De mauvais choix de séries ?

Salut les sériephiles,

Vous ne rêvez pas, c’est bien un deuxième article du jour que je publie ce soir. Pourquoi ça ? Eh bien, parce que vendredi, je n’ai pas publié mon article « 500 mots » et donc, j’ai eu envie de rattraper cette petite erreur qui m’a pourtant fait du bien sur le moment. Il n’y a pas de règle après tout, je fais ce que je veux sur mon blog.

Des exceptions pour confirmer la règle

Zendaya Euphoria GIF - Zendaya Euphoria Rue - Discover & Share GIFsOui, je fais ce que je veux, mais ça n’empêche pas d’avoir envie de me tenir à un certain cadre et de respecter certaines résolutions.

Malheureusement, si j’avais envie de croire que j’allais réussir en 2022 à regarder des séries qui me stimulaient davantage dans ma sériephilie, je continue de faire les mauvais choix cette année. Je n’ai pas encore eu le temps de voir tous mes hebdos cette semaine, mais si on met de côté Euphoria, ce n’était pas glorieux cette semaine.

D’accord, NCIS Hawai’i a surpassé le peu de ce que j’attendais d’elle, mais elle reste une série procédurale, et The Book of Boba Fett a fait un truc bizarre qui lui permettait de bien s’en sortir, mais tout de même, dans l’ensemble, j’ai l’impression que tout le monde est à son rythme de croisière, moi y compris. Les séries que je regarde manque de la petite étincelle que j’attends en ce moment. Je n’ai plus mes séries préférées à l’écran, et ça continue de se ressentir.

What I need, not what I want ?

tumblr_owuprf7UPQ1w6g3f3o2_1280.gif (580×580) | Fear the walking, Fear the walking  dead, Alycia debnamCela ne me permet plus d’être à fond et de me jeter sur les séries. Ce n’est quand même pas un hasard si cette saison, je suis moins régulier dans mes hebdos et si j’ai trouvé un rythme où je regardais davantage d’épisodes le week-end et quasiment plus en semaine.

Bien sûr, ça s’explique aussi en partie par le fait que j’ai moins peur qu’avant d’être spoilé quand personne ne me spoile plus rien depuis un moment. J’ai déjà eu l’occasion de m’en réjouir, mais j’ai fait un tel ménage sur mes réseaux sociaux que je ne vois pratiquement plus de spoilers.

C’était un peu ça qui me motivait à rester à jour à l’origine, et c’est sûrement pour ça que je n’ai pas encore commencé la saison 7 de Fear the Walking Dead, la majorité des sorties Netflix qui nous bombarde d’une saison complète à voir d’un coup ou de la saison 2 de Why Women Kill : à quoi bon si personne ne m’en révèle rien ?

Autant me lancer dedans quand j’aurai davantage le temps. Je ne l’ai jamais, par contre.

J’ai donc envie de voir la suite, mais quand je vois le nombre d’épisodes, ça me freine. Et les voir en hebdo, c’est compliqué quand j’ai déjà du mal à voir tous mes hebdos au cours d’une seule semaine – et pourtant, j’écris ça en étant à peu près à jour dans ce que je veux en 2022, si on met de côté The Rookie.

Bref, une fois de plus, j’en arrive à remettre en question mes visionnages en cette fin de mois. Je me rends bien compte que je tiens le visionnage des séries procédurales parce que je fais autre chose en même temps (comprendre par-là que je regarde en mangeant ou dans le train), mais ça signifie aussi que je mets de côté les séries qui seraient le plus susceptible de me plaire. J’ai envie de rester à jour dans les hebdos, mais ce n’est peut-être finalement pas ce dont j’ai besoin.

Sortir de la routine

La saison 1 de This is us (Récap) – Just One More EpisodeJe suis aussi coincé dans d’anciens choix : j’adorais évidemment This is us, mais pour le moment, cette saison finale n’est pas aussi palpitante et émotionnelle que les précédentes. Elle n’arrive pas à me motiver complètement, par manque d’un vrai fil rouge et par souci des personnages trop secondaires pour que ça m’accroche. C’est comme ça, et c’est ce qui fait que je la rattrape à la semaine aussi pour éviter de perdre le rythme. Si j’accumule du retard, je ne vais jamais arriver à la finir !

C’est déjà ce que je disais pour The Rookie, et je vois les épisodes s’accumuler. Allez savoir pourquoi à la place j’ai encore envie de regarder plutôt le dernier The Cleaning Lady

En tout cas, une chose est sûre, il y a des séries dont je pourrais me passer à mon emploi du temps, mais je n’arrive pas à faire une croix dessus tant qu’elles ne sont pas terminées, et j’en commence d’autres qui, je le sais, ne seront pas à la hauteur pour être mes nouvelles préférées. C’est fou.

La solution à mon problème est de sortir de la routine, mais… je suis bien quand même dans ma routine.

Masochiste, le type.

This is us – S06E04

Épisode 4 – Don’t Let Me Keep You – 13/20
Je ne suis toujours pas convaincu par cette dernière saison : j’ai envie qu’on avance vraiment dans les intrigues ouvertes, mais cet épisode s’engouffre à nouveau dans une brèche ouverte lors de l’épisode précédent. Si du côté des émotions tout est toujours aussi bien écrit et parvient à toucher en plein cœur au moment voulu, je continue de penser que c’est étrange pour une saison finale de perdre autant de temps en histoires et personnages secondaires. Cela me fait toutefois craindre le pire pour la fin qui risque d’être une apothéose.

Spoilers

La mère de Jack est décédée. C’est dans le passé, mais c’est tout ce qu’on aura dans cet épisode.

Which grandma died ?

Ah, la mère de Jack et c’est le résumé de l’épisode qui me rappelle qu’on la connaissait, en fait. J’avais totalement zappé son intrigue bien logique puisque je me souvenais en revanche de l’alcoolisme du père de Jack (difficile de l’oublier). Face au décès de sa mère, Jack est évidement affecté, mais le problème, c’est que la série a déjà traité le deuil avec Jack. Ils ne pourront jamais surpasser ça, non ?

Jack se rend seul à l’enterrement en plus, parce qu’il y a une tempête de neige en cours. Décidément, c’est à la mode dans les séries en ce début 2022, j’aurais dû en faire des points du Bingo Séries. Avant de partir, Jack prend le temps de parler de la situation avec Rebecca, puis d’informer ses enfants de ce qu’il se passe. Par contre, les enfants ont six ans et ils ne prennent pas la mesure de ce qui se joue, les pauvres.

À son arrivée, il est accueilli par une actrice que j’associerais toujours à The Magicians : sa cousine Debbie. Celle-ci fait plein de reproches à Jack, qu’elle n’a pas vu depuis treize ans, alors qu’elle a géré tout l’enterrement comme elle pouvait. Ce n’était pas compliqué : Marilyn, la mère de Jack, avait tout prévu dans le moindre détail, il suffisait de tout respecter à ses volontés.

La conversation avec Debbie est un peu compliquée pour Jack, parce qu’il se rend compte que la cousine connaissait mieux sa mère que lui-même. C’est pourtant une évidence s’il ne l’a pas vu depuis des années, mais bon. Cela n’empêche pas la scène d’être plutôt violente pour Jack, et il n’est pas au bout de ses peines.

Il découvre assez vite que sa mère avait aussi un chat dont il n’a jamais entendu parler ou même carrément… un petit-ami. Rien que ça. Faudrait savoir : il semblait pourtant en contact régulier avec elle. Mike, le copain, sait tout de Jack et de sa famille, mais Jack ne sait rien de lui. Allez, la série marque des points et nous rappelle qu’il faut nous inquiéter aussi de la vie de nos parents, connaître leurs petites habitudes, etc. Perso, ce n’est pas trop un problème, je crois, mais je comprends qu’elle puisse marquer des points avec ce type d’épisode.

En ce qui me concerne, je trouve que c’est un peu lourd. Une fois de plus, nous avons droit à un épisode qui se concentre sur des personnages secondaires dont on peut se passer. Désolé, hein, mais que ce soit Nick et sa copine ou la mère de Jack et son copain, pour moi, c’est le même combat : nous sommes dans une saison finale et j’ai plus envie d’en savoir plus sur le barbecue de Kate et Toby que sur ces personnages. J’ai l’impression qu’on perd du temps inutilement.

Jack aussi, d’ailleurs, mais on va dire que ça va l’aider à écrire un discours tire-larmes pour la fin de l’épisode. Comme n’importe qui dans ces cas-là, particulièrement dans les films et séries, le personnage est bien incapable d’écrire quoique ce soit de touchant. Il a 24h pour le faire et ça se termine mal quand il se met à boire avec la cousine et le copain de sa mère. Nous comprenons bien que les personnages ont l’habitude de se retrouver ensemble avec une autre amie et avec la mère de Jack. Lui aussi, il le comprend et il comprend bien vite qu’il ne connaissait pas sa mère.

En rentrant, il appelle son père pour évacuer sa rage. C’est n’importe quoi : il en veut à son père par transfert parce qu’il n’a pas connu la vie de sa mère, mais c’est à lui de s’en vouloir pour ça. Il ne peut s’en prendre qu’à lui-même. Et c’est un peu ce qu’il fait le lendemain quand il explique à Debbie qu’il a appelé son père.

Son père, pourtant, il le déteste depuis toujours. Déjà enfant, sa mère l’aidait à cacher sa luge cassée pour éviter que son père s’énerve contre lui. Oui, l’épisode prend aussi le temps de quelques flashbacks pour s’assurer que l’on pleure le décès de cette grand-mère des triplés dont on n’a que peu entendu parler. Elle n’a jamais eu d’impact direct sur la vie de ses petits-enfants, mais elle en a eu sur celle de Jack, inévitablement. Les flashbacks nous ramènent ainsi à l’époque où Jack a emmené sa mère en sécurité, loin de son père.

Il lui a fait au passage la promesse de toujours répondre au téléphone quand elle l’appellerait, lui donnant un rendez-vous précis, tous les dimanches soirs. On apprend plus tard dans l’épisode que le rendez-vous est resté, ne changeant pas malgré les années, et qu’elle s’en est servie pour lui donner chaque fois des nouvelles. Puisqu’elle était loin de son fils, elle appelait de manière hebdomadaire, entretenant un lien qui nous paraît bien artificiel quand on le met en perspective avec le reste de l’épisode.

Il essayait bien de proposer à sa mère de passer et inversement, mais chacun restait trop enfermé dans sa routine et son quotidien pour s’occuper de l’autre et pour apprendre à vraiment connaître l’autre. Quand la mère rend enfin visite à son fils et ses petits-enfants, elle est toutefois ailleurs, et pour cause : elle a peur que son ex-mari soit au courant de sa présence. On comprend bien que cette relation toxique est ce qui l’a tenu éloignée de son fils, et c’est triste. Par contre, j’ai trouvé ça triste, mais pas au point de pleurer moi-même.

Lorsqu’on enchaîne sur l’enterrement, il faut bien reconnaître que c’est plutôt réussi. Jack a eu le temps d’appeler Rebecca avant, pour avoir son soutien inconditionnel, et celle-ci a évidemment pris la décision de venir assister à la cérémonie. Elle arrive après le joli poème de la cousine, tout juste au début de l’enterrement.

Pff. Comme prévu, cela permet à Jack d’improviser un joli discours tire-larmes sur le fait qu’il n’a jamais pu oublier sa maison d’enfance et que sa mère n’a probablement pas pu non plus. Par chance, il a sa famille pour lui donner un nouvel espoir et un nouveau foyer, et il est bien heureux de s’apercevoir que sa mère aussi avait un nouvel espoir et un nouveau foyer grâce à Debbie, Mike et tous les gens présents à l’enterrement. C’est juste ce qu’il fallait pour que ce soit émouvant, mais ça empire encore juste après quand Jack rentre finalement chez lui avec sa petite famille.

La série parvient comme toujours a atteindre les bons spots émotionnels : Jack pleure un coup quand il prépare le repas que sa mère lui préparait toujours pour les triplés, après leur avoir fait du patin (les patins ayant été achetés par la mère dans l’espoir de les voir en faire). Le câlin entre lui et Rebecca est juste ce qu’il fallait pour nous attendrir et ne pas nous faire regretter complètement que cet épisode nous fasse perdre du temps sur la dernière saison. En même temps, ils n’ont peut-être pas grand-chose d’autres pour la dernière saison ?

 

Quand The Book of Boba Fett nous arnaque

Salut les sériephiles,

J’ai terminé tout à l’heure le cinquième épisode de The Book of Boba Fett et je dois bien avouer que s’il m’a énervé, il m’est aussi très pratique : j’avais prévu aujourd’hui d’écrire un article sur une de mes séries hebdo. C’est un format que j’avais adopté en septembre dernier et qui me plaît bien, alors je le tente aussi en 2022… mais il me pose un problème : il faut trouver une idée à chaque fois, et ça ne peut pas se faire en avance.

Pour le coup, cette semaine, c’est facile, et c’est spoilers si vous n’êtes pas à jour dans les séries Star Wars. Je vous invite à repasser après visionnage de ce cinquième épisode. 

Le retour du Mandalorian

Star Wars: The Book of Boba Fett Episode 5-Return of the KingDisney + a mis en ligne un épisode au titre un brin spoiler. Par chance, je n’avais pas vu le titre avant de lancer l’épisode, alors j’étais sincèrement surpris devant la première scène de l’épisode. En fait, pour être tout à fait honnête, je me suis surtout senti stupide parce que je n’ai pas capté immédiatement ce qu’il se passait : je me suis d’abord dit que c’était Boba Fett car voilà à quel point je suis attentif aux costumes, puis j’ai eu peur de m’être trompé de série, tout simplement.

Si j’étais rassuré de voir que non, je n’avais pas oublié toute une scène de la série The Mandalorian (encore que, je suis sûr que c’est le cas !), je n’étais pas si loin du compte pour autant.

La vérité, c’est tout simplement que ce sont les scénaristes qui se sont trompés de série.

Soyons francs : cet épisode est le premier de la saison 3 du Mandalorian, avec un très court crossover avec Boba Fett. Par contre, ce n’est pas un épisode de cette deuxième série.

https://media.melty.fr/article-4321618-raw/media.gifDu point de vue de l’intrigue et de l’histoire, cet épisode se tient et finit même par être vraiment intéressant : il y a du fan-service, de l’humour et des enjeux qui sont créés pour nous donner envie de voir la saison 3 – ça nous confirme quand même que Grogu ne sera pas aux abonnés absents, ce qui était l’une de mes peurs (et je suis sûr que je n’étais pas le seul). En plus, ça confirme aussi que le personnage peut être suffisamment entouré pour être intéressant, même sans Grogu.

Une déception énorme

Star Wars The Book Of Boba Fett GIF - Star Wars The Book Of Boba Fett Boba  Fett - Discover & Share GIFsEn revanche, du point de vue de la production… j’ai l’impression que les scénaristes et/ou producteurs viennent de commettre une énorme faute.

L’épisode 3 de The Book of Boba Fett avait déjà suscité bien des critiques avec ses power rangers, mais là, il ne reste plus que deux épisodes pour tenter de boucler une intrigue qui n’a toujours pas commencé.

Dans le chapitre 5 du Book of Boba Fett, on se retrouve avec un épisode de The Mandalorian qui s’avère bien plus intéressant que la série qu’on est censé être en train de regarder.

Si je le formule autrement : j’avais beau attendre l’arrivée de Boba, j’étais content en fin d’épisode de découvrir que c’était Fennec qui était là et non Boba, parce que je préfère son personnage. Et ça m’a fait prendre conscience que Boba ne m’avait absolument pas manqué. gif: star wars | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirBref, le héros de la série n’est pas indispensable et n’a toujours pas réussi, après quatre épisodes, à me marquer suffisamment pour qu’il me manque. Cet épisode vient un peu frapper un homme déjà à terre, quoi.

Ce n’est pas la seule série existante avec un héros que je n’aime pas particulièrement. La différence vient aussi du fait que cet épisode me permet de prendre conscience que j’ai plus envie de voir la suite de The Mandalorian que la suite de The Book of Boba Fett. Il reste pourtant quelques épisodes de celle-ci avant la suite, et surtout, c’est super triste pour ce spin-off. 

Une véritable arnaque

Un dernier point qui me déçoit – et qui est en fait ce qui m’énerve le plus – est qu’avec cet épisode, je me sens trompé. Cela tombe bien, j’avais toujours besoin de marquer le point du Bingo Séries sur la plus grosse arnaque TV. J’étais parti pour parler de la saison 2 de Midnight Texas et ses réécritures fréquentes de la scène précédente pour solutionner un cliffhanger, mais là, on vient quand même de vivre une grande arnaque.

Please Speak Freely Boba Fett GIF - Please Speak Freely Boba Fett The Book  Of Boba Fett - Discover & Share GIFsSous couvert de spin-off et de crossover, on se retrouve en effet avec un épisode d’une autre série. Disney s’accorde une trop grande liberté dans son projet.

Aucune chaîne de network n’aurait pris un tel risque, pas même ABC et pourtant dieu sait qu’ils forcent parfois avec les crossovers entre Station 19 et Grey’s Anatomy. Je n’aime pas ça : j’ai l’impression d’être trahi. Je ne sais pas, ça casse la confiance de se dire qu’un jour, je vais possiblement avoir envie de regarder The Mandalorian et je me retrouverai avec un épisode d’une série que j’aime moins, ou même que je ne regarde pas, parce que bon, dans le fond, rien n’oblige les gens regardant un spin-off à regarder la série-mère.

Pin on FanstuffsC’est une chose de proposer des crossovers où les personnages de plusieurs séries interagissent, c’en est une autre de nous vendre une orange et nous servir une pomme. Non, je ne sais pas d’où me vient cette métaphore, mais je pense qu’elle est assez claire. Et ça me soule d’avoir magné ce soir une pomme plutôt qu’une orange, même si je préfère les pommes, parce que j’avais envie d’une orange, quoi. Je crois que je suis capricieux, pourri gâté et pas heureux de m’être fait avoir comme ça. Quant à la qualité de l’épisode en elle-même, la conclusion est simple…

C’était un excellent épisode de The Mandalorian, mais un vrai raté pour The Book of Boba Fett.

The Book of Boba Fett – S01E05

Épisode 5 – Return of the Mandalorian – 16/20
Alors, comment dire ? Impossible de ne pas spoiler : ce n’était pas un épisode de cette série, en fait, et ça me dérange parce qu’autant j’aime bien les crossovers, autant là, c’est du foutage de gueule ? L’épisode est vraiment sympa, même si très lent à se mettre en place, et il me hype vraiment pour la suite, mais je ne comprends pas qui a validé cette idée. J’ai envie de mettre une très mauvaise note, même si j’ai passé un très bon moment, juste pour le principe. Ce n’est pas ce que je fais. Allez, ça va finir en article du jour, cette affaire.

Spoilers

Le Mandalorian revient sur Tatooine.

Then you are a Mandalorian no more.

Ce nouvel épisode commence par une scène qui a d’abord eu le mérite de me laisser perplexe, puisqu’on y suit… le mandalorian dans une boucherie intergalactique. Tout ça n’a pas trop de lien avec le cliffhanger de la semaine passé où Boba Fett cherchait à se constituer une armée. Cette semaine, nous suivons simplement le Mandalorian en train de faire son taf, finalement, et il est loin de là où nous l’avions laissé en saison 2 où il perdait l’Enfant ?

Ainsi, il se rend dans cette boucherie pour en arrêter le patron dont la tête est mise à prix. Admettons. Le héros de la série que nous ne sommes pas en train de regarder s’est remis de la perte de Grogu en continuant de faire ce qu’il fait de mieux, à savoir en écumant la galaxie à la recherche des grands méchants. Et comme j’ai découvert le titre de l’épisode après la première scène, je n’ai même pas été spoilé par ce qui m’attendait. C’est plutôt cool.

En revanche, je suis sceptique face à cette scène où le Mandalorian n’a aucun mal à se débarrasser de ses ennemis grâce à… un sabre laser noir. Si ça fait plaisir de revoir des sabres lasers dans l’univers Star Wars, j’ai trouvé que les effets spéciaux n’étaient pas dingues. Et en plus, Mando arrive à se blesser avec, c’est malin, tout de même. Bref, il repart avec la tête mise à prix, et tout va bien pour lui à la fin de cette scène.

Il est certes un peu blessé, mais ça ne semble pas si grave de le voir boîter jusqu’à son rendez-vous suivant dans un bar où l’on découvre que dans une galaxie très très lointaine, on ne sait pas bien danser apparemment. On sait en tout cas embaucher le Mandalorian, mais on découvre bien vite qu’il n’est pas fan de son boss. En fait, je crois même qu’il refuse un job en déclinant la proposition de festoyer avec.

Vous voyez j’imagine où est mon problème avec ce début d’épisode : nous sommes loin du reste de la saison, dans une histoire indépendante… dans laquelle nous ne savons rien des enjeux. À vrai dire, ça donne même l’impression d’être devant The Mandalorian. Pourquoi pas, mais n’appelez pas ça The Book of Boba Fett, quoi. J’imagine qu’on va l’attendre un bon moment de l’épisode…

En attendant, nous voyons donc le Mandalorian boîter lentement jusqu’au lieu suivant, passant devant des éléments qui sont des clins d’œil et du fan service si j’en crois l’accompagnement musical. Je ne peux m’en prendre qu’à moi-même si je ne recolle pas les morceaux, au moins, j’avais qu’à être plus fan de Star Wars !

Mando se rend donc auprès d’alliés, parce que désormais il en a. Il a été sauvé, alors il laisse Paz Vizla le soigner tandis que la boss nous réexplique c’est que le Sabre Noir, le sabre laser du Mandalorian : c’est un sabre qui permet de régner sur Mandalore, à moins qu’il ne tombe entre les mains d’un lâche ne combattant pas pour l’avoir. La scène n’était pas inutile pour moi, parce que j’avoue que j’avais un peu zappé l’intrigue de cette saison 2. L’épisode nous réintroduit bien à ce qu’il s’est passé, entre le Sabre et Gideon. Ce dernier n’a pas encore été jugé, donc j’imagine qu’il réussira à s’échapper à un moment ou un autre.

Tant que ce n’est pas le cas, on en revient à la lance en beskar du Mandalorian qui ne plaît pas à sa nouvelle alliée : la lance peut percer les armures des Mandalorian, alors elle est trop dangereuse. Elle veut aussitôt la transformer en armure, car c’est à ça que sert officiellement le beskar. Pendant qu’elle le fait, elle nous raconte une petite histoire, nous ramenant avec beaucoup de bavardages puis de très beaux effets spéciaux à une structure en flashbacks. Très bien, mais je ne vois toujours pas le rapport, ni les enjeux.

Une fois qu’elle finit son histoire, Mando révèle qu’il veut la voir forger quelque chose pour Grogu. Même si l’enfant n’est plus sous sa garde, il continue de vouloir prendre de ses nouvelles. En fait, il s’inquiète pour lui, et ça n’est pas exactement une bonne manière de devenir Jedi… mais c’est une bonne manière de respecter la VOIE. This is the way, les gars, on est reparti pour un refrain entêtant répété en boucle.

J’ai préféré de loin la scène suivante : on sort du blabla pour voir le Mandalorian s’entraîner à utiliser son nouveau sabre laser. C’est l’occasion de découvrir qu’il a bien du mal à le manier : le sabre s’alourdit encore et toujours parce qu’il se bat contre lui plutôt qu’avec lui et contre son ennemi. C’est une idée intéressante qui respecte bien la mythologie de la saga de nous expliquer ça et de nous le montrer comme ça.

Par contre, j’ai eu plus de difficultés avec la suite : constatant que le Mandalorian que l’on suit depuis le départ avait du mal avec son sabre, Paz Vizla décide de défier Din Djarin, notre héros, pour récupérer le sabre noir et prétendre au règne sur Mandalore. C’est une scène qui n’a ni queue ni tête, parce qu’ils sont censés être potes mais s’engagent aussitôt dans un combat à mort. Au cours de celui-ci, Din Djarin est évidemment mis à mal et perd le sabre, mais ça ne l’empêche pas d’être le vainqueur du combat.

S’il le gagne, il ne tue pas Paz pour autant, étant arrêté juste à temps par sa coach qui vérifie alors que les deux soldats ont toujours gardé le casque. Ce n’est pas le cas pour Din, évidemment, on le sait bien puisque nous avons vu sa tête. Ne mentant pas, il perd le titre de Mandalorian de manière officielle, n’ayant pas respecté la Voie sacrée de son clan. Euh ? Franchement, ça va être sympa de retrouver la série s’il n’en est plus un officiellement.

Pour récupérer le titre, il ne peut rien faire en plus, car le seul moyen de le faire n’est plus possible… Voilà donc le Mandalorian dépourvu de son titre à tout jamais. Ne sachant probablement pas quoi faire, il prend la décision de retourner sur Tatooine via un vol commercial. Eh ben écoutez, c’est sympathique de voir que même lui est comme tout le monde : il ne peut même pas voyager avec ses armes !

Il ose confier le sabre le plus important de sa vie à une compagnie aérienne, et il fait bien apparemment. En effet, à l’arrivée sur Tatooine, tout est là et tout va bien. Il peut donc retourner voir son amie la mécanicienne qui lui a promis un remplacement pour le Razor Crest. C’est vrai qu’il n’a plus de vaisseau et que c’est quand même embêtant. S’il espérait pouvoir repartir de Tatooine avec son nouveau vaisseau, il découvre bien vite que ce n’est pas le cas.

J’étais content de retrouver la mécanicienne/garagiste, mais bon, le vaisseau qu’elle lui propose est encore en pièces détachées et c’est sans surprise que Din refuse dans un premier temps leur deal. Seulement voilà, elle réussit à le convaincre qu’une fois le vaisseau monté, il changera peut-être d’avis. Voilà donc Din qui s’embarque dans une construction de vaisseau bien différente de ce à quoi on s’attendait. On sait au moins ce qu’il a pour objectif désormais : construire un vaisseau avec son amie qui n’a jamais quitté Tatooine.

Les scènes sont intéressantes et pleine d’humour, alors ça change un peu. Elles nous ramènent aussi les Jawas, avec la révélation que la garagiste bosse avec eux depuis qu’elle est sortie avec un. Quel enfer, ça semble super problématique comme relation, mais on va faire comme si. Grâce aux Jawas qui ramènent des pièces détachées volées d’un peu partout, le vaisseau peut rapidement prendre forme.

De partout ? Oui, mais aussi et surtout du trafic d’épices de la société Pyke, celle qui a son importance dans la série que je suis en train de regarder parce que non, je ne suis toujours pas devant The Mandalorian. Je vais avoir du mal à m’en remettre quand même, mais j’imagine que c’est tout le problème de la liberté accordée par Disney à ses équipes. Nous ne sommes pas face à une série télé classique, chacun fait bien ce qu’il veut. M’enfin tout de même, proposer un épisode d’une autre série au sein d’une deuxième, c’est une première.

Bref, revenons-en à la critique : le nouveau vaisseau de Mando décolle. On sent que l’objet n’est pas super stable au départ, mais tout finit par fonctionner correctement, malgré des vibrations. Le vaisseau est rapide, maniable, précis et ça fait plaisir de voir le Mandalorian aux commandes d’un nouveau vaisseau qui le mènera probablement vers de nouvelles aventures très funs. En plus, la série passe aussi par l’humour, avec un clin d’œil sympa quand le Mandalorian retrouve un passager enfant du vol commercial juste après.

Tout allait un peu trop bien pour lui : il finit donc par être repéré par la police de l’air, après avoir commis plusieurs infractions. Je vois bien que je passe à côté d’un bon gros fan service là, mais je ne vais pas l’expliciter puisque je n’ai pas toute la référence. Tant pis : reconnu et mis à mal, Mando finit par s’enfuir et retourne finalement sur Tatooine.

Comme je m’y attendais, de retour au garage, il reçoit la visite de Fennec qui vient l’embaucher car elle a besoin de muscles pour la guerre à venir. Boba n’aura même pas à payer Din, en plus, parce que notre Mandalorian est prêt à bosser gratuitement si c’est pour lui. Avant ça, il veut toutefois passer voir Grogu ce qui donne beaucoup, beaucoup, plus envie de voir la saison 3 de The Mandalorian que la suite de The Book of the personnage si important qu’il est absent de tout le cinquième épisode de la série ????

Non, vraiment, c’était le premier épisode de la saison 3 de The Mandalorian qui faisait un mini crossover avec la série, pas l’inverse, et ça m’a beaucoup déconnecté parce que j’attendais vraiment le retour des personnages de cette série… pour rien. En plus, ça ne fait que montrer à quel point la première série est mieux que la deuxième ?