Décembre : Conclusion d’un challenge réussi

C’est déjà l’heure du bilan du mois de décembre pour le Challenge Séries 2016… Et oui, il est terminé, ça y est ! Plutôt qu’un simple bilan de décembre, je me suis dit que j’allais vous faire un retour complet sur mon expérience du challenge 2016, histoire de conclure définitivement cette longue et riche année de séries par quelques leçons apprises à mes dépens.

Je me suis lancé dans l’aventure du challenge sur un coup de tête en janvier dernier, quand j’étais seul et abandonné chez moi et que je me suis rendu compte que j’avais réussi l’équivalent du CS2015 sans même en connaître le principe exact. À force d’en entendre parler sur Twitter et via certains amis, je me suis dit qu’il fallait que je tente l’expérience. Popopo, 35 minutes plus tard, j’avais ma liste de douze séries qui, vous le savez, a connu quelques remous, mais j’y reviens dans la suite de l’article. 45 minutes plus tard, j’avais décidé de rouvrir ce blog. Et 1h plus tard, bam, j’étais prêt à me lancer !

Pour l’instant, revenons sur ces douze premiers choix :

– Saison 2 de Catastrophe : 6 épisodes
– Saisons 1 à 5 d’Ally McBeal : 112 épisodes
– Saison 1 de Master of None : 10 épisodes
– Saisons 1 à 3 de The Following : 45 épisodes
– Saison 1 de Jessica Jones : 13 épisodes
– Saisons 3, 5 et 6 d’American Horror Story : 36 épisodes
– Saisons 1 à 9 d’Undressed : 223 épisodes
– Saison 1 de Ministerio del Tiempo : 8 épisodes
– Saisons 1 à 5 de Person of Interest : 103 épisodes
– Saisons 1 à 9 d’One Tree Hill : 166 épisodes
– Saison 1 de Childhood End : 3 épisodes

Et ce challenge m’a apporté quelques belles leçons de vie que je garde en tête avant d’aborder avec vous dans un prochain article mon challenge 2017. Évidemment que je recommence ! Si vous en avez déjà marre de lire cet article, vous avez vu l’essentiel : c’est réussi (malgré 3 switchs) et vous pouvez regardez dans le menu ci-dessus si une série en particulier vous intéresse 😉

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Club de Cuervos (1×01)

Leçon n°1 : À l’impossible nul n’est tenu

Autant vous dire que ça m’a motivé de faire une liste de 12 séries à voir à laquelle je pensais naïvement pouvoir me tenir. Oui, la première leçon du challenge pour moi, c’est que même avec toute la bonne volonté du monde, il n’est pas toujours possible de se tenir à l’impossible : Undressed était une super série mais il faut se rendre à l’évidence, elle n’est pas disponible ; Ministerio del Tiempo était une bonne idée sur le papier, mais elle n’était pas pratique à voir non plus. Et One Tree Hill est un peu de la triche, puisque je l’ai switchée uniquement parce que je n’ai pas pris le temps de le voir faute d’intérêt. La série n’est pas mauvaise, mais j’ai eu les yeux plus gros que le ventre et j’ai beaucoup manqué d’envie, ce qui veut bien dire qu’elle n’est pas non plus géniale !

J’ai donc utilisé 3 switchs :

– Undressed => Saisons 1 à 8 de That ‘70s show : 200 épisodes
– Ministerio => Saisons 1 et 2 de Club de Cuervos : 23 épisodes
– OTH => Saisons 1 et 2 d’Utopia : 6 épisodes

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American Horror Story (S06)

Leçon n°2 : Ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre

Pour valider ce challenge, j’ai donc visionné 557 épisodes, auxquels s’ajoutent :

– 20 épisodes d’Undressed avant le switch
– 60 épisodes d’OTH avant le switch
-10 épisodes de Love dans le cadre d’un mini-défi
– 14 épisodes de Lost & Found dans le cadre d’un mini-défi

661 épisodes dans le cadre du challenge séries 2016, soit une moyenne d’à peu près deux par jour chaque jour, en plus d’une quarantaine (environ) de séries « à la semaine ». Gloups. Finalement, c’est peu, deux épisodes dans une journée. Non ?

Non, vraiment pas, si on en retranche la dizaine de jours qu’il reste pour finir l’année et tous les moments de vacances, les jours sans épisode, etc.

Clairement, je vais viser moins haut pour 2017, car mes études sont légèrement plus impitoyables cette année (et la prochaine probablement, car je doute d’avoir mon concours en mars. On verra, il faut rester positif). Avec tout ça, la baisse de régime sur le blog depuis le mois d’octobre doit quand même vous paraître un peu plus logique, il faut bien que je garde du temps pour étudier ET EN PLUS avoir une vie sociale. C’est la deuxième leçon du challenge : avoir les yeux (beaucoup) moins gros. En 2017, je planifierai un peu mieux tout ça. Reste à savoir si je vais réussir à m’y tenir.

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The Following (S01)

Leçon n°3 : L’habit ne fait pas le moine

La troisième serait donc de ne jamais trop en attendre d’une série, règle qu’il est vraiment bon de se souvenir. J’attendais énormément des saisons 2 de Catastrophe et 1 de Childhood’s End. Elles ne furent que déception : la première loin de ce que j’espérais en terme d’intrigue, la seconde juste loin de tout. Autres déceptions, mais plus prévisibles : Master of None et Love m’ont confirmé que les comédies Netflix n’étaient pas toutes faites pour rire et souvent parfaites pour déprimer. J’ai même envisagé un temps d’écrire un article « Humour & dépression dans les sitcoms », puis j’ai manqué de temps, comme toujours. Ce type d’article d’analyse était pourtant l’une de mes plus grosses envies du blog, j’y reviendrais bien un jour. Cependant, j’ai adoré faire ce challenge car j’ai eu d’excellentes surprises sur des séries que j’imaginais un peu chiantes avant de faire play, comme Jessica Jones, Ally McBeal ou The Man in the High Castle. J’avais ajouté la première parce que Marvel/Netflix quoi, mais après la déception de la saison 1 de Daredevil, je n’attendais vraiment rien. Ally McBeal, je l’ai regardée pour son actrice principale et par curiosité car c’était l’une des séries préférées de ma sœur. TMITHC, j’attendais un bon gros délire SF et finalement, c’était une SF très douce et parfaitement maîtrisée, qui a su rapidement me convaincre. Parmi les meilleures découvertes, je place Club de Cuervos, commencée sur un coup de tête en plein ennui du mois d’Août, en très bonne position, juste derrière Person of Interest. Je pensais que j’allais détester celle-ci dont j’ai revu le pilote trois fois sans accrocher. Finalement, la saison 5 est l’une des meilleures de l’année 2016 et je ne regrette pas d’être resté, dès le départ, pour voir Amy Acker. Il me reste les plus conventionnelles : One Tree Hill n’a recélé aucune surprise (si ce n’est quelques guests et coupes de cheveux improbables), That ‘70s show était ce que j’en attendais, AHS a été égale à elle-même en saisons 3 et 5 (mais fait partie des excellentes surprises pour sa saison 6). Bref, il ne faut jurer de rien, comme dirait l’autre !

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Person of Interest (S02)

Leçon n°4 : La douceur du miel ne console pas la piqûre de l’abeille

Si, si, c’est un proverbe français, je vous jure, il est dans mon dico ! Drôle de titre vous allez me dire, mais c’est pourtant une sacrée belle image qui définit assez bien le rollercoaster d’émotions que j’ai subi avec ce challenge. Il y a des décès dont je ne me suis pas remis, il y a ceux que j’ai vu venir, il y a ceux que j’ai attendu. Il y a la masse terrifiante de violence de The Following et il y a le feel-good d’Ally McBeal, la dépression de Catastrophe et la joie de vivre du Wisconsin de That ‘70s show.

En définitive, il y a surtout beaucoup de déception, déception de ne pas avoir de suite à certaines séries, à commencer par Person Of Interest (dont la fin est peut-être parfaite, si on est imaginatif) et même The Following. Déception de ces séries qui n’auront jamais de fin, et surtout Utopia. Déception de ces séries qui se sont gâchées avec le temps : les dernières saisons d’Ally McBeal, The Following ou That ‘70s show ne sont plus que les ombres d’elles-mêmes et je n’oublie pas, malgré une fin de challenge plutôt très positive, ces déceptions successives. Certes, mes deux dernières saisons vues en décembre se sont révélées toutes deux être excellentes, alors je finis ce challenge en étant hyper-satisfait… mais je n’oublie pas, je ne me console pas des morts de certaines séries (et vous prendrez le mot « morts » dans le sens que vous voulez, autant les persos que la série).

Et puis, dans ce proverbe, j’aime aussi l’image de la piqûre qui me rappelle bien qu’en définitive, je suis addict aux séries et ce n’est pas si bien. Du coup, ça me déprime de savoir que les séries sont mon abeille. Et qu’est-ce que je fais quand je déprime ?

Exactement, je commence une nouvelle série : mon miel. Maintenant, le premier qui me sort une vanne foireuse avec la série AB qui s’appelle Le miel et les abeilles, je lui envoie un essaim dans la tronche. Bisou.

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One Tree Hill (S01)

Leçon n°5 : Qui se ressemble, s’assemble mais les opposés s’attirent aussi.

Ma plus belle leçon du challenge probablement : la blogosphère est méga cool. J’ai commencé ce blog il y a deux ans, mais je ne l’ai jamais tenu avec assiduité à l’époque. J’y parlais de séries, déjà, mais sans vrai plan ni constance, sans promo twitter et en définitive sans grande envie. Le challenge m’a donné la possibilité d’avoir quelque chose à raconter et surtout m’a apporté une petite audience très satisfaisante et surtout sympa. Alors, en définitive, les fans de séries s’assemblent c’est sûr, mais il est cool de découvrir qu’on ne se ressemble pas tous, que parfois nous ne sommes pas d’accord, etc. Il y a des gens que j’ai rencontré via ce blog que je trouve tous hyper sympa, même quand on est pas d’accord (et surtout quand on ne l’est pas d’ailleurs, c’est là qu’on repère les gens fréquentables des autres en général). Je profite de ces quelques lignes pour remercier surtout Yodabor, qui m’a suivi rapidement et qui commente souvent, Ludo, qui m’a même accordé un article sur son blog, ou Tequi, qui m’a proposé un tag auquel je n’ai jamais répondu (pour l’instant, mais je compte bien le retrouver et le faire, promis !).

Et pour conclure cet article, merci à Hellody, évidemment, d’avoir eu l’idée de ce challenge et de l’avoir mis en place ! Je l’ai déjà dit sur Twitter, mais franchement, ce challenge a été une belle occasion de voir des séries que je me gardais de côté depuis années avec l’envie de les voir sans jamais me lancer.

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Jessica Jones (S01)

J’avais beaucoup de temps cette année et c’est avec plaisir que je me suis enfin consacrer à les voir ! Je déborde légèrement sur un article à venir, mais pour 2017, je vais essayer d’être plus raisonnable vu que j’ai un gros emploi du temps… mais une passion est une passion, et je crois bien que je suis passionné de séries !

À très vite pour parler de 2017 donc 😉

ON N’VA PAS S’MENTIR – Septembre 2016 : c’est la rentrée !

Bienvenue dans cette nouvelle rubrique du blog : j’y reviens sur une série ou un événement sans langue de bois. Pour cette première moulure, je m’intéresse bien sûr à la rentrée des networks ! Cet article évoquera donc de nombreuses séries, dont les titres sont en gras. Pas d’inquiétude, c’est fait majoritairement sans spoiler (ou c’est précisé quand j’évoque des spoilers mineurs). Non, je n’évoque pas Luke Cage, que je n’ai pas encore pris le temps de commencer 😉

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À une époque, septembre était synonyme de nouveautés, de reprises époustouflantes, de sang neuf… Cette année, je n’ai peut-être pas donné leur chance aux bonnes séries, mais franchement, je n’ai rien vu de tout ça et ça me gave un peu ! Tour d’horizon…

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Promis, il n’y a aucun jeu de mots entre l’actrice et le titre ci-dessous (Notorious)

Faire du neuf avec du vieux

C’est un peu le moto de la plupart des séries que j’ai tenté cette année ! Il n’y a rien de neuf dans les pilots que j’ai vu. Du côté d’ABC, on se contente d’imiter le Shondaland un peu partout, parce que c’est ce qui fonctionne sur la chaîne. Notorious est totalement touchée par ce symptôme : franchement, on y retrouve les ingrédients chers à Scandal ou How to get away with murder. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose et c’est sûr que ce n’est du coup pas mauvais, mais le problème c’est que ça commence à devenir lassant de se voir ressortir les mêmes histoires. Il serait grand temps de tenter de faire un peu de neuf. Toujours sur ABC, Conviction est déjà victime du même symptôme et seul le casting permet de sauver la série. Autant dire que même si je les aime bien, je ne donne pas cher de la peau de ces deux nouveautés, aux audiences déjà décevantes… Pas surprenant ! Et sinon, la mode en 2016 semble être de débuter sa série par une scène de sexe, une recette vieille comme le monde qui en arrive à être presque gênante tellement elle est devenue un détour obligatoire dans le pilot, expédié le plus vite possible lors de la première minute (Notorious en est peut-être l’exemple le plus frappant).

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Du côté de FX, c’était encore pire en ce qui me concerne ! Je suis totalement déçu par les lancements de Better Things et d’Atlanta. Je m’attendais à voir un nouveau You’re the worst… mais à la place, j’ai vu débarquer un ersatz de cette série avec Better Things. J’avoue avoir abandonné pour le moment cette nouveauté qui n’avait rien de vraiment nouveau : certes, c’est féministe et ça fait du bien, mais ça n’apporte rien de neuf, ça ne construit rien et c’est tout juste si ça dénonce des phénomènes de société. On a par exemple un épisode qui traite (attention légers spoils jusqu’à la fin du paragraphe) le tabou des règles des femmes, ce qui est une très bonne chose sur le papier… sauf que ça se termine sur un statu quo. On a juste eu vingt minutes sur le sujet et un très beau discours de l’héroïne fait uniquement à des femmes sur le fait qu’il faut assumer son corps. Passionnant, mais… « et ? ». Et rien du tout, justement, pas de conclusion, pas de vrai message, même pas de critique finalement. C’est très décevant.

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Même chose du côté d’Atlanta dont j’attendais peut-être trop parce qu’on m’annonçait le retour de Donald Glover. Oui, mais finalement, ce retour, je le trouve décevant. J’ai vu beaucoup de tweets ravis de la série, mais je n’ai absolument pas accroché : on nous plonge dans une série qui n’a pas de fil rouge, à l’humour pas vraiment au point (c’est inégal : c’est parfois drôle, parfois douloureux de les voir essayer de faire rire). Il y a une critique sociétale forte, sur le racisme, sur l’exclusion, sur tout un tas de choses d’actualités sur lesquelles il y a beaucoup à dire. Le problème ? Et bien, ça s’arrête à ça. C’est une sorte de reflet des problèmes, mais ça ne propose pas de solution (bon ok, ça à la rigueur, ce n’est pas forcément leur rôle), juste un statu quo que personne ne cherche à modifier. En gros, c’est un état de fait, ce qui est après tout le cas (malheureusement) dans la réalité, je ne dis pas. Je cherche simplement où est la comédie là-dedans ?

Dans le cas de Better Things comme d’Atlanta, mon plus gros malaise vient du voyeurisme malsain qui nous est proposé sur des tranches de populations exclues, sur des problèmes de société vécus, sous couvert d’une comédie qui peine à faire rire. Bref, un pseudo-documentaire fictif très dérangeant. C’est un peu ce que proposait You’re the Worst et Catastrophe en s’attardant sur des couples non-conventionnels et des personnages un peu détruits. La différence ? La visée humoristique est au cœur de l’écriture de ces deux-là, là où les nouvelles ont tendance à éclipser cette tendance, tout en restant présentées comme des comédies. Dans le même genre, Master of None de Netflix était bien plus réussie, en dénonçant des problèmes sociétaux tout en parvenant à proposer des vraies situations comiques. Peut-être que l’une et l’autre gagneront à être vues en binge-watching, mais pour le moment, je me permets une pause. Je les trouve plus lourdes que drôles.

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On prend les mêmes et on recommence

Le problème ne vient pas que des nouveautés, loin de là ! Je trouve que de manière générale, les séries qui reprennent cette saison ont du mal à proposer quelque chose de nouveau. Pêle-mêle : Quantico reprend très exactement son schéma de base, en faisant limite fi de ce qu’il s’est passé en saison 1 (même pas un petit résumé tant ce n’est pas important), Agents of S.H.I.E.L.D repart sur une saison qui divise les intrigues en plusieurs sous-catégories et en isolant les personnages, Once Upon a Time repart sur un méchant vu et revu avec des twists tout aussi peu inédits (franchement, l’écriture est de plus en plus décevante de saison en saison), Younger ignore les problématiques de son final en les enterrant et les coulant (littéralement) dans ses deux premiers épisodes, Blindspot expédie en un épisode les ¾ des mystères pour repartir en procedural, How To Get Away With Murder est enfermée dans sa forme et repart sur une troisième intrigue identique ; bref, la liste ne finit plus !

HTGAWM n’est pas la seule coincée par son schéma scénaristique. Pour certaines, comme Blindspot ou Quantico, le problème vient peut-être du genre même de la série, qui enferme immanquablement le show dans un carcan resserré. Pour autant, je trouve ça parfois écrit trop lourdement pour être pleinement appréciable. Ou peut-être que c’est simplement que je suis blasé à force de trop regarder de séries ?

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Et sinon, il y a de bonnes à voir quelque part ? (The Last Man On Earth)

Des recyclages réussis ?

Même problématique du recyclage côté de Superstore qui, après s’être égaré un épisode, revient finalement à ses fondamentaux en s’enfermant dans le Cloud 9. J’ai hésité à en parler, parce que pour le coup, c’est une bonne chose : l’ADN de la série vient du magasin et le changement de formule avec le premier épisode était un échec humoristique assez dommage en ce qui me concerne.

Comme l’an dernier, Grey’s Anatomy étonne par sa constance. Depuis qu’ils se sont rappelés (en fin de saison 11) ce qui faisait le succès de la série, le show est reparti sur d’excellents rails qui donnent envie de croire qu’il parviendra à détrôner ER en nombre de saisons (Grey’s jusqu’en 2019 ? Allez, soyons fous). Le succès de la série ? La constitution d’une famille hétéroclite, qui se retrouve en fin de journée pour partager une bière/un cocktail/un dîner. Tous les dramas sont très sympas et font partie de l’ADN de la série, mais rien ne vaut les quiproquos familiaux et les scènes d’humour/de danse de la série. C’est revenu l’an dernier et ce n’est pour le moment pas oublié par les scénaristes. Ouf.

Il me faut évoquer l’improbable cas de The Last Man on Earth : la série ne m’a pas encore tout à fait convaincu par son retour, mais elle semble avoir décidé de suivre cette saison un vrai fil rouge. C’est difficile d’en être certain après deux épisodes, mais c’est pour l’instant le cas et ça m’intrigue autant que ça me fait plaisir. Peut-être que ça aura moins l’air décousu grâce à ça et la série en a besoin, car l’humour lui manque en ce moment.

Enfin, comment ne pas terminer ce paragraphe sans évoquer le cas d’American Horror Story ? Cinq saisons redondantes et lourdes plus tard, la série se réinvente… en allant piocher dans ce qui était le plus intéressant en saison 1 ! Les acteurs changent enfin de rôles, le côté « Horror » est enfin (re)mis en avant avec des tentatives de jumpscare et le style même de la série est totalement redéfini avec le documentaire (qui plaît ou pas, certes, mais qui change au moins). Certes, je me méfie encore de la suite, mais pour l’instant, cette saison semble ne pas se disperser dans tous les sens et c’est une bonne chose.

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La première scène de Westworld

Les bonnes surprises

 Tout n’est donc pas noir en cette rentrée des séries, et franchement heureusement ! Le recyclage réussi se voit aussi parmi les nouveautés des chaînes.

The Good Place s’est démarquée en premier. Certes, le synopsis de base surfe sur une tendance mystico-religieuse très à la mode (il n’y a qu’à voir Angel from Hell l’an dernier, malgré son échec cuisant et mérité), mais l’humour y est totalement décalé par rapport à ce qu’on voit habituellement sur la chaîne. Il n’y a pas à dire, ça fait du bien ; et l’ironie de Kristen Bell est une franche réussite, comme toujours.

This is us est elle aussi tout à fait réussie. Il n’y a rien de nouveau avec cette série, mais alors vraiment rien. C’est un soap dramatique qui s’attarde sur la vie de personnages qui s’avèrent (SPOILER) être en fait tous liés par le sang. Deux timelines (comme dans Lost, HTGAWM, …) traités en même temps et une vraie motivation d’être un feel good font qu’en deux épisodes la série s’est imposée déjà comme une réussite. Pour être honnête, mon épisode de la semaine m’a même déjà manqué hier où la série n’était pas diffusée. C’est assez dingue cet effet d’habitude après seulement deux épisodes. Bien joué de la part d’ABC, ce recyclage est un succès au casting impeccable.

Westworld qui vient tout juste de commencer est une bonne surprise également, mais elle est déjà un peu trop survendue pour moi. J’ai du coup tendance à avoir envie de la critiquer, notamment en faisant un parallèle pour moi tout à fait évident avec Dollhouse de Whedon. Le côté western détourné par la SF n’est pas sans rappeler non plus Firefly de Whedon également. Et que dire de cette répétition autour de variations qui fait clairement penser à Person of Interest ? Au moins, pour cette dernière, il s’agit des mêmes créateurs, ça se comprend. C’est une bonne série, que je conseille malgré ces quelques critiques pour nuancer toutes celles qui hurlent à l’originalité pure et à la nouveauté. Une bonne surprise, oui, une nouveauté, pas vraiment…

Ces nouveautés sont donc inspirées fortement de thématiques déjà traitées, mais elles parviennent à s’en démarquer de manière agréable.

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Blasée, Hayley ? (Conviction)

EN CONCLUSION – La saison 2016-2017 est bien entamée désormais, même si j’attends encore quelques retours (comme Supergirl). Le mois de septembre n’a pas été transcendant, j’ai l’impression d’être enfermé dans une routine au milieu de laquelle il est difficile de trouver quelques bouffées d’oxygène de nouveauté. Je n’aime pas terminer mon article par une question, mais quand même, cette fois ça s’impose : suis-je le seul ?

Retour sur le mois de Janvier

Le mois de Janvier s’est achevé, il est donc temps pour moi de faire un premier point sur l’avancée de mon Challenge Séries 2016… qui est déjà bien entamé ! Je vous laisse jeter un premier coup d’oeil déjà :

Catastrophe, Saison 2 terminée, 13/20
The Following, intégrale terminée, 12/20
Childhood’s End, saison 1 terminée, 07/20
Master of None, saison 1 terminée, 13/20
Ally McBeal, saison 1 terminée, 17/20
Undressed, du 1×01 au 1×08, 16/20

Il y a quelques spoilers dans mes critiques. N’hésitez pas à naviguer avec la fonction recherche (CTRL+F) pour passer d’une série à l’autre si vous voulez éviter de lire certains paragraphes, puisque je redonne le titre de chaque série en début de paragraphe 😉

CS Cata

Alors, comme je l’ai déjà dit, je me suis volontairement gardé de côté la reprise de Catastrophe cette année, car je n’avais pas envie de la suivre à la semaine et que je me doutais que j’arriverais à naviguer sans me faire spoiler : pari réussi. Plutôt heureux de retrouver le couple atypique des deux protagonistes, avec le plaisir de la petite surprise du bon dans le temps et du second bébé. Je me suis goinfré des six épisodes, et définitivement, c’est trop court. L’idée de l’ellipse temporelle a le mérite de surprendre – personnellement, je n’avais rien lu là-dessus. La surprise est partielle, on sent bien dès le début qu’il y a anguille sous roche, puisqu’on nous éclipse le cliff-hanger de la saison 1… Et c’est là que le bât blesse : il est vraiment dommage de ne pas nous montrer la première naissance et tout ce qui a pu s’ensuivre. Je me suis senti un peu lésé par ce twist scénaristique que j’ai pourtant apprécié. C’était sympa, mais ça prive de beaucoup trop de choses, et c’est dommage car ces choses sont simplement comblées par des répliques nous résumant ce qu’il s’est passé. C’était un choix osé à l’image de la série, mais c’est avec le recul quelque chose qui a tué dans l’œuf pas mal d’intrigues. La saison 2 ressemble plus à une saison 3… Ce qui n’est pas forcément un mal quand on voit la qualité de certaines saisons 2.

Les intrigues se développent ensuite sans parvenir à pleinement (me) passionner, surtout qu’elles sont inévitablement trop courtes. En six épisodes, peu de choses sont finalement montrées aux téléspectateurs. Les scénaristes nous délivrent un mini-film comique, dont je ne retiens pas grand-chose malheureusement. L’intrigue autour de Sharon cherchant à se faire une amie est très sympa… mais ne mène finalement nulle part. La collègue de Rob qui le drague ? Pourquoi pas, mais ça paraît très réchauffé et à l’encontre de la modernité habituelle de la série.

Il y a beaucoup de bonnes idées, mais elles sont toujours bien vite évacuées du scénario étrangement. Pour une série censée être comique, il faut bien sûr souligner aussi le côté totalement dépressif de certaines scènes. C’est un trait d’écriture qui permet d’ajouter au réalisme de la situation et de nous rapprocher des personnages, je ne suis donc pas totalement contre.

Cette saison 2 est pour finir assez hybride et tend vers la dramédie, peut-être un peu plus que la première saison. Cependant, elle réussit son pari dans les grandes lignes : surprendre, être drôle, égaler la première. Par contre, égaler la première saison, c’est bien tout ce qu’elle fait : pas de révolution grandiose, elle se voit, fait rire et s’oublie assez vite. Mention spéciale pour cette dernière scène et le dernier plan de Rob qui ouvre la bouche mais dont on ne saura pas la réplique. Malheureusement, l’impatience de la saison 3 est un peu atténuée : s’ils nous refont le coup du un an plus tard, cette fin sera vite balayée elle-aussi…

En conclusion, je dirais que cette saison mérite un petit 13/20. Je continuerai à conseiller la série à toute personne cherchant une sitcom sympa à voir ; mais pas à quelqu’un en quête de sa future série préférée.

CS The FollowingThe Following est largement critiquée pour son manque de réalisme, et force est de constater qu’effectivement ce n’est pas ça son point fort. Cependant, c’est très très prenant et le casting arrive à me convaincre de continuer encore et encore. Je suis bien sûr déçu de la tournure des événements : la saison 1 proposait de grandes choses et des idées vraiment intéressantes qui tombent un peu à l’eau dans la suite. Le fait de les enchaîner si vite aide à faire passer la frustration, on va dire. Je ne vais pas m’étaler plus ici, j’ai déjà écrit un long, très long, article pour dire tout ce que je pensais de cette série : The Following, une lente déchéance.

CS Childhood's End

Grosse déception pour cette série, j’aurais dû me fier aux critiques des amis qui m’avaient déconseillé de la regarder finalement. J’ai enchaîné les trois épisodes sur une seule soirée, parce que j’ai voulu m’en débarrasser assez vite.
Si je suis honnête, j’ai décroché à plusieurs reprises pour regarder mon portable ou même bosser un peu. J’essaye de comprendre pourquoi j’ai décroché, et je ne sais pas. J’ai trouvé l’intrigue assez mal amenée dans le premier épisode : on ne voit pas bien l’intérêt de l’intrigue présentée et de la multiplicité des personnages. Je n’ai pas lu le livre, j’aurais peut-être dû pour mieux comprendre ? Auquel cas, c’est que c’est mal adapté cela dit.
La fin du premier épisode survient presque trop rapidement, on sait direct (si l’on en doutait encore) que ce sauveur au look diabolique n’apporte rien de bon. Il est à l’image du diable… Quelque part, à quoi bon continuer ? Dans la même optique, les bonds dans le temps proposés entre les épisodes n’aident pas non plus à s’accrocher pour continuer : il est dur de s’attacher vraiment aux personnages.
Dans ce cas, pourquoi je suis resté ? Déjà, parce que c’est dans mon challenge et que j’aimerais le faire sans avoir à switcher quoique ce soit. Ensuite, parce qu’il n’y a que trois épisodes, donc ça se regarde. L’espoir d’une amélioration est toujours là, aussi, même s’il s’amenuise… et c’est surtout une dégradation à laquelle on assiste durant les deux premiers épisodes, je trouve.
La vraie raison du pourquoi je suis resté ? C’est celle qui m’a fait venir en premier lieu mais que j’avais oublié : Georgina Haig. Je suis amoureux de cette actrice depuis Fringe, je me suis farci tous les Once Upon a Time juste pour voir son arc en début de saison 4, j’ai même regardé une mini-série (sur le groupe INXS) en espérant la voir parce qu’elle était dans la bande-annonce, mais dans laquelle elle n’a en fait qu’une scène (heureusement, c’était une super mini-série). Bref, je pouvais bien faire ça…
Ironiquement, j’ai assez bien aimé les twists de la dernière demi-heure, qui se fait sans Georgina Haig. La dimension dramatique est enfin pleinement exposée et ça se passe beaucoup mieux que le côté (fanatique) religieux du deuxième épisode. C’est étrange et ça part un peu plus dans la science-fiction futuriste, c’est appréciable sans être révolutionnaire. La toute fin n’est d’ailleurs tellement pas originale qu’elle fait lever les yeux au ciel. Et putain, je savais pas qu’une planète explosait si vite…
J’ai regardé Childhood’s End parce que la série était diffusée à la même période qu’Ascension l’an dernier. Finalement, les deux séries ont beaucoup en commun : un rythme lent, mais bourré d’ellipses qui font que ça avance ; une musique rétro pour donner un cadre futuriste ; une fin de premier épisode qui révèle trop tôt un twist qui devrait être final de saison. J’ai l’impression que le côté 3 épisodes de 80 minutes n’est vraiment pas un format qui s’adapte bien aux séries SF, j’espère que la chaîne ne fera pas trois fois la même erreur.
La dernière petite question qui tue : à partir de quel âge on n’est plus enfant et on reste sur terre, du coup ? Une bonne grosse déception, durement rattrapée par la dernière demi-heure.

CS Master of None

Une série qui me laisse bien mitigé, cette Master of None ! Je n’ai pas vraiment accroché tout de suite, mais en même temps une part de moi s’est reconnue dans cet oncle un peu débordé par ses neveux et éternel célibataire.
Loin de toujours me faire rire, je reconnais quand même à la série une excellente gestion des thèmes abordés, un par épisode. C’est un peu schématique à première vue, mais cela permet d’aborder tout un tas de questions de l’industrie des séries de manière très juste. Cet épisode sur le racisme, notamment, est l’un des meilleurs que j’ai pu voir sur ce thème (et a paru bien moins forcé que la récente tentative de Grey’s Anatomy en la matière).
La série a fini par me convaincre sur la durée, d’épisode en épisode, elle a su proposer des éléments qui ont permis de s’attacher aux personnages. Sans spoiler, je dirais que la relation amoureuse qui se développe dans les derniers épisodes marchent, qu’elle est pleine de justesse et qu’elle fait rêver.
Une fin un peu dure à encaisser, mais tout à fait crédible et dans la lignée de ce qui a été proposé auparavant. Définitivement pas la fin que j’aurais aimé voir, mais la saison 2 rétablira peut-être les choses… ou partira sur une toute nouvelle voie. C’est ce que j’ai aimé dans cette fin en tout cas, son côté imprévisible et bien monté, une écriture ouverte qui laisse une infinité de possibilités à exploiter en saison 2 (le voyage, ou le retour, ou les retrouvailles…)

CS Ally
J’ai fini la saison 1 hier soir, je vais donc réserver mon jugement pour l’instant, mais la note indicative que j’ai mise à ces 23 épisodes (24 avec le cross-over) donne une bonne idée de que j’ai pensé de la première saison.
Rafraîchissante, malgré ses presque 20 ans !, cette série propose un univers décalé qui éclipse joyeusement le côté procedural souvent ennuyeux, pour suivre la vie de toute ce petit groupe hétéroclite qui fonctionne comme une famille dysfonctionnelle.
Bourrée de répliques qui font mouche et d’une B.O magistrale & exceptionnellement cool, cette saison 1 n’hésite pas pour autant à aborder des thèmes audacieux pour l’époque – si ce n’est encore aujourd’hui (la transexualité, la polygamie…). Avec malgré tout des restes machistes, Ally McBeal est un étrange produit féministe qui décrit une société presqu’idéalisée pour l’époque, et finalement très actuelle de ce que l’on peut vivre aujourd’hui. Bref, il y a toujours un côté contemporain dans cette série qui pourtant est totalement d’une autre époque (les choix musicaux à nouveau, les looks surtout).
J’ai adoré, et je me réserve un épisode par jour, parfois un peu plus. Brillant. Vivement que j’entame la saison 2 !

CS Undressed

L’autre vraie bonne surprise de ce Challenge pour l’instant, c’est Undressed, une petite série dont je n’avais littéralement jamais entendu parler avant. C’est peut-être d’ailleurs ce qui la rend si surprenante, plus qu’Ally McBeal à bien des égards.
Je me cherchais une longue sitcom pour le challenge et je suis tombé là-dessus il y a quelques mois, en remontant je pense la filmographie d’un acteur (mais pour l’instant, impossible de savoir lequel). J’ai vu avec amusement le nom de Steven D. Knight dans les scénaristes… sérieusement, pourquoi cette série n’est pas plus connue ?
Peut-être à cause de sa diffusion probablement confidentielle pendant l’été sur MTV, il y a plus de dix ans. Forcément, ça n’aide pas.
Les sujets abordés sont aussi vastes qu’inhabituels pour cette période pré-2000 : les relations amoureuses, de tous types et genres. Et là où je m’attendais à des clichés rebattus plutôt mauvais, j’ai eu la surprise de trouver des dialogues qui font encore mouche et de découvrir une série qui a pris un coup de vieux sur la forme (les looks, la qualité, la BO…), mais pas tellement sur le fond. Oui, ma critique est assez similaire à celle que je viens de faire d’Ally McBeal… Non, les deux séries ne se ressemblent pas pour autant, il manque finalement à Undressed ce petit côté décalé et drôle, fun et pep’s, qui fait tout le charme d’Ally.
La cohabitation universitaire entre la bombe et l’intello, le mec qui embrasse la copine de son meilleur pote, le mec et la nana qui se rencontrent parce que leurs conjoints ont couché ensemble et qu’ils cherchent à se venger, le coloc gay… Tout y passe dans Undressed, de manière toujours assez réaliste pour être pertinente, mais surtout assez drôle pour être regardable.
Quant au format, c’est un véritable O.V.N.I pour l’époque : chaque épisode se découpe en trois intrigues (jusque-là, rien de neuf) totalement indépendantes et qui courent sur plusieurs épisodes. Quand un arc narratif se termine, il est remplacé par un autre avec de nouveaux personnages. Pour autant, les anciens qui disparaissent de l’écran ne sont pas forcément oubliés : par exemple, le frère d’un personnage dont l’arc vient de se terminer débarque dans la série pour débuter son propre arc. Il y a donc de petites connexions à faire entre les histoires, qui redonnent un peu d’intérêt aux histoires les plus plates. Et en plus, c’est marrant. Une vraie bonne découverte, que je suis pressé là aussi de continuer !

Et voilà pour ce premier mois extrêmement chargé du Challenge 🙂
RDV en février !