Un vendredi au Comic Con Paris (2019)

Salut les sériephiles,

Cela fait déjà une semaine que la cinquième édition du Comic Con Paris m’a ouvert ses portes, il faut donc quand même que je prenne le temps de vous en parler un peu plus longuement pour vous livrer mes impressions sur la première journée de convention, comme toujours. Il n’y a pas à dire, le Comic Con reste un lieu hors du temps : j’ai l’impression que cela fait un siècle que cette journée s’est déroulée (mais c’est peut-être aussi parce que ma semaine était encore chargée), j’ai l’impression que c’était hier, je n’arrive pas à me situer. Quoiqu’il en soit, voilà donc tout ce que j’ai à dire du vendredi !

Voir aussi mes articles sur les journées de : Samedi Dimanche

Snapchat-2056326892.jpgLa journée commençait bien mal, puisque comme tous les ans, je suis venu en métro en passant par Stalingrad et, comme bien souvent, je suis monté dans le premier métro qui passait sur le quai au lieu de vérifier avant où il allait. Je me suis donc retrouvé à prendre la ligne 7 au lieu de la 5, et donc à descendre à la Cité des Sciences plutôt qu’à la Grande Halle de la Villette. Oh, si je raconte ça, c’est surtout dans l’espoir de ne pas me planter l’an prochain. Après, dans les faits, je me suis retrouvé à entrer dans le salon à 9h45 au lieu de 9h30, et ça, ce n’était pas malin de ma part comme je voulais absolument faire le panel de 10h.

Un peu de stress, ça ne fait jamais de mal après tout. Je vous disais dans mon planning que j’y allais seul, mais ça n’a pas duré bien longtemps : à peine entré dans la file d’attente pour le panel Amy Acker que je retrouvais Julien du webzine Direct-Actu.fr. On s’est croisé l’an dernier dans les allées, alors on a tout de suite parlé et ça a permis de raccourcir l’attente. Je ne fais pas les choses dans l’ordre, en tout cas : avant ça, j’ai récupéré mon sac offert par le Comic Con, à l’honneur des 80 ans de Marvel. Petite déception tout de même : le sac est plus petit que d’habitude (mon sac à dos rentrait à peine dedans et du coup, ça ne fermait pas) et les stocks semblent moins conséquents. Heureusement qu’il est beau !

La déception s’envole vite avec le froid matinal lors de la traversée vers la Grande Scène. Cette année, exit la grande salle, on se retrouve avec un chapiteau à l’extérieur de la convention. C’est une bonne chose, mais c’est juste dommage que ça signifie devoir faire l’attente en extérieur (là pour le coup, il fait froid – et encore la météo est plutôt bonne) et traverser l’espace sans toit au-dessus de nos têtes. Au moins, il ne pleuvait pas (encore), ouf. De toute manière, braver la pluie n’aurait pas été un problème.

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BIM, je me retrouve donc au premier panel et je suis directement dans l’ambiance Comic Con : DJ Elliot est au RDV comme chaque année pour mettre l’ambiance, Yaelka nous fait la présentation et Amy Acker arrive bien vite… C’est une matinée de feu. Le panel est très intimiste en plus : une fois commencé, les portes sont fermées définitivement, et comme on est vendredi matin, il n’y a vraiment pas grand-monde dans la salle. C’est dommage, mais ça m’arrange bien : grâce à ça, j’ai pu poser la toute première question de cette cinquième édition, et à une de mes actrices préférées en plus. Je fonds.

Le panel portait uniquement sur les vingt ans de la série Angel et sur la participation d’Amy Acker à la série. C’était l’occasion de questions passionnantes, passionnées et précises de la part de Yaelle qui n’a pas hésité à creuser l’analyse du personnage de Winifred avec Amy Acker, tout en lui demandant son ressenti sur son casting (une scène inspirée de Shakespeare) ou sur l’évolution du personnage, qui d’après Amy s’inspirait beaucoup d’elle-même sur plusieurs points (l’amour des Tacos, les origines texanes, etc.). Et comme tout le monde est fou amoureux de Winifred, ça en dit long sur l’actrice, non ?

Ma question ? Elle portait sur son ressenti d’avoir eu à gérer un personnage si complexe et parfait dès le début de sa carrière ; je me demandais notamment si elle avait eu parfois peur face à une telle tâche. Evidemment non, mais elle a reconnu qu’elle ne savait jamais vraiment où elle allait avec Fred et qu’elle ne se rendait pas encore compte de la chance qu’elle avait de jouer un tel personnage. C’était son premier job, pour elle, il était normal de pouvoir avoir une telle panoplie d’émotions et d’intrigues à jouer. En fait, non.

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Contrairement à ce que j’avais annoncé, le planning a changé (gros plus de cette édition : la nouvelle présentation du planning sous forme de frise chronologique, c’était hyper pratique !) et je n’ai pas pu aller à « Comics et politique ». En revanche, nous nous sommes rendus à un panel sur les nouveaux médium comics, et c’était plutôt intéressant. J’ai ainsi découvert l’univers et les dessins de Mirka Andolfo, que j’ai tout de suite beaucoup aimé. Il faudra que je me penche davantage sur son travail, je sens que ça me plaira. De toute manière, elle a travaillé sur Ms Marvel, donc ça se fera, c’est évident.

DSC_0107.JPGAprès ça, je me suis consacré comme prévu au panel avec Callan Mulvey. Il faut bien avouer que j’ai commencé à accuser un méchant coup de barre à ce moment-là, mais de toute manière, Hartley Cœurs à vif est une série qui est vraiment très, très loin pour moi. Je n’ai dû en voir que quelques épisodes, donc j’étais à côté de la plaque par rapport aux fans présents. Il n’empêche que c’était un univers sympa à découvrir. Et puis, Yaelle a aussi posé des questions sur son implication dans le MCU en parallèle du DCverse, alors que c’est supposé être impossible. L’occasion de quelques anecdotes sur les coups de chance improbables de l’acteur et sur son tournage de la baston culte dans l’ascenseur de Captain America.

Ensuite, il était temps d’errer un peu dans les allées et de faire le tour des différents stands. Peu de surprise par rapport à d’habitude, mais l’agrandissement de l’espace permet la création d’un coin coréen (je n’ai pas trop compris pourquoi, j’avoue), d’un espace en réalité virtuelle et surtout du corner tatoo. Même si je ne pense pas me faire un jour un tatouage (trop peur de le regretter un jour), j’adore l’idée et c’était top de consulter les différents dessins des tatoueurs ou de les voir travailler – parce que oui, il y en a qui ont craqué sur un tatouage !

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Dans l’ensemble, en revanche, j’ai trouvé que les stands étaient plus avares en goodies que d’habitude. Oh, et déception de voir de voir que le stand Syfy était déjà pris d’assaut. En même temps, ils ont offert une expérience de pince humaine, donc pas étonnant (j’adore l’idée, mais ça réduit vachement la fréquentation possible du stand : une personne à la fois toutes les dix minutes contre deux à cinq personnes toutes les cinq minutes l’an dernier). L’animatrice était la même en plus, j’aurais aimé avoir le temps d’y passer – mais je ne l’ai pas fait des trois jours.

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Ouh que j’étais mal situé pour ce panel !

En tout cas, pas de temps à perdre : j’ai mangé mon sandwich en attendant le panel suivant, en salle Workshop. C’était un panel à nouveau mené par Yaelle sur les comics Stranger Things, en présence d’un dessinateur qui aussi bossé sur les comics Angel saison 6. J’aurais aimé qu’on lui accorde un moment pour en parler plus longuement, mais de toute manière, je n’avais aucun comics à lui faire dédicacer. C’était en tout cas passionnant à écouter : j’ai redécouvert ainsi les possibilités qu’offraient le numérique par rapport au dessin classique, par exemple, mais aussi ses limites – pas d’exemplaire unique à vendre pour les dessinateurs.

Ce panel terminé, j’ai enchaîné – cette journée est tellement riche et improbable ! – avec mon craquage : une dédicace d’Amy Acker grâce à une promo reçue par mail. L’occasion cette fois de rencontrer d’autres fans dans la file d’attente que j’ai trouvé étonnamment courte : tant mieux, ça permet de parler plus longtemps avec Amy ! Et là, mon cœur a fondu : elle m’a reconnu ! Bon, certes, j’avais posé une question quatre ou cinq heures plus tôt seulement, mais tout de même, après un rapide et banal échange composé de mes remerciements pour sa carrière et ses rôles, elle m’a remercié pour ma question, puis dit que j’avais été PERFECT. Laissez-moi mourir dans un coin.

IMG_20191025_172912_778.jpgOh, la dédicace ne dure pas plus de deux minutes, c’est sûr, mais le simple fait d’avoir pu parler un peu de la manière dont elle m’a accroché à Angel, c’était déjà beaucoup trop bien. Qu’en plus, elle me dise que j’étais « perfect », laissez-tomber, vous m’avez perdu. Ah oui, elle m’a accroché à la série : je regardais un épisode par-ci par-là sur la TNT pendant les pubs W9 (qui diffusait alors Buffy…), et je suis tombé sur LA scène de l’escalier. Elle a tout de suite su de laquelle je parlais, évidemment, et elle a tout de suite compris la détresse qui a suivi mon bingewatching des cinq saisons quand j’en suis arrivé à cet épisode. Amy Acker est tellement perfect, elle aussi, je vous jure !

Dans tout ça, elle m’a dédicacé mon DVD Much Ado About Nothing, j’étais content. Et ensuite, il a fallu redescendre sur terre, ce que j’ai fait en errant dans l’Artist Alley, un coin toujours aussi sympathique du Comic Con.

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Au premier rang, svp !

La journée n’était toujours pas terminée cependant ! J’ai enchaîné avec le panel de Ross Marquand dont j’ai déjà parlé dans l’article de mardi dernier. Ce panel a été un vrai coup de cœur, parce que l’acteur était hyper accessible, simple et sincère. En plus, Yaelle (oui, oui, toujours la même, elle était partout ce jour-là, c’est impressionnant) a eu la bonne idée de repérer exactement la scène du dernier The Walking Dead qui montrait bien l’évolution du personnage d’Aaron et de lui poser des questions dessus. Ca me simplifiait la vie : c’est exactement la question que je voulais lui poser.

IMG_20191025_193210_072.jpgÀ la sortie du panel, j’ai croisé brièvement David de Buffy Slays 20 qui m’a fait regretter de ne pas avoir pris de photo avec Amy Acker dès le vendredi, parce qu’elle prenait le temps de parler apparemment. Bon, tant pis, je savais que je la revoyais le lendemain. Et puis, j’avais déjà des étoiles plein la tête de ma séance de dédicace avec.

Je suis donc allé me poser à la Grande Scène pour la dernière fois de la journée, histoire d’assister à la projection en avant-première de Retour à Zombieland,qui était vraiment top comme suite.Mais ça aussi, j’en ai parlé sur le blog mercredi.

Voir aussi mes articles sur les journées de : Samedi Dimanche

Quelle journée, en tout cas ! Je suis sûr que j’ai oublié de parler d’un tas de choses, mais vous aurez compris que c’est encore une journée mémorable et que comme d’habitude, j’en tire un maximum de souvenirs positifs ! Je crois que c’était l’une de mes meilleures journées de comic con, et pourtant, je n’y étais pas encore avec toute la joyeuse bande que j’ai pu croiser les samedis et dimanches. Je vous en parlerai dans d’autres articles, évidemment. Et pour ceux qui trouvent encore que cet article était trop court, j’ai aussi posé quelques photos supplémentaires sur Instagram, évidemment :

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Evil – S01E02-03

Épisode 2 – 177 minutes – 16/20
Comme prévu, le rythme ralentit dans ce second épisode qui est bien plus classique et ressemble davantage à une série procédurale classique. Pourtant, on sent que des éléments sont disséminés pour la suite, et ça n’empêche pas l’histoire du jour d’être bien traitée. Cependant, clairement, la série promet d’être complexe et d’aborder un tas de questions métaphysiques, sans en avoir l’air… J’adore l’idée.

> Saison 1


Spoilers

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So don’t be scared, it all makes sense OK ?

Oui, il m’a fallu plus d’un mois pour me décider à voir la suite alors que J’ADORAIS le pilot. Je suis comme ça. Mais bon, se garder une nuit d’Halloween pour avancer dans une série d’horreur, c’est logique, non ? J’attends beaucoup de cet épisode et de la série en tout cas : non seulement le pilot était parfait, mais en plus la série a un excellent succès critique et un renouvellement pour une deuxième saison.

Cela dit, ça commence déjà très bien : on suit David en train de prier et faire des joggings nocturnes, ce qui n’est pas passionnant, surtout qu’il s’interdit tout fun. Par contre, quand il prie en étant torturé par les tentations et les paroles de Leland qui lui murmure des choses salaces, c’est autre chose. Et c’est si bizarre.

Le cas de cet épisode est plutôt classique : le miracle en question est celui d’une jeune adolescente, Naomi, morte qui est revenue à la vie après trois heures, lors de sa dissection. C’est vu et revu dans plein de films et séries, mais c’est toujours intéressant à voir. Et puis, c’est inévitable pour une série suivant une équipe chargée de confirmer ou infirmer des miracles.

Si l’Eglise signale un miracle avec cette résurrection à la morgue, l’hôpital est loin de penser que c’est le cas : ils justifient médicalement ce qu’il s’est passé, alors que l’ambulancier la déclarant morte pense qu’il s’est passé quelque chose, sans pour autant aimer le mot miracle.

Finalement, Kristen doit jouer de ses relations pour obtenir l’accès aux caméras de surveillance – parce qu’une plainte a été déposée contre l’hôpital, et une fois au tribunal, elle retombe sur son ex-employeur qui tente de la ré-embaucher sans grand succès – mais l’argent, ça fonctionne toujours, surtout quand on lui propose un contrat de deux ans. Elle demande donc à David de s’arranger pour lui proposer la même somme et le même contrat de deux ans.

Du côté des succès, en revanche, l’équipe est ravie de découvrir que la vidéo de l’hôpital montre carrément l’esprit de Naomi se balader dans la pièce, tel un ange. Ben estime aussitôt qu’il s’agit d’un montage, évidemment. Le problème, c’est qu’en se renseignant un peu, il découvre que le visage apparaissant sur la vidéo n’est pas celui de Naomi, mais celui de Margaret, une autre patiente de l’hôpital morte une heure avant.

L’histoire prend donc une autre tournure, plus étrange, mais ça ne démonte pas David et Kristen qui vont interroger Sam, le prêtre de Naomi. Celui-ci révèle qu’il a parlé à Margaret également avant de mourir, mais aussi que David a eu des visions lors de la mort de Julia, son amie. Clairement, on nous balance des informations qui auront leur importance plus tard dans la série.

Du côté des choses inattendues et personnelles concernant Kristen, on découvre qu’une de ses filles, Laura, est en danger de mort suite à une condition médicale de naissance. Elle pourrait mourir n’importe quand avant ses vingt ans, à cause d’un problème cardiaque. N’étant pas croyante, Kristen ne prie pas pour la sauver, parce qu’elle sait que ça ne sert à rien.

C’est assez brillant comme scène : je ne m’y attendais pas du tout, mais oui, la série se met déjà à philosopher sur l’utilité de la prière et de la religion. C’est fou. La construction des personnages se fait à vitesse grand V grâce à ça. Et on s’inquiète immédiatement pour Laura, la petite qui hurle au beau milieu de la nuit, avant de découvrir qu’elle est hantée par un démon lui coupant des doigts… George, donc !

Kristen en parle aussitôt à son psy, qui n’est pas convaincu par l’hypothèse de l’existence d’un démon et lui propose de plutôt chercher du côté de ce qui a pu lui inspirer un tel cauchemar. Oh, Kristen trouve ça débile, mais le lendemain soir, elle est forcée de se rendre compte que c’est possiblement la réalité quand elle aperçoit George dans une série télévisée qu’elle regarde avec ses filles.

La raison, c’est une chose, mais les rêves, c’en est une autre : elle retrouve donc George cette nuit-là, qui la nargue et menace Laura pendant une autre paralysie de Kristen, qui n’est pas tout à fait une paralysie. Elle se réveille finalement et, le lendemain, propose à ses filles de regarder une vidéo sur la manière dont est créé le démon, avec du maquillage.

Le problème, c’est que si c’est fait pour rassurer, moi j’entends surtout le maquilleur dire qu’il s’inspire de ses cauchemars… donc il a tout fait pu avoir une visite de George lui aussi.

Concernant Leland, on le retrouve évidemment dans cet épisode lorsque Kristen refuse de reprendre son poste au tribunal et découvre qu’il est désormais occupé par Leland. L’angoisse. Elle refuse de l’aider à faire son job, parce qu’il n’a que pour but de faire la merde et rendre coupable les innocents… mais lui, il en profite pour lui mettre des doutes en tête.

Leland explique ainsi que David n’est pas si bon et innocent qu’il n’y paraît – il propose à Kristen de parler à David de la seconde fois qu’il a vu Dieu, pour voir sa réaction. Et elle n’est pas trop celle que voulait Kristen : David ne lui raconte rien du tout, préférant dire que Leland veut juste les faire douter. L’angoisse, c’est si curieux !

La série est pourtant moins flippante dans cet épisode, où elle décide carrément de se la jouer politique. Le miracle n’en est donc pas un : Naomi est revenue à la vie parce que les médecins n’ont pas pris le temps de lui faire un massage cardiaque aussi longtemps que si elle avait été blanche. Cela dit, ça n’explique pas la vidéo truquée qui ne l’est peut-être pas (la sœur de Ben ne trouvant pas de solution non plus), surtout quand le prêtre auprès de qui David se confie décide de laisser tomber les choses bien trop rapidement.

Dans tout ça, David n’est pas si bien que ça dans sa tête : il décide donc de se droguer en se faisant un thé à la drogue, ce qui lui permet d’avoir une vision de Dieu. La série part loin dans le délire, là, franchement.


Épisode 3 – Stars – 17/20
C’est définitivement une série qui a su trouver bien rapidement son équilibre entre les cas de la semaine, le côté fil rouge et le développement des personnages. Il se passe énormément de choses en un épisode, mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de temps accordé aux dialogues, bien au contraire. Les mystères se succèdent, mais tout fait clairement partie d’un puzzle qui m’intrigue.

> Saison 1


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Why are we dead?

J’aime beaucoup la manière dont sont fait les résumés. Oh, ça ne vaut pas Braindead et ses résumés chantés, mais je trouve ça sympathique. En plus, ça finit par avoir un impact sur la série, avec un début un peu enfantin nous expliquant les différents cas de possession : la possession démoniaque (langue étrangère, force surnaturelle, tout ça), la douleur physique (maladie, blessure), l’oppression diabolique (torture d’un démon), l’infestation diabolique (un démon possédant une maison, un objet ou un animal), une subjugation diabolique (les victimes invitant alors le diable chez eux) et le dernier cas est l’obsession diabolique.

C’est justement ce que nous verrons dans cet épisode, avec un casting cinq étoiles, y compris chez les seconds rôles. Après, l’histoire en elle-même n’est pas exceptionnelle : on a là une assistante qui s’inquiète pour le producteur de Broadway pour qui elle bosse. Kristen en est fan, alors elle est contente d’être sur ce cas de producteur qui transpire du sang et dégage de la chaleur. Le seul problème, c’est que son ancien job la hante encore quand Leland y fait de la merde et s’acharne sur des innocents, comme promis.

Elle décide donc de témoigner contre Leland… mais celui-ci est préparé à cette attaque. Il utilise à nouveau les notes prises par son psy pour s’assurer que Kristen ne puisse témoigner. Au cours de sa thérapie, elle a en effet reconnu qu’elle était attachée aux gens qu’elle interviewait, et c’est exactement là-dessus que Leland veut jouer.

Il en profite aussi pour menacer Kristen, qui n’est pas débile et pense à l’enregistrer pour se servir de ça contre lui. Malheureusement, la voix de Leland est brouillée sur l’enregistrement, ce qui n’est pas trop logique. Elle demande alors l’aide de Ben pour avoir quelque chose contre Leland… À défaut de pouvoir la reconstituer, Ben propose d’utiliser un Deep Fake pour simuler la voix de Leland et lui faire dire ce que Kristen veut. Grâce à ça, elle parvient à avoir une victoire sur Leland et à le faire dégager du procès qui allait s’engager contre son ex-client adolescent et innocent que Leland voulait faire accuser.

Du côté du cas de la semaine, autrement, Kristen est un peu débordée, mais elle est contente de rencontrer son idole. Au départ, l’équipe trouve des explications rationnelles à ce qui lui arrive… mais ils sont bien embêtés quand ils le voient sur une webcam être en train d’être étranglé par quelque chose d’invisible.

David contacte aussitôt un exorciste pour avoir son opinion et lui demander de venir travailler avec lui, mais celui-ci ne veut pas agir tant qu’il n’est pas certain d’être utile. Il est au moins utile à David à qui il fait un petit discours pour le remotiver, sentant bien que ça ne va pas si bien pour lui. Et effectivement, le soir-même, David recommence à avoir des visions de Leland pendant qu’il dessine. C’est flippant comme Michael Emerson est efficace dans son rôle de démon – rien que cette voix !

Même s’il est clairement torturé, David refuse en tout cas d’imaginer sa vie autrement qu’en étant prêtre. Comme dans chaque épisode, la série prend ainsi le temps d’une conversation un peu plus profonde entre Kristine et David. J’aime beaucoup cet aspect de la série, je trouve que ça fonctionne bien.

En plus, elle lui donne l’air de rien un indice concret sur ses visions, qui permet à David de comprendre que le tableau qui l’obsède est un tableau de De Vinci, qui désigne à la Da Vinci Code trois grandes villes des États-Unis. C’est louche.

Du côté du producteur, en tout cas, Kristen décrète rapidement qu’il n’est pas du tout étranglé par un Joe invisible, mais qu’il personnifie sa colère en tant que Joe. Elle a toutefois tort, puisque rapidement, elle entend elle aussi la voix qu’entend Joe, de même que David, Ben et l’assistante : il s’agit en fait de l’assistant en ligne du producteur.

C’est bien vu à l’heure du tout connecté : l’assistance en ligne a été piratée par un hacker bien puissant qui est très renseigné sur l’ensemble de l’équipe, connaissant les noms et méthodes de David et Ben. Du coup, ça inquiète David qui force l’Église a continué à travailler sur ce cas, même s’il est évident qu’il ne s’agit pas d’une possession, mais d’un simple hack. Je reste curieux de voir un épisode un jour qui basculera du côté du surnaturel, parce que c’est curieux cette manie de ne proposer que du rationnel dans une série voulant jouer sur tous les tableaux.

Une autre relation que j’aime bien est celle entre Ben et sa sœur. Cette dernière est clairement sous-exploitée, mais je suis déjà bien content de son existence, un ajout après le premier épisode qui fonctionne à merveille : elle est tout aussi geek que lui et se retrouve mêlée malgré elle à ses enquêtes. Cette fois-ci, il la mouille jusqu’au cou quand l’assistant virtuel de leur père est piraté à son tour.

C’est toutefois là qu’on perd le rationnel de la série : alors que le hacking est résolu, Ben découvre que ce n’est pas le même hacker qui s’est attaqué à lui n’est pas le même. Pire, quand il rentre chez lui, sa sœur est traumatisée par la voix du hacker qui lui fait entendre les pleurs d’un bébé… Chelou ! Nous n’aurons pas le fin mot de l’histoire, et le producteur se suicide carrément en voyant que le harcèlement qu’il subit n’est finalement pas terminé…

> Saison 1

Sept clichés TV sur… Halloween

Salut les sériephiles,

Vous ne pensiez tout de même pas que j’avais déjà oublié ce concept d’articles des sept clichés ? J’ai dit que je reviendrai chaque mois avec, et j’ai simplement attendu le dernier jour d’octobre pour m’y consacrer, parce que ça me paraissait particulièrement approprié pour un article d’Halloween. Ben oui, ça y est, on y est enfin, c’est Halloween ! Je me suis calé devant un bon épisode de Buffy et hop, c’est parti pour passer en revue les grands classiques des séries TV.

Voir aussi : Les meilleurs épisodes d’Halloween

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Cliché n°1 : C’est une journée spéciale comme dans American Horror Story

Peu importe la série que vous regardez, vous le savez dès le départ de l’épisode, Halloween va être célébré par vos personnages préférés. La série peut être une série de magie, et alors vous pouvez être certains que ce sera particulier précisément à cause de la magie – pas de manifestation surnaturelle ce jour-là uniquement, pas de pouvoir, ou tout l’inverse – ou alors la série peut être ancrée dans notre monde, et alors elle sera l’occasion d’un peu de magie. Prenez les saisons d’American Horror Story pour en avoir un bon exemple : la saison 1 voit les fantômes se balader selon les traditions ancestrales, la 4 voit les clowns s’amuser comme des petits fous. Halloween est toujours l’occasion d’un épisode un peu spécial… alors que dans la vie, ben, c’est une journée comme une autre. FAUX.

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Cliché n°2 : Tout le monde a les meilleurs déguisements comme dans Superstore

Honnêtement, il est difficile de ne pas être jaloux des costumes d’Halloween des personnages de séries, non ? À l’exception d’Oz dans Buffy (qui a au choix le meilleur déguisement possible ou le déguisement le plus naze), tous les personnages se retrouvent toujours avec des tenues de dingue qui reflètent à fond leur personnalité ! À côté de ça, quand on se retrouve invité à une fête d’Halloween, on cherche pendant des jours comment se déguiser pour finalement faire un truc à l’arrache qui ne ressemble à rien. Mais bon, c’est le principe des séries après, elles nous font rêver. Et puis, en vrai, j’ai eu de jolies soirées d’Halloween adolescent, et je compte sur ma soirée de samedi pour être au niveau, aussi ! VRAI, avec les bons amis.

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Cliché n°3 : Tout le monde s’éclate sur sa citrouille comme dans Buffy

Bon, sauf que Buffy ne s’éclate pas du tout dessus en saison 4, complètement déprimée par sa vie sentimentale à l’arrivée à la fac. Ah que j’aime cette série qui trouvait toujours le moyen de frapper juste et en plein cœur, comme la Tueuse. L’épisode 4 de la saison 4 devant lequel je suis est particulièrement amusant de ce point de vue-là, car il voit les personnages organiser une soirée pour tailler leurs citrouilles. C’est plutôt cool : la plupart des séries se contentent de nous montrer la production finale, alors que ça prend tout de même un temps de dingue à faire, et que généralement, c’est plus galère que fun. FAUX.

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Cliché n°4 : Les clichés ont la vie dure comme dans Charmed

Là encore, la série n’a que peu d’importance : les clichés ont toujours la vie dure dans les séries. Il y a deux cas de figure : on a les séries type American Horror Story qui prennent un malin plaisir à s’appuyer sur des légendes urbaines et des clichés pour écrire leur épisode ou les séries comme Charmed qui commencent leur épisode par dire que ces clichés sont débiles… avant de les rendre plus réels à leur tour. Je pense ici à Phoebe qui s’énerve sur la représentation des sorcières, mais finit par monter sur un balai à la pleine lune, avec une jolie verrue sur le visage. Dans la réalité, on continue de perpétrer ces clichés – demandez à mes neveux, ils ont des déguisements bien classiques. VRAI.

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Cliché n°5 : Les soirées sont un rituel bien en place comme dans How I met your mother

Dans beaucoup de séries, personne ne se pose la moindre question sur sa soirée d’Halloween. Il est évident pour tous les personnages d’aller à la même soirée. Personne n’est invité à deux endroits différents, parce que le rituel est tellement en place qu’il est juste logique d’aller sur le toit de l’appartement de Lily et Marshall. Et puis, cela permet d’instaurer un rendez-vous avec les fans de la série aussi, parce qu’on savait bien à quoi s’attendre pour les épisodes du 31 octobre. Là encore, ça rend jaloux en tout cas, la vie est tellement moins prise de tête dans les séries ! Bon, je connais bien une collègue qui a une soirée chaque année dans son village, mais pour la plupart des gens à qui je parle, tout ça reste un cliché, c’est donc FAUX.

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Cliché n°6 : Les voisins ont des bonbons comme dans Desperate Housewives

Je sais qu’Halloween est une fête américaine et qu’il est logique que ce soit beaucoup plus ancré dans leurs traditions, mais là aussi, c’est un grand classique des séries ! Tous les voisins ont des bonbons, toujours, et ils sont prêts à vous les donner si vous êtes déguisés. Bref, les voisins sont plutôt sympas, même s’ils ont aussi leurs propres névroses, la plupart du temps. Dans la réalité, moi, je vis dans un appartement sans interphone, alors je ne donnerai de bonbons à personne, mais comme c’est le cas de tous les appartements dans ma rue, je ne risque pas d’en recevoir non plus. FAUX.

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Cliché n°7 : Tout est décoré pour l’occasion comme dans Community

Les épisodes d’Halloween de Community sont souvent bien réussis, et permettent de se rendre compte à quel point la fête est censée aller loin. Toute la fac est décorée pour l’occasion, et ça fait rêver. Dans Buffy, on notera la cafétéria de l’université avec des squelettes, dans Superstore, le magasin avec les décorations, dans Charmed, tout le quartier qui joue le jeu… Il n’y a pas à dire, la vie dans les séries est plutôt cool, parce que dans la réalité, ben, entrez dans n’importe quel magasin un 31 octobre et vous aurez les décorations de Noël qui ont commencé à prendre la poussière depuis au moins deux semaines. Sérieusement, c’est n’importe quoi cette mode de parler de Noël deux mois avant, je n’en peux plus ! Après, ça m’arrange de voir qu’un cadeau a déjà été acheté sur ma liste d’envie de Noël, je ne dis pas, hein, c’est juste le principe qui est un peu dommage, vive Halloween ! FAUX.

Sur ce, j’ai un costume à aller peaufiner… et pas mal de boulot et articles en retard ! Allez, hop, hop, hop.

Pourquoi j’ai préféré Retour à Zombieland au premier film

Salut les cinéphiles,

Lors du Comic Con le week-end dernier, j’ai eu la chance de voir en avant-première le film Retour à Zombieland que j’ai vraiment beaucoup aimé. Avant de vous en parler plus longuement, il me fallait toutefois faire mon retour sur le premier film aussi, et donc, j’ai tout un tas de choses à raconter et d’angles à attaquer. On va faire au mieux !

Zombieland

Lorsque j’ai vu que l’avant-première de cette année était la suite d’un film, je me suis dit qu’il fallait tout de même que je rattrape mon retard et que je vois enfin le premier. Cela fait quelques années qu’il me tente, mais à sa sortie, je n’étais pas du tout dans l’ambiance zombies et horreur. Je suis content de ne pas l’avoir vu à sa sortie, donc, car il m’aurait sûrement déplu.

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Simple, mais efficace !

Il y a deux semaines quand je me suis enfin décidé à le voir, cela dit, j’ai beaucoup apprécié l’écriture du scénario. Le côté un peu méta avec la voix-off qui s’adresse directement au spectateur est ce qui permet de tout de suite entrer dans l’ambiance, à la manière de cette femme qui entre dans son pare-brise à défaut d’avoir oublier sa ceinture. Honnêtement, il y a énormément de passages marquants dans ce premier film, c’est un bon délire et j’ai adoré l’univers. Depuis la sortie du film, j’ai eu le temps de m’en faire des histoires de zombies – mince, on en est à la saison 10 de The Walking Dead quand même – alors les blagues du scénario et les parodies sont diablement efficaces !

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En revanche, le film a pour moi un énorme défaut, qui est qu’il manque clairement d’une intrigue intéressante à suivre. Ne vous méprenez pas, j’aime bien les quatre personnages qu’il nous présente et leurs interactions, hein, mais dans l’ensemble, j’ai trouvé que le tout manquait d’enjeux. Je n’ai pas spécialement eu peur pour les personnages, je n’ai pas eu l’impression qu’il y avait une grande histoire marquante et c’est mon plus gros reproche : j’ai plein de scènes et de règles (évidemment) en tête, mais si je devais résumer l’histoire, ben… il n’y a quand même pas grand-chose à se mettre sous la dent. Ironiquement, c’est donc l’un des rares films dont la fin ne m’a pas frustré plus que cela.

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J’ai du mal à comprendre pourquoi la suite a mis tant de temps à venir, mais en même temps, elle n’était pas forcément nécessaire. Du coup, en me rendant à la Grande Scène du Comic Con pour voir ça, j’étais sceptique et je pensais que je n’allais pas du tout accrocher…

Attention, la bande-annonce en dit déjà beaucoup trop comme d’hab…

Retour à Zombieland

Les dix années d’écart qui séparent les deux films font vraiment beaucoup de bien : on sent que les scénaristes ont réfléchi à la suite et que le film n’a été fait qu’une fois que l’idée de base pour celui-ci était déterminée. Du coup, contrairement au premier, je trouve qu’il y a là une intrigue très bonne et évidente : la plus jeune du groupe veut prendre son indépendance, exactement comme sa sœur.

Le début du film nous remet très vite dans l’univers de la franchise, avec toujours voix-off et humour pour nous présenter les évolutions de chacun des personnages – et des zombies ! L’idée est excellente et je pense vraiment qu’il n’a pas fallu attendre plus d’une minute pour attendre le public éclater de rire dans la salle. Oui, oui, montre en main, je dirais qu’on a ri dès les trente premières secondes… Bref, ne manquez pas le début !

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Je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler !

Concrètement, le film ne réinvente rien, mais les idées sont bonnes pour provoquer le rire. Je me suis beaucoup plus éclaté devant ce second volet que durant le premier, même si les conditions doivent aider aussi : j’étais dans une salle avec 1300 personnes tout de même. Cela n’empêche pas que, n’étant pas renseigné du tout sur le film, j’ai eu un tas de bonnes surprises : l’écriture est solide et n’hésite pas à faire des références au premier film (il faut clairement avoir vu le premier film pour comprendre ce qu’il se passe, par contre !) ou à d’autres univers de zombies, le casting est cinq étoiles et l’ambiance est bonne tout du long.

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Certains vieillissent vraiment bien !

Contrairement au premier film, je n’ai pas trouvé de longueurs et j’ai adoré la réalisation, qui n’hésite pas à recourir au plan séquence. Bien sûr, l’ensemble de l’histoire n’a pas beaucoup de sens et ne tient pas forcément debout (surtout à la fin), mais tout est fait pour qu’on se marre et ça a pris sur moi.

Bref, c’est donc une suite que je recommande fortement car je l’ai largement préférée. Je tombe un peu dans le spoiler pour la fin de cet article, donc arrêtez-vous si vous ne voulez rien savoir ! Du côté du casting, je suis allé de bonne surprise en bonne surprise : les nouveaux personnages ont tout un petit quelque chose.

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Gros coup de cœur sur la naïveté évidente d’un personnage qui fonctionne à merveille ou sur la présence d’acteurs que j’aime dans leurs séries respectives. Je reproche au film de mal ménager certaines surprises (notamment la survie de la nouvelle copine qui n’était finalement pas un zombie) et de parfois manquer un peu de logique (le feu d’artifice, vraiment ?! et ils recommencent après avoir tué les zombies en plus !), mais c’est dans l’esprit de la franchise.

La conclusion du film est bonne, mais finalement rien n’est vraiment résolu. D’accord, ce mariage fait plaisir, mais les problèmes du couple sont toujours là et Little Rock est toujours célibataire, surtout. Bref, ils se laissent la possibilité de faire un troisième film, j’imagine. Ce second volet se suffit à lui-même malgré tout, et il y a de quoi se faire bien plaisir à retrouver ces personnages.

Bref, posez vos cerveaux, attachez vos ceintures et retournez à Zombieland, ça fait les abdos – et ça fait du bien aussi !

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