amis comme de la merde depuis deux saisons et n’apprécie pas qu’on lui dise.

Scandal m’a fait tomber de mon siège avec son épisode absolument renversant qui venait défoncer tout ce que la série avait construit jusqu’ici, d’une très belle manière. J’espère que ça va continuer et non pas se résorber autour d’une intrigue avec une Olivia qui culpabilise. L’épisode ne donnait pas son heure de gloire à tout le monde, mais se concentrait en revanche sur Olivia (toujours) et Abby (rafraîchissant). Et franchement, au début je me suis dit que ça allait être moyen et long cette intrigue qui revenait sur des éléments du passé que j’avais oublié depuis un moment. En fait, c’est exactement ce dont la série avait besoin pour se relancer. « You’re not a monster. You’re Abby. » Oh Olivia… Tellement une bitch sans même se rendre compte à quel point, j’ai jubilé de voir Abby se venger (encore que ça manquait d’un peu de détails, mais nécessaire pour la surprise) et encore plus de voir Liv tomber de haut en comprenant sa trahison. Et ensuite ! Ensuite ! J’avais beau hurlé à ma télé « Kill him ! », la scène de la chaise (comment la nommer autrement ?) m’a laissé sans voix. Scandal est redevenu Scandal, le bon Scandal, avec des intrigues autour d’OPA (ce pauvre Marcus qui ne s’impose pas et Quinn redevenue badass), des révélations qui sortent de presque nulle part (Cy & Tom ?! OK Tom sortait de la douche il y a trois semaines, mais…) et des twists imprévisibles. Olivia se transforme peu à peu en son père et court le rejoindre, parfait. Bon, Jake et Papa Pope continuent de ne servir à rien même temps, sans parler de Huck, mais la série m’a tellement surpris avec cet épisode que je ne pouvais qu’y mettre un 20. Meilleur épisode de la saison, des deux ou trois dernières années, voire même de la série. Espérons qu’ils sauront gérer la suite avec brio.

 Bon et beh après une semaine pareille et surtout un vendredi pareil (même si l’épisode 3 de The Catch n’était pas au niveau) !, ça va être difficile de faire mieux, même si j’attends impatiemment le retour de Fear the Walking Dead demain !

Semaine 12 : du 21 au 27 mars

Cette douzième semaine est globalement meilleure que la onzième, avec enfin quelques prises de risques côté scénario, mais beaucoup moins d’épisodes. C’est marrant comme d’une semaine sur l’autre, les séries se suivent et se ressemblent dans le schéma mis en place. Sinon, c’est un peu la diète de sitcom cette semaine, avec seulement Younger qui revenait finir sa saison. Meilleure note pour Agents of S.H.I.E.L.D cependant, qui se sert de cet épisode (SPOILERS) pour se sacrifier d’une partie de son casting, comme ça, quasiment sans crier gare. Moment émotion. Bref, les notes de la semaine :

– The Walking Dead (6×14), 16/20
Quantico (1×14), 12/20
OUAT (5×14), 07/20
11.22.63 (1×06), 14/20
Blindspot (1×14), 15/20
Supergirl (1×17), 15/20
Agents of S.H.I.E.L.D (3×13), 19/20
Les colocs de Mamie (1×10), 13/20
Shadowhunters (1×11), 08/20
Younger (2×12), 16/20
Grey’s Anatomy (12×15), 16/20
Scandal (5×15), 16/20

 Également vu cette semaine, le pilote de The Catch, la petite dernière du Shondaland à qui je mets la note de 16/20. Le commentaire de l’épisode est accessible directement sur la page bilan de la saison, que je mettrais à jour semaine après semaine. Oui, à terme (cet été donc), je le ferai pour toutes les séries et l’article à la semaine vous fera accéder directement aux pages, ça me prendra moins de temps, m’évitera de continuer à me tromper régulièrement dans la numérotation des épisodes (oups) et ça vous évitera d’avoir à chercher les épisodes que vous avez vu dans ce pêle-mêle, ce sera tout bénéf’ 😉 En attendant, je continue quand même sur cette formule, car ce serait trop brouillon d’avoir des bouts de saisons qui se promènent sur le blog, donc voici mes avis :

01
« Je croyais que tu voulais coucher avec moi Eugène, qu’est-ce que tu fais au monsieur ? »

Ah The Walking Dead… Passé le premier huitième d’épisode foutage de gueule répétitif pire que les jours sans fin de nombreuses séries (et du film), cet épisode était plutôt pas mal, accordant à nouveau (et enfin !) à Rosita le temps d’écran qu’elle mérite. J’aime beaucoup ce qu’ils font avec ce personnage, même si je ne peux m’empêcher de craindre que le but ne soit de la tuer derrière. Malheureusement, la série ne sait pas répartir son temps comme il faut, donc cette semaine Exit Maggie & Glenn, toujours pas de Carl ou Michonne, etc. Vraiment dommage qu’en presqu’une heure ils ne savent toujours pas comment faire pour gérer tous leurs personnages – et pourtant j’aimais bien le moment où ils ont commencé à faire ça en saison 4 – quand chaque acte était sur un groupe dans l’épisode de Beth et Daryl (4×11). Depuis, ils se sont habitués à centrer leurs épisodes seulement autour d’un perso ou deux, et ça pêche par la lenteur qui ne développe pas grand-chose. Enfin, une nouvelle fois, ils nous ont imposé la masse de scènes autour de Denise pendant de longs épisodes juste pour la tuer comme une merde. C’est bien la seule qui n’a pas vu sa mort venir, attention JEU DE MO(r)TS. Hop, pourquoi sortir du cliché de la lesbienne morte qu’ils aiment tant après tout ? Bref, tout ça pour dire que l’épisode était quand même sympa et que TWD se réaméliore sur cette seconde partie de saison, ou alors je suis trop habitué à passer outre leurs défauts. Ou tout simplement, ils font des épisodes sur des personnages que j’aime bien (Maggie, Rosita…) alors ça passe mieux. Le départ de Carole à la fin est sympa aussi, ça ouvre des perspectives qui ne seront probablement pas abordé avant la mi-saison 7 (ou alors ça servira le final, au choix). À la semaine prochaine, pour regretter d’avoir dit que c’était mieux !

02
« Je porte le bonnet de la dépression. »

Bof, je n’ai pas vraiment accroché à cet épisode de Quantico après la tension de la semaine dernière. Il y avait pourtant tout un tas de bonnes choses, à commencer par la storyline autour de Simon suicidaire, dans le présent. Il était intéressant de le voir une nouvelle fois torturé par ses états d’âme et de voir comment Alex réussissait à lui faire reprendre le dessus. Pas intéressant en revanche : la storyline autour de Liam et Alex, il est enfin révélé qu’ils ont couché ensemble (wah, surprise…), pseudo-révélation qu’on attendait même plus. Et le voir se faire virer pour ça… oui, bon, prévisible, on sait comment ça va finir de toute manière. Je sais pas, je n’ai pas accroché, je m’attendais à mieux et habituellement Quantico fait mieux. J’ai l’impression que cette semaine n’a pas fait avancer grand chose… et quand on y arrivait enfin, paf cliffhanger (qui lui est franchement efficace). Finalement, j’ai plus accroché sur les petites back-storylines, que ce soit celle des jumelles ou surtout celle de Caleb. J’ai envie d’en (sa)voir plus autour d’eux, pas vraiment autour d’Alex, Ryan-qui-ne-change-pas ou les attentats, et c’est un peu pour une série qui se centre sur ces attentats.

03
« Ce scénario est totalement WTF. »

OUAT continue de s’enfoncer cette semaine, cherchant par tous les moyens à prolonger l’intrigue dans l’Underworld. On a eu droit à toute une période d’exposition des règles des lieux et c’est sans surprise que l’on apprend en fin d’épisode que le plan d’Emma pour sauver Hook ne peut pas fonctionner. Les scénaristes eux-mêmes commencent à tourner en rond et le reconnaître, notamment lors de la scène entre Emma et l’ex de Rumple, qui souligne qu’Emma est sortie avec son fils et son ex. L’arbre généalogique de cette série est un grand n’importe quoi fantastique, ce n’est pas nouveau, mais là ça part en vrille (même si c’était drôle). Troisième semaine consécutive également que le cliffhanger est laissé à Hadès, chaque fois dans une interaction avec un personnage différent, et chaque fois dans une révélation méga-ouf pour lancer la suite sur un épisode. En terme de construction de la saison en elle-même, on continue à copier allégrement ce qui fait apparemment des audiences du côté de Walking Dead notamment en ne se concentrant vraiment que sur un personnage par épisode (ici Rumple). Si encore cela avait des conséquences sur le long terme, ce pourrait être intéressant, mais non : il n’y a qu’à voir l’évolution de Blanche-Neige, qui la semaine dernière décidait de redevenir la guerrière battante qu’elle était… et qui cette semaine est de retour à la platitude de son personnage. Bon, vraiment dur d’accrocher quoi et je préférais quand la saison faisait avancer tout le monde au même rythme… Ramenez-moi Elsa et Anna, parce que là, je m’endors !

04
Not Penny’s Boat

11.22.63 revient avec un nouveau saut dans le temps, de six mois cette fois, ce qui nous place tout juste un mois avant l’assassinat de JFK, à deux épisodes de la fin. J’imagine donc que cette fois on en a fini avec ces ellipses qui m’ont vraiment dérangé : j’aurais préféré une série plus longue, qui prend le temps de nous montrer les événements plutôt que de se contenter de ce kaléidoscope incomplet. On a du mal à voir les dynamiques et à les trouver pleinement crédibles. En plus, malgré ces sauts dans le temps constants, la série réussit quand même à proposer certaines scènes (beaucoup) trop lentes et un rythme très inégal (parfois trop lent donc, et à l’inverse d’un coup trop rapide – notamment lors de la non-opération cette semaine). La scène de l’internement de Bill est très réussie, cette trahison présage du bon pour les épisodes restants, tout comme ce cliffhanger qui m’a pris par surprise (la situation de Jake, pas le cliffhanger en lui-même).

05
Esta chica arde en fuego

Blindspot fait partie de ses séries auxquelles il faut laisser le temps de s’installer avant de pouvoir les apprécier. C’est le cas depuis la reprise de mi-saison et ça ne cesse de se confirmer, notamment parce que l’attention se porte sur les personnages secondaires plus que sur Jane : cela manquait beaucoup à la série sur ses débuts. Ça n’en reste pas moins un procedural aux épisodes inégaux et parfois maladroits, mais déporter un peu l’attention de Jane vers d’autres personnages était nécessaire. D’autant que cela ne veut pas dire pour autant abandonner totalement le personnage principal : cette semaine, porter l’attention sur Tasha permet de l’apprécier un peu plus que lors de ses trahisons, tout en montrant pourquoi Jane n’a d’autres choix que de continuer à travailler pour le FBI. Elle a beau vouloir arrêter, elle est attachée à ses coéquipiers et a les bonnes idées nécessaires à leur survie. Rien qui n’invente l’eau chaude, mais la série s’améliore chaque semaine en trouvant de bons procédés pour relier l’intrigue de fond et l’enquête de la semaine, tout en approfondissant les dynamiques relationnels (et si vous lisez régulièrement le blog, vous savez que c’est un point auquel je suis sensible).

06
LEXIE GREY WHAT ARE YOU DOING? Just get out of that bar and go talk to Mark!

Supergirl propose un épisode plutôt moyen en lui-même en terme d’intrigue, mais dont les flashbacks apportent heureusement beaucoup. Alex qui fait la fête, boit, danse en boîte et avec les cheveux longs ? Comment voulez-vous que je dise non, Lexie me manque tellement (alors oui, je ne tenais pas de blog à l’époque, mais quand Grey’s Anatomy s’est séparée de Lexie, j’étais au fond du gouffre et même si j’adore évidemment l’actrice, c’est vraiment le personnage qui me manque). Bref, revenons-en à nos moutons : outre ces retours en arrière sympa, l’épisode propose des rebondissements qui vont bouleverser un peu la structure de la série, principalement autour de Miss Lane qui apprend l’identité de Supergirl (merci Kara d’avoir retiré tes lunettes, on aurait pu croire que c’était du cosplay autrement) et dirige désormais celle-ci, avec Alex et John en cavale. Et puis ce cliffhanger final superbe, qui ne me fait qu’aimer encore plus le personnage de Shiobban (bon alors en revanche le coup du « j’ai vérifié la rapidité de tape sur le clavier, je sais que c’est toi, LOL). Allez, épisode un peu longuet, heureusement que la fin le sauve !

07.jpg
Spoiler : Spy’s goodbye to my most wanted (ces regards qui disent tous)

Wow. Agents of S.H.I.E.L.D revient cette semaine avec un épisode excellent qui se concentre autour de Bobbi et Hunter, clairement pour préparer le terrain pour leur future série. J’accepte directement de regarder après cet épisode où Bobbi était plus badass que jamais avec son russe digne du Seestra d’Helena d’OB et Lance toujours aussi tête brulée et insupportable, donc génialissime. Bon, au-delà de ça, l’épisode propose de faire un trait sur l’intrigue Inhumans pendant un temps, et étrangement ça fait du bien. Ça fait du bien, parce qu’on retrouve Skye comme en saison 1 et 2 lorsqu’elle doit s’improviser russe pour le hack du système. Ça fait du bien, parce qu’Agents of S.H.I.E.L.D, c’est aussi une histoire d’espionnage. Ça fait du mal en revanche, parce que pas de Lincoln cette semaine et parce qu’une bonne partie du casting se fait éclipser par Bobbi et Hunter. En revanche, ça me dérange moins que les fois précédentes, parce que l’épisode signe de très beaux adieux à deux personnages qui étaient devenus indispensables. Le « spy’s goodbye » était franchement une excellente trouvaille, certes un peu longuette et sentimentale, mais ce sont deux membres de la famille qui s’exilent volontairement, et c’était nécessaire, autant pour les personnages (Oh, Mack…) que les acteurs et l’audience. Ce sont des au revoirs très touchants, même si je sais que l’on reverra bientôt les personnages dans leur série. En attendant, ils vont me manquer, vraiment. L’épisode (et leur sacrifice) était d’autant plus touchant que je pensais qu’on les garderait jusqu’à la fin de saison. Ce départ précipité et anticipé, je ne l’avais pas vu venir ; et c’est bien joué de la part des scénaristes (qui les ont sûrement libérés aussi pour le tournage de leur pilote). Leur absence fait du bien au budget de la série, qui les remplace du coup aussitôt avec une nouvelle ennemie en la personne de Bethany Joy Lenz, que j’ai attendu tout l’épisode après avoir vu son nom passer dans les crédits. Pressé de voir ce qu’elle va donner dans ce genre-là, car je ne l’ai toujours vu que dans des dramas à la OTH (1 saison et quelques épisodes – mais c’est dans mon challenge) et Grey’s (quelques épisodes). Bref, je surnote un peu l’épisode parce que j’adore Bobbi et Hunter et que leur départ me fait autant de peine que de plaisir (la série va retrouver un équilibre avec un casting un peu moins large, je pense). C’était de plus bien écrit, avec la notion de sacrifice (pour le S.H.I.E.L.D, par amour, pour la famille) largement explorée et expliquée… Wow !

07
Toujours dispo sur Youtube !

Les colocs de Mamie proposait cette semaine un « épisode 10 » qui n’était en fait que le bêtisier des neufs premiers épisodes. Du coup, ce n’était pas vraiment le contenu que j’attendais, mais c’était marrant c’est vrai d’avoir l’occasion d’en découvrir un peu plus sur les coulisses et les acteurs. L’ambiance semble être au beau fixe sur le tournage. J’ai cru que la saison était déjà finie, mais après quelques recherches, il y a 23 épisodes, donc j’en ai encore pour un petit moment à vous parler de cette mamie qui me fait assez sourire pour continuer depuis deux mois déjà !

08.jpg
Énorme spoiler : Ce sourire de bâtard prêt à aller draguer sa meilleure amie qui vient d’apprendre que son mec était son frère. Nice. Real nice.

Je vais avoir du mal à en dire autant pour Shadowhunters, qui propose quelques twists prévisibles et d’autres un peu trop… tirés par les cheveux. Donc voilà, spoiler pour ceux qui aurait échappé au TT Clary cette semaine, leur couple phare est un couple incestueux – ce qui explique pourquoi tous les fans (du livre) érigent Malec en couple phare, du coup. On ne peut pas dire que l’actrice soit à la hauteur de la révélation, heureusement, il y a Simon pour faire rire quand il l’apprend. L’intrigue autour du procès était quant à elle sympathique, mais pas transcendante. Faut dire aussi, je ne me mets pas dans de bonnes conditions puisque j’ai regardé l’épisode après avoir lu l’excellent comic Buffy saison 10 #25. C’est dur de passer derrière Buffy…

09
Jouer la joie d’être triste. Facile.

Et voilà, Younger est terminée pour cette année. Je continue à trouver les saisons de 10/12/13 épisodes trop courtes, surtout pour des sitcoms. L’épisode était bon, même si Liza n’a toujours pas révélé à son secret alors qu’elle en avait l’occasion – plutôt que de reprendre le job qu’elle venait de quitter comme si de rien n’était, elle aurait mieux fait de leur dire. D’ailleurs, c’est un des défauts de l’épisode : il se déroule trop vite. Elle quitte son job et le récupère en vingt minutes ? Elle couche avec Josh, puis se fait embrasser par Charles puis Josh, en vingt minutes ? Répartir tout ça sur plusieurs épisodes aurait été sympa. Bonne surprise du côté du jumeau qui sera présent j’espère en saison 3 (ouf, il y a une saison 3 !) car il a un meilleur potentiel comique que son frère décédé et est en possession, sans le savoir, du secret de Liza (non, je veux bien m’excuser, mais je vous interdis de chanter !). Un peu trop négligé du côté de certains personnages secondaires, mais l’accent est une fois de plus mis sur Kelsey, et ça c’était cool, avec des réactions assez juste et du coup loin de l’univers sitcom. L’épisode était certes moins drôle que beaucoup d’autres, mais il faisait progresser l’intrigue, concluait quelques storylines et frappait juste dans les intentions et sentiments. J’ai aussi bien aimé l’ersatz de Liza qui servait d’assistante pendant son court départ, et je la verrais bien revenir en contre-point comique de l’amitié Liza/Kelsey (genre la stagiaire débile et énervante qui leur met des bâtons dans les roues). Je crois que je m’enflamme… Vivement la saison 3 !

10
Quand tu découvres que ton mec est un déchet… (oui, deux semaines de suite avec Amelia en photo pour Grey’s, faut vous y faire)

Grey’s anatomy revient en enchaînant directement avec sa révélation explosive de la semaine dernière. Pendant un instant, j’ai cru qu’ils allaient arranger les choses avec une gaffe D’Arizona, mais non elle est juste écrite à contre-sens des cinq dernières saisons. Dommage. Surtout qu’elle cherche approbation désespérément pendant tout l’épisode, alors qu’il est évident qu’elle a fait une connerie et je vois mal comment ça peut ne pas être évident. Quant à Japril, l’ensemble de leurs scènes et des soutiens reçus par leurs collègues sont plutôt très justes. Cette semaine est aussi l’occasion de revenir sur le rencard ou pas de Meredith, intrigue plus légère qui dédramatise un peu l’épisode et permet de travailler les relations entre les personnages, notamment entre Meredith et Alex/Callie/Maggie… ça redonne bien le côté famille. Bon, et sur les trois scènes finales… Amelia ne mérite pas de se prendre encore un obstacle pareil dans la face, c’est à croire que les scénaristes ne la laisseront jamais tranquilles, c’en est presque pire que Meredith à force car elle n’a aucun répit. April se débrouille une fois de plus pour sortir les pires excuses du monde, les pires tournures de phrases et avoir la pire psychologie du monde, alors même que je suis dans le fond d’accord avec elle (et que c’est dans la lignée du personnage). Enfin, Meredith et son nouveau crush. Je suis content de voir que les scénaristes nous imposent pas déjà un premier baiser mais prennent le temps de construire la relation, c’est nécessaire.

11
Priceless, mon fou rire de la semaine !

Ça y est Scandal revient et se lance dans la course présidentielle à fond, avec des intrigues plutôt marrantes et bien senties. Que ce soit Cy dépassé par les événements ou Mellie qui tente d’avoir une bonne image d’américaine qui se plante, il y a un vrai sentiment de réel qui s’installe devant cet épisode, c’est cool. David qui prend enfin son courage à deux mains, c’était attendu, mais j’espère qu’il ne s’en tirera pas aussi simplement, surtout que se « confier » à Abby comme il le fait… C’est effectivement du harcèlement. Il a toutes les qualités du gentleman cette année, et ça mérite plus que de se faire larguer. Et sans surprise, la seule intrigue qui n’avait rien à voir avec la course présidentielle finit par y être rattachée. Tout ça nous mène à un débat dont on a entendu parler tout l’épisode mais qu’on ne nous montre finalement pas et à l’ouverture d’une enveloppe bien mystérieuse. Bref, Scandal s’en tire plutôt pas mal, mais une fois de plus, sans se centrer sur OPA… cela dit c’est pas comme si Huck m’avait manqué (c’était une plante verte pas si jolie, quoi). Prochaine étape, on largue aussi Jake ?

Et voilà, c’est tout pour la semaine dernière. L’avantage, c’est que j’ai pu avancer un peu mon challenge ! À la semaine prochaine 🙂