On prend les mêmes intrigues et on les recommence différemment, ce qui fait que cet épisode tire vraiment bien son épingle du jeu. C’est tout routinier, mais l’absence des personnages qui ont quitté la série récemment fait franchement du bien. En fait, je crois que même ceux qui me soulent ont des scènes intéressantes ici et la réduction du nombre de personnages n’est pas si dérangeante. Bref, j’ai bien accroché et ça a parfaitement fait son taf de divertissement.
Spoilers
La procédure d’avortement de Simone ne se déroule pas comme prévu.
Blue reprend le travail et, franchement, il est insupportable à se la péter comme ça. En plus, je ne sais pas trop pour qui il se prend, mais il réclame à être dans le service de Richard et se montre surpris d’apprendre que Richard ne veut pas de lui dans son bloc opératoire. Évidemment qu’il le laisse en soin post-op des VIP, c’est lui qui l’a viré !
Il se retrouve à devoir gérer les caprices des riches plutôt que de faire de la médecine. La punition de Richard me soule, mais je me dis que Kwan mérite un peu la douche froide qu’il se prend pour son retour. Ce n’est pas tout à fait l’avis des scénaristes par contre : son patient a un problème assez évident quand ses organes semblent sortir de son ventre.
Kwan se retrouve donc au bloc bien plus rapidement que prévu. Il s’inquiète de l’avis de Richard – qui reste le chef de tout le système en soi – mais puisque Seth le réclame et qu’il est le chef de l’étage VIP, il accepte d’y retourner. Bien sûr, l’opération se passe très bien, mais Richard en a vent et vient l’interrompre. Il reprend la main de l’opération, vire Seth du bloc, puis en fait autant avec Kwan. Après, rien de bien grave : ça permet à Kwan de continuer d’être pote avec Seth. Cela lui permet d’avoir son nom sur le tableau des opérations, n’en déplaise à Richard. C’est quelque chose ça.
Lucas vit encore chez Amelia et ça provoque des situations drôles que j’aimerais voir plus souvent : Amelia qui lui fait le point sur le taf pendant son petit-déj ou Scout (qu’il a changé) qui lui demande d’où viennent les bébés ? Je trouve ça excellent. Le neveu et la tante bossent ensemble sur le cas d’une patiente dans cet épisode et j’aime beaucoup ça, parce que c’est un duo qui fonctionne bien.
Maintenant que Lucas envisage à nouveau la neurochirurgie, Amelia n’est pas totalement ravie. Elle fait tout pour le décourager, c’est dingue. Le duo me fait rire quand même, parce qu’ils en sont à se prendre le chou comme une famille face à un des internes de Lucas. Ils ont une patiente plutôt attachante et fan de Dolly Parton, en plus, c’est pas le moment de s’engueuler. Sympa, ce petit hommage.
Pendant l’opération, Amelia fait prendre conscience à Lucas qu’il n’est pas prêt pour la neurochirurgie car il n’a pas la réponse à sa question, puis elle en profite après coup pour lui dire qu’un vrai neurochirurgien pense à ça non-stop pendant toute la journée, sans aucun doute sur sa spécialité, sans se garder une autre possibilité en plan B comme Lucas a pu le faire. J’aime que les scénaristes en profitent pour rappeler que Derek était comme ça et j’aime que Lucas l’envoie bouler aussitôt.
Il le fait en lui rappelant sa position dans la famille et ça permet à Amelia de prendre conscience qu’elle ne vaut pas mieux que ses sœurs à lui foutre une pression pareille et à insister sur le fait qu’il ne fait pas les choses comme il faut.
Ben fait ce qu’il peut pour aider Miranda maintenant qu’elle multiplie les tâches en tant qu’étudiante. Honnêtement, elle est complètement insupportable dans cet épisode. On voit que Ben l’aide, mais qu’elle n’apprécie pas qu’il ne fasse pas les choses comme elle. Soit. Le problème, c’est que sur le coup du lave-vaisselle, elle paraît plus conne qu’autre chose, non ? Chacun a ses manières de ranger le lave-vaisselle, j’entends, mais bien sûr que mettre la lame en haut, ça fait chier quand tu le vides. Et puis, en plus, ils font ça avec de la vaisselle propre, c’est agaçant.
A l’hôpital, ce n’est pas beaucoup mieux. Winston lui demande un conseil, mais sa réponse consiste à lui faire remarquer à quel point elle était meilleure que lui et à quel point une application ne peut pas remplacer les compétences humaines. Alors en fait, si : il faut juste donner les bons paramètres à l’appli, quoi. Qu’elle n’apprécie pas d’être remplacée par de l’informatique, ça s’entend ; que sur les questions de planning, le facteur humain domine sur une machine, j’en suis convaincu… mais le gain de temps que ça représente est inestimable.
Qu’elle le dise, c’est une chose. Qu’elle traque ensuite Ndugu pour donner son avis sur toutes ses décisions en tant que chef des résidents, c’est insupportable. Elle lui a imposé le job sans vraiment lui laisser le choix, qu’elle le laisse faire ses propres erreurs, non ? S’il lui demandait vraiment de l’aide et qu’elle l’aidait sur ce qu’il demande, ce serait OK, mais ne pas répondre à sa question et tout juger… Insupportable Bailey !
J’ai adoré voir Ndugu la remettre à sa place et j’ai adoré comment ça permet à Miranda de se rendre compte qu’elle essaie absolument de tout gérer en parallèle et en étant insupportable. Elle s’excuse même auprès de Ben de ne pas l’avoir simplement remercié plutôt que de faire de la merde. Après, Ben a quand même fait tout ce qu’il fallait pour elle.
Lincoln est toujours accro à ses médocs, mais comme il ne le dit pas à Jo, celle-ci jette les médicaments dont ils n’ont plus besoin. Est-ce qu’un médecin fait vraiment ça ? Allez savoir. Ce qui est certain, c’est que Lincoln se montre de plus en plus énervé au travail : il demande à Ben de fermer sa gueule en pleine opération, et j’avoue que j’ai trouvé que c’était cool à voir, mais c’est juste parce que je n’aime pas Ben. Ce pauvre Bryant, qui est un dommage collatéral, par contre, j’ai eu de la peine pour lui.
Lincoln se retrouve en plus sur un cas quasi-impossible, mais heureusement, Bryant l’entend commenter la situation avec Ben, il trouve une solution pour lui. Oh, il ne se fait pas remercier pour autant. L’opération se passe bien, mais Ben comprend que quelque chose cloche avec Lincoln quand même. Qu’est-ce que je suis saoulé du fait que Ben comprend toujours tout là. C’est cool pour lui, mais je n’aime pas le personnage alors c’est chiant qu’on lui donne tout le temps raison.
Simone est enceinte et on nous le rappelle de manière hyper subtile en nous montrant qu’elle a des difficultés à marcher. C’est ce que je pensais, du moins, jusqu’à ce qu’on nous dise qu’elle a pris un médicament pour provoquer une fausse couche. Ma foi. Elle est sûre de sa décision et c’est très bien si ça ne traîne pas sur 15 épisodes (enfin, cela dit, la saison ne fait pas 15 épisodes donc bon…).
Cela dit, il faut bien que l’avortement soit compliqué pour elle : elle ne prend pas de jour de congé, ce qui est complètement débile, et elle souffre donc toute la journée. En plus, elle n’en parle à personne d’autre que Bryant et Jules. Elle a des douleurs qui sont parfaitement anormales après la prise du médicament et ne consulte pas ? Les docteurs sont les plus mal chaussés… mais pas totalement, non plus.
Je veux dire, elle fait son malaise juste à côté d’une salle qui permet de l’examiner ; c’est plutôt pratique. Jules, qui a donc rompu avec Ndugu et je trouve ça si triste, s’occupe aussitôt d’elle et lui fait passer une échographie. Elles voient immédiatement le problème, mais ne savent pas comment l’interpréter. Si Simone demande à Jules de faire des recherches sans en parler à personne, Jules tombe sur Jo qui venait rendre son badge.
Elle profite aussitôt de l’occasion et je dois dire que je suis content de cette tournure des événements. J’adore Jo et Jules, je trouve que l’intrigue est aussitôt bien plus prenante. En plus, l’intrigue empire rapidement : il est révélé que Simone n’a en fait jamais été enceinte. Je trouve ça horrible. Elle avait décidé d’avorter, mais on sent bien qu’apprendre qu’il n’y avait jamais eu de bébé lui fait quelque chose. On en revient au stade où elle s’inquiète de sa fertilité, en fait.
Au-delà de ça, elle a surtout une masse qui lui a fait croire qu’elle était enceinte, et il faut s’en occuper. Si Jo n’a pas envie de le faire, Simone la supplie et ça finit par la convaincre. C’est déjà ça. Ce qui est chouette, c’est que Simone est déjà sur place, donc, et qu’elle a tout le soutien nécessaire avec Jules. Jo est plutôt rassurante, en plus, alors même qu’elle déteste opérer – et particulièrement sur un proche. Elle aurait tellement dû renoncer à cette opération.
Pour ne rien arranger, Simone se révèle hyper stressée au dernier moment et refuse d’être anesthésiée. Voilà qui ne va pas aider Jo à se réconcilier avec la chirurgie. Pourtant, Jo connaît son job et elle trouve les mots qu’il faut rassurer Simone : elle connaît son job, elle a de super collègues juste à côté, tout va bien se passer pour cette opération avec moins d’1% de risque de mortalité.
D’où ça sort cette intrigue où Simone est complètement flippée de l’anesthésie ? En vrai, je peux comprendre que Simone soit paniquée parce qu’elle sait comment ça se passe, les commentaires des médecins et tout (dans le bloc d’à côté, Seth et Kwan sont en train de chanter quoi), mais tout de même, c’est inattendu. C’est bien sûr lié à l’intrigue de sa mère qui est morte à l’hôpital alors c’est plutôt logique, mais ça va poser problème pour la suite de la série ça, tout de même. Je veux dire, les chirurgiens de Grey’s Anatomy doivent représenter genre 20% des patients de la série, non ? OK, ma stat est largement exagérée, mais vous avez l’idée, je suis sûr.
La solution trouvée par Jo est assez improbable, tout de même : elle propose à Simone une anesthésie locale. L’opération se passe super bien et il n’y a qu’une nuit de soins post-op. Tout va bien, donc, elle a même Bryant pour veiller sur elle. L’avantage, c’est que Jo se rend compte qu’elle adore son travail, qu’elle aime être médecin, qu’elle est géniale à ça… et maintenant, elle remet en question sa décision de démissionner. Ben oui, sans déconner !
Après deux saisons avalées à une vitesse assez indécente et une saison 2 qui avait d’ailleurs encore fait monter ma note à 18/20, j’étais forcément très enthousiaste au moment de lancer la troisième. Pour la première fois depuis que j’ai commencé The Good Wife, j’ai eu un peu plus de mal à retrouver immédiatement cette addiction. Il faut pourtant reconnaître que le final avait laissé pas mal de choses en suspens et de très bonnes pistes : Alicia venait enfin de céder avec Will (ah, Mika !), sa relation avec Kalinda était complètement détruite et Cary était resté l’un des personnages dont j’avais le plus envie de suivre l’évolution… Alors que s’est-il passé ?
Si j’ai eu du mal, ce n’était pas au point d’avoir envie d’arrêter, évidemment. Les épisodes continuent de s’enchaîner facilement, le casting reste excellent et la série est toujours capable de sortir une affaire ou un cliffhanger qui donne immédiatement envie de poursuivre. Seulement, après une saison 2 qui avait réussi à faire avancer énormément de choses en même temps, cette troisième année m’a parfois donné l’impression de tourner en rond.
… Un peu comme les photos promos du casting, parce qu’apparemment, ils n’en faisaient pas chaque année ?
Pas la peine d’objecter !
Spoilers sur l’ensemble de la saison 3 à partir d’ici.
The Good Divorcée
Nouvelle coupe, nouveau bureau et nouvelle vie sexuelle : il faut environ vingt secondes à la saison pour nous montrer qu’Alicia a bien changé, à une vitesse où on peut dire qu’elle explose le plafond de verre bien rapidement.
Le 3×01 reprend évidemment là où nous l’avions laissée avec Will et, très vite, la série semble vouloir rattraper deux saisons de tension sexuelle en quelques épisodes. Beaucoup de rendez-vous cachés, beaucoup de sexe et beaucoup de situations où les deux personnages doivent faire semblant de ne rien ressentir devant les autres.
Je devrais être ravi puisque j’étais curieux de voir ce que donnerait enfin leur relation. Le problème, c’est que je n’aime toujours pas tellement Will et Alicia ensemble – c’est le cas depuis le début de la série. Les acteurs semblent beaucoup s’amuser et certaines scènes fonctionnent très bien, mais j’ai parfois eu l’impression de basculer devant Grey’s Anatomy ou, surtout, Scandal. Leur façon de s’éviter, de ne plus se parler, de s’engueuler puis de se retrouver en secret finit surtout par donner à deux adultes l’air d’avoir quinze ans. Et les scènes de cul, vraiment, j’ai cru que c’était l’influence de Scandal avant de découvrir que cette saison était sortie avant la série d’ABC. Oups.
C’est d’autant plus dommage qu’Alicia évolue vraiment bien partout ailleurs et que c’est un goût amer qui me reste alors que le reste de la saison reprend son sérieux.
Elle prend du galon, gagne énormément en assurance et découvre peu à peu qu’il est compliqué de rester parfaitement intègre dans un cabinet rempli de requins. La révélation du 3×05, lorsqu’elle apprend que Will a utilisé le vote de David Lee pour la faire entrer au cabinet, arrive d’ailleurs exactement au bon moment : elle voudrait croire qu’elle mérite tout ce qu’elle obtient uniquement grâce à son travail, mais la série continue de lui rappeler que ce monde ne fonctionne pas comme ça. Et si vous voulez vraiment avis, c’est beaucoup plus intéressant que de savoir dans quelle chambre d’hôtel Will et elle vont réussir à se retrouver.
Même sa négociation salariale en fin de saison, pourtant assez grossièrement amenée uniquement pour qu’elle puisse racheter sa maison, permet un truc que j’ai bien aimé : elle pense immédiatement à profiter de sa nouvelle position pour réclamer aussi le retour de Cary au cabinet. La classe !
Alicia et Kalinda : on peut réparer ça ou pas ?
C’était surtout LA relation que j’attendais cette saison.
Étonnamment, Alicia et Kalinda se reparlent très rapidement après le final précédent. Entre le 2×23 et le 3×01, il ne s’est passé qu’une nuit et j’avais pourtant presque l’impression que plusieurs mois s’étaient écoulés vu le changement radical en début de saison.
Elles sont capables de travailler ensemble et de se parler normalement, mais tout ce qui faisait leur amitié a disparu. Et ensuite… il faut être patient.
J’adore toujours voir Kalinda faire son travail et elle reste probablement mon personnage préféré, mais après deux saisons à nous promettre des révélations sur son passé, j’aurais aimé que la série accélère franchement. Son vrai prénom, son mariage, tout ce qu’elle a fui : on sait désormais qu’il y a énormément de choses derrière le personnage, mais on continue surtout de nous les faire miroiter jusqu’au tout dernier épisode, sans que ça n’avance vraiment, même quand Alicia est chargée de la défendre face aux impôts (une intrigue franchement forcée pour les rapprocher, je trouve).
Heureusement, ça permet à la relation avec Alicia de bouger davantage dans la dernière partie de saison. Il était temps. Leur amitié me manque beaucoup plus que je ne l’aurais imaginé et les quelques signes d’un rapprochement fonctionnent immédiatement sur moi. Le 3×21 où Alicia tourne la chaise du bar vers Kalinda ? MAIS ENFIN, ALLELUIA BORDEL ! Quant au cliffhanger du 3×22, avec Kalinda qui se prépare à accueillir son mari, c’est évidemment exactement le genre de promesse qui m’a fait lancer la saison 4 bien vite. Même si, après deux saisons à attendre des réponses, j’ai désormais compris qu’il valait mieux être patient avec elle et qu’on ne saurait probablement pas tous les secrets du perso avant le dernier épisode de la série (je lâche l’affaire, quoi).
Cary, probablement ma meilleure évolution depuis le début
Au risque de me répéter par rapport à ce que je disais en saison 2 : je l’avais trouvé agaçant pendant une bonne partie de la première saison, j’avais adoré le voir passer chez l’adversaire dans la deuxième et cette saison confirme définitivement que le personnage fonctionne beaucoup mieux dès qu’il se retrouve au milieu de plusieurs loyautés.
Sa promotion dans le 3×06 est assez prévisible, mais je ne m’attendais pas à le voir monter aussi haut aussi vite. Comme pour Alicia, on sent que la série suit le chemin de la facilité par moment, mais bon, ça passe parce que c’est une bonne série. J’aime beaucoup sa relation professionnelle avec Peter, sa manière de négocier sa place et surtout le fait qu’il ne soit jamais complètement débarrassé de son attachement à son ancien cabinet. J’aime aussi qu’il commence enfin à réussir à prendre Kalinda à son propre jeu : elle le manipule encore beaucoup, évidemment, mais elle se fait parfois avoir avec une facilité assez réjouissante.
Sa rétrogradation fonctionne par la suite très bien, précisément parce que j’ai kiffé son ascension. Le voir rétrogradé pour son honnêteté, c’est une belle évolution du personnage. Son éviction par Peter, beaucoup moins : j’ai surtout eu l’impression qu’il fallait trouver une raison pour le faire revenir chez Lockhart & Gardner et à nouveau que les scénaristes choisissaient la facilité pour préparer le terrain de la saison 4. Seulement, comme j’avais précisément envie qu’il revienne, je vais difficilement me plaindre.
Et forcément, son retour rapproche à nouveau Cary de Kalinda. Leur dynamique continue d’être l’une de mes préférées. Elle réussit encore parfois à le manipuler avec une facilité impressionnante, lui n’a visiblement toujours pas abandonné l’idée de la séduire et je suis beaucoup trop client de ce duo.
Eli Gold mérite vraiment plus de place
Je parle finalement assez peu d’Eli dans mes bilans alors que j’aime énormément le personnage et qu’il a souvent les meilleures répliques et les moments les plus drôles de la série. Seulement, il bien avouer qu’il vit souvent légèrement en périphérie de la série : il porte les intrigues politiques et les fils rouges mais intervient moins dans les affaires judiciaires de la semaine ; et cette saison, les intrigues politiques sont un peu noyées. L’installer directement au cabinet cette saison est donc une excellente idée sur le papier, mais ça s’essouffle souvent – au point qu’on lui file des intrigues soporifiques avec son ex-femme (et franchement nazes quand il couche avec ses ennemies).
Avant ça et en début de saison, le voir gérer des crises avec Alicia sous ses ordres fonctionne beaucoup mieux que je ne l’aurais pensé et ses confrontations avec Diane sont particulièrement efficaces. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé Diane dans ce rôle-là, notamment dans le 3×10 où elle devient presque une mentor pour Eli. Elle reste toujours aussi perspicace cette saison (dès le 3×02, elle comprend tout avant tout le monde) même si la série aime parfois un peu trop la faire passer pour celle qui casse l’ambiance parce qu’elle a raison.
Pour en revenir à Eli, le 3×03 pousse parfois un peu trop son côté excité et colérique, mais j’aime justement que ses méthodes puissent se retourner contre lui. C’est aussi chouette que la saison trouve aussi des associations auxquelles je n’avais jamais pensé, notamment Eli et Kalinda. Je ne m’étais même pas rendu compte qu’ils ne s’étaient pratiquement jamais croisés auparavant, alors que leur duo paraît immédiatement évident. Malheureusement, c’est vite éclipsé ensuite et il reprend sa place en périphérie de la série. Dommage, surtout, et je me répète je sais, lorsqu’on lui colle une ennemie avec laquelle il finit évidemment par coucher. Là encore, la saison semble parfois persuadée que tous ses personnages doivent absolument finir dans le lit de quelqu’un. Flemme cette saison 3, vraiment !
Par contre, son ex-femme qui finit par coucher avec le gentil Ben Laden, pardon mais ça m’a beaucoup trop fait rire. Fallait l’oser cette intrigue !
Les six mois de Will…
L’autre gros fil rouge de la saison concerne l’enquête sur Will. Et autant ça commence bien, autant la suite m’a laissé perplexe. Le retour de Wendy Scott-Carr en procureure spéciale est une excellente surprise et j’ai aimé toute la construction autour du grand jury. La série sait très bien installer progressivement une menace et utiliser des personnages déjà connus plutôt que d’en inventer systématiquement de nouveaux.
En revanche, toute la partie autour de la suspension de Will m’a laissé assez… oui, ben je n’ai pas d’autres mots, en fait : perplexe. Six mois sans exercer sont présentés comme une véritable peine capitale pour le personnage alors que… euh six mois ? Cela passe à une vitesse déconcertante quand on est adulte. C’est moins qu’une grossesse, y a pas à abuser comme ils le font ! Tout le cabinet semble au bord de l’effondrement, les autres avocats se transforment instantanément en charognards et on commence même à parler changement de nom comme si Will venait de disparaître pour toujours. On en est loin et ce n’est jamais que six mois.
Surtout, je n’ai jamais vraiment compris ce qu’il avait ou non le droit de faire pendant sa suspension. Selon les scènes, j’avais l’impression que les règles changeaient et que les scénaristes oubliaient de se consulter – il peut suivre les affaires sur lesquelles il était, pas donner de conseils juridiques et gérer les affaires du cabinet. Soit. Pourquoi est-ce si compliqué ensuite ? Ça donne certes quelques très bons moments, notamment avec Kalinda, mais l’ensemble m’a paru inutilement dramatique et prise de tête pour rien. Disons que ça permettait de donner une utilité à Eli qui commençait à tourner en rond et à Diane, qui s’en sort tellement mieux quand les scénaristes n’essaient pas de lui coller une intrigue amoureuse inutile dans les pattes.
Diane reste heureusement excellente dans tout ça. J’aime toujours autant la solidité de son amitié avec Will et sa capacité à comprendre immédiatement ce qui se joue autour d’elle (même lorsqu’elle croit naïvement pouvoir demander à Will d’arrêter de coucher avec Alicia comme si ça allait régler le problème…).
De moins en moins de politique
C’est probablement l’autre chose qui m’a manqué cette saison : toute l’intrigue politique est malmenée en arrière-plan et il y a plein de pistes prometteuses vite oubliées. J’ai bien sûr envie de parler à nouveau de Becca, parce qu’elle manque, mais même au-delà de ça, j’adore la cabale de Wendy… sauf que ça termine en eau de boudin.
La campagne de Peter avait occupé une grande partie de la saison 2 et, même si je ne m’attendais pas à autant aimer cette intrigue, elle donnait une vraie colonne vertébrale à l’ensemble. Ici, Peter, pourtant procureur, devient beaucoup plus secondaire et l’idée d’une course au poste de gouverneur met énormément de temps à apparaître avant de disparaître presque complètement pendant plusieurs épisodes. En gros, Peter se résume à sa séparation à Alicia et à la menace que celle-ci soit découverte (par Diane, par la presse, par le grand jury de Will, etc.) jusqu’au tout dernier épisode.
Du coup, pas besoin de voir Peter tout le temps, à nouveau. Son absence ne me dérange d’ailleurs pas particulièrement. Il peut manquer plusieurs épisodes sans que j’aie vraiment l’impression qu’il manque quelque chose, ce qui en dit probablement assez long sur la manière dont son personnage est utilisé – mais ça a toujours été le cas. C’est fou comme il me semble être un perso principal mais comme il rate plein d’épisodes.
C’est d’autant plus déconcertant que la saison avait commencé avec une drôle de rivalité professionnelle entre Peter et Alicia dès le 3×01, qui pouvait laisser penser qu’on allait beaucoup plus jouer sur cette opposition. Finalement, ça disparaît quasiment aussi vite que c’est arrivé, j’ai trouvé ça dommage.
La fin de saison relance heureusement certains aspects de cette dynamique lorsqu’Alicia se retrouve à nouveau à ses côtés sur scène ou lorsqu’il est convoqué comme témoin dans une affaire qui vise à faire tomber le cabinet de sa femme. C’est une très bonne image parce qu’elle remet en jeu quelque chose qui était au cœur même du titre de la série : après avoir passé toute la saison à construire une nouvelle vie, jusqu’où Alicia est-elle encore prête à être « the good wife » ? J’espère vraiment que ça sera abordé en saison 4, vu que la fin la voit hésiter à passer plus de temps avec Peter dans leur ancienne maison (une intrigue bien naze que celle de la maison !).
Et toujours ce casting absolument absurde
Troisième saison et le jeu du « mais je connais cet acteur ! » fonctionne toujours aussi bien. On croise ainsi Anna Camp, Monica Raymund, Sterling K. Brown puis Susan Kelechi Watson quelques épisodes plus tard, et même Jason Biggs dans un épisode consacré au bitcoin. Oui, un épisode sur le bitcoin en 2012. Le regarder aujourd’hui est assez fascinant tant la série traite encore le sujet comme quelque chose d’obscur et presque expérimental.
Et puis Matthew Perry débarque en fin de saison, parce que pourquoi pas ?
Il y a évidemment Lisa Edelstein aussi, qui débarque en Celeste et reste suffisamment longtemps pour qu’on ne puisse même plus vraiment parler de simple guest. Son arrivée sort un peu de nulle part, mais elle apporte quand même une vraie nouvelle dynamique autour de Will… avant de disparaître sans laisser de trace ? C’est agaçant et la série fait ça de plus en plus souvent : des personnages très secondaires disparaissent totalement d’un épisode à l’autre, et ça fait étrange tout de même ces pistes laissées ouvertes.
Je préfère cependant toujours les retours de personnages que je connais déjà. Elsbeth est un bonheur absolu à chaque apparition et me donne encore davantage envie d’arriver un jour à sa propre série. Patti Nyholm se fait attendre toute la saison mais revient en fanfare dans le final et rappelle immédiatement à quel point elle peut être drôle tout en représentant un vrai danger. Même la juge militaire revient, avec une relation avec Will qui continue de fonctionner parfaitement. J’ai beaucoup aimé.
C’est l’un des grands plaisirs de ces saisons longues : la série commence désormais à posséder une galerie suffisamment importante pour faire revenir quelqu’un sans avoir besoin de le réintroduire complètement et les retours sont franchement réguliers.
Les pires ennemis qu’on puisse imaginer avoir dans sa vie.
Un triple cliffhanger pour rattraper une saison plus calme
Le début de saison tourne à 15/20 maximum. C’est inhabituellement bas pour The Good Wife, mais le début m’avait vraiment déçu : trop de Will/Alicia, une intrigue insupportable autour de Grace et de sa tutrice (ça disparaît totalement par la suite, je suppose que ça a été un flop du côté de l’audience ?), peu de fil rouge et Kalinda qui stagnait.
La série remonte lentement mais sûrement la pente ensuite, ce qui fait qu’heureusement, elle ne devient jamais mauvaise. Elle reste drôle, inventive et capable d’enchaîner les intrigues suffisamment vite pour que je ne m’ennuie pas. Pourtant, j’ai aussi eu l’impression qu’elle passait une partie de cette saison en pause, surtout dans ses relations : tout bouge, mais rarement autant que je l’aurais voulu. Et puis, il y a vraiment des choses qui sont laissés en plan et qu’on finit par oublier (Grace et la religion ? L’existence même des enfants d’Alicia parfois ? Jackie ?).
Zach, en plus, fonctionne de mieux en mieux sur une bonne partie de la saison, alors c’est frustrant. Il ne servait franchement à rien au début de la série, mais j’ai aimé le voir apprendre la vérité par Peter puis devenir protecteur avec sa mère. Et Alicia qui finit carrément par lui acheter une voiture pour empêcher Jackie de s’en mêler ? Énorme fou rire. Le pauvre doit ensuite gérer Nisa qui disparaît pendant dix épisodes avant de revenir avec un “je t’aime”, sa mère et sa grand-mère… mais il finit assez bien par tirer son épingle du jeu.
J’étais aussi content de revoir Owen, toujours aussi drôle, cette fois transformé en mère au foyer désespérée ; et la série lui donne même un copain, ce qui reste assez dingue pour une série CBS de cette époque… Malheureusement, il est vraiment sous-exploité cette année.
Le final réussit heureusement à remettre plusieurs enjeux au centre en même temps, comme il se devait de le faire : le cabinet est en danger, même si j’ai évidemment du mal à croire qu’il va réellement disparaître ; Kalinda attend son mari avec une arme et Alicia doit décider si elle veut retourner vers sa famille ou non.
J’aime particulièrement ce dernier choix parce qu’il ramène directement la série à son point de départ – et à son titre. Trois saisons plus tard, la question n’est plus simplement de savoir pourquoi Alicia reste avec son mari, mais de savoir si cette femme que l’on connaît désormais beaucoup mieux a encore envie d’être celle que tout le monde attend qu’elle soit.
Une saison un peu moins forte, mais bon, ça reste un 16/20
C’est moins bon, surtout au début, mais ouf, pas de catastrophe : 16/20 reste une très bonne note et j’ai évidemment envie d’enchaîner. Après l’efficacité impressionnante de la saison 2, celle-ci m’a parfois semblé hésiter sur ce qu’elle voulait raconter. D’ailleurs, c’est peut-être ce qui me manque le plus par rapport à la saison 2 : des épisodes construits autour d’un dispositif qui changeait vraiment le rythme mais savait où il allait, comme l’épisode avec les écoutes du FBI ou ceux avec les courses contre la montre. Ici, il y en a moins et la saison donne davantage l’impression de dérouler ses intrigues habituelles. Les intrigues politiques deviennent plus discrètes, plusieurs personnages disparaissent pendant de longs moments et les romances prennent parfois trop de place sans faire réellement évoluer les relations.
En revanche, Alicia continue de devenir une héroïne de plus en plus intéressante, Cary confirme qu’il est désormais l’un de mes personnages préférés, Eli mérite largement toute la place qu’on lui donne et je reste désespérément accroché à chaque petit progrès entre Alicia et Kalinda.
Alors, pour ceux qui regardaient déjà la série à l’époque et sans me spoiler : cette saison 3 vous avait-elle aussi paru un peu moins forte que la deuxième ?
C’est le meilleur jour de l’année, enfin ! Quoi de mieux pour célébrer Halloween que de se faire une toile (bim, j’ai pris vingt ans d’un coup) dans le noir, hein ? Encore faut-il savoir lesquels méritent vraiment le déplacement, parce que la promesse de passer une soirée terrifiante n’est pas toujours tenue. Malheureusement pour moi, j’ai déjà fait le tour de tous les films d’horreur qui passent en salle aujourd’hui… C’est plutôt une bonne nouvelle pour vous, cela dit, je me suis dit que je pouvais tout à fait vous en faire un article comme ça.
J’ai donc fait mon petit tri, forcément très personnel, parmi les films que j’ai vus ces dernières semaines. Je précise tout de suite que certains sont encore largement diffusés, tandis que d’autres ne bénéficient plus que de quelques séances selon les cinémas. Et si vous êtes là mais sans avoir envie de dépenser dans un billet de cinéma ce soir, pas de souci, j’ai quelques recommandations quand même !
Le tout sans raconter les surprises des films, évidemment : pas de spoiler ici, ce serait quand même dommage de gâcher la fête !
Les films que je recommande vraiment
Obsession — 5/5
Un jeune homme tente de conquérir sa collègue avec qui il s’entend super bien, comptant sur l’aide de son meilleur ami… et d’un objet magique trouvé dans une boutique. On pourrait croire au point de départ d’une comédie romantique un peu étrange, sauf que l’histoire prend progressivement une tournure beaucoup plus inquiétante. Et franchement, Obsession mérite absolument tout son buzz.
Pour les fans de séries, ce n’est jamais, au fond, qu’une reprise de la thématique de l’épisode 13 de la saison 6 de Buffy contre les vampires. On ne se refait pas, pardon, mais je vais même oser dire que c’est mieux fait ici ! Le film avance tranquillement de la romance vers une horreur psychologique particulièrement efficace. Ce qui me frappe, c’est qu’on pourrait presque passer à côté de ce qu’il a de plus terrifiant en se focalisant sur ses jumpscares. Cinq mois après sa sortie, la hype ne semble toujours pas retombée : après être resté très longtemps à l’affiche, le voilà déjà de retour pour des séances spéciales d’Halloween. Si vous ne l’avez pas vu, foncez. Et rassurez-vous, il n’est pas si flippant que ça.
Resident Evil — 5/5
Bryan, un coursier médical, doit livrer un colis à l’hôpital de Raccoon City. Une rencontre sur une route enneigée va transformer sa soirée en cauchemar, au moment où une épidémie commence à se répandre. J’ai déjà consacré un article entier à ceResident Evil, et mon avis n’a pas changé : j’ai adoré !
Il faut dire que je ne connais presque rien à la saga vidéoludique, ce qui m’a probablement permis de profiter du film sans attendre qu’il coche une liste de références. Zach Cregger sait installer la tension, ses jumpscares sont efficaces et sa mise en scène s’amuse intelligemment avec les codes du jeu vidéo.
Pour une séance d’Halloween qui cherche vraiment à faire peur, c’est l’un de mes premiers choix.
Hope — 4,5/5
Alors que des incendies dans la région mobilisent les secours, les communications sont coupées dans un petit village coréen et les habitants doivent se débrouiller face à une menace mortelle (et bien sanglante) qu’ils ne comprennent pas. Hope est un excellent film, mais je ne suis pas certain de le conseiller à quelqu’un qui cherche avant tout de l’horreur. Il emprunte beaucoup plus à la science-fiction et au thriller, avec une construction qui prend énormément son temps. C’est d’ailleurs ce qui lui coûte son demi-point : le film est parfois interminable, surtout lorsqu’il retarde la révélation de ce qui se passe réellement. Il n’empêche que quand elle arrive cette révélation est excellente et fonctionne vraiment bien, après une heure à se poser la question ! Allez-y sans rien savoir, franchement.
J’ai moins accroché à la dernière partie de ce film, qui semble soudain vouloir ouvrir les portes d’un univers et d’une mythologie beaucoup plus vastes. Pourquoi pas, après tout ? Ce n’est pas ce que j’attendais, mais j’ai passé un très bon moment. Et, en bonus, c’est probablement le meilleur film ever pour apprendre à dire « putain » en coréen. Et ça, ça ne s’invente pas.
Clayface — 4,5/5
À Gotham, Matt Hagen est un acteur particulièrement en vogue. Malheureusement, une mauvaise décision de sa part va mettre un terme brutal à sa carrière et le laisser défiguré.
Ce film est une belle histoire de vengeance et de transformation, dans un registre bien plus horrifique que ce qu’on associe habituellement aux adaptations DC. Cela dit, ça reste un film DC, donc c’est plutôt soft dans l’horreur. C’est une très bonne surprise pour moi, même si je n’ai absolument pas eu peur : il doit y avoir un ou deux jumpscares, pas beaucoup plus.
En connaissant un peu l’univers DC et après avoir vu le Joker, j’avais aussi l’impression que le titre me donnait une longueur d’avance sur la conclusion, ce qui est un peu dommage. Cependant, j’ai vraiment aimé la proposition, et pourtant elle flirte avec un genre dont je ne suis pas spécialement amateur (contrairement à ce que pourra vous laisser penser cet article) : le body horror. Rassurez-vous, ça reste relativement soft, et surtout, c’est exactement le type de film que j’aime découvrir au cinéma. C’est de la bonne SF, avec des persos sympas et des twists qu’on voit venir, mais qu’on savoure parfaitement.
Sanguine — 4/5
La première scène est celle de la bande-annonce : un employé de fast food un peu trop énergique finit par péter un câble à cause d’un client malpoli : c’est directement sanglant et on n’en sait pas beaucoup plus. Le sujet du film est ailleurs : Margot commence son internat aux urgences, où elle découvre des patients de son âge présentant d’étranges symptômes. Très vite, les cas se recoupent et la situation devient de plus en plus inquiétante – et stressante, parce que le film insiste vraiment sur le stress que provoque le taf.
Malgré une bande-annonce qui avait tout pour me donner envie, je m’étais préparé à être déçu par ce petit film d’horreur français. Et, finalement, c’est une bonne surprise ! Sanguine a un message à faire passer, mais certainement pas celui auquel je m’attendais, et c’est une de ses principales qualités : peu de films d’horreur font ça aussi bien que ce film, qui donne un peu à réfléchir tout de même (oh, n’en attendez pas trop non plus).
Là encore, je n’ai pas été particulièrement terrifié par ce que je voyais, mais l’horreur psychologique fonctionne bien si on se laisse prendre et surtout, surtout, le film ne lésine pas sur le body horror. On a parfois envie de détourner les yeux ou serrer les dents, ça me paraît très bien pour Halloween. Il y a même des scènes assez crues, donc. J’ai toutefois l’impression que son interdiction aux moins de 16 ans se justifie surtout par la nudité.
En tout cas, voilà une nouvelle preuve qu’on peut avoir de bonnes surprises avec le cinéma de genre français. Je pense que c’est un excellent choix pour Halloween, avec un très bon casting aussi !
De bonnes séances, malgré quelques réserves
Leviticus — 3,5/5
Deux adolescents australiens attirés l’un par l’autre doivent affronter une présence qui exploite précisément leurs sentiments, dans un environnement religieux particulièrement hostile à leur relation.
Sur le papier, le concept est vraiment intéressant et rappelle souvent l’excellent It follows, mais j’ai mis beaucoup de temps à entrer dans le film. Sa première partie est très lente, et comme la promotion m’avait déjà révélé la nature de la menace – c’était même l’argument de vente dans le synopsis !, j’ai eu l’impression d’attendre un peu trop longtemps quelque chose que je savais déjà.
Heureusement, la montée en tension finit par fonctionner et l’horreur psychologique prend le dessus, accompagnée de quelques jumpscares et d’un personnage particulièrement détestable dans l’entourage du personnage principal (c’est rare que je lâche une insulte en pleine séance, mais ouais, j’ai craché un « quelle connasse » à un moment).
Dommage que les personnages aient parfois des réactions qui manquent franchement de logique et, surtout, que la conclusion m’ait laissé à ce point sur ma faim. Il y avait de quoi faire encore mieux et ça m’a donné l’impression que ce n’était pas abouti.
Cela dit, ça reste un très bon film pour Halloween !
Englouti — 3,5/5
Un jeune plongeur part au large des côtes californiennes pour retrouver le corps de son père disparu et se retrouve dans une situation de survie particulièrement improbable.
Englouti est un petit thriller qui ne révolutionne pas grand-chose et qui nous sert exactement ce que l’on peut en attendre quand on lit ce synopsis : c’est un peu longuet, pas très surprenant et pas franchement réaliste. Pourtant, il y a largement moyen de s’y accrocher, surtout lorsqu’il nous colle à notre siège avec quelques passages un peu gore. Si vous n’êtes pas trop sadiques, vous devriez même avoir envie que le héros s’en sorte.
Après, entre les flashbacks et la lourdeur avec laquelle le message est parfois martelé, il y a aussi des moments où l’on aurait presque des envies de meurtre. Pas forcément celles que le réalisateur avait prévues, cela dit ! Une bonne séance malgré tout, et puis les envies de meurtre, c’est bien pour Halloween, non ? A minima, c’est raccord en tout cas !
Kraken — 3/5
Dans une cité, cinq jeunes décident (parfois malgré eux, il faut bien le dire) de retourner dans une tour abandonnée autour de laquelle circulent d’inquiétantes rumeurs, alors que des disparitions se multiplient.
Je vous ai déjà parlé en début de mois de Kraken dans mon article sur mes Derniers coups, donc je ne vais pas m’y attarder pendant des heures. Ce film d’horreur français ne brille pas spécialement par son intrigue (facile à dire quand on ne fait que critiquer, mais disons que le titre est bien déceptif quand même), assez simple et pas toujours convaincante, mais il sait créer une ambiance et s’y tenir à merveille. Le casting est vraiment bon : vous n’en sortirez pas tout à fait indemnes et une ou deux scènes, surtout sur la fin, pourraient vous hanter. Peut-être.
Attention à la bande-annonce qui en montre un peu trop ! C’est en tout cas efficace, étouffant par son ambiance de huis-clos et, paradoxalement, alors que je l’ai moins aimé que la plupart des films précédents, c’est peut-être l’un des plus horrifiques de cette sélection. Comme quoi, la qualité d’un film et sa capacité à faire peur ne vont pas nécessairement de pair.
Malfaisante — 3/5
La petite Bela voit son quotidien basculer lorsque quelque chose d’inquiétant semble s’immiscer dans sa relation avec sa mère.
J’attendais beaucoup du nouveau film de Rob Savage, notamment parce que Host reste une de mes références en matière d’horreur. J’en suis ressorti avec un sentiment très mitigé : le scénario et la réalisation sont intéressants, Jessica Chastain fonctionne très bien dans son rôle monstrueux, mais le film ne m’a quasiment jamais fait peur. Même les jumpscares tombent parfois à plat, tant on est saturé par la bande sonore. Je reconnais toutefois que le film parvient à créer le malaise, mais l’ensemble semble plus à destination des enfants parfois (enfin, des enfants qui regardent des films pas de leur âge, quoi… Disons que le message semble fait pour eux).
Je trouve qu’il aurait presque mieux fonctionné en assumant pleinement son côté fantastique, plutôt qu’en promettant une expérience horrifique. J’ai développé tout cela dans ma critique deMalfaisante, mais je ne regrette absolument pas la séance pour autant. Franchement, ça passe pour un Halloween pas trop effrayant.
Backrooms — 2/5
Une étrange porte découverte dans le sous-sol d’un magasin de meubles ouvre sur un dédale de lieux vides et absurdes, qui semblent obéir à leurs propres règles.
Je ne suis pas sûr qu’il reste des séances pour voir le film aujourd’hui, mais quitte à parler des films d’horreur de cette année, je me suis dit que je pouvais laisser une trace de celui-ci sur le blog. Je sais que Backrooms s’appuie sur tout un phénomène Internet, mais je crois que je suis complètement passé à côté de la private joke. Certaines séquences sont franchement malaisantes, et j’ai plutôt aimé la fin, mais le reste m’a surtout laissé avec un immense sentiment d’incompréhension face au succès et au buzz.
Je ne parle même pas forcément des mystères de l’histoire : je n’ai surtout pas compris pourquoi ce film suscitait autant d’enthousiasme. Je suis probablement passé à côté de quelque chose, mais avec 2/5, vous aurez compris que je ne suis pas celui qui va vous convaincre d’aller le voir. J’en attendais trop, peut-être.
Et si on préfère regarder un film à la maison ?
Pinocchio: Unstrung — 3/5
Le célèbre pantin de bois revient dans une relecture horrifique très, très libre de son histoire, avec des conséquences nettement moins enfantines que dans le conte.
J’avoue avoir été un peu perturbé par le parti pris du film au départ, parce que ça n’a rien à voir avec Pinocchio. La séquence d’intro du film est sublime en tout cas et ça met vraiment dans l’ambiance parfaite pour Halloween. Pour moi, il n’y a pas à hésiter : c’est LE film qui correspond le mieux à cette fête en ce moment en streaming.
Par contre, la qualité d’ensemble est moyenne. Les effets spéciaux ne sont pas particulièrement réussis, mais le film assume aussi une violence qui m’a surpris, avec des scènes qui vont parfois chercher du côté du gore de Terrifier. Franchement, je ne m’attendais pas à ça en lançant un film consacré à Pinocchio, même si c’était un film d’horreur ! Ce n’est pas une merveille, le scénario n’a parfois aucun sens (enfin disons que je n’ai pas compris la présence de certaines scènes) mais il fait le boulot pour ceux qui veulent leur dose d’horreur sans aller au cinéma.
The Last Kiss — 2,5/5
Une adolescente se prépare à vivre son premier baiser avec beaucoup, beaucoup, d’attente. Tout ne se passe pas comme prévu et elle s’en tire avec un étrange pouvoir : en embrassant quelqu’un, elle voit la manière dont il ou elle est censé(e) mourir.
Phoebe de Charmed n’a qu’à bien se tenir : la relève des prémonitions est là ! Bien sûr, l’héroïne entrevoit rapidement la mort très prochaine de certains de ses ami(e)s et tente aussitôt de comprendre ce qu’il se passe pour arrêter une tuerie à venir.
Malheureusement, la bande-annonce et le synopsis m’ont beaucoup trop plu par rapport à la qualité de ce qui est proposé. Avec McKenna Grace au casting et une bonne histoire comme ça, The Last Kiss avait vraiment de quoi me séduire. L’ambiance est celle d’un teen horror movie comme je les aime, mais ça n’a jamais vraiment pris, c’est trop… Trop.
C’est simpliste, prévisible, rarement effrayant, et j’ai surtout passé mon temps à m’amuser de ce que le film essayait de faire plutôt qu’à m’inquiéter pour ses personnages. Dans le même genre, on a vu bien mieux, et Happy Birthdead me vient immédiatement à l’esprit.
Grosse déception, donc, malgré un casting prometteur… Mais pour ceux qui veulent de l’horreur qui ne provoque pas de cauchemar, ça me paraît chouette pour Halloween !
Apocalypse Z : Nouveau Monde — pas encore vu (et pas sûr de le voir !)
Dans cette suite du film espagnol, des survivants réfugiés aux Canaries repartent sur le continent pour trouver des ressources, avec tout ce que cela suppose de mauvaises rencontres zombies.
Le film vient d’arriver sur Prime Video, mais je ne vais pas vous donner un avis sur quelque chose que je n’ai pas encore regardé. Pour être honnête, le premier Apocalypse Z m’avait moyennement accroché et je ne l’avais pas terminé. Je me dis que me faire les deux films à la suite pourrait être l’occasion d’une soirée sympa.
Après, j’ai probablement trop d’épisodes de The Walking Dead au compteur pour ne pas avoir la sensation de revoir éternellement les mêmes histoires de survie et de zombies. Je lui laisserai peut-être sa chance, mais ce n’est pas ma priorité de ce week-end, forcément.
Et si on ne veut surtout pas avoir peur ?
Il y a aussi au cinéma Shaun le Mouton : La Bêêête d’Halloween, dans lequel les habitants de la ferme se préparent à célébrer Halloween avant qu’une histoire de citrouilles ne vienne tout compliquer. C’est sympa, ça se regarde sans déplaisir, mais je ne suis pas certain que cela justifie à lui seul le prix d’une place de cinéma.
Quant à Ducobu et le fantôme de Saint-Potache, dont l’histoire tourne autour d’une maison hantée, je l’ai complètement évité. Je crois qu’il n’est pas nécessaire de vous expliquer très longtemps pourquoi je ne suis absolument pas le public visé. Tant mieux pour les familles qui auront envie d’y aller, mais… voilà quoi.
Finalement, ce qui ressort de toutes ces séances, c’est que j’ai adoré plusieurs films qui ne m’ont pratiquement jamais fait peur, tandis que des propositions plus franchement horrifiques m’ont laissé beaucoup plus froid. Ce n’est pas nouveau, mais ça mérite d’être rappelé en cette période : un bon film d’horreur n’est pas forcément celui qui vous fait sursauter le plus. Et si vous cherchez malgré tout à vraiment flipper, vous savez maintenant lesquels j’ai trouvés les plus efficaces… ou pas !
Je suis surtout tellement frustré que Terrifier 4 ne soit pas sorti comme prévu pour cet Halloween ! Regardez cette trilogie si vous voulez vraiment de l’horreur, du sanglant, du fun.
Et vous, vous me conseilleriez quoi comme film pour aujourd’hui si je ne passais pas déjà ma soirée à Disneyland Paris ? 😉
Cet épisode final résume finalement assez bien toute la saison à mes yeux : il y a de bonnes idées, quelques excellentes scènes et des résolutions qui me paraissent aussi beaucoup trop faciles pour des intrigues préparées pendant huit épisodes. Je reste donc frustré par l’écriture de la série, même si les dernières minutes permettent au moins de conclure correctement le parcours de John. La qualité est là, mais ce n’est pas un coup de cœur parce que je trouve que tout est inutilement compliqué alors que ça pourrait être excellent si ça n’essayait pas de se vouloir plus intelligent que ça ne l’est réellement.
Allez, il est temps d’enfin en finir avec cette saison, en espérant que le dernier épisode remonte le niveau. J’avoue que je ne suis pas mécontent d’arriver à la fin, mais je suis surpris qu’on revienne pour ça en 2016. J’ai beaucoup aimé le tout premier plan de cet épisode, d’ailleurs, avec le château d’eau qui tombe. Voilà une image qui permet immédiatement de nous remettre dans l’ambiance de la catastrophe sans avoir besoin d’en faire des tonnes.
On revient donc en 2016 pour voir le moment où Kerry s’est occupée d’Hal après la destruction de la ville. En le retrouvant, elle lui demande si ça valait vraiment le coup d’avoir autant de morts. C’est triste comme tout le monde est d’accord, en fait. Hal sait parfaitement qu’il a merdé et qu’il risque de finir en prison pour mise en danger de la population ; Kerry se sent triste d’avoir eu raison. Leur échange ne m’a pas passionné, mais il permet au moins de comprendre comment on en arrive à la suite.
Dix ans plus tard, Kerry attend ainsi Hal à sa sortie de prison avec des fleurs et une bière. On nous fait donc un flashback pour ne toujours rien nous montrer de plus sur la naissance de leur relation ? Je suis vraiment intrigué de savoir à quel moment elle est tombée amoureuse de lui, parce que rien dans les épisodes précédents ne justifiait à mes yeux qu’ils se mettent en couple. Il faudra pourtant se faire à l’idée : Hal revient vivre à Rushville et ils commencent assez rapidement une relation.
Je n’accroche pas du tout. Je ne vois pas de romance dans leur relation et j’avais le même souci avec le plan cul de John et Zoé. Enfin bon. La scène suivante n’arrive pas à me convaincre davantage sur leur couple, mais elle me fait en revanche aimer Kerry un peu plus. Nous les retrouvons lors d’un rencard au restaurant où toute la ville les dévisage. On apprend à quel point Hal est encore détesté à Rushville – pneus dégonflés, insultes écrites avec de la merde dans son jardin, etc. – mais aussi à quel point Kerry lui a pardonné et assume son choix.
Kerry fait donc une petite annonce dans le restaurant histoire qu’il soit bien clair qu’elle est amoureuse de lui et, surtout, que toute personne qui voudra s’en prendre à Hal devra aussi s’en prendre à elle. Elle rappelle qu’il pourrait vivre n’importe où ailleurs comme un héros, mais qu’il a choisi de revenir dans la ville qu’il a détruite pour tenter de réparer ce qu’il pouvait encore réparer. Pourquoi pas, ma foi ? C’est amusant à voir et Kelly Macdonald est une fois encore excellente comme actrice, ce que tout l’épisode confirme par ailleurs.
Les scènes suivantes me paraissent plus mystérieuses. On voit Hal et Kerry qui ont couché ensemble – avait-on besoin de ça ? – puis Hal qui se fait attaquer chez lui. En effet, sa maison est incendiée à coups de cocktails Molotov. Il tente de sauver Earl, sa plante carnivore, puis monte à l’étage. Euh… Vu l’état de la maison à ce moment-là et les flammes partout, c’est vraiment une idée de merde. Autant sortir et abandonner tout le reste (probablement, il allait chercher des trucs de Green Lantern en vrai ?). Malheureusement, l’escalier finit par s’effondrer et Hal tombe inconscient au milieu de l’incendie.
Il se réveille alors dans le laboratoire déjà vu plus tôt avec une peau toute neuve, exactement comme John quelques épisodes auparavant. Et bim, surprise : c’est Noah qui vient de le sauver. Mieux encore, il révèle à Hal qu’il est lui aussi un Manhunter, ou en tout cas quelque chose qui s’en rapproche suffisamment pour posséder les mêmes capacités et savoir utiliser la technologie de Zoé. Euh… OK ?
Quelle drôle d’idée de nous montrer ça maintenant ? Pourquoi ne pas choisir un ordre chronologique pour raconter cette histoire ? Vraiment, je me répète, mais je ne comprends pas le puzzle fabriqué par les scénaristes. C’est tortueux pour aucune raison : on nous montre maintenant ce qu’Hal a découvert avant sa mort parce qu’on avait besoin de nous cacher l’identité de Noah pendant sept épisodes, mais ça tombe comme un cheveu sur la soupe alors que ça aurait pu être intéressant de le savoir quand Zoé était encore là, je trouve.
Tout ça est cependant le récit que Sinestro fait à John en 2026, et c’est pour ça qu’on ne l’a que maintenant. Soit, Hal avait raconté tout ça à son ex-mentor. On en revient donc au présent où Sinestro explique également que le portail appartient à Zoé : elle l’avait créé pour pouvoir revenir sur la planète qu’elle avait détruite, par nostalgie ou culpabilité. Noah l’a découvert lui aussi et s’en est servi pour rejoindre Sinestro ? Mais comment savait-il que Sinestro était… ah.
Mieux encore, donc, c’est Noah qui a organisé l’évasion de Sinestro de sa prison spatiale. John refuse d’abord de faire revenir Hal pour discuter avec Sinestro, parce qu’il ne reste quasiment plus de batterie à la bague. Il a bien raison : il suffit de torturer un peu Sinestro pour qu’il finisse par cracher le morceau du plan de Noah. Le raisonnement est assez logique bien que ça paraisse wtf quand on nous le présente comme ça : Sinestro est le seul être connu à avoir réussi à tuer un Gardien et Noah avait besoin de quelqu’un capable de lui fabriquer une lanterne sans passer par eux. Sinestro s’est donc retrouvé à forger pour lui une lanterne sur cette planète.
Cette fameuse lanterne devient aussitôt intéressante pour John : elle lui permettrait enfin de recharger la bague. Le problème, c’est qu’elle a été forgée sur une planète où absolument tout est contaminé par cette peur qui rendait les habitants fous. Sinestro explique même que la peur peut devenir l’une des forces les plus puissantes de l’univers si elle est correctement canalisée. La lanterne utilise donc toujours la volonté, mais elle contient également des traces de cette peur. Ah, ce n’est donc pas juste une lanterne, il y aura possiblement des effets secondaires avec.
Je vois assez bien où la série veut aller avec toute son obsession autour de la peur depuis le premier épisode, et j’aime l’idée que John se retrouve à utiliser une bague alimentée par la peur qu’il a réprimée toute sa vie. On a passé la saison à expliquer à John qu’il ne devait jamais avoir peur, avant de nous montrer que c’était peut-être précisément le problème. Bon, c’est parfois amené avec de gros sabots, mais au moins ça finit par servir à quelque chose.
John s’apprête donc à recharger la bague quand Hal revient pour l’en empêcher. Ils ne savent absolument pas ce que cette lanterne trafiquée pourrait faire à son anneau et, surtout, recharger complètement la bague risque de supprimer définitivement l’Halogram. John hésite donc et, pour une fois, ce n’est pas seulement parce qu’il a peur de devenir Lantern : il n’a pas spécialement envie de faire disparaître Hal une deuxième fois.
On apprend alors que Sinestro avait demandé à Hal de tuer Noah lorsqu’il avait découvert son existence. C’est même pour ça qu’Hal était venu jusque sur cette planète après avoir suivi le gamin à travers le portail. Sinestro considère qu’un Manhunter restera toujours un Manhunter et que sa programmation finira forcément par prendre le dessus… Ce qui n’était pas l’avis d’Hal, évidemment. Pour lui, Noah avait déjà montré qu’il possédait une conscience : il aurait pu laisser Hal mourir dans l’incendie, mais il l’avait sauvé. Il avait également fait fabriquer une lanterne sans même posséder de bague pour l’utiliser. Sinestro ne voit là qu’une bombe à retardement ; Hal, lui, y voit surtout quelqu’un capable de faire des choix malgré ce qu’il est – et ça n’a RIEN à voir avec le fait qu’il couche avec Kerry, bien sûr.
Le comble, c’est quand même d’avoir ensuite l’Halogramme qui reproche à Sinestro de trop parler. Je suis bien d’accord que ça parle trop dans cette série, mais tout de même. Entre eux deux et John, il y a des moments où j’ai vraiment l’impression qu’on passe dix minutes à expliquer quelque chose qui pourrait tenir en trois phrases – ou être montré en deux minutes à l’écran plutôt que d’être expliqué longuement comme ça.
John et Hal décident finalement de repartir sur Terre sans recharger la bague et abandonnent Sinestro derrière eux. Le pauvre est vraiment coincé : il se retrouve sur une île entourée d’un lac – je pensais que c’était la mer dans l’épisode précédent, oups – dans lequel il ne peut pas nager et où l’air est littéralement capable de rendre fou. Cela ne donne pas trop envie. Il ne reste que quelques minutes de batterie, en tout cas, et John et Hal continuent de perdre leur temps en silences et bavardages inutiles. John hésite toujours à recharger l’anneau avec la lanterne de Sinestro, surtout que Hal risque alors de disparaître définitivement. Ce dernier lui conseille pourtant de le faire : Noah peut être dangereux et John aura besoin de la bague s’il veut avoir une chance face à lui.
John décide plutôt de retourner à Rushville et de profiter du match de football américain de Noah pour réfléchir.
Malheureusement, il est à peine revenu sur Terre qu’il se fait défoncer la gueule par Noah. J’ai tellement ri ! Je ne m’y attendais pas du tout et, pour une fois, le long détour n’a pas empêché la surprise de fonctionner. Noah récupère la bague avant de vérifier que John va bien. Là encore, ce n’est pas exactement le comportement du monstre sans conscience que Sinestro nous vend depuis dix minutes et on sent bien que la série veut créer un dilemme moral intéressant pour son héros.
En attendant et encore une fois, John se retrouve à conduire une voiture avec comme passager quelqu’un de potentiellement très dangereux. Noah lui demande évidemment pourquoi il a tué sa grand-mère. John lui explique alors qu’il pense avoir enfin compris Zoé : elle savait qu’elle ne pourrait jamais complètement échapper à sa programmation et qu’elle risquait de finir par attirer les Gardiens ou d’autres Manhunters jusqu’à Rushville. Elle l’avait donc sauvé pour qu’il puisse l’arrêter. Surtout, si Zoé disparaissait, personne n’aurait de raison de continuer à chercher un autre Manhunter dans cette ville : elle voulait donc protéger Noah. Ma foi, ça donne un peu plus de sens à tout ça, on va dire, mais ça n’en avait pas forcément besoin non plus.
Noah refuse de croire immédiatement à cette version, évidemment, mais on le voit tout de même réfléchir, notamment quand John arrive à un carrefour. Pardon, mais c’est nul le coup du carrefour et du « which way is it gonna be? » en mode il réfléchit à ses options. Il y a littéralement deux routes et on nous colle une grosse métaphore sur le choix entre le bien et le mal. Subtil… Mais tellement mal amené, en plus !
Noah choisit finalement la direction du lycée et de son match (où menait l’autre route, en fait ?). Il en profite pour jurer qu’il n’a pas détruit la maison d’Hal comme on le soupçonnait : au contraire, il était entré dedans pour le sauver… OK ? Qui donc a fait ça ? Billy ? On ne saura pas. En revanche, il affirme être bien son meurtrier. Hal connaissait sa véritable identité, Noah lui avait fait confiance et il a paniqué à l’idée que Kerry puisse apprendre qu’il était un Manhunter.
Quelle mort nulle ! La révélation fonctionne à peu près, c’est logique et tout, alors je suis tombé dans le panneau et j’y ai cru. Quoi qu’il en soi, c’est con de mourir pour ça, tout de même. John s’inquiète aussi, et c’est légitime, de savoir si Noah va le tuer à son tour. Celui-ci hésite clairement, mais préfère commenter l’ambiance du stade plutôt que de répondre directement. Il y a tellement de longs silences dans les conversations de cette série, ça m’ennuie.
Je dois bien dire que Noah ne me passionne pas tellement et m’a bien décroché de ce dernier épisode. Pourtant, il est développé par les scénaristes et le dilemme qu’on lui donne n’est pas idiot. Il explique notamment qu’il rêve parfois d’avoir suffisamment de pouvoir pour éliminer ceux qui pourraient s’opposer à lui, prendre le contrôle et faire des choses particulièrement inquiétantes, mais qu’il ne sait pas si ce sont simplement des pensées ou sa programmation de Manhunter qui commence à prendre le dessus.
Le problème, c’est que tout ça arrive à dix minutes de la fin de la saison. J’aurais peut-être été davantage investi si on avait réellement développé Noah auparavant autrement que comme « le fils de Kerry insup’ qui accessoirement joue au football à l’arrière-plan ». Là, on m’explique soudainement qu’il est au cœur de tous les enjeux de la saison et qu’on doit s’inquiéter de sa lutte intérieure. Elle est passionnante et mériterait d’être le cœur de la série bien plus que les considérations de Zoé ou, pire à mon sens, Hal.
Et puis Noah rend la bague à John avant de lui demander… de le tuer. OK. Il sait que John a tué sa grand-mère et considère qu’il est probablement le mieux placé pour faire la même chose avec lui si sa nature de Manhunter finit par prendre le dessus. Il veut simplement jouer son dernier match avant de mourir. C’est Kerry qui va être heureuse, tiens !
Cela laisse John dans la merde, en tout cas. Pour une fois, il espère qu’Hal puisse être là pour lui donner son avis, mais non : la bague est pratiquement déchargée et l’Halogram refuse d’apparaître. Face à un tel dilemme, je comprends que John ressente le besoin de retrouver son mentor, cependant. C’est plutôt bien amené, ça offre un début de conclusion à cette relation. En l’absence d’Hal, John décide donc d’aller voir Kerry. La scène est hilarante simplement parce qu’il fait deux têtes de plus qu’elle et que ça ne m’avait jamais autant choqué que durant ce passage où on les voit côte à côte. J’imagine que c’était un casse-tête permanent de les filmer ensemble.
John vient papoter du match avec Kerry, qui n’est pas naïve et lui en veut encore de l’avoir abandonnée dans l’épisode précédent. Il finit surtout par lui raconter son enfance et la peur permanente de sa propre mère. Bernadette voulait faire de lui quelqu’un qui n’aurait peur de rien, mais pour obtenir ça, c’est elle qui a vécu toute l’enfance de son gamin dans la peur qu’il ne soit pas à la hauteur.
John fait alors le rapprochement avec Kerry : elle aussi a passé toute sa vie à avoir peur pour son fils le Manhunter. À mes yeux, c’est là un coup de poker car rien n’indiquait que Kerry était au courant – même si ça reste plutôt logique puisqu’elle est sa mère. Et c’est là qu’il faut comprendre le mensonge de Noah : il a protégé sa mère, qui est la véritable meurtrière de Hal Jordan. Pour protéger son fils, quoi. Soit.
Nous revenons donc au fameux soir où Hal vient la retrouver au stade après avoir découvert que Noah était un Manhunter. Kerry savait déjà depuis longtemps ce qu’était son fils, mais elle ignorait que Noah le savait lui-même. En réalité, Noah est bien son fils, mais il n’a pas vraiment de père. Après que Zoé a utilisé sa technologie pour faire repousser le petit doigt de Kerry des années plus tôt, celle-ci s’est retrouvée enceinte alors qu’elle n’avait couché avec personne depuis des mois. Noah est donc une sorte d’hybride, né d’une femme humaine mais issu en partie de cette technologie Manhunter.
Bon. On a eu 150 flashbacks, mais cette partie-là, on ne l’aura pas. Je continue de penser que Noah tombe comme un cheveu sur la soupe de cette saison alors que ça aurait été top d’avoir des infos sur lui. Le plus important, c’est qu’Hal ne vient même pas annoncer à Kerry qu’il faut tuer Noah. Au contraire. Il a refusé la solution de Sinestro et veut protéger le gamin. Il propose à Kerry de partir avec Noah dans une planque au Mexique afin qu’ils puissent tous les trois réfléchir à une solution avant que les Gardiens apprennent son existence.
Et là, Kerry pète un câble pour absolument aucune raison. Elle sort son flingue et tire sur Hal en pleine tête alors qu’il est littéralement en train de lui dire qu’il l’aime. Pardon ? C’est le meurtre le plus con que j’ai vu depuis un moment, c’est même encore plus con que l’hypothèse où c’était Noah qui tuait Hal. Kelly Macdonald est incroyable dans la scène et je comprends tout ce que les scénaristes veulent faire autour de la peur d’une mère qui protège son enfant, mais l’écriture n’est simplement pas assez bonne pour moi. Rien ne justifie qu’elle sorte son arme aussi soudainement. Ils sont à peine au début de la dispute et Hal ne menace même pas Noah : il essaie de trouver une manière de le sauver.
Je suis resté choqué devant la scène, mais vraiment pas pour la bonne raison. On dirait vraiment un coup d’un scénariste qui s’est dit « c’est une idée géniale » mais qui n’a pas su l’écrire de manière crédible ? Et après tout ça, Kerry a en plus fait le choix d’appeler John pour résoudre son meurtre. Elle aurait très bien pu laisser tout le monde dans l’ignorance et être beaucoup plus en sécurité.
Elle explique alors ce qu’elle cherchait réellement en faisant revenir John : elle voulait savoir si son fils était un monstre. Mais lol ? C’est limite elle le monstre qui tue son mec absolument sans raison. John est probablement la personne la mieux placée pour le lui dire, mais non, il se contente de la rassurer sur Noah. Il a connu Zoé, il a tué un Manhunter et il connaît désormais une bonne partie de leur histoire. Surtout, Noah vient de lui donner plusieurs preuves qu’il n’est pas simplement guidé par sa programmation.
Il a sauvé Hal alors qu’il aurait pu le laisser mourir. Il a rendu la bague à John alors qu’il aurait pu la garder. Il a prétendu avoir tué Hal afin de protéger sa mère. Oui, il est capable d’amour. John explique donc à Kerry qu’elle a bien élevé son fils. Ce qu’il vient de faire, ce n’est pas de la programmation : c’est de l’amour. Elle craignait depuis toujours, d’avoir élevé un monstre sans pouvoir empêcher sa nature de reprendre le dessus, mais bon, pour l’instant, c’est bon…
John lui révèle aussi que Noah lui a demandé de le tuer. Il refuse de le faire, mais il comprend que le gamin a peur de ce qu’il pourrait devenir. Avec le bon accompagnement, il peut peut-être continuer d’être celui que Kerry a élevé et si sa programmation finit malgré tout par prendre le dessus, John sera là pour l’arrêter. Soit. Vraiment, ça pourrait peut-être faire une mini-série intéressante ; mais pour l’instant, on ne connait rien du personnage de Noah et il est trop au cœur de tout. En fait, on ne le connaît tellement pas que j’ai cru son mensonge quand il disait avoir tué Hal alors que ça aurait dû être évident qu’il protégeait Kerry. C’est dire à quel point la série ne m’a jamais permis de connaître Noah ou de m’intéresser vraiment aux personnages secondaires.
D’ailleurs, Kerry annonce de son côté qu’elle compte se rendre après le match pour le meurtre d’Hal. John lui dit de ne pas le faire, parce qu’il ne pense pas que ce soit ce qu’Hal aurait voulu. OK, c’est juste, mais… On va donc la laisser s’en tirer parce qu’elle s’est comportée en mère protégeant son fils ? Je comprends là encore ce que la série veut raconter, je vois le pardon, la peur, les choix impossibles et tout ce qu’on veut, mais… eh… C’est un peu facile tout de même. La femme a quand même tiré dans la tête de son mec en plein milieu d’une conversation, alors que le mec en question ne faisait que la protéger et n’était pas une menace ?
Bien sûr, Noah gagne ensuite son match de football américain. Tant qu’à faire. Il décide même finalement d’aller à l’université du Nebraska, donc j’imagine que son programme « jouons mon dernier match puis tuez-moi » est annulé. Ou alors, il prend cette décision dans l’espoir de ne pas y aller, allez savoir. En tout cas, ce sera sa dernière scène et la dernière de Kerry pour cette saison 1. Je reste sur ma faim.
Avant de quitter la ville, John décide d’utiliser la lampe permettant d’appeler le Green Lantern en service. Guy Gardner débarque donc une fois de plus, pas très heureux de revenir à Rushville et portant toujours sa coupe de cheveux de merde. John lui révèle qu’il a récupéré la bague d’Hal et possède désormais une lanterne non autorisée, ce qui n’enchante évidemment pas Guy. John lui annonce surtout son choix : il va devenir le Green Lantern de la Terre.
Guy peut garder le reste du secteur 2814 et aller s’occuper des étoiles autant qu’il veut ; John, lui, récupère la boue. You take the stars. I’ll take the dirt. Ah ben voilà le titre de l’épisode ! Et j’aime bien, en plus, ça sonne bien, il y a une logique, c’est plutôt cool et tout. Bon, par contre, John est en roue libre, pour qui il se prend, en fait ?
Guy lui explique évidemment que ça ne fonctionne pas comme ça et que les Gardiens vont probablement envoyer une armée pour récupérer la bague et cette lanterne fabriquée illégalement par Sinestro. John s’en fout et lui demande simplement de transmettre un message très précis : s’ils « cherchent dans leur cœur », il est certain qu’ils trouveront en eux de quoi le laisser tranquille. Guy comprend aussitôt qu’il s’agit d’un code.
Le sous-entendu me semble assez clair : John connaît désormais leurs secrets sur les Manhunters, leurs créations et leurs cœurs cristallisés. Autrement dit, les Gardiens auraient probablement intérêt à ne pas trop venir lui chercher des noises s’ils ne veulent pas que leur secret soit révélé. Cela dit, même si le secret est révélé, je ne suis pas sûr que ça change grand-chose, vu leur puissance hein… mais bon, c’est de la politique, on va dire.
OK, c’est un rebondissement que je ne voyais pas forcément venir, mais qui fonctionne bien. John ne redevient pas Green Lantern parce qu’on lui explique une fois de plus que c’est son destin. Il décide enfin lui-même de prendre la bague, mais sans accepter tout ce qui va avec. Guy se barre donc, un peu frustré et j’ai trouvé ça drôle.
Hal revient alors sous forme d’hologramme et explique qu’il écoutait tout. Il a simplement laissé John se débrouiller seul parce qu’il n’avait plus besoin de lui, contrairement à ce qu’il pensait. Il lui demande tout de même s’il est sûr de son choix, parce qu’il prend un risque énorme en laissant Noah en vie et en défiant les Gardiens de cette manière… mais reconnaît aussi que John sera probablement un meilleur Lantern qu’il ne l’a jamais été. Ch’est meugnon.
Eh, je fais de l’humour nul, mais en vrai, j’aime bien cette conclusion et ce passage de flambeau. Il aura fallu attendre qu’Hal soit mort et transformé en hologramme pour qu’il sache enfin dire quelque chose de gentil à son élève, mais mieux vaut tard que jamais. Une vraie relation père-fils, dis donc. Est-ce qu’un jour Damon Lindelof règlera ses daddy issues ? C’est fou d’avoir autant besoin de montrer des relations père-fils chaotiques comme ça dans ses projets, y a un truc, c’est sûr.
Pour conclure la série, il faut encore que John recharge la bague, de toute manière, pour voir si tout ça est vraiment possible. Hal sait que cela risque de le faire disparaître définitivement et lui donne un dernier conseil : il ne faut pas avoir peur d’avoir peur. Cela résume plus ou moins toute la saison et oblige également John à remettre en question le fameux serment des Green Lanterns. Avant de disparaître, Hal demande simplement à John ce qu’étaient ses derniers mots. Il n’avait soi-disant pas réussi à entendre cette partie de la conversation avec Kerry. John lui révèle qu’il lui avait dit « Je t’aime ». L’Halogram répond alors qu’il l’aime aussi.
Bon, cette partie-là, ça ne fonctionne pas du tout sur moi tant c’était naze et kitch, mais l’amour est toujours ringard, peu importe comment on le présente. Bref, John recharge finalement la bague grâce à la lanterne de Sinestro et prononce son propre serment. Il ne prétend plus être incapable d’avoir peur : il décide au contraire de l’accepter et de faire ce qui est juste malgré elle. C’est cohérent avec son parcours, même si la série nous aura quand même répété le thème un paquet de fois avant d’arriver jusque-là (et moi aussi, du coup).
La saison se termine alors sur John qui règle quelques dernières choses. Il laisse tout l’argent demandé à Maggie avec une lettre lui disant qu’il est toujours désolé (c’est tellement n’importe quoi !), remet les affaires d’Hal à leur place puis rentre chez lui, où ses frères et ses parents sont encore là. Il retrouve notamment sa mère, avec qui toute cette histoire de Green Lantern avait commencé des années plus tôt. Un vrai héros. D’ailleurs, le dernier plan de la saison nous montre qu’il est enfin capable de voler à son tour.
C’est bon, cette fois : John Stewart est le Green Lantern de la Terre.
En bref
Je ressors assez partagé de cette première saison de Lanterns, et je pense que mes notes en dents de scie le montrent assez bien. Il y avait vraiment de bonnes idées : le duo John/Hal fonctionne souvent, le casting est excellent, l’univers de Green Lantern est utilisé d’une manière assez originale et plusieurs mystères m’ont suffisamment accroché pour me donner envie de revenir chaque semaine. J’ai aussi beaucoup aimé certaines utilisations des pouvoirs et cette idée de raconter une histoire de super-héros qui ressemble davantage à une enquête qu’à ce qu’on voit habituellement dans le genre.
Le problème, c’est vraiment la manière de raconter tout ça. J’ai passé huit épisodes à avoir l’impression qu’on me donnait des morceaux de plusieurs films dans le désordre plutôt qu’une vraie saison de série. On prend énormément notre temps au début, on expédie soudain une énorme partie de l’intrigue au cinquième épisode, puis on saute dix ans plus tard pour lancer quasiment une nouvelle histoire. Les scénaristes adorent également passer par des détours, des longues conversations et des révélations gardées artificiellement pour plus tard alors qu’un récit chronologique aurait parfois été à mon sens beaucoup plus efficace et agréable à suivre.
Et surtout, je n’ai jamais vraiment accroché aux personnages. Je reconnais volontiers les qualités d’Hal, John, Kerry ou même Noah sur le papier, mais leurs histoires personnelles m’ont rarement passionné autant que la série semblait attendre de moi. Je ne regrette donc pas d’avoir vu Lanterns et je ne peux pas dire que c’était mauvais. Loin de là. Il y a même eu plusieurs épisodes vraiment très bons. Simplement, ce n’était clairement pas la série Green Lantern que j’aurais imaginée et son style de narration m’aura régulièrement laissé sur le bord de la route.
À l’heure où j’écris ces lignes, Lanterns n’a pas encore officiellement obtenu de saison 2, même si les scénaristes travaillent déjà sur une éventuelle suite. Avec cette fin, il y aurait évidemment de quoi faire : John doit désormais s’installer comme protecteur indépendant de la Terre, Guy lui promet plus ou moins que les Gardiens ne laisseront jamais passer ça et il reste à voir jusqu’où ils seraient prêts à aller pour récupérer la bague.
Je ne suis pas sûr d’avoir réellement envie de repartir pour huit épisodes construits de la même manière, cependant. Il me semble aussi qu’il ne faudrait surtout pas revoir Kerry et Noah immédiatement. Leur histoire a suffisamment occupé cette saison et j’aurais besoin que la série passe à autre chose avant de revenir à eux, même si c’est dommage parce que Kerry est probablement le personnage le plus complexe de la saison et Kelly Macdonald était excellente. Pour une éventuelle suite, j’aurais surtout envie de voir ce que John fait concrètement de son nouveau rôle de Green Lantern de la Terre et à quel point il est accepté ou non…
Photographies promotionnelles de l’épisode — HBO / Warner Bros. Television / DC Studios.