Les personnages préférés de 2017

Salut les sériephiles,

J’espère que tout va bien en ce vendredi où on se retrouve pour parler une fois de plus de l’an dernier sous la forme d’un top. Je sais, je sais, j’avais dit que j’en avais terminé avec, mais c’était avant de consulter les thèmes du TFSA. Oui, c’est tout de la faute de Tequi, je vous laisse voir avec elle si vous avez des réclamations.

Si vous ne savez pas qui c’est, c’est que vous n’êtes pas un lecteur régulier du blog, alors je vous invite à vous y abonner (colonne de gauche les amis, ne manquez plus mes articles) et je vous explique : chaque semaine, Tequi nous propose sur son blog d’écrire un top 5 sur un thème prédéterminé de son choix. Tout le monde est invité à participer, vous pouvez répondre en commentaire, sur votre blog, sur Twitter, les possibilités sont infinies (bon, peut-être pas, mais vous avez l’idée).

Cette semaine, il faut élire nos personnages préférés de l’année dernière et ce n’est pas forcément facile de n’en choisir que cinq. Du coup, je me suis lâché et l’article d’aujourd’hui est beaucoup plus long que d’habitude. Oui, je suis comme ça, ça m’arrive, faut vous y faire.

Bon, c’est surtout que quand j’ai choisi mes cinq personnages préférés, je me suis rendu compte qu’il n’y avait que des personnages féminins… oups. Du coup, forcément, j’ai poussé les choses plus loin, j’ai changé d’avis un nombre incalculable de fois, je me suis limité à un perso féminin et un masculin max par série et bam, un top 10 de chaque sexe est apparu à peu près clairement ; même si beaucoup de places pourraient encore être interchangeables dedans.

Personnages masculins

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  1. Lionel Higgins (Dear White People)

Discret, mais finalement essentiel à la construction de la série, Lionel est typiquement le genre de personnage que j’adore. C’est le sous-fifre geek qui ne s’assume pas du tout et prend progressivement le chemin de l’acceptation de ce qu’il est, ce qui le rend à la fois super drôle et attachant. Si certaines choses sont quand même précipitées, j’ai trouvé son arc narratif vraiment intéressant.

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  1. Nick Clark (Fear the Walking Dead)

Même si le besoin de lui filer un shampoing est souvent plus fort que le reste (non mais allô quoi ?), Nick n’en reste pas moins un personnage intéressant. Il est le cliché télévisuel de l’ex-drogué en lutte permanente contre son addiction (ou pas), ce qui offre un personnage multi-facettes. Bon, tout cela ne l’empêche pas d’être prévisible, mais je l’aime bien quand même, sans trop pouvoir l’expliquer parce que dans beaucoup d’autres séries, je le prendrais simplement en grippe.

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  1. Lucifer Morningstar (Lucifer)

Forcément. Tom Ellis fait un boulot brillant à incarner le diable et la série repose à 95% sur ses épaules. Si je n’aimais pas le personnage, il y a fort longtemps que je me serais barré en courant parce que nous avons affaire à un procédural qui assume parfaitement de n’être souvent que ça. Sûr de lui, dragueur et avec une répartie à toute épreuve, il est difficile de ne pas aimer Lucifer, et c’est tout à fait le but recherché !

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  1. Winn Schott (Supergirl)

Le geek meilleur ami avec de la répartie ? Evidemment que je l’adore ! Si j’ai eu du mal à approuver son évolution sentimentale cette année, il n’en reste pas moins un personnage qui me fait toujours rire et que j’adore, surtout dans son amitié improbable avec Alex.

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  1. José Ramse (12 Monkeys)

S’il n’était pas écrit pour être aimé, Ramse est clairement mon personnage préféré de la série, et tant pis s’il en est souvent un antagoniste des héros. Pour moi, toutes les décisions qu’il a prises sont les bonnes et je trouve vraiment injuste le traitement réservé à son personnage, mais bon. Il est rare que j’approuve autant les décisions d’un personnage dans une série et rien que pour ça, il mérite d’arriver en bonne place dans ce classement – il m’a aidé à supporter la saison 1 clairement en-dessous des autres.

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  1. Josh Greenberg (Man Seeking Woman)

Bon, ben, oui, j’avoue, le concept d’identification avec Josh marche à 100%. Je me reconnais souvent dans ce personnage et vu sa situation en saison 3, ça donnait encore plus de s’y reconnaître ! Du coup, il se fait une bonne place dans ce top, mais c’est mérité ; parce qu’il est drôle et attachant, et qu’il lui arrive toujours plein de trucs qu’il ne mérite pas. En plus, si ça peut intriguer certains d’entre vous et vous faire commencer la série, c’est encore mieux. Lalala.

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  1. Léo Fitz (Agents of S.H.I.E.L.D)

S’il y a bien un personnage de cette série dont l’évolution continue de me bluffer épisode après épisode, c’est bien Fitz. Il a tellement gagné en confiance et en badassitude au cours des saisons que celui que j’aimais bien sans plus en saison 1 est devenu l’un de mes personnages préférés en saison 5. Et ce n’est pas son arc en fin de saison 4 qui me fera dire le contraire, car l’acteur a eu l’occasion de prouver qu’il était en plus super talentueux.

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  1. Connor Walsh (HTGAWM)

Ce n’est pas nouveau que Connor est mon chouchou dans How to get away with murder. Comme bien souvent, c’est sa confiance en lui et sa répartie qui le rendent attachant, mais comme en plus les scénaristes font un bon travail à le rendre beaucoup plus fragile une fois cette carapace franchie, il est juste passionnant. Après, je pense que ça aide aussi que j’ai toujours peur de le voir y passer – et puis la saison 3 ne l’a pas épargné, surtout dans sa deuxième partie. Quant à la saison 4, il faudra qu’on m’explique qui lui a conseillé de se couper les cheveux (je sais, je me répète).

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  1. Logan (Westworld)

Le seul de ce top à ne pas avoir de nom de famille, c’est malin ! Répartie, confiance en soi et égoïsme exacerbé en font un personnage que j’adore. Je sais, il est là pour qu’on le déteste, mais c’est justement ce qui me passionne dans ce personnage, qui est l’archétype même de ce qu’un client du parc est censé être. Comme il le sait et l’assume, j’étais passionné par ses déviances et ses frasques jusqu’à la fin de saison. Il sera apparemment de la partie en saison 2 et je suis curieux de voir comment ! J’espère qu’on pourra approfondir plus les faiblesses du personnage – parce que la fin de saison 1 le laisse dans de beaux draps. Sans drap, si je puis dire.

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  1. Bellamy Blake (The 100)

Autant Bellamy a fait de la merde en saison 3, autant il a su se racheter à mes yeux dans la quatrième saison de la série ; redevenant la voix de la raison qu’il devait être. Forcé de grandir trop vite, Bellamy est un leader en quête perpétuelle de son autorité, ce qui est génial à suivre. Comme la majorité des personnages dans ce top, il a aussi pas mal de répartie, ce qui aide toujours et s’il est passé par une phase de manque de confiance en lui, c’est pour mieux redevenir le personnage sûr de ses décisions.

Personnages féminins

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  1. Olivia Charity (Midnight, Texas)

Bon, en l’absence d’annonce de saison 2, je commence à me faire une raison sur le sort de la série, mais il n’empêche qu’Olivia était un personnage super attachant, à la fois badass et plein de faiblesse. Certes, c’est un cliché sur pattes… mais c’est ça qui était génial, car cela offrait de jolies perspectives d’évolution. Et puis, sa coupe de cheveux en cours de route était tellement à mourir de rire !

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  1. Jen Short (Life in Pieces)

Sûre d’elle et avec une répartie incroyable, Jen et ses mimiques participent énormément à l’humour de la série. Sans elle, je ne sais pas si je regarderais autant la série, alors forcément, elle entre sans problème dans la liste de mes personnages préférés.

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  1. Michaela Pratt (How to get away with murder)

Si sa relation amoureuse me donne beaucoup de peine car je ne la comprendrais jamais, Michaela n’en reste pas moins un des personnages qui explique pourquoi j’accroche autant à HTGAWM. Elle est totalement badass et surtout brillante, avec un self control de plus en plus impressionnant depuis la saison 1 et une tendance à se sortir de toutes les situations qui ne peut que me plaire. Et puis, elle aussi, la répartie, ça lui connaît.

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  1. Krystal Goderitch (Orphan Black)

Krystal n’a jamais eu le temps d’écran qu’elle méritait d’avoir, mais chaque fois qu’on l’aura vu, elle m’aura fait mourir de rire – et oui, en grande partie grâce à sa répartie, elle aussi. Comme en plus, elle possède un sens de la déduction à toute épreuve qui la rend plus intelligente que prévu et que Tatiana Maslany est une déesse, elle intègre ma liste de personnages préférés… au détriment d’Alison Hendrix dont la toute fin m’aura tout de même laissé perplexe. C’était vraiment serré, mais s’il ne faut prendre en considération que 2017… ben voilà.

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  1. Echo (The 100)

Oui, oui, Echo (attention spoilers sur la saison 4, du coup). Pas Clarke (je ne lui pardonne pas le coup du bunker), pas Octavia (que j’ai tout de même préféré cette saison, j’avoue), pas Raven (qui m’a perdu en saison 3). Echo, c’est le personnage que je suis le seul à aimer, mais dont l’évolution me laisse rêveur. Apparue en saison 2 en tant que quasi-figurante, elle s’est finalement tracé un chemin vers la liste des personnages principaux en cours de saison 4, normal. Totalement badass, elle est maline et sûre d’elle, et en pleine évolution depuis qu’on la connaît pour devenir peu à peu quelqu’un de bien aux yeux des Trikru. Je l’aime, c’est tout.

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  1. Alex Danvers (Supergirl)

Mon amour de Chyler Leigh n’est pas nouveau, surtout si vous suivez mes réponses du TFSA, et ce n’est pas avec le personnage d’Alex que ça va changer. Je l’adore, tout simplement, parce qu’elle est touchante, badass et… alcoolique. Oups. Ses doutes et remises en question permanentes pourraient me blaser, mais pour l’instant, ils font que je m’attache à son personnage. Et puis, son amitié avec Winn est la chose la plus cool de cette série.

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  1. Tessa Riley (The Catch)

Derrière son visage d’ange se cache une peste que l’on voit arriver à des kilomètres, mais mon dieu, qu’elle m’aura fait kiffer grâce à ça ! On doit à Tessa les meilleures blagues de la série, un des rebondissements les plus détonnants et soapesques, mais aussi une attitude de garce qui manquait dans mes séries depuis l’absence d’une certaine Blair Waldorf. Guilty pleasure total.

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  1. Alicia Clark (Fear the Walking Dead)

À défaut de pouvoir parler de Lexa dans ce top, je peux toujours citer Alicia. Son évolution vers une adolescente totalement mature et badass a continué de me bluffer en 2017 et a permis à la série quelques-uns de ses meilleurs moments. Et puis, je suis amoureux de toute manière, laissez-moi être aveuglé en paix.

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  1. Maeve (Westworld)

Si en début de saison, Maeve m’intriguait sans pour autant que je ne l’aime encore, elle a vite su me faire changer d’avis en devenant le personnage le plus intéressant de la série, et de loin. Désolé pour les fans de Dolores, mais moi, la blonde ne m’a pas passionné autant que la quête de connaissance de Maeve et son désir de liberté. Vivement la saison 2.

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  1. Elektra Natchios (The Defenders)

Oui. Je sais. Mes TFSA tournent en rond à force, mais évidemment qu’Elektra est mon personnage préféré de 2017. Ce n’est pas pour rien que je me suis jeté sur l’achat de sa Funko Pop, hein. De toute manière, j’ai toujours adoré le personnage dans les comics et l’actrice dans tout ce que j’ai vu. Les scénaristes ont très bien adapté ce qu’elle devait être et voilà, le travail était fait.

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Et soyons clairs, je n’oublie pas non plus Florence (Wrecked), Daisy (Agents of S.H.I.E.L.D) et Kelsey (Younger), hein ! Techniquement, elles auraient pu avoir leur place parce que Westworld date de 2016, mais j’ai plutôt procédé par saison que par année civile… et surtout, j’ai totalement revu Westworld dans mon coin en 2017. Mais chut, ne le dites à personne, je ne voudrais pas qu’il y ait de vrais arguments contre mon retard dans certaines séries !

Allez, venez m’insulter pour mes choix de Logan et d’Echo dans les commentaires, je sais que ce ne sont pas des choix populaires, mais on peut en débattre… et surtout, faites-moi culpabiliser d’avoir zappé quelques-uns de mes personnages préférés (c’est inévitable).

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Ce que c’est qu’un arc (narratif)

Salut les sériephiles !

Comme souvent, on se retrouve ce matin pour un article de définition des termes plus ou moins techniques que j’emploie parfois dans mes critiques. Il va ainsi être question d’arc ce matin. Non, je n’ai pas perdu la tête et ce n’est pas non plus parce que je suis en plein visionnage d’Arrow que je vous parle d’arc. En fait, je ne vous parle pas d’une arme, vous vous doutez bien, mais d’un arc narratif.

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Alors c’est quoi exactement un arc narratif ? L’arc narratif/scénaristique est une partie d’une œuvre plus globale qui possède sa propre introduction (un problème) et sa conclusion. On en retrouve un peu partout et pas qu’à la télévision, y compris dans les séries de films ou les comics par exemple.

En ce qui concerne les séries, chaque épisode pourrait donc être désigné comme un arc (particulièrement quand on a affaire à un procédural), mais ce n’est pas le cas car l’idée est au contraire que cette nouvelle histoire dans l’histoire de la série s’étend sur plusieurs épisodes. Et, oui, il peut donc y avoir plusieurs arcs enchassés les uns dans les autres (parfois, c’est par personnage, parfois, par petits groupes) au sein de plusieurs épisodes. L’arc peut donc être aussi synonyme d’intrigue, tout simplement, mais d’intrigue sur plusieurs épisodes, ce qui implique bien évidemment l’utilisation de cliffhangers.

Le plus souvent, l’arc permet de faire évoluer un personnage ou une situation en passant d’un point A à un point B. Si vous me suivez régulièrement sur le blog, vous saurez donc que j’apprécie particulièrement ce procédé.

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C’est quoi ce nom ? Difficile de trouver exactement de quoi il en retourne, mais pour le retenir, vous pouvez toujours vous dire que l’arc désigne en fait la courbe que suit le schéma narratif au sein de celui-ci : au début, tout est plat, puis il y a un problème qui va faire monter la tension vers son climax. Après celui-ci, on va se diriger vers sa résolution, avec une tension qui retombe plus ou moins progressivement. Et paf, ça fait un joli arc (aussi appelé pyramide de Freitag chez les allemands, du coup).

arc.jpg

Quelle origine ? Là encore, difficile à dire précisément quand Aristote lui-même évoque la diesis (montée en puissance) et la lusis (crise-résolution) au sein d’une histoire. Clairement, le concept n’est pas neuf en littérature.

En ce qui concerne la télévision, ils existent depuis plusieurs décennies et se retrouvent souvent dans les séries (Dr Who) et dessins animés. Cependant, ils étaient loin d’être une mode et encore moins un gage de qualité : souvent, les arcs étaient réservés aux soap-opéras et aux comédies.

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Le problème des arcs narratifs, à l’époque, était qu’il était difficile de rattraper un épisode loupé, c’est pourquoi on y préférait la forme d’épisodes indépendants les uns des autres. Avec l’arrivée des magnétoscopes, puis des DVDs et des replays, les choses ont bien changé.

Une des premières séries à s’être distinguée pour l’utilisation d’arc narratif est… Buffy. Joss Whedon, en s’inspirant des comics qui n’hésitaient pas à le faire, s’est alors mis à proposer des arcs courant sur l’ensemble d’une saison avec un grand méchant à abattre.

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La formule fonctionnant bien, elle a ensuite été copiée par d’autres séries (par exemple, Charmed à partir de la saison 3 avec la Source, et même les Fondateurs). Oh, bien sûr, Buffy comme Charmed n’ont jamais hésité non plus à proposer des arcs plus courts pour faire évoluer un personnage. Certains parlent aussi de Xena, mais je dois avouer que je ne l’ai jamais vraiment regardée.

Bref, il existe des arcs narratifs pour une saison elle-même, mais aussi des sous-arcs pour l’évolution des personnages ou d’une situation, et enfin ceux qui constituent l’intrigue d’un épisode unique et ne sont donc pas considérés comme tels.

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Et aujourd’hui ? Les arcs narratifs sont nombreux dans les séries, mais il est de plus en plus rare de tomber sur des séries proposant un arc se déroulant au sein d’une saison complète. De plus en plus, les scénaristes privilégient des intrigues plus courtes, et ce parce que les séries du câble/des géants du streaming, ont changé la donne en proposant des saisons avec moins d’épisodes et la mode du binge-watching en une ou deux soirées. Je ne m’avance pas trop sur le sujet, car cela fera bien sûr l’objet d’un autre article 😉

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9-1-1 – S01E02 : Let Go

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du deuxième épisode de 9-1-1.

02.jpgÉpisode 2 – Let Go – 18/20
He’s a dog, you’re a cougar.

Ah voilà le roller-coaster qu’on nous promettait sur l’affiche promotionnelle. On assiste à la conversation de deux potes hésitant à faire un tour de grand huit, et vu la série, on sait très bien où ça va. Moi, je ne les fais plus depuis longtemps. Du coup, c’est sans surprise que le type très confiant dans le roller-coaster, Chad, s’envole plus vite et surtout plus loin que moi quand j’avais tenté Le Tonnerre de Zeus avant l’arrivée des nouvelles ceintures (chacun ses traumatismes, OK ?) et que son pote qui ne voulait pas le faire, Devon, finit suspendu dans les airs. Au moins, lui, il a la tête à l’endroit, contrairement aux autres.

Deux minutes suffisent à ramener la tension du pilot. Je ne suis pas fait pour les situations d’urgence. Je résistais mieux que ça avant, mais pour l’instant, cette série parvient vraiment à créer l’effet de proximité et réel qu’elle recherche. En même temps, contrairement à beaucoup de séries qui prennent un malin plaisir à tuer des inconnus au début de chaque épisode, celle-ci garde le suspense sur le sort de ses victimes, donc on peut leur espérer une jolie issue.

Quand il apprend que Chad est en vie (non, c’est un mensonge des pompiers), notre monsieur sur le point de mourir s’inquiète de voir que tout le monde filme… et finit par ne même pas tenter d’attraper la main de notre jeune pompier impulsif de la semaine dernière, Buckley. La voilà ma fin tragique nécessaire que j’attendais la semaine dernière. Not cool.

C’est la première mort pour Buck et c’est la première mort vraiment marquante pour la série, puisque le suicide de la semaine dernière était plutôt bâclé. Du coup, clairement, c’est son traumatisme que la série veut nous montrer cette semaine.

Pour faire passer la pilule, Athena débarque manger avec les pompiers histoire de bien nous expliquer que le titre de l’épisode symbolise le besoin de laisser aller les traumas en fin de journée quand ils retirent les uniformes, mais ça ne dure pas bien longtemps car l’alarme sonne de nouveau. Les scénaristes ne changent pas de formule et enchaîne les multiples cas par épisode, là où beaucoup de séries procédurales se contenteraient d’un ou deux cas par épisode. C’est plutôt cool car cela limite franchement l’ennui – et les traumatismes aussi. Et puis, ça nous met dans le rythme infernal des urgences.

Côté perso, Grace continue d’avoir du mal à gérer sa mère, mais est aidée par une nouvelle assistante qui lui raconte sa vie. En échange, Grace lui raconte qu’elle a beaucoup apprécié que Buck la remercie d’avoir sauvé une vie. Comme celui-ci passe désormais à la télé, elle l’appelle pour vérifier comment il va. C’est une relation que je n’attendais pas dans cette série, mais qui fonctionne pour l’instant très bien. Elle n’est qu’une voix pour lui, mais c’est très intéressant de voir cette relation se développer.

Buck a bien du mal à digérer les événements du début de l’épisode et se rend donc à l’enterrement du pauvre Devon, pour mieux se prendre en pleine poire de la part de sa sœur qu’il a mal fait son boulot. Oui, en même temps, quelle drôle d’idée d’aller à l’enterrement de quelqu’un qu’il n’a pas réussi à sauver.

Cet épisode joue avec les nerfs de Buck et mon vertige en suspendant ensuite par le pied un laveur de fenêtres. Il s’en tire sans problème, mais pas grâce à Buck. Bob lui conseille donc de parler à un psy, mais celle-ci n’arrive pas à faire le nécessaire pour le faire parler. Comme elle est jeune et canon, et qu’elle l’a bien avant demandé en tant qu’ami sur Facebook, la scène finit par virer en une drague étrange après avoir tenté de comprendre la psychologie de celui n’ayant pas réussi à tenir bon dans le grand huit. Et puis, ils couchent ensemble, forcément.

Du coup, en fin d’épisode, il refuse de rencontrer Abby en personne pour être sûr de ne pas faire n’importe quoi avec – même s’il n’a aucune idée de ce à quoi elle ressemble quand même. Tout ça, c’est après avoir réussi à sauver une troisième personne qui jouait avec le vertige en envisageant de se suicider. La situation était plus marrante que choquante et on sentait dès le début que le type allait survivre – mais je n’imaginais pas Buck le sauver de cette manière.

Si enchaîner trois cas vertigineux était quelque peu excessif, cela réussit bien à la série qui parvient à accrocher l’attention tout du long. Je ne pense pas pouvoir lui en tirer rigueur plus que ça. Finalement, la sœur de Devon recontacte Buck pour lui avouer la vérité : son frère était suicidaire depuis le départ, et la fête foraine était un moyen de le remotiver à vivre. L’intrigue autour de Buck s’achève donc sur l’acceptation que tout le monde ne peut être sauvé – et même que tout le monde ne veut être sauvé.

Par ailleurs, Athena doit gérer sa fille qui fait semblant d’être malade et sa vie amoureuse compliquée : elle est draguée par un type qu’elle sauve de deux chiens enragés… le truc, c’est que les chiens enragés ne sont pas ceux du charmant monsieur ayant appelé les secours. En fait, celui-ci est un simple voleur qui s’est fait attaquer par les chiens du propriétaire et a réussi à endormir son attention.

Du coup, les scénaristes en profitent pour la mettre en thérapie de couple pour exprimer sa colère de savoir son mari gay – elle l’a toujours su et n’est pas prête à abandonner cette idée de la famille. Elle lui propose de rester ensemble malgré tout, mais bien sûr, il a quelqu’un d’autre. Elle passe donc ses nerfs… dans l’arrestation du voleur aux chiens qui a utilisé son portable pour appeler les secours.

Plus tard encore, elle rentre chez elle, la tête pleine de problèmes, pour découvrir que Mae, sa fille a… fait une tentative de suicide en avalant une boîte de médicaments. Je l’ai senti venir dès qu’elle a mis le pied dans sa maison, mais ça me paraît tellement tôt dans la série pour proposer ce genre d’intrigue que je suis malgré tout choqué. Joli boulot de la part des scénaristes pour nous donner envie de revenir.

The Magicians – S03E01

SPOILERS

Retrouvez ci-dessous la critique complète du premier épisode de la 3e saison de The Magicians.

01.jpgÉpisode 1 – The Tale of the Seven Keys – 18/20
Someone is XOXO Gossip Girling our shit.

Génial, le résumé des épisodes précédents me prouve que j’ai malgré tout oublié des choses avec le cancer de Penny, mais bon, il faut bien que je m’y mette à un moment ou un autre, alors je me lance. Du coup, Penny, se promenant désormais en costard, est prisonnier par un des clients de la bibliothèque n’ayant pas rendu un livre qu’il est venu récupérer. L’homme est complétement cinglé et Penny lui soutire des informations avant de se téléporter avec le livre auprès de Kady.

Ils se retrouvent très rapidement, car en-dehors de la bibliothèque, le temps passe normalement pour Penny et son cancer qui le ronge. C’est intéressant de voir cette nouvelle perspective pour le personnage de Penny, coincé dans ce boulot qui lui sauve la vie.

Néanmoins, Kady s’y refuse et obtient l’aide de la sourde-muette pour trouver un remède au cancer de son mec. Le problème, c’est que ce remède nécessite l’utilisation de magie.

Bon, autrement, l’épisode commence sur Quentin et Julia tentant de comprendre d’où viennent les étincelles de pouvoir de la jeune femme. Grosso modo, la scène est un énorme résumé des théories que l’on a tous pu faire à un moment ou un autre depuis la fin de saison 3. Pour retrouver la magie, Quentin envisage donc de contacter un ancien Dieu pour le supplier de ramener la magie.

Ils obtiennent l’aide d’un autre étudiant de Brakebills, les emmenant à une fête d’où ils sont refusés car ils ne sont pas assez fêtards et dans l’ambiance. La solution ? Se bourrer la gueule, chanter et proposer une choré totalement débile. Le ridicule ne tue pas et les acteurs sont payés très cher pour tout ça après tout. Enfin, quand même, j’ai un peu de peine pour eux, mais ça les fait entrer dans une fête/orgie où ils peuvent tenter de parler à l’organisateur, qui serait un Dieu.

Quentin est alors obligé d’avouer qu’il a tué un Dieu – ce qui lui offre un joli trip suite à une pilule gracieusement offerte par le Dieu fêtard. Pendant ce trip, Quentin se souvient du départ d’Alice, ne supportant pas de rester à Brakebills pour étudier la magie quand la magie n’est plus là.

Julia a quant à elle des visions de son violeur et finit par avoir une petite conversation avec l’autre étudiant de Brakebills, en pleine déprime sans magie au beau milieu d’une fête orgiaque. Purée, c’est un retour digne de la série ça, drogue, alcool et sexe à gogo. J’avais oublié que la série partait si loin dans ses délires. Julia montre a son nouvel ami (Josh ?) qu’elle a toujours de la magie, ce qui ramène Quentin hors de son trip pour lui rappeler qu’elle ne doit surtout pas révéler à tout le monde ses pouvoirs car c’est trop risqué.

Côté technique, c’est toujours impeccable cette série et les lumières sont au top. Quentin ruse et réussit à apprendre que Prométhée aurait pu l’aider s’il n’était pas mort ; mais aussi qu’il existe une porte secrète vers la magie. Le problème, c’est qu’il est dur d’avoir des infos fiables de la part d’un mec bourré, même si c’est un Dieu.

À Fillory, Margo et Eliot cherchent un moyen d’éviter la guerre avec leurs conseillers stratégiques, mais les rois sont hantés par les fées et écourtent les choses autant que possible. Les fées s’amusent à les torturer et les laisser autant que possible dans la merde.

La reine des fées demande donc à Margo de récupérer des plantes ; mais elle délègue. Cela ne plaît pas aux fées qui espionnent Fillory sans aucun mal et menacent cette fois de récupérer les mains de Margo. Après son œil, pourquoi pas.

Ils mettent au point un plan pour se débarrasser des fées, invisibles aux yeux de beaucoup de gardes. C’est problématique et ça n’aide pas, de même que la disparition de tous les livres sur ce qui permet de les empoisonner.

Les deux rois comprennent donc qu’ils sont espionnés par l’œil manquant de Margo depuis le début et se mettent à parler en utilisant tout un tas de références à la pop-culture, et principalement les séries et comics. C’est juste magique comme scène, et à mourir de rire. Là encore, la série s’en tire à merveille sur le plan technique avec des sous-titres pour nous dévoiler ce que ce message codé improvisé signifie – et c’est brillant. C’est brillant parce qu’il y est question de Gossip Girl, puis du meilleur épisode de Buffy. Pas le musical, l’autre. Ce qui est pleinement brillant, c’est que j’ai les mêmes références et qu’il m’était facile de décrypter certains passages de la conversation ; alors que d’autres étaient à mourir de rire. J’ai une vie, ces livres font 1000 pages. MAIS TELLEMENT (et puis, surtout, je n’aime pas Game of Thrones – mais ne pas avoir fini les Harry Potter, c’est un crime, non ?).

Bref, c’était clairement l’une des meilleures scènes que j’ai vues depuis longtemps, niveau comédie autant que niveau drama, on peut dire que oui, ils y sont allés à fond « Britney Spears 2007 ». Par contre, je me demande comment tout ça sera géré avec des sous-titres, bon courage aux traducteurs et à toutes les personnes regardant la série avec sous-titres. Moi, c’est ma nouvelle scène préférée de 2018.

Cela leur permet finalement d’avoir un vrai plan et Eliot tombe sur un homme-paon, ce qui permet quelques excellents jeux de mots sur « peacock » qu’on n’avait plus eu depuis Katy Perry en 2010. Décidément, l’intrigue Fillory apporte tout l’humour et le meta que j’aime. L’homme-paon lui propose une quête d’une saison (ben tiens) pour s’en sortir : il doit trouver un livre sans auteur dans une bibliothèque du New Jersey. On va se marrer, je sens.

Pour voyager entre les royaumes, Eliot comprend que les fées utilisent des lapins. Il en envoie donc un à Quentin en train de se remettre de sa gueule de bois – mais, ça va, c’est une gueule de bois qui ne les empêche pas de se retrouver avec Julia en plein cœur de la ville. Julia a en effet rapidement trouvé le livre dont il est question, mais c’est un livre en grande partie vierge.

Julia et Quentin se lancent donc dans la quête pour Eliot et Margo : ils doivent retrouver sept clés pour restaurer la magie. La première ? Elle se trouve à Fillory en-dehors des frontières du royaume. Ils renvoient tout un tas de lapins à Eliot pour lui communiquer l’information. Pour le bien d’une critique future, il faut aussi que je précise que la femme d’Eliot a pété un câble total.

La série prend aussi le temps de revenir à Brakebills pour nous parler du doyen et du désespoir de l’ensemble des profs et de la population depuis la disparition de la magie. Cependant, le doyen veut continuer à éduquer ses élèves sur la théorie, pas sur la magie. Ce n’est pas si simple : sans magie, beaucoup ne voit pas l’intérêt de payer pour garder l’université ouverte.

Enfin, l’épisode se conclue avec une Alice qui laisse son sang être bu par une créature (un vampire, du coup ?) censée l’aider à rétablir la magie. Elle doit ainsi acheter quelque chose à garder dans son sac, mais ce n’est pas bien clair. En tout cas, elle paraît toujours autant déprimée à manger son bacontoute seule. Je ne sais pas du tout où on va avec ce cliffhanger, mais de toute évidence, on y va. The Magicians, quoi.

Quel retour ! C’était très inégal, avec des intrigues moyennes (Alice, Penny, Kady, le doyen), d’autres tout à fait dans le ton de la série (Julia et Quentin – leur duo fonctionne tellement bien) et une autre tout bonnement parfaitement brillante dans l’écriture. C’est bon, je suis motivé pour la suite, je n’ai plus peur, vite, soyons jeudi prochain !