Station 19 – S01E09

Épisode 9 – Hot Box – 15/20
Un bon épisode qui contraste définitivement avec celui de Grey’s jusque dans son titre. La série est renouvelée pour une saison 2 et je dois dire que j’en suis plutôt content car je me suis attaché aux personnages, même si les situations rocambolesques font qu’elle ne se sera probablement jamais ma série préférée…

> Saison 1


Spoilers

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Our choices are crazy or death.

Après de multiples annulations et un épisode de Grey’s Anatomy particulièrement énervant côté scénaristique, je me dis que cet épisode concluera ma journée de manière plus sympathique. Et ça commence par une vieille dispute de couple pourrie déclenchant un incendie idiot dans la maison de ce couple sur le point de divorcer (et de se réconcilier dans l’incendie, j’imagine).

Comme d’hab, on enchaîne ensuite par la matinée de chacun : Miller et JJ vivent une romance au top qui épuise notre pompier oubliant de dormir, de même que Travis vit l’amour parfait au petit-déjeuner avec son nouveau mec à qui il répète une fois de plus qu’il ne veut pas précipiter les choses. C’est chiant et répétitif, je ne sais pas comment son mec fait pour rester.

Andy et Ryan passent du petit-déjeuner érotique… au jogging matinal ensemble. Comment dire ? Allez, ça reste sportif. Une fois qu’ils sont tous à la caserne, Maya, Andy et Vic se réunissent pour parler des chances qu’Andy a à devenir capitaine. Maya hésite quant à elle à devenir lieutenant puisque c’est ce que Ripley lui a demandé ; et ses deux amies la poussent à essayer de l’être.

L’ancien chef revient à la caserne et Ben en profite pour lui reprocher d’avoir révélé à Miranda qu’il se mettait en danger. Il dépasse largement son statut de bleu et ne s’arrête pas de parler, étant sacrément chiant, mais bon, le vieux a une bonne répartie quand même, heureusement. Il se rend ensuite auprès d’Andy, qui n’arrête pas de faire du sport, et lui dit qu’elle ferait mieux de se préparer aussi à ne pas avoir le poste.

La première (et seule) intervention de l’épisode est alors dans la maison du couple qui se disputait et qui n’est même pas coincé par l’incendie pour se réconcilier comme je l’envisageais. Non, à la place, ils continuent de se disputer devant la police et les pompiers. Comme ils vivent dans une maison ultra-sécurisée, le plan parfait d’Andy et Jack pour stopper l’incendie tombe à l’eau (mauvais choix de mots, oups) puisque la nana est une cinglée de la sécurité.

Ainsi, son garage est une forteresse et comme Miller enchaîne les bourdes et ne retient pas un code tout simple, Andy, Maya, Jack, Ryan, la collègue de Ryan et la nana du couple se retrouvent coincés dedans. J’ai bien aimé la manière dont tout ça se mettait en place, parce que les bourdes de Miller sont assez crédibles dans l’ensemble – même si ça aurait pu être mieux joué parce qu’au bout d’un moment, il aurait pu se remettre en question sur sa radio qui ne fonctionne pas (il n’était pas sur le bon canal, erreur de débutant). Étrange aussi que personne ne soit allé voir ce que faisait Miller quand il ne répondait pas.

Assez rapidement, le garage se transforme en four et pas seulement au sens physique : Maya s’énerve contre la propriétaire de la maison ; Ryan et Jack continuent leur combat de coq habituel autour d’Andy, la coéquipière de Ryan est persuadée que Jack a un crush sur elle. Pas franchement, non. Tout l’épisode tourne autour des rescapés de ce garage cherchant un moyen d’en sortir sans y parvenir : il est blindé, il n’y a pas d’outil, la porte hydraulique est cassé C’est finalement Jack, jaloux de la relation Andy/Ryan qu’il devine en couple, qui a la meilleure idée, mais même celle-ci est inutile et les laisse cuire dans leur four.

C’est plutôt cool à voir, car ils sont tous sûrs d’y passer à cause de la chaleur, et il n’y en a pas un pour se déshabiller. Bon, ils retirent leur veste quand même, mais c’est tout. Au bout d’un moment, si t’as chaud, tu te déshabilles non ? Cela n’aurait pas changé grand-chose à la température augmentant, mais bon, ça te gagne une ou deux minutes de transpiration, non ?

À l’extérieur, Miller s’énerve de voir que les fenêtres ne s’explosent pas non plus et il s’acharne dessus, avant de comprendre que le point faible est finalement le mur. Certes. Vic appelle son ancien capitaine pour avoir de nouvelles idées et celui-ci finit par débarquer sur les lieux de l’incendie pour remotiver Andy. Grâce à lui, Andy et Maya commencent à travailler sur un plan et quand tout le monde s’y met, ils décident de provoquer une explosion. C’est ce qu’ils refusaient de faire avec l’idée de Ryan, mais bon. Cela fonctionne, même si Maya est à deux doigts d’y passer parce qu’elle est pas mal tête brûlée aussi quand elle s’y met (j’avais prévenu que je n’arrêterai jamais les jeux de mots pourris avec cette série), surtout parce qu’elle veut prouver qu’elle peut être un bon lieutenant.

Et le couple sur le point de divorcer ? Ils se reparlent sans crier et sont heureux d’être en vie. Ah lala, il suffit de peu de choses finalement.

L’épisode se termine au bar de Joe, le seul bar de tout Seattle apparemment. Cela permet à Ryan et Maya de sympathiser et à Vic de couvrir Miller et sa bourde. Ce dernier culpabilise tellement qu’il décide de ne pas répondre à JJ. Et ben. Jack, un peu bourré, confronte Andy qui est bien forcée de reconnaître qu’elle est avec Ryan. Travis, lui, zappe la sortie au bar pour aller s’embrasser son petit-ami et lui dire que, finalement, il n’a pas envie d’y aller lentement, youpi.

Ce n’est vraiment pas une bonne soirée pour Andy qui apprend ensuite de son père qu’il a décidé de ne pas la soutenir au poste de capitaine. Aïe.

Allez, j’ai eu quelques sirènes de pompiers donc Bingo et la série a été renouvelée pendant que je la regardais, donc c’est cool !

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Grey’s Anatomy – S14E23

Épisode 23 – Cold As Ice – 19/20
Que quelqu’un arrête Shonda Rhimes. S’il vous plaît. Vraiment. Difficile d’en dire plus sans spoiler, mais les « raisons créatives », ça n’excuse pas tout. Et après cet épisode, je ne vois pas trop l’intérêt d’un 24 épisode. Mais bon.

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Spoilers
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April would want us to pray for her.

Je commence bien tard cet épisode, mais j’ai réussi à éviter les spoilers apparemment nombreux en n’ouvrant que très peu les réseaux sociaux. Je sais juste que beaucoup d’amis n’ont pas eu ma chance et sont dégoûtés, ce qui m’indique que cet épisode va être une vraie catastrophe. En même temps, c’est presqu’une fin de saison, je ne suis pas plus surpris que ça, mais ça donne autant envie de se jeter dessus que de retarder le moment où je serai inévitablement dégoûté.

L’épisode commence par April envoyant les invitations du mariage de Jo et Alex à tout l’hôpital. Miranda est toute joyeuse de recevoir l’invitation du mariage, mais sa joie est de courte durée quand elle apprend qu’Arizona a prévu de partir pour New-York. Weber aussi apprend qu’Arizona s’en va et il est dégouté de l’apprendre parce qu’elle cherche un job et non parce qu’elle lui dit – effectivement, c’est un peu abusé. Peu à peu, les invitations de mariage débarquent dans les mains de tout le monde qui savent bien que ça vient d’April, ce qui est plutôt marrant.

De son côté, Amelia est heureuse de retrouver Betty mais elle décide de l’emmener à l’hôpital – parce que c’est l’endroit parfait où emmener une ex-droguée, pas vrai ? Betty lui dit être clean depuis six jours et ne pas avoir craqué lors de sa fugue, mais elle va tellement bien que c’est dur à croire. De toute manière, Amelia n’a pas spécialement le temps de s’en occuper : le Dr.Hermann revient à l’hôpital pour une consultation parce qu’elle a des maux de tête.

Arizona lui apprend qu’elle veut partir à New-York, ce qu’Herman n’accepte pas car cela signifie qu’elle doit arrêter d’être chirurgienne obstétricienne pour redevenir pédiatre. Dr. Hermann lui révèle qu’elle a suivi toute sa carrière sans jamais reprendre contact parce qu’elle ne savait pas comment la remercier d’assurer autant avec l’héritage médical qu’elle lui avait laissé. Ben voyons.

Le Dr Hermann est un personnage toujours aussi génial, mais c’est dommage de la faire revenir dans un tel épisode où on s’en fout pas mal d’elle, ce sur quoi je reviens plus bas dans la critique, bien sûr.  Amelia s’en veut du possible retour de sa tumeur – et de sa cécité dont elle se sent responsable, à cause de sa propre tumeur. Elle passe l’épisode à vouloir lui dire, expliquant à Betty que c’est la meilleure chose à faire – la vérité est toujours bienvenue.

Finalement, Koracick a déjà fait le travail : il a couché avec Herman (évidemment, avec qui ne couche-t-il pas ?) et elle a entendu une conversation téléphonique où il a tout raconté. Amelia passe ainsi l’épisode à s’en vouloir pour un truc dont sa patiente s’en fout pas mal. Du grand Amelia.

Finalement, le Dr Hermann propose à Arizona ce qui ferait un excellent spin-off, à savoir un centre de néo-natalité new-yorkais où elles enseigneraient, opéreraient et s’assureraient de rendre plus populaire le kit de secours d’Arizona. Bien, elles vont donc ouvrir un Private Practice, quoi. Cela m’aurait bien plus intéressé que Station 19 comme spin-off.

Pendant ce temps, Miranda insiste pour que Roy la suive partout – découvrant au passage qu’un incendie a éclaté à Seattle… Incendie qui leur envoie pas mal de patients pour occuper Jackson, et heureusement qu’il est occupé ! En effet, Matthew débarque à l’hôpital après un accident de voiture et a des nouvelles peu rassurantes concernant April qui était du coup peut-être avec lui. Et qui est évidemment injoignable. Et qui est retrouvée par Owen au bord de la route. En hypothermie et en arrêt cardiaque. Comme Meredith il y a onze saisons quoi. HUMPH SHONDA PAS ENCORE PUTAIN.

April passe les trois quarts de l’épisode en hypothermie et sans rythme cardiaque. Elle débarque à l’hôpital où Meredith fait le choix de ne pas avertir Jackson. Il travaille avec Jo et tous les deux sont heureux de chanter les louanges d’April, n’ayant pas la moindre idée que tout le reste de l’épisode essaye de ramener April à la vie en la réchauffant. Vous voyez, on s’en fout pas mal d’Hermann en fait, où de Jo qui se moque de Jackson se plaignant d’être ruiné alors qu’il a encore un salaire de chirurgien et un yacht.

À la recherche d’aide pour continuer à faire battre le cœur d’April manuellement, Meredith tombe sur Alex qui s’apprête à aller manger des gâteaux de mariage avec April ; ce qui n’a aucun sens pour Meredith dont les nerfs lâchent – pas forcément de manière hyper crédible, mais on n’est pas toujours crédible dans ces moments-là après tout.

En parallèle, Roy et Weber opèrent Matthew qui, lui aussi, part en arrêt cardiaque, parce que eh, pourquoi pas nous enfoncer encore un peu plus ? Bien sûr, il survit et Weber finit par prévenir Arizona.

Sur la table d’opération où tous tentent de réchauffer April, la tension monte. Jackson finit par apprendre l’arrêt cardiaque de son ex-femme et le vit très, très mal, inévitablement. Vient alors le moment où tous les personnages se mettent à prier pour la survie d’April en espérant qu’elle retrouve un rythme cardiaque stable.

C’est Maggie qui le voit quand tout le monde a perdu espoir et qui insiste pour la choquer encore et encore. Comme dans toutes les séries, April finit par récupérer un rythme cardiaque, ce qui relève du miracle et permet à chacun de relativiser sur sa vie ; notamment Meredith qui ne peut s’empêcher de comprendre que tout ce qu’elle a vécu depuis la saison 3 est du bonus, et que la mort de Derek n’est pas un vol de la part du Destin. Moui, un peu quand même, ne fais pas genre Shonda, on sait que tu cherches à te déculpabiliser et ça ne fonctionne pas !

Arizona révèle à tout le monde que Matthew et April se voyaient depuis des mois (au son des Snow Patrols, ce ne serait pas Grey’s sinon), mais ça reste du grand n’importe quoi parce que j’aurais aimé voir ça à l’écran. Jouer avec nos nerfs comme ça sur la vie d’April sans nous dire ce qu’elle fichait vraiment avec Matthew, c’était n’importe quoi. En plus, c’est en tentant de lui sauver la vie après l’accident qu’elle est tombée dans le ravin qui aurait pu la tuer. Humph. Bien sûr, ça envoie le paquet d’émotions voulues et je ne peux que mettre une excellente note, mais ils restent dans l’abus.

Même Ben finit à l’hôpital, sans qu’on en sache plus sur les incendies – ça a intérêt à être évoqué dans Station 19. Tous attendent le réveil d’April, mais Amelia voit bien qu’il n’y a rien à sauver. Oui, ils ont récupéré son rythme cardiaque, mais elle est plus vraisemblablement en mort cérébrale. Jackson s’y refuse, se met à prier et… ça fonctionne, April bouge la main et ouvre les yeux et que quelqu’un fasse arrêter Shonda Rhimes s’il vous plaît.

Finalement, April est en parfaite santé, au point de blaguer avec les gens à son chevet et de dire que seul Jésus ressuscite. Alors oui, mais non. Si je suis K.O après une anesthésie générale de 2h, je refuse de croire qu’elle puisse aller si bien. Et puis, avec cette série, j’ai quelques traumatismes passés – et ici, ce serait plutôt Izzie en fin de saison 5 – de personnages qui vont super bien mais finissent super mal, alors j’ai eu peur jusqu’à la dernière scène qu’elle meure. Mais en fait non.

On a droit à Ben et Miranda au lit, on a droit à Betty qui avoue à Amelia s’être droguée, on a droit à Jackson qui finit dans la chapelle de l’hôpital avec sa fille parce qu’il se met à croire un peu plus en Dieu et on a droit à Matthew et Arizona qui dorment ensemble en formant une chouette position de cœur. Mais enfin quand même !

Sinon, j’ai passé l’épisode à me demander où était la fille de Matthew, et j’ai validé deux points du Bingo Séries, mais ça paraît bien dérisoire. Chapeau bas pour la prestation d’acteur de Jackson qui transcende clairement l’épisode.

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Ce que sont les upfronts

Salut les sériephiles,

La semaine prochaine auront lieu les upfronts pour les grands networks américains et, si ceux-ci ont quand même moins de gueule qu’il y a quelques années, il s’agit d’un grand moment annuel du calendrier des séries américaines qui se devait d’avoir sa fiche dans mon lexique du sériephile, et je me suis rendu compte qu’il ne l’avait pas encore !

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Alors c’est quoi exactement les upfronts ? C’est une semaine lors de laquelle les cinq grands networks américains vont révéler les grilles de programme qui occuperont la rentrée de septembre. Si je le dis autrement, c’est la période de l’année où les chaînes décident d’annuler certaines séries (parfois sans fin, soupir), d’en renouveler d’autres pour une saison supplémentaire et surtout, surtout, de nous présenter leurs nouveautés.

À une époque, c’était la semaine la plus importante de l’année. Depuis quelques années, en revanche, les séries annoncent avant, par surprise, les séries renouvelées – comme la CW il y a un mois par exemple. Du coup, ça fait le buzz et ça limite un peu l’impact des upfronts, qui font quand même le buzz avec une ou deux séries dont on attend désespérément de savoir le sort (par exemple, Agents of S.H.I.E.L.D cette année) et les dernières nouveautés pas encore annoncées.

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Je ne stresse pas. Du tout.

C’est quoi ce nom ? « upfront », c’est un terme qui se traduit grosso-modo par « en amont », parce que les annonces se font en amont de la saison prochaine. Ca et les transactions commerciales dont on va parler juste après.

Quelle origine ? Ce système s’est mis en place en 1948 (!), et c’est fou que 70 ans plus tard ça impacte encore autant le calendrier. À l’époque, ce n’était bien sûr qu’un micro-événement, avec seulement NBC, ABC et CBS pour proposer des séries… à la mi-février, et pendant deux semaines ! Le système de septembre à mai s’est mis en place plus tard, en 1962 pour ABC qui a voulu synchroniser le début de ses saisons avec la sortie des nouvelles voitures. Ouep, les séries sont l’occasion de faire de la pub, faut pas oublier.

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Et même encore aujourd’hui, elles adoooooooooorent faire des pubs de pouvoir (ne me lancez pas sur le partenariat Walking Dead/Hyundai !

Bon, depuis, toutes les chaînes se sont alignées sur ce planning et présentent en mai leurs futurs programmes, à New-York. Au cours de cette semaine sont aussi fixés les jours de diffusion, les horaires, pour les séries comme pour toutes les émissions des chaînes. La présentation se fait à la presse, mais aussi aux annonceurs qui décident à ce moment-là d’acheter ou non des espaces commerciaux pour ces programmes (les pages de pub, quoi).

Et afin de les convaincre, les chaînes sortent le grand jeu, avec tous les trailers et quelques annonces exceptionnelles. Bien sûr, les annonceurs internationaux ont aussi l’occasion de voir le premier épisode de chaque série, et c’est là-dessus aussi que se fixent les ventes internationales. C’est-à-dire que la semaine prochaine, on a aura des représentants des grandes chaînes françaises à New-York pour regarder ces pilots (c’est ce qu’on appelle les screenings) et décider, avec le budget de la chaîne qu’ils ont, quelles séries ils achètent ou non. C’est la même pour Netflix, c’est la même pour tous les pays, et c’est pareil pour les soaps, les dessins animés, les jeux, etc.

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En revanche, ce ne sont pas les chaînes qui fixent les ventes internationales, mais les grands studios. Après avoir vendu aux chaînes américaines, ils vendent à l’internationale ; et il y a des contrats privilégiés entre certains studios et certaines chaînes, des relations plus ou moins facilités par de précédents partenariats, etc, etc. Tout ça est donc une grosse opération commerciale pour tout le monde et c’est bien pour ça que les upfronts sont si importants. On saura bientôt quelle chaîne diffusera tel ou tel programme, y compris en France !

Bon, tout ne se joue pas à New-York pour la France, parce qu’il y a aussi un RDV à Cannes pour faire le marché international.

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Il faut que je renonce à mes espoirs de renouvellement pour ne pas être déçu…

Et la semaine prochaine ? Il reste quelques annonces de renouvellements/annulations à faire (et encore, depuis mon article, Blindspot et toute la franchise Chicago sont renouvelées… alors que Brooklyn 99 et The Last Man on Earth sont annulées…) et la présentation des trailers de toutes les séries de la rentrée (et de la mi-saison !), et les dates sont déjà connues. Le 14 mai, NBC entamera le bal le matin, suivi de la Fox l’après-midi. ABC prendra le relai le 15 après-midi, 24 heures avant CBS. Enfin, la CW ferme la marche de 17 mai au matin. Comme c’est à New-York, il faut grosso modo compter six heures de décalage, donc le matin pour eux, c’est l’après-midi pour nous, et l’après-midi pour eux, c’est notre soirée.

Évidemment, mes 500 mots de mardi à vendredi suivront tout ça de très près la semaine prochaine, ça va sans dire ! Quant à The Last Man on Earth, j’en reparlerai prochainement – en espérant que ce soit pour dire que quelqu’un a eu la bonne idée de la racheter parce que quatre saisons sans fin, c’est juste du foutage de gueule, merci la FOX.

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Ten Days in the Valley – S01E05

Épisode 5 – Back to Ones – 12/20
La série ne sera jamais brillante je pense, mais elle passe pas mal de temps à filmer Emily Kinney, ce qui est amplement suffisant pour que je trouve ça cool. Avec le cliffhanger de l’épisode précédent, j’étais pris à nouveau (ou pour la première fois ?) dans le drama proposé par la série, mais avec cet épisode, je replonge petit à petit dans l’ennui d’une histoire bien tirée par les cheveux et pas forcément habilement menée. La curiosité restera plus forte et m’amènera quand même au bout de la série, je me connais…

> Saison 1


Spoilers

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I wanna be you. Or I wanna be like you.

Puisque le Bingo Séries précédent m’a fait reprendre cette série, je me dis qu’autant la continuer avant de tout ré-oublier. En plus, avec les fins de saisons, j’ai un créneau là tout de suite et pas envie de me plonger dans quelque chose de trop compliqué non plus, donc.

Dans la scène d’introduction de cet épisode, Casey est encore en vie et chante dans sa voiture. Quitte à renvoyer l’actrice, autant profiter de sa voix tant qu’on peut. Nous sommes donc dans un flashback qui nous montre Casey postuler pour devenir l’assistante de Jane.

Elle rencontre Pete, qui la drague immédiatement avant son entretien, ce qui est con pour elle qui comprend après coup qu’il est l’ex de sa future boss. Enfin, c’est ce qu’elle espère, mais l’entretien se passe mal, au piont qu’elle finit par aller pleurer dans les toilettes du studio et se faire entendre par Lake qui négocie auprès de sa mère pour qu’elle soit embauchée.

OK, le but est d’humaniser un peu plus Casey et de nous faire comprendre qu’elle ne voulait pas faire de mal à Lake, mais tout ça, on le savait déjà avec les cinq épisodes précédents. Bien sûr, ça suffit à ce que Casey obtienne le job et soit ravie et en parle avec sa sœur qui lui conseille de draguer Pete… Casey est alors toute heureuse du tournant que prend sa vie, et les scénaristes en profitent pour nous rappeler qu’elle est morte et faire un tour dans le présent.

En ce qui concerne cette critique, restons dans les flashbacks avec Casey qui est envoyée par Jane elle-même chez Pete pour déposer un projet scolaire de Lake. Forcément, ça vire à de la drague de bas étage, mais tant que l’épisode prend du temps à nous proposer des scènes avec Emily Kinney, moi, je suis content.

Le flashback suivant nous ramène à une nuit de travail de Jane où Casey la découvre en train de se droguer dans la cabane loin de Lake. Elle se rapproche de Lake, mais est interrompue par Jane qui l’engueule de lui avoir donné des bonbons après 19h. On veut nous faire croire que c’est pour ça, spécifiquement, qu’elle est une mauvaise mère (en plus de la drogue, OK, mais c’est ridicule).

Dégoutée, Casey se rend auprès de Pete pour coucher avec, puis s’en plaint à sa sœur qui pense que Jane est toxique, mauvaise mère et qu’elle devrait être balancée à Pete, au moins.

Dans le présent, Jane est dévastée par la mort de Casey qui signifie qu’elle ne retrouve pas encore Lake et que sa fille est probablement dans une voiture avec la sœur enceinte et psychopathe de Casey. Humph, c’est encore trop simple pour la série.

Pete est en larmes dans sa voiture en pleine nuit et on le retrouve ensuite au commissariat pour le jour 5 sur lequel est censé se centrer l’épisode après tout. Il est dévasté par la situation – tu m’étonnes – mais Jane n’a même pas envie de lui adresse la parole.

L’enquête continue pour John qui est aussi missionné par son chef pour un événement que je n’ai pas spécialement suivi – j’aurais dû faire plus attention au reste de la série j’imagine. Il retrouve rapidement la sœur de Casey et l’arrête, mais celle-ci n’est pas avec Lake. Et quand elle se fait interroger, elle est très claire sur le fait que Jane est une mauvaise mère qui s’occupe uniquement de son travail parce qu’elle est une mauvaise mère qui s’occupe juste de son travail parce qu’elle est une mauvaise mère qui s’occupe… hum, pardon, je me suis perdu en route, un peu comme les scénaristes qui tournent en boucle là-dessus.

En tout cas, Jane comprend que Lake est une fois de plus perdue dans la nature et qu’elle s’occupe trop de son travail qui balance les flics véreux parce que Gus lui a raconté des histoires vraies. Assez clairement, elle se persuade que sa révélation de la vérité est possiblement liée à l’enlèvement de Lake et elle décide immédiatement de changer tout le plan de sa saison télévisée qui tournait autour de ça. Forcément, Matt s’en plaint à un représentant de la chaîne qui prend la décision de virer Jane et de la remplacer par… Matt. Ca tombe bien.

Celui-ci dit s’inquiéter pour Jane, et c’est seulement maintenant qu’il apprend la mort de Casey parce qu’elle avait kidnappée Lake. Oups.

En parallèle, Ali, la sœur de Jane apprend l’avancée de l’enquête et en discute avec son mari, qui la questionne sur sa dernière proposition de job. Ils ont tant d’importance dans la série que je me demande comment ils seront finalement liés à la deuxième disparition de Lake, parce qu’il y aura forcément un lien à un moment ou un autre.

Tom passe donc son entretien avec la pote de sa femme et celle-ci est choquée de découvrir la disparition de Lake, dont personne ne parle dans les médias. Autant dire qu’elle est tout de suite intéressée : ils sont journalistes et ce n’est pas une petite histoire quoi.

Tom a ensuite un appel de Pete qui a besoin d’aide pour ne pas retomber dans son alcoolisme et s’économiser une séance de psy en racontant sa vie à son ex-beau-frère. Malheureusement, celui-ci est incapable d’empêcher Pete de boire son verre de whisky – et c’est encore plus ridicule que ça en a l’air. Du coup, Pete appelle Tom juste pour lui montrer qu’il se remet à boire.

Tom décide donc de prendre le job que Jamie lui propose et de raconter l’enlèvement de sa nièce.

Ali demande à sa sœur de venir la chercher au boulot et de l’emmener s’acheter de l’alcool à la place – elle en a de la chance Lake d’avoir des parents pareil ! Elle lui explique enfin qu’elle s’en veut d’avoir raconté la vérité dans sa série, sans changer le moindre détail, car ce sont probablement des flics véreux qui ont enlevé Lake.

À sa soirée où il doit faire bonne figure, John ne fait pas vraiment bonne figure et ressasse le cas de Lake avec une de ses boss clairement attirée par lui qui finit par lui dire de s’en aller travailler. Au commissariat, il découvre parmi les indices de la scène de crime les restes d’une grenade lumineuse du type que la police utilise habituellement – les mêmes grenades qui avaient été utilisés par les flics véreux que Jane balance dans sa série, dont un certain Red. C’est qu’on avance l’air de rien.

Et sinon ? C’est complétement con: la série s’intitule « Dix jours dans la vallée » car on était censée suivre les dix journées de l’enlèvement de Lake, une par épisode ; et cet épisode brise le concept en trainant longuement en introduction avec son flashback sur Casey et en ayant du mal à gérer sa chronologie de la journée (surtout du côté jour/nuit). Déjà que la série n’avait pas grand-chose pour elle, ce n’était pas une bonne idée de revenir en arrière, même si j’adore Emily Kinney.

Ah et sinon, j’ai beaucoup ri : la série était tellement pas rentable qu’ils s’en sont servis pour faire de la pub pour les autres séries de la chaîne, tant qu’à faire… Je trouve ça brillant.

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> Saison 1