Le Whedongate, 2021

Salut les sériephiles,

Je sais. Je sais qu’il y a deux jours à peine, j’ai tweeté pour dire que j’avais fait le tour de ce que j’avais à dire sur Joss Whedon il y a trois ans déjà. L’article, simplement nommé Whedongate est toujours en ligne. Qu’est-ce qui a changé depuis son écriture alors ? Ben, déjà, je devais encore parler aujourd’hui des comics Buffy, et je ne me voyais pas le faire sans parler de ce qu’il s’est passé avant avec les déclarations de Charisma Carpenter. Je me suis alors retrouvé à écrire cet interminable article et, après réflexion, je le publie, tel quel, à chaud et sans relecture, sans mise en page particulière, sans gif. Le sujet est sérieux, après tout.

Voir aussi : Le Whedongate, 2017

Par où commencer ? Déjà, Charisma Carpenter a éclairci beaucoup les choses concernant sa grossesse. Très sincèrement, n’importe qui ayant vu la saison 4 d’Angel sait parfaitement qu’il y a eu un problème durant le tournage la concernant. Sa grossesse est maltraitée scénaristiquement du début à la fin, et le personnage est sacrifié et jeté à la poubelle après quasiment sept années d’évolution vraiment géniales. Tout ça, c’est encore sans compter la carrière de l’actrice qui a eu du mal à s’en remettre après.

Le point de vue de Charisma Carpenter ne fait que confirmer les nombreuses théories et rumeurs, tout en y ajoutant quelques éléments qui restent de l’ordre du point de vue : elle affirme ainsi que Joss Whedon a ignoré les appels de son agent lorsque celui-ci voulait prévenir de la grossesse de l’actrice ; et je suis sûr que Joss Whedon dirait probablement autre chose, mais à ce stade… Je m’en fiche pas mal.

De toute manière, je vois mal comment il pourrait s’en défendre autrement que « parole contre parole », et clairement, ce n’est pas celle de Joss Whedon en laquelle je crois le plus : il a refusé de simplifier le tournage pour l’actrice, au point de la faire venir tourner de nuit – alors certes c’est une série de vampires et il se passe plein de choses la nuit, mais beaucoup de scènes se déroulaient à l’intérieur tout de même ; et certaines scènes extérieures sont bien inutiles dans cette saison (ou auraient pu être tournées différemment).

D’après elle, Charisma Carpenter a donc vécu une grossesse difficile, y compris d’un point de vue médical, avec beaucoup de stress, un symptôme physique dont elle souffre encore et de multiples moqueries et remarques sarcastiques de Whedon, notamment sur ses croyances religieuses. Bon. On parle de Joss Whedon : ça ne fait absolument aucun doute, évidemment que ce qu’elle dit est vraie. Il suffit d’écouter quelques interviews du producteur – ou les commentaires audio des épisodes – pour savoir que c’est vrai qu’il a un humour grinçant (faisant aussi le succès de ses séries, c’est ça le pire), et pour l’imaginer assez facilement.

Je l’avais déjà dit la dernière fois : je n’ai jamais vraiment aimé ce que je voyais de Whedon en tant que personne. Il a l’air d’être un type triste, frustré, offensif avec les mots, qui veut tout contrôler et qui fait de l’humour avec tout, sans réfléchir vraiment aux personnes à qui il s’adresse. Eh, moi aussi je fais de l’humour avec tout… mais j’ai vite appris qu’on ne pouvait pas faire ça avec tout le monde non plus. Et clairement, tu ne peux pas te le permettre avec des gens qui bossent pour toi, purée.

Voir aussi : Comment Buffy a façonné mon blog (et ma vie) ?

Sa réputation a toujours été la même : il a une vision artistique sacralisée (par ses fans, certes, son équipe, aussi, mais surtout par lui-même) et une certitude qu’il fait qu’il refuse la critique ; voulant que le script soit réalisé à la virgule près. Souvenons-nous qu’Halle Berry et lui se détestent à cause d’une simple réplique qu’elle n’aimait pas et qu’il n’a jamais voulu changer, menant à la blague la plus désastreuse de X-Men parce qu’elle ne l’a pas dit sur le bon ton (et on connaît assez le ton whedonien pour voir ce que ça aurait dû donner cette blague du crapaud qui dit aïe comme tout le monde)…

Ce qui se passe aujourd’hui, c’est qu’on est en 2021 et que cette attitude qui pouvait passer en 2000 ne trompe plus : son autoritarisme en fait une mauvaise caricature de dictateur ridicule, et le féminisme de ses œuvres est en train d’être sacrément taché par ce qu’il est, un homme blanc hétéro pas si ouvert d’esprit que ça. En même temps, là encore, difficile d’y trouver une surprise quand on connaît le traitement des personnages de couleur dans ses séries (ils sont vraiment peu nombreux, et à part Gina Torres, ou à la rigueur J. August Richards, faut voir comment ils finissent en général…).

Le vrai problème qui me fait écrire cet article n’est cependant toujours pas là : tout ça, je l’ai déjà évoqué sur le blog, il n’y a pas de changement. Ce qui me pose problème, c’est la déclaration de Michelle Trachtenberg (Dawn dans Buffy) qui a suivi… Que tout le casting parle d’une mauvaise ambiance sur le plateau de tournage, ce n’est pas trop nouveau – on sait déjà que Sarah Michelle Gellar s’isolait souvent (et on comprend mieux pourquoi maintenant ?) et que Whedon avait ses favoris (toujours tristement silencieux dans l’affaire pour la plupart, alors que je les adore, à commencer par Alexis Denisof et Amy Acker). Qu’elle aille dire qu’il y avait une règle interdisant Joss Whedon de se retrouver seul avec elle – une adolescente ! – dans une pièce ? Ça craint.

Voir aussi, entre autres sur l’ambiance de tournage : Ma 1e convention, Buffy Once More With Feeling 3

On ne saura probablement pas ce qu’il en est, et on n’a pas vraiment besoin de savoir non plus, mais ça dépasse le cadre de la mauvaise ambiance, de toute évidence. On a souvent mis sur le dos de Sarah Michelle Gellar la fin de Buffy, mais peut-être qu’elle en avait marre aussi – elle savait de toute évidence ce qu’il s’est passé, quand d’autres nient être au courant, comme Anthony Head, que j’ai envie de croire, parce que je vois mal un type comme Joss Whedon oser faire quoique ce soit devant lui. C’est dire comme je vois Joss Whedon.

Il est assez connu parmi les fans, de plus, que Sarah Michelle Gellar n’était pas d’accord avec toutes les décisions de Whedon lors de la dernière saison – il va jusqu’à dire qu’elle n’a rien compris à la dernière scène entre Buffy et Spike, mais qu’elle a quand même joué ce qu’il voulait, et il en semble heureux et fier d’avoir réussi à la forcer à le faire dans le commentaire audio du DVD… Malaise ? Sa vision artistique avant le reste, comme lorsqu’il la force aussi à rire dans la saison 6 alors qu’elle déteste ça. Bon. Le métier d’acteur, c’est aussi ça, je sais bien, mais sans dialogue aucun sur le scénario et sur ce qui est accepté… Encore une fois, question d’époque, et personne ne trouvait rien à y redire en 2000, j’imagine.

Le reste du casting ? On voit mal David Boreanaz ou Nicholas Brendon (Angel et Xander/Alex, respectivement) intervenir après avoir été au cœur de leurs propres affaires de harcèlement. Beaucoup apportent du soutien, surtout du côté des femmes. Côté hommes, c’est sans trop de surprise que J. August Richards a été un des premiers à apporter son soutien à Charisma Carpenter, en soulignant qu’il savait ce que c’était d’avoir du mal à évoquer un tel secret (il a fait son coming out public il y a un an seulement), quand les autres ont eu du mal à s’y mettre.

Enfin, les favoris de Whedon se taisent… à l’exception d’Eliza Dushku. Pourtant, après avoir été dans trois de ses séries, et après avoir eu une série écrite rien que pour elle où il s’est empressé de la mettre en tenue de cuir et dominatrice, elle ne peut pas ne pas savoir, surtout après avoir été elle-même victime de harcèlement plusieurs fois (elle a arrêté sa carrière après Bull à cause de ça) ? Je suis perplexe, mais Whedon semble avoir une telle personnalité qui attise la fascination, peut-être qu’on peut bel et bien être aveuglé par ce qu’il fait grâce au charisme qu’il dégage ?

Voir aussi : Ma rencontre avec Eliza Dushku au Comic Con Paris 2017

Et puis, quand on est dans ses bonnes grâces… ? Je reste surpris – dérangé ? – par le silence de certains face à cette affaire, tout de même (Nathan Fillion ? Felicia Day ?). Personne ne peut nier qu’il avait ses favoris et que ça ne peut que créer des ambiances de travail toxique ? Tout ça me rend heureux qu’il ne soit finalement jamais revenu sur Agents of S.H.I.E.L.D, et je comprends mieux pourquoi avec l’ouverture d’esprit de son frère et de Maurissa Tancharoen. Il doit y avoir des tensions dans les réunions de famille !

Voir aussi : Ma rencontre avec Felicia Day (en 2014)

Quant à la cancel culture qui rôde autour de tout ça… Humph. C’est compliqué. Certains comparent à Rowling, mais c’est bien différent de Rowling en ce qui me concerne – Rowling est juste une femme qui ne change pas à la même vitesse que le monde, qui est plus vieille que sa fanbase et qui s’entête dans des idées passées. Harry Potter a mal vieilli, les livres n’auraient pas le même succès aujourd’hui parce que pas assez inclusif… mais pour leur époque, ils restent étonnamment ouverts d’esprit dans le message ; et ils fonctionnent encore pour des lecteurs aujourd’hui grâce à la magie qu’ils apportent et à la plume incroyable de Rowling, qu’on ne pourra pas lui retirer, même si elle écrivait les pires messages du monde.

Voir aussi : The Ickabog, Un nouveau conte signé JK Rowling

Les œuvres de Joss Whedon ? Sa plume m’a moins plu ces dernières années, précisément parce que je ne le trouvais plus si ouvert d’esprit non plus, à se comporter en enfant après la défaite des démocrates face à Trump… J’ai quand même très envie de découvrir The Nevers, parce que j’adore le concept de base de la série. C’est frustrant.

C’est un être humain détestable. Pour l’instant, il n’est que ça, il n’a pas commis de crime, il est juste un connard qui vire les jeunes mamans et se comporte mal en présence d’adolescentes, ce qui est déjà beaucoup trop, mais j’ai déjà écrit que je n’aimerais pas le rencontrer car on voit bien qu’il est gênant. Je pense – j’espère – qu’il s’est contenté de réflexions salaces en présence de (et possiblement à propos de) Michelle Trachtenberg ; comme il en a fait de toute manière dans les commentaires audio des DVD aussi.

Si, si, il se permet des commentaires sur le fait que Dawn soit sexy dans un épisode qu’il commentait avec Nicholas Brendon, vraiment, c’était déjà dérangeant à entendre quand j’étais ado : de mémoire, mais je n’ai pas mes DVDs avec moi pour vérifier (tout se perd), c’est à propos d’une scène de la fin de saison 7 où Xander embarque Dawn de force en voiture avec lui.  Les blagues qu’ils font à ce moment-là ? Suffisamment dérangeantes pour que ça me revienne à la rédaction de cet article. Elle avait à peine 18 ans.

Je m’égare : comprenez-bien que si ça m’a dérangé en tant qu’ado il y a dix ans (plus, même), c’est qu’il y a clairement un problème, surtout maintenant que les standards ont évolué. J’aime la plume de Whedon, j’aime les mondes qu’il met en place, la structure narrative qu’il a donné à la télévision et les répliques grandioses de ses personnages qui évoluent toujours. Ces œuvres ne sont pas le fruit de son unique travail, mais d’une collaboration avec de nombreux artistes, tant devant la caméra (tant d’acteurs !) que derrière, avec une équipe de scénaristes dingues qui continuent aujourd’hui d’écrire des choses merveilleuses.

Je ne vais pas les renier. Je vais rester fan, parce que, et là ça rejoint Harry Potter, ça m’a forgé en tant qu’adolescent et jeune adulte, ça m’accompagne depuis des années et j’ai trouvé de la force grâce à ces œuvres.

En revanche, ce qui est permis par la fiction, notamment dans l’humour, ne l’est pas forcément dans la réalité. En revanche, je continue de penser que derrière le génie artistique se cache un type qui manipule tout le monde et se prend pour un dieu. En revanche, j’ai désormais la certitude que ce qui a permis la création d’un monde aussi parfait était finalement hyper toxique… C’est toutefois le cas de bien des choses dans ce monde, et il faut l’accepter.

Difficile de séparer l’artiste de l’œuvre, donc, comme toujours. Je vais continuer de penser bien du mal de la personne, mais d’adorer ce qu’il a écrit et créé, en me rappelant que ça a débouché sur des projets – et pas que les siens ! – où des artistes ont pu s’épanouir, où une forme de féminisme (mise à mal aujourd’hui sur plein de points, à commencer par Xander qui est l’archétype du nice guy à qui, en plus, on pardonne tout) a pu exister dans une culture qui ne lui laissait aucune place et où des fans ont pu grandir.

Et surtout, surtout, je vais espérer que Joss Whedon sorte de l’hypocrisie malsaine dans laquelle il est vis-à-vis du message de ses œuvres. Clairement, il s’en sert – et des œuvres, et des fans ! – pour s’excuser en permanence de ce qu’il fait et est, en assurant qu’il est un type bien parce que les mots le prouvent. Ce n’est pas le cas. Il a fourni de jolies histoires de rédemption à travers les années… Espérons qu’il puisse en vivre une lui aussi, reconnaître ses torts et avancer pour devenir plus fréquentable. Malheureusement, je doute de sa capacité à y parvenir, parce que je l’ai toujours vu comme un type profondément détestable, contrairement à ceux dont il s’entoure. Une aura, un charisme. C’est terrible.

Je l’ai lu sur Twitter, et je n’ai pas meilleure conclusion : Do better, Joss.

Willow (au pays des merveilles ?) – #1-5

Salut les sériephiles,

Il est peut-être temps que je fasse le point sur les derniers comics qu’il me reste à évoquer pour faire le tour de tout ce que j’ai lu durant le Mois de la BD de Ludo. J’attendais d’en avoir fini avec l’ensemble de ce premier run de comics consacrés à Willow, et maintenant que c’est chose faite puisque j’ai lu le dernier numéro dans le bus ce matin, je peux le faire ! Alors… Une fois de plus, je suis mitigé face à ce reboot, pour tout un tas de raisons.

Voir aussi : Le Bilan du mois de la BD !

Du côté du synopsis, nous retrouvons donc le personnage de Willow qui quitte Sunnydale après un accident ayant eu lieu dans l’arc Hellmouth des comics. Pendant celui-ci, en effet, Xander, qui avait une partie de l’âme de Willow depuis qu’il était devenu vampire (c’est compliqué, ouais, là-dessus, ils sont à peu près fidèles à la série comme ça, même si ce choix était hyper perché) est mort. C’est embêtant, et ça dévaste Willow qui a besoin de s’aérer l’esprit, quitte à tirer une croix sur sa copine – qui se console dans les bras de Kendra, parce que pourquoi pas.

La voilà donc qui s’évade et finit par atterrir dans une étrange communauté de sorcières qui va lui apprendre bien des choses sur la magie… mais qui cache inévitablement sa part d’ombre, sinon, il n’y aurait pas d’histoire à raconter. Qu’en ai-je pensé alors ?

Voir aussi les critiques du reboot de Buffy : #1 #2 #3 #4 | #5 #6-8 | #9-12 | #13-17

C’est peut-être la meilleure partie de ce reboot, parce que le personnage de Willow a quand même gagné un look bien plus classe durant ce reboot. Son pull des derniers numéros est génialissime. En revanche, vous vous doutez bien que si comme point positif, le premier truc qui me vient, c’est le look d’un personnage dessiné, c’est qu’il y a un problème. Ou plusieurs mêmes.

Le premier problème évident, pour moi, c’est l’intrigue elle-même qui n’est pas très originale et n’apporte pas grand-chose au délire de culte parfois associé aux sorcières. Pourtant, le scénario essaie de faire croire que si et fait quelques références non précises à des œuvres sur les sorcières, pour faire comme si les personnages étaient critiques de tout ce mouvement qui rend les sorcières cool dans la pop culture alors que c’est ce qu’elles font elles-mêmes.

Ensuite, le personnage de Willow, bon. La voir quitter ses amis et sa copine parce que Xander est mort, c’est bizarre. C’est un reboot d’accord, mais il surfe sur les personnages que l’on connaît en leur rendant les mêmes caractères… alors pourquoi ce virage à 360° pour le personnage de Willow ? On est toujours sur l’équivalent de la saison 1, en théorie, mais on en est déjà à la Willow de la saison 8 : elle finit cet arc avec énormément de magie, une copine cheloue et un caractère bien trempé. C’est dommage. Tout ce reboot semble vouloir profiter du fait qu’on connaît l’évolution de ces personnages, mais sans jamais faire ce travail d’évolution, et c’est frustrant.

Dans les frustrations aussi, j’ai eu l’impression que les scénaristes voulaient nous ramener le personnage de Tara. Ils n’arrêtent pas de ramener tous les personnages de la série, alors ça me paraissait logique quand j’ai vu débarquer une sorcière qui bégaie et qui ressemble très vaguement à Amber Benson qu’on tenait la nouvelle Tara… Finalement, c’est juste une sorcière voulant s’enfuir de ce clan sans qu’on ne sache bien pourquoi, et qui finira… Ben on ne sait pas non plus, parce que Willow semble complètement l’oublier au cours du dernier numéro qui se veut déstabilisant à téléporter les personnages toutes les deux pages.

Bref, c’était étrange comme construction et, pire encore, ça n’avait pas de sens au sein même de l’univers de ce reboot. Ainsi, Willow était déjà de retour à Sunnydale dans les derniers numéros de Buffy, alors que son aventure n’était pas encore terminée. C’est bizarre à lire, même si bien sûr, on est capable de savoir dans quel sens tout se passe. C’est juste que ça donne le sentiment d’être spoilé, puisqu’on savait déjà dans quel état Willow rentrait et qu’il ne fallait pas être sorcier pour comprendre pourquoi et comment.

Ce reboot continue d’être franchement médiocre par rapport à la série. Si j’y suis attaché, c’est parce que j’aime les personnages et que je me rattache à mon souvenir de la série et à mes habitudes de lire les comics des saisons 8 à 12, mais clairement Boom nous sort une fanfiction sacrément perchée et multiplie autant que possible les titres pour se faire du fric auprès des fans nostalgiques comme moi. C’est une stratégie qui marche, après tout.

Et bonnes vacances !

Salut les sériephiles !

Ca y est, les vacances scolaires sont arrivées ! Je ne peux pas dire que j’en ai vraiment un énorme besoin, puisque j’ai eu une longue quatorzaine de télétravail, donc pas mal de temps chez moi. Ce n’était pas reposant, loin de là, mais ça ne représente quand même pas la même fatigue de supprimer les transports, d’avoir ses horaires et surtout de ne pas faire un millier d’aller-retours entre les rangs de sa salle de cours. Je me sens donc un peu moins cassé que d’habitude… mais je suis quand même content de voir cette période de vacances se profiler après une semaine où tout le monde était au bout du rouleau après un long confinement sans ce rythme.

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Ne soyez pas trop mauvaises langues, j’ai une petite centaine de copies qui m’attendent (et pas des petites en plus) parce que je suis maso et je n’ai plus aucune avance sur les préparations de cours, donc je sais quoi faire en cas d’ennui pendant ces vacances. Cela dit, vous me connaissez et vous savez peut-être que j’ai l’habitude de parler sur le blog, le soir des vacances, de mon planning prévisionnel des trucs que je veux voir.

Malheureusement, outre le boulot, je vais également me reprendre quelques jours de vraies vacances. Malheureusement ? Non, je déconne, je suis hyper impatient de retourner chez les mêmes amis que cet été. OK, je sais, ce n’est pas très gestes barrières et tout, mais pas plus que d’avoir fait cours à 112 élèves (non, moins, il y en a qui étaient déjà partis en vacances, évidemment) aujourd’hui. Je m’égare, je m’égare ! Pourtant, il y avait une logique : heureusement pour moi, mais malheureusement pour le blog, je ne sais pas encore si je vais réussir à assurer mon rythme d’un article par jour… On verra bien, mais je pense que ma première semaine de vacances va être chargée. En plus, il y aura aussi un nouvel épisode de 42 minutes le vendredi 23. J’espère que vous avez hâte, vous aussi !

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Forcément, qui dit nouveau podcast, dit #RiverdaleStrong. Mon plus gros objectif série de ces vacances va donc être de terminer la saison 2 (enfin !) et de me lancer aussitôt dans la troisième (tant qu’à faire). Ce n’est pas gagné, mais ça se tente. Il faudra ensuite que je rattrape les épisodes ratés du début de semaine. Pour la deuxième semaine, je ne sais pas trop encore. J’ai encore et toujours God friended me à terminer, et je pense que c’est celle qui est en meilleure position pour être terminée, aux côtés de, peut-être, une avancée dans Suits. Pour cette dernière, je n’y crois pas tellement : il y a tout de même Haunted of Bly House qui attend sagement que je pense à elle.

Sinon, il est possible que je retrouve Laura et qu’on se décide sur une nouvelle série à binger ensemble maintenant que 3% a pris fin, alors que l’amie avec qui je regarde parfois Buffy depuis des années arrive ENFIN à la fin de la série… donc à voir si on arrive à caser ça, avec nos masques, le mètre de distance ET le couvre-feu. Ouais, on a le monde entier contre nous, je sais, mais c’est Buffy (ou Angel).

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On verra donc, il y a l’embarras du choix dans ma liste de séries à regarder… et il faut noter que le prochain WESéries approche, tout aussi vite qu’Halloween si vous voyez ce que je veux dire ! Tout n’est pas perdu pour le visionnage de séries, donc.

Quant au blog, j’aimerais trouver le temps (mais quand ?) de faire un petit design d’Halloween, tout en préparant donc le prochain week-end et, dans l’idéal, en rattrapant un mois de TFSA, parce que c’est quand même n’importe quoi d’en rater trois d’affilée. Je pourrais bien sûr en écrire un là, tout de suite, mais eh, on se calme, laissez-moi croire aux vacances. Ainsi, je me suis prévu une grosse soirée de glandouille pour finir Julie & the Phantoms et si possible enchaîner les inédits du vendredi… avant un week-end où je ne suis pas sûr de regarder des séries. Ce n’est pas gagné, je suis au téléphone, là, et j’ai déjà bien envie d’aller dormir, alors qu’il est à peine 19h. Décidément, quelle année 2020 ! Bonnes vacances à ceux qui ont la chance d’en avoir, bon week-end à tous !

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Non. Vacances.

Les 150 liftings de Buffy et Joyce (reboot)

Salut les sériephiles,

Une chouette couverture, un comic pas ouf auquel je ne suis pas sûr d’avoir tout pigé franchement. Et un lifting flippant.

Il est temps pour moi de revenir sur mes lectures du mois de la BD, parce que c’était il y a deux semaines tout de même que ça s’est terminé. Je reprends donc cette semaine avec mon avancée sur le reboot de Buffy, dans lequel je suis enfin à jour – j’ai même lu celui de la semaine dernière avant d’écrire cet article. Il est donc temps de faire le point sur les comics 13 à 17 et… oups, j’ai déjà tout oublié.

Voir aussi : Le Bilan du mois de la BD !

J’exagère, évidemment, mais soyons clairs, plus on avance, moins j’accroche à ce reboot. Evidemment, les décisions des débuts font que la série n’a plus rien à voir avec l’originale, mais le vrai problème, c’est surtout que je trouve les personnages très peu développés. En fait, il est assez clair qu’on essaie de nous vendre un produit dans lequel on connaît déjà les personnages et les caractères, donc on ne cherche pas à les développer plus que ça… sauf qu’en contrepartie, les histoires changent du tout au tout, et les caractères aussi, sans explication. Parfois, je retrouve totalement certains personnages… et parfois je ne les reconnais pas du tout. Le tout dans le même livre. C’est gênant.

Voir aussi les critiques des autres numéros : #1 #2 #3 #4 | #5 #6-8#9-12 | #13-17

L’autre détail qui me gêne de plus en plus, et ça me gênait déjà avant le reboot dans les saisons 8 à 12, c’est que les dessinateurs changent régulièrement. Parfois, on a vraiment des planches où Buffy EST Sarah Michelle Gellar, c’est évident. Et puis parfois, on a des planches où… hum, le dessin est totalement différent et ne fait pas l’effort de ressembler au moins à ce qu’il se passait dans le comic précédent ? Je ne dis pas que je veux que Buffy ressemble toujours comme deux gouttes d’eau à SMG, juste qu’un peu de suivi d’un comic à l’autre serait appréciable. Bon, ça, déjà, mais aussi juste qu’il soit possible de vraiment distinguer les personnages. Dans le numéro 17, il y a une planche où je n’étais vraiment pas sûr de moi, mais si, c’était bien Buffy et Joyce, sa mère :

A ce stade, je ne sais vraiment pas comment on a pu en arriver là ?

Sérieusement ?! Elles ont le même âge sur cette planche, c’est de pire en pire – pourtant, il y a eu un comic où ce n’était pas le cas plus tôt. Bref, il est difficile de s’accrocher avec ces personnages qui changent d’apparence et d’âge à chaque fois.

On partait de ça quand même… C’était top, même si cette fois, c’est SMG qui ne paraît pas du tout avoir 17 ans.

Du côté de l’histoire, j’accroche énormément au personnage de Robin rajeuni. Il n’a à mes yeux absolument plus rien à voir avec le Robin que l’on connaît, mais alors plus rien du tout… Ca le rend quand même cool. Son couple avec Buffy est bien plus sympathique que ne l’était Buffy/Angel, comme je n’ai jamais vraiment accroché à ce ship… par contre faire un reboot de Buffy sans ce couple mythique, c’est un peu bizarre.

Dans le genre bizarre, nous avons aussi Willow qui s’est barrée de Sunnydale à la mort de Xander, histoire de faire sa vie dans ses comics solo dont je parlerai dans un autre article quand les cinq tomes prévus seront parus (d’ici un mois, donc)… mais qui est revenue avant que ne s’achève son arc solo ? Cela représente quand même plusieurs mois pour Buffy, mais on doit donc suivre deux Willow, et je trouve ça dommage pour le suivi au sein de l’univers… Sans compter que ça nous spoile totalement une des intrigues en cours et un gros échec sentimental de plus pour Willow.

Du côté des bonnes trouvailles (ou pas) de ce reboot, j’aime bien voir Xander, parce que non, finalement, il n’est pas vraiment mort. Le voilà donc devenu l’équivalent d’Angelus, mais je trouve ça assez fou qu’en si peu de temps, il puisse devenir un grand méchant avec plein de gens sous son pouvoir. C’est Xander quoi, même en vampire, ça n’a pas de sens de le voir devenir si méchant. En plus, tout le monde lui tourne le dos et même Willow est prête à le tuer désormais… alors qu’elle lui avait donné un bout de son âme pour le sauver tout de même !

Quand tu as envie de revoir l’épisode Passion parce que sa réécriture n’est pas si ouf.

Enfin, si j’aime beaucoup voir Kendra être développée en tant que personnage parce que la série était frustrante sur le sujet, je trouve assez schématique de la faire sortir avec Rose. Paradoxalement, ce sont peut-être deux personnages parmi les plus développés, même si on voit de moins en moins Rose au fur et à mesure des comics. Après, il y a tellement de personnages à gérer que Cordelia ou Anya ont disparu de la circulation, et c’est quand même dommage. Il n’y a plus qu’à attendre l’arrivée de Tara maintenant. Comme pour faire vendre, Boom semble vouloir ramener tout le monde aussi vite que possible dans ses séries de comics, je ne doute pas qu’elle finira par apparaître assez vite – j’ai déjà eu un gros doute à la fin du Willow du mois de septembre, mais je n’ai pas encore lu celui d’hier. C’est en tout cas grâce à cette stratégie qu’on s’est retrouvé avec tout un comic consacré à Wesley qui semblait n’avoir rien à foutre là. Tant qu’on m’introduit rapidement Faith comme ça semble être la perspective, ça me va !

Au moins, ça me validait sans problème le point bibliothèque du mois de la BD ça :’)

C’est juste un peu chiant de se farcir tout un comic sans Buffy quand c’est le titre, surtout que tu ne sais jamais à l’avance à quoi t’attendre en commençant un nouveau numéro. Puis, ce Wesley aussi est rebooté, bien moins maladroit et avec Ethan qui le hante allez savoir pourquoi. Franchement, le duo est intéressant, mais ça n’a pas trop de sens, même dan la manière dont on nous les présente. J’ai peur pour Faith !

Bref, je continue à lire parce que j’aime retrouver les personnages, mais Jordie Bellaire s’éclate à l’écriture et semble faire un peu n’importe quoi. J’ai lu des fanfics plus efficaces que ça… Je continue par habitude, en fait, et puis maintenant que j’ai lu 17 tomes, autant continuer. Non ? En tout cas… J’ai trouvé la suite de cases parfaite pour exprimer mon ressenti face à ces comics depuis le tome 1 :