Décembre : Conclusion d’un challenge réussi

C’est déjà l’heure du bilan du mois de décembre pour le Challenge Séries 2016… Et oui, il est terminé, ça y est ! Plutôt qu’un simple bilan de décembre, je me suis dit que j’allais vous faire un retour complet sur mon expérience du challenge 2016, histoire de conclure définitivement cette longue et riche année de séries par quelques leçons apprises à mes dépens.

Je me suis lancé dans l’aventure du challenge sur un coup de tête en janvier dernier, quand j’étais seul et abandonné chez moi et que je me suis rendu compte que j’avais réussi l’équivalent du CS2015 sans même en connaître le principe exact. À force d’en entendre parler sur Twitter et via certains amis, je me suis dit qu’il fallait que je tente l’expérience. Popopo, 35 minutes plus tard, j’avais ma liste de douze séries qui, vous le savez, a connu quelques remous, mais j’y reviens dans la suite de l’article. 45 minutes plus tard, j’avais décidé de rouvrir ce blog. Et 1h plus tard, bam, j’étais prêt à me lancer !

Pour l’instant, revenons sur ces douze premiers choix :

– Saison 2 de Catastrophe : 6 épisodes
– Saisons 1 à 5 d’Ally McBeal : 112 épisodes
– Saison 1 de Master of None : 10 épisodes
– Saisons 1 à 3 de The Following : 45 épisodes
– Saison 1 de Jessica Jones : 13 épisodes
– Saisons 3, 5 et 6 d’American Horror Story : 36 épisodes
– Saisons 1 à 9 d’Undressed : 223 épisodes
– Saison 1 de Ministerio del Tiempo : 8 épisodes
– Saisons 1 à 5 de Person of Interest : 103 épisodes
– Saisons 1 à 9 d’One Tree Hill : 166 épisodes
– Saison 1 de Childhood End : 3 épisodes

Et ce challenge m’a apporté quelques belles leçons de vie que je garde en tête avant d’aborder avec vous dans un prochain article mon challenge 2017. Évidemment que je recommence ! Si vous en avez déjà marre de lire cet article, vous avez vu l’essentiel : c’est réussi (malgré 3 switchs) et vous pouvez regardez dans le menu ci-dessus si une série en particulier vous intéresse 😉

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Club de Cuervos (1×01)

Leçon n°1 : À l’impossible nul n’est tenu

Autant vous dire que ça m’a motivé de faire une liste de 12 séries à voir à laquelle je pensais naïvement pouvoir me tenir. Oui, la première leçon du challenge pour moi, c’est que même avec toute la bonne volonté du monde, il n’est pas toujours possible de se tenir à l’impossible : Undressed était une super série mais il faut se rendre à l’évidence, elle n’est pas disponible ; Ministerio del Tiempo était une bonne idée sur le papier, mais elle n’était pas pratique à voir non plus. Et One Tree Hill est un peu de la triche, puisque je l’ai switchée uniquement parce que je n’ai pas pris le temps de le voir faute d’intérêt. La série n’est pas mauvaise, mais j’ai eu les yeux plus gros que le ventre et j’ai beaucoup manqué d’envie, ce qui veut bien dire qu’elle n’est pas non plus géniale !

J’ai donc utilisé 3 switchs :

– Undressed => Saisons 1 à 8 de That ‘70s show : 200 épisodes
– Ministerio => Saisons 1 et 2 de Club de Cuervos : 23 épisodes
– OTH => Saisons 1 et 2 d’Utopia : 6 épisodes

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American Horror Story (S06)

Leçon n°2 : Ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre

Pour valider ce challenge, j’ai donc visionné 557 épisodes, auxquels s’ajoutent :

– 20 épisodes d’Undressed avant le switch
– 60 épisodes d’OTH avant le switch
-10 épisodes de Love dans le cadre d’un mini-défi
– 14 épisodes de Lost & Found dans le cadre d’un mini-défi

661 épisodes dans le cadre du challenge séries 2016, soit une moyenne d’à peu près deux par jour chaque jour, en plus d’une quarantaine (environ) de séries « à la semaine ». Gloups. Finalement, c’est peu, deux épisodes dans une journée. Non ?

Non, vraiment pas, si on en retranche la dizaine de jours qu’il reste pour finir l’année et tous les moments de vacances, les jours sans épisode, etc.

Clairement, je vais viser moins haut pour 2017, car mes études sont légèrement plus impitoyables cette année (et la prochaine probablement, car je doute d’avoir mon concours en mars. On verra, il faut rester positif). Avec tout ça, la baisse de régime sur le blog depuis le mois d’octobre doit quand même vous paraître un peu plus logique, il faut bien que je garde du temps pour étudier ET EN PLUS avoir une vie sociale. C’est la deuxième leçon du challenge : avoir les yeux (beaucoup) moins gros. En 2017, je planifierai un peu mieux tout ça. Reste à savoir si je vais réussir à m’y tenir.

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The Following (S01)

Leçon n°3 : L’habit ne fait pas le moine

La troisième serait donc de ne jamais trop en attendre d’une série, règle qu’il est vraiment bon de se souvenir. J’attendais énormément des saisons 2 de Catastrophe et 1 de Childhood’s End. Elles ne furent que déception : la première loin de ce que j’espérais en terme d’intrigue, la seconde juste loin de tout. Autres déceptions, mais plus prévisibles : Master of None et Love m’ont confirmé que les comédies Netflix n’étaient pas toutes faites pour rire et souvent parfaites pour déprimer. J’ai même envisagé un temps d’écrire un article « Humour & dépression dans les sitcoms », puis j’ai manqué de temps, comme toujours. Ce type d’article d’analyse était pourtant l’une de mes plus grosses envies du blog, j’y reviendrais bien un jour. Cependant, j’ai adoré faire ce challenge car j’ai eu d’excellentes surprises sur des séries que j’imaginais un peu chiantes avant de faire play, comme Jessica Jones, Ally McBeal ou The Man in the High Castle. J’avais ajouté la première parce que Marvel/Netflix quoi, mais après la déception de la saison 1 de Daredevil, je n’attendais vraiment rien. Ally McBeal, je l’ai regardée pour son actrice principale et par curiosité car c’était l’une des séries préférées de ma sœur. TMITHC, j’attendais un bon gros délire SF et finalement, c’était une SF très douce et parfaitement maîtrisée, qui a su rapidement me convaincre. Parmi les meilleures découvertes, je place Club de Cuervos, commencée sur un coup de tête en plein ennui du mois d’Août, en très bonne position, juste derrière Person of Interest. Je pensais que j’allais détester celle-ci dont j’ai revu le pilote trois fois sans accrocher. Finalement, la saison 5 est l’une des meilleures de l’année 2016 et je ne regrette pas d’être resté, dès le départ, pour voir Amy Acker. Il me reste les plus conventionnelles : One Tree Hill n’a recélé aucune surprise (si ce n’est quelques guests et coupes de cheveux improbables), That ‘70s show était ce que j’en attendais, AHS a été égale à elle-même en saisons 3 et 5 (mais fait partie des excellentes surprises pour sa saison 6). Bref, il ne faut jurer de rien, comme dirait l’autre !

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Person of Interest (S02)

Leçon n°4 : La douceur du miel ne console pas la piqûre de l’abeille

Si, si, c’est un proverbe français, je vous jure, il est dans mon dico ! Drôle de titre vous allez me dire, mais c’est pourtant une sacrée belle image qui définit assez bien le rollercoaster d’émotions que j’ai subi avec ce challenge. Il y a des décès dont je ne me suis pas remis, il y a ceux que j’ai vu venir, il y a ceux que j’ai attendu. Il y a la masse terrifiante de violence de The Following et il y a le feel-good d’Ally McBeal, la dépression de Catastrophe et la joie de vivre du Wisconsin de That ‘70s show.

En définitive, il y a surtout beaucoup de déception, déception de ne pas avoir de suite à certaines séries, à commencer par Person Of Interest (dont la fin est peut-être parfaite, si on est imaginatif) et même The Following. Déception de ces séries qui n’auront jamais de fin, et surtout Utopia. Déception de ces séries qui se sont gâchées avec le temps : les dernières saisons d’Ally McBeal, The Following ou That ‘70s show ne sont plus que les ombres d’elles-mêmes et je n’oublie pas, malgré une fin de challenge plutôt très positive, ces déceptions successives. Certes, mes deux dernières saisons vues en décembre se sont révélées toutes deux être excellentes, alors je finis ce challenge en étant hyper-satisfait… mais je n’oublie pas, je ne me console pas des morts de certaines séries (et vous prendrez le mot « morts » dans le sens que vous voulez, autant les persos que la série).

Et puis, dans ce proverbe, j’aime aussi l’image de la piqûre qui me rappelle bien qu’en définitive, je suis addict aux séries et ce n’est pas si bien. Du coup, ça me déprime de savoir que les séries sont mon abeille. Et qu’est-ce que je fais quand je déprime ?

Exactement, je commence une nouvelle série : mon miel. Maintenant, le premier qui me sort une vanne foireuse avec la série AB qui s’appelle Le miel et les abeilles, je lui envoie un essaim dans la tronche. Bisou.

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One Tree Hill (S01)

Leçon n°5 : Qui se ressemble, s’assemble mais les opposés s’attirent aussi.

Ma plus belle leçon du challenge probablement : la blogosphère est méga cool. J’ai commencé ce blog il y a deux ans, mais je ne l’ai jamais tenu avec assiduité à l’époque. J’y parlais de séries, déjà, mais sans vrai plan ni constance, sans promo twitter et en définitive sans grande envie. Le challenge m’a donné la possibilité d’avoir quelque chose à raconter et surtout m’a apporté une petite audience très satisfaisante et surtout sympa. Alors, en définitive, les fans de séries s’assemblent c’est sûr, mais il est cool de découvrir qu’on ne se ressemble pas tous, que parfois nous ne sommes pas d’accord, etc. Il y a des gens que j’ai rencontré via ce blog que je trouve tous hyper sympa, même quand on est pas d’accord (et surtout quand on ne l’est pas d’ailleurs, c’est là qu’on repère les gens fréquentables des autres en général). Je profite de ces quelques lignes pour remercier surtout Yodabor, qui m’a suivi rapidement et qui commente souvent, Ludo, qui m’a même accordé un article sur son blog, ou Tequi, qui m’a proposé un tag auquel je n’ai jamais répondu (pour l’instant, mais je compte bien le retrouver et le faire, promis !).

Et pour conclure cet article, merci à Hellody, évidemment, d’avoir eu l’idée de ce challenge et de l’avoir mis en place ! Je l’ai déjà dit sur Twitter, mais franchement, ce challenge a été une belle occasion de voir des séries que je me gardais de côté depuis années avec l’envie de les voir sans jamais me lancer.

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Jessica Jones (S01)

J’avais beaucoup de temps cette année et c’est avec plaisir que je me suis enfin consacrer à les voir ! Je déborde légèrement sur un article à venir, mais pour 2017, je vais essayer d’être plus raisonnable vu que j’ai un gros emploi du temps… mais une passion est une passion, et je crois bien que je suis passionné de séries !

À très vite pour parler de 2017 donc 😉

The Man in the High Castle (S02)

Avis : Dernière saison à voir pour mon Challenge Séries 2016, The Man in the High Castle débarquait gentiment le 16 décembre pour sa deuxième salve de dix épisodes. Autant dire que ça supposait d’être au taquet pour la voir dans les temps, et que je me suis donc dégagé une journée pour me faire un bon gros bingewatching, exactement comme en saison 1 (enfin, pas tout à fait, c’est vrai, je l’ai vue sur trois jours).

Après avoir relu mon avis hyper positif sur la saison 1, j’en suis arrivé à me demander pourquoi je n’étais pas plus motivé que ça à la reprendre, et c’est peut-être parce que je me sens un peu forcé pour conclure le challenge. J’ai déjà switché One Tree Hill (faute de temps) par Utopia, je n’ai donc pas vraiment d’autre option pour le remporter (enfin, j’ai bien les webséries, mais ce n’est pas pareil). Je me suis alors motivé à faire play, après pas mal de petits aléas, dans l’espoir de retrouver ce qui m’avait tant plus en juin dernier et que j’avais de toute évidence oublié depuis. Parce que oui, avant de lancer cette saison 2, je n’avais pas spécialement envie de la commencer, malgré ce mystère final de la saison 1 qui m’avait soufflé, je me souviens bien.

Peu importe, voici donc mon avis sur l’ensemble des épisodes !

Saison 1Saison 2 Saison 3 | Saison 4

Note de la saison : 16,5/20

01.pngÉpisode 1 – The Tiger’s Cave – 16/20
But it did not bring me peace : It brought me to a strange place

L’introduction de l’épisode nous remet tout de suite dans l’ambiance et ne sert a priori pas à grand-chose, mais j’ai appris à me méfier des apparences avec eux. Le reste de l’épisode est toutefois hyper longuet et ne nous rappelle qu’à peine la situation de chaque personnage. Juliana est emprisonnée pour avoir laissé s’enfuir Joe et est apparemment fusillée au passage, Joe se retrouve dans le bateau pour le Mexique avec le film (une sous-intrigue incroyablement stupide permet alors de réaffirmer les nazis comme méchants, quand même faut pas déconner), Frank essaye toujours de sauver Ed en avouant sa culpabilité dans l’attentat. Tout cela me laisse perplexe, mais pas autant que la partie SF et japonaise à laquelle je ne comprends toujours rien – en plus, les acteurs murmurent tous leurs répliques, c’est atroce, je ne me souvenais pas que c’était à ce point, j’ai dû sortir les écouteurs pour tenter de les comprendre mieux et pour la première fois depuis un moment, j’ai même envisagé d’aller me chercher les sous-titres. Alors OK, j’étais fatigué, mais à ce point, ce n’était pas prévu quand même. J’ai eu du mal à accrocher à toute cette partie d’épisode sans Juliana avant de totalement rentrer à nouveau dans l’univers à son retour et sa rencontre avec le Man in the High Castle, figure du savant fou, qui lance totalement l’intrigue sur une nouvelle piste avec un homme à retrouver. La résistance apparaît beaucoup moins cool qu’en saison 1 et c’est plutôt une bonne chose, même si la fuite de Juliana n’est pas forcément des plus logiques. C’est toujours mieux que cette figure d’Hitler étrangement bon dans sa quête d’un film ne se terminant pas par l’utilisation de la bombe nucléaire. Bref, je suis extrêmement intrigué et l’action peine à se mettre en place (et à convaincre au départ) dans une multitude d’intrigues éclatées, mais j’ai fini par me remettre dans le bain (et à me sentir guidé par les scénaristes) au deux tiers de l’épisode. Mieux vaut tard que jamais, ça rattrape bien cet épisode qui commençait la saison de manière quelque peu décevante. Je reste partagé sur le manichéisme primaire de la série, contrebalancé par instant par des intrigues plus réfléchies et moins nettes, et sur le rôle capital de Juliana qui n’est que suggéré par ses flashbacks peu clairs et les sous-entendus assez clairs du Man in the High Castle : toutes les Juliana ne sont pas si gentilles.

02.pngÉpisode 2 – The Road Less Traveled – 14/20
It’s not safe here in the city, you should leave

Magnifique, le type que nous cherchons est donc George Dixon, le père de Trudy, et la prise de tête s’accentue avec cette révélation improbable en épisode 1 mais que l’on sent arriver dans cet épisode. Je repère un défaut cette saison qui me dérange plus encore qu’en saison 1 : je n’arrive pas à accrocher aux personnages présentés, à l’exception de ceux gravitant directement autour de Juliana. Du coup, je me perds dans les nombreuses sous-intrigues présentées et les multiples personnages secondaires, y compris en ce qui concerne Frank ou Joe cette saison. Joe reprend donc sa vie pépère comme si de rien n’était après les événements du premier épisode, et c’est un peu étrange, donc ça ne dure pas. Ili finit par se faire virer par Rita et se rend à Berlin pour retrouver son père, que l’on va enfin rencontrer et qui peut tout aussi bien être un personnage que l’on connaît déjà. Juliana est comme d’habitude poursuivie, cette fois par la résistance, mais a tellement l’habitude qu’elle excelle vraiment bien dans ce jeu de chat et la souris. Elle se rend chez Tagomi qui, lui, continue d’enquêter sur le monde qu’il a vu en fin de saison alors que moi, en ce qui me concerne, je continue d’essayer de comprendre comment il a fait. Bref, il cherche des infos sur des choses qui n’existe pas dans son monde et parcourt donc les livres censurés. La fin d’épisode nous ramène enfin Ed dans la position dans laquelle était Frank au cours du 1×02, à savoir une torture beaucoup trop maîtrisée pour ne pas être angoissante. Finalement, il retrouve Frank et les deux sont à peu près libres mais au service de Kido et des Yakuzas. C’est en tout cas ce que j’en ai compris, mais cette saison se perd un peu trop pour l’instant dans des sous-intrigues et des temps morts qui me laissent principalement perplexes. Je passe donc à côté de détails qui ne sont peut-être pas si innocents que ça. Je peux de toute évidence continuer à compter sur les fins d’épisodes pour avoir droit aux temps forts et aux montages musicaux réussis, avec Juliana qui se rend chez les nazis pour retrouver Joe. Joliment monté.

03.pngÉpisode 3 – Travelers – 14/20
I think it was because of some films she saw

Je me suis arraché les cheveux pour y accéder, mais j’ai fini par voir l’épisode 3 et les suivants, moyennant une inscription (essai gratuit, j’avoue) à Prime Video. Et le vrai avantage dans l’affaire, c’est que j’ai récupéré les sous-titres en anglais pour enfin comprendre leur murmure. Cet épisode s’ouvre sur une intrigue laissée trop longtemps en plan, avec le fils handicapé de John qu’il faut désormais dénoncer. Je me disais bien que j’avais raté la conclusion de cette affaire ! Juliana rejoint donc le Reich et découvre à ses dépens ce que c’est que le nazisme avec examens médicaux et rencontre de John, alors que ses parents reçoivent la visite de Kido et balancent tout ce qu’ils savent. De son côté, Joe retrouve son papa dans une scène pas franchement convaincante alors que Frank et Ed profitent de leur liberté relative à bosser plus ou moins pour les Yakuza. Comme toujours avec cette série, il y avait de nombreux temps morts (l’installation de Juliana notamment) qui permettent de mieux savourer les moments-clés, comme cette coupe de cheveux (ça me tétanise toujours les acteurs qui font ça à l’écran comme ça) ou Frank aidant la Résistance à tuer un Jap et se défoulant dessus. Comme d’habitude également, j’ai un peu lâché prise sur Tagomi, car je n’accroche pas au personnage – rien n’est fait pour m’aider je crois, à part ce sourire étrange en cliffhanger. C’est tout l’inverse pour John, auquel j’ai fini par accrocher en saison 1 grâce à Thomas, son fils. Bonne nouvelle, c’est toujours le cas cette saison, mais sa situation ne pourra pas durer éternellement. Bref, un épisode au niveau, qui parvient à maintenir accroché grâce à ses cliffhangers, mais pas vraiment grâce à la trame générale qui est totalement freinée.

04.pngÉpisode 4 – Escalation – 16/20
I feel better than I have in a long, long time

Il suffisait donc demander : Tagomi est tout de suite plus intéressant maintenant qu’il a une femme décédée. Bonjour le trope de la femme dans le frigo, mais bon, parfois les facilités scénaristiques existent pour une raison. Frank se remet trop vite de ce qu’il a fait, c’est donc suivi d’un retour de bâton des japonais lui permettant de prendre conscience du problème des actes de résistances toujours réprimés plus fortement. Le reste de l’épisode le voit s’enfoncer un peu plus dans la résistance, et c’est plutôt intéressant, contrairement à ce que je pensais. Sa relation avec Sara est sympa et plutôt bien amenée, même si quand même un peu trop rapide. À Berlin, Joe se rapproche d’une belle aryenne rencontrée dans l’épisode précédent et se laisse embrasser… J’ai dû rater une étape, il se laisse embobiner encore plus facilement que quand c’était Juliana quoi. Et qu’est-ce qu’ils ont à tous s’embrasser dans cet épisode ? Juliana justement continue de s’intégrer du côté nazi et étudie pour passer son test de bonne citoyenne nazie et elle devine assez vite que Thomas a un léger problème de santé, ce que sa mère rapproche vite du fait que son médecin soit mort. Sans surprise, notre héroïne se retrouve vite prise dans une étrange course poursuite, qui semble un peu trop organisée par la résistance. Comment savaient-ils qu’elle viendrait voir Dixon ? J’ai mis beaucoup de temps à entrer dans cette saison et à me refaire à l’ambiance de la série, mais finalement, me voici de retour à 100% et beaucoup plus accroché à l’ensemble des intrigues. J’ai adoré une fois de plus le personnage de John et la scène de révélations à Helen, sa femme. Cette intrigue autour de la maladie de Thomas est depuis la saison 1 l’une des meilleurs choses. Les cliffhangers sont toujours aussi bons, particulièrement pour l’intrigue Dixon qui suppose donc qu’il doit faire partie de la résistance.

05.pngÉpisode 5 – Duck and Cover – 17/20
The question is to do you want to die on your knees or do you want to stand tall?

Michiko rejette assez violemment un Tagomi qui la retrouve enfin, et c’est assez prévisible sans être pour autant aussi ennuyeux que les placements de produits qui suivent lors de la fouille des placards, puis la découverte de notre monde qui ne semble pas assez le surprendre si vous voulez mon avis. On ne le retrouve dans sa découverte qu’en milieu d’épisode et ce n’est que difficilement plus accrocheur, même s’il est top de prendre un peu de temps pour revenir sur une période sombre de l’histoire des US. C’est tout de suite plus intéressant quand on enchaîne en début d’épisode sur Juliana qui rencontre George, enfin, pour lui donner toutes les infos qu’elle pense avoir. En échange, il lui fait écouter le jazz de la zone neutre qui m’intrigue de plus en plus (surtout après ce passage de frontière entre les épisodes 2 et 3) et lui offre un job de résistante, à nouveau. Plutôt banal comme évolution, mais ça craint pour elle de repartir encore dans une histoire comme ça. On lui demande donc d’au moins espionner John, peut-être plus, plus tard. Ce dernier, d’ailleurs, continue de mener sa petite vie de banlieusard tranquille et est largement ignoré en début d’épisode, avant d’être confronté à Kido lui demandant de lui livrer Juliana. Décidément, la petite civile a pris énormément de galons et fait trembler tout le monde. À San Francisco, la résistance continue de s’organiser tant bien que mal, avec de nouvelles tensions entre Franck et Ed. J’ai trouvé les Yakuza un peu long à venir se rappeler à leur bon souvenir, mais en même temps, cela a permis à Frank de se la jouer résistant trop badass un épisode de plus… juste pour qu’il se rende à un cérémonial pour Karen. Mouais. Risqué comme pratique de réunir autant de résistants pour 30 secondes de moments à pleurer. Du côté de Berlin, Joe continue d’un peu trop écouter son père et de se faire balader. C’est donc le cinquième épisode de suite que je le trouve inintéressant et chiant, il est temps que cette intrigue devienne quelque chose de cool ou soit abandonnée. Et c’est mal parti : son père lui révèle que son passé est un mensonge, qu’il est né sous surveillance d’une expérience nazie, blablabla. C’est un peu longuet et pas ma partie préférée de l’épisode, surtout que cela mène à une fausse confrontation avec John qui n’apporte pas ce que j’en attendais. En conséquence, le repas avec Juliana tombe un peu à plat, après beaucoup de tensions. Cet épisode continue donc de jongler comme il peut entre de multiples intrigues qui forcent les scénaristes à faire quelques choix dans le traitement des sujets. Ils n’arrivent en effet pas à tout gérer de front et c’est bien dommage. En plus, moi, ça me force à diviser mes critiques en cinq. Un mot des cliffhangers quand même, avec les flammes qui emportent les films : je n’ai pas bien compris le but narratif de cette scène et surtout de leur destruction, surtout le film Grasshopper si précieux en saison 1 et sur lequel la caméra s’est beaucoup attardée. Évidemment, ce qui retient mon attention pour cette mi-saison, c’est Juliana de notre côté du monde, qui se retrouve avec un bébé (pas de fracture dû à l’accident de bus ?) chez Tagomi. Il aura fallu le temps pour introduire ce qui paraissait être une base de la série dès son premier épisode et cela donne clairement envie de continuer ! Une telle révélation finale m’a fait remonter un peu la note de cet épisode, malgré ses longueurs.

06.pngÉpisode 6 – Kintsugi – 15/20
But ultimately, Helen, we will fail.

Malgré tout, je n’ai pas enchaîné et me suis couché avec tout ce suspens en tête. Autant dire que le lendemain, j’ai vite fini devant cet épisode 6 qui commence justement par le réveil de Tagomi. Tout va bien donc, je vis à leur rythme. Il est un peu dingue de voir une Juliana si épanouie dans ce monde qui approche gentiment mais sûrement de l’assassinat de JFK. Tagomi tente de comprendre ce monde étranger et ses relations totalement perturbée avec sa famille. Pas simple de découvrir que tout n’est pas si rose dans ce monde non plus, où il ne désire rester que pour sa femme. On ne sait toujours pas bien comment il est arrivé là et ça devient vraiment embêtant. Dans la chronologie principale de la série, Juliana continue sa mission d’infiltration nazie en intégrant le club des Desperate Housewives du bridge géré par une Helen terrifiée par le sort de son fils, sélectionné pour aller convertir plus de monde à la cause nazie. C’est évidemment une manigance de John pour sauver Thomas, et c’est une intrigue gérée de main de maître. L’intégration de Juliana traîne un peu en longueur, mais permet d’introduire un nouveau personnage nous expliquant un peu mieux ce qu’il se passe chez les officiels allemands, ce qui n’est pas de refus. Sans surprise, chacun a des choses à cacher dans ce monde aux apparences parfaite et il fallait que la saison 2 nous le dévoile. C’est réussi. Joe confronte Nicole qui avoue qu’elle a été envoyé par son père pour le convaincre de rester. Quelle surprise… Pourtant son espèce de philosophie à deux balles est plus gênante qu’autre chose, je n’accroche pas du tout à ce personnage et encore moins à l’intrigue berlinoise sur l’eugénisme qui a frappé toute une génération. C’est une réalité nazie, c’est vrai, mais bon. Les choses empirent encore quand Nicole l’emmène dans une espèce de bordel chic et écolo. L’équivalent de 68 en avance et dans un monde différent, quoi. Cela lui donne un nouveau but dans la vie, mais bon, je n’ai pas accroché. Le montage final est un peu tordu également, avec un discours de JFK qui s’applique effectivement à nos trois situations principales, mais qui donne l’impression que tous les personnages peuvent l’entendre alors qu’il est prononcé dans un monde différent. En définitive, cet épisode fait avancer tout le monde à pas de fourmi mais ne nous avance pas beaucoup plus dans l’intrigue générale. La saison 3 paraît déjà nécessaire pour répondre à toutes les questions.

07.pngÉpisode 7 – Land O’ Smiles – 17/20
It was like he died and then came back to me

La première scène remet tout de suite dans l’ambiance avec le rappel du meurtre de la sœur et des neveux de Frank par les japonais. Horrible cauchemar donc, qui remue le couteau dans la plaie. C’est malheureusement nécessaire, car je trouve que la série les avait un peu trop vite oubliés dans l’évolution du personnage. La série prend enfin le temps de se reconcentrer un peu sur Frank et Ed, mais bizarrement ce n’est toujours pas ça. C’est étrange, les personnages que je préférais en saison 1 sont ceux qui m’intéressent finalement le moins en saison 2, et inversement. L’affaire des Yakuzi est enfin réglé dans cet épisode, et je n’ai pas le cœur de me plaindre des facilités scénaristiques employées pour se débarrasser de cette intrigue qui gênait tout le monde. Juliana continue de jouer un rôle de parfaite espionne et ça commence à tourner en rond, même si c’est très intéressant. Le problème avec cette intrigue, c’est qu’elle passerait bien sur une saison complète de 22 épisodes, mais qu’elle est un peu frustrante sur dix. J’aimerais que les scénaristes développent un peu plus de choses s’il faut attendre un an pour la suite quoi. Cela nous permet toutefois de découvrir un enterrement selon le régime nazi et le choc psychologique du Heil Hitler sur Juliana. Les thématiques de cette intrigue sont bonnes et passionnantes, mais elles ralentissent un peu la saison. L’état de santé de Thomas continue de décliner et ça devient embêtant quand cela arrive en public, je commence à craindre une fin moins heureuse que John ne le prévoit, qui ne serait pas du tout bienvenue. Une fois de plus, Helen déchire dans son rôle de mère protective et le pacte qu’elle passe avec Juliana est stressant quand on sait que cette dernière risque de tout balancer à la résistance quand même. Pas de développement du côté de l’autre monde (que je ne sais pas trop comment appeler, j’avoue), mais une intrigue de fond excellente autour de John, Helen et Thomas qui volent cette saison. J’en redemande.

08.pngÉpisode 8 – Loose Lips – 15/20
We’re leaving today

J’en redemande aussitôt et c’est tant mieux car l’épisode reprend là où le précédent nous a quitté. Tagomi tente toujours de comprendre ce qui est arrivé dans le monde qu’il explore et Juliana, qui comprend qu’il ne se souvient pas et ne lui raconte qu’à demi-mot ce qu’il s’est produit. Il semblerait donc qu’il se soit suicidé, ce qui simplifie son incrustation définitive. J’ai un peu peur qu’il repasse de l’autre côté n’importe quand cela dit, car c’est trop simple comme voyage. Les réconciliations avec son fils sont touchantes et font de jolies scènes supplémentaires pour cette saison. Cet épisode nous ramène à nouveau à Berlin également, malheureusement, où Joe continue d’évoluer en ignorant que Juliana est en vie. Cela fait huit épisodes et il serait vraiment temps d’abréger. Les scénaristes semblent s’être dit pareil et font de son père le nouveau führer par intérim, ce qui permet de justifier l’introduction hyper longue du personnage et le départ de Joe qui quitte ainsi Nicole. Alléluia… de courte durée, car il ne part que pour mieux revenir. Juliana n’avance pas beaucoup dans cet épisode qui se concentre plutôt sur John et Helen, gérant des affaires politiques qui dépassent de loin le cadre de leurs habitudes. Cependant, elle parvient à capter des informations qu’elle ne devrait pas avoir et les transmet aussitôt à la résistance, s’inquiétant alors d’avoir lancé la destruction de sa ville d’origine. Elle prévient donc ses parents et Franck de fuir au plus vite, ce qui permet à ce dernier de comprendre qu’il est un peu concon depuis le départ. La fin d’épisode nous montre le décès d’Hitler et son remplacement inattendu de tous les personnages (mais pas tellement du spectateur il faut dire). L’épisode sert donc de grande transition vers une fin de saison qui s’annonce explosive, un classique plutôt très bien écrit à deux épisodes de la fin, mais pas franchement révolutionnaire.

09.pngÉpisode 9 – Detonation – 20/20
We will see each other again, of that I am certain

Juliana ne déconne plus et s’en prend à ses amis en bonne résistante : elle s’attaque à Lucy Collins et surtout à son mari, de manière à faire passer le message de la mort d’Hitler à la télévision. Cela fonctionne bien sûr et se conclue par la mort en direct d’Henry Collins. Voilà qui est fait. Frank perd un peu confiance en Ed qui lui a caché des informations cruciales sur l’interrogatoire de Kido, mais je n’accroche toujours pas. Après tout ce qu’Ed a fait la saison dernière pour lui, c’est vraiment du foutage de gueule, mais si cela peut l’aider à virer terroriste, pourquoi pas. Un flashback nous montre la première rencontre entre Ed et Juliana, et il est vraiment dur de ne pas kiffer Ed. Le jeu des acteurs est en tout cas parfait. De son côté, Tagomi découvre les horreurs de la bombe atomique alors que la crise de Cuba touche à sa fin… au moment où ça part en vrille dans le monde d’à côté, avec une déclaration de guerre des nazis aux japonais. Autant dire que c’est la merde. Toujours du côté de la merde, nous avons Thomas qui débarque chez Juliana pour en savoir plus sur son état de santé. Et pas un instant Juliana ne se souvient qu’ils sont filmés. Autant dire que c’est la merde, bis. L’épisode fait donc monter la tension, autour de la destruction assurée de San Francisco et autour de Thomas. La guerre est à leur porte et ce n’est pas bien rassurant et ça fait que ma critique est toute chaotique elle aussi. Tagomi décide de rentrer chez lui – dans son monde – avec un film de la bombe atomique, dans l’espoir d’empêcher un massacre, mais il arrive donc trop tard. La trame globale de guerre est retardée par les histoires personnelles de chacun et c’est justement ce qui fait la force de cet épisode. On y voit John lutter contre les idioties de son fils, Tagomi comprendre qu’il n’est pas le seul à voyager, Frank faire ses adieux à Ed avant un attentat suicide… La tension monte et c’est parfaitement mené, de l’attentat de Frank à l’arrivée de Togami sur place. Difficile de tenir en place à la fin de cet épisode, surtout que la musique y est excellente aussi. L’épisode se termine donc par une explosion qui ne laisse aucun doute sur le sort de Kido, increvable. C’était parfaitement mené d’un bout à l’autre et je m’attendais à ça en fin de saison. Dream a little dream of me…

10.pngÉpisode 10 – Fallout – 19/20
You manipulative son of a bitch

Un épisode qui entame par un flashback de Noël à une semaine des fêtes de fin d’année, c’est bien joué, d’autant plus que cela nous explique bien ce que l’on a vu cette saison et ce que va comporter cet épisode. Ce n’était pas forcément nécessaire, mais c’était bien amené. C’est définitivement la merde et le flashback nous permet de mieux comprendre tout le problème. Les nazis et les japonais sont forcés d’envisager la guerre totale, parce que la résistance enchaîne les actes terroristes. Frank s’est donc sacrifié pour pas grand-chose puisque Kido lui survit et est maintenant le plus haut gradé pour prendre les décisions. Du côté nazi, la guerre est désormais déclarée et tous les officiels envisagent l’extermination et la soumission pure et simple du Japon. Joe a une soudaine crise existentielle lui rappelant que son papa est un méchant, se précipite pour faire l’amour à Nicole dans son désespoir et… ne fait rien pour contrer son père, ce qui semblait pourtant être son intention de base. Ok, ok. Heureusement, John et Kido, ces deux bons gros bâtards des deux dernières saisons, s’unissent finalement pour empêcher la guerre. Cela fonctionne diaboliquement bien de voir les méchants œuvrer pour le bien global, ne voulant tout simplement pas une guerre. À l’inverse de la résistance, qui révèle son vrai visage ici. Juliana reproduit, malgré elle, le schéma développé par le film du Man in the High Castle en butant tous les représentants de la résistance à elle toute seule, et surtout Dixon, après des menaces de leur part sur Thomas et surtout sur elle-même. Voilà qui marche très bien et nous la laisse totalement dévastée. Joe finit par apprendre que Juliana est en vie dans une scène le réunissant à John et, franchement, il était largement temps après dix épisodes de voir cela. La série aura traîné ce poids de Joe pendant toute la saison 2 et j’espère que la suite saura s’en affranchir, car ça n’a pas du tout fonctionné et c’est l’un des gros points faibles de ces dix épisodes. John maîtrise parfaitement ses coups dans cet épisode, se débarrassant de Joe et de son père qu’il accuse facilement de trahison (et on le comprend, surtout quand on voit Joe ne pas vouloir sauver la côte Ouest avant d’apprendre que Juliana est encore en vie et changer d’avis… hein ?). C’est très bien joué de la part de John et ça lui permet d’atteindre le poste suprême, en toute tranquillité. Pas vraiment de surprise, mais une belle écriture des scénaristes. La guerre est donc finalement évitée de justesse. Thomas prend la décision la plus logique pour son personnage : celle du suicide. Même si ça sort un peu de nulle part dans cet épisode, il se dénonce lui-même et est emmené à la mort sous les yeux impuissants d’Helen et du téléspectateur. C’est déchirant et ça fait réfléchir : la série nous fait finalement construire un capital sympathie pour une famille nazie, hum. La fin nous ramène à une confrontation entre Juliana et le Man in the High Castle où cette compassion s’avère justement être la clé de cette saison, venant justifier ses multiples longueurs : c’est parce que Juliana s’est attachée à Thomas que la guerre a pu être arrêtée, et c’est ce qu’espérait notre vieux fou. C’est tiré par les cheveux, c’est sûr, mais force est de constater que ça fonctionne. Le cliffhanger qui suit, je l’avais vu venir à des kilomètres : Juliana retrouve l’une des versions de Trudy, mais elle est encore loin d’imaginer ces histoires de différentes version d’un même personnage. Cela confirme une théorie que j’avais depuis la saison 1 (il existe bien différentes versions de chaque perso, ce qui explique qu’on a vu une Trudy morte) et ça me va très bien. En revanche, c’est un peu frustrant, le cliff du côté de Tagomi n’étant pas beaucoup plus fracassant : la série m’avait habitué à mieux et fait espéré mieux ! Qu’à cela ne tienne, je reviendrai de toute manière en saison 3 me plonger dans leur délire dans l’espoir d’avoir plus d’infos sur la manière dont ils passent d’un monde à l’autre. En attendant, il me reste à prier pour que la saison 3 soit confirmée !

Saison 1Saison 2 Saison 3 | Saison 4

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EN BREF – Si la série reste excellente, cette saison 2 souffre d’un certain nombre de longueurs qui étiolent un peu sa qualité et la rendent moins prenante que ce que je disais des dix premiers épisodes dans mon éloge du mois de juin. Tant pis, cela reste malgré tout une série très agréable à regarder, avec pas mal de prises de tête et de mystères à résoudre en tant que spectateurs. J’ai particulièrement aimé la manière dont les personnages que je n’appréciais pas trop l’an dernier ont réussi à me passionner cette saison, au détriment de ceux pour lesquels j’étais pourtant resté. Les thématiques de fond, surtout sur l’adaptation et l’occupation, sont traitées avec beaucoup d’intelligence et une exécution très maîtrisée. Je continuerai à conseiller la série, mais plus de la même manière : c’est une série devant laquelle il faut s’installer confortablement et prendre le temps de réfléchir aux imbrications générales et à une trame qui, malheureusement, traîne un peu trop en chemin. J’espère une saison 3 de cette même qualité, surtout côté réalisation et acting !

Saison 1Saison 2 Saison 3 | Saison 4

Octobre & novembre – Oups

Ceux qui suivent le blog, même de loin, auront remarqué je pense que j’ai disparu de la circulation depuis le Comic Con, à peu près. Il faut dire que j’ai eu des week-ends hyper chargés et loin de chez moi, pour compléter mes semaines déjà bien comblées. Par conséquent, j’ai pris du recul et surtout, j’ai dû faire des choix entre séries et boulot. Autant dire, que ce n’était pas un choix bien compliqué et j’ai décidé de lâcher à la fois mes articles hebdomadaires et mon challenge. Enfin, « décidé ». Les événements ont décidé pour moi, et je m’excuse auprès de ceux qui les attendaient. Je n’oublie pas que j’ai aussi un tag à faire, un jour. Bref, quoiqu’il en soit, je me dis qu’il est largement temps de faire les bilans d’Octobre et Novembre du Challenge Séries 2016… J’ai peut-être arrêté de regarder One Tree Hill, mais je ne me déclare pas vaincu pour autant !

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En octobre et novembre, j’ai terminé la troisième saison de One Tree Hill que je commente par-là. Et j’ai largement entamé la 4, au moment où j’y croyais encore. Et puis, j’ai arrêté de regarder. Pour être 100% honnête, je ne peux pas dire que la série me déplaît, elle a des côtés très sympas même. Seulement, elle ne m’accroche pas non plus des masses et la saison 4 se concentre un peu trop sur les problèmes existentiels de Peyton pour moi. Je sais que je reprendrais, probablement en 2017 ; mais pour le moment, il me paraît évident que je ne peux pas regarder cinq saisons dans les trois semaines à venir. J’ai donc pris la décision de switcher One Tree Hill… au profit d’Utopia, une série certes bien plus courte, je sais, mais bon, j’ai eu les yeux plus gros que le ventre en janvier je crois. Voilà, mes articles sur les deux saisons d’Utopia sont à venir d’ici le 31 décembre, mais c’était un gros coup de cœur que j’ai regardé en septembre. De manière générale, j’ai préféré voir des séries plus courtes que je pouvais finir plutôt que les saisons restantes de One Tree Hill. C’est stupide, car j’aurais probablement pu la finir autrement, mais c’est comme ça.

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Outre ce switch, j’ai bien sûr terminé aussi l’excellentissime saison 6 d’American Horror Story. Je ne m’attendais pas à ça, mais j’ai adoré et je la considère actuellement comme la meilleure saison de la série. Après avoir critiqué pendant quelques années cette série adulée par beaucoup, je me retrouve donc à leur place et me sens presqu’un peu bête. Surtout que les saisons 3, 5 et 6 vues pour le challenge ont toutes été beaucoup plus plaisantes que les 2 et 4 qui étaient pour moi hyper décevantes et blasantes.

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Je sais que certains ont déjà pu déclarer avoir bouclé leur challenge, ce n’est cependant pas mon cas, loin de là. Je suis pris au piège de mes choix : Netflix a diffusé la seconde saison de Club de Cuervos le 9 décembre et la deuxième partie des aventures de The Man of the High Castle est quant à elle annoncée pour mi-décembre. Gloups. J’ai donc encore 20 épisodes à voir d’ici la fin du mois, en plus de mes séries régulières (qui heureusement passent en pause) et du retour de Con Man jeudi dernier. Non mais ça va le faire.