Echo – S01E02 – Lowak – 12/20

Je commence à peine à m’attacher aux personnages qu’il y a déjà des répétitions dans les scènes proposées et les dynamiques. Les scènes d’action ? Le budget est sacrément réduit dans ce deuxième épisode et c’est beaucoup moins prenant. Quant au reste, on voit bien que la série fait des efforts pour relier ses différentes intrigues, mais ça sonne trop forcé, justement.

Spoilers 

Maya s’attaque au train de Fisk, comme promis.

Just lay low

Lowak

Ce second épisode, comme le premier, commence par nous parler de la mythologie Choctaw, revenant en Alabama en 1200 après JC. C’est extrêmement détaché de tout le reste, une fois de plus, et je ne comprends pas trop ce que ça vient faire là. Le filtre n’aide pas trop non plus. Bon, on voit en tout cas toute cette tribu s’extasier devant un match d’un sport dont je ne sais pas grand-chose. Ce qui est sûr, c’est qu’on montre une héroïne, Lowak, bien énervée. L’enjeu du match est important : le perdant perdra le droit de vivre sur les terres.

Le problème, c’est que l’équipe adverse, qui était en train de perdre, fait appel à son champion. Ce dernier met Lowak en difficulté. On suit donc tout le match à partir de là, avec un dernier point décisif lors duquel Lowak a soudainement une vision de Chafa. Grâce à celle-ci, son équipe l’emporte.

Bordel, mais qu’est-ce que je viens de regarder en vrai ? C’était super chelou, tout de même.

Préparatifs

Je suis content de voir que le générique de fin du premier épisode est en fait le générique de la série. Je l’aime beaucoup, ça va aider à faire passer les quatre épisodes qu’il me reste à voir. Après le générique, on retrouve Maya alors qu’elle est réveillée par son cousin, Biscuits. Ce dernier lui apporte quelques provisions et elle profite aussitôt de celui-ci pour lui demander quelques courses supplémentaires. Elle abuse un peu, tout de même.

Biscuits le fait cependant, se rendant chez son grand-père pour faire ses emplettes. La série en profite pour montrer une Karen et son mec acheter de la décoration locale – une critique très claire des américains blancs un peu concons qui veulent une déco Navajo sans faire la différence entre les tribus amérindiennes.

On a ensuite un aperçu de la vie de la grand-mère. Je me demande sincèrement pourquoi la série veut absolument nous faire quelque chose de si décousu. Les scènes s’enchaînent sans trop de rapport entre elles. Bon, la grand-mère, Chula, apprend le retour de Maya au détour d’une conversation, comprenant surtout qu’elle est la dernière au courant de ce retour (c’est faux, il y a aussi la cousine).

Chula se rend aussitôt dans la salle de patinage pour demander des informations au gérant. Mais qui est-il au juste ? L’oncle de Maya ? En tout cas, elle insiste pour dire que Maya risque d’avoir une mauvaise influence sur Biscuits.

Le train

Elle ne croit pas si bien dire : Maya l’entraîne dans quelques aventures parfaitement illégales. Au prétexte d’un tour ensemble, elle le convainc de la déposer sur un pont duquel elle saute pour atterrir sur un train. On sait déjà qu’elle est là pour s’attaquer à un wagon de Fisk Entreprise, donc c’est à peine surprenant, en vrai. La surprise vient peut-être du fait que la série est si rapide à mettre en place ce qu’elle propose. Et en même temps, il n’y a que cinq épisodes.

Bref, nous suivons Maya faire en sorte de s’infiltrer sous le wagon, puis dans celui-ci ; pendant que son cousin la suit en parallèle. C’est hyper cliché tout ça : la scène d’action est bien foutue, mais on se sent obligé de nous montrer que Chula appelle Biscuits pendant qu’il tente de suivre le train à toute vitesse pour récupérer Maya quand elle sortira de celui-ci ; de même qu’il est apparemment nécessaire de rappeler que Maya a une prothèse – on la voit donc arracher son jean.

C’est vraiment nécessaire, parce que ça lui pose problème ensuite quand sa prothèse est prise au piège entre deux wagons. En galère, Maya désespère un temps, avant d’avoir soudain une vision de Lowak et Chafa. Ses mains changent de couleur et elle a la super-force nécessaire pour libérer sa prothèse.

La course folle s’arrête alors quand Biscuits finit par rattraper le train et que Maya peut sauter du train en marche vers la voiture. C’est n’importe quoi. Je sais que c’est une série d’action, mais tout de même… on se fout de nous. C’est gênant, je comptais sur les scènes d’action pour remonter le niveau de la série.

Après, l’action n’est pas tout à fait terminée : on découvre que Maya n’a rien volé dans le train… elle a juste placé une bombe qui détruit totalement un entrepôt avec plein de munitions pour les hommes de Fisk. Bon, ça fait quelques morts au passage aussi.

Le lendemain

L’attentat de Maya ne passe pas inaperçu auprès d’Henry, le gérant. Ouais, il a enfin son nom, merci les SMS pour ça. Il demande donc à parler à Maya au plus vite, mais celle-ci est occupée à faire réparer sa prothèse par le vendeur du coin. On essaie de nous faire croire qu’un marchand de superette va réparer une prothèse high-tech là ? Même si on nous montre des images de cette réparation, je ne suis pas convaincu. Mieux encore : il lui fait une prothèse temporaire en attendant d’en créer une nouvelle.

Cela dit, la vraie raison pour laquelle Maya passe dans cette boutique, c’est de lui faire repérer une statue de Chafa dans la boutique. L’idée est claire : Chula peut faire remonter les racines de la famille jusqu’à Chafa et ça forcera Maya à parler à sa grand-mère. En attendant, elle sera surtout confrontée à Bonnie – qui apprend son retour par une gaffe amusante de Biscuits – et à Henry, qui n’apprécie pas du tout de voir Maya ramener les conflits de New-York dans sa petite bourgade.

Le problème, c’est que la scène est méga répétitive par rapport au premier épisode et que le cliffhanger ne donne pas plus envie que ça : on nous montre une vision d’une autre ancêtre de Maya. Bon. OK.

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Echo – S01E01 – Chafa – 14/20

Bon, comme je l’imaginais, ce n’est pas glorieux du tout comme introduction. Je comprends pourquoi la série n’a pas fait parler d’elle : l’intrigue proposée est extrêmement décousue et galère à introduire ses personnages, sa mythologie et ses enjeux. Disons que ça donne l’impression qu’ils veulent être sur trois fronts à la fois, sans arriver à en gérer un seul. Ceci étant dit, les scènes d’action sauvent l’épisode car elles sont hyper qualitatives.

Spoilers 

Maya a une enfance aussi malheureuse que ce qu’on connaît d’elle à l’âge adulte.

Maya… You and I, your father, we’re family.

Enfance malheureuse

La série commence déjà mal avec un « Marvel Studios » qui se passe du générique habituel. Je suis là pour avoir ma dose de Marvel, ça commence théoriquement par là. Bon, je vais essayer de ne pas en tenir rigueur à la série et de me concentrer un peu sur ce qui suit. Le problème, c’est que je ne suis pas sûr de comprendre ce qui suit avec des êtres tatoués de partout (marqués serait plus juste) qui sortent de Terre et boivent de l’eau d’une source magique avant d’être enterrés à nouveau lorsque le plafond (volcanique ?) s’écroule. Mais qu’est-ce que je viens de voir ?

Ce qui est sûr, c’est que la femme qu’on vient de suivre finit par atterrir dans ce qui ressemble à un jardin d’Eden, avec un oiseau qui se pose sur elle et sa peau d’argile qui se craquèle. En-dessous, il y a une peau humaine et des vêtements qui l’empêchent de finir à poil devant le reste de sa tribu, les Choctaw.

Tout ça n’est en fait qu’une histoire racontée en 2007 par une petite fille à une autre, sa cousine, malentendante. Bon, il est question de Maya, quoi, mais je ne suis pas convaincu par une introduction qui semble déjà se perdre dans une mythologie inutilement compliquée. Il me semble qu’une voix off pour expliquer ce qu’on voit n’aurait pas été de trop, pour une fois.

Après, on n’est pas en manque d’action : les parents des petites filles sont en train de se faire une bonne soirée qui se terminera mal. Les grands-parents de Maya (je suppose) partent en laissant les cousines ensemble sous une tente. Comme il pleut des cordes, elles finissent par rentrer et réclamer du chocolat chaud. Alors que Maya part avec sa mère acheter de quoi en refaire, elles ont alors un sacré accident de voiture parce que les freins de sa voiture ne fonctionnent plus.

La scène suivante nous apprend que ceux-ci ont été sabotés à cause de son mari, un criminel local. Ma foi, on le savait déjà, mais ça ne fait pas de mal de nous le rappeler. Dans l’accident de voiture, Maya a aussi perdu sa jambe et son père a perdu tout le respect de sa belle-mère. Forcément. Le père décide dès lors de partir à New-York, loin de sa belle-famille qui lui en veut, tandis que Maya passe son temps à culpabiliser pour l’accident dont elle se sent responsable. Elle voulait du chocolat chaud après tout.

Le départ pour New-York est super violent pour la petite en tout cas. Non seulement, elle a perdu sa jambe et sa maman, mais elle perd aussi le soutien de sa cousine. C’est compliqué pour elle. À New-York, son père fait tout ce qu’il peut pour offrir une vie différente de la sienne à sa fille. Il veut la maintenir loin du crime, mais bon, quand on a un papa criminel, c’est un peu impossible. Maya observe tout et comprend vite ce qu’il en est.

Malgré sa jambe en moins, elle a une prothèse qui lui permet de faire du judo, où elle croise Fisk. On ne nous le dit pas encore comme ça, mais on le comprend.

Fisk

Après cette longue introduction, il est temps de sauter dans le temps pour quinze ans à peu près. Nous retrouvons Maya sur un ring de boxe où elle met KO son adversaire sans le moindre souci. Elle part ensuite en moto vers un immeuble où elle tombe sur un véritable massacre en cours. Un type avec une épée semble être en train de dégommer tout le monde dans le bâtiment. Maya se fait aussi discrète que possible et assiste ainsi au meurtre de son père, transpercé par un sabre. Euh… OK.

C’est une introduction plus que chaotique tout ça, et ça continue quand la cousine envoie des SMS à Maya pour lui dire qu’elle est là en cas de besoin. Mouais. C’est étonnant comme manière d’introduire un personnage tout ça. On ne comprend pas trop pourquoi, mais Maya est ensuite arrêtée par la police dans une concession de moto. Elle balance une moto sur une voiture de flics, mais aucun d’entre eux ne lui tire dessus.

C’est plutôt une bonne chose, cependant : ça permet à Fisk de venir s’occuper d’elle. Il empêche son arrestation et l’embarque en limousine pour lui raconter que lui aussi a perdu son papa quand il était jeune. Pardon, mais si le but est de nous faire compatir pour Fisk, non merci hein. C’est un connard, on le sait. Bref, il recrute Maya et l’engueule pour qu’elle transforme sa peine en quelque chose d’utile (pour lui).

Elle se rend alors dans un autre repaire de malfrats où elle aura pour mission de tuer tout le monde, parce qu’ils ne sont pas sympathiques avec le Caïd. Soit. Les mouvements de caméra sont fluides et les scènes d’action sont plutôt bien fichus, parce qu’il y a le budget Marvel, mais le personnage de Maya n’est pas dingue pour l’instant. On la voit par exemple s’en prendre à un garde qui essaie de la peloter avant de se figer complètement au moment où l’action commence.

Finalement, un méchant lui tombe dessus, ce qui la fait sortir de sa léthargie. Elle met KO deux types très rapidement, avant de… se faire attaquer par Daredevil ! Alléluia. Enfin un personnage qui peut donner envie d’accrocher à la série. Les scènes d’action avec lui sont toujours aussi incroyables. Malgré tout, Maya parvient à s’enfuir après une action très fluide. Elle a fait ses preuves pour Fisk et c’est comme cela qu’elle entre dans le monde du crime. De mon côté, elle fait ses preuves comme excellent personnage pour les scènes de combat : on s’éclate en post-prod à nous retirer le son par moment et les chorégraphies sont géniales.

La série peut avancer à nouveau très vite et nous rappeler que Maya, on la connaît déjà bien : nous avons eu l’occasion de la voir découvrir la vérité sur le meurtre de son père dans une autre série. C’est donc Hawkeye qui lui explique que c’est Fisk qui a commandité le meurtre de son père. Elle a du mal à le croire, mais doit se rendre à l’évidence. Elle décide donc de le tuer d’une balle dans la figure, juste après la bataille de Noël vue dans Hawkeye, justement.

Cinq mois plus tard

Ah, nous y voilà enfin : la moitié du premier épisode permet d’en arriver là où je pensais que la série allait commencer. Il serait temps. Nous retrouvons Maya blessée au ventre. Elle se rend en Oklahoma sur sa moto, manquant de se tuer en chemin parce qu’elle s’endort au guidon. Je ne savais même pas que c’était possible de s’endormir en moto en vrai.

Bref, elle se rend dans sa maison d’enfance et en profite pour recoudre sa blessure, avant de se mettre à rêver de la tribu Choctaw et de Chafa, la première femme de la tribu. C’est très décousu comme manière de nous introduire l’intrigue, c’est terrible.

Au réveil, elle a l’impression que sa maison va être prise d’assaut, mais ce n’est finalement qu’un de ses cousins, ravi de la retrouver. Le plaisir ne semble pas trop partager par Echo que je trouve odieuse avec lui. Certes, elle essaie de se faire discrète, mais ce n’est pas une raison pour être si détestable. J’imagine que ça permet d’instaurer le cadre de la série, ce que l’épisode cherche clairement à faire ensuite en nous présentant toute la ville avec des filtres et des biais très précis. Maya est une motarde, c’est l’ambiance visée de manière pas très discrète.

Pas très discrète, c’est aussi une manière de décrire Maya, je trouve. Elle se trimballe avec une moto hyper bruyante pour espionner sa cousine, devenue pompier, puis continue d’être très discrète en se rendant dans… comment ça s’appelle ? Une piste de patinage ambiance disco. En vrai, ça a l’air rigolo comme endroit.

L’idée est qu’elle contacte le gérant de cet endroit parce qu’il peut la mettre en relation avec quelqu’un pour soigner sa blessure par balle – Gretchen, croque-mort. Le problème, c’est qu’elle passe par l’accueil, tenu par un certain Vickie qui n’hésite pas à balancer sa présence en ville, en échange d’une prime. La série galère un peu à introduire ses personnages quand même. Vickie sort de nulle part et est un malfrat de plus, le gérant est clairement lié à la famille de Maya puisqu’il connaît sa cousine aussi. Cela dit, on passe vite à autre chose quand Maya révèle qu’elle est en fait en ville pour s’attaquer aux hommes de Fisk – à Fisk Entreprise.

Le gérant le vit mal très mal et décide donc de l’abandonner. Soit. Le flashback de l’épisode nous révèle alors, sans la moindre surprise, que Fisk a survécu. Le mec se prend un camion dans la face, une balle dans l’œil, mais il vit encore ? Tss. Oh, sinon, le générique de fin a plutôt la classe.

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Echo (S01)

Synopsis : Maya Lopez est poursuivie par l’empire criminel de Wilson Fisk après avoir assassiné Fisk. Qui s’en souvient même ?

Pour commencer, il faut bien savoir que si je regarde la série avec tant de retard par rapport à sa diffusion, c’est parce que je ne suis pas sûr d’avoir vraiment envie de la voir. Je suis actuellement en période de manque post-bingewatching intensif de The Rookie, je me dis donc qu’une petite dose de Marvel ne peut pas faire de mal. Et quand je dis « petite », j’insiste bien sur le mot : cinq épisodes seulement, avec probablement dix minutes de générique chacun (j’abuse à peine), on est juste sur un film Marvel découpé grossièrement en série, non ?

Dire que les retours sur Echo sont mauvais serait un mensonge : ils ont été tout simplement inexistants. J’ai l’impression que personne n’a vu la série, que personne ne sait qu’elle existe. Pourtant, son personnage était sympa lors de sa première introduction. J’ai plus de mal avec Fisk, qui est un personnage qui m’a particulièrement déplu dans Daredevil et que je ne suis pas forcément ravi de retrouver – je ne me fais aucune illusion, il y aura forcément un milliard de flashbacks, au minimum. Bon, ça, c’est autre chose vous me direz, surtout que c’était un méchant que tout le monde adorait.

Bref, je me lance finalement dans la série sans grande conviction. Au moins, je serai rapidement à jour et ça va me permettre de dire que je le suis dans le MCU aussi !

Note moyenne de la saison : 11,5/20

Echo – S01E01 – Chafa – 14/20

Bon, comme je l’imaginais, ce n’est pas glorieux du tout comme introduction. Je comprends pourquoi la série n’a pas fait parler d’elle : l’intrigue proposée est extrêmement décousue et galère à introduire ses personnages, sa mythologie et ses enjeux. Disons…

Echo – S01E02 – Lowak – 12/20

Je commence à peine à m’attacher aux personnages qu’il y a déjà des répétitions dans les scènes proposées et les dynamiques. Les scènes d’action ? Le budget est sacrément réduit dans ce deuxième épisode et c’est beaucoup moins prenant. Quant…

Echo – S01E03 – Tuklo – 13/20

Le retour de l’action fait du bien à la série, mais l’écriture reste poussive, je trouve. On sent bien que le rythme peine à être trouvé et que les dynamiques sont expédiées sans transition d’un point à un autre,…

Echo – S01E04 – Taloa – 13/20

Une fois de plus, Marvel passe par la case « énorme raccourci » dans l’écriture du scénario. L’épisode est aidé par le fait qu’il s’appuie sur un personnage déjà bien établi et bien écrit, mais malgré tout, le rythme a du…

Echo – S01E05 – Maya – 05/20

C’est honteux. C’est juste honteux de supprimer un épisode pour proposer ce gâchis monumental en épisode de fin de saison. Concrètement, il manque des morceaux entiers d’histoire pour que l’ensemble puisse être cohérent : les personnages devinent des choses qu’ils…

A-t-on fait le tour du Marvel Cinematic Universe ?

Salut les sériephiles,

Aujourd’hui, je poste un article que j’ai repris tout au long de la semaine dernière, pour vous dire à quel point il m’a travaillé. Attention, spoilers sur tout le Marvel Cinematic Universe, soyez à jour avant de lire !

Voir aussi : Le résumé Marvel pour les néophytes 3 (Phase 4)

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Spoilers

Thor: Love and Thunder - Réservez vos places & bande-annonce | DisneyAvec la diffusion du dernier épisode de Ms Marvel le jour de la sortie officielle de Thor Love & Thunder, hier, le MCU s’apprête à marquer une pause de quelques semaines avant de revenir au cours de l’été par le petit écran, une fois de plus. Alors que She-Hulk et la mini-série animée sur Groot préparent leur arrivée, force est de constater que la phase 4 se disperse dans tous les sens ces derniers temps, et que ce n’est plus aussi efficace qu’il y a quatre ans.

Voir aussi : Thor Love & Thunder, une bonne blague ?

C’est plutôt logique : difficile de rivaliser avec Infinity War et Endgame, après tout. Certes, le fan-service de Spider-man a aidé à y croire (malgré des soucis scénaristiques), mais voilà, quand je prends les deux derniers gros films sortis, Doctor Strange et Thor, donc, je vois surtout une frustration concernant le scénario et des promesses qui ne sont pas vraiment tenues concernant le multiverse. On nous a vendu de grandes choses et ça tarde à arriver. Et oui, la fin de Ms Marvel m’aide à revoir légèrement ma copie en nous promettant à la fois un excellent The Marvels et l’arrivée prochaine des mutants (enfin !).

Voir aussi : Ms Marvel (S01)

Ma plus grande frustration vient toutefois de la gestion de l’ensemble des productions Marvel Studios en tant qu’ensemble, justement. Ou plutôt, en tant qu’unité. Si j’ai adoré les premières séries proposées, notamment WandaVision, j’ai bien compris à présent que le but était que les séries aient l’impact le moins grand possible sur les films. Franchement, je sais bien que Wanda finit avec le DarkHold dans la série, mais la voir revenir en tant que méchante alors que toute la série la faisait apprendre de ses erreurs, ça n’avait aucun sens. Au moins, Captain America avait moins fait semblant de voir les personnages évoluer – la série finissait à peu près au même point qu’Endgame.

Voir aussi : WandaVision a déjà un an (et cette série a tout changé)

Cela pose un problème évident : il devient difficile de s’investir avec autant de ferveur dans tous les projets si ceux-ci n’ont pas vraiment d’impact pour la suite, et surtout s’ils sont moins efficaces. Et autant les premières séries avaient su me convaincre, autant avec Ms Marvel ou Moon Knight, le studio commence à montrer ses limites.

On sent bien que les équipes cherchent à continuer de sortir des sentiers battus et à se renouveler. C’est plutôt une excellente chose en soi, car trop de super-héros risque de tuer le super-héros… Toutefois, les séries patinent un peu à se trouver un rythme en six épisodes. À plusieurs reprises dans mes critiques, j’ai écrit que j’avais du mal à me sentir investi en si peu de temps – que ce n’était pas si triste de voir certains twists par exemple. Pourtant, le temps n’a rien à voir là-dedans : je regarde beaucoup de films depuis deux ans et demi, ça ne m’a jamais empêché d’être triste pour des personnages, voire même de pleurer.

Voir aussi : Moon Knight (S01)

Non, le problème réside ailleurs : le rythme est haché, on condense beaucoup trop d’informations en six épisodes là où il y aurait moyen d’en faire plus et on n’apprend plus à connaître les personnages comme il le faudrait. C’est mon constat sur les dernières productions, et ça ne se limite pas aux séries : que dire du traitement de Valkyrie après avoir vu Thor Love & Thunder ? Et Jane, qui nous a fait trois films (et une scène) et dont on ne sait rien ? De Darcy Lewis qui redevient une random ?

À trop vouloir se disperser dans des intrigues multiples, j’ai l’impression que le MCU s’affaiblit. Il le fait en plus en affaiblissant ce qui a été fait avant, parce qu’à force, on en arrive à se demander comment certains ne se sont pas croisés plus tôt ou pourquoi certains héros ne sont pas intervenus. En plus, le MCU s’éloigne de plus en plus des comics – Ms Marvel change d’origine, Moon Knight de pouvoir, Thor ne ressemble en rien à son alter-égo papier… C’est tout de même déroutant. Je ne suis pas contre quelques surprises de temps en temps, mais pour le moment la phase 4 peine beaucoup à garder la face. 02Ce n’est pas le retour de Daredevil qui me rassure sur le sujet, d’ailleurs.

Voir aussi : À quand le prochain Marvel ?

Clairement, rien n’est perdu et Marvel a encore largement la possibilité d’offrir de grands moments de cinéma et télévision – de nouveau, la scène post-générique de Ms Marvel me l’a confirmé – mais pour l’instant, la multiplicité des projets semble lui faire perdre son souffle. Il serait temps je crois d’en revenir plus vite à ce qui faisait l’unité des projets et permettait de former un grand tout…

Bref, tout ça manque d’un film Avengers, quoi.