Filthy Rich (S01)

Synopsis : La série suit la vie de la famille Monreaux, richissime grâce à sa chaîne de télévision catholique qui cartonne aux États-Unis.

Pour commencer, je ne vais tout de même pas accumuler du retard dans la saison 2020-21 dès aujourd’hui, non ? La série aurait dû débarquer en mai dernier, mais avec le coronavirus, la chaîne a eu la bonne idée de vouloir se garder quelques cartouches pour la rentrée. Nous sommes à la rentrée des séries sur les networks et Filthy Rich n’est pas du tout une série calibrée pour ce genre de diffusion… Tant pis !

Ca reste très drôle à regarder et ça va être bien fun avec des twists comme j’aime. C’est un soap qui fournit exactement ce que j’en attendais : ça me va. Rien d’incontournable… mais je vous laisse juger par vous-même avec la critique du pilot ci-dessous.

Note moyenne de la saison : 14/20

S01E01 – Pilot – 16/20
C’est tout à fait ce que j’en attendais, et j’en suis content, mais ce n’est vraiment pas fameux comme rentrée. C’est une série d’été, diffusée fin septembre, et puis c’est tout. Merci Covid d’avoir décalé ce soap qui n’aura probablement pas de saison 2 (ou qui en aura une grâce à lui ?). C’est chouette, ça va me passer le temps.
S01E02 – John 3:3 – 16/20
C’est toujours savoureux et la série sera sympathique à suivre sans rien révolutionner et probablement sans me marquer sur du très long terme. De toute manière, ce n’est pas ce que je lui demande, donc je vais me contenter d’une dose hebdomadaire (hum, sans prendre de retard ?) et puis… on verra pour le reste. Je ne parie pas spécialement sur un renouvellement, sauf si le Covid force la chaîne à renouveler des séries faute de nouveaux projets.
S01E03 – Psalm 25:3 – 16/20
J’hésite sur la note à donner à cet épisode. Sa forme – une émission de télévision – n’était pas exceptionnelle et il y avait bon nombre de segments peu intéressants… mais il y a des intrigues qui me motivent vraiment et une scène que j’ai trouvé vraiment bien écrite et jouée, au point de comprendre où était la force de la série. Maintenant, j’espère que la série parviendra à aller puiser chaque semaine dans ce genre de confrontation sans être trop redondante. Et en attendant, l’enrobage soapopéra est très kiffant quand même !
S01E04 – Romans 8:30 – 12/20
Cet épisode fait un flop total alors que j’étais plutôt pressé de découvrir ce qu’il allait advenir de tous les personnages après une pause d’une semaine. Je n’ai pas réussi à accrocher du tout à l’intrigue proposée, et je n’ai pas trouvé ce que j’attendais de la série. J’espère que ça redeviendra mieux par la suite, mais pour l’instant, vraiment, il n’y a pas une seule des décisions de l’épisode qui a réussi à vraiment me plaire. Et pas de spoiler dans cet avis, je sais, mais le cliffhanger qui n’en est pas vraiment un enfonce le clou.
S01E05 – Proverbs 20:6 – 15/20
Je ne sais pas trop pourquoi j’ai tant traîné à continuer la série, mais me revoilà devant pour un petit épisode réussi. Il est dommage que la série soit annulée, parce que ce soap me plaît bien. Les personnages sont marrants et les twists fonctionnent de manière assez fluide. Bref, j’en ai pour mon argent quand je viens devant, je m’amuse bien et c’est tout ce que je cherchais en ce dimanche pluvieux !
S01E06 – Hebrews 9:15 – 13/20
Plus les épisodes passent, plus il y a des personnages que je n’apprécie pas. Certains sont mêmes en train de me taper de plus en plus sur le système. La série étant annulée, je me dis que je peux bien aller au bout, au moins pour les personnages de Ginger et d’Eric que j’apprécie pas mal ; mais je doute finalement qu’elle me manque une fois son dernier épisode achevé. Elle est bien pour le dimanche soir, je choisis les intrigues qui m’intéressent dedans et je n’écoute que d’une oreille les autres… Et d’un épisode à l’autre, j’ai totalement changé d’avis.

Fin de la saison vue… un an plus tard. La série est annulée, mais j’ai quand même écrit quelques rapides critiques avec spoilers des derniers épisodes, juste ici :

Top 45 – 43 – Filthy Rich

Salut les sériephiles, Il est temps de poursuivre ce calendrier de l’avent avec un petit article un peu spécial : il sera plus long que les autres, car je vais également évoquer des épisodes en particulier, que je n’ai pas eu le temps d’aborder auparavant. 43 – Filthy Rich – Saison 01 – 14,2/20 –…

Stats de la semaine #38

Salut les sériephiles !

J’espère que vous allez tous bien et que vous passez un lundi plus passionnant que le mien, parce que je m’enchaîne les galères téléphoniques et administratives depuis ce matin histoire de trouver un endroit où pouvoir être testé rapidement pour savoir si je suis asymptomatique ou négatif. PASSIONNANT. Encore une semaine où je ne vais pas regarder d’épisode le lundi pour une mauvaise raison, donc.

Performance de la semaine #39 – Just One More Episode

Cela dit, malgré l’absence (relative) de critiques et d’articles en ce moment sur le blog, vous passez encore assez régulièrement me lire, alors tout va bien. Faisons le point ensemble sur les articles les plus lus de la semaine, parmi vos 103 commentaires et 72 commentaires laissés sur le blog :

  1. Où en étions-nous dans Trinkets ? : 148 vues
  2. 9-1-1 – S02E16-18 : 115 vues
  3. Un récap avant la saison 3 de The Rain : 72 vues
  4. 9-1-1 – S03E02 : 68 vues
  5. The 100 – S07E14 : 58 vues

Bon, donc, si je résume, les semaines se suivent et se ressemblent comme deux gouttes d’eau, avec exactement les mêmes articles qui fonctionnent. Merci l’algorithme Google de faire tout ce qu’il faut pour attirer du monde sur mon blog. Certes, l’épisode de The 100 change par rapport à la semaine dernière, mais c’est logique, puisqu’il s’agit du dernier épisode diffusé.

Ce top 5 n’est pas bien savoureux pour vous, puisqu’il est bien peu inédit, mais moi, je savoure de voir Trinkets rester si longtemps en vogue sur le blog. La série est vraiment top, je regrette son annulation après deux saisons. La fin est géniale, mais ils auraient pu continuer encore quelques saisons sans trop de mal, je pense. Pour me consoler, je vais me dire que la série n’a pas eu le temps de perdre ce qui faisait qu’elle était géniale, comme ça peut parfois arriver.

Trinkets Second 2 was Its Last And I'm Not Mad About It | sneakerreporter

Concernant 9-1-1, petite anecdote tout de même, avec les fans de M6 ne se souvenant pas, massivement, de la manière dont un personnage est mort et le cherchant tous sur les moteurs de recherches. C’est ainsi qu’un certain nombre d’entre eux ont pu découvrir le blog. Mieux vaut ça que celui qui a tapé « FTWD saison 5 c’est de la merde », j’imagine, parce que lui, il a dû être déçu du voyage. Ca me fascine de savoir que des gens tapent ça dans leur moteur de recherche et se donnent la peine d’aller tout de même voir les pages qui parlent de la série ensuite.

  1. 9-1-1 (S03)
  2. The 100 (S07)
  3. Trinkets (S02)
  4. The Rookie (S02)
  5. 9-1-1 (S02)

GIF by 9-1-1 on FOX - Find & Share on GIPHY

Le deuxième classement de cet article est lui aussi assez prévisible dans ses grandes lignes, avec les deux saisons de 9-1-1, mais aussi la seconde saison de The Rookie dont la diffusion continue sur M6. Oh, pour cette dernière, les résultats sont beaucoup moins transcendants que lors de la saison 1, par contre, et c’est bien dommage, car je pense que c’est dû à la diffusion le samedi soir. Pas forcément un bon calcul, mais le jour où les chaînes françaises feront de bons calculs concernant les diffusions de séries, on sera au courant je pense.

Seasons Finales (85) – Outlander, Prodigal Son, The Rookie, Magnum PI &  Liar… | Smells like Chick Spirit

À la troisième position, on retrouve mon grand marathon d’hier après-midi où j’ai regardé cinq épisodes Trinkets. Ils éclipsent totalement Strike et d’autres séries, mais c’est ma foi largement mérité… à l’inverse de The 100 ! Cette dernière s’impose en grande partie grâce à l’épisode de la semaine, mon seul vrai hebdo. Bon, il y avait aussi Ratched, mais j’ai posté l’article bien trop tard hier soir pour que ça puisse être un succès d’audience sur le blog.

Voilà donc comment une saison médiocre domine quasiment les vues de la semaine sur le blog… mais bon, je ne fais que me répéter sur ce coup-là ! Je vais plutôt aller organiser mon télétravail dans l’attente de savoir quand faire un test et/ou de l’arrivée de symptômes plus ou moins imaginaires.

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Bonne semaine à tous 🙂

Vus cette semaine #38

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Jeudi

The 100 – S07E14 – A Sort of Homecoming – 15/20
Quand le cliché du personnage insupportable devient le personnage que j’apprécie le plus, c’est qu’il y a un problème. Il y a tant de problèmes avec cette saison… Pourtant, j’ai bien aimé l’épisode dans son ensemble. J’ai beaucoup de mal avec son début qui n’est pas spécialement crédible, mais il faut se diriger vers la fin malgré tout. Les acteurs sauvent les meubles, vraiment, mais à ce stade les scénaristes sont partis en vacances et ont confié l’écriture de la saison à une intelligence artificielle. Et pas celle de Becca, malheureusement.

Vendredi

Ratched – S01E01 – Pilot – 16/20
Ryan Murphy nous fait du Ryan Murphy en compagnie de Paulson, et ce n’est donc pas exceptionnellement remarquable. C’est tout de même agréable à regarder, l’histoire est intéressante et le fait que ça se déroule en 1947 avec plein de couleurs vives n’est pas sans me rappeler de bons souvenirs de Why Women Kill. Dommage que la série possède déjà pas mal de longueurs en un épisode, finalement. Avec dix minutes de moins, elle aurait été très, très cool.

Rattrapage

Strike: Lethal White – S04E03 – 19/20
Cette adaptation continue d’être vraiment très plaisante. Certes, on voit certains raccourcis pris par rapport au pavé qu’est le roman, mais le scénario ajoute aussi des scènes qui fonctionnent bien et le casting est merveilleusement bien choisi. Je pense que cet épisode contenait les scènes que j’attendais le plus, et c’est une vraie réussite, alors que dire de mal ?
Strike: Lethal White – S04E04 – 17/20
Ce dernier épisode mâche tellement le travail de détective qu’il est un peu trop prévisible à mon goût. Les raccourcis et libertés pris par l’adaptation ne fonctionnent pas tous de manière égale, ce qui est dommage, mais n’empêche pas l’ensemble de rester bien solide et agréable à regarder. Et puis, difficile de trop reprocher à une adaptation d’un roman que j’ai déjà lu d’être prévisible, après tout…
Trinkets – S02E05 – Works in Progress – 17/20
Bien qu’une partie de l’intrigue de l’épisode soit trop détachée du reste de ce qu’il se passe dans la série, j’ai beaucoup aimé l’épisode. Il n’y a pas à dire, c’est une série qui fonctionne très bien et je continue d’être déçu de savoir qu’il n’y aura pas de saison 3 : les personnages sont attachants et réalistes, malgré des situations qui ne le sont pas toujours. C’est rare de trouver un bon équilibre comme ça dans une série.
Trinkets – S02E06 – Ocean’s 11th Grade – 19/20
On n’est pas tout au fait au niveau du film référencé par le titre de l’épisode, mais il faut bien reconnaître que l’épisode marque des points avec son intrigue et son suspense assez bien géré. Les personnages évoluent tous, l’humour est là et la maîtrise des intrigues qui se croisent fonctionne tout à fait. J’aime comment ils trouvent le moyen de réunir les trois héroïnes à chaque fois !
Trinkets – S02E07 – Same Time Last Year – 18/20
Un épisode de Thanksgiving en plein mois de septembre ? Eh bien, pourquoi pas, c’était efficace, je trouve, et j’ai aimé les développements que ça apportait. Par rapport à la saison 1, je serais bien incapable de dire exactement ce que cherche à faire cette saison, mais j’adore tous les personnages alors je la regarde et je kiffe, c’est tout.
Trinkets – S02E08 – Black Friday – 18/20
C’est une série vraiment solide, qui sait comment ménager ses effets de surprise et les faire intervenir aux bons moments. De toute manière, même quand elle s’avère prévisible, la série parvient également à gérer son rythme et être très cool à regarder. Un vrai plaisir, tout simplement, et ça me fait passer un bon dimanche après-midi, comme ça !
Trinkets – S02E09 – Aren’t You Gonna Say Something? – 17/20
Aaaaaaah. La série approche de sa fin et je suis juste frustré de me dire qu’il y a encore de nombreuses pistes qui pourraient être explorées en saison 3. Et en saison 4. Au moins. C’est bien dommage que la conclusion soit si proche et ça me gâche une partie du plaisir, car certaines intrigues semblent être accélérées juste pour avoir le temps d’être terminées au prochain épisode.
Trinkets – S02E10 – We Belong – 20/20
La série parvient à retomber sur ses pattes pour l’ensemble des intrigues et offre une conclusion fluide, à l’image de la série. Tant mieux, j’aurais détesté être déçu de la fin. Je suis évidemment déçu que ce soit la fin, parce qu’il y avait le matériel pour plus d’épisodes, mais je suis content que ça se termine avec ce sentiment que la série a raconté ce qu’elle voulait de l’histoire de ses trois héroïnes. Et c’est pour ça que je surnote cette conclusion, parfaitement.

Challenge Séries 2020

La semaine prochaine, c’est bien aussi, non ?

> Vus en 2020 

Ratched – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 16/20
Ryan Murphy nous fait du Ryan Murphy en compagnie de Paulson, et ce n’est donc pas exceptionnellement remarquable. C’est tout de même agréable à regarder, l’histoire est intéressante et le fait que ça se déroule en 1947 avec plein de couleurs vives n’est pas sans me rappeler de bons souvenirs de Why Women Kill. Dommage que la série possède déjà pas mal de longueurs en un épisode, finalement. Avec dix minutes de moins, elle aurait été très, très cool.

> Saison 1


Spoilers

Well, I guess she works here now.

Si même l’écriture de la date, 1947, se fait à la manière d’American Horror Story, ça va être compliqué de ne pas associer les deux séries de manière définitive, tout de même. On commence la série par une messe et le suivi d’un prêtre dans sa vie après la messe. Ce n’est pas exceptionnellement intéressant, mais ça a l’avantage de rapidement m’apporter un collier crucifix pour le Bingo Séries. Je ne m’y attendais même pas, où avais-je la tête ?

Notre personnage principal est peut-être prêtre et vit peut-être dans une congrégation avec d’autres, mais ça ne l’empêche pas de se masturber quand tout le monde a le dos tourné, apparemment. Malheureusement pour lui, il est interrompu dans sa rêverie solitaire par un homme qui a tout du futur méchant prêt à le tuer. Tout ? Ben, ses rôles précédents avec Murphy, quoi, et surtout le visage du parfait psychopathe.

La scène est bien trop longue, mais ça fait une introduction réussie pour la série qui commence par un massacre de prêtres pour des raisons pas bien exceptionnelle. Le tueur révèle en effet qu’il est le fils d’une sœur, Margaret McGuire, qui a été reniée pour être tombée enceinte… d’un prêtre, évidemment. Le fils est là pour tuer son père, évidemment, et il parvient. Cela se fait avec pas mal de souffrance pour l’horrible paternel ayant abandonné la bonne sœur à sa déchéance.

Il y a tout de même un prêtre qui survit, sous le lit, pour faire bonne mesure ; alors que les autres sont des victimes collatérales qui n’avaient rien demandé, même si, OK, la masturbation est un péché aussi. M’enfin, c’est cher payé, surtout qu’il n’a même pas pu aller au bout de ses envies, le pauvre.

On enchaîne alors sur l’introduction du personnage principal, l’infirmière Ratched, jouée par l’éternelle Sarah Paulson. Elle est toujours aussi belle, toujours aussi parfaite et toujours coincée dans le même rôle. La voilà donc qui se rend à Lucia où a été envoyé le tueur de prêtres, histoire de s’occuper de lui. Ce n’est pas bien glorieux comme introduction : on la voit rembarrer un homme qui lui a fait son plein et tente de la draguer de la pire des manières. Vive 1947.

Ratched se rend donc à Lucia, une petite ville en bord de mer qui est parfaitement charmante et possède un motel où elle compte bien obtenir une chambre. L’ambiance y est très années 50, avec une gérante de motel qui enchaîne les clopes, et un homme qui mate Ratched et espère clairement plus rien que parce qu’il se tient là avec sa clope en main. Merveilleux.

L’esthétique des clopes si chère aux premières saisons d’American Horror Story ne me manquait vraiment pas. Vraiment, vraiment pas. Il va falloir m’y faire malgré tout. Une fois installée dans son motel, Ratched se rend finalement à l’hôpital psychiatrique où elle pense être sur le point d’être embauchée, mais elle y est confrontée à une infirmière, Bucket, qui n’est pas très heureuse de sa présence et lui assure qu’elle n’a rien à faire là.

Dans l’hôpital, elle croise également une apprentie infirmière et un des jumeaux Scavo (désolé, ils seront à jamais les jumeaux Scavo de Desperate Housewives), complètement défiguré. Merveilleux. Elle est en tout cas jetée par Bucket qui ne veut vraiment pas qu’elle rencontre le Dr Hanover. Celui-ci n’est pas présent, trop occupé qu’il est à tenter d’avoir un rendez-vous avec le Gouverneur. À défaut d’y parvenir, il se rend au restaurant pour lui imposer sa présence et tenter une entrevue avec lui, d’où il se fait jeter, ça va de soi.

De son côté, Ratched continue de l’attendre à l’hôpital où elle se refait rapidement une beauté au milieu de plans tous plus réussis les uns que les autres du côté de l’esthétique. Au moins, la série est belle à regarder, avec également quelques plans qui paraissent très référencés (Shining ?) et des changements de couleur intéressants – notamment quand Ratched surprend une infirmière en train de coucher avec un patient.

C’est du beau. Ratched se fait donc une bonne idée de l’hôpital avant le retour d’Hanover, qui n’est pas ravi de sa présence. Il ne se souvient pas de l’avoir convoquée et compte bien le lui dire, mais le franc-parler de l’infirmière Ratched fait qu’il n’a d’autres choix que de se faire à l’idée de sa présence. Il lui fait donc passer un entretien d’embauche à contre-cœur, mais ça me fait bien plaisir, parce que j’y trouve ainsi un autre point du Bingo Séries. Eh, il vaut le coup cet épisode, j’avance enfin dans ma grille !

Par contre, Ratched, elle, elle recule. Elle n’est pas du tout la bienvenue à l’hôpital et ses intentions paraissent d’un coup moins claires que prévu quand on la voit voler le sac d’une infirmière pour obtenir des informations sur son identité. Ratched se rend ensuite chez elle – elle s’appelle Amelia – et en profite pour se présenter en tant qu’Arlene Bower, une ancienne amie. Soit.

En tout cas, une chose est sûre, Ratched a des tenues magnifiques bien que beaucoup trop visibles (et au moment où j’écris ça, la voilà dans une robe de chambre immonde, super). On suit donc Ratched en train d’essayer de s’intégrer dans cet hôpital par tous les moyens, alors que toute la ville est en plein fantasme sur le tueur de prêtres. Quelle classe.

Durant la nuit, elle parvient à séduire un homme et le convaincre de venir passer du temps avec lui. C’est plus que louche, tout ça, comme comportement. Elle est complètement cinglée, ma foi, demandant ensuite à l’homme de prétendre qu’ils sont un couple marié en pleine dispute à propos d’enfants dont elle ne veut pas et qu’elle finirait par abandonner à la mort de son mari. Euuuh ?

Il fuit assez logiquement, mais ça permet à Ratched de savoir qu’elle a eu un appel d’Amelia. Celle-ci subit aussitôt un chantage odieux de la part de Ratched : comme elle a vu Amelia coucher avec un patient, elle entend bien récupérer son poste rapidement. Le chantage est aussi odieux qu’efficace, alors que le docteur Hanover découvre que sa stratégie est payante : la femme du gouverneur lui rend visite pour lui dire qu’elle aime bien son hôpital et veut en faire la pierre angulaire de la campagne de réélection de son mari. Rien que ça.

Sans trop de surprise, tout ceci mène donc à l’embauche de Ratched. Il n’y aurait pas de série sans ça, mais ça manque de clarté sur ses intentions, je trouve. Elle arrive en tout cas à temps pour la visite du gouverneur et de sa femme dans cet hôpital du tueur des prêtres, Edmund Tolleson, qui attirait déjà la presse. La visite se passe plus ou moins sans problème, jusqu’à ce que Ratched fasse des siennes et empoisonne volontairement un patient, un prêtre en plus.

Elle le fait de manière à pouvoir sauver sa vie pendant la visite, qui a lieu en présence de la presse. C’est malin : elle créé le problème et le solutionne aussitôt, s’arrangeant ainsi pour être prise en photo avec le gouverneur et se sécuriser bien vite une embauche. Bon. Elle est manipulatrice, on a compris, mais… pourquoi ? Le mystère va demeurer un moment dans cet épisode interminable qui enchaîne avec un autre patient apprenant la mort de son frère, le tuteur qui aurait pu le faire quitter l’hôpital.

C’est à lui que Ratched raconte sa vie, avec ses parents qui lui furent enlevés quand elle était jeune, puis son frère. Bon, elle a eu une famille, d’accord, mais cet épisode n’en finit plus et on ne sait toujours pas ce qu’elle fiche ici. En attendant, elle apprend au patient qu’il s’apprête à passer le reste de sa vie dans cet hôpital, parce que sa famille ne veut plus jamais le voir. Et si elle lui dit ça, c’est uniquement parce qu’elle aurait aimé l’entendre enfant.

Paulson encore et toujours dans un rôle de manipulatrice hors pair et complètement névrosée. Ca alors ! Je ne m’y attendais pas, dis donc. Ah, ben si, en fait ! Ratched lui propose ensuite de se suicider avec un presse-papier du Dr Hanover, alors que le gouverneur parle à la presse devant l’hôpital et qu’Hanover comprend qu’elle est responsable de l’accident du père Murphy. Seulement voilà, le patient se suicide alors qu’il la confronte, ce qui permet à Ratched d’assurer sa position de pouvoir dans cet hôpital psychiatrique. C’était facile, dis-donc. Elle se charge alors de cacher le corps du patient, et de le brûler, malgré les soupçons de Bucket et alors qu’Hanover se débrouille pour plaire au gouverneur, tout en évitant au maximum les photographies.

La série insistant à deux reprises sur le fait qu’il n’aime pas les photos, il me paraît évident qu’on apprendra plus tard dans la saison qu’il est lui-même un psychopathe ou un tueur. Ou juste un immigré illégal dont Ratched se débarrassera. On connaît Murphy, à force.

La fin dépisode voit alors Edmund Tolleson arriver à l’hôpital et être conduit dans les sous-sols de celui-ci, une ancienne cave à vin transformée en prison. On se croirait dans Le Silence des Agneaux, dis-donc. Il est enfin révélé à ce moment-là quelque chose qui paraissait un peu évident : Ratched connaît Edmund, et inversement. Il s’agit très probablement de son frère, et c’est là-dessus que se termine ce premier épisode. Bien.

Ce fut long pour en arriver là, mais forcément, l’épisode dure une heure en même temps… J’aime bien, mais ça ne deviendra pas ma série préférée pour autant.

> Saison 1