Le Whedongate, 2021

Salut les sériephiles,

Je sais. Je sais qu’il y a deux jours à peine, j’ai tweeté pour dire que j’avais fait le tour de ce que j’avais à dire sur Joss Whedon il y a trois ans déjà. L’article, simplement nommé Whedongate est toujours en ligne. Qu’est-ce qui a changé depuis son écriture alors ? Ben, déjà, je devais encore parler aujourd’hui des comics Buffy, et je ne me voyais pas le faire sans parler de ce qu’il s’est passé avant avec les déclarations de Charisma Carpenter. Je me suis alors retrouvé à écrire cet interminable article et, après réflexion, je le publie, tel quel, à chaud et sans relecture, sans mise en page particulière, sans gif. Le sujet est sérieux, après tout.

Voir aussi : Le Whedongate, 2017

Par où commencer ? Déjà, Charisma Carpenter a éclairci beaucoup les choses concernant sa grossesse. Très sincèrement, n’importe qui ayant vu la saison 4 d’Angel sait parfaitement qu’il y a eu un problème durant le tournage la concernant. Sa grossesse est maltraitée scénaristiquement du début à la fin, et le personnage est sacrifié et jeté à la poubelle après quasiment sept années d’évolution vraiment géniales. Tout ça, c’est encore sans compter la carrière de l’actrice qui a eu du mal à s’en remettre après.

Le point de vue de Charisma Carpenter ne fait que confirmer les nombreuses théories et rumeurs, tout en y ajoutant quelques éléments qui restent de l’ordre du point de vue : elle affirme ainsi que Joss Whedon a ignoré les appels de son agent lorsque celui-ci voulait prévenir de la grossesse de l’actrice ; et je suis sûr que Joss Whedon dirait probablement autre chose, mais à ce stade… Je m’en fiche pas mal.

De toute manière, je vois mal comment il pourrait s’en défendre autrement que « parole contre parole », et clairement, ce n’est pas celle de Joss Whedon en laquelle je crois le plus : il a refusé de simplifier le tournage pour l’actrice, au point de la faire venir tourner de nuit – alors certes c’est une série de vampires et il se passe plein de choses la nuit, mais beaucoup de scènes se déroulaient à l’intérieur tout de même ; et certaines scènes extérieures sont bien inutiles dans cette saison (ou auraient pu être tournées différemment).

D’après elle, Charisma Carpenter a donc vécu une grossesse difficile, y compris d’un point de vue médical, avec beaucoup de stress, un symptôme physique dont elle souffre encore et de multiples moqueries et remarques sarcastiques de Whedon, notamment sur ses croyances religieuses. Bon. On parle de Joss Whedon : ça ne fait absolument aucun doute, évidemment que ce qu’elle dit est vraie. Il suffit d’écouter quelques interviews du producteur – ou les commentaires audio des épisodes – pour savoir que c’est vrai qu’il a un humour grinçant (faisant aussi le succès de ses séries, c’est ça le pire), et pour l’imaginer assez facilement.

Je l’avais déjà dit la dernière fois : je n’ai jamais vraiment aimé ce que je voyais de Whedon en tant que personne. Il a l’air d’être un type triste, frustré, offensif avec les mots, qui veut tout contrôler et qui fait de l’humour avec tout, sans réfléchir vraiment aux personnes à qui il s’adresse. Eh, moi aussi je fais de l’humour avec tout… mais j’ai vite appris qu’on ne pouvait pas faire ça avec tout le monde non plus. Et clairement, tu ne peux pas te le permettre avec des gens qui bossent pour toi, purée.

Voir aussi : Comment Buffy a façonné mon blog (et ma vie) ?

Sa réputation a toujours été la même : il a une vision artistique sacralisée (par ses fans, certes, son équipe, aussi, mais surtout par lui-même) et une certitude qu’il fait qu’il refuse la critique ; voulant que le script soit réalisé à la virgule près. Souvenons-nous qu’Halle Berry et lui se détestent à cause d’une simple réplique qu’elle n’aimait pas et qu’il n’a jamais voulu changer, menant à la blague la plus désastreuse de X-Men parce qu’elle ne l’a pas dit sur le bon ton (et on connaît assez le ton whedonien pour voir ce que ça aurait dû donner cette blague du crapaud qui dit aïe comme tout le monde)…

Ce qui se passe aujourd’hui, c’est qu’on est en 2021 et que cette attitude qui pouvait passer en 2000 ne trompe plus : son autoritarisme en fait une mauvaise caricature de dictateur ridicule, et le féminisme de ses œuvres est en train d’être sacrément taché par ce qu’il est, un homme blanc hétéro pas si ouvert d’esprit que ça. En même temps, là encore, difficile d’y trouver une surprise quand on connaît le traitement des personnages de couleur dans ses séries (ils sont vraiment peu nombreux, et à part Gina Torres, ou à la rigueur J. August Richards, faut voir comment ils finissent en général…).

Le vrai problème qui me fait écrire cet article n’est cependant toujours pas là : tout ça, je l’ai déjà évoqué sur le blog, il n’y a pas de changement. Ce qui me pose problème, c’est la déclaration de Michelle Trachtenberg (Dawn dans Buffy) qui a suivi… Que tout le casting parle d’une mauvaise ambiance sur le plateau de tournage, ce n’est pas trop nouveau – on sait déjà que Sarah Michelle Gellar s’isolait souvent (et on comprend mieux pourquoi maintenant ?) et que Whedon avait ses favoris (toujours tristement silencieux dans l’affaire pour la plupart, alors que je les adore, à commencer par Alexis Denisof et Amy Acker). Qu’elle aille dire qu’il y avait une règle interdisant Joss Whedon de se retrouver seul avec elle – une adolescente ! – dans une pièce ? Ça craint.

Voir aussi, entre autres sur l’ambiance de tournage : Ma 1e convention, Buffy Once More With Feeling 3

On ne saura probablement pas ce qu’il en est, et on n’a pas vraiment besoin de savoir non plus, mais ça dépasse le cadre de la mauvaise ambiance, de toute évidence. On a souvent mis sur le dos de Sarah Michelle Gellar la fin de Buffy, mais peut-être qu’elle en avait marre aussi – elle savait de toute évidence ce qu’il s’est passé, quand d’autres nient être au courant, comme Anthony Head, que j’ai envie de croire, parce que je vois mal un type comme Joss Whedon oser faire quoique ce soit devant lui. C’est dire comme je vois Joss Whedon.

Il est assez connu parmi les fans, de plus, que Sarah Michelle Gellar n’était pas d’accord avec toutes les décisions de Whedon lors de la dernière saison – il va jusqu’à dire qu’elle n’a rien compris à la dernière scène entre Buffy et Spike, mais qu’elle a quand même joué ce qu’il voulait, et il en semble heureux et fier d’avoir réussi à la forcer à le faire dans le commentaire audio du DVD… Malaise ? Sa vision artistique avant le reste, comme lorsqu’il la force aussi à rire dans la saison 6 alors qu’elle déteste ça. Bon. Le métier d’acteur, c’est aussi ça, je sais bien, mais sans dialogue aucun sur le scénario et sur ce qui est accepté… Encore une fois, question d’époque, et personne ne trouvait rien à y redire en 2000, j’imagine.

Le reste du casting ? On voit mal David Boreanaz ou Nicholas Brendon (Angel et Xander/Alex, respectivement) intervenir après avoir été au cœur de leurs propres affaires de harcèlement. Beaucoup apportent du soutien, surtout du côté des femmes. Côté hommes, c’est sans trop de surprise que J. August Richards a été un des premiers à apporter son soutien à Charisma Carpenter, en soulignant qu’il savait ce que c’était d’avoir du mal à évoquer un tel secret (il a fait son coming out public il y a un an seulement), quand les autres ont eu du mal à s’y mettre.

Enfin, les favoris de Whedon se taisent… à l’exception d’Eliza Dushku. Pourtant, après avoir été dans trois de ses séries, et après avoir eu une série écrite rien que pour elle où il s’est empressé de la mettre en tenue de cuir et dominatrice, elle ne peut pas ne pas savoir, surtout après avoir été elle-même victime de harcèlement plusieurs fois (elle a arrêté sa carrière après Bull à cause de ça) ? Je suis perplexe, mais Whedon semble avoir une telle personnalité qui attise la fascination, peut-être qu’on peut bel et bien être aveuglé par ce qu’il fait grâce au charisme qu’il dégage ?

Voir aussi : Ma rencontre avec Eliza Dushku au Comic Con Paris 2017

Et puis, quand on est dans ses bonnes grâces… ? Je reste surpris – dérangé ? – par le silence de certains face à cette affaire, tout de même (Nathan Fillion ? Felicia Day ?). Personne ne peut nier qu’il avait ses favoris et que ça ne peut que créer des ambiances de travail toxique ? Tout ça me rend heureux qu’il ne soit finalement jamais revenu sur Agents of S.H.I.E.L.D, et je comprends mieux pourquoi avec l’ouverture d’esprit de son frère et de Maurissa Tancharoen. Il doit y avoir des tensions dans les réunions de famille !

Voir aussi : Ma rencontre avec Felicia Day (en 2014)

Quant à la cancel culture qui rôde autour de tout ça… Humph. C’est compliqué. Certains comparent à Rowling, mais c’est bien différent de Rowling en ce qui me concerne – Rowling est juste une femme qui ne change pas à la même vitesse que le monde, qui est plus vieille que sa fanbase et qui s’entête dans des idées passées. Harry Potter a mal vieilli, les livres n’auraient pas le même succès aujourd’hui parce que pas assez inclusif… mais pour leur époque, ils restent étonnamment ouverts d’esprit dans le message ; et ils fonctionnent encore pour des lecteurs aujourd’hui grâce à la magie qu’ils apportent et à la plume incroyable de Rowling, qu’on ne pourra pas lui retirer, même si elle écrivait les pires messages du monde.

Voir aussi : The Ickabog, Un nouveau conte signé JK Rowling

Les œuvres de Joss Whedon ? Sa plume m’a moins plu ces dernières années, précisément parce que je ne le trouvais plus si ouvert d’esprit non plus, à se comporter en enfant après la défaite des démocrates face à Trump… J’ai quand même très envie de découvrir The Nevers, parce que j’adore le concept de base de la série. C’est frustrant.

C’est un être humain détestable. Pour l’instant, il n’est que ça, il n’a pas commis de crime, il est juste un connard qui vire les jeunes mamans et se comporte mal en présence d’adolescentes, ce qui est déjà beaucoup trop, mais j’ai déjà écrit que je n’aimerais pas le rencontrer car on voit bien qu’il est gênant. Je pense – j’espère – qu’il s’est contenté de réflexions salaces en présence de (et possiblement à propos de) Michelle Trachtenberg ; comme il en a fait de toute manière dans les commentaires audio des DVD aussi.

Si, si, il se permet des commentaires sur le fait que Dawn soit sexy dans un épisode qu’il commentait avec Nicholas Brendon, vraiment, c’était déjà dérangeant à entendre quand j’étais ado : de mémoire, mais je n’ai pas mes DVDs avec moi pour vérifier (tout se perd), c’est à propos d’une scène de la fin de saison 7 où Xander embarque Dawn de force en voiture avec lui.  Les blagues qu’ils font à ce moment-là ? Suffisamment dérangeantes pour que ça me revienne à la rédaction de cet article. Elle avait à peine 18 ans.

Je m’égare : comprenez-bien que si ça m’a dérangé en tant qu’ado il y a dix ans (plus, même), c’est qu’il y a clairement un problème, surtout maintenant que les standards ont évolué. J’aime la plume de Whedon, j’aime les mondes qu’il met en place, la structure narrative qu’il a donné à la télévision et les répliques grandioses de ses personnages qui évoluent toujours. Ces œuvres ne sont pas le fruit de son unique travail, mais d’une collaboration avec de nombreux artistes, tant devant la caméra (tant d’acteurs !) que derrière, avec une équipe de scénaristes dingues qui continuent aujourd’hui d’écrire des choses merveilleuses.

Je ne vais pas les renier. Je vais rester fan, parce que, et là ça rejoint Harry Potter, ça m’a forgé en tant qu’adolescent et jeune adulte, ça m’accompagne depuis des années et j’ai trouvé de la force grâce à ces œuvres.

En revanche, ce qui est permis par la fiction, notamment dans l’humour, ne l’est pas forcément dans la réalité. En revanche, je continue de penser que derrière le génie artistique se cache un type qui manipule tout le monde et se prend pour un dieu. En revanche, j’ai désormais la certitude que ce qui a permis la création d’un monde aussi parfait était finalement hyper toxique… C’est toutefois le cas de bien des choses dans ce monde, et il faut l’accepter.

Difficile de séparer l’artiste de l’œuvre, donc, comme toujours. Je vais continuer de penser bien du mal de la personne, mais d’adorer ce qu’il a écrit et créé, en me rappelant que ça a débouché sur des projets – et pas que les siens ! – où des artistes ont pu s’épanouir, où une forme de féminisme (mise à mal aujourd’hui sur plein de points, à commencer par Xander qui est l’archétype du nice guy à qui, en plus, on pardonne tout) a pu exister dans une culture qui ne lui laissait aucune place et où des fans ont pu grandir.

Et surtout, surtout, je vais espérer que Joss Whedon sorte de l’hypocrisie malsaine dans laquelle il est vis-à-vis du message de ses œuvres. Clairement, il s’en sert – et des œuvres, et des fans ! – pour s’excuser en permanence de ce qu’il fait et est, en assurant qu’il est un type bien parce que les mots le prouvent. Ce n’est pas le cas. Il a fourni de jolies histoires de rédemption à travers les années… Espérons qu’il puisse en vivre une lui aussi, reconnaître ses torts et avancer pour devenir plus fréquentable. Malheureusement, je doute de sa capacité à y parvenir, parce que je l’ai toujours vu comme un type profondément détestable, contrairement à ceux dont il s’entoure. Une aura, un charisme. C’est terrible.

Je l’ai lu sur Twitter, et je n’ai pas meilleure conclusion : Do better, Joss.

Quand Boom Studios reboote Buffy et Angel pour mieux jouer avec les fans

Salut les sériephiles !

Non, vous ne rêvez pas, c’est bien à plus de 22h30 que je vous balance l’article du jour. 8h toute la semaine, 22h le week-end, je suis vraiment sur une belle lancée, non ? Mieux vaut tard que jamais est un peu le crédo de cet article cependant, puisque ça y est les amis, je suis ENFIN à jour dans les comics Buffy et Angel, ce qui veut dire que j’ai réussi à atteindre l’ensemble des objectifs fixés pour le Mois de la BD. Ce fut long, mais ce qui compte, c’est de l’avoir fait.20190927_173917.jpeg

Bon, j’ai donc lu cette semaine les numéros 6, 7 et 8 de Buffy et les numéros 2 à 5 d’Angel, ainsi qu’un one-shot Buffy. Je vais commencer par celui-ci puisqu’il est en-dehors de la série. Ce one-shot reprend l’idée des (meilleurs) comics Tales of the Slayer. On nous y présente des extraits de vies d’anciennes Tueuse. Il y en a trois en tout, j’ai lu ça hier soir en rentrant chez moi et… je n’ai déjà plus vraiment de souvenir. C’était celui de trop, je crois, je n’ai pas réussi à accrocher car ça n’apporte pas grand-chose à l’histoire générale et car les rebondissements étaient plutôt prévisibles. C’est dommage, mais c’est comme ça.

Voir aussi les critiques des autres numéros : #1 #2 #3 #4 | #5

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Du côté de Buffy, mon avis est toujours mitigé sur ce reboot. J’y trouve toujours les mêmes points négatifs et beaucoup à redire sur l’âge de Joyce (beaucoup trop rajeunie) et les libertés prises par rapport à la série d’origine, avec un couple Jenny/Giles plus installé qu’il n’a jamais pu l’être sur la WB. Je continue de me demander la raison de tous ces changements… mais j’y ai trouvé du positif aussi. Dans le dernier article, je vous parlais à demi-mot du sort de Xander. Cette fois, j’y vais avec les spoilers, donc à vos risques et périls : dans ces nouveaux comics, Xander est transformé en vampire par Drusilla… mais est sauvé par Willow qui lui cède une partie de son âme.

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Tout cela n’a pas trop de sens dans la mythologie de la série, mais ça fonctionne bien malgré tout. Ca me pose un milliard de questions, surtout lorsqu’on voit Xander en cours ou en plein coucher de soleil, mais j’ai adoré ce que ça apporte à son personnage. Et encore, ce n’est pas super développé pour l’instant.20190927_093512.jpeg

Cependant, ce qui me motive le plus est l’histoire de Willow, qui a même eu droit à un comic entièrement centré sur elle ! On l’y découvre en pleine dépression après avoir perdu une partie de son âme et, forcément, elle se pose un milliard de questions sur son sort, tout en retrouvant sa partie maléfique… Un Xander vampire, une Willow en lutte avec son côté maléfique, en si peu de comics ? Je suis curieux de voir ce que ça donnera ensuite. C’est fou : il y a plein de choses que je critique, mais en même temps, je suis pris dans cette nouvelle histoire, j’aime les personnages et j’aime retrouver le ton de la série dans certains échanges de répliques.

Et sinon, du côté d’Angel, c’était beaucoup mieux. En fait, c’est étrange : les BDs semblent vouloir proposer une toute nouvelle histoire jamais abordée dans la série. Déjà, la dépendance aux réseaux sociaux est restée le point crucial de ces comics, mais ensuite, Angel y est mis au courant de sa destinée par une prophétie un peu plus précise que celle de la fin de saison 1.

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Pour être plus précis, on joue complètement avec les fans dans ces comics : Lilith annonce ainsi à notre vampire avec une âme qu’une étrange menace maléfique a pour but de mettre en danger le futur d’Angel. Grâce à ça, il retrouve bien vite Winifred en hôpital psychiatrique – pas de Pylea en revanche, la raison de sa présence ici est plus banale pour l’univers de Buffy – et se met à la recherche d’une arme quand Lilith lui dit de se trouver un Gunn.

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C’est un peu lourd, les dessins ne sont pas géniaux – je n’irai pas faire signer ça à Amy Acker hein – et le rythme est un peu étrange par moment, MAIS… Mais j’adore ce jeu qui s’établit avec Lilith qui nous raconte à demi-mot tout un tas de choses que l’on sait déjà pour avoir vu la série, mais qu’Angel ne sait pas. Et sa manière de précipiter son futur est intéressante.

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Tout cela le ramène à Sunnydale – mais j’avoue n’avoir pas bien compris car pour moi il y était déjà allé plus tôt ? – dans le dernier numéro, sorti mercredi dernier. Oui, quand je me lance dans un grand rattrapage, je ne fais pas les choses à moitié, que voulez-vous ? Et maintenant qu’il est à Sunnydale, il découvre que la bouche de l’Enfer est rouverte. Exactement comme Buffy trop occupée à fêter Halloween le 28 octobre pour arriver à temps pour stopper Drusilla qui s’en prend à Joyce et rouvre la bouche de l’enfer grâce à un artefact de sa galerie. (Exactement comme dans le one-shot sur les anciennes Tueuses aussi, d’ailleurs).

Bref, vous l’aurez compris, on est parti pour un grand cross-over entre les deux comics au cours des mois à venir. Je suis quelque peu perplexe, mais je reste fan des personnages alors je serai au rendez-vous. En plus, je m’imagine que tout ça pourrait tout à fait être un univers parallèle après tout…

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Quant à mes points du Mois de la BD, je vais garder ça pour un prochain article qui fera le bilan de tout ce que j’ai lu. Il reste deux jours pour m’aventurer vers de nouveaux territoires… je ne promets rien, mais peut-être, qui sait ?!

Buffy, class of ’19 : le reboot en comics

Salut les sériephiles,

Image result for buffy boom studiosS’il est tard quand sort cet article, c’est parce que j’avais pris la décision de vous parler du nouveau comic Buffy aujourd’hui après un fail il y a deux semaines – quand je pensais qu’il allait sortir et que j’avais la mauvaise date ! Cela dit, c’est bien beau d’avoir envie de vous en parler, encore fallait-il prendre le temps de l’avoir et de le lire. Maintenant que c’est chose faite, je peux vous donner mon avis sur ce reboot de ma série préférée, en comics.

La première vraie question que ça pose, c’est « Pourquoi un reboot ? ». Les saisons 8 à 12 de la série, en BD, avaient leurs points forts et leurs points faibles, mais elles fonctionnaient dans l’ensemble assez bien. Il a été décidé d’abandonner après la saison 12, probablement parce que ça tournait en rond, mais c’est dommage de recommencer à zéro si peu de temps après, alors qu’un projet de reboot à la télévision a vu le jour également – et qu’on ne sait toujours pas si c’est un reboot, un remake, ou une suite, ou un monde parallèle ou… ? Épuisant.

Ici, pas de doute avec le passage de Buffy chez Boom ! Studios : il s’agit d’un reboot, c’est-à-dire qu’on prend le parti de nous raconter les aventures de Buffy, Xander et Willow au lycée… en 2019. Autant dire que j’ai commencé ma lecture en n’étant pas serein, et que j’ai grogné quand j’ai vu la couverture de Buffy avec un smartphone dans la main. Certes, la saison 1 de la série a pris un coup de vieux du côté des effets spéciaux (quoique, quand on voit la qualité de Supergirl ou du reboot de Charmed, on se demande) et des looks, mais de là à repartir à zéro ? Humph, voyons ce que ça donne, et commençons d’abord par le négatif – attention, il y a des spoilers sur les six premières saisons de la série télé dans cet article.

Voir aussi les critiques des autres numéros : #1 #2 #3 | #4

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Les moins :

  • A voir les dessins, on a peine à imaginer des adolescents. Buffy, Xander et Willow ont tous une ressemblance frappante avec leurs interprètes TV, mais les versions saisons 4 ou 5…
  • Willow est une geek, ce n’est pas nouveau, mais en 2019, les geeks sont cool. Et elle aussi. Cela nous change totalement le personnage. Et j’ai du mal à comprendre comment Xander peut traîner autant avec elle sans tomber totalement amoureux – et ça, même si elle sait déjà sa sexualité, évidemment.Image result for buffy boom studios
  • Giles est insupportable. Certes, dans la version télé, il est déjà dans ce rôle du vieil empêcheur de tourner en rond, mais il a été introduit avant comme quelqu’un de gentil, et d’aimant Buffy. Là, il apparaît d’abord comme celui qui l’engueule sans raison avant d’être celui qui tient à elle. Et bof, vraiment bof. Surtout que ça n’a aucun sens qu’il l’engueule : dans la série, ses remontrances ont toujours eu une certaine logique adulte derrière – et Buffy finit par faire les mêmes à Dawn plus tard. Ici, ben c’est juste pas justifié, redondant et tout ce qu’il faut. Franchement, ça ne donne pas envie de s’attacher au personnage alors que, purée, techniquement je le suis déjà !
  • Si les dessins sont majoritairement réussis, Joyce prend un sacré coup de jeune qui ne lui réussit pas puisque Buffy semble avoir pris un coup de vieux. On a ainsi une trentenaire maman d’une « ado » qui paraît en avoir vingt. Bof, bof.
  • Je n’aime pas du tout ce qu’ils ont fait du personnage d’Anya. Du tout. Son introduction dans la série est tellement mieux.
  • Ne pas introduire Cordelia, c’est vraiment une grosse perte, je suis dégoûté !

Les plus :

  • Image result for buffy boom studiosDès les premières pages, on sent bien que ça s’éclate à nous rappeler la série qu’on adore. De Buffy travaillant dans un fast-food voué à l’échec (qui mange du thon dans un fast-food, franchement ?) à sa manière de quitter Willow et Xander après les avoir sauvés, les clins d’œil aux saisons 6 et 5 (Double Meat Palace et la première scène du dernier épisode de la saison 5, respectivement) sont évidents.
  • Il est génial de retrouver l’humour de la série, qui, tout comme dans les comics Dark Horse, est parfaitement retranscrit sur papier. On se sent en terrain connu, définitivement.
  • Les dessins sont une vraie réussite. J’avais peur devant les couvertures, mais finalement, on a vraiment une version moderne des personnages dans les décors d’origine de la série. Franchement, ça fait sourire et ça fait plaisir.
  • Xander a pour surnom de messagerie The Xeppo. Nice touch.
  • Les relations entre le trio d’origine sont vraiment chouettes. Bon, elles sont déjà au stade fin de saison 1 trois cases après leur rencontre, mais j’aime beaucoup.
  • Les références sont partout et sont bien intégrées aux pages du comic. On sent que c’est écrit par des fans qui prennent leur pied à écrire tout ça, et c’est déjà ça de pris pour moi qui le suis aussi. De « Grr argh ! » à Wolfram & Hart, c’est motivant.
  • Joyce est en vie. Et ça, ça n’a pas de prix.

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Verdict ? Je reste sur mes gardes face à ce reboot, mais un peu comme pour celui de Charmed à la TV, je trouve qu’il a son charme. Franchement, ça ne m’a pas rebuté comme celui de Roswell a pu le faire, donc tout n’est pas perdu, j’imagine. Je pense continuer à lire ces comics pour le moment, et on verra bien ce que ça donnera.

Si ça ne vaut pas la série originale, ce comic a de bons moments, donc j’ai envie de croire que ça peut être bien. On verra… je ne suis pas complétement fermé à l’idée pour le moment.

Voir aussi les critiques des autres numéros : #1 #2 #3 | #4

Le calendrier de l’Avent du blog

Salut les sériephiles,

Vous comprendrez au titre de l’article que, non, je n’ai pas l’intention d’épiloguer pendant 500 mots sur l’annulation de Daredevil par Netflix. Comme tout le monde, je suis énervé ; mais j’en ai déjà parlé à l’occasion des annulations d’Iron Fist (ici) et de Luke Cage (là). Ma conclusion est la même : Disney fait sa crise à cause de son service de streaming ; les autres vont y passer aussi… et j’espère que tout finira sur la plateforme de la souris aux grandes oreilles !

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Prophétie auto-accomplie ?

Non, aujourd’hui, c’est le dernier jour de novembre et comme beaucoup d’entre vous, j’ai switché en mode Noël hier : petite playlist qui va bien, sapin sorti (mais pas décoré, on se calme) et puis, beaucoup d’ambition, comme vous allez le voir. Qui dit passage à Noël dit obligatoirement calendrier de l’Avent avant la grande fête de la consommation (on ne va pas se mentir, si ?).

Inutile de dire que je ne reprends pas l’Avent Séries cette année : je n’ai déjà pas le temps de voir mes inédits, ce n’est pas pour m’encombrer avec du streaming de choses à revoir. La liste est toujours disponible pour ceux qui veulent le faire cette année. Cela avait été peu suivi l’an dernier, alors bon, changement de programme.

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Dans mon programme, il est aussi prévu la déco du sapin et l’achat des cadeaux. À un moment.

Je voulais tout de même faire quelque chose, alors je vous ai gardé de côté le top des séries de la saison passée. Comme l’an dernier, je vous propose donc de faire le point sur tout ce que j’ai vu au cours de l’année, avec un bref résumé par saison, une note précise et un classement de la moins aimée à la meilleure. Et on va faire ça jour après jour d’ici Noël, parce que je me suis dit que ça pouvait faire un calendrier de l’Avent intéressant.

Vous avez vu comment je justifie mon retard dans la publication de ce top ? J’ai un beau tableau Excel avec toutes les séries vues cette année, faut bien que je m’en serve quand même, alors hors de question de me passer de cet article, je me sens déjà triste de ne pas l’avoir rentabilisé avant.

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Demain, je vous parlerai des saisons entamées mais non terminées, puis ensuite, tous les jours, je vous présenterai deux à quatre saisons, avec leur note et un petit commentaire sur le classement – classer par note, ça permet une neutralité, certes, mais c’est parfois surprenant de constater que des séries adorées finissent mal classées. Et puis, en plus, il y a aussi plein de séries que je n’ai pas eu le temps de voir (mais ça, c’est le thème du TFSA du jour… que je n’ai pas encore écrit, non, parce que je n’ai pas le temps non plus).

Je me dédouane immédiatement de retard possible, cela dit : c’est un projet ambitieux parce que ça signifie pour moi la rédaction de deux articles par jour pendant 25 jours. Ben oui, c’est un calendrier de l’Avent, c’est en plus de nos rendez-vous habituels (vous savez, ceux que j’ai du mal à tenir déjà ?).

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On verra si j’arrive à m’y tenir ; je vais essayer en tout cas, et les articles seront sûrement brefs. Cela fait une bonne semaine et demi que j’ai ce projet en tête… et je n’ai pas pris la moindre avance. Il n’empêche que je trouve ça original comme calendrier de l’Avent – le top est un article que j’adore lire chez les autres, mais comme j’aime tout commenter, je ne commente plus parce que c’est trop long. À coup de trois ou quatre séries, je me dis que c’est jouable pour vous de lancer le débat et de m’insulter parce que j’aurais mis votre bébé tout en bas de mon classement. Et puis, ça fait durer le suspense vers les meilleures séries… 😉