The Orville – S03E04

Épisode 4 – Gently Falling Rain – 16/20
C’est un épisode d’excellente facture, comme toujours, mais cette fois-ci, je trouve que la série va peut-être un peu trop loin dans la géopolitique et dans la trahison de ce qu’elle a pu être par le passé. Si j’ai beaucoup aimé l’intrigue proposée, les avancées proposées me paraissent un peu trop artificielles ou regrettables pour vraiment les approuver. Enfin, le timing d’une partie de l’épisode passe mal aussi avec l’actualité, mais ça, ils n’y sont pour rien après deux ans d’attente dans la diffusion de cet épisode.

Spoilers

Le traité de paix avec les Krill est sur le point d’être signé ; mais l’élection du prochain Chancelier Suprême de la planète est sur le point d’avoir lieu, elle aussi.

Most men who lose their heads tend to die, yes.

C’est en train de devenir un vrai petit rituel, je me pose dans mon canapé en ce dimanche pour découvrir le nouvel épisode d’une série en train de s’imposer comme l’une de mes préférées en ce moment où je ne regarde plus rien. Et pourtant, c’est un sale temps pour The Orville puisque l’épisode commence à nouveau par un hommage, cette fois-ci à Lisa Banes, décédée l’été dernier dans un accident – un scooter l’ayant renversée.

Après cet hommage nous découvrons que les Krill sont mieux organisés politiquement que ce que l’on pensait : nous assistons à un meeting politique d’extrême droite, grosso-modo. Oui, oui, il y a des extrêmes dans la politique Krill : la femme Krill qui parle n’est pas ravie par les décisions récentes de son gouvernement de faire une alliance avec l’Union et possiblement de ratifier un traité de paix les empêchant de conquérir des planètes ou les forçant à protéger des mondes qui ne sont pas les leurs.

Bref, finalement, on a beau être dans une autre galaxie, les Krill sont des extrémistes religieux et conservateurs avec des discours dignes de nos politiques. Le problème, c’est que pour nos héros, ce meeting est un vrai danger qui couve : la femme Krill souhaite en effet prendre la gouvernance des Krill et faire payer aux responsables de l’alliance avec l’Union leur crime. En sous-texte, il faut donc comprendre que le traité de paix avec les Krill est loin d’être une affaire réglée comme on nous le laissait penser depuis la fin de la saison 2.

C’est bien logique quand on y réfléchit quelques secondes, mais ce n’est pas rassurant pour la suite. La suite de l’épisode, elle, est étonnante aussi, avec une chorale étonnante d’enfants et d’artistes devant la délégation politique chargée de l’Union. Tu m’étonnes que l’extrémiste Krill considère que ses représentants politiques la trahissent.

C’est en tout cas l’occasion pour nous d’en découvrir toujours plus sur les Krill, avec notamment le fait que le soleil soit une malédiction pour eux. Il est moins surprenant de les découvrir si religieux ou si débiles lorsqu’il est question des élections : le Chancelier Suprême Krill est persuadé d’être réélu car son adversaire n’est qu’une extrémiste faisant reposer son discours sur la haine et la paix. Les humains et représentants politiques de l’Union semblent le croire quasi sur parole, alors même que sa parole est flippante et renvoie à notre propre Histoire. Bon, on ne va pas trop les critiquer, il n’y a quasiment que des acteurs que j’aime dans les guests de cet épisode.

Tout ça nous mène à la conclusion que le traité de paix sera finalement signé à Dalakos, la capitale Krill, où le chancelier suprême invite les représentants de l’Union pour y fêter également sa réélection. Oh, ça va être un sacré bordel et on sait à quoi ça va conduire : l’Orville va être dépêché pour assurer la protection d’Halsey et de toute la délégation.

Avant ça, on a tout de même droit à une scène plus sympathique et ludique dans un western étonnant. La salle de simulation de l’Orville sert donc bien à passer de bonnes soirées entre amis, même si j’ai eu du mal à comprendre pourquoi John draguait soudainement Talla – ou pourquoi elle était promue d’ailleurs. Tout ça n’est jamais qu’accessoire par rapport à l’intrigue de l’épisode de toute manière : Kelly et Ed apprennent vite qu’ils sont chargés d’aller chercher la délégation officielle pour la mener sur la planète des Krill.

C’est l’occasion pour eux de rencontrer le président de l’Union – ou juste de se contenter de ne pas être pincé par leur supérieur alors qu’ils étaient en train de boire. Et finalement, l’épisode avance plus vite que je ne le pensais : Ed et Kelly sont mis au courant du problème capital que représente l’extrémiste politique Krill. Et contre toute attente, il s’agit en fait de Teleya. Je ne l’avais pas reconnue.

Cela pose problème pour plein de raisons : Ed est celui qui a laissé Teleya repartir, et désormais, il comprend qu’il a peut-être fait une erreur car Teleya ne fait qu’attiser la haine de l’Union sur sa planète. Halsey semble aussi convaincu que moi que l’élection n’est pas gagnée d’avance pour le Chancelier en titre, et tout ne fait que se complexifier quand Ed explique à Kelly qu’il a remarqué que les informations Krill étaient pleines de fake news et de deepfakes. Franchement, ça promet pour la suite de l’alliance – mais ça laisse aussi la série dans une ambiance un brin trop sérieuse par rapport à ce qu’elle était auparavant. L’humour a vraiment disparu là, et ça explique pourquoi la série a changé de titre au passage.

Bon, et puis, il y a toujours de l’humour, notamment quand Halsey fait remarquer à Ed qu’il avait parfaitement conscience qu’il était ivre lors de leur appel téléphonique de la semaine précédente. L’échange se fait pour nous prouver qu’Halsey est toujours au top de ses capacités pour mener à bien un atterrissage mouvementé sur la planète Krill. Il le fait avec Charlie en co-pilote, et c’est étonnant comme tout de voir que c’est elle qui est envoyée sur la planète plutôt que Gordon. Ce n’est peut-être que moi, mais je m’attendais à d’autres membres de l’Orville à bord du vaisseau de la délégation.

Et en même temps, Charlie est un choix logique pour provoquer la merde dont les scénaristes risquent d’avoir besoin : elle a des idées bien arrêtées et une tendance à les balancer malgré sa hiérarchie. Pourtant, elle semble vraiment ravie d’être sur place et de découvrir la ville… jusqu’à ce que la politique Krill vienne logiquement tout casser : Teleya est élue Chancelière Suprême. Elle gagne l’élection de très peu, mais avant même d’être proclamée, ses ordres sont déjà suivis par l’armée.

Pfiou, à quoi bon être dans une autre galaxie si tout le monde s’y comporte encore pareil qu’au XXIe siècle ? Rapidement, l’ancien Chancelier Suprême est arrêté par les hommes de Teleya pour trahison. C’est aussitôt suivi de l’arrestation d’Ed, Charlie, Halsey, le président de l’Union et la représentante de la planète d’origine de Talla. Pour ne rien arranger, en orbite, l’Orville est attaqué par des vaisseaux Krill qui veulent l’aborder.

Kelly ne tarde pas à lancer l’alerte rouge et tirer les premiers coups contre les vaisseaux Krill qui allaient réussir à l’envahir. Malheureusement, sans nouvelle d’Ed, sa seule option est finalement de fuir face à l’invasion Krill. Ce n’est pas glorieux, mais c’est inévitable : elle y parvient grâce à John et Claire (étrangement absente de l’épisode) qui suivent la directive 21, mais aussi grâce à Gordon qui improvise comme il peut aux manettes du vaisseau.

Pendant ce temps, sur la planète Krill, Teleya assassine l’ex Chancelier Suprême d’un petit coup de poignard parfaitement légal. Ce n’est que le cadet de nos soucis quand le reste de la délégation est toujours en prison et doit faire face à la justice également. En cellule, la délégation commence à s’impatienter et Charlie nous rappelle les enjeux de ce qu’une guerre avec les Krill signifie vis-à-vis des Kaylon.

Par chance, Ed est finalement convoqué par Teleya, alors tout espoir n’est peut-être pas perdu – même si le président de l’Union est toujours retenu prisonnier. Le dialogue avec Teleya n’en est pas moins un dialogue de sourd entre les aspirations politiques de celle-ci et l’espoir increvable d’Ed, qui tente de la raisonner comme il peut, en vain. Il faut dire que selon elle les Krill ont désormais une chance contre les Kaylon grâce à de nouvelles armes.

Ed apprend surtout le décès de l’ancien chancelier et quel idiot il était, si l’on en croit Teleya. La vérité est toutefois que Teleya regrette de devoir tuer Ed : elle ne savait pas qu’il était sur la planète Krill quand elle a annoncé que la délégation serait exécutée, et maintenant, elle se sent un peu conne. Bon, cela dit, elle s’en remet vite : elle ordonne son exécution après lui avoir expliqué son point de vue une fois de plus, puis contacte Kelly pour lui annoncer qu’elle ferait mieux de courir dans les bras d’un autre comme elle a déjà fait par le passé, car elle ne reverra plus Ed.

C’est mal connaître Kelly, qui lance aussitôt une attaque avec l’aide de l’Union – mais alors qu’on nous annonce que la directive 21 aura encore son rôle à jouer, probablement. Comme on ne sait pas bien ce qu’elle est (à moins d’avoir oublié, ce qui est possible aussi), je vais laisser ma critique se concentrer à nouveau sur la planète Krill : Ed y est mystérieusement sauvé par les militaires qui devaient le ramener en cellule pour son exécution.

Rapidement, il est enlevé par d’autres Krill violents qui n’hésitent pas à tuer les gardes, et cette capitale paraît bien peu sécurisée franchement. Cela ne me préparait pas pour autant au décrochage de mâchoire qui allait s’ensuivre : on découvre en effet qu’Ed et Teleya ont eu… un enfant ensemble. Oui, oui, il existe désormais une petite fille mi-Krill, mi-Terrienne. Teleya ne s’est jamais présentée à elle comme sa mère et Ed n’a jamais su qu’elle existait.

Anaya, c’est son nom, est une métis sympathique comme tout, mais j’ai du mal à capter l’âge avancée qu’elle a déjà. Elle est heureuse d’être dans cette maison en tout cas, et elle joue au Rubik’s Cube version Krill. En tout cas, l’existence d’Anaya est paisible, mais elle est surtout un levier politique incroyable : ceux qui l’élèvent ont décidé qu’Ed pourrait tout à fait se servir d’Anaya pour affaiblir la position de Teleya et la convaincre de changer de point de vue sur le traité avec l’Union.

Ce n’est vraiment pas gagné, surtout quand la flotte de l’Union approche dans l’espace. Ed, lui, décide de retourner auprès de Teleya. Entre temps, il a appris qu’elle était celle qui avait décidé de le laisser vivre et s’enfuir. L’épisode nous montre ainsi que Teleya a encore un semblant de cœur pour Ed, mais il tombe aussi super mal du côté de la date de diffusion : Teleya nous explique donc qu’il était impossible pour elle d’avorter car c’était un acte illégal sur sa planète. Ah.

Cela fait serrer les dents quand aux USA la Cour Suprême vient de redonner la possibilité aux États le souhaitant d’interdire l’IVG. Bref, nous, nous sommes dans le passé, Ed vit dans un futur où les Krill sont encore plus sadiques que les américains, à forcer les couples ayant décidé d’avorter d’être confrontés à un hologramme de leur enfant.

L’épisode a toutefois déjà perdu beaucoup de temps : il faut donc avancer bien vite pour en arriver à l’exécution prévue par Teleya de la délégation. Alors qu’elle s’apprête à les poignarder, elle apprend le retour de l’Orville dans le ciel. La bataille spatiale qui s’engage est impressionnante, mais elle n’est pas la seule surprise de l’épisode. En effet, la directive 21 finit par faire son petit effet : John et Claire débarquent sur la planète Krill en étant eux-mêmes des Krill. Bien joué, Claire.

Cela permet à notre duo d’intervenir à temps pour sauver la délégation, même si le président a pris un petit coup de poignard de Teleya. La délégation permet à s’enfuir grâce aux talents de pilotes de Charlie et John. La fuite est ainsi possible et permet à l’Orville comme au reste de la flotte encore non détruit de revenir sur Terre. Les Krill ne poursuivent pas les vaisseaux de l’Union et tout est bien qui finit un peu moins bien, mais pas si mal.

Kelly et Ed peuvent ainsi papoter une fois sur Terre dans un appartement semblable à celui qu’ils avaient, et ils peuvent même se prendre un petit déjeuner loin de la guerre sur le point de venir éclater ailleurs dans la galaxie. Le président de l’Union laisse le choix à Ed de tenter de stopper Teleya en révélant l’existence d’Anaya, mais celle-ci n’étant qu’une enfant de laquelle il se sent déjà proche, Ed décide de… ne pas se servir d’elle.

C’est la meilleure décision, d’autant plus que Teleya continue d’observer sa fille. Tout n’est peut-être pas perdu… mais cet épisode nous ramène quand même plusieurs pas en arrière.

Dépité par la Cour Suprême (et le reste)

Salut les sériephiles,

C’est encore un de ces jours où je me dis que mon envie de ne pas parler de politique sur le blog n’a vraiment plus aucune raison d’être : plus on avance dans le temps, plus on fait marche arrière sur des acquis sociaux un peu partout dans le monde. Et plus ça me donne envie de m’exprimer, je dois dire. Même si WordPress essaie bien de me museler à sa manière, il faut bien reconnaître que ce blog est l’une des occasions de le faire et que j’aurais tort de m’en priver.

J’étais parti pour écrire un article sur la marche des fiertés à l’origine, et voilà qu’un attentat à Oslo dans un bar gay a eu lieu, avec un terroriste islamiste qui tue deux personnes et en blesse 21 autres. Le plus affolant est que la nouvelle passe presqu’inaperçu à côté d’un autre séisme tout aussi inconcevable – et à vrai dire, un séisme qui l’est encore plus : la Cour Suprême des USA vient d’invalider Roe vs Wade, une décision de justice qui faisait de l’avortement un droit dans tous les États.

Autrement dit, et ça a déjà commencé, les États très conservateurs qui le souhaitent peuvent de nouveau le rendre illégal, allant jusqu’à mettre en prison des médecins pratiquant l’avortement – ou des femmes souhaitant avorter, y compris parfois pour raisons médicales. Non pas que la raison derrière le choix m’importe, c’est juste pour souligner la cruauté inconcevable de ce genre de décision.

Je sais bien ce qui a mené à tout ça, je connais le système politique des USA qui fait qu’avec six juges de la Cour Suprême républicains ce genre de décision n’est pas une surprise (merci Trump…), mais tout de même, la rapidité avec laquelle tout ça se met en place est particulièrement effrayante. Cela l’est d’autant plus que l’un des juges envisage déjà de revenir sur d’autres textes vraiment importants pour la protection sociale – après avoir donné la permission de l’interdiction (ah, complexe celle-ci) de l’avortement, la Cour Suprême pourrait mettre un terme à d’autres droits bien importants liés à la contraception ou aux relations entre personnes de même sexe.

Bref, je ne sais plus quoi dire face à toutes ces nouvelles de l’autre face de la planète. Les États-Unis semblent être de plus en plus divisés entre conservateurs et démocrates, à un point où ça en devient terrifiant. Bien sûr, les États-Unis étant ce qu’ils sont, je ne doute pas de la riposte à venir d’Hollywood. Les séries (surtout sur ABC) vont avoir bien des épisodes à écrire pour dénoncer ce qui est en train de se passer, mais ça donne le sentiment de productions luttant dans le vent et prêchant ceux qui sont déjà convaincus. Oui, je pense évidemment à Grey’s Anatomy ou Station 19. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard de calendrier si la dernière a proposé cette année un épisode sur l’avortement – sa grande sœur a déjà quelques épisodes du genre.

Voir aussi : De l’importance de Station 19 et Grey’s Anatomy

Le thème revenait beaucoup ces dernières années dans les séries – je pense notamment à des scènes marquantes et inattendue dans Glow. On sait désormais pourquoi. J’ai inévitablement l’impression que tout ça est bien insuffisant. Alors j’écris. Pour rien.


PS : bien qu’il s’agisse d’un article qui devait être publié hier, je le publie finalement le 26 juin, et j’ai eu l’occasion de découvrir cet extrait d’un concert d’Olivia Rodrigo que j’aime bien trop pour ne pas le partager. Elle a invité Lily Allen en même temps, ça ne pouvait que me plaire. It’s brutal out here.

Evil – S03E02

Épisode 2 – The Demon of Memes – 17/20
C’est de nouveau un très bon épisode, ça ne fait aucun doute. J’aime beaucoup le thème de l’épisode et la manière dont les personnages évoluent tout au long de ces cinquante minutes, tout en étant frustré de tout ce qu’on ne voit pas et de ce qui reste implicite dans l’intrigue. Pour l’instant, cette saison 3 reste plus linéaire et logique, cependant, je garde donc espoir pour la suite.

Spoilers

Un fantôme sur Street View traumatise quelques adolescents.

If you say yes you will be a friend of the Vatican, and that is a burden

Il est plus que temps que je me mette à jour dans la série avant de me sentir vraiment en retard. Et l’épisode débute par une scène déjà bien marrante où David semble complètement regretter son choix de vie : c’est sympa d’être prêtre, mais entendre les confessions de femmes qui n’ont pas pris le temps de le faire depuis au moins toute une journée ou assurer les messes de 6h du matin, en passant par les repas obligatoires avec d’autres prêtres… Cela ne semble pas fun.

Heureusement, sa vie est sur le point d’être pimentée par L’Entité, les services secrets du Vatican qui n’existent pas officiellement. Il est en effet contacté par Victor LeConte qui, au lieu de répondre à ses questions, préfère lui poser d’étranges questions. Qui demande à un prêtre pourquoi il l’est ou s’il pense servir Dieu ?

La série prend presque des allures de Preacher sur cette scène, c’était inattendu. En tout cas, Victor propose à David de devenir un allié du Vatican car il est évident qu’il est en train de s’ennuyer dans sa vie – même sans le surveiller vraiment. David rate un peu son entretien d’embauche sur le moment, voulant absolument parler de cet entretien à son supérieur. Finalement, le doute s’installe et on ne saura pas immédiatement s’il a accepté (c’est évident que oui). Pour être un ami du Vatican, il faut encore qu’il accomplisse une étrange dernière tâche.

On n’en saura pas plus pour l’instant, et lui non plus. Le lendemain, il reprend sa vie habituelle et se retrouve à devoir gérer des adolescents. En confessionnal, deux ados se mettent à crier que le captain Kirk est le Christ et aussitôt après, son supérieur lui demande de mener une enquête sur un même qui s’installe et qui pourrait bien coûter cher à l’Eglise : « Praise Wandering Jack ». Alors qu’il se met sur le cas, apprenant qu’un adolescent s’est suicidé, il ment aussi à son supérieur, refusant de reconnaître qu’il a rencontré Victor la veille. Intéressant.

L’épisode reprend aussi sur la vie personnelle de Kristen et d’Andy. Maintenant qu’il est revenu, il vend son entreprise et les comptes ne sont pas très rassurants pour la famille. Il y a quatre enfants à gérer tout de même, et elles sont toujours parfaitement insupportables les gamines. Pourtant, je m’y fais petit à petit. Vraiment.

Pendant ce temps, les toilettes de l’étage fonctionnent toute seule quand la plus petite est dans la salle de bain à s’appliquer une crème hydratante. Elle me paraît presque trop jeune pour ça, mais c’est sûrement une bêtise de sa part. En tout cas, les toilettes débordent, et elles débordent de sang plutôt que d’eau. Tant qu’à faire.

Bien sûr, quand Kristen se confronte au problème, en appelant Ben, il n’y a absolument pas de sang ; mais les gamines paraissent presque adorables dans leur manière de coller la mère et de lui apporter les informations dont elle a besoin pour le boulot. David l’appelle en effet à propos du même, et bien sûr, elles connaissent le même dont il est question dans l’épisode, Visiting Jack.

C’est Lynn, l’aînée, qui y est le plus confrontée : l’un de ses amis – petit-ami ? – Ren a en effet vu le même et a sombré dans la folie depuis. Mais la folie pure, à ne pas sortir de sa chambre et assurer qu’il doit terminer d’accomplir sept tâches s’il ne veut pas mourir. J’aime beaucoup l’idée, avec Lynn qui se met à bosser avec sa mère pour venir en aide à Ren et pour mieux comprendre tout ce qu’il se passe. Malheureusement, je ne peux qu’être d’accord avec elle aussi : pourquoi chercher à voir à tout prix dans l’historique de Ren le fameux Visiting Jack ?

Autant l’aider autrement, quitte à accomplir les fameuses tâches avec lui, non ? Je suis trop prudent dans la vie, je crois. Ben ne l’est pas lui, et il se débrouille donc pour enfin voir la photo de l’étage d’une maison sur une vue à la Google Street View. La scène était marrante – et il y voyait un démon, aussi.

Forcément, le trio se rend alors sur place pour voir ce qu’il en est. Ben y voit une silhouette et décide d’aller voir ce qu’il s’y passe, suivi par Kristen… et par David. Seulement, David est appelé par le Vatican au même moment. Il est forcé de se rendre à une autre adresse dans les vingt minutes et abandonnent ainsi ses amis alors qu’ils pénètrent dans la maison abandonnée.

Elle n’est cependant pas si abandonnée. Ben et Kristen rentrent dans la maison, alors qu’ils ne devraient vraiment pas. Sans renfort, sans personne pour leur venir en aide ou s’inquiéter d’eux, c’est presque du suicide. Ils finissent par tomber sur un homme nommé Phoebus. Il est plutôt charmant le type à expliquer qu’il est là parce qu’il n’a nulle part d’autre où aller… avant de révéler qu’il est là pour nourrir Visiting Jack.

Le problème, c’est que Ben comprend assez vite que Phoebus n’est qu’un étudiant passant pour un démon afin d’arnaquer des ados et de rester tranquille dans la maison abandonnée. Cela pourrait fonctionner comme explication… sauf que très rapidement, Ren explique qu’il y a six autres photos de Visiting Jack sur la Street View. Et effectivement, c’est le cas : Ben et Kristen les découvrent assez vite grâce au gamin qui leur donne afin d’aider Lynn. Il est en effet convaincu que Lynn est en danger maintenant qu’elle a vu la première photo. Visiting Jack ? Un type au visage flou.

David revient pour découvrir que ses amis ont bien avancé sans lui. Le visiting Jack est vraiment visible, venant de plus en plus près de la caméra. Tu m’étonnes que Lynn ne souhaite pas rester pour voir ça. Malheureusement, l’histoire la prend aux tripes : elle décide d’accomplir les tâches, qui sont loin d’être toutes aussi faciles que de dire à un prêtre que Kirk est le Christ. Elle doit grosso modo frapper un prof (elle trouve une parade grâce à sa sœur), boire l’alcool de sa mère (et elle le fait), coucher avec un vierge ou se faire une cicatrice… Rassurant.

De son côté, Kristen ne surveille pas sa fille parce qu’elle est occupée à enquêter sur Visiting Jack. L’enquête la ramène chez Leroux. Cela faisait longtemps, tiens ! Elle se retrouve à devoir parler à la veuve d’Orson, parce qu’elle est sur une des photos : le fantôme n’apparaît que devant des maisons où des crimes ou suicides ont eu lieu. Elle est d’une aide précieuse, Emily, la veuve : elle informe Ben et Kristen que le chauffeur Street View est repassé plusieurs fois devant la maison. David ? Il n’est de nouveau pas avec eux.

La première mission de David, qui empêche d’être avec son duo habituel quand ils entrent dans la maison abandonnée, consiste à aller récupérer une Bible auprès de Victor. Il reçoit de nouveaux ordres et la promesse d’un autre appel. Cela arrive donc devant la maison d’Orson : on lui demande de se faire passer pour le père Michael et d’aller pratiquer une dernière prière avant la mort d’un patient dans un hôtel.

Il se retrouve dans une pièce pleine de personnes asiatiques qui l’ignorent grandement. Il faut dire qu’il y a un homme qui est en train d’y mourir et une femme éplorée, alors il y a d’autres chats à fouetter. Cela lui permet au moins d’effectuer le reste de sa mission sans mal : il récupère une carte postale et laisse la porte ouverte, conformément aux instructions.

Quand il rentre chez lui, c’est pour mieux tomber sur Kristen. Elle lui explique que le chauffeur Street View, non flouté dans les reflets de vitres (genre), se rend à la même université que Phoebus, soupçonnant aussitôt un lien entre ces deux-là pour monter une arnaque. L’affaire étant réglée, Kristen souhaite surtout parler à David car elle le sent s’éloigner de lui et ne plus être son ami, à cause de ce qu’il ne s’est pas passé entre eux en début d’épisode précédent.

David se retrouve ainsi à réconforter Kristen, qui se dit seule. Euh ? Son mari vient juste de rentrer et tout allait bien entre eux au début de l’épisode, c’est tout de même bizarre. Il reste assez de temps pour que tout ça parte en vrille de toute manière. Avant tout, il faut encore que David découvre qu’il est constamment surveillé et constamment à respecter un planning, parce qu’il bosse désormais pour le Vatican.

Victor lui explique ainsi que l’homme a bien été empoisonné, parce qu’il devait livrer une carte postale. Apparemment, ça permet de vaincre le mal… mais les méthodes douteuses paraissent déjà maléfiques à David. Il demande donc davantage d’informations et la série nous lance sur une théorie du complot intéressante : le Vatican voudrait sauver une ancienne… euh ? Patiente ? de David, Kristen et Ben, déportée en Chine depuis. C’est intéressant d’avoir un tel lien qui se créé dans la série entre les saisons.

En parallèle de tout ça, la série n’oublie pas le cas de Sheryl et Leland. On les retrouve dans cet épisode alors que Sheryl se retrouve employée par Leland – mais dans une étrange boîte dont on ne sait pas grand-chose. Le job de Sheryl ? Être un troll sur Internet. Leland lui donnera des missions pour répandre le mal un peu partout en ligne. Y a-t-il vraiment besoin d’un job pour ça ?

Apparemment, oui. Les deux sont toujours aussi diaboliques en tout cas : ils s’arrangent pour être l’acheteur de l’entreprise d’Andy, et ils posent des conditions bien compliquées pour lui, notamment celle de retourner à l’étranger pour montrer les tenants et aboutissants des affaires sur place. Bref, Andy se retrouve à devoir faire un autre trek de trois mois, parce qu’évidemment, il a besoin de l’argent et même Kristen ne voit pas comment dire non à un tel montant pour la revente de l’affaire.

L’épisode s’arrête alors ici, avec toujours les toilettes de l’étage de chez Kristen qui ont un souci. Le problème de canalisation devient bruyant, digne d’un démon… mais nous n’en saurons pas plus. Lynn affirme tout de même à sa mère qu’elle ne croit plus en Visiting Jack. Tout étant réglé hors écran, c’est difficile de se faire une idée. Comme toujours avec la série, il se passe presque plus de choses dans ce qu’on ne voit pas.

 

 

Cinq séries à savourer cet été (Dix ans du TFSA)

Salut les sériephiles,

Aujourd’hui (si WordPress veut bien me publier à temps), le TFSA fête sa dixième année. Alors certes, cela fait une petite année qu’il s’est essoufflé faute de participants, mais Gaëlle a eu l’excellente idée de nous proposer de réécrire un article pour fêter ça et remercier Tequi du nombre d’années à nous proposer des thèmes chaque semaine. Moi, ça me manque en plus, ça fait un moment que je me dis qu’il faut que je retourne piocher dans certains thèmes…

Et le thème du jour est d’ailleurs celui du tout premier TFSA : les séries que l’on souhaite découvrir durant l’été ! Pas évident dans mon cas. Je suis tellement en retard partout…

  1. Severance

Je ne sais pas grand-chose de la série, mais je sais déjà que j’ai envie de la découvrir pour son casting incroyable et le nombre tout aussi incroyable de retours positifs que j’en ai eu. Le synopsis est intriguant, j’ai bien compris que ça allait être aussi dingue que certaines de mes séries préférées concernant le suspense et les théories à faire… C’est totalement pour moi. Bref, je vais profiter de l’été pour la rattraper. Oui, parce que c’est loin d’être une série d’été par contre, elle a été diffusée en février dernier.

  1. Uncoupled

J’adore Neil Patrick Harris, alors je suis très curieux de voir ce que donnera cette série. Difficile de le dissocier de Barney, surtout que la bande-annonce que j’ai pu voir de la série me donne vraiment l’impression d’un Barney homosexuel qui va aller draguer tout ce qui bouge. La série débarquera sur Netflix fin juillet, je suis curieux de voir ce qu’elle donnera. J’espère trouver du temps pour quelques épisodes.

  1. Loot

Découverte par hasard sur Twitter, la série me dit bien rien que pour son actrice principale qui m’a fait mourir de rire plus d’une fois dans The Good Place. Il s’agit encore d’une série Apple +, il est vraiment temps que je me mette à regarder ce qu’ils produisent : chaque fois, ça semble fait pour moi. Je veux dire, l’ambiance générale que donne le trailer n’est pas si loin de ce que pouvait donner Younger par exemple. Je ne suis pas sûr de rire et d’accrocher à fond à l’humour de la série, mais ça se tente !

  1. Westworld

Je fais tout ce que je peux pour ne surtout pas me retrouver face à des spoilers, des annonces de casting ou des images de la nouvelle saison. Bref, j’ai mis une vidéo ici, mais je ne l’ai certainement pas regardée ! La saison 4 approche à très grands pas : dès la semaine prochaine, le premier épisode sera disponible. Je l’attends de pied ferme, même si je sais aussi que ça va encore être un épisode interminable. Il faut que je me fasse une raison : mes séries d’été ont de plus en plus tendance à durer trop longtemps.

Voir aussi : Westworld me manque… et vous ?

  1. Stranger Things

Je sais bien que ce n’est pas très original, mais là aussi, je lutte pour ne pas être spoilé. La lutte est quotidienne quand on est face à des ados qui ont regardé la série, mais bon, pour l’instant, je suis épargné. J’ai hâte de longues soirées d’été caniculaires devant les épisodes interminables de cette série. Je veux me garder un moment où je serai vraiment suffisamment réveillé pour les apprécier – mais là aussi, il y a tellement d’heures de visionnage, ça craint. En plus, bon, la saison précédente, je l’ai commencée le 4 juillet… 2019. Autant dire que c’est loin et que les photos que je vois passer des acteurs sont terrifiantes tellement ils ont grandi !


Voilà pour les cinq séries que je souhaite vraiment découvrir cet été, dans l’ordre d’excitation de la découverte au moment présent. Il y a de très grandes chances pour que Moon Knight rejoigne vite la liste, elle aussi. Autrement, sur Netflix, j’ai toujours à rattraper les dernières saisons d’Emily in Paris, You et Dear White People. Comment ne pas songer à la série Obiwan également ?

Et bien sûr, j’ai retiré Ms Marvel, Evil et The Orville de la liste de cet article, car je suis à peu près à jour dans celles-ci. Restent à terminer toutes les autres saisons entamées autrement ! Comment ça, c’est impossible ? Vous croyez que je ne le sais pas ?