The Orville – S03E05

Épisode 5 – A Tale of Two Topas – 18/20
Plus qu’un épisode, c’est un mini-film à ce stade, mais un film qui nécessite tout de même d’avoir vu le reste de la série pour bien le comprendre. Il y a quelques longueurs, surtout au début de l’épisode, et ça me fait demander si cette intrigue n’aurait pas été plus pertinente et intéressante si elle avait été étendue à plusieurs épisodes tout au long de la saison. En tout cas, c’est une intrigue bien importante qui est proposée par cet épisode. Concrètement, malgré des choix souvent simplistes, c’est une belle manière d’aborder le sujet compliqué de la transexualité et des relations diplomatiques.

Spoilers

Kelly découvre que Topa connaît un mal-être profond à l’adolescence.

Topa may never be happy but unhapiness is better than despair

Comment ça 1h15 d’épisode ? Les scénaristes abusent quelque peu, mais ce ne sont pas les seuls : la série prend tout son temps, rien qu’avec son premier plan introductif du décor de cet épisode. L’Orville a accosté sur une planète avec des tombeaux bien similaires à ceux de l’Egypte antique. Avant d’en parler, notons d’abord que l’épisode prend aussi le temps de reparler de ce qu’il s’est passé la semaine d’avant, forcément.

Ed y a découvert l’existence de sa fille, Anaya, alors il est évidemment perturbé par cette information. Il lui écrit désormais des lettres, qu’il conserve à défaut de pouvoir lui envoyer. L’information est très sympathique, elle permet d’en apprendre plus sur le personnage d’Ed, mais elle n’est pas le centre de l’épisode pour l’instant.

Le centre de l’épisode se trouve peut-être dans le tombeau de l’empire Hembilicite. Plein de pièges cherchant à détruire les êtres qui s’aventureraient là pourraient poser problème, mais c’est sans compter sur le fait qu’un robot métallique ne craint pas vraiment les flèches cachés dans les murs. Bref, l’équipage de l’Orville récupère très rapidement le trésor caché sur la planète grâce à Isaac. Cela fascine de toute évidence Charlie de retrouver le trésor datant de 70 000 années avant. Tu m’étonnes.

C’est inestimable une telle richesse après tout… mais ça ne fascine pas plus que ça Kelly. Elle préfère mettre fin à sa journée de 12h pour plutôt aller faire du sport. Arf, on n’a pas tous les mêmes hobbies après douze heures de boulot apparemment. En tout cas, elle fait du sport dans la salle de simulation et y retrouve Topa, l’enfant de Bortus.

J’avais quelque peu oublié son existence, on ne va pas se mentir, mais Topa a continué de grandir pendant tout ce temps et souhaite désormais passer l’examen pour entrer dans l’Union et peut-être devenir un jour Commandant d’un vaisseau. Pourquoi pas ? Topa est fan de Kelly et tout le monde est content de savoir les projets de vie de Topa désormais, ce qui fait que Kelly décide de l’emmener partout avec elle durant sa journée.

Cela permet d’en découvrir davantage sur la routine de Kelly. On comprend soudainement pourquoi l’épisode dure 1h15 : le but est de nous faire découvrir une journée plutôt banale dans la vie d’un premier commandant d’un vaisseau de l’Union, mais forcément, c’est plein de moments plus chiants. Oh, les scénaristes en ont conscience et Kelly le reconnaît elle-même, mais Topa la rassure en disant que c’est passionnant. Ma foi, ça peut être marrant de savoir qu’il y a une espèce qui refuse de porter des vêtements le premier lundi de chaque mois, mais tout de même, ce n’est pas passionnant comme épisode.

Cela devient bien plus intéressant quand Kelly se met à parler de manière tout à fait banal à Topa et que Topa révèle qu’il se sent très mal dans son corps. Il veut rejoindre l’Union pour trouver sa place dans le monde et devenir heureux, mais il est rapidement évident que le problème vient plutôt du changement de sexe subit en saison 1.

Kelly se sent bien mal de devoir lui mentir à chaque conversation, et elle en parle nécessairement à Claire et Ed. Si Claire veut aussitôt jouer les psys, puisque c’est son travail, Kelly trouve tout de même que c’est à elle de jouer ce rôle puisque Topa s’est confiée à elle. Par principe, elle veut cependant en parler à Bortus et Klyden. Bortus est plutôt à l’écoute de ce qu’il se passe dans la tête de son fils, mais Klyden s’oppose assez violemment à l’intrusion de Kelly dans leur vie.

Et c’est compréhensible : au départ, la scène est surtout portée sur l’incompréhension de Kelly et la haine qui se joue entre Kelly et Klyden… mais très rapidement, Kelly est congédiée et Klyden se confie à Bortus. On comprend ainsi que le vrai problème vient du désespoir de Klyden d’avoir su la vérité sur « ses origines », comme il le dit. L’ignorance est selon lui la meilleure des options.

C’est loin d’être certain, car la meilleure des options continue de heurter énormément Topa. Klyden lui interdit désormais de travailler avec Kelly, et ça le mène à se poser des questions principalement sur la mort. Topa en profite ainsi pour aller parler avec Isaac de ses envies de suicide. C’est un peu moins précis que ça, évidemment, les questions parlent surtout de la mort et du moment où Isaac avait décidé de se désactiver.

Ce n’est pas rien et Isaac connaît le protocole : il prévient donc Kelly. Bon, l’épisode prend vraiment son temps pour développer son histoire, mais ce n’est pas plus mal car c’est une histoire assez importante tout de même. Il est question de Topa, de la difficulté de se sentir soi-même et de s’interroger sur son genre. Et dans tout ça, Kelly est vraiment torturée de savoir la vérité sans pouvoir faire quoi que ce soit.

Malheureusement, elle finit par le faire malgré tout. Après une conversation rapide avec Topa, elle prend la décision de lui dire de manger du Kimbok – et de bien chercher la bonne recette. La bonne recette ? Le dossier de mission Kimbok33 intéresse rapidement Topa et il reçoit le mot de passe permettant de l’ouvrir de manière anonyme. « Anonyme », quoi. Kelly s’en confie même à Claire, c’est dire à quel point c’est anonyme.

Toujours est-il que la scène où Topa découvre la vérité et confronte ses pères est assez violente. Klyden soupçonne aussitôt Kelly d’avoir dit la vérité, tandis que Bortus s’emmure dans le silence un bon moment. Cela ne dure pas évidemment, parce que la vérité éclate au grand-jour et qu’il faut bien accompagner Topa dans les ressentiments qu’il a. C’est super violent pour tout le monde, donc, et la scène est très bien écrite – et interprétée.

Franchement, Topa fait un excellent personnage et je trouve ça bien de revenir sur cette intrigue de cette manière. J’avais encore en tête un arrière-goût de dégoût concernant l’épisode où Topa avait été forcé de changer de sexe par ses parents. En tout cas, Bortus finit par tout révéler à Topa et avoir les bons mots, forçant Klyden à se taire.

Sans trop de surprise, Klyden se rend aussitôt dans le bureau de Kelly pour l’agresser, aussi bien verbalement que physiquement quand les mots lui ont fait défaut pour exprimer toute sa haine de Kelly et de son énervement. Kelly assure qu’elle n’a pas donné le mot de passe, mais elle est tout de même heureuse d’avoir mené Topa dans la bonne direction, parce que c’est sacrément important pour lui de savoir ses origines et de comprendre le mal-être qui l’habite. Après tout, Klyden a le même.

Plus tard, on apprend que Topa ne parle plus à ses parents. Bortus vient donc voir Kelly pour lui demander son aide, mais elle lui apprend qu’il parle désormais à Claire, ce qui est une bonne chose. Reste encore à Kelly l’importance de s’excuser pour ce qu’elle a fait. Je ne suis pas tout à fait sûr que ça puisse suffire, franchement. Heureusement, elle reconnaît vraiment ses erreurs… et Bortus reconnaît la vérité également.

Contre toute attente, c’est Bortus qui a envoyé à Topa le mot de passe. Bien sûr, tout le monde continue de penser que c’est Kelly qui a fait ça. Je dois bien avouer qu’une part de moi espérait que ça vienne de Bortus, et je suis content que le personnage grandisse de cette manière. C’est une belle évolution de le voir aller à l’encontre de sa religion et de sa culture arriérée.

Il n’empêche que Topa est tout de même affecté par la décision qui a été prise pour lui. Il en parle certes à Claire, mais aussi à Kelly, affirmant qu’il espérait ne pas savoir la vérité… avant de revenir aussitôt sur ses paroles. Cela convainc Kelly d’aller encore plus loin pour cet épisode et de prendre la pire décision du monde, bien plus encore que de lui faire chercher la vérité. Elle mène ainsi Topa en salle de simulation pour lui faire revivre la partie du procès où Heveena a pris la parole.

Les effets spéciaux de la série sont bons, franchement, avec deux personnages qui se retrouvent vraiment en plein milieu du passé. J’ai beaucoup aimé la scène, mais c’est sans trop de surprise que de voir une femme qui lui ressemble motive Topa à demander un changement de sexe. Et ce changement de sexe, il fait inévitablement débat quand il s’agit de Topa.

Bien sûr, Klyden s’oppose formellement à l’idée quand il l’apprend, mais il est rapidement révélé que son avis ne compte que partiellement. Après tout, Bortus est d’accord pour que la procédure se fasse, ce qui pourrait être suffisant pour faire l’opération… si jamais il n’y avait pas eu un procès.

La scène est en tout cas excellente, ou violente, ou douloureuse, c’est selon. Le débat où Kelly et Claire s’obstinent à utiliser les bons pronoms pour Topa quand Klyden continue de dire « il ». C’était une bonne scène, et je n’ai pas grand-chose à critiquer à vrai dire. C’est efficace et agréable de suivre une série suffisamment ouverte d’esprit pour ce genre d’épisode, même si c’est aussi douloureux quand ça peut rappeler des situations vécues par d’autres. Je n’ai pas été directement impacté par ce sujet, alors c’est plus simple pour moi ; mais tout de même, j’ai été témoin une fois de ce genre de scène, et le malaise est vraiment palpable.

Bref, la décision est que l’opération devrait pouvoir avoir lieu… sauf qu’il y a eu un tribunal Moclan qui pose un jugement difficile à contredire : Topa est un garçon. Aller à l’encontre de ce jugement poserait des problèmes politiques énormes pour l’Union, surtout si c’est Claire, un médecin de l’Union, qui effectue la transition. La transition en elle-même est très simple d’après Claire. Pour une autre espèce, il faudrait attendre que Topa soit adulte. Dans ce cas très précis, en revanche, l’exception serait facile à faire.

Pas de bol pour Topa, l’Union s’oppose formellement à ce que Claire fasse l’opération. Kelly et Bortus lui annoncent comme ils peuvent cette difficile nouvelle, qu’il prend plutôt bien étant donné la nature de ce qui lui est dit. Cependant, à force d’y réfléchir et de voir toute l’équipe, y compris Talla ou, de manière plus surprenante, Charlie soutenir Topa, Claire propose de démissionner pour être un docteur civil.

J’ai eu peur que les scénaristes nous trouvent une excellente porte de sortie pour l’actrice qui aurait pu en faire la demande, mais ce n’est finalement pas le cas. Au contraire, Isaac entend le problème et se propose pour devenir le chirurgien de Topa. C’est une solution simple et efficace : bien sûr que ce Kaylon est capable de suivre des instructions déjà enregistrées sur les ordinateurs de l’Orville.

Le reste de l’équipage ne doit toutefois pas être au courant de ce qu’il se passe pour que ça puisse passer aux yeux de l’Union : Isaac n’en fait pas partie, il n’est qu’un émissaire à bord de l’Orville. L’équipage organise donc un concert surprise de Bortus auquel tout le vaisseau assiste pour que Topa puisse changer de sexe tranquillement avec l’aide d’Isaac.

Bon, tranquillement, j’y vais un peu fort : Klyden tente une dernière fois de s’y opposer, et ça se fait de manière plutôt violente. Isaac est obligé d’employer la force pour forcer Klyden à quitter la pièce, alors que Topa avait déjà peur de l’opération avant. C’est d’autant plus courageux d’accepter de la faire, mais ça valait vraiment le coup quand on la voit sourire en fin d’épisode.

Enfin, pas tout à fait en fin d’épisode. Il reste deux choses à régler : Kelly et Ed se font sermonner en bonne et due forme par l’amiral qui leur avait interdit de faire la procédure. Elle est toutefois forcée de reconnaître que c’était une bonne décision et une bonne chose : comme c’est un Kaylon qui a fait la procédure, les Moclan ont plutôt tendance à être remonté contre les Kaylon et à vouloir les détruire.

Tout est bien qui finit bien. Il reste la deuxième chose à régler : Klyden. Il profite du passage d’un vaisseau scientifique devant récupérer les artefacts du tombeau du début d’épisode pour se barrer, mais pas sans une dernière insulte à sa fille – il lui dit carrément qu’il aurait préféré qu’elle ne vienne jamais au monde. Heureusement que Bortus est là pour l’aider à se reconnaître parfaite et que Kelly est évidemment heureuse de reprendre son rôle de tutrice auprès d’elle.

C’est une très belle conclusion pour l’épisode qui est fait de tout un tas de bonnes scènes de toute manière, de Bortus chantant avec un des fils de Claire au piano à Isaac qui explique à Claire qu’il espère qu’avoir aidé Topa aidera l’équipage à interagir de meilleure manière avec lui.

Ces séries vues en juin 2022

Salut les sériephiles,

Je ne regarde tellement plus de séries ces derniers mois que j’en oublie de programmer dans mon planning d’articles à écrire les moments où je fais le bilan. Mais à l’heure où je recommence à voir des séries, il est temps de m’y remettre – quitte à publier l’article dans deux ou trois mois… Est-on vraiment à ça près ?

21 épisodes vus

Bon, ça ne fait même pas deux fois plus d’épisodes vus que le mois dernier – et ça reste un score inquiétant pour ma sériephilie parce que bon, il y a des années où je voyais 21 épisodes par semaine tout de même. Je regarde s’accumuler les épisodes de retard, je fais des listes et j’angoisse face au nombre de retard prises. Je sais parfaitement maintenant que je vais devoir continuer de faire des choix et voir moins de séries.

Ce qui est inquiétant en plus en rédigeant ce genre de bilan aujourd’hui, c’est que ça me rappelle que je ne fais pas forcément les bons choix dans les séries que je regarde ! J’ai terminé moins de dix saisons depuis janvier, et ce ne sont presque que les séries procédurales. J’essaie en ce moment de faire mieux comme je l’ai écrit dans un article il y a cinq jours – encore un qu’il faut que je publie – mais… C’est compliqué tout de même.

Bref, c’est parti pour un bilan un peu plus étoffé que le mois dernier, mais toujours pas exceptionnel ou à la hauteur de ce que j’aurais envie. Heureusement, j’ai commencé plein de saisons pour me remettre le pied à l’étrier !

Meilleur épisode vu : 
The Orville – S03E02

Cette saison est un véritable coup de cœur et n’a pas encore proposé d’épisode capables de me décevoir !

C’est donc vraiment sans surprise que je la vois débarquer dans cette catégorie, armée d’un solide 19/20.

Avec vingt à trente minutes supplémentaires par épisode, cette saison se veut beaucoup plus sérieuse que les précédentes, et ça lui réussit énormément si vous me demandez mon avis (ce que vous faites, sinon vous ne seriez pas là).

Cet épisode capitalise sur tout ce qu’était la série auparavant et sur tout ce qu’elle pourra être par la suite, exploitant pleinement tout son potentiel. Un vrai plaisir.

Pire épisode vu
HIMYF – S01E09

On prend les mêmes et on recommence…

…Deux mois après placé l’épisode 8 dans cette catégorie, voici donc venu l’heure pour l’épisode 9 d’être le pire vu au mois de mai. Ca pique.

Cependant, il faut que je souligne que la série a fait des progrès, parce que la moyenne de cet épisode est tout de même à 13. Ce n’est toutefois pas suffisant sur un mois où j’ai vu très peu d’épisode, et où il y a eu plus de qualité quand même.

Ce n’est pas le cas pour cette série : elle ne réussit même pas à faire mieux pour son épisode final d’ailleurs. Et pourtant, la narration dans cet épisode était un chouilla plus sympathique.

Voir aussi : How I met your father peut-elle réussir sa saison 2 ?

Episode le plus attendu :

Westworld – S04E01

Je sais, je triche un peu : j’ai vu l’épisode le 1er juillet… mais bon, concrètement, la semaine du premier juillet fait partie de ce bilan du mois dans mon décompte, parce que je fonctionne par semaine et non par mois. Alors, ça fonctionne et vous ne pouvez pas me dire le contraire : c’est mon blog, j’en fais ce que je veux.

Bref, tout ça pour dire que vraiment cet épisode s’est fait attendre. C’est toujours pareil de toute manière : il faut attendre deux ans entre chaque saison de la série, et les saisons sont super courtes. Je suis frustré, et je ne vais pas faire semblant de vous dire le contraire.

L’attente valait toutefois le coup : cet épisode était vraiment génial à voir, j’ai savouré mon plaisir !

Voir aussi : Westworld revient et j’avais bien besoin d’un récap

Personnage préféré
Kristen – Evil

J’avais vraiment beaucoup trop de choix ce mois-ci pour sélectionner un seul personnage préféré, mais je me suis dit que je pouvais en profiter pour citer une série que je n’évoquais pas autrement.

Mon choix s’est donc porté sur un autre retour que j’attendais beaucoup, et sur ce personnage de Kristen, parce qu’elle est vraiment trop cool.

Je trouve qu’il est rare de voir un personnage pareil à la télévision : elle est une professionnelle respectée dans son domaine, elle est mère de famille aussi à l’écran et elle a autant de défauts que de qualités. 

On explore toute sa vie, et c’est passionnant.

Personnage détesté :
William – Westworld

Il en fallait bien un, et je n’allais pas m’acharner éternellement sur How I met your father.

Ceci étant dit, je sais bien que c’est canoniquement un peu con de citer William comme personnage détesté vu ce qu’il se passe dans la série depuis la saison 3. 

Il n’empêche que j’ai vraiment du mal avec le personnage, que ce soit pour ses actions ou… pour l’acteur. Je crois que mon vrai problème réside là, je n’aime pas cet acteur et ça se répercute sur le personnage, parce que je ne comprends rien à ce qu’il marmonne.

Il fallait bien un défaut pour la série après tout. 

Voir aussi : Vus en 2022

Personnage le plus surprenant :

Kamala de Ms Marvel

Je n’allais quand même pas écrire un article sur le mois de juin sans parler de cette série, non ? De là à dire que Kamala est surprenante, il n’y a qu’un pas que je franchis allégrement, parce que la série me surprend pour plein de raisons.

Kamala est introduite dans le premier épisode comme une adolescente un peu insouciante qui compose sa vie entre ses amis et ses parents, avec la religion pour lier l’ensemble. Pourtant, tout au long des épisodes qu’on a pu voir jusque-là (et j’ai hâte de voir comment ça va se terminer), ces aspects ont fini par être éclipsés par d’autres.

Un peu comme le reste de la série qui est un patchwork, je ne sais jamais trop à quoi m’attendre avec Kamala. Elle peut être une ado dépassée par la situation, une bonne blagueuse, une superhéroïne, une fille mal dans sa peau ou en tout cas mal vis-à-vis des attentes parentales – et même (spoilers tout de même) une djinn.

Bref, on ne sait vraiment pas sur quel pied danser avec elle.

Voir aussi : Ms Marvel est musulmane, et alors ?

J’ai vu 21 épisodes parmi les saisons suivantes :

 

La suite en juillet (et j’espère garder mon bon rythme en accélérant encore les choses pour cette semaine à venir)…

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Bingo Séries #64

Salut les sériephiles,

Il y a podcast ce soir, n’oubliez pas de passer nous écouter sur Youtube. Quoi ? Comment ça, ce n’est pas l’introduction qu’on attendrait pour un Bingo Séries ? Ecoutez, je continue de faire ce que je peux, et ce n’est pas grand-chose en ce moment. Les vacances arrivent cependant dès demain pour moi, alors j’espère que la 65e grille commencera mieux. Oui, je suis en train de me mettre tout seul la pression pour dans un mois. Bref, on la commence cette grille ?

Pour les nouveaux, les règles sont en fin d’article. N’hésitez pas à poster dans les commentaires ou à me contacter sur Twitter (@ShipouJG) s’il vous reste des questions après lecture de cet article – parce que j’y réponds toujours ! Et si j’oublie d’y répondre, relancez-moi, ce sera passé inaperçu entre deux notifs…


C’est l’été !


  1. Un ventilateur est vu à l’écran
  2. Un personnage plisse les yeux à cause du soleil
  3. Quelqu’un fait du sport sur une plage
  4. Un personnage utilise une serviette de bain en extérieur

Je tente à nouveau de trouver des points jamais proposés dans les grilles précédentes, et ce n’est pas toujours évident. Les points me paraissent assez explicites, à part peut-être cette histoire de sport sur la plage. Tout me va, du jogging à la session de beach volley en passant par du frisbee. En revanche, sur la plage, ça veut dire sur le sable.

Et quand vous aurez les quatre points du thème, vous pourrez tweeter ça (mais même moi j’oublie de le faire) :

J’ai validé un thème du #BingoSéries qui sent bon la crème solaire !  https://justonemoreep.com/2022/07/06/bingo-series-64


Running up that hill

Un thème choisi par Mel (qui pouvait choisir n’importe quelle autre chanson pour son anniversaire d’ailleurs).


5. Un épisode qui se déroule dans les années 80
6. Un homme et une femme cherchent un moyen de se comprendre
7. Un pacte est passé avec Dieu 
8. Quelqu’un porte un hakama (comme dans le clip de Kate Bush)


Bon courage ?

C’est un principe, ce thème est toujours plus compliqué que les autres ces derniers temps, alors soufflez un coup, ça va bien se passer. Pour l’explication des points 6 et 7, sachez que c’est en fait ce que raconte cette chanson. Bien sûr, le pacte avec Dieu peut être compris ici au sens très large – des séries fantastiques comme Lucifer ou Evil peuvent aider, mais aussi un simple mariage religieux dans n’importe quelle série ; surtout que le dieu dont il est question n’est pas précisé. Reste le hakama, mais pour ça, ça nous permettra de sortir de nos zones de confort (ou juste de regarder Westworld ?).

 

@MFollowTheLight est à l’origine d’un thème de #BingoSéries quasi impossible, mais j’ai running up that hil sans mal (thème 2 validé)  https://justonemoreep.com/2022/07/06/bingo-series-64


Maison

Un thème choisi par Twitter


9. L’extérieur d’une maison de personnage est vue à l’écran
10. Un personnage est vu franchir la porte d’entrée de sa maison
11. L’expression « home sweet home » est utilisée
12. Un personnage demande à quelqu’un s’il s’agit de sa maison


Là, on commence à stresser avec le point 12, mais il faut bien quelques points compliqués de temps en temps, sinon il n’y aurait pas de suspense. Je suis sûr qu’on va trouver rapidement d’autres points !

Home is where the heart is et mon cœur est dans le #BingoSéries (Thème 3 validé)  https://justonemoreep.com/2022/07/06/bingo-series-64


Trains et métros

via Twitter


13. Un personnage à bord d’un train/métro
14. Un panneau avec le nom d’une gare ferroviaire/station de métro
15. Un train/métro à l’arrêt est vu depuis l’extérieur
16. Un personnage valide son ticket de train/métro


Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? J’aime assez que ce thème tombe quand j’ai deux séries qui parlent de train en ce moment (de toute manière, je ne vais pas réussir à voir Ms Marvel aujourd’hui comme j’écris cet article), mais je sais que je ne me facilite pas non plus la tâche avec ce thème.

Tchou tchou ! Mon #BingoSéries avance avec la validation du thème 4 aujourd’hui, yes !  https://justonemoreep.com/2022/07/06/bingo-series-64


Actions


17. Regarder un épisode en étant sur une serviette de bain
18. Entendre une version de la chanson Running Up that Hill dans un épisode
19. Nous parler de votre maison de série préférée.
20. Regarder un épisode dans le train


D’accord, j’ai manqué d’inspiration pour ce thème-là et il n’y a rien de bien original, mais j’aime bien ces quelques actions ! Il y a un bon mix entre points faciles et points difficiles. Pour parler maison, ça peut être sur Twitter, dans les commentaires ici ou sur vos blogs ; pour la chanson… Tunefind nous prémâche le travail : version Kate Bush (remastérisé ou non, cherchez dans la liste, il n’y a pas que Stranger Things) ou version Placebo.

Et voilà de nouveau quatre actions terminées pour le #BingoSéries, c’est beau non ?  https://justonemoreep.com/2022/07/06/bingo-series-64


Bonus : En juillet, c’est le mois du rewatch. Vous pouvez valider exceptionnellement jusqu’à trois points grâce au revisionnage d’un épisode déjà vu par le passé. Et avouez que ça vous arrange bien pour certains points quand même.

 



Pour rappel, vous trouvez dans cet article une liste de 20 choses à accomplir ou voir tout en regardant des épisodes de séries que vous n’avez jamais vus auparavant, du 7 juillet au 7 août 2022 ! Le but ? S’amuser entre sériephiles et parler sans spoiler, ici, sur vos blogs, sur Twitter, sur la page Facebook du blog, partout quoi. Pour réussir le bingo, il faut avoir la moyenne, donc au moins dix items validés. Et pour avoir son mot à dire ? Il faut le compléter, avec un joli 20/20 ! Le premier à compléter le bingo choisit trois thèmes qu’il classe par ordre de préférence, le deuxième peut conserver ou virer son troisième choix, le troisième peut conserver ou virer son deuxième choix.
N’oubliez pas d’indiquer les spoilers éventuels quand vous communiquez vos points sur Twitter, vos blogs, etc. La participation est ouverte à tous, à n’importe quel moment du mois et il suffit d’un 10/20 pour valider la grille ; le reste, c’est pour la frime.
Comme d’hab, un personnage est quelqu’un qui parle dans l’épisode ou a déjà parlé dans la série ; « quelqu’un » fait aussi référence aux figurants. Un même épisode ne peut pas servir deux fois dans le même thème et il y a un « point bonus » pour vous aider à finir la grille plus vite.

The Orville – S03E04

Épisode 4 – Gently Falling Rain – 16/20
C’est un épisode d’excellente facture, comme toujours, mais cette fois-ci, je trouve que la série va peut-être un peu trop loin dans la géopolitique et dans la trahison de ce qu’elle a pu être par le passé. Si j’ai beaucoup aimé l’intrigue proposée, les avancées proposées me paraissent un peu trop artificielles ou regrettables pour vraiment les approuver. Enfin, le timing d’une partie de l’épisode passe mal aussi avec l’actualité, mais ça, ils n’y sont pour rien après deux ans d’attente dans la diffusion de cet épisode.

Spoilers

Le traité de paix avec les Krill est sur le point d’être signé ; mais l’élection du prochain Chancelier Suprême de la planète est sur le point d’avoir lieu, elle aussi.

Most men who lose their heads tend to die, yes.

C’est en train de devenir un vrai petit rituel, je me pose dans mon canapé en ce dimanche pour découvrir le nouvel épisode d’une série en train de s’imposer comme l’une de mes préférées en ce moment où je ne regarde plus rien. Et pourtant, c’est un sale temps pour The Orville puisque l’épisode commence à nouveau par un hommage, cette fois-ci à Lisa Banes, décédée l’été dernier dans un accident – un scooter l’ayant renversée.

Après cet hommage nous découvrons que les Krill sont mieux organisés politiquement que ce que l’on pensait : nous assistons à un meeting politique d’extrême droite, grosso-modo. Oui, oui, il y a des extrêmes dans la politique Krill : la femme Krill qui parle n’est pas ravie par les décisions récentes de son gouvernement de faire une alliance avec l’Union et possiblement de ratifier un traité de paix les empêchant de conquérir des planètes ou les forçant à protéger des mondes qui ne sont pas les leurs.

Bref, finalement, on a beau être dans une autre galaxie, les Krill sont des extrémistes religieux et conservateurs avec des discours dignes de nos politiques. Le problème, c’est que pour nos héros, ce meeting est un vrai danger qui couve : la femme Krill souhaite en effet prendre la gouvernance des Krill et faire payer aux responsables de l’alliance avec l’Union leur crime. En sous-texte, il faut donc comprendre que le traité de paix avec les Krill est loin d’être une affaire réglée comme on nous le laissait penser depuis la fin de la saison 2.

C’est bien logique quand on y réfléchit quelques secondes, mais ce n’est pas rassurant pour la suite. La suite de l’épisode, elle, est étonnante aussi, avec une chorale étonnante d’enfants et d’artistes devant la délégation politique chargée de l’Union. Tu m’étonnes que l’extrémiste Krill considère que ses représentants politiques la trahissent.

C’est en tout cas l’occasion pour nous d’en découvrir toujours plus sur les Krill, avec notamment le fait que le soleil soit une malédiction pour eux. Il est moins surprenant de les découvrir si religieux ou si débiles lorsqu’il est question des élections : le Chancelier Suprême Krill est persuadé d’être réélu car son adversaire n’est qu’une extrémiste faisant reposer son discours sur la haine et la paix. Les humains et représentants politiques de l’Union semblent le croire quasi sur parole, alors même que sa parole est flippante et renvoie à notre propre Histoire. Bon, on ne va pas trop les critiquer, il n’y a quasiment que des acteurs que j’aime dans les guests de cet épisode.

Tout ça nous mène à la conclusion que le traité de paix sera finalement signé à Dalakos, la capitale Krill, où le chancelier suprême invite les représentants de l’Union pour y fêter également sa réélection. Oh, ça va être un sacré bordel et on sait à quoi ça va conduire : l’Orville va être dépêché pour assurer la protection d’Halsey et de toute la délégation.

Avant ça, on a tout de même droit à une scène plus sympathique et ludique dans un western étonnant. La salle de simulation de l’Orville sert donc bien à passer de bonnes soirées entre amis, même si j’ai eu du mal à comprendre pourquoi John draguait soudainement Talla – ou pourquoi elle était promue d’ailleurs. Tout ça n’est jamais qu’accessoire par rapport à l’intrigue de l’épisode de toute manière : Kelly et Ed apprennent vite qu’ils sont chargés d’aller chercher la délégation officielle pour la mener sur la planète des Krill.

C’est l’occasion pour eux de rencontrer le président de l’Union – ou juste de se contenter de ne pas être pincé par leur supérieur alors qu’ils étaient en train de boire. Et finalement, l’épisode avance plus vite que je ne le pensais : Ed et Kelly sont mis au courant du problème capital que représente l’extrémiste politique Krill. Et contre toute attente, il s’agit en fait de Teleya. Je ne l’avais pas reconnue.

Cela pose problème pour plein de raisons : Ed est celui qui a laissé Teleya repartir, et désormais, il comprend qu’il a peut-être fait une erreur car Teleya ne fait qu’attiser la haine de l’Union sur sa planète. Halsey semble aussi convaincu que moi que l’élection n’est pas gagnée d’avance pour le Chancelier en titre, et tout ne fait que se complexifier quand Ed explique à Kelly qu’il a remarqué que les informations Krill étaient pleines de fake news et de deepfakes. Franchement, ça promet pour la suite de l’alliance – mais ça laisse aussi la série dans une ambiance un brin trop sérieuse par rapport à ce qu’elle était auparavant. L’humour a vraiment disparu là, et ça explique pourquoi la série a changé de titre au passage.

Bon, et puis, il y a toujours de l’humour, notamment quand Halsey fait remarquer à Ed qu’il avait parfaitement conscience qu’il était ivre lors de leur appel téléphonique de la semaine précédente. L’échange se fait pour nous prouver qu’Halsey est toujours au top de ses capacités pour mener à bien un atterrissage mouvementé sur la planète Krill. Il le fait avec Charlie en co-pilote, et c’est étonnant comme tout de voir que c’est elle qui est envoyée sur la planète plutôt que Gordon. Ce n’est peut-être que moi, mais je m’attendais à d’autres membres de l’Orville à bord du vaisseau de la délégation.

Et en même temps, Charlie est un choix logique pour provoquer la merde dont les scénaristes risquent d’avoir besoin : elle a des idées bien arrêtées et une tendance à les balancer malgré sa hiérarchie. Pourtant, elle semble vraiment ravie d’être sur place et de découvrir la ville… jusqu’à ce que la politique Krill vienne logiquement tout casser : Teleya est élue Chancelière Suprême. Elle gagne l’élection de très peu, mais avant même d’être proclamée, ses ordres sont déjà suivis par l’armée.

Pfiou, à quoi bon être dans une autre galaxie si tout le monde s’y comporte encore pareil qu’au XXIe siècle ? Rapidement, l’ancien Chancelier Suprême est arrêté par les hommes de Teleya pour trahison. C’est aussitôt suivi de l’arrestation d’Ed, Charlie, Halsey, le président de l’Union et la représentante de la planète d’origine de Talla. Pour ne rien arranger, en orbite, l’Orville est attaqué par des vaisseaux Krill qui veulent l’aborder.

Kelly ne tarde pas à lancer l’alerte rouge et tirer les premiers coups contre les vaisseaux Krill qui allaient réussir à l’envahir. Malheureusement, sans nouvelle d’Ed, sa seule option est finalement de fuir face à l’invasion Krill. Ce n’est pas glorieux, mais c’est inévitable : elle y parvient grâce à John et Claire (étrangement absente de l’épisode) qui suivent la directive 21, mais aussi grâce à Gordon qui improvise comme il peut aux manettes du vaisseau.

Pendant ce temps, sur la planète Krill, Teleya assassine l’ex Chancelier Suprême d’un petit coup de poignard parfaitement légal. Ce n’est que le cadet de nos soucis quand le reste de la délégation est toujours en prison et doit faire face à la justice également. En cellule, la délégation commence à s’impatienter et Charlie nous rappelle les enjeux de ce qu’une guerre avec les Krill signifie vis-à-vis des Kaylon.

Par chance, Ed est finalement convoqué par Teleya, alors tout espoir n’est peut-être pas perdu – même si le président de l’Union est toujours retenu prisonnier. Le dialogue avec Teleya n’en est pas moins un dialogue de sourd entre les aspirations politiques de celle-ci et l’espoir increvable d’Ed, qui tente de la raisonner comme il peut, en vain. Il faut dire que selon elle les Krill ont désormais une chance contre les Kaylon grâce à de nouvelles armes.

Ed apprend surtout le décès de l’ancien chancelier et quel idiot il était, si l’on en croit Teleya. La vérité est toutefois que Teleya regrette de devoir tuer Ed : elle ne savait pas qu’il était sur la planète Krill quand elle a annoncé que la délégation serait exécutée, et maintenant, elle se sent un peu conne. Bon, cela dit, elle s’en remet vite : elle ordonne son exécution après lui avoir expliqué son point de vue une fois de plus, puis contacte Kelly pour lui annoncer qu’elle ferait mieux de courir dans les bras d’un autre comme elle a déjà fait par le passé, car elle ne reverra plus Ed.

C’est mal connaître Kelly, qui lance aussitôt une attaque avec l’aide de l’Union – mais alors qu’on nous annonce que la directive 21 aura encore son rôle à jouer, probablement. Comme on ne sait pas bien ce qu’elle est (à moins d’avoir oublié, ce qui est possible aussi), je vais laisser ma critique se concentrer à nouveau sur la planète Krill : Ed y est mystérieusement sauvé par les militaires qui devaient le ramener en cellule pour son exécution.

Rapidement, il est enlevé par d’autres Krill violents qui n’hésitent pas à tuer les gardes, et cette capitale paraît bien peu sécurisée franchement. Cela ne me préparait pas pour autant au décrochage de mâchoire qui allait s’ensuivre : on découvre en effet qu’Ed et Teleya ont eu… un enfant ensemble. Oui, oui, il existe désormais une petite fille mi-Krill, mi-Terrienne. Teleya ne s’est jamais présentée à elle comme sa mère et Ed n’a jamais su qu’elle existait.

Anaya, c’est son nom, est une métis sympathique comme tout, mais j’ai du mal à capter l’âge avancée qu’elle a déjà. Elle est heureuse d’être dans cette maison en tout cas, et elle joue au Rubik’s Cube version Krill. En tout cas, l’existence d’Anaya est paisible, mais elle est surtout un levier politique incroyable : ceux qui l’élèvent ont décidé qu’Ed pourrait tout à fait se servir d’Anaya pour affaiblir la position de Teleya et la convaincre de changer de point de vue sur le traité avec l’Union.

Ce n’est vraiment pas gagné, surtout quand la flotte de l’Union approche dans l’espace. Ed, lui, décide de retourner auprès de Teleya. Entre temps, il a appris qu’elle était celle qui avait décidé de le laisser vivre et s’enfuir. L’épisode nous montre ainsi que Teleya a encore un semblant de cœur pour Ed, mais il tombe aussi super mal du côté de la date de diffusion : Teleya nous explique donc qu’il était impossible pour elle d’avorter car c’était un acte illégal sur sa planète. Ah.

Cela fait serrer les dents quand aux USA la Cour Suprême vient de redonner la possibilité aux États le souhaitant d’interdire l’IVG. Bref, nous, nous sommes dans le passé, Ed vit dans un futur où les Krill sont encore plus sadiques que les américains, à forcer les couples ayant décidé d’avorter d’être confrontés à un hologramme de leur enfant.

L’épisode a toutefois déjà perdu beaucoup de temps : il faut donc avancer bien vite pour en arriver à l’exécution prévue par Teleya de la délégation. Alors qu’elle s’apprête à les poignarder, elle apprend le retour de l’Orville dans le ciel. La bataille spatiale qui s’engage est impressionnante, mais elle n’est pas la seule surprise de l’épisode. En effet, la directive 21 finit par faire son petit effet : John et Claire débarquent sur la planète Krill en étant eux-mêmes des Krill. Bien joué, Claire.

Cela permet à notre duo d’intervenir à temps pour sauver la délégation, même si le président a pris un petit coup de poignard de Teleya. La délégation permet à s’enfuir grâce aux talents de pilotes de Charlie et John. La fuite est ainsi possible et permet à l’Orville comme au reste de la flotte encore non détruit de revenir sur Terre. Les Krill ne poursuivent pas les vaisseaux de l’Union et tout est bien qui finit un peu moins bien, mais pas si mal.

Kelly et Ed peuvent ainsi papoter une fois sur Terre dans un appartement semblable à celui qu’ils avaient, et ils peuvent même se prendre un petit déjeuner loin de la guerre sur le point de venir éclater ailleurs dans la galaxie. Le président de l’Union laisse le choix à Ed de tenter de stopper Teleya en révélant l’existence d’Anaya, mais celle-ci n’étant qu’une enfant de laquelle il se sent déjà proche, Ed décide de… ne pas se servir d’elle.

C’est la meilleure décision, d’autant plus que Teleya continue d’observer sa fille. Tout n’est peut-être pas perdu… mais cet épisode nous ramène quand même plusieurs pas en arrière.