ON N’VA PAS S’MENTIR – Septembre 2016 : c’est la rentrée !

Bienvenue dans cette nouvelle rubrique du blog : j’y reviens sur une série ou un événement sans langue de bois. Pour cette première moulure, je m’intéresse bien sûr à la rentrée des networks ! Cet article évoquera donc de nombreuses séries, dont les titres sont en gras. Pas d’inquiétude, c’est fait majoritairement sans spoiler (ou c’est précisé quand j’évoque des spoilers mineurs). Non, je n’évoque pas Luke Cage, que je n’ai pas encore pris le temps de commencer 😉

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À une époque, septembre était synonyme de nouveautés, de reprises époustouflantes, de sang neuf… Cette année, je n’ai peut-être pas donné leur chance aux bonnes séries, mais franchement, je n’ai rien vu de tout ça et ça me gave un peu ! Tour d’horizon…

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Promis, il n’y a aucun jeu de mots entre l’actrice et le titre ci-dessous (Notorious)

Faire du neuf avec du vieux

C’est un peu le moto de la plupart des séries que j’ai tenté cette année ! Il n’y a rien de neuf dans les pilots que j’ai vu. Du côté d’ABC, on se contente d’imiter le Shondaland un peu partout, parce que c’est ce qui fonctionne sur la chaîne. Notorious est totalement touchée par ce symptôme : franchement, on y retrouve les ingrédients chers à Scandal ou How to get away with murder. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose et c’est sûr que ce n’est du coup pas mauvais, mais le problème c’est que ça commence à devenir lassant de se voir ressortir les mêmes histoires. Il serait grand temps de tenter de faire un peu de neuf. Toujours sur ABC, Conviction est déjà victime du même symptôme et seul le casting permet de sauver la série. Autant dire que même si je les aime bien, je ne donne pas cher de la peau de ces deux nouveautés, aux audiences déjà décevantes… Pas surprenant ! Et sinon, la mode en 2016 semble être de débuter sa série par une scène de sexe, une recette vieille comme le monde qui en arrive à être presque gênante tellement elle est devenue un détour obligatoire dans le pilot, expédié le plus vite possible lors de la première minute (Notorious en est peut-être l’exemple le plus frappant).

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Du côté de FX, c’était encore pire en ce qui me concerne ! Je suis totalement déçu par les lancements de Better Things et d’Atlanta. Je m’attendais à voir un nouveau You’re the worst… mais à la place, j’ai vu débarquer un ersatz de cette série avec Better Things. J’avoue avoir abandonné pour le moment cette nouveauté qui n’avait rien de vraiment nouveau : certes, c’est féministe et ça fait du bien, mais ça n’apporte rien de neuf, ça ne construit rien et c’est tout juste si ça dénonce des phénomènes de société. On a par exemple un épisode qui traite (attention légers spoils jusqu’à la fin du paragraphe) le tabou des règles des femmes, ce qui est une très bonne chose sur le papier… sauf que ça se termine sur un statu quo. On a juste eu vingt minutes sur le sujet et un très beau discours de l’héroïne fait uniquement à des femmes sur le fait qu’il faut assumer son corps. Passionnant, mais… « et ? ». Et rien du tout, justement, pas de conclusion, pas de vrai message, même pas de critique finalement. C’est très décevant.

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Même chose du côté d’Atlanta dont j’attendais peut-être trop parce qu’on m’annonçait le retour de Donald Glover. Oui, mais finalement, ce retour, je le trouve décevant. J’ai vu beaucoup de tweets ravis de la série, mais je n’ai absolument pas accroché : on nous plonge dans une série qui n’a pas de fil rouge, à l’humour pas vraiment au point (c’est inégal : c’est parfois drôle, parfois douloureux de les voir essayer de faire rire). Il y a une critique sociétale forte, sur le racisme, sur l’exclusion, sur tout un tas de choses d’actualités sur lesquelles il y a beaucoup à dire. Le problème ? Et bien, ça s’arrête à ça. C’est une sorte de reflet des problèmes, mais ça ne propose pas de solution (bon ok, ça à la rigueur, ce n’est pas forcément leur rôle), juste un statu quo que personne ne cherche à modifier. En gros, c’est un état de fait, ce qui est après tout le cas (malheureusement) dans la réalité, je ne dis pas. Je cherche simplement où est la comédie là-dedans ?

Dans le cas de Better Things comme d’Atlanta, mon plus gros malaise vient du voyeurisme malsain qui nous est proposé sur des tranches de populations exclues, sur des problèmes de société vécus, sous couvert d’une comédie qui peine à faire rire. Bref, un pseudo-documentaire fictif très dérangeant. C’est un peu ce que proposait You’re the Worst et Catastrophe en s’attardant sur des couples non-conventionnels et des personnages un peu détruits. La différence ? La visée humoristique est au cœur de l’écriture de ces deux-là, là où les nouvelles ont tendance à éclipser cette tendance, tout en restant présentées comme des comédies. Dans le même genre, Master of None de Netflix était bien plus réussie, en dénonçant des problèmes sociétaux tout en parvenant à proposer des vraies situations comiques. Peut-être que l’une et l’autre gagneront à être vues en binge-watching, mais pour le moment, je me permets une pause. Je les trouve plus lourdes que drôles.

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On prend les mêmes et on recommence

Le problème ne vient pas que des nouveautés, loin de là ! Je trouve que de manière générale, les séries qui reprennent cette saison ont du mal à proposer quelque chose de nouveau. Pêle-mêle : Quantico reprend très exactement son schéma de base, en faisant limite fi de ce qu’il s’est passé en saison 1 (même pas un petit résumé tant ce n’est pas important), Agents of S.H.I.E.L.D repart sur une saison qui divise les intrigues en plusieurs sous-catégories et en isolant les personnages, Once Upon a Time repart sur un méchant vu et revu avec des twists tout aussi peu inédits (franchement, l’écriture est de plus en plus décevante de saison en saison), Younger ignore les problématiques de son final en les enterrant et les coulant (littéralement) dans ses deux premiers épisodes, Blindspot expédie en un épisode les ¾ des mystères pour repartir en procedural, How To Get Away With Murder est enfermée dans sa forme et repart sur une troisième intrigue identique ; bref, la liste ne finit plus !

HTGAWM n’est pas la seule coincée par son schéma scénaristique. Pour certaines, comme Blindspot ou Quantico, le problème vient peut-être du genre même de la série, qui enferme immanquablement le show dans un carcan resserré. Pour autant, je trouve ça parfois écrit trop lourdement pour être pleinement appréciable. Ou peut-être que c’est simplement que je suis blasé à force de trop regarder de séries ?

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Et sinon, il y a de bonnes à voir quelque part ? (The Last Man On Earth)

Des recyclages réussis ?

Même problématique du recyclage côté de Superstore qui, après s’être égaré un épisode, revient finalement à ses fondamentaux en s’enfermant dans le Cloud 9. J’ai hésité à en parler, parce que pour le coup, c’est une bonne chose : l’ADN de la série vient du magasin et le changement de formule avec le premier épisode était un échec humoristique assez dommage en ce qui me concerne.

Comme l’an dernier, Grey’s Anatomy étonne par sa constance. Depuis qu’ils se sont rappelés (en fin de saison 11) ce qui faisait le succès de la série, le show est reparti sur d’excellents rails qui donnent envie de croire qu’il parviendra à détrôner ER en nombre de saisons (Grey’s jusqu’en 2019 ? Allez, soyons fous). Le succès de la série ? La constitution d’une famille hétéroclite, qui se retrouve en fin de journée pour partager une bière/un cocktail/un dîner. Tous les dramas sont très sympas et font partie de l’ADN de la série, mais rien ne vaut les quiproquos familiaux et les scènes d’humour/de danse de la série. C’est revenu l’an dernier et ce n’est pour le moment pas oublié par les scénaristes. Ouf.

Il me faut évoquer l’improbable cas de The Last Man on Earth : la série ne m’a pas encore tout à fait convaincu par son retour, mais elle semble avoir décidé de suivre cette saison un vrai fil rouge. C’est difficile d’en être certain après deux épisodes, mais c’est pour l’instant le cas et ça m’intrigue autant que ça me fait plaisir. Peut-être que ça aura moins l’air décousu grâce à ça et la série en a besoin, car l’humour lui manque en ce moment.

Enfin, comment ne pas terminer ce paragraphe sans évoquer le cas d’American Horror Story ? Cinq saisons redondantes et lourdes plus tard, la série se réinvente… en allant piocher dans ce qui était le plus intéressant en saison 1 ! Les acteurs changent enfin de rôles, le côté « Horror » est enfin (re)mis en avant avec des tentatives de jumpscare et le style même de la série est totalement redéfini avec le documentaire (qui plaît ou pas, certes, mais qui change au moins). Certes, je me méfie encore de la suite, mais pour l’instant, cette saison semble ne pas se disperser dans tous les sens et c’est une bonne chose.

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La première scène de Westworld

Les bonnes surprises

 Tout n’est donc pas noir en cette rentrée des séries, et franchement heureusement ! Le recyclage réussi se voit aussi parmi les nouveautés des chaînes.

The Good Place s’est démarquée en premier. Certes, le synopsis de base surfe sur une tendance mystico-religieuse très à la mode (il n’y a qu’à voir Angel from Hell l’an dernier, malgré son échec cuisant et mérité), mais l’humour y est totalement décalé par rapport à ce qu’on voit habituellement sur la chaîne. Il n’y a pas à dire, ça fait du bien ; et l’ironie de Kristen Bell est une franche réussite, comme toujours.

This is us est elle aussi tout à fait réussie. Il n’y a rien de nouveau avec cette série, mais alors vraiment rien. C’est un soap dramatique qui s’attarde sur la vie de personnages qui s’avèrent (SPOILER) être en fait tous liés par le sang. Deux timelines (comme dans Lost, HTGAWM, …) traités en même temps et une vraie motivation d’être un feel good font qu’en deux épisodes la série s’est imposée déjà comme une réussite. Pour être honnête, mon épisode de la semaine m’a même déjà manqué hier où la série n’était pas diffusée. C’est assez dingue cet effet d’habitude après seulement deux épisodes. Bien joué de la part d’ABC, ce recyclage est un succès au casting impeccable.

Westworld qui vient tout juste de commencer est une bonne surprise également, mais elle est déjà un peu trop survendue pour moi. J’ai du coup tendance à avoir envie de la critiquer, notamment en faisant un parallèle pour moi tout à fait évident avec Dollhouse de Whedon. Le côté western détourné par la SF n’est pas sans rappeler non plus Firefly de Whedon également. Et que dire de cette répétition autour de variations qui fait clairement penser à Person of Interest ? Au moins, pour cette dernière, il s’agit des mêmes créateurs, ça se comprend. C’est une bonne série, que je conseille malgré ces quelques critiques pour nuancer toutes celles qui hurlent à l’originalité pure et à la nouveauté. Une bonne surprise, oui, une nouveauté, pas vraiment…

Ces nouveautés sont donc inspirées fortement de thématiques déjà traitées, mais elles parviennent à s’en démarquer de manière agréable.

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Blasée, Hayley ? (Conviction)

EN CONCLUSION – La saison 2016-2017 est bien entamée désormais, même si j’attends encore quelques retours (comme Supergirl). Le mois de septembre n’a pas été transcendant, j’ai l’impression d’être enfermé dans une routine au milieu de laquelle il est difficile de trouver quelques bouffées d’oxygène de nouveauté. Je n’aime pas terminer mon article par une question, mais quand même, cette fois ça s’impose : suis-je le seul ?

Semaine 38 : du 19 au 25 septembre

Bonsoir tout le monde !

Pour ce rendez-vous dominical de rentrée des séries, un article un peu plus long que d’habitude et pour cause ! Pas mal de séries sont de retour, donc il y a forcément de quoi faire et ça m’a inspiré une nouvelle rubrique pour ces articles, qui reprend bien sûr une des premières idées de ce blog que j’avais fini par abandonner. J’en dis pas plus pour le moment, vous verrez en cours d’article !

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Les inédits de la semaine

Avant toute chose, il me faut d’abord parler des inédits, des retours d’Agents of S.H.I.E.L.D, Grey’s et HTGAWM, des nouveautés que sont The Good Place, This is Us et Notorious, BREF, de faire un détour par tous les articles publiés ou mis à jour cette semaine ! C’est parti :

Fear the Walking Dead (2×12), 15/20
Atlanta (1×04), 10/20
This is us (1×01), 16/20
Agents of S.H.I.E.L.D (4×01), 16/20
You’re the Worst (3×04), 17/20
Blindspot (2×02), 15/20
American Horror Story (6×01), 15/20
Better Things (1×03), 08/20
The Good Place (1×01), 17/20
The Good Place (1×02), 16/20
The Good Place (1×03), 15/20
Grey’s Anatomy (13×01), 18/20
How To Get Away With Murder (3×01), 16/20
Notorious (1×01), 17/20
Superstore (2×01), 15/20

v_0002343035La performance de la semaine

Sur le modèle de certains blogs américains (et de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine.

Cette semaine, malgré une reprise en beauté de pas mal de séries, je n’ai pas eu de gros coup de cœur en terme de performance. Du coup, je vais me contenter de m’appuyer sur une valeur sûre, à savoir Kristen Bell !

Faut-il encore la présenter ? Pas sûr, mais s’il fallait le faire, ce serait à coup sûr en commençant par l’incontournable personnage qu’elle a incarné (trois saisons et un film seulement !) avec brio : Veronica Mars. Alors oui, je vis dans le passé, la série s’est achevée il y a dix ans et vous pouvez dire tout ce que vous voulez, mais c’est par là qu’elle a véritablement commencé et c’est bien le seul rôle dans lequel elle m’a marqué.

Oh bien sûr, je me souviens de son détour dans Heroes, mais même elle ne pouvait pas rattraper la qualité d’écriture terrible de cette série (désolé pour les fans, mais comme l’a encore prouvé Heroes Reborn la saison dernière, je n’aime pas leur écriture qui consistent à proposer des rebondissements imprévisibles parce qu’illogiques – combien de gens ont ressuscité par surprise dans ces deux séries ?). Wow, je me suis sacrément égaré dans ce paragraphe, désolé !

Quoiqu’il en soit, donc, Kristen Bell s’est fait discrète sur le petit écran, en tout cas sur le mien, depuis la fin de Veronica Mars. Son retour en force de The Good Place est donc quelque chose que je vois d’un œil très positif, mais qui aurait pu réserver son lot de catastrophes. Et bien finalement, ce ne fut loin d’être catastrophique !

La chaîne nous a fait le gentil cadeau de diffuser pas moins de trois épisodes, l’avis que j’ai sur cette comédie est donc déjà bien arrêté : l’humour y est très particulier, mais très drôle. Kristen Bell brille tout simplement dans le rôle d’Eleanor, ce qui ne me surprend qu’à moitié : après tout, les meilleurs moments de Veronica Mars sont ceux révélant le potentiel comique de son interprète principale.

Je suis ainsi tout à fait accroché à cette performance de l’actrice qui arrive très bien à nous communiquer son envie de rire pour l’instant. J’espère que ce petit coup de projecteur sans spoiler vous convaincra d’aller essayer cette série sur une jeune fille qui atterrit au « paradis » par erreur et tente de prouver qu’elle mérite malgré tout sa place. C’est à voir, vraiment.

Le Coup de Cœur Musical

Chaque fois qu’une chanson me plaira dans ma semaine série, je prendrais le temps de vous la partager. Attention aux spoilers dans le paragraphe qui accompagne !

HTGAWM (2×01) – We Are the Ones de Son Lux

Oui, enfin, HTGAWM est de retour et, comme chaque fois, ce que j’attendais le plus, c’était de remplir ma playlist pour prendre le volant. Et franchement, dans presque chaque épisode, je trouve mon bonheur avec eux tant la BO est toujours parfaitement soigné. J’ai eu une petite frayeur pendant l’épisode, mais j’ai finalement trouvé mon coup de cœur à la toute fin de l’épisode. Outre la scène traumatisante qui accompagne cette chanson, puisqu’elle annonce la fin d’un membre du casting, quand même, c’est le décalage entre ces chœurs et les bruitages si particuliers qui me plaisent. La voix du chanteur se pose tout doucement sur des sons électro angoissants et le refrain est juste parfaitement entêtant. Alors peu importe qui est mort, cette scène est déjà gravée dans mon cerveau !

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Les autres actus du blog

Sans surprise pour personne, les autres actus du blog se résument à l’article sur That ‘70s Show saison 7. L’article le plus consulté cette semaine fut celui sur le pilot de This is us, talonné de près par celui sur Notorious, publié seulement hier. De toute évidence, il y en a qui se cherchent de nouvelles séries !

Justement, la rentrée série est majoritairement faite pour moi, zéro nouveauté à venir pour les sept prochains jours. Il me reste à surveiller cette semaine les retours de Quantico et Once Upon a Time, deux séries qui m’ont lassé l’an dernier et que je ne suis pas sûr de suivre avec beaucoup d’assiduité. The Last Man On Earth et son humour inégal est également diffusé cette nuit aux USA, et ça je pense que vous en parlerai, malgré une fin de saison 2 vraiment moins bonne que les débuts.

En revanche, jeudi, il y a LE retour que j’attends le plus, c’est celui de Younger pour une saison 3 que j’espère plus longue que la saison 2 vu la date de lancement. N’hésitez pas à vous rafraîchir la mémoire sur la série en allant faire un tour par ici 🙂

Bien sûr, il y aura aussi les débuts de Luke Cage vendredi, mais je pense mettre un certain temps avant de vous en parler, d’autant plus que je serai sans connexion internet quelques jours en fin de semaine…

Autrement dit, mon article sera peut-être en retard dimanche prochain, j’espère que vous me pardonnerez ! Allez, à la semaine prochaine 🙂

Retrouvez par ici les articles des semaines précédentes

Semaine 37 : du 12 au 18 septembre

Le calendrier des inédits se remplit petit à petit, mais c’est encore assez calme cette semaine, malgré quelques excellentes surprises, surtout jeudi dernier. Bref, un peu plus de lecture et de passages ces derniers jours sur le blog, la rentrée séries approche !

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Les inédits de la semaine

Avant d’en arriver là toutefois, il reste donc mes inédits de cette semaine, une fin de saison (qui sent la fin de série) pour Braindead, une fin de demi-saison pour Suits et un rattrapage des épisodes d’Atlanta. C’est probablement pour ça que les notes sont plutôt bonnes, surtout que c’était aussi les reprises d’AHS (pour le challenge) et Blindspot.

Fear the Walking Dead (2×11), 15/20
Braindead (1×12), 14/20
Braindead (1×13), 17/20
Suits (6×10), 17/20
You’re the Worst (3×03), 20/20
Better Things (1×02), 13/20
Blindspot (2×01), 20/20
American Horror Story (6×01), 16/20
Atlanta (1×01), 14/20
Atlanta (1×02), 13/20
Atlanta (1×03), 14/20

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La performance de la semaine

Sur le modèle de certains blogs américains (et notamment de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine.

Pour la première fois depuis que j’ai lancé cette catégorie, un acteur obtient ses quelques lignes sur le blog. Et il s’agit d’une actrice, qui n’est autre que Gina Torres. Déjà lors de la semaine 28, j’avais souligné à quel point j’adorais son jeu et son travail.

Je me vois mal recommencer l’historique de sa carrière du point de vue du bingewatcher que je suis, comme je fais un peu chaque semaine, vu que je l’ai déjà fait. Le personnage de Jessica reste le rôle parfait pour elle, avec le côté manipulateur/calculateur et la sensibilité bien planquée derrière et il va être temps pour les spoilers sur sa performance dans cette fin de mi-saison de Suits !

Gina Torres a incarné le rôle de Jessica à la perfection pendant cinq ans et demi, c’est pourquoi l’épisode diffusé cette semaine était un vrai déchirement : le personnage choisit de quitter sa propre firme et la ville au passage. Elle se retrouve ainsi dans les bras de son amour des dernières saisons, Jeff Malone (D.B Woodside, excellent comme à son habitude). L’actrice quitte au passage la série après cinq excellentes saisons et demi. J’aurais aimé la voir rester jusqu’au bout, surtout que cette année avait permis un peu de développement pour le personnage.

D’un point de vue objectif cependant, c’est vrai que Suits a souvent maltraité l’écriture de Jessica en la reléguant au trois ou quatrième plan dans 95% des épisodes. Je peux comprendre que l’actrice en avait marre des vols Toronto/Los Angeles pour un rôle qui la faisait pas énormément avancer.

De toute façon, elle n’est pas restée bien longtemps sans emploi : dès le lendemain de la diffusion de l’épisode, ABC annonçait qu’elle rejoignait le Shondaland en décrochant un rôle dans la seconde saison de la très moyenne The Catch. On verra bien ce que ça donne, ça ne peut qu’améliorer la série en théorie.

15Les autres actus du blog

Peu d’actus sur le blog, comme d’habitude et probablement comme tout au long de cette année scolaire très, très remplie, désolé. Il y a quand même eu un article That ‘70s show comme prévu.

Du côté des actus séries, c’est encore moins positif. Roadies est terminée à tout jamais, l’annonce est tombée cette semaine. Rien n’est encore officiel du côté de Braindead, mais ça sent tout aussi mauvais : les producteurs comme l’actrice principale se sont déjà retrouvés un job, alors je pense que je peux me faire une raison…

Pas de déprime pour autant : ces deux séries ont de très bonnes conclusions de saisons qui ne nous laisse pas sur notre faim ; les deux étant conclues comme il fallait, avec juste une légère ouverture qui nous laisse présager dans un cas le meilleur (Roadies), dans l’autre une suite qui pourrait tout aussi bien exister dans quatre ou cinq ans, ou même jamais. Ça aura été deux bonnes trouvailles de mon été et je ne regrette pas d’avoir suivi ces séries, que je vous conseille une fois de plus !

Pas de déprime non plus, parce que la semaine à venir s’annonce déjà bien chargée en inédits : outre les séries de cette semaine qui continuent, Agents of S.H.I.E.L.D, Grey’s Anatomy, How to Get Away with Murder et Superstore entament une nouvelle saison, sans compter les débuts de The Good Place, This Is Us et Notorious qui m’intéressent. Trop chargé, il va falloir que je fasse des choix !

On en parle dimanche prochain !

Retrouvez par ici les articles des semaines précédentes

Atlanta (S01)

Spoilers 1×04

04.jpgÉpisode 4 – The Streisand Effect – 10/20
I need to eat today, not in September.

Toujours pas, pourtant j’essaye. Je me suis ennuyé devant la majorité de cet épisode. Je vois la critique, je vois l’humour, mais je n’accroche pas. J’ai bien aimé par exemple la critique de la notoriété facile et stupide, celle des réseaux sociaux et tout ce qui tournait finalement autour de Paper Boi. C’était plutôt bien trouvé, mais le voir continuer sa vie comme si de rien n’était et s’offusquer de ça après l’épisode de la semaine dernière où il a vu, sans réagir vraiment, un type se faire buter sous ses yeux… Nope. Quant à Earn, l’absence de Vanessa ne lui fait pas grand bien, son intrigue s’enlisant dans le manque d’argent pour la deuxième semaine consécutive. Le problème, c’est que ce n’est pas tourné vers l’humour, c’est juste un fait et c’est même plutôt déprimant. Alors oui, il y a une forte part de réalisme, mais c’est quand même vendu comme une comédie et l’humour a du mal, à l’exception de quelques répliques, à trouver sa place et les personnages ne rentrent pas franchement dans mon cœur, entre nombrilisme et intérêts étranges. Ils sont paumés, c’est probablement voulu, mais du coup moi aussi je suis paumé et je n’ai plus trop envie de revenir, d’autant qu’il y a beaucoup de plans longs qui n’ont pas grande utilité ; le décor étant déjà fixé depuis trois épisodes. Je vais encore lui laisser (au moins) une chance la semaine prochaine, mais je crois que la série se poursuivra sans moi, malgré son renouvellement pour une saison 2.

Ci-dessous le reste de l’article sur cette saison, écrit semaine après semaine.

Avis : J’ai raté le début d’Atlanta ! Qu’à cela ne tienne, me voilà et je rattrape vite fait bien fait ces deux premiers épisodes de 25 minutes chacun. Je pensais que ce serait une série d’une heure, donc je dois dire que ça m’arrange bien que ce soit si court, même si c’est par ailleurs frustrant.

Alors je vous vois venir, si vous avez cliqué sur ce lien, c’est pour deux raisons : soit vous connaissez déjà et du coup vous êtes juste curieux de ce que je peux bien avoir à en dire, auquel cas vous êtes bons pour passer direct à la critique des épisodes ci-dessous, soit vous n’en avez jamais entendu parlé et vous vous demandez simplement ce que c’est que cette série…

Bienvenue au club ! Je n’en ai pas la moindre idée ! Je n’en ai vu que la bande-annonce des personnages regardant la télé, diffusé il y a quelques mois maintenant et je m’étais dit qu’un tel trailer était culotté. Rien que pour ça, j’espère qu’ils auront une partie de mon humour. L’autre truc qui m’a archi-convaincu que je devais tester, c’est la présence de Donald Glover, alias Childish Gambino, alias j’arrête-de-jouer-dans-Community-pour-percer-dans-la-musique-mais-finalement-je-me-retrouve-dans-une-autre-série-un-an-après-la-fin-de-Community-#andamovie. Donc voilà, c’est Troy et même si Abed n’est pas là, je me dois de regarder, pas vrai ?

En plus, Alison Brie a tweeté qu’elle adorait et mon âme de fan n’a pas pu s’empêcher de trouver ça trop cool qu’ils soient encore amis. Sans beaucoup plus de renseignement, je me suis donc plongé dans les premiers épisodes, dont voici tout de suite ma critique !

 01.pngÉpisode 1 – The Big Bang – 14/20
Yeah man, rap is D-E-D. Ded.

Ok QUOI? Je croyais que c’était une comédie, c’est quoi ce début ? Je sais qu’on est sur FX, mais je m’attendais pas à un tel début, qui commence donc par une altercation qui se finit en coup de feu. Les USA, donc. Bon, il m’a donc fallu près de cinq minutes pour rire et je ne suis donc pas tout à fait sûr de me sentir devant une comédie, mais j’ai tout de même rapidement accroché puisqu’on suit quasi-exclusivement la vie d’Earn, c’est-à-dire Donald Glover, c’est-à-dire la raison de ma présence ici. L’humour est disséminé juste assez savamment pour provoquer le sourire de temps à autres. Bon, c’est particulier, définitivement pas ce que je regarde habituellement avec une ambiance beaucoup plus portée rap et jurons raciaux. Rien qui me transporte pour l’instant, mais je crois que je vais avoir Paper Boi en tête pendant un long moment. Je ne suis pas un grand fan des épisodes en structure de flashback qui te montre la fin et passe le reste du temps à en arriver là et je trouve que ça fait mauvais effet sur un pilot. Franchement, ça m’aurait tout autant surpris en conclusion d’épisode. J’imagine qu’ils avaient peur que le public ne resterait pas sans ça.

02Épisode 2 – Streets on Lock – 13/20
I fucking hate this place, man.

Earn et son cousin, Paper Boi, se sont donc fait arrêter après le coup de feu. Le vrai problème du pilot était qu’il ne définissait pas vraiment l’intérêt de la série et ça se ressent dans ce second épisode qui continue d’errer sans trop savoir ce qu’il nous montre. Certes, ça fait facilement écho à la situation du personnage principal lui aussi en pleine errance, mais c’est un peu bizarre comme lancement, surtout que je ne me suis pas renseigné sur la série avant. La comédie a certes ses personnages principaux, mais j’ai un peu de mal à voir les tenants et les aboutissants. À défaut d’être bien trouvée, la critique sur le racisme policier et carcéral était assez bien menée et est toujours nécessaire. J’ai malgré tout préféré la célébrité nouvelle de Paper Boi, c’était un peu plus accrocheur et léger. Bon, je suis très mitigé sur la série pour l’instant, il me manque un vrai point d’accroche je trouve. À voir par la suite.

03.pngÉpisode 3 – Go for Broke – 14/20
My name is “12 years a slave”. The slave.

La prison a disparu du paysage avec l’épisode 2, ce qui nous laisse la perspective de suivre un Earn complétement fauché – et j’entends par là plus que moi – à travers une double journée forcément pas facile. Cet épisode m’a fait un peu plus rire avec sa scène totalement absurde de fast-food, mais pour le reste, je continue à y trouver des coupes étranges, des transitions pas franchement compréhensibles et, heureusement, une bonne vibe rap par derrière. C’est la seule chose qui me fait rester, son côté décalé par rapport à ce que je regarde d’habitude, mais j’ai pas encore le matériel pour m’attacher aux personnages et c’est un peu décevant niveau humour par rapport à ce que j’en attendais/ce que j’avais lu comme réactions dessus. J’ai malgré tout apprécié les scènes avec Vanessa qui étaient fun, mais pas du tout capté l’intrigue autour de l’interprète de Paper Boi (dont j’ai pas encore retenu le nom). Bref, toujours pas convaincu après trois épisodes, je suis toujours aussi perdu devant Atlanta. C’est peut-être ce qui fera sa force à long terme, si je veux rester optimiste.

04.jpgÉpisode 4 – The Streisand Effect – 10/20
I need to eat today, not in September.

Toujours pas, pourtant j’essaye. Je me suis ennuyé devant la majorité de cet épisode. Je vois la critique, je vois l’humour, mais je n’accroche pas. J’ai bien aimé par exemple la critique de la notoriété facile et stupide, celle des réseaux sociaux et tout ce qui tournait finalement autour de Paper Boi. C’était plutôt bien trouvé, mais le voir continuer sa vie comme si de rien n’était et s’offusquer de ça après l’épisode de la semaine dernière où il a vu, sans réagir vraiment, un type se faire buter sous ses yeux… Nope. Quant à Earn, l’absence de Vanessa ne lui fait pas grand bien, son intrigue s’enlisant dans le manque d’argent pour la deuxième semaine consécutive. Le problème, c’est que ce n’est pas tourné vers l’humour, c’est juste un fait et c’est même plutôt déprimant. Alors oui, il y a une forte part de réalisme, mais c’est quand même vendu comme une comédie et l’humour a du mal, à l’exception de quelques répliques, à trouver sa place et les personnages ne rentrent pas franchement dans mon cœur, entre nombrilisme et intérêts étranges. Ils sont paumés, c’est probablement voulu, mais du coup moi aussi je suis paumé et je n’ai plus trop envie de revenir, d’autant qu’il y a beaucoup de plans longs qui n’ont pas grande utilité ; le décor étant déjà fixé depuis trois épisodes. Je vais encore lui laisser (au moins) une chance la semaine prochaine, mais je crois que la série se poursuivra sans moi, malgré son renouvellement pour une saison 2.