Station 19 – S03E16

Épisode 16 – Louder Than a Bomb – 17/20
Je me suis mis devant cet épisode en m’attendant à totalement autre chose que ce qu’il proposait. C’est un très bon épisode, mais il n’a pas du tout la carrure d’un épisode final, je trouve. En fait, il ressemble à ce que devraient être tous les épisodes de cette série, à peu de choses près. Etonnant pour une fin de saison, mais au moins, ce n’est pas mauvais et ça fait plaisir de les quitter sur une bonne note !
> Saison 3

Spoilers

316

The explosion, they’re a Bravo Tango.

J’étais plutôt serein face à cet épisode, jusqu’à ce que je découvre hier que, de manière parfaitement logique et prévisible, il s’agissait d’un crossover avec un épisode non tourné de Grey’s Anatomy. J’ai aussitôt compris que j’étais mal barré et j’ai hésité à le voir avant que la série-mère ne se mette à jour aussi (puisqu’il y aura trois épisodes à la rentrée avant de voir la suite de ce cross-over normalement…), mais la peur du spoiler m’a fait venir ici. De toute manière, la fin d’How to get away with murder m’a déjà ravagé, je ne suis plus à ça près.

L’épisode commence tranquillement à Seattle par une fête joyeuse pour toute la caserne, mais pas pour Andy. L’alcool coule à flot et ils semblent avoir plein d’amis, même si on ne les a jamais vus avant. Notons que Vic a toujours de bons mouvements de danse, que Maya a rompu avec Carina, que Dean est prêt à embrasser une femme qui n’est pas Vic ou que ça y est Travis et le fils Dixon assument leur couple.

Andy est bourrée, et Jack en profite pour faire la comparaison entre la colère qu’elle ressent pour son mari et son père qui est la même dans tous les cas. Qu’importe, on dirait une soirée réussie tout ça, avec pas mal de dans pour eux tous. Franchement, ça m’a soudain fait prendre conscience que le confinement, c’est cool, mais il y a des choses qui me manquent vraiment beaucoup. Pourtant, ça fait fort longtemps que je n’ai pas vécu ce genre de fête.

Le lendemain, tous les téléphones des pompiers sonnent malgré la gueule de bois. C’est marrant à voir, puisqu’ils se comportent soudainement comme des adolescents. Pourtant, la journée promet d’être longue avec une cinquième alarme pour le même feu et une longue nuit à revivre : Vic se retrouve dans le lit de Dean sans coucher avec, ce qui le dérange tout de même vis-à-vis de sa nouvelle copine inutile, Travis et Emmett ont dormi ensemble dans le lit de Vic (mais la nouvelle recrue n’est plus là), Andy a ignoré les appels de Sullivan toute la nuit… Pourtant, Sullivan se fait opérer le jour-même.

Tout le monde quitte finalement l’appartement bien vite. À la caserne, Maya découvre que son père l’attend. Il va l’attendre encore un peu clairement, puisque l’alarme est trop importante. Ce n’est qu’à ce moment de l’épisode que je me suis rendu compte que Ben était absent jusque-là… S’il me fallait encore une preuve que je n’en ai rien à faire de lui !

L’incendie ? Une fuite de gaz à Pack North ! C’est donc à ça que servait cet hôpital depuis le début ? Eviter que la catastrophe ne soit encore et toujours au Grey Sloan ? Admettons. Deux explosions plutôt qu’une marquent le début de cet épisode final qui promet d’être riches en événements dès le départ. Pourtant, ça comment lentement, avec un patient coincé dans la machine à IRM. Comme il raconte sa vie peu passionnante, Travis en profite pour déclarer qu’il a couché avec Emmett, et plutôt plein de fois qu’une, y compris le matin même. Il le fait devant Ben qui juge aussitôt, surtout que Travis prétend ne pas être amoureux d’Emmett. Merveilleux.

Ailleurs dans l’hôpital, une chirurgienne refuse d’évacuer l’hôpital sans ses recherches révolutionnaires sur le point d’aboutir. Le seul problème étant qu’elle est cul-de-jatte et que ça ralentit beaucoup l’évacuation, Dean, Jack et Vic sont forcés de se mettre à la tâche de tout sauver eux aussi, suivi de Travis et Ben. Une nouvelle explosion intervient alors que Maya leur somme une fois de plus de quitter les lieux au plus vite.

Miller se prend ainsi une étagère sur la tronche alors que tout le monde tombe à terre… y compris le plafond dans le couloir à côté d’eux. Ils sont donc coincés et ne peuvent plus sortir, ce qui inquiète légèrement Maya s’en confiant à un Dixon qui lui n’en à rien foutre : la presse est là, c’est tout de même plus important. Moi, je suis surtout surpris de voir que Dixon soit encore en poste, mais bon. Le pire est encore l’arrivée du père de Maya sur la scène, après l’avoir vu la télévision.

Dans l’hôpital, tout ne se passe pas si bien par contre : le Dr Ava, qui refusait d’abandonner ses recherches est blessée et semble sur le point de perdre un bras en plus de ses jambes, alors que Miller découvre soudainement dans la pièce… une bombe. Il ne mentionne même pas Prue et se met aussitôt au travail : il fait désactiver toutes les radios et portables, parce qu’ayant bossé pour intégrer l’équipe de déminage un moment, il en connaît assez pour faire les premiers gestes sur la bombe. Et il comprend aussi qu’avec les trois explosions précédentes, ils ont un à peu près onze minutes avant la prochaine explosion.

Onze minutes, c’est peu, alors le docteur Alba décide de se sacrifier et demande aux pompiers d’arrêter de s’occuper d’elle. Les minutes défilent, et en-dehors de l’hôpital, le père de Maya se comporte enfin comme le salopard qu’il est, puisqu’il devient agressif envers sa fille qui ne prend pas le temps de s’occuper de sa famille en plein drama, préférant jouant les capitaines de pompiers. Quel jeu. Il va loin, allant jusqu’à l’attraper par les cheveux, preuve de plus qu’il est violent.

C’est d’une tristesse. Les autres pompiers et l’équipe de déminage interviennent alors que Maya reprend à peu près le contrôle, mais j’espère vraiment qu’elle arrêtera de s’aveugler sur son père cette fois. Dixon, lui, continue de faire sa conférence de presse pépère… avant d’être arrêté devant tous les journalistes, ce qui est plutôt une bonne chose. Cela fait même sourire Maya.

Dans l’hôpital, le docteur Alba finit par mourir et le temps passe. Il ne reste plus qu’une minute pour désactiver la bombe, ce qu’ils ne peuvent pas faire. Le stress est palpable : Miller veut isoler la bombe, mais c’est dangereux. C’est finalement Jack qui s’y colle, sans faire exploser la bombe heureusement. Quand celle-ci éclate enfin, les pompiers s’en sortent donc sans dégât et en ayant sauvé les recherches du docteur Alba, son seul souhait dans la vie.

C’est au même moment qu’ils sont libérés de la pièce et peuvent enfin sortir pour observer Dixon se faire embarquer pour la prison et rejoindre une Maya heureuse de les voir en vie. Après tout ça, Ben veut aller faire la bête et boire, ce qui n’est toutefois pas le cas de son équipe évidemment. Ils sont encore en gueule de bois après tout. Maya, elle, prend une décision complètement dingue : son père l’ayant attrapée par les cheveux, elle décide de se les couper. Elle a aussi enfin pris conscience que son père n’était pas un homme recommandable et lui a fait briser sa meilleure relation. Oh lala, la scène était puissante et j’ai même eu de la peine pour l’actrice.

Peut-être même plus que pour le personnage, d’ailleurs. Elle s’excuse toutefois auprès de Jack avant de s’en aller, pour se rendre à l’hôpital où elle s’excuse auprès de Carina. La scène était merveilleuse, mais j’étais fort déçu d’y revoir Teddy. Je la préférais dans son cliffhanger où elle ne savait pas si elle allait se marier que dans cette scène où elle supplie Carina de pardonner à Maya. Difficile de ne pas imaginer qu’Owen a choisi de la larguer, du coup. En tout cas, Maya et Carina finissent ensemble, et c’est tant mieux !

En parallèle, tous les autres retournent donc faire la fête aussi, en critiquant le père Dixon devant son fils. Ce dernier a toutefois envie de parler à Travis pendant que toute l’équipe apprend à Jack comment danser. Franchement, ce genre de scènes, c’est parfait : il devrait y en avoir tellement d’autres dans cette série ! Emmett ? Oh, il veut simplement dire à Travis qu’il est amoureux de lui. C’est si triste, parce que ce n’est pas réciproque.

Travis lui dit toutefois, en s’excusant, et… bizarrement, il l’embrasse avant de se barrer. Je pensais qu’il resterait, moi, il n’est pas obligé d’être aimé en retour pour en profiter sérieusement. Jack enchaîne ensuite en retournant auprès de sa nouvelle famille, constituée de toutes pièces des gens qu’il a sauvés en tant que pompier. C’est beau.

La fête étant finie, il reste à gérer l’intrigue Vic/Dean. Vic est impressionnée par les réflexes de Dean face à la bombe et prend ses aises, pour mieux être virée par Dean qui n’a pas envie de la voir rester vivre chez lui. Vic est lente à la détente, parce qu’elle est persuadée qu’ils sont simplement amis, mais ce n’est pas le cas pour lui, le pauvre.

Autrement, Andy débarque au Grey Sloan où Sullivan est sur le point de se faire opérer, obtenant le droit de ne pas s’occuper de l’incendie puisqu’il s’agit de soutenir son mari. La vérité, c’est qu’ils passent plutôt pas mal de temps à s’engueuler, parce qu’elle est obsédée par sa tante et la vérité sur son passé familial.

Elle est totalement perchée, et Amelia le remarque aussitôt quand elle arrive. J’adore tellement Amelia ! Je suis heureux de la retrouver, même si son happy end récent me convenait bien. Elle a sa vie bien en main et est perturbée de voir que face à une chirurgie d’importance, Andy semble préoccupée par totalement autre chose. Elle force donc Sullivan à faire une réunion d’alcooliques anonymes avant l’opération, parce que sa vie est en train de prendre l’eau et qu’elle ne veut pas le voir faire une rechute. Elle est si parfaite.

L’opération commence alors qu’Andy est supposée être emmenée dans une salle pour se détendre. Pourtant, elle est abandonnée en cours de route dans un couloir. En flashback, nous découvrons une fois de plus le père Herrera en intervention pour éteindre l’incendie de la maison de ce qui semble être la tante d’Andy. SI le premier souvenir d’Andy est plutôt positif avec sa tante heureuse de voir le père arriver, elle réécrit finalement le souvenir avec une tante qui le déteste.

D’autres souvenirs de dispute entre ses parents reviennent aussi à Andy dans l’épisode, alors elle est heureuse de savoir que sa tante est prête à venir la voir, refusant de parler au téléphone de ce qu’il s’est passé. Cela sent le lourd secret de famille. Lorsqu’elle tombe par hasard sur Meredith (yaaay ! je ne pensais pas la revoir avant tellement de temps !), elle lui confie soudainement toute sa vie – oubliant l’opération de son mari par contre – et sa théorie atroce : elle pense que sa mère s’est suicidée.

Meredith prend le temps de lui expliquer que même si tout le monde la pense folle, ce ne serait pas étonnant que ce soit le cas : son cerveau se rappelle de toute évidence d’un trauma qu’il voulait oublier, et c’est douloureux. Andy prend donc la décision d’abandonner Sullivan à ses douleurs pour aller voir sa tante et découvrir ce que je m’attendais à découvrir depuis deux épisodes : sa mère est encore en vie. Bon dieu. Soulagé par ce cliffhanger : je m’attendais à pire quand ils ont annoncé des liens avec Grey’s. Là, ça va franchement, on quitte les pompiers sur des petits cliff. Outre Andy, on a donc Maya qui a encore du travail à faire sur elle et Vic virée de chez elle, mais les autres, ça va : Jack est heureux pour la première fois depuis longtemps, Travis se remettra vite de la rupture, Dixon est en prison. Ben ? Ben, on s’en fout apparemment. Et Sullivan souffre à l’hôpital, mais ça aussi, le montage s’attarde peu dessus. Peut-être que le but était de poursuivre cette intrigue dans la série-mère… On verra bien.

316-2

EN BREF – Je suis sceptique face à cette série. Depuis le temps, je suis attaché à certains de ses personnages, mais la moitié d’entre eux a tendance à être soit inintéressant, soit relou, ce qui n’aide pas à apprécier la série à sa juste valeur, honnêtement. L’autre chose qui n’aide pas, ce sont les fréquents crossovers avec Grey’s. Si je les voulais, je trouve que c’est souvent malhabile, donnant l’impression d’avoir raté plein de choses dans l’une ou l’autre des séries pour les gens ne les regardant pas, alors que ce n’est pas le cas.

Souvent, il s’agit d’un lien superficiel et artificiel entre les séries, et ça se concentre trop sur les personnages qui ont des interactions entre séries plutôt que sur les patients de l’hôpital – où ça pourrait avoir une sacrée force. Dans l’ensemble, la saison 3 avait ses bons moments, mais elle capitalise trop souvent sur des dramas et sur la mort de tous ses personnages, sans prendre la peine de vraiment explorer le deuil.

Et puis, avec la révélation finale, j’imagine que nous ne sommes pas encore débarrassés de Pruitt qui reviendra en flashbacks, c’est quasi-certain désormais !

316-3

> Saison 3

HTGAWM – S06E15

Épisode 15 – Stay – 20/20
L’épisode n’était pas leur meilleur, la crédibilité n’est peut-être pas tout à fait au rendez-vous, mais pour une fois, je peux dire que j’ai adoré une fin de série de Shonda Rhimes. Comme toujours avec cette série, l’écriture est percutante, avec une formule qui a su faire ses preuves en six ans et qui mène à une fin écrasante tant tout s’y enchaîne et tant le poids des émotions fonctionne. Il faut dire adieu à des personnages qu’on aime, après tout. La conclusion est réussie de ce point de vue-là, et c’est tout ce que j’en attendais.

> Saison 6


Spoilers

615

You decide : am I a bad person?

Je ne suis absolument pas prêt à voir la série se terminer, ce que j’ai capté hier quand j’ai vu qu’il s’agissait du dernier épisode. Ce n’est pourtant pas faute de le savoir et de l’avoir redouté un moment, mais il reste encore tellement de questions à venir que je suis perplexe sur la manière de boucler tout ça. Et à vrai dire, il est devenu tellement improbable que la série nous ramène Wes de manière efficace que j’en suis arrivé à espérer que ce soit juste un flashforward où Christopher adulte vient à l’enterrement de tata Annalise. Anyway, let’s go !

Cet épisode final commence par un attentat à 16h58 devant le palais de justice, avec un ou une blessée par balle. Pour changer, on nous fait croire que c’est Annalise, sans nous le confirmer, évidemment. Et selon la tradition de cette série, on repart trois jours en arrière avec la réaction d’Annalise à la nouvelle du « suicide » d’Hannah. Quelle tristesse. De son côté, Frank braque l’avocat d’Hannah avec une arme à feu, pour avoir la vérité et pour savoir tout ce qu’Hannah avait contre Annalise. Frank fait de la peine à voir, parce qu’il est tout fatigué, clairement.

Bonnie passe son début d’épisode à chercher Frank, se rendant chez Laurel dont la protection de témoins est vraiment naze. Pour ne pas changer, Bonnie a l’air d’un chien battu à nouveau dans cet épisode, et elle m’aura donc fait de la peine pendant six saisons. Pourtant, Laurel est bien gentille avec elle, reconnaissant enfin que le groupe ne tient que grâce à elle.

Pendant ce temps, le procès continue avec l’interrogatoire du père Castillo. Je le déteste, mais il faut bien en revenir à cette intrigue et à la Gouverneur, parce que ça aussi est à boucler en simplement quarante minutes. Quarante-trois, c’est si peu. Le père Castillo accuse donc Annalise et Tegan et finit par se faire museler par la juge qui se rend compte qu’il est en train de raconter de la merde pour enfoncer Annalise.

Il est question ensuite d’un témoin surprise qui inquiète Tegan. Tu m’étonnes. Elle envisage Gabriel alors qu’Annalise est assez dépitée pour envisager Frank, mais nous, ça nous rappelle que Wes est possiblement toujours dans la nature. Annalise elle-même finit par l’envisager, parce qu’un enregistrement audio est toujours possible…

En parallèle, Connor annonce à Oliver, Michaela et Laurel que dire toute la vérité ne leur ferait peut-être pas de mal pour enfin laisser s’envoler leur culpabilité qui les ronge. Ah, bébé Connor, que je t’aime, que tu vas me manquer. Michaela a raison de lui dire de se la fermer et d’arrêter de regretter d’avoir eu un moins bon deal qu’elle et Laurel, mais en définitive, même si ce n’est pas la voie que peuvent privilégier les scénaristes avec un tel titre de série, c’est lui qui a raison.

Je suis en tout cas heureux d’avoir eu une scène entre Michaela et Connor dans cet épisode, même si l’enfance de Michaela qui surgit comme un cheveu sur la soupe dans scène était bien bizarre et pas forcément utile. On l’aime déjà, pas la peine de nous apitoyer.

Au procès, on enchaîne ensuite avec le témoignage de la Gouverneur qui est toujours aussi insupportable. C’est à ce moment-là qu’Annalise voit débarquer Frank. Elle a le temps de lui parler un peu et de découvrir que ce n’est pas lui qui a tué Hannah. Franchement, je reste sceptique. En tout cas, la bonne nouvelle, c’est que l’avocat d’Hannah lui a donné une clé USB avec tous les éléments de la victoire.

C’est alors qu’Annalise interroge que Bonnie se rend compte que Frank est de retour, mais l’interrogatoire est tellement bon qu’elle a autre chose à faire : Annalise a en effet un enregistrement d’Hannah, qu’elle a déjà eu le temps d’écouter ?, en train de demander à Xavier Castillo si la Gouverneur est bien responsable de la mort du père de Nate. Ah, quel dommage que cette intrigue soit encore là. Nate accepte en tout cas de l’argent de la part du FBI, alors Annalise se prépare à le détruire à la barre le lendemain. C’est la première fois qu’on la voit se préparer comme ça à un procès, et après six saisons, il serait temps. Pourtant, ça marche bien, comme scène, ils auraient pu y songer avant.

Ah, notons aussi que Gabriel est là dans le palais de Justice, donc qu’il est possiblement le témoin surprise. Cela fait beaucoup pour Annalise. De son côté, Laurel revient auprès de Tegan dans cet épisode, pour lui parler… ce qu’elle n’apprécie pas tellement. Tu m’étonnes, Laurel lui a juste planté un couteau dans le dos.

La soirée se termine aussi par Frank décidant de se barrer. Pardon ? Après tout ça, il prend donc la fuite, prenant le temps d’un dernier adieu avec Bonnie. Il lui pardonne, mais il n’est pas prêt à vivre avec le poids de tout ce qu’il y a entre eux. Je suis si triste de ce départ… mais ça ne dure pas : on découvre en effet que sa valise est pleine d’argent servant à corrompre Gabriel. La scène entre les deux frères est sympathique, avec Frank lui faisant comprendre à quel point Sam était un connard, sans même lui dire que c’est son père aussi.

Le lendemain, c’est reparti pour le procès, avec le témoignage de Nate, dont on nous rappelle qu’il avait été accusé du meurtre de Sam. Pourtant, il change soudainement d’envie à la barre et refuse les 20 millions de dollars pour faire triompher la vérité. Il informe donc les jurés que le FBI a payé cher pour que la vérité reste cachée, et aussi pour que personne n’apprenne qu’un agent avait tué Asher. Oups pour eux, mais ça fait un bon rebondissement dans le procès.

Annalise n’a donc pas besoin de le tuer sur place à la barre et ils peuvent même enfin se reparler en paix le soir même. Tant mieux, parce que ça permet de dire adieu à Nate. C’est un personnage que je n’aimais pas de toute manière, alors ça ne m’a pas fait pleurer.

La veille, Oliver a pété un câble contre son mari en pleine dépression, parce qu’il ne comprenait pas son souhait d’aller en prison malgré leur mariage. Si Oliver est encore amoureux de Connor, il vit mal les cinq ans de séparation à venir et il fait tout pour le garder auprès de lui. Quel couple ! Quand le FBI propose un nouveau deal et une immunité totale pour Connor, sans la moindre contrepartie, ce dernier comprend immédiatement que son mari a accepté d’aller témoigner à son tour contre Annalise. La pauvre n’est pas sortie de l’auberge, même si elle brûle le témoignage de Wes.

Annalise voit alors sa famille débarquer alors que j’aurais largement pu m’en passer et la série m’achève plus tôt que prévu avec Connor demandant le divorce à Oliver. Il a refusé l’immunité, parce qu’il ne veut pas qu’Oli mente ou que Laurel finisse en prison laissant Christopher orphelin. Tout ça pourrait aller quand même, mais ça part tellement en vrille quand Connor finit par dire à Oliver qu’il ne l’aime plus, pour s’assurer qu’il accepte le divorce. Non. Non. Non. Je refuse. OK, ils sont en crise, OK, j’ai eu du mal avec leur couple depuis un an, mais si même Coliver n’ont pas une fin heureuse dans cette série, c’est foutu. Raisonnablement, nous n’en étions qu’à la moitié de l’épisode, alors je m’en suis remis… mais quelle scène magistrale !

Le lendemain, jour de la fusillade attendue, on reprend avec le gouvernement qui accuse Annalise des meurtres d’à peu près tous les gens morts dans cette série, à l’exception de son propre bébé. Celui qui est à blâmer pour ça, c’est Frank, son grand demi-frère. Je savais bien qu’il y avait des conséquences que je ratais avec la révélation que Frank était le fils de Sam. Il a eu tellement d’enfants lui aussi.

Annalise, elle, se défend comme elle peut, assurant qu’elle ne porte pas de masque (et le Corona alors ?) quand bien même elle a passé cinq heures au moins sur son make-up. C’est l’occasion pour nous d’apprendre qu’Annalise a donc 53 ans, qu’elle se considère comme une mauvaise personne, mais aussi comme tout un tas d’autres choses. On sent bien que Viola Davies délivre là son dernier grand monologue d’anthologie de la série, et ça me rend tout nostalgique, surtout que l’actrice est toujours excellente… Au point que Tegan finisse par lui déclarer son amour.

Elles sont malheureusement interrompues par le verdict du procès, alors qu’Annalise expliquait calmement qu’elle n’était pas celle qu’il fallait pour Tegan. Le verdict du procès ? Il est long à venir, et sacrément stressant. Jamais un juge n’aura fait autant de suspense dans une Cour américaine, mais en tout cas, Annalise est bien acquittée. Elle n’est pas coupable de quoi que ce soit.

Gabriel prend donc son argent pour se barrer au plus vite, alors que Connor dit adieu à Oliver. Il lui rend sa bague et part en prison pour cinq ans, le remerciant de lui avoir appris à aimer. Et j’ai ressenti tellement de haine pour Michaela à ce moment-là. Oui, elle est en larmes, oui c’est logique, mais non, je n’ai pas eu autant de peine que ce que j’aurais dû avoir pour elle. La scène où elle se retrouve seule est géniale. Il est magistral de voir Oliver s’énerver après elle, et de voir que Laurel ne décroche pas le téléphone. Pauvre Michaela, elle se retrouve bien seule.

On en arrive alors à la fusillade teasée à la fin de chaque acte de cet épisode : Tegan hurle à Annalise de se coucher au sol, alors que Laurel est bien saine et sauve. Elle monte dans ton taxi au moment de la fusillade et, forcément, elle préfère se barrer directement que rester pour voir ce qu’il se passe : il faut protéger Christopher… surtout que pendant ce temps, en prison, Xavier se fait tuer. Cool !

La fusillade ? C’est donc Frank qui en est le coupable, et je dois dire que je m’y attendais. Bonnie le voit arriver et tente de l’empêcher de faire une bêtise, mais c’est trop tard. Il décide donc d’assassiner la Gouverneur, se faisant alors tirer dessus par la police. Laurel se casse en sachant exactement ce qu’il s’est passé.

Ou du moins c’est ce qu’elle croit. Alors que Bonnie voit Frank mourir dans ses bras sans pouvoir faire quoique ce soit, alors qu’Annalise se précipite vers eux, alors qu’il y avait du sang partout et alors que Frank expirait, pas une seconde, je ne me suis dit que Bonnie aussi s’était prise une balle. C’est pourtant on ne peut plus logique. La révélation, une demi-seconde après la mort de Frank m’a brisé.

Pourtant, je n’aime pas spécialement son personnage, mais c’est très bien amené dans cet épisode où elle prend une fois de plus cher tout du long pour être encore celle qui tente jusqu’au bout d’arranger les choses. La victoire d’Annalise a soudainement un arrière-goût terrible. Bonnie meurt dans les bras d’Annalise juste après Frank, et devant une Tegan tout aussi impuissante. Quelle horreur. Je n’étais pas prêt. Vraiment. Et je les félicite parce que cette fois, ils m’ont fait pleurer, et pas qu’un peu.

Le retour de Wes ? Bon, ben, j’avais bien cerné les choses : évidemment que c’était Christopher. Je trouve ça complètement naze, honnêtement, parce que le cliffhanger était bon en mi-saison, mais il perd tout sens. Et en même temps, c’est mieux qu’une résurrection improbable. Je suis mitigé, donc. On assiste donc à l’enterrement d’Annalise des années plus tard, avec Christopher et Laurel, cette dernière étant mal vieillie. J’ai préféré voir Eve vieillie, parce que c’était réussi. C’était réussi aussi pour Annalise.

C’est donc Eve qui assure l’éloge funèbre d’Annalise et le montage final, mais ça marche. Comme souvent, on a droit alors à un aperçu du futur pour régler toutes les intrigues. La mère d’Annalise meurt, Nate ouvre un centre de justice, Annalise et Tegan finissent ensemble et heureuses (j’ai adoré cette fin, mais quelle horreur de ne pas nous laisser le temps de se remettre de la mort de Frank et Bonnie). Heureuses, oui, jusqu’à la mort de Tegan, puis celle d’Annalise, qui finit sa vie seule, sans être revenue vers Eve, donc.

Nos étudiants préférés ? Wes et Asher ne ressuscitent pas, et Asher n’a même pas le moindre hommage dans cet épisode, ce qui est un peu dommage. Laurel assiste donc à l’enterrement avec son fils, mais ce n’est pas la seule. Connor aussi est là, et la vieillesse lui va carrément bien au teint honnêtement. Il est drôlement souriant pour un enterrement, mais il retrouve Laurel après tout, c’est logique qu’il lui fasse un sourire, surtout qu’il est avec Oliver et qu’ils aperçoivent Christopher pour la première fois depuis le procès, de toute évidence.

AH ! Ils ont perdu le contact, non, c’est terrible comme fin. Oui, je suis heureux qu’Oliver et Connor finissent donc ensemble, surtout qu’ils font un couple sacrément mignon de petits vieux, mais… mais… C’est terrible. En plus, Michaela n’est pas là. OK, elle semble finir présidente – manquait plus que le tableau d’Olivia Pope franchement – ou alors simplement juge (je reste plutôt sur présidente, au point où en est), mais je suis tellement triste que Michaela et Connor n’échangent pas le moindre mot dans le script après le verdict d’Annalise. Triste, c’est le mot. Cette fin de série m’a écrasée.

La toute fin ? Christopher Castillo sur son vélo, se rendant à la fac de droit de Middleton où il enseigne le même cours qu’Annalise dans le pilot, avec le même speech de début d’année, puisqu’Annalise était son mentor pendant toute ses années. How to get away with murder ? Let’s begin.

615-2

EN BREF – La série a probablement dépassé son espérance de vie il y a bien longtemps. Je lui donnais une saison, elle en a eu six. Autour de la trois, c’est parti un peu trop en vrille à mon goût, mais je suis resté parce que l’écriture percutante qui était sa marque de fabrique est géniale et que je n’étais pas prêt à m’en passer.

Je ne suis toujours pas prêt à m’en passer après cette fin de saison. La saison en elle-même n’était pas la meilleure et il y a eu beaucoup de moments un peu hasardeux et de révélations qui avaient un goût de soap, mais l’ensemble reste cohérent et boucle bien la boucle de ces six années. Le dernier acte de l’épisode final est on ne peut plus banal pour une fin de série, mais la double mort surprise de Frank et Bonnie et la fin heureuse de Coliver m’ont mis à terre plus que beaucoup d’autres fins de série n’ont su le faire.

Une jolie conclusion qui aura su me plaire, pour une série qui m’aura plu et tenu en haleine pendant six ans. Ils vont me manquer. Beaucoup.

615-3

> Saison 6 Lire la suite de « HTGAWM – S06E15 »

Upfronts 2020 (#1) : une rentrée bien fade

Salut les sériephiles déconfinés,

Hook ABC upfront (nononononoNONONONO!!!!!! That face ...

Je vous l’annonçais hier, je suis bien embêté par les upfronts de cette année, parce qu’ils bousculent toutes mes petites habitudes qui est d’y consacrer deux semaines complètes d’articles du jour. Cette année, pandémie mondiale oblige, tout est chamboulé et la traditionnelle semaine d’annonces des networks américains s’en retrouve tout bonnement anéantie. Ainsi, CBS a fait ses annonces en avance, mais ne donnera sa grille de fin septembre que le 19 mai, ABC a décidé de ne rien communiquer avant la fin du mois et la Fox a joué le jeu et annoncé bien malgré elle la couleur d’une rentrée qui sera fade.

Voir aussi : Ce que sont les upfronts

Par conséquent, j’ai décidé de consacrer plusieurs articles à cette rentrée. Ils seront répartis comme je le peux dans les semaines à venir et formeront un seul gros dossier à consulter. C’est parti avec le peu qu’on a à se mettre sous la dent pour le moment.

Les renouvellements

In the Dark : le récap saison 1 | Just One More Episode

Comme c’est à la mode depuis quelques années, il y a assez peu de suspense cette saison du côté des renouvellements. En effet, la CW a pris la décision d’annoncer le renouvellement de toutes les séries de sa grille, à l’exception de celles dont c’est la dernière saison, dès le mois de janvier. De quoi sécuriser une improbable saison 3 à In the dark, malgré des audiences catastrophiques (elle mérite bien mieux !)…

CBS nous a un peu fait le même plan cette année, avec des renouvellements très tôt dans la saison (coucou Evil) et une avalanche de quinze renouvellements la semaine dernière, parmi lesquels on retrouve toute la franchise NCIS et All Rise, qui s’est fait remarquer en proposant le premier épisode tourné pendant le confinement, à distance. Autrement dit, avec cette chaîne, il est plus simple d’être exhaustifs en parlant…

Des annulations

god friended me | Tumblr

Pour le moment, je suis largement épargné puisqu’aucune des séries que je regarde ne semble être vraiment annulé. Même God Friended me qui s’achève à l’issue de sa saison 2 semble le faire avec une fin convenable.

L’avantage de l’épidémie et du confinement, c’est aussi que ça nous permet de limiter les annulations de séries. En effet, les chaînes n’ont pas trop envie de se séparer des séries en ce moment, et certaines aux audiences fragiles risquent fort de revenir rien que parce qu’elles sont déjà installées auprès du public, et dans les studios. Ce n’est pas trop le moment pour lancer…

Des nouveautés ?

Elles se comptent en effet pour le moment sur les doigts de la main. Les chaînes se montrent frileuses puisque les pilots n’ont pas pu être tournés en temps et en heure pour les démos qui déterminent largement ce qui naîtra ou non. C’est là qu’on en arrive au cœur du problème : comment choisir les séries de demain ?

New trending GIF on Giphy August 10 2017 at 12:56PM | Giphy ...

La majorité des networks, à l’instar d’ABC, a pris la décision de zapper la phase pilots pour directement commander, après une possible mise en ligne pour tester la popularité.

Bien sûr, certaines nouveautés vont présenter moins de risques que d’autres : un spin-off pour Younger (CBS) centré sur Kelsey (oh mon dieu !) et pour New-York Unité Spéciale (NBC), les reboots (The Equalizer sur CBS), les revival (Superman & Lois ainsi que Walker Texas Ranger sur CW), les suites improbables (Clarice sur CBS, un procédural pour faire suite au Silence des agneaux)… Autant de projets qui sont plutôt sûrs de trouver leur public… mais pas forcément de les séduire. Et puis, ça n’empêche qu’on a le problème des tournages non commencés.

Du recyclage

Pour faire face à la pénurie de séries, les chaînes semblent toutes se tourner vers un principe que les français connaissent bien : le recyclage de séries des chaînes câblées. À l’instar de M6 qui vient de commencer à diffuser This is us après Canal +, Amazon Prime Video et 6ter en la présentant comme une « nouvelle série événement », les grands networks américains se tournent donc vers des séries déjà existantes pour combler les grilles.

D’une part, il faudra donc compter sur des nouveautés qui étaient originellement prévues pour une diffusion cet été – ce qui a tendance à me laisser frileux, parce qu’une série d’été, ça n’a parfois rien à voir avec une série d’automne. Fox a ouvert le bal en proposant neXt – dont j’ai déjà parlé l’an dernier, on n’en finit plus de l’attendre ! – et Filthy Rich dans sa grille. L’avantage, c’est que les deux me tentaient plutôt bien, mais qu’on sait bien que je n’aurais pas eu le temps de les voir en ce moment !

D’autre part, des séries déjà connues des amateurs pour avoir été diffusées sur des chaînes câblées vont débarquer à heure de grande écoute… C’est par exemple le cas de LA’s finest que la Fox a décidé de propulser dans sa grille de rentrée… Alors même que nous, en France, on en a déjà eu une diffusion sur M6. La CW aussi s’est lancée, en annonçant la diffusion des deux saisons de Tell Me A Story, qui se fait sauvagement annulé au passage, allez savoir pourquoi. Bref, les networks font ce que tous les sériephiles s’apprêtaient à faire : ils vont farfouiller dans les séries qui attendent bien au chaud…

9-1-1 on Fox

Et des retours ?

Les retours des séries qu’on adore tant et qu’on suit habituellement dès fin septembre ne sont pas du tout garantis pour l’instant… Enfin, du moins, pas dès octobre. En effet, la mode du recyclage ne s’explique pas uniquement parce qu’il n’y a pas de nouveautés, mais aussi parce que les tournages des séries plus anciennes ne sont pas encore garantis. Jouant la prudence, la FOX a ainsi décidé de décaler à la mi-saison la grande majorité de ses séries habituelles. Exit 9-1-1, donc… Et moi qui voulais justement continuer de la rattraper ce soir, je me dis que j’ai intérêt à faire durer cette saison finalement !

Voilà, je pense que j’ai fait le tour des premières informations tombées ces derniers jours. N’hésitez pas à me suivre sur Twitter (@ShipouJG) où je réagis généralement « en direct » dès que je vois les informations tomber avant de tout compiler dans des articles. Le prochain sur les upfronts, je l’écrirai dès qu’on en saura suffisamment pour que je me lance…

Quant à moi, l’avantage, c’est qu’à la rentrée, j’aurai un peu moins de séries à regarder, donc du temps en plus, peut-être, pour sauver du naufrage complet mon Challenge Séries 2020. Ouais, bon, ce n’est pas gagné. N’empêche que ça tombe bien tous ces bouleversements l’année où j’ai pris du retard dans (presque) toutes mes séries ! Je reste prudent dans mes pronostics, parce qu’il y a aussi énormément de lectures de scripts et de réunions de casting à distance en ce moment…

Station 19 – S03E15

Épisode 15 – Bad Guy – 15/20
C’est fou comme un bon nombre des intrigues de cet épisode ont eu le don de parvenir à m’énerver beaucoup plus que nécessaire et beaucoup plus que ne le justifie cette série. Et en même temps, je me dis que si ça m’énerve autant de voir les personnages prendre de mauvaises décisions et s’autodétruire pour le fun, c’est peut-être aussi parce que je suis attaché à ces personnages, donc que la série a fait un bon job ? Allez savoir…
> Saison 3

Spoilers

315.jpg

Why do we sleep with the people we work with?

C’est tel un vendredi que je débarque en ce lundi soir avec la critique d’un épisode que j’avais mis à la trappe pour profiter de mon dernier week-end de confinement. C’est aussi sans regret, parce que dès la première scène, je me suis demandé si j’avais vraiment envie de voir cet épisode ce soir, mais bon, si proche de la fin de saison, autant rester à jour tout de même ! Pour ma défense, il faut dire qu’on reprend sur un flashback de 2012 où Vic essaie de chanter en répétitions sans y parvenir puisque sa grand-mère vient de mourir.

Mon dieu. L’actrice a beau être excellente, le scénario n’est pas une réussite. Un second flashback nous montre une inspection du théâtre par les pompiers, et donc par le père Herrera qui n’en finit plus de quitter la série. Il embête beaucoup l’insupportable metteur en scène de la pièce, alors je finis par l’aimer à nouveau.

Bien évidemment, on sait déjà où ça mène tout ça : un feu finit par se déclarer pendant une autre réputation où Vic est en costume, et elle se retrouve à sauver l’imblairable metteur en scène tenant plus à son piano qu’à sa vie. Du coup, il meurt dans une scène bien peu crédible où c’est plus Vic refusant de sortir du théâtre qui est responsable de sa mort : si elle n’avait pas empêché Herrera d’y aller en forçant pour le rejoindre, peut-être que ça aurait permis qu’il aille le sauver, lui, non ? Comme je suis méchant !

Ces flashbacks font évidemment écho à l’intrigue de Vic dans le présent. Elle la passe avec Travis, et je dois dire que ça commençait plutôt bien : leur amitié est chouette, notamment quand elle devine qu’il a couché avec le nouveau ou quand elle est ridicule autour de Jackson. C’est moins crédible quand Sullivan leur refile un devoir de la part de Dixon… et qu’il fait là une grossière erreur.

Vic et Travis se retrouvent à devoir inspecter une entreprise pour faire approuver ou non les lieux face aux incendies, mais ils sont bien mal accueillis par un type qui leur dit de vérifier auprès de leur chef, parce qu’il sait que tout a déjà été approuvé.

Ce n’est pas de bol, parce que ce n’est pas le cas, mais Dixon a en fait passé les dossiers à Sullivan pour que tout soit approuvé sans vérification pour gagner du temps et de l’argent. Ah le monde merveilleux de la politique. Sullivan a beau dire à Travis et Vic de lâcher l’affaire, celle-ci ne peut se permettre de le faire, inévitablement. Elle se rend donc directement chez Sullivan pour le convaincre de ne pas signer les documents, se lançant dans un discours qui n’a rien à voir sur les gens morts dans un crash d’avion. Elle m’offre ainsi un de mes plus gros fous rire de la saison, parce que Sullivan lui répond que ses parents sont morts dans un crash d’avion, avant de lui claquer la porte au nez. Bien sûr.

Dans le présent, on reprend par une scène avec tout le monde à la caserne pour la fin de ses 24h réglementaires. Le nouveau a le droit à du travail supplémentaire cependant, de même que Vic et Travis qui se retrouve avec du boulot en plus grâce au chef Dixon qui en refile à Sullivan qui leur en refile, de même que Jack et Dean qui accueillent à la caserne une femme triste et en pleurs, mais aussi pleine de sang.

Rapidement, elle s’accuse d’un meurtre, avant de sortir un couteau de sa poche. Sympathique comme scénario. Au moins, pour une fois, on a de l’action. Bien sûr, sa victime est prise en charge par Ben, Jackson et le nouveau, les deux premiers étant bien heureux de devoir opérer alors que le nouveau est chargé de conduire… Tout ça pourrait bien passer, hein, mais on sait déjà que ce ne sera pas le cas. Et effectivement, c’est quasiment sans surprise qu’une femme monte dans le camion à l’avant et braque notre pauvre pompier. Bon. J’abuse, c’est surprenant, mais bon.

Bien sûr, comme il conduit, il compromet la stabilité de l’opération de Ben et Jackson. Je commence à craindre que Jackson ne quitte Grey’s à force, il passe vraiment beaucoup de temps dans Station 19 et il s’y fait même tirer dessus par la droguée qui les prend en otage.

Le tout est largement de la faute du nouveau qui réussit à trébucher en montant dans le camion. Il me fait si rire ! En tout cas, ce n’est pas cool pour Jackson, blessé à la cheville. Quant à la droguée, elle réussit à obtenir les doses de morphine qu’elle convoitait pour mieux se faire renverser par une voiture sortant d’à peu près autant nulle part qu’elle-même. Quelle intrigue, mes amis !

Ben se retrouve bien sûr forcé de lui venir en aide, puisqu’il a perdu son premier patient, l’homme qui s’est pris les coups de couteau. La droguée ? La cascade où elle se fait percuter par une voiture est magnifique, mais elle en meurt. Dans tout ça, Jackson garde son sang-froid tout du long, alors qu’il est blessé par balle et que le nouveau est incapable d’aligner trois mots. Il ne va pas faire long feu notre jeune Dixon.

Il en a conscience lui aussi, surtout qu’il sait très bien que son père a truqué les tests pour le faire devenir pompier. Il continue ainsi sa crise d’adolescence et commence à prendre peu à peu son indépendance. Je ne sais pas trop quoi il aura servi, mais il est de plus en plus clair que l’on ne le reverra pas en saison 4, lui.

A la caserne, la femme pleine de sang est prise en charge par les policiers, et notamment l’ancienne collègue de Ryan si je ne m’abuse. Ce n’était pas bien passionnant de ce côté-là, mais ça permet de voir Bailey et Levi quelques instants, alors j’étais heureux. Bien sûr, Jackson finit en pleine forme, hein, et l’homme qui s’est pris les coups de couteau était un violeur potentiel, alors tout va bien.

De son côté, Andy n’est une fois de plus pas à la caserne. C’est étonnant cette saison qui commence à la fin de chacune de leur garde. Bref. L’intrigue de l’épisode est qu’elle décide à vider les cartons de son ancienne maison, qui a été vidée en notre absence apparemment. En tout cas, c’est l’occasion pour Andy d’aller farfouiller dans les souvenirs et les secrets de famille.

Elle retrouve des photos de ses cousines et des lettres de sa tante qui semble ne pas savoir quoi dire à ses filles. C’est louche et ça intrigue beaucoup Andy qui décide de creuser cette piste.

Pendant ce temps, Maya passe toujours du bon temps avec Carina. Que ça fait du bien de la voir se concentrer sur autre chose que son travail, quand même. Mais bon, là aussi, c’est étonnant qu’une série centrée sur une caserne passe si peu de temps dedans. Le bon temps est vite compromis quand Carina essaie toutefois de reparler des problèmes familiaux de Maya. Qu’est-ce que Carina est belle, je ne me lasse pas de la voir dans cette série où elle échappe à sa blouse d’hôpital !

Bref. Elle nous confirme qu’Andrew a bien les problèmes médicaux qu’on soupçonnait avant de se prendre la tête avec Maya, qui ne sait toujours pas gérer un conflit. Vraiment, c’est à se demander comment elle a pu devenir capitaine alors qu’elle fuit chaque fois qu’il y a un problème qui la touche. Dans cette scène par exemple, Maya décide de partir courir et se retrouve à la caserne, instinctivement. Cela lui permet au moins de retomber sur Andy qui est en plein pétage de câble : elle s’est persuadée que sa mère n’était pas heureuse dans son mariage. Maya tente ironiquement la carte de la psy pour lui dire qu’elle projette certainement ses propres peurs.

Oh lala. C’est plutôt bien écrit, parce qu’alors que ça parle du père d’Andy, Maya le prend évidemment personnellement. Elle s’énerve donc après elle, puis finit par s’énerver contre Jack quand il passe juste lui apprendre qu’Avery s’est pris une balle dans la cheville. Il faut dire que Jack aussi se range du côté de Carina et de tout le monde dans le club des gens qui détestent le père Bishop. Il y a de quoi, quand même.

Moi, c’est Maya que je finis par détester dans cet épisode : dans sa colère, elle décide tout bonnement de coucher avec Jack. Roh mais bordel, c’était vraiment nécessaire ça pour qu’elle se rende compte de ses problèmes ? Après ça, Jack rentre chez Dean et balance à Vic que Jackson s’est fait tirer dessus, ce que Dean avait bien volontaire omis de raconter. Il n’en faut pas plus pour que Jack comprenne les sentiments de Dean… mais arrêtez avec cette intrigue, putain, ils étaient si bien à être amis, ça m’énerve !!

Le soir, Maya rentre chez elle pour mieux retomber sur Carina à qui elle balance qu’elle a besoin d’espace, puis qu’elle a couché avec Jack avant de claquer la porte. Non mais c’est n’importe quoi, ça, sérieux. Voilà une autre intrigue qui m’énerve, donc. Dans le genre auto-destruction, on fait difficilement mieux. Même le fils Dixon qui démissionne et décide d’embrasser Travis en public dans un bar ne s’autodétruit pas autant. La scène du baiser était très sympathique, cependant.

Autodestruction ? Il y a aussi Sullivan qui est bon pour faire ça. Enervé par le chantage de Dixon et sachant que Vic avait raison, il décide ainsi d’aller balancer son chef auprès de ses supérieurs, dévoilant qu’il a négligé de le reporter et qu’il fait preuve de corruption. J’avoue que je n’ai jamais autant aimé Sullivan que dans cette scène !

Quant à Andy, elle est obsédée par son passé, par sa tante qui ne décroche pas et elle finit par appeler l’un des meilleurs amis de son père pour essayer de mieux comprendre ce qu’il se passe. Elle cherche à savoir une vérité qu’on lui a souvent caché… et que cet ami refuse aussi de dévoiler, dévoilant tout de même qu’il y a bien quelque chose à savoir. Magnifique, ça, l’épisode s’achève donc sur la confirmation que Pruitt était un connard. Manquait plus que ça !

> Saison 3