Resident Alien (S01)

Synopsis : Après s’être posé en catastrophe sur Terre, un alien doit prendre l’identité d’un homme pour passer incognito. Il se retrouve malgré tout bien rapidement lié à l’enquête sur la mort mystérieuse du docteur d’une ville du Colorado.

Pour commencer, voilà une série dont je ne sais pas grand-chose, mais qui m’a immédiatement attiré pour tout un tas de raisons. Déjà, les affiches mettent en vedette Alan Tudyk, ce qui reste un bon gage de qualité. Ensuite, c’est une série de science-fiction. En plus, il y est questions d’aliens, et je n’ai que peu de séries à mon actif avec de vrais extra-terrestres (je veux dire, j’ai du mal à compter Supergirl dedans, quoi). Enfin, c’est diffusé sur Syfy. Ah, et Tequi n’en dit que du bien sur Twitter aussi !

D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si cet article sort aujourd’hui : alors que cela fait à peine un mois que la diffusion a commencé aux États-Unis, Syfy France diffusait ce soir à 21h le premier épisode de la série, et me le filait en avant-première pour l’occasion. Je n’allais pas bouder mon plaisir, j’ai modifié mon planning, et hop, c’était parti pour le premier épisode…

Du coup, voilà ce que j’en ai pensé :

Note moyenne de la saison : 17,5/20

S01E01 – Pilot – 17/20
Pour l’instant, la série ne révolutionne rien, mais elle fait très bien ce qu’elle met en place. Je sens que je vais beaucoup accrocher aux personnages qui nous sont présentés, et je ne regrette pas de me lancer dans cette nouvelle aventure. Assurément, c’est à regarder pour son humour autant que pour le mystère qui se met déjà en place. Hâte de prendre le temps de voir la suite !
S01E02 – Homesick – 17/20
L’air de rien, la série nous propose de suivre un grand nombre de personnages et, même si elle le fait avec beaucoup d’humour, c’est assez dur de tenir le rythme et de tout critiquer. Tant pis. L’avantage, c’est que c’est une série vraiment drôle et prenante, avec plusieurs intrigues qui se développent assez vite. L’inconvénient, c’est que l’équilibre entre les diverses intrigues n’est pas encore trouvé.
S01E03 – Secrets – 16/20
Si on perd en crédibilité par moment avec des personnages qui font confiance un peu trop facilement au nouvel arrivant en ville, la série gagne en capital sympathie avec un humour improbable qui tombe toujours à pic et sait comment me faire rire. En plus, ça ne l’empêche pas de développer un fil rouge intéressant et des intrigues plus complexes que ce que l’on pouvait penser à l’origine.
S01E04 – Birds of a Feather – 18/20
Si la crédibilité de certaines intrigues est souvent à remettre en question, il n’y a pas à dire, l’écriture de la série est vraiment très chouette, avec des personnages attachants et de bonnes blagues. Je n’ai pas l’impression de n’avoir vu que quatre épisodes ! Et ça devient difficile d’attendre une semaine entre les épisodes, parce que c’est vraiment très prenant comme intrigue. Je vais quand même le faire, parce que c’est un mode de diffusion que j’aime, tout simplement.
S01E05 – Love Language – 16/20
Ah, la voie choisie est intéressante pour la suite, je suis curieux de voir comment ça va se développer et comment le fil rouge va évoluer. Je le trouve particulièrement lent dans son avancée, mais c’est parce que la série se concentre davantage sur les histoires de chaque personnage que sur l’intrigue principale. Pour autant, l’épisode manque un peu de peps dans les dynamiques entre personnages par rapport au début. Bref, j’aime toujours, mais je commence à trop m’habituer à la formule et l’écriture de la série.
S01E06 – Sexy Beast – 16/20
Les différentes pièces du puzzle s’emboîte bien dans cet épisode qui change un peu de sa narration habituelle et accélère finalement le rythme du fil rouge, l’air de rien. L’épisode précédent permet de mettre de côté certains éléments qui ralentissaient Harry jusque-là, et le changement fonctionne plutôt pas mal pour la série, je trouve. L’épisode est très sympathique et donne toujours envie de revenir, encore et encore. Un vrai plaisir.
S01E07 – The Green Glow – 16/20
S’il y a des morceaux d’intrigues auxquels j’ai eu du mal à accrocher, je suis bluffé par tout ce qu’il se passe en un épisode, et par la fluidité avec laquelle ça se passe chaque semaine. C’est efficace et accrocheur, j’aime vraiment beaucoup comment la série a réussi à créer son univers et à être convaincante en si peu de temps. En plus, je pense qu’elle est aussi efficace en diffusion hebdomadaire comme je le fais qu’en bingewatching, et ça, c’est rare.
S01E08 – End of the World As We Know It – 19/20
Un excellent épisode qui gère bien sa tension avec une énorme dose d’humour, comme toujours, et qui marque un tournant pour la série à deux épisodes de sa fin de saison. Cela confirme que la série va avancer vite, et ça me va très bien comme ça, parce qu’il y avait des moments qui ne devait pas traîner beaucoup plus, même si ça passait encore pour quelques épisodes. En revanche, l’épisode ne s’encombre pas trop de certains détails et aspects finalement peu crédibles, tout en ayant du mal avec un rythme un brin haché. Sans mauvais jeu de mots par rapport à la scène finale, bien sûr.
S01E09 – Welcome Aliens – 19/20
L’épisode prend son temps au début, mais on ne s’y trompe pas : nous sommes clairement sur l’avant-dernier épisode de la saison et tout s’accélère progressivement. C’est une excellente chose car la saison révèle bien toute sa construction. En revanche, certaines intrigues semblent presque bâclées alors qu’elles paraissaient importantes à l’origine, et ça m’a un peu décontenancé. M’enfin, de bons acteurs et une bonne histoire, ça me fait oublier tout le reste !
S01E10 – Heroes of Patience – 19/20
S’il y a bien une scène qui m’a un peu décroché de l’épisode, tout le reste était sacrément pertinent et bon pour donner l’impression d’une conclusion rondement menée… sans pour autant retirer la perspective d’une saison 2 qui promet d’être aussi fun et réussie que la première ! La saison est menée de manière impeccable, les sous-intrigues sont terminées, d’autres sont prêtes à nous mener ailleurs et les personnages sont restés attachants du début à la fin, avec un humour et des répliques qui font toujours mouche. Bref, un vrai petit délice !

Riverdale – S04E05

Épisode 5 – Witness for the Prosecution – 13/20
Ils tentent vraiment de faire un épisode horrifique, mais quel échec ! Je continue de bien me marrer devant la série, mais c’est à peu près tout ce qu’il y a à retenir de cet épisode – ça, et sa drôle de scène finale qui me rend curieux de ce qu’ils vont nous pondre comme intrigue totalement perchée cette fois-ci. Je pensais être prêt à tout, pourtant.

Spoilers


Aren’t you guys senior?

Oh putain, rien que les premières lignes de scénario de cet épisode devraient être récompensées d’un award du plus mauvais scénario ever. Archie y est présenté comme un super-héros, et c’est trop drôle. Il vient au secours d’une femme dans une allée sombre en train de se faire voler son sac à main. La simple vue d’Archie masqué fait peur à l’homme… et à la femme qui n’hésite pas à le gazer sans la moindre raison. J’ai tellement ri.

Le lendemain, Archie est fatigué, mais ce n’est que le début d’un long épisode pour lui : non seulement, il n’y montre pas ses abdos, mais en plus, il se retrouve à gérer des préados boutonneux qui volent des comics book le jour et des enjoliveurs la nuit. C’était bien drôle, surtout quand le préado se met à en vouloir à Archie parce qu’il est un lycéen qui risque de se barrer à l’université.

Archie l’ignore et est a priori heureux de le voir partir, mais c’est avant d’avoir la visite du shérif lui signalant des plaintes sur sa salle. C’est si insupportable cette série : le shérif donne ensuite des conseils de chef de gang à Archie, parce que pourquoi pas ? Fort de ce conseil, notre rouquin décide d’organiser une conférence de presse : on lui dit de sympathiser avec les habitants du quartier qui se plaignent de lui, alors il est logique d’appeler la presse (Alice) pour faire un discours tout pété annonçant qu’il va lancer un programme de parrainage pour aider les jeunes désormais, avec l’aide des équipes sportives de Riverdale High.

Alice est toute fière d’Archie… et je cherche encore à comprendre pourquoi ? Bon, on va dire que c’est pour nous faire croire que son speech est exceptionnel quand c’est un tas de nullités. Vraiment, que c’est mal écrit. Archie finit toutefois par découvrir un gros problème : Dodger paie les habitants du quartier – enfin certains – pour avoir la paix ensuite, et en échange de son paiement, il propose à présent de faire en sorte que la salle soit critiquée.

C’est blasant. L’épisode se termine sur Archie menaçant un type qui le menace à son tour de mort, mais comme Archie est déguisé en justicier, personne ne le reconnaît. Pas même les gamins de sa salle de sport. Ca n’a aucun sens.

De son côté, Kevin tente de se trouver un mec dans les toilettes des hôtels, si l’on en croit une réplique qu’il balance à Betty lorsqu’elle cherche à l’inviter à… pardon, j’ai mal entendu ou compris ? Non. Elle veut devenir recrue au FBI et elle emmène son meilleur ami à une sorte de cours mené par son frère. Pourquoi pas.

Elle y découvre qu’elle est capable de reconnaître les serial-killers rien qu’en regardant des photos – ça aurait pu être pratique de reconnaître son père dans ce cas ? – et que, si, les gènes du serial-killer existent. Comme elle est censée les avoir, c’est embêtant. Elle se fait aussitôt une visite médicale pour être certaine de ce que sa mère lui a annoncé, et c’est évidemment le cas. Elle a les gênes d’un serial killer, ça nous fait une belle jambe.

Inquiète, elle n’en parle pas à Kevin… mais passe le reste de l’épisode à ressasser son passé et le possible meurtre de son chat Caramel. C’est rigolo. Elle en arrive à se souvenir avoir utilisé une pierre pour le tuer, ce qui fait qu’elle se réveille. Le lendemain, elle révèle donc à Kevin qu’elle a tué son chat – parce que oui, elle ne lui dit pas pour les gènes, mais moins de 24h plus tard, elle lui révèle tout, allez comprendre ce personnage.

Je sais, je sais. Mes amis du podcast doivent être traumatisés par ce chat mort, mais alors moi, le montage m’a fait vraiment rire, surtout avec le bruitage tout à fait atroce et peu crédible. Tout ça mène Betty à prendre la décision de démissionner de son stage. Elle ne veut plus faire partie du FBI parce qu’elle a les gènes du serial-killer, lol.

Pour la convaincre de rester, Charles lui annonce alors qu’il a lui aussi les gènes. Euh. Il n’a pas le même père que Betty, qui avait lui aussi les gènes, donc ? On se fout de nous ? Puis n’était-elle pas censée être capable de reconnaître les serial killers à vue d’œil ? Je me marre tant. Bon, le pire, c’est encore qu’elle décide d’assister désormais au cours de Charles afin de savoir si son frère est un serial-killer. Elle a la conviction qu’il lui cache des choses, alors elle le prend en filature et embarque à nouveau Kevin dans son délire.

En parallèle, Veronica est débordée par sa vie d’adolescente, autrement : deux dissertations à rendre, le procès de sa mère, le procès de son père. Non, ce n’est pas une ligne de ma critique, c’est une réplique de la série, et je ne pouvais pas la laisser passer comme ça. Les procès à venir posent bien des problèmes à Veronica, puisqu’elle a demandé à Pop de trafiquer les comptes du diner et que les avocats d’Hiram le savent bien.

Ils le convoquent donc pour le procès, et Veronica accepte finalement de témoigner. C’est elle qui organise toute la défense, pas la procureure chargée du cas, hein. On commence toutefois par le procès d’Hermione, où une femme mystérieuse assiste à l’audience dans une tenue qui ne fait qu’on voie qu’elle. Tout ça se passe mal pour Hermione, puisqu’elle est soudainement accusée d’être la propriétaire de la cabane où a eu lieu le meurtre dont elle est bien coupable, mais ça, elle ne veut pas le reconnaître pour ne pas aller en prison.

Tout ça donne donc à Veronica l’idée de la faire gracier par le gouverneur, puisqu’elle le connaît : il suffit donc qu’Hermione reconnaisse ses crimes, soit condamnée (probablement à vie), avant d’être graciée. Vu comme ça. Veronica fait donc son petit chantage, Hermione se reconnaît coupable et… Putain, mais non en fait ? C’est tellement évident que ça va mal tourner.

Pourtant, ça se passe relativement bien pour Hermione. Le seul problème, c’est que la femme mystérieuse finit par révéler sa véritable identité : elle est détective privée, mais elle est aussi Hermosa, la (demi ?) sœur de Veronica. Et elle, elle est fidèle à son père, dont elle sauve le procès grâce à ses écoutes des conversations entre Veronica et la procureure. Cette dernière laisse tomber les charges contre Hiram, consciente qu’elle n’a pas assez pour l’envoyer en prison.

L’intrigue est ridicule, mais ce n’est rien comparé au jeu d’Alice, qui est tellement drôle et dans le surjeu permanent. Elle apprend ainsi l’existence d’une autre fille d’Hiram et nous fait une super grimace, mais elle ne lui pose pas la moindre question dessus alors que ça semble pourtant être un scoop ? À la place, elle se contente d’une question sur l’avenir de l’ex prévenu – qui est censé lui faire peur, en théorie, non ?

Hiram déclare donc qu’il veut devenir maire à présent, et bordel, on peut s’en passer. En plus, ils viennent juste d’avoir des élections, comment c’est possible ?

Pendant ce temps, dans la fac d’écriture de Jug… ben on se fait toujours chier. Jug est désormais totalement fasciné par son prof qu’il semble avoir envie de prendre sur son bureau maintenant qu’il sait qu’il est l’un des auteurs de sa saga préférée. EUKE. Il déterre donc les livres en question chez son père histoire de pouvoir passer la nuit à lire à la lampe torche. Super.

Le lendemain, il apprend qu’il est possible pour lui d’écrire le livre suivant dans la série : tous les auteurs sont passés par cette fac, et Mr. Dupont qui chapote tout ça à présent cherche quelqu’un pour écrire le prochain. Il a pour devoir d’écrire trois chapitres dessus… mais préfère découvrir que son grand-père était lui-même écrivain et connaissait le fameux Dupont.

Jughead se place donc, mais ça ne plaît pas à son père : le shérif de Riverdale n’a pas les meilleurs souvenirs concernant son propre père (putain mais comment est-il passé de chef de gang à shérif ?) et refuse donc de rejoindre Jug à une cérémonie entre écrivains. Enfin, cérémonie. Grosso modo, ils y jouent à un jeu que j’adorais quand je faisais du théâtre, où on peut devenir serial killer en clignant des yeux. Jug y est un super mauvais meurtrier, commençant par tuer la personne à qui il parle, seul.

Comme il est super mauvais, c’est sans la moindre surprise que les scénaristes décident de le faire gagner, même lorsqu’il est seul contre Bret. Ce dernier le vit mal, le prend mal, s’énerve contre Jug et les deux adolescents en viennent aux mains. Finalement, Jug se calme, apprend que son grand-père tenait à lui puisqu’il lui envoyait les livres qu’il adorait quand il était enfant et trouve même un message caché dans un des livres. GENRE. Quand je dis message caché, c’est juste que FP a arraché une page de manière hyper visible et que ce qui était écrit dessus l’était avec tant de force que ça avait marqué la page en-dessous.

C’est d’autant plus ridicule que les traces d’écriture sont limite lisibles à l’œil nu… En tout cas, Jug apprend que son grand-père tenait à lui et lui laissait le conseil de ne jamais laisser personne lui prendre quoique ce soit. Fort de cette information, il décide donc de participer au concours d’écriture pour le tome suivant, sous le nom de Forsythe, 3e du nom.

Je n’en ai toujours rien à taper. Le problème, c’est que Jug est au cœur du fil rouge de cette saison : un flashforward nous indique que dans quelques mois, FP viendra interrompre un cours des trois meilleurs amis de son fils (ah ils vont donc encore en cours ?). Là, il les arrêtera pour le meurtre de Jug. Et c’est tellement mal joué… Je veux dire, il n’y a pas un acteur pour le jouer de manière crédible, et on a des ralentis sur tout le monde à moitié mort de rire face à la médiocrité du scénario. C’est triste pour eux.

Et drôle pour nous. Le concours d’écriture ayant pour thème « meurtre parfait », il y a de fortes chances pour que tout ça ne soit que supercherie, je vous rassure. Enfin, vous êtes sûrement plus loin que moi dans la série, cela dit. Ce n’est jamais que ma petite théorie, échafaudée bien trop tôt avec cette série !

Compteur d’Archie à poil : … Toujours rien ?? Je ne vais quand même pas perdre mon pari !

Saison 4

Resident Alien nous envahit ce soir sur Syfy France

Salut les sériephiles,

Cela faisait un moment que je n’avais plus proposé un article sur une diffusion de série à la télévision française, mais c’était sans compter sur l’équipe de Syfy France qui a eu l’excellente idée de mener une promotion Twitter agressive ces derniers jours concernant l’arrivée de leur nouvelle série : Resident Alien. Et ils ont bien raison de mener cette promotion avec force.

Déjà, parce que la série débarque sur la chaîne avec à peine un mois d’écart par rapport à la diffusion américaine. C’est rare, ça se souligne et c’est hyper agréable. Ensuite, parce que la série vaut vraiment le détour : je n’en vois que des retours positifs sur les réseaux sociaux depuis le début de sa diffusion outre-atlantique. Et puis, une série qui a pour acteur principal Alan Tudyk, ça attire nécessairement mon attention. Ainsi, quand Syfy m’a contacté plus tôt dans la journée pour me donner un accès en avant-première au premier épisode de la série, je n’ai plus eu d’excuse pour ne pas le regarder – et pour ne pas vous en faire à mon tour la promo. Regardez la série, ce premier épisode est vraiment très cool.

De quoi ça parle ? Sans vouloir spoiler, vous suivrez la vie d’un extra-terrestre très sympathique qui a atterri bien malgré lui et en catastrophe sur notre planète. Par chance pour lui, il s’est retrouvé dans le Colorado, dans un endroit isolé du reste du monde. Par malchance pour lui, il est encore trop près d’un village où un médecin meurt de manière mystérieuse. Comme notre alien a eu la bonne idée de prendre l’identité d’un autre médecin, il se retrouve lié à l’enquête sur cette mort. Et à nouveau, c’est bien malgré lui !

Concrètement, après ce premier épisode, ce qui rend la série vraiment intéressante, c’est son humour, qui était déjà bien visible dans les promotions. Il y a un décalage permanent entre le sujet sérieux et son traitement par l’humour, mais c’est bien logique : ce que l’humain considère grave et sérieux, l’extra-terrestre le découvre avec un regard désintéressé et plutôt blasé. Et ça fonctionne bien, avec de nombreux quiproquos et des répliques savoureuses. Sans parler des moments d’humour, fréquents dans l’épisode :

Concrètement, après ce premier épisode, ce qui rend la série vraiment intéressante, c’est son humour, qui était déjà bien visible dans les promotions. Il y a un décalage permanent entre le sujet sérieux et son traitement par l’humour, mais c’est bien logique : ce que l’humain considère grave et sérieux, l’extra-terrestre le découvre avec un regard désintéressé et plutôt blasé. Et ça fonctionne bien, avec de nombreux quiproquos et des répliques savoureuses.

Je n’en dis pas plus pour ne spoiler personne, mais sachez que le premier épisode sera diffusé à 21h ce soir sur Syfy – oui, bon, en même temps que le prochain podcast 42 minutes, mais dans un cas comme dans l’autre, le replay existe, donc tout va bien. Si vous n’avez pas encore Syfy, il n’est pas trop tard pour se renseigner et voir comment faire pour vous y abonner. C’est une chaîne vraiment très cool, comme je vous l’avais déjà dit quand il était question de The Magicians.

Je ne dis pas ça uniquement parce que j’ai eu la chance d’interviewer deux acteurs de cette dernière série grâce à eux ou d’avoir accès en HD à des épisodes, y compris premier Resident Alien, mais parce que je le pense vraiment : c’est une chaîne pour les sériephiles qui aiment la science-fiction et les séries fantastiques. Ils ont diffusé Future Man et Channel Zero, et ils passent en ce moment les journées à nous rediffuser la saison 2 du reboot de Charmed, qui s’est achevée en mai dernier aux États-Unis, et des épisodes de The Outpost. Bref, c’est une chaîne qui diffuse des séries sympas.

En plus, dans les conventions et salons, ils ont toujours des stands super-originaux et des goodies géniaux. Ils m’ont manqué en octobre quand on n’a pas eu de Comic-Con, parce que ça fait quelques années que je m’approvisionne chez eux de sacs en toile, gobelets en plastique (mon dernier s’est troué suite à un choc, c’était le drame de mon déménagement) et tours de cou. Je vous aime, Syfy.

Bref, regardez Resident Alien, regardez les programmes Syfy ! Et rendez-vous dans la soirée pour la critique complète du premier épisode, évidemment !

This is us – S05E09

Épisode 9 – The Ride – 14/20
L’épisode n’est pas tout à fait exceptionnel pour être honnête, il ressemble fort à un épisode bouche-trou, qui permet de faire la transition vers une nouvelle étape. Le synopsis officiel lui-même ne dit pas autre chose de toute manière : plusieurs trajets en voiture mènent les familles de la série vers une nouvelle étape de la vie. C’était bien. Ca aurait pu être mieux, probablement.

Spoilers

It’s babies, it’s not that complicated.

A la maternité, Jack et Rebecca sont en pleine galère avec les bébés, mais ils finissent par s’en sortir avec les triplés… Comme ils peuvent. Rebecca est clairement stressée, et je peux la comprendre : trois enfants, ce n’est pas rien du tout, et ça fait peur côté charge mentale.

Même pour Jack, ce n’est pas si évident, parce que bonjour la galère d’installer un siège auto pour un bébé… imaginez pour trois ! Un officier de police lui souhaite bon courage, Rebecca regarde avec inquisition l’état de la voiture, et hop, c’est parti. Ils sont à peine sortis de l’hôpital que Rebecca se met à stresser énormément. Tu m’étonnes.

La série avait tendance à trop nous aseptiser certains aspects de la vie des jeunes parents, et cet épisode va nous rappeler la réalité, avec trois bébés qui hurlent à l’arrière de la voiture. Quelle horreur cet épisode, c’était compliqué à supporter comme scène… et ça l’était encore plus de voir Jack à bout de nerfs et prêt à se fighter avec le premier mauvais conducteur venu – mais il faut dire que c’était un sacré mauvais conducteur franchement.

Il s’énerve, fait le plein… et achète du whisky. Comme ça commence bien ! Il boit directement la petite bouteille avant de retourner à la voiture. J’ai cru qu’il allait conduire comme ça, honnêtement, mais heureusement, ce n’est pas le cas. Il laisse donc Rebecca conduire jusqu’à chez eux, où les triplés sont enfin endormis.

Ils n’osent donc pas sortir de la voiture, et ça permet à Rebecca d’expliquer à Jack que sa mère a fait une fausse couche quand elle avait cinq ans, ce qui lui fait craindre à présent de ne pas être une bonne mère, se souvenant que sa mère avait été triste pendant très longtemps. Face à cette honnêteté, Jack la réconforte, puis décide lui aussi de lui avouer la vérité sur sa bouteille de whiskey.

C’est au tour de Rebecca de le rassurer, avant d’apprécier pleinement le moment avec une petite chanson à la radio qui leur permet de savourer leur nouvelle famille… ce que la série utilise bien sûr comme un excellent moment pour nous rappeler que les Pearson sont une famille vraiment géniale, avec plein de tours en voiture tous ensemble.

Un autre flashback nous montre Randall et Beth à la maternité après l’accouchement de leur deuxième fille. C’est super chouette ce genre de flashbacks, parce que j’adore ces personnages et ça fait toujours du bien de les voir en forme comme ça, au plus fort de leur couple et tout. On les retrouve donc le jour où ils quittent la maternité, et c’est vrai que c’est important, l’air de rien.

Bien évidemment, Randall et Beth sont parfaits aussi pour la sortie de l’hôpital ; ils ont tout prévu et sont déjà au taquet comme les pros qu’ils sont. Certes, l’intrigue n’apportait rien de nouveau, mais bon, j’aime ces personnages. Je n’aime pas trop l’idée de nous présenter Randall comme un type super relou en revanche : il veut déjà un troisième enfant et il emmerde Beth dès le premier tour en voiture, sérieusement ?

Oh, l’histoire est joliment formulée avec Randall qui explique à sa fille bébé qu’elle aura intérêt à lui faire beaucoup de petits-enfants, parce qu’il est le point de départ d’un nouvel arbre généalogique. Effectivement, il ne connaît pas véritablement ses racines, alors son obsession d’un troisième enfant peut mieux se comprendre. Beth ne dit plus rien, savoure sa glace et c’est très bien comme ça, franchement.

Dans le présent, Kevin est tout autant en galère que Jack à l’époque pour mettre en place les sièges auto de ces jumeaux. Un de ses fans choisit ce bon moment pour prendre une photo de lui sans lui demander son avis, et c’est franchement totalement abusé de sa part.

Kevin agresse donc ce fan qui prend des photos de lui, et il raconte beaucoup trop de choses, je trouve. Je sens que ça va mal tourner pour lui, même s’il est assez sympa pour faire un selfie. Quand il re-rentre dans l’hôpital, il est surpris d’apprendre que Madison est déjà prête à rentrer à la maison. Kevin est fatigué et stressé, mais il prend tout de même le volant, ce qui finit par inquiéter Maddison.

Elle n’est pas au bout de ses peines : Kevin repère une voiture qui les suit, et il est sûr qu’il s’agit d’un paparazzi. Ben oui, c’est une star, on a trop tendance à l’oublier.

J’ai beaucoup aimé cette part de l’intrigue et la manière dont Kevin s’énerve, parce qu’il est dur de rester calme dans ce genre de situation. Bizarrement, Madison semble beaucoup plus reposée que lui et parle bien plus calmement avec le paparazzi, lui promettant une photo de Kevin plus tard en échange de sa tranquillité immédiate.

Elle est géniale, Madison ! Elle décide même de conduire à la place de Kevin – décidément, il est bien comme Jack, finalement – qui peut donc se reposer. En dormant, il s’imagine parler avec son père, ce qui lui permet de lui demander quelques conseils pour apprendre à gérer les enfants qui pleurent. Il est épaté de comprendre que Jack a survécu à trois bébés à la fois, et son père lui prodigue de bons conseils pendant ce rêve : Jack était terrifié d’être comme son père, Kevin est terrifié de ne pas être comme son père. Cela fonctionne plutôt bien, mais c’est presque trop tôt pour nous le dire, je trouve… Après, j’ai aimé cette scène touchante où Kevin fait face à l’absence de son père pour un événement aussi important.

À son réveil, il est toutefois face à l’absence de Madison et des jumeaux, rentrés sans lui dans la maison, parce qu’elle ne voulait pas le réveiller et parce qu’elle gère toute la situation. OK, cette scène où Kevin regarde Madison gérer à merveille ? Elle m’a fait fondre pour ce couple. Encore. D’ailleurs, Kevin était en train de fondre lui aussi, c’est pour ça qu’il choisit ce moment pour demander plus officiellement Madison en mariage, parce qu’il veut être une vraie famille et passer sa vie avec elle. C’est clair que ce couple fonctionne tellement bien, c’est dingue !

En parallèle, Toby est enfin prêt à rencontrer Hailey, sa fille, et ça se fait d’une jolie manière. Par contre, le retour d’Allie dans leur vie n’est pas si fou que ça : la mère-porteuse n’a pas la force de rester dans la vie d’Hailey finalement. Elle annonce donc à Kate et Toby qu’elle n’a pas trop l’envie, pour l’instant, de tenir sa part de l’adoption ouverte, parce que c’est trop compliqué.

C’est clair que c’est dur à vivre… mais ça l’est encore plus pour Kate de savoir que sa fille ne connaîtra peut-être pas sa mère biologique, alors que ça avait été si dur pour Randall, et que ça l’est encore. Elle a du mal à se faire à l’idée, mais elle peut au moins faire une confiance aveugle (sans le moindre mauvais jeu de mots, promis) à Toby qui l’aide bien à faire face à cette nouvelle.

Il a pourtant sa propre mauvaise nouvelle à affronter : il vient d’être viré, merci le covid. Kate réagit plutôt bien à la nouvelle, ne lui reprochant certainement pas la situation et décidant d’y faire face le lendemain. En attendant, ils peuvent être une famille, à quatre. Yay.

Enfin, la série reprend une fois de plus par des personnages qu’on ne connaît pas vraiment, avant qu’on ne comprenne que, si, il s’agit de Déjà adulte. C’est fou comme l’actrice embauchée ressemble comme deux gouttes d’eau à Lyric Ross, l’adolescente qui joue Déjà : elles ont le même sourire et le même timbre de voix. C’était bluffant et ça permettait de comprendre qui elle interprétait avant que ça ne soit un peu plus clair dans la scène suivante.

Déjà est donc une future médecin et elle commence un stage au service maternité d’un hôpital, ce qui ne lui plaît du tout. On sent bien qu’elle n’est pas fan de bébés et la série ne tarde pas à nous révéler pourquoi : elle est enceinte, ce que sa sœur Annie nous apprend en venant la chercher à l’hôpital et en lui offrant Sophie la Girafe.

Les deux filles se rendent alors chez leur oncle Kevin où Tess et Randall les attendent. Bien, on progresse dans les scènes nous montrant le futur, mais on n’est pas encore tout à fait au point, quoi. En attendant d’en savoir plus, on nous laisse sur un cliffhanger où une voiture (une limousine ?) blanche débarque à son tour et donne un petit coup de klaxon. Reste à savoir qui sera dans la voiture, et à quel moment Déjà annoncera à son père qu’elle est enceinte. C’est sûr que le jour probable de la mort de sa grand-mère, ce n’est pas la meilleure des idées.