Diecisiete (#29)

Salut les cinéphiles,

En ce mercredi, il est plus que temps pour moi de venir vous parler d’un film – parce que ça y est, je n’arrive plus à poster dès 9h apparemment. À dix-sept ans - film 2019 - AlloCinéPlus sérieusement, je voulais continuer cette semaine de faire le tour des autres films vus en 2021, mais il s’avère que j’ai finalement trouvé plus important à évoquer avec vous : un nouveau coup de cœur ciné. Et il a eu lieu sur Netflix par un hasard quasi-total.

J’ai vu cette semaine le film Diecisiete réalisé par Daniel Sanchez Arévalo, et j’ai adoré. Sorti en 2019, ce film raconte l’histoire d’Hector, un jeune qui se retrouve dans un centre de détention pour mineurs après une multitude de crimes qu’il a commis pour de bonnes raisons – en tout cas à ses yeux, puisqu’il voulait venir en aide à sa grand-mère malade. Le twist est ainsi qu’Hector voit le monde à sa manière et selon sa propre logique, au désespoir de son grand-frère.

Je n’ai pas envie d’en dire plus, même si le synopsis officiel en raconte encore davantage pour nous convaincre de le voir. Seventeen (2019) - IMDbJ’espère que le reste de l’article suffira à vous convaincre, sans avoir à lire toute l’histoire avant de la découvrir dans le film. Impossible tout de même de ne pas évoquer au moins la présence de chiens au casting de ce film, donc si vous aimez les chiens, vous serez probablement très touchés par ce film. Si vous ne les aimez pas, vous serez touchés aussi, parce qu’il n’y a pas que ça. Par contre, vous n’avez pas de cœur si vous n’êtes pas attendris par cette histoire de chien(s).

J’en dis déjà trop ! Ce film a été un coup de cœur parfaitement inattendu, et pas seulement parce que j’adore entendre parler espagnol – bien sûr que je l’ai vu en VO. Je le trouve très mal nommé – en VF, ça donne « À 17 ans » – alors qu’il aurait été hyper facile de le titre Tarapara. Seventeen' Netflix Review: Stream It or Skip It?Ce n’est pas du spoil, c’est simplement un mot qui est utilisé dans le film et qui, en gros, signifie à la fois « le chemin » en Hindi et « dire quelque chose en un minimum de mots »… C’est tout à fait ce que fait le film : nous suivons le chemin et le voyage du personnage principal, Hector, alors même que le film délivre bien des messages sans jamais les exprimer avec des mots.

Netflix Rolls on Daniel Sanchez Arevalo's 'Seventeen' - VarietyHistoire de famille, d’amitié, de liens à son chien, d’acceptation de la différence surtout, d’argent rapidement, Seventeen est un film dans lequel je suis bien vite entré par la porte de l’humour, mais qui traite finalement de nombreux sujets sous un angle un peu différent de ce qu’on voit d’habitude.

Assurément, le chemin est sympathique et l’histoire racontée ici est une belle ode à la vie – un peu à la Little Miss Sunshine, peut-être, parce qu’il est important de s’accepter aussi, d’accepter les différences, de vivre avec la différence. C’est un film très particulier à présenter, parce qu’il m’a vraiment plu, mais je ne saurais vous dire exactement pourquoi. Il manque d’un personnage féminin développé, c’est sûr, ou de représentation, aussi, mais… les personnages sont assez attachants, je me suis retrouvé embarqué avec eux.

Cette histoire était prenante et entraînante, je ne me suis jamais ennuyé car il n’y a pas vraiment de temps morts dans l’histoire d’Hector et son frère. Je ne peux que vous conseiller de voir ce film, il est doux, original, dépaysant, sympathique et réussi. Tarapara.

Stats de la semaine #33

Salut les sériephiles, 

Après deux semaines d’articles publiés à 9h pile, la vie reprend le dessus sur le blog – ou plutôt, les vacances. Hier, l’article du jour est paru à plus de 23h, oups. Cela ne m’empêche pas de continuer à viser de les écrire plus régulièrement la veille au soir… mais ce ne sera pas le cas non plus pour demain, je pense. C’est ça, la vie, on a toujours des tas de choses à faire chaque jour, même pendant les vacances.

La semaine qui s’annonce est juste assez chargée pour que je ne sache pas trop déterminer si je verrai beaucoup d’épisodes, mais ça s’annonce mal. Pourtant, la météo n’est pas au rendez-vous, ça devrait me calmer sur les sorties… M’enfin, ce serait mal me connaître : les trajets en train de banlieue me manquait trop. Ceux en RER aussi, mais c’est fou comme l’été, toutes les lignes que j’emprunte habituellement sont en travaux. Enfin, l’été… On est en droit de se demander avec ces températures !

Allez, si j’en arrive au point météo de la semaine à venir, c’est qu’il est temps d’enchaîner avec le vrai contenu de l’article :

Les articles les + lus de la semaine : 

 

Lexique – Les semaines passent et les couples de mes séries continuent de parfaitement me convenir : je ne pense toujours pas avoir de ships particuliers. Ce n’est pas faute d’avoir varié les séries ces derniers temps pourtant ! Un peu de moins de vues sur cet article cette semaine, en revanche. 91 vues

LOST – Le succès de cet article me fait sérieusement envisager d’autres séries d’articles sur les séries de mon enfance et adolescence. Peut-être pour la rentrée ? Une chose est sûre, la popularité de cette série ne se dément. 86 vues

Euphoria – La série repart à la hausse de popularité cette semaine si j’en crois les stats, mais je ne sais toujours pas pourquoi C’est le succès de Zendaya, ça, et celui-là je le comprends. Je me demande quand même s’il y a vraiment 80 personnes pour le lire chaque semaine cet article. 83 vues

Bingo – Les stats restent très positives pour cette deuxième semaine d’exploitation de la grille. Je suis de loin les résultats, ça monte doucement, mais sûrement pour tout le monde. De mon côté, j’ai l’impression de tout valider devant Plus belle la vie, c’est terrible ! 77 vues

Atypical – Zéro changement pour cet article cette semaine ! Je me dis que s’il fonctionne autant, la saison 4 doit attirer beaucoup de sériephiles encore en ce moment. Et moi, j’attends toujours avant de prendre le temps de la regarder. Cela me fera un WE très sympa, assurément ! 74 vues

Marvel – L’article semblait retomber dans l’oubli en début de semaine dernère, puis le premier épisode de What if est sorti mercredi et paf, le nombre de vues a de nouveau explosé. Bien joué à tous les fans de Marvel, donc, cet article continue de s’inscrire comme l’un des plus vus du blog. 71 vues


Petit spoiler dans la vidéo cette semaine :

En boucle depuis samedi dans mes oreilles, je les adore vraiment beaucoup trop ces deux-là, ils ont des voix parfaites. En espérant qu’ils se réconcilient un jour !

les chansons ecrit de ricky pour nini

Je ne suis apparemment pas le seul à être méga-fan de ces deux-là. Est-ce que c’est cette recherche spécifique qui m’a fait reprendre la série ? Mystère.

 

High School Musical: The Musical: The Series (S02)

Synopsis : Les nouveaux Wildcats reviennent en cours pour une nouvelle année et s’apprête à organiser le spectacle du printemps. Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4 Pour commencer, je suis bizarrement impatient de voir cette nouvelle saison, parce que la série me manque depuis quelques mois. Elle a un côté fun…


Quelques infos-clés :

  • 29 articles publiés la semaine dernière, badaboum, on repart à la hausse (+18)
  • +20 épisodes critiqués sur le blog, c’est pas mal du tout… et 65 épisodes vus en tout ! (+19)
  • 26 commentaires échangés ensemble (-24, et pour une fois je suis à jour dans la validation des commentaires)
  • La performance de la semaine est… Fabienne Carat, parce que je n’arrête plus de rattraper le feuilleton de France 3 en ce moment.
  • Gros kiff d’avoir découvert la nouvelle série Marvel mercredi dernier, j’ai hâte de découvrir ce que donnera le deuxième épisode dès demain !

 Je suis de nouveau en train de freiner énormément ma lecture du moment parce que je n’ai pas envie de finir le roman… C’est malin, ça quand même.

En même temps, il s’agit du tome 3 de The Magicians, et c’est le dernier. Une fois fini, il me faudra quitter cet univers… jusqu’à ce que me décide à tester les comics.

Les personnages et l’ambiance me manquaient énormément, et ça fait plaisir de les retrouver (partiellement) à travers la lecture !

On m’a parlé d’Alizée sur Twitter la semaine dernière, et depuis, c’est terrible, j’ai cette chanson qui n’arrête pas de faire des aller-retours dans ma tête… Et désolé à tous ceux qui la critique, moi j’aime toujours autant Alizée ! Eh oui…

Trois autres saisons qui cartonnent :

Riverdale – Je suis enfin à jour et je peux désormais suivre (ou tenter de suive) la diffusion sur Netflix France. Cela se voit dans la liste des articles les plus consultés cette semaine…. Mais j’ai rattrapé une dizaine d’épisodes de la saison 5, alors c’est bien normal !

FTWD – J’ai terminé mon visionnage de la saison 6 sur un léger coup de tête ce week-end et… wow, les articles ont explosé dès leur publication (sans mauvais jeu de mots, promis). Les fans sont encore là, ou alors, on voulait connaître mon avis sur ce final qui doit diviser. J’ai beaucoup trop hâte de découvrir la prochaine saison !

Station 19 – Cette saison et la précédente ont transformé la série en véritable valeur sûre du blog, avec un vivier de lecteurs actifs toute l’année. La série obtient le même nombre de vues quand elle est diffusée et quand elle ne l’est pas, c’est assez dingue Après, la fin de saison 4 était chouette tout de même, alors je comprends…!


Reprise attendue et réussie la semaine dernière :

Et avant de partir, ne manquez pas…

Est-ce que j’ai déjà foiré ce qui était prévu dans mon planning de visionnage ? Bien sûr, mais je le partage quand même :

Planning intenable pour mes rattrapages avant la rentrée des networks

Salut les sériephiles, Pas d’image ou de gif pour illustrer cet article aujourd’hui, parce que j’écris ces lignes à deux heures du matin, tout simplement. J’ai pris l’habitude d’avoir l’article du jour publié dès neuf heures du matin, j’ai envie que ce soit encore le cas demain au moins… Et ça me fait faire n’importe quoi. Vous savez ce qui m’a fait faire n’importe quoi aussi hier soir ? Me lancer dans Fear the Walking Dead à plus de 23h. Oui, j’ai rattrapé l’ensemble de mon retard dans…

Cliquez pour lire la suite de cet article

Bonne semaine à tous !

 

Lucifer – S05E10

Épisode 10 – Bloody Celestial Karaoke Jam – 15/20
Autant j’aime les épisodes musicaux quand c’est bien fait, autant je peine à voir l’intérêt de certaines chansons dans cet épisode. On dirait plutôt que c’est là pour filer une chanson à tout le monde, et ça ruine même parfois les émotions. Après, le casting sait chanter, c’est clair. Du point de vue de l’intrigue, ce n’était pas obligatoire, l’épisode est beaucoup trop long à cause de ces chansons et l’ensemble un peu trop prévisible. J’avais peut-être trop d’espoir pour un musical dans cette série !

Spoilers

Dieu cherche à renouer le contact avec son fils, et il passe par la musique pour cela.

It is not what people do at a crime scene.

Ouh, ce titre d’épisode ! Est-ce que je vais avoir droit à l’épisode musical ce soir ? On dirait bien, avec un Lucifer qui se réveille pour jouer de son piano. Allez, au moins, avec des chansons cet épisode d’une heure (!) passera peut-être un peu plus rapidement. Désolé Netflix, mais vraiment, tu abuses à ne pas restreindre les scénaristes à des formats plus classiques, car on sent la longueur des épisodes franchement.

L’épisode commence en tout cas par un solo de Lucifer chantant son désespoir de ne pouvoir aimer Chloe – et Chloe déprimant de savoir que celui qu’elle aime est incapable de lui dire en retour qu’il est amoureux. Lui aimerait juste pouvoir le dire pourtant – et putain, quelle voix magistrale il a. Rien de nouveau sous le soleil, donc. Dieu en est pourtant surpris parce qu’il avait oublié ça, apparemment.

Il avait aussi oublié d’expliquer qu’il comptait rester ou que Michael était reparti, hein. Les échanges entre Dieu et Lucifer restent intéressants et nous expliquent aussi pourquoi Lucifer était aussi habillé pour dormir, cette fois-ci. Si Lucifer vire Dieu de chez lui car il a gâché sa seule chance d’être heureux sur Terre, il reçoit aussitôt un SMS de Chloe pour lui annoncer qu’il y a une nouvelle affaire en cours.

Malgré leur dispute de l’épisode précédent, qui n’en était pas vraiment, Chloe espère qu’ils peuvent rester partenaires pour résoudre des crimes en attendant que Lucifer se rende compte qu’il se trompe et qu’il est capable d’aimer.

Par contre, pour ça, Dieu a décidé de lui offrir un petit cadeau : un épisode musical. Concrètement, Dieu vient voir son fils travailler sur une scène de crime (un arbitre au sifflet empoisonné) et se divertit avec des chansons. C’est donc parti pour Ella qui lance un Another One Bites the Dust avec quelques moments gênants – je ne sais pas, j’adore les épisodes musicaux normalement, mais Dan qui chante devant des pompom girls, je ne sais pas trop.

Bon, c’était amusant quand même, je ne vais pas mentir. Je me rends compte en deux critiques que je trouve souvent la série marrante, et c’est sûrement pour ça que j’accroche autant malgré ces cinq saisons d’enquêtes souvent rébarbatives. Les personnages aident beaucoup aussi, c’est vrai, et ça se confirme encore quand Chloe rencontre Dieu pour la première fois.

Ce qu’elle a à lui dire est évident, mais c’est marrant de voir une simple humaine oser expliquer à Dieu qu’il est un mauvais père pour Lucifer, en se comparant à lui en tant que parent qui travaille. J’ai pas mal ri – mais j’étais aussi surpris qu’elle ne commence pas par le vrai problème : elle est le cadeau de Lucifer.

Pourtant, ce n’est pas ce qu’elle fait et elle accepte que Lucifer la coupe quand il allait en être question. Dommage. On enchaîne à la place sur les interrogatoires classiques, mais avec un petit twist : Dieu surveille encore ce qu’il se passe, et c’est reparti pour un numéro musical. Au moins, ils ont choisi des chansons dont je connais les paroles et cette fois, c’était moins gênant que l’énorme chorégraphie dans un stade avec 150 figurants. Franchement, cet épisode a dû coûter tellement cher…

C’est frustrant par rapport à ce que les networks peuvent faire, mais bon. Côté intrigue, on se retroure avec une mère qui couve trop son fils, pour faire le parallèle une fois de plus avec Lucifer et son père. Contre toute attente, Lucifer prend alors la décision d’inviter son père à rester chez lui et au commissariat. C’est absolument horrible pour Dan ce qu’il se passe ensuite : il rencontre Dieu sans savoir que c’est lui, puis l’apprend pour se ridiculiser dans sa manière de lui dire bonjour, avant de capter qu’il a rencontré la femme de Dieu. Outch. Dieu lui explique alors qu’ils se reverront – ou pas. Comment ça, « ou pas » ?

C’est juste horrible. Je n’aime pas Dan, mais c’est horrible, sérieusement. Bon, pas aussi horrible et gênant que le mash-up qui suit. Maze débarque au commissariat pour torturer Ella en lui proposant un bad-boy à moto… et ça vire à nouveau en épisode musical, sans raison ?

Jusque-là l’explication était que Dieu était témoin de numéros musicaux que Lucifer était le seul à entendre ou voir. Là, on a donc une scène musicale que personne ne peut voir ? Ce n’est peut-être pas plus mal parce que le Bad to the bone de Maze, quelle horreur ! Je suis hyper gêné, l’actrice a une choré juste horrible. No scrubs pour Ella encore, ça allait. La réunion des deux ? Très sympathique. M’enfin quand même, je suis gêné.

Pendant ce temps, Linda apprend que son fils ne sera pas un ange, et ça lui plaît bien de savoir qu’elle n’a plus à s’inquiéter de voir des ailes pousser. En revanche, ce n’est toujours pas une bonne nouvelle pour Amenadiel : à ses yeux, les anges sont bien plus cool que les humains. Il n’en fallait pas plus pour que Linda soit frustrée et énervée par Amenadiel, par contre.

Elle part donc se promener, puis bosser… et la pauvre va vite le regretter : elle retrouve à son cabinet Lucifer et Dieu en chaussettes-sandales (ce n’est pas possible sérieux) se disputant sur une tasse de café pas si bonne. Tout ça est évidemment simplement une métaphore d’une relation père-fils parfaitement dysfonctionnelle, et Linda finit par s’énerver après eux et tenter de leur faire ouvrir les yeux sur le vrai problème. Le vrai problème, par contre, c’est qu’elle ne comprend pas qu’un père n’aime pas son fils sans condition – même s’il n’a pas d’ailes. Oh, Linda.

Cela fait prendre conscience à Dieu qu’il doit soutenir son fils et il lui promet de le faire davantage ensuite. C’est gênant, parce que ça les mène dans les vestiaires d’une équipe de football américain avec Chloe, les odeurs horribles et les figurants à moitié à poil (avec tant de faux-raccords d’ailleurs) où son père se comporte comme un père le ferait avec un enfant de huit ou neuf ans, quoi.

De son côté, Dan ne se remet pas trop de sa rencontre avec Dieu. Il demande ainsi à Amenadiel confirmation que Charlotte était bien la femme de Dieu – y compris quand elle couchait avec lui. La scène est marrante, joue de jeux de mots sympathiques et… pauvre Dan. Je vais finir par l’aimer ce personnage, parce que vraiment il prend cher dans cet épisode pour un humain, surtout quand Amenadiel finit par lui confirmer que Dieu est jaloux et a les mêmes défauts qu’un humain.

Comprenant qu’il finira en Enfer, Dan se décide donc à boire et… chanter. Cela fait rire Dieu de le voir chanter comme ça, mais franchement, c’était une fois de plus gênant cette chorégraphie. Oh, on enchaîne par Lucifer se réveillant complètement nu sur le canapé de son loft au moment où son père lui apportait le petit-déj. Au temps pour moi, je pensais vraiment que son pyjama du début d’épisode était pour éviter ce genre de moments, mais non.

Il est à nouveau question de café et les choses s’améliorent quelque peu entre père et fils. Ainsi, Lucifer peut arriver de bonne humeur au commissariat, parce qu’il a pris la décision de se séparer de son père pour la journée. Cela lui épargne les nouvelles chansons… mais nous ne pouvons pas en dire autant : on se retrouve avec Linda faisant une balade au parc avec Charlie dans sa poussette.

Ce doit être bizarre de danser avec une poussette vide qu’on regarde en étant plein d’amour (d’ailleurs on voit littéralement la poussette vide juste après un plan où le gamin est debout, on se croirait dans Riverdale là, faut arrêter), mais l’actrice gère vraiment bien ce Just the two of us. Elle est rejointe par Amenadiel pour ce duo, et ça finit plutôt bien, avec Dieu content de les voir contents. Soit.

Pendant ce temps, Lucifer et Chloe se rendent arrêter la femme de l’arbitre tué, une prof de chimie évidemment coupable (je veux dire, un sifflet empoisonné, une prof de chimie, ça va quoi). C’était plutôt efficace et sympathique comme scène, avec Lucifer qui finit par arrêter la femme voulant juste les brûler. Soit. Il n’est plus blessé en présence de Chloe, j’avais oublié ça comme les producteurs semblent avoir oublié Trixie. On ne la voit plus assez cette saison, mais elle est toujours là pour nous chanter une petite chanson lorsque Chloe se lance dans des flashbacks de sa relation avec Lucifer.

Je ne sais pas ce qui a été négocié pour l’actrice, mais vraiment, on la voit très peu sur sa chanson tellement il y a de flashbacks. Est-elle trop jeune pour tourner dans une série avec tant de nudité aussi régulièrement qu’avant ; est-elle juste en train de prioriser ses études ? C’est étrange. En tout cas, si elle chante, c’est parce que Dieu hésite à venir parler à Chloe. Il ne le fait pas, par contre.

Le soir, Dieu retourne au Lux pour parler à Lucifer, qu’il appelle enfin comme cela. On sent qu’il a fait du progrès et du travail sur lui-même le paternel, mais il ne parvient plus à finir ses phrases quand il est question de sentiments. Lucifer n’a pas ce problème : il finit par laisser tomber les sarcasmes et l’ironie pour accuser son père, à nouveau, d’avoir ruiner sa relation avec Chloe.

La scène était super touchante… et est gâchée par une chanson. Il y a un gros problème avec cet épisode musical : normalement, les chansons subliment les émotions, mais là, trop souvent, les chansons ont juste été gênantes à regarder ou cassaient les émotions. Et sur cette scène, quel dommage ! La chanson est en trop, rallonge l’épisode inutilement et j’ai largement préféré ce qui a suivi une fois que la chanson se terminait.

Dieu révèle ainsi à Lucifer qu’il est incapable de le changer, mais aussi incapable d’arrêter la musique. Oui, oui, il perd le contrôle de ses pouvoirs. Oh, ce « dad » final était excellent… Par contre, même si ces deux épisodes étaient plutôt bien, on ne va pas se mentir, ce n’est pas exceptionnel non plus. Deux d’un coup, ça fait déjà trop, surtout avec des durées de 59 minutes là. Je continuerai cette saison plus tard, hein. Bonne soirée à tous !

Lucifer – S05E09

Épisode 9 – Family Dinner – 15/20
La reprise un an après est quelque peu compliquée pour être honnête. Contrairement à un début de saison, cet épisode ne fait pas d’effort pour réintroduire les personnages et les intrigues, pas plus qu’il ne donne de nouvelles pistes claires pour la mi-saison à venir. Résultat des courses, ça donne l’impression d’assister à un épisode comme un autre sans le petit sentiment d’excitation face aux nouvelles histoires que j’en attendais.

Spoilers

Dieu débarque sur Terre pour mieux comprendre ce qui déchire ses fils.

I just thanked God for napkins.

Vous ne rêvez pas, je me suis enfin décidé à commencer cette deuxième partie de saison 5 ! Après tout, la saison 6 débarque dans tout juste un mois, donc il serait temps de la voir pour savoir de quoi il en retourne. Par contre, je ne compte pas tout bingewatcher pour autant – je vais juste essayer d’être à jour pour le 10 septembre.

En tout cas, c’est donc reparti pour la saison 5, un an à peu près le début de celle-ci. L’intrigue est loin dans ma mémoire, mais ce n’est pas grave, je me relance comme si de rien n’était avec un épisode qui débute sans résumé particulier de la situation et une scène qui enchaîne comme si de rien n’était.

Dieu est donc en petite visite sur Terre au commissariat du coin, avec Amenadiel qui s’excuse immédiatement d’avoir figé le temps bien malgré lui. Michael, lui, essaie surtout de se faire passer pour un innocent, comme si c’était encore possible.

Après, face à son père qui l’oblige à faire la paix, Michael est prêt à faire un câlin à Amenadiel et se donner le beau rôle. Cela nous frustre Lucifer/Samaël qui préfère se barrer, alors que Maze se contente de se planquer et de continuer d’être aux ordres de Michael. C’est tellement abusé sérieusement. Le temps peut alors reprendre son cours comme si de rien n’était, avec Linda rencontrant Dieu pour la première fois.

Chloe, elle, se retrouve toute seule au moment où Lucifer allait pourtant lui déclarer son amour. Je le savais que ce serait de la merde cette reprise pour leur couple, mais ça me gonfle particulièrement. Chloe se retrouve inévitablement à s’inquiéter pour lui, alors que Lucifer, lui, va passer sa meilleure soirée au Lux, comme si de rien n’était. Mais allez là, comment ça tu oublies ta détective ?

Elle le retrouve bien vite, évidemment, et lui demande des explications, sans oser vraiment dévoiler ce qu’elle attendait de lui. Chloe, la pauvre, déduit de la réponse de Lucifer qu’elle l’a trop poussé à déclarer ses sentiments. Oh putain. Insupportable. Certes, il est bourré, mais il pourrait la corriger avec plus d’entrain, franchement.

De son côté, Linda ne s’en remet pas encore d’être en présence de Dieu. Je la comprends, la pauvre, c’est encore quelque chose de plus à digérer d’être en train d’élever le petit-fils de Dieu. Quant à Dieu lui-même, ben, écoutez, je trouve qu’il a un sourire un peu niais et qu’il ne sert pas à grand-chose pour l’instant dans la saison. Je continue donc de penser que l’inclure n’était pas forcément la meilleure idée.

Il fallait bien qu’on reprenne dans cet épisode avec une intrigue plus classique malgré tout ça, par contre. On repart donc dans le train-train de la série avec Chloe et Dan se rendant sur une scène de crime où Ella les attend malgré son traumatisme. À quoi bon prendre des jours de congé après tout ?

Chloe et Dan n’en ont rien à faire qu’elle soit là et non, je ne trouve pas ça super de leur part de lui dire qu’ils sont OK avec une reprise très rapide de son travail. Après, ils ont d’autres chats à fouetter les pauvres : Dan vient d’apprendre que Lucifer était… ben, Lucifer à vrai dire.

L’enquête n’est clairement pas ce qui m’a le plus passionné dans cet épisode, et j’ai largement préféré me concentrer sur Lucifer et Dieu faisant une partie de mini-golf en espionnant Chloe. Sérieusement. On sent que Lucifer a bien du mal à être lui-même en présence de son père, mais aussi qu’il a peur de lui. Malgré cela, il n’hésite pas à refuser un dîner de famille organisé par son père – parce qu’il a déjà passé assez de temps comme ça en Enfer.

Au moins, cela permet à Lucifer de se concentrer sur le travail et à Chloe de comprendre qu’il ne lui en veut pas du tout. En effet, Lucifer accuse aussitôt la famille du meurtre, et ça lui suffit à comprendre que Lucifer projette ses propres problèmes, donc qu’il a problème avec sa famille. Eh, on progresse vachement dans la construction des personnages l’air de rien. Pourtant, la famille du défunt accuse la concurrence de leur parc d’attraction.

En se rendant là-bas, Chloe prend le temps de parler vite fait à Lucifer de sa joie de savoir qu’il pense que les coupables sont la famille. Malheureusement, il faut pourtant se concentrer sur l’enquête de l’épisode plutôt que sur la relation romantique entre Chloe et Lucifer. On se retrouve alors à voir un forain s’échapper face à la police, en vain, et offrir de nouvelles pistes à nos détectives. Bref, c’était le moment pour moi de décrocher, comme d’habitude.

J’ai raccroché quand Amenadiel est passé convaincre Lucifer de venir au repas de famille, alors que Michael était parti chercher des champignons en Italie. La dispute entre les deux frères, avec Lucifer continuant de refuser de venir au dîner de famille, était plutôt sympathique. Ce n’est pas exceptionnel, hein, mais c’est une bonne idée, je trouve, de nous rappeler qu’ils sont une famille comme les autres. Cela donne un côté soap à la série, et c’est bien pour ça que je suis là après tout.

Chloe comprend aussi beaucoup mieux le fonctionnement de son diable préféré, et elle n’hésite pas à mener l’enquête en projetant à son tour les problèmes familiaux de Lucifer sur les suspects. C’était plutôt marrant, car les interrogatoires sont vraiment écrits sur le ton de la comédie. Par contre, la projection que tente de faire Chloe n’arrive pas à entièrement convaincre Lucifer. Il préfère boire au commissariat et faire du mini-golf, lui.

De toute manière, l’enquête est vite résolue : le père de la famille débarque avec son café au commissariat pour annoncer qu’il a tué son fils. Pas évident tout ça, parce que ça remue des choses en Lucifer d’apprendre que des pères sont prêts à reconnaître les torts qu’ils ont. Et Chloe ne sait toujours pas que Dieu est là, hein.

Notons aussi, parce que c’est très rare, que j’ai bien aimé Dan dans cet épisode. On peut encore espérer que le fait de savoir la vérité sur Lucifer le changera vraiment ! Si je l’ai aimé, c’est parce qu’il est l’un des seuls à s’occuper d’Ella, qui essaie encore de se remettre de ce qui vient de lui arriver. Pas évident d’avoir couché avec un tueur en série.

Pendant ce temps, Maze se prend pour le petit chaperon rouge et se rend auprès de Dieu, pour lui demander une âme. Si Dieu est prêt à lui préparer son cocktail préféré (c’est buvable), il n’est pas prêt à accepter cette demande, malgré les regrets profonds de Maze à ne pouvoir se lier davantage avec les autres autour d’elle. La pauvre ! Elle ne peut que s’énerver contre lui et quitter la pièce en l’accusant de s’être planté en créant les démons, là où Dieu lui assure qu’elle est parfaite juste comme elle. Quel enfer.

En parlant d’enfer, le repas de famille peut enfin commencer ensuite, avec Lucifer débarquant un brin en retard chez une Linda complètement stressée de devoir servir à manger à toute sa belle-famille. Elle essaie bien de se défiler, mais pas de bol : Dieu insiste pour dire qu’elle fait partie de la belle-famille. Elle se retrouve ainsi à devoir dire le bénédicité, le remerciant au passage pour les chaussures ou les serviettes en papier, ou la vie, avant de s’exclamer « oh mon dieu » en goûtant la nourriture.

L’humour est super facile pour les scénaristes sur ce coup-là, mais ça fonctionne bien, alors pourquoi s’en priver ? La pauvre Linda est clairement en trop quand Lucifer se décide enfin à tirer à vue par contre. Oh, pas avec des vraies balles de fusil, hein, juste avec une bonne répartie.

Il se met à provoquer Michael volontairement, puis à mettre Amenadiel dans l’embarras avant de demander à son père de se justifier. Clairement, Dieu n’en est pas trop capable, et tout ça dérape à un point inattendu. En effet, Michael et Lucifer sont encore à deux doigts d’en venir aux mains, parce que Michael affirme que Lucifer a eu la vie plus facile que lui qui a dû se taper toute sa vie avec les traits de Lucifer.

Sans grande surprise, ça finit par énerver Dieu sacrément : il provoque un orage et une petite coupure d’électricité pour qu’ils se taisent enfin. Au moins, ça fonctionne, avec Linda qui se retrouve à tenter de combler qu’elle peut. La pauvre rit nerveusement avant de souligner qu’elle ne voit jamais que trois fils voulant l’amour de leur père. Lucifer en profite pour déformer ses propos et souligner que son père est juste un mauvais père.

J’ai beaucoup aimé l’écriture des répliques de Lucifer dans cette scène, surtout quand il remarque que si toutes les pommes sont pourries, le problème doit venir de l’arbre. Pas faux. Par contre, je ne vois pas comment la série va s’en tirer avec un Dieu autant dans l’embarras : Lucifer lui demande s’il l’a aimé, et Dieu contourne la question, comme Lucifer l’a toujours fait quand il ne voulait pas mentir. J’adore l’idée : Lucifer en arrive à la conclusion que son père est incapable d’aimer. Allons bon, le Dieu aimant ne peut pas aimer sa famille ? Ah, les problèmes.

Les dîners de famille, vraiment, c’est chouette. Tout cela marque toutefois la fin du dîner et la reprise de l’enquête pour Lucifer et Chloe. Sans trop de surprise, le père n’est pas vraiment le coupable, c’était juste ce qu’il fallait pour que Lucifer se lance dans une croisade contre son père. Non, la meurtrière est la copine de la victime. Du coup, Peter Peterson (quel nom !) sort de chez lui malgré son bracelet électronique pour poursuivre sa belle-fille, la vraie meurtrière dont il a découvert l’identité.

Tout ça n’est finalement qu’un tragique accident, évidemment, mais ça n’empêche pas la copine d’être coupable. Quant à la victime, eh bien, c’était un fils se sacrifiant pour sa famille. Bim, Lucifer semble prendre conscience de ce que son père a fait pour lui, d’un coup.

Après le dîner de famille, Amenadiel parvient à mettre de côté sa rancœur envers son père pour lui demander si Charlie est bien un mortel. Et comme il l’est, Amenadiel demande aussi à Dieu de le transformer en ange, quitte à ce qu’il devienne lui-même un mortel à la place. Dieu refuse et enchaîne ensuite en banissant Michael de la Terre. Rien que ça.

On ne va pas se mentir, ça aide bien la production de ne plus avoir à gérer les scènes où nous avions deux Tom Ellis, mais c’est une solution quelque peu simpliste. De toute manière, Michael n’a pas vraiment l’intention de partir tout de suite, et tant mieux : Maze a encore besoin de le confronter parce qu’elle a une âme à lui réclamer. Malheureusement pour elle, Michael ne peut pas faire grand-chose pour lui donner une âme que Dieu lui refuse. Et cette affaire étant réglée, il peut quitter la Terre… en promettant que tout n’est pas fini. Il y a une saison 6 dans un mois, après tout.

Et avant d’y arriver, Dieu a décidé de rester sur Terre et si on pouvait avoir un peu de paix entre Chloe et Lucifer, ça ferait du bien… Ce n’est pas exactement ce qu’il se passe pourtant. Loin d’être capable de lui dire qu’il l’aime, Lucifer arrive en effet à la conclusion qu’il est incapable d’aimer, exactement comme son père. Et comme il ne ment jamais, ça semble fermer la porte définitivement sur plus pour entre eux. Heureusement, il changera d’avis d’ici quelques épisodes, j’en suis sûr.