Resident Alien nous envahit ce soir sur Syfy France

Salut les sériephiles,

Cela faisait un moment que je n’avais plus proposé un article sur une diffusion de série à la télévision française, mais c’était sans compter sur l’équipe de Syfy France qui a eu l’excellente idée de mener une promotion Twitter agressive ces derniers jours concernant l’arrivée de leur nouvelle série : Resident Alien. Et ils ont bien raison de mener cette promotion avec force.

Déjà, parce que la série débarque sur la chaîne avec à peine un mois d’écart par rapport à la diffusion américaine. C’est rare, ça se souligne et c’est hyper agréable. Ensuite, parce que la série vaut vraiment le détour : je n’en vois que des retours positifs sur les réseaux sociaux depuis le début de sa diffusion outre-atlantique. Et puis, une série qui a pour acteur principal Alan Tudyk, ça attire nécessairement mon attention. Ainsi, quand Syfy m’a contacté plus tôt dans la journée pour me donner un accès en avant-première au premier épisode de la série, je n’ai plus eu d’excuse pour ne pas le regarder – et pour ne pas vous en faire à mon tour la promo. Regardez la série, ce premier épisode est vraiment très cool.

De quoi ça parle ? Sans vouloir spoiler, vous suivrez la vie d’un extra-terrestre très sympathique qui a atterri bien malgré lui et en catastrophe sur notre planète. Par chance pour lui, il s’est retrouvé dans le Colorado, dans un endroit isolé du reste du monde. Par malchance pour lui, il est encore trop près d’un village où un médecin meurt de manière mystérieuse. Comme notre alien a eu la bonne idée de prendre l’identité d’un autre médecin, il se retrouve lié à l’enquête sur cette mort. Et à nouveau, c’est bien malgré lui !

Concrètement, après ce premier épisode, ce qui rend la série vraiment intéressante, c’est son humour, qui était déjà bien visible dans les promotions. Il y a un décalage permanent entre le sujet sérieux et son traitement par l’humour, mais c’est bien logique : ce que l’humain considère grave et sérieux, l’extra-terrestre le découvre avec un regard désintéressé et plutôt blasé. Et ça fonctionne bien, avec de nombreux quiproquos et des répliques savoureuses. Sans parler des moments d’humour, fréquents dans l’épisode :

Concrètement, après ce premier épisode, ce qui rend la série vraiment intéressante, c’est son humour, qui était déjà bien visible dans les promotions. Il y a un décalage permanent entre le sujet sérieux et son traitement par l’humour, mais c’est bien logique : ce que l’humain considère grave et sérieux, l’extra-terrestre le découvre avec un regard désintéressé et plutôt blasé. Et ça fonctionne bien, avec de nombreux quiproquos et des répliques savoureuses.

Je n’en dis pas plus pour ne spoiler personne, mais sachez que le premier épisode sera diffusé à 21h ce soir sur Syfy – oui, bon, en même temps que le prochain podcast 42 minutes, mais dans un cas comme dans l’autre, le replay existe, donc tout va bien. Si vous n’avez pas encore Syfy, il n’est pas trop tard pour se renseigner et voir comment faire pour vous y abonner. C’est une chaîne vraiment très cool, comme je vous l’avais déjà dit quand il était question de The Magicians.

Je ne dis pas ça uniquement parce que j’ai eu la chance d’interviewer deux acteurs de cette dernière série grâce à eux ou d’avoir accès en HD à des épisodes, y compris premier Resident Alien, mais parce que je le pense vraiment : c’est une chaîne pour les sériephiles qui aiment la science-fiction et les séries fantastiques. Ils ont diffusé Future Man et Channel Zero, et ils passent en ce moment les journées à nous rediffuser la saison 2 du reboot de Charmed, qui s’est achevée en mai dernier aux États-Unis, et des épisodes de The Outpost. Bref, c’est une chaîne qui diffuse des séries sympas.

En plus, dans les conventions et salons, ils ont toujours des stands super-originaux et des goodies géniaux. Ils m’ont manqué en octobre quand on n’a pas eu de Comic-Con, parce que ça fait quelques années que je m’approvisionne chez eux de sacs en toile, gobelets en plastique (mon dernier s’est troué suite à un choc, c’était le drame de mon déménagement) et tours de cou. Je vous aime, Syfy.

Bref, regardez Resident Alien, regardez les programmes Syfy ! Et rendez-vous dans la soirée pour la critique complète du premier épisode, évidemment !

This is us – S05E09

Épisode 9 – The Ride – 14/20
L’épisode n’est pas tout à fait exceptionnel pour être honnête, il ressemble fort à un épisode bouche-trou, qui permet de faire la transition vers une nouvelle étape. Le synopsis officiel lui-même ne dit pas autre chose de toute manière : plusieurs trajets en voiture mènent les familles de la série vers une nouvelle étape de la vie. C’était bien. Ca aurait pu être mieux, probablement.

Spoilers

It’s babies, it’s not that complicated.

A la maternité, Jack et Rebecca sont en pleine galère avec les bébés, mais ils finissent par s’en sortir avec les triplés… Comme ils peuvent. Rebecca est clairement stressée, et je peux la comprendre : trois enfants, ce n’est pas rien du tout, et ça fait peur côté charge mentale.

Même pour Jack, ce n’est pas si évident, parce que bonjour la galère d’installer un siège auto pour un bébé… imaginez pour trois ! Un officier de police lui souhaite bon courage, Rebecca regarde avec inquisition l’état de la voiture, et hop, c’est parti. Ils sont à peine sortis de l’hôpital que Rebecca se met à stresser énormément. Tu m’étonnes.

La série avait tendance à trop nous aseptiser certains aspects de la vie des jeunes parents, et cet épisode va nous rappeler la réalité, avec trois bébés qui hurlent à l’arrière de la voiture. Quelle horreur cet épisode, c’était compliqué à supporter comme scène… et ça l’était encore plus de voir Jack à bout de nerfs et prêt à se fighter avec le premier mauvais conducteur venu – mais il faut dire que c’était un sacré mauvais conducteur franchement.

Il s’énerve, fait le plein… et achète du whisky. Comme ça commence bien ! Il boit directement la petite bouteille avant de retourner à la voiture. J’ai cru qu’il allait conduire comme ça, honnêtement, mais heureusement, ce n’est pas le cas. Il laisse donc Rebecca conduire jusqu’à chez eux, où les triplés sont enfin endormis.

Ils n’osent donc pas sortir de la voiture, et ça permet à Rebecca d’expliquer à Jack que sa mère a fait une fausse couche quand elle avait cinq ans, ce qui lui fait craindre à présent de ne pas être une bonne mère, se souvenant que sa mère avait été triste pendant très longtemps. Face à cette honnêteté, Jack la réconforte, puis décide lui aussi de lui avouer la vérité sur sa bouteille de whiskey.

C’est au tour de Rebecca de le rassurer, avant d’apprécier pleinement le moment avec une petite chanson à la radio qui leur permet de savourer leur nouvelle famille… ce que la série utilise bien sûr comme un excellent moment pour nous rappeler que les Pearson sont une famille vraiment géniale, avec plein de tours en voiture tous ensemble.

Un autre flashback nous montre Randall et Beth à la maternité après l’accouchement de leur deuxième fille. C’est super chouette ce genre de flashbacks, parce que j’adore ces personnages et ça fait toujours du bien de les voir en forme comme ça, au plus fort de leur couple et tout. On les retrouve donc le jour où ils quittent la maternité, et c’est vrai que c’est important, l’air de rien.

Bien évidemment, Randall et Beth sont parfaits aussi pour la sortie de l’hôpital ; ils ont tout prévu et sont déjà au taquet comme les pros qu’ils sont. Certes, l’intrigue n’apportait rien de nouveau, mais bon, j’aime ces personnages. Je n’aime pas trop l’idée de nous présenter Randall comme un type super relou en revanche : il veut déjà un troisième enfant et il emmerde Beth dès le premier tour en voiture, sérieusement ?

Oh, l’histoire est joliment formulée avec Randall qui explique à sa fille bébé qu’elle aura intérêt à lui faire beaucoup de petits-enfants, parce qu’il est le point de départ d’un nouvel arbre généalogique. Effectivement, il ne connaît pas véritablement ses racines, alors son obsession d’un troisième enfant peut mieux se comprendre. Beth ne dit plus rien, savoure sa glace et c’est très bien comme ça, franchement.

Dans le présent, Kevin est tout autant en galère que Jack à l’époque pour mettre en place les sièges auto de ces jumeaux. Un de ses fans choisit ce bon moment pour prendre une photo de lui sans lui demander son avis, et c’est franchement totalement abusé de sa part.

Kevin agresse donc ce fan qui prend des photos de lui, et il raconte beaucoup trop de choses, je trouve. Je sens que ça va mal tourner pour lui, même s’il est assez sympa pour faire un selfie. Quand il re-rentre dans l’hôpital, il est surpris d’apprendre que Madison est déjà prête à rentrer à la maison. Kevin est fatigué et stressé, mais il prend tout de même le volant, ce qui finit par inquiéter Maddison.

Elle n’est pas au bout de ses peines : Kevin repère une voiture qui les suit, et il est sûr qu’il s’agit d’un paparazzi. Ben oui, c’est une star, on a trop tendance à l’oublier.

J’ai beaucoup aimé cette part de l’intrigue et la manière dont Kevin s’énerve, parce qu’il est dur de rester calme dans ce genre de situation. Bizarrement, Madison semble beaucoup plus reposée que lui et parle bien plus calmement avec le paparazzi, lui promettant une photo de Kevin plus tard en échange de sa tranquillité immédiate.

Elle est géniale, Madison ! Elle décide même de conduire à la place de Kevin – décidément, il est bien comme Jack, finalement – qui peut donc se reposer. En dormant, il s’imagine parler avec son père, ce qui lui permet de lui demander quelques conseils pour apprendre à gérer les enfants qui pleurent. Il est épaté de comprendre que Jack a survécu à trois bébés à la fois, et son père lui prodigue de bons conseils pendant ce rêve : Jack était terrifié d’être comme son père, Kevin est terrifié de ne pas être comme son père. Cela fonctionne plutôt bien, mais c’est presque trop tôt pour nous le dire, je trouve… Après, j’ai aimé cette scène touchante où Kevin fait face à l’absence de son père pour un événement aussi important.

À son réveil, il est toutefois face à l’absence de Madison et des jumeaux, rentrés sans lui dans la maison, parce qu’elle ne voulait pas le réveiller et parce qu’elle gère toute la situation. OK, cette scène où Kevin regarde Madison gérer à merveille ? Elle m’a fait fondre pour ce couple. Encore. D’ailleurs, Kevin était en train de fondre lui aussi, c’est pour ça qu’il choisit ce moment pour demander plus officiellement Madison en mariage, parce qu’il veut être une vraie famille et passer sa vie avec elle. C’est clair que ce couple fonctionne tellement bien, c’est dingue !

En parallèle, Toby est enfin prêt à rencontrer Hailey, sa fille, et ça se fait d’une jolie manière. Par contre, le retour d’Allie dans leur vie n’est pas si fou que ça : la mère-porteuse n’a pas la force de rester dans la vie d’Hailey finalement. Elle annonce donc à Kate et Toby qu’elle n’a pas trop l’envie, pour l’instant, de tenir sa part de l’adoption ouverte, parce que c’est trop compliqué.

C’est clair que c’est dur à vivre… mais ça l’est encore plus pour Kate de savoir que sa fille ne connaîtra peut-être pas sa mère biologique, alors que ça avait été si dur pour Randall, et que ça l’est encore. Elle a du mal à se faire à l’idée, mais elle peut au moins faire une confiance aveugle (sans le moindre mauvais jeu de mots, promis) à Toby qui l’aide bien à faire face à cette nouvelle.

Il a pourtant sa propre mauvaise nouvelle à affronter : il vient d’être viré, merci le covid. Kate réagit plutôt bien à la nouvelle, ne lui reprochant certainement pas la situation et décidant d’y faire face le lendemain. En attendant, ils peuvent être une famille, à quatre. Yay.

Enfin, la série reprend une fois de plus par des personnages qu’on ne connaît pas vraiment, avant qu’on ne comprenne que, si, il s’agit de Déjà adulte. C’est fou comme l’actrice embauchée ressemble comme deux gouttes d’eau à Lyric Ross, l’adolescente qui joue Déjà : elles ont le même sourire et le même timbre de voix. C’était bluffant et ça permettait de comprendre qui elle interprétait avant que ça ne soit un peu plus clair dans la scène suivante.

Déjà est donc une future médecin et elle commence un stage au service maternité d’un hôpital, ce qui ne lui plaît du tout. On sent bien qu’elle n’est pas fan de bébés et la série ne tarde pas à nous révéler pourquoi : elle est enceinte, ce que sa sœur Annie nous apprend en venant la chercher à l’hôpital et en lui offrant Sophie la Girafe.

Les deux filles se rendent alors chez leur oncle Kevin où Tess et Randall les attendent. Bien, on progresse dans les scènes nous montrant le futur, mais on n’est pas encore tout à fait au point, quoi. En attendant d’en savoir plus, on nous laisse sur un cliffhanger où une voiture (une limousine ?) blanche débarque à son tour et donne un petit coup de klaxon. Reste à savoir qui sera dans la voiture, et à quel moment Déjà annoncera à son père qu’elle est enceinte. C’est sûr que le jour probable de la mort de sa grand-mère, ce n’est pas la meilleure des idées.

 

Films vus en 2020 #59

Salut les cinéphiles,

Allez, à deux sagas près qu’il faudra que je finisse en 2021 et à un autre film près dont j’attends la sortie française, cette fois, ça y est : on se retrouve aujourd’hui pour les derniers films vus en 2020. Et pour marquer l’occasion, l’article compile quatre films que j’ai adoré, et même deux qui sont de vrais coups de cœur, histoire de bien terminer l’année !

Soul

Non, ce n’est pas celui-ci qui sera un coup de cœur, même si tout le monde semble l’avoir survendu à sa sortie sur Disney +. Il faut dire que ça faisait du bien, beaucoup, de retrouver enfin le chemin du cinéma dans nos cœurs. J’ai vu plein de films en 2020, mais ça n’avait pas la même saveur que celui-ci, et je ne sais toujours pas expliquer pourquoi !

Peut-être que ça m’a aidé de le voir le jour de Noël – une excellente idée marketing de leur part, franchement – à l’aide de mes enceintes Bluetooth obtenues en cadeau, peut-être que c’est parce que je l’ai vu dans une ambiance parfaitement adaptée de guirlandes LED aux couleurs du film, ou peut-être que c’est le côté jazz, mais je me suis retrouvé transporté par ce film. Et rien que pour ça, c’est un bon souvenir.

Malgré tout, ce n’est pas suffisant pour en faire un coup de cœur, parce que du côté de l’histoire, il était assez prévisible, tout de même. Pour un film Disney/Pixar, il manquait d’une chanson vraiment marquante, aussi. En revanche, gros coup de cœur pour la VF qui a eu la bonne idée d’embaucher Camille Cottin. Je l’ai appris en milieu de film à peu près grâce à Twitter – pendant une pause micro-ondes/tasse de thé, je vous rassure, pas pendant que je regardais – et ça m’a décidé à changer de langue en cours de route.

C’est quelque chose que je ne fais jamais, et je tiens à souligner la qualité de la VF ; même si j’aime aussi Tina Fey. Finalement, je retiens du film son humour et son beau message, mais c’était un peu répétitif après Vice Versa. Un très bon film, donc, mais j’en attendais plus.

Over the moon

Ce dessin-animé est sorti bien trop tôt à mon goût, car je l’ai toujours vu comme un film de Noël. J’ai donc voulu le 26 décembre, histoire de rester dans l’ambiance… et ce ne fut pas une déception du tout ! Vraiment, on n’est pas passé loin du coup de cœur pour cette histoire magnifique, avec beaucoup d’inclusion l’air de rien et surtout, surtout, des chansons !

Je les écoute encore ! Il y en a énormément, peut-être même un peu trop, et toutes sont entraînantes. Mieux encore, elles sont vraiment différentes les unes des autres. Le film m’a également marqué pour son esthétique et ses couleurs vives, multiples, magnifiques. Vraiment, c’est un film beau, que j’aurais aimé voir au cinéma pour vraiment en profiter. Mes guirlandes LED avaient beau clignoter de toutes les couleurs, elles n’arrivaient pas à suivre la cadence du film.

Côté histoire, j’aime beaucoup que le film s’appuie sur des légendes en-dehors de celles que je connais. L’idée du voyage vers la lune fonctionne bien et le périple est sympathique. Là encore, le dessin-animé est prétexte à un beau message. Concrètement, je l’ai largement préféré à Soul ! Et il est disponible sur Netflix, donc n’hésitez pas : il n’a rien d’un film de Noël, il est juste très chouette et j’aime garder des films de qualité pour cette semaine-là !

Closet Monster

Je ne sais pas comment je suis passé si longtemps à côté de ce film, mais ce fut un coup de cœur. Ce n’est pas son histoire qui me fait dire ça, parce que je n’ai pas été 100% convaincu par ce personnage gay dans le placard – et vous comprendrez facilement le titre du film, du coup. En revanche, le combat qu’il mène contre ce monstre ? Délectable, parce que je suis un fan de Buffy qui est capable de reconnaître les fans de la série.

Oui, le producteur et scénariste du film est un grand fan, et ça se sent tout de suite. Les références à la série sont nombreuses dans le choix des décors, des plans, de la manière de filmer et même dans l’humour. Certes, le film n’est pas exceptionnel, mais il est un coup de cœur parce qu’il m’a rappelé ce que j’aimais regarder, avec un petit feel années 90 et l’ambiance de la série, vraiment maîtrisée et présente.

Ainsi, tout le combat va se jouer à coups de métaphores. C’est plus ou moins habiles, en revanche, et le film n’atteint pas la qualité de la série ; mais j’en suis également ressorti avec de nouvelles chansons dans ma playlist…

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Isa Pa, with feelings

C’est l’avant-dernier film vu en 2020, j’ai parlé du dernier la semaine passée, et je regrette vraiment qu’il ne soit pas le dernier, parce que c’était exceptionnellement bon comme film pour terminer une année si compliquée !

Petite romance toute mignonne, le film propose de suivre la vie d’une architecte en devenir, Isa Pa, qui va croiser quelque peu par hasard le chemin de son voisin, qui est malentendant et ne communique que par langage des signes. En très peu de temps, nous suivons donc cette relation qui balbutie et fait face à de nombreux obstacles de communication… mais aussi aux obstacles plus classiques, comme le passé et les doutes.

C’est incroyablement cheesy, reposant et avec une musique entêtante qui ne manquera pas de vous faire fondre pour ces deux personnages. En revanche, si le film est sur Netflix, il n’y avait pas de sous-titres français quand je l’ai regardé, alors ce n’est peut-être pas à la portée de tous. Pourtant, il mérite vraiment d’être vu, je ne peux que vous le recommander, parce que lui aussi est un spectacle visuel, une petite claque et une romance vraiment maîtrisée !

> Films

9-1-1 Lone Star – S02E06

Épisode 6 – Everyone and Their Brother – 15/20
Je passe plus de temps à me demander ce qu’il se passe hors écran qu’à l’écran à ce stade, ça devient embêtant. Les intrigues de l’épisode étaient sympathiques, mais un peu trop longues et négligeant trop certains personnages que j’aime. Je suis donc mitigé face aux choix d’écriture de ces quarante minutes, mais le divertissement restait plutôt bon.

Spoilers


Is this my son or mister Vin Diesel?

C’est un sacré début d’épisode cette semaine avec des jumeaux bien particuliers qui appellent Grace : ils sont reliés par la tête l’un à l’autre. La situation n’est déjà pas facile, mais ils ne sont pas aidés non plus par le fait qu’il y en a un des deux qui s’étouffe. La scène est prenante et il est dur de ne pas retenir son souffle pour ce jumeau. Bien sûr, tout est bien qui finit bien, après un arrêt cardiaque de près de deux minutes et un aspirateur qui aide bien à ressusciter. Rien que ça.

Une fois de plus, c’était impressionnant à voir et plutôt bien exécuté dans l’ensemble. J’adore vraiment Grace, en tout cas, elle est vraiment un personnage réussi… Et c’était là sa seule scène de l’épisode. Ben super. J’aurais aimé que ce soit un peu plus en plein milieu d’épisode tant qu’à faire – en plus Maddie manquait également cette semaine dans la série-mère, alors c’est frustrant.

Une fois ce sauvetage expédié, on peut reprendre sur la vie plus habituelle de nos pompiers : TK essaie d’apprendre à conduire un camion grâce à l’aide de Judd, mais il est trop déconcentré par le fait que ses parents ont eu la bonne idée de lui annoncer qu’il allait être grand-frère.

C’est vachement tôt pour annoncer la nouvelle – à TK encore, admettons, mais à Judd ? TK abuse, et j’ai aimé l’analyse de Judd qui lui explique qu’il a peur de ne plus être le bébé de ses parents lui-même. C’était une conversation entre potes un peu étonnante, parce qu’ils ne sont pas potes, mais ça marchait bien, bizarrement.

En tout cas, ça nous laisse TK dans son problème, parce qu’Owen lui fait ensuite signer des papiers faisant de lui sa personne d’urgence pour l’hôpital : Owen va en effet se faire opérer une dernière fois pour son cancer, et il se décide à le faire enfin parce qu’il va être papa. Outch. Owen sent bien que son fils prend mal la nouvelle, et il s’en plaint à Vega, assurant qu’il le trouve bizarre depuis. Certes.

L’épisode nous introduit ensuite la famille de Paul de la manière la plus étonnante qui soit : sa mère et sa sœur débarquent en RV en marche arrière dans la caserne des pompiers, interrompant une scène tout aussi étonnante où Mateo apprend à ses collègues comment plier des t-shirts. Allez, j’adore Mateo, c’est déjà ça.

Quant à la famille de Paul, elle apporte de bonnes choses avec elle : Paul ne parle plus à Naomie, sa sœur, depuis sa transition et il n’aime pas du tout l’idée de savoir qu’elle et sa mère ont pour envie d’aller à Mexico en pleine période de pandémie. On a tendance à la zapper, celle-ci, surtout dans cette scène où personne n’a de masque pour les embrassades des retrouvailles.

On s’en fiche pas mal par rapport à ce qu’il se passe entre Paul et sa sœur : Naomie lui reproche d’avoir tué la sœur qu’elle adorait alors qu’elle n’avait neuf ans. Elle ne lui a pas dit au revoir, Paul est revenu à sa place et le trauma semble ne pas encore avoir été géré par Naomie. Ah oui, tout de même.

Finalement, le frère et la sœur peuvent se réconcilier, mais alors que Naomie est sur un lit d’hôpital. Cela fait trois ans qu’on lui a diagnostiqué une sclérose en plaque, ce que Paul ne savait pas, et après sa crise de nerfs, la voilà qui fait une poussée le lendemain. Je déteste cette maladie, honnêtement. Ici, les scénaristes s’en servent comme un moteur de l’intrigue pour provoquer des réconciliations rapides, et je trouve ça un peu naze de leur part. Mais bon, c’est une série.

Le discours sur la transexualité est toutefois le bon, c’est déjà ça : Paul rappelle à Naomie qu’il n’a pas tué sa grande sœur, mais qu’elle n’a jamais existé. C’est une bonne chose et c’est bien écrit, avec en fin d’épisode un départ de Naomie et sa mère sous les yeux d’un Paul réconcilié avec sa famille. C’est meugnon.

Dans tout ça, on en oublie qu’on a perdu un paramedic dans la lave il y a quelques épisodes. Vega doit désormais embaucher un nouvel employé, et elle fait les choses correctement en en parlant à Nancy d’abord. Elles choisissent ensuite les trois meilleurs candidats sur le papier avant de leur faire passer un entretien. C’est du grand n’importe quoi, mais on se marre bien : les trois meilleurs candidats sont loin d’être bons.

On en a un qui enchaîne toutes les catastrophes possibles, allant jusqu’à s’évanouir en pleine intervention à la vue du sang et à rouler sur le pied de Nancy et une qui n’hésite pas à foutre un coup de boule à un homme s’approchant trop près du lieu d’intervention. Ben oui, bien sûr, on y croit. C’est totalement abusé, mais forcément, Pierce, le dernier, paraît miraculeux après ça.

Il l’est un peu, malgré la très bonne méfiance de Nancy : il n’a jamais perdu un seul patient et il est exceptionnel dès sa première intervention, à comprendre le malaise que fait la femme est provoqué par les fleurs qu’elle transportait. S’il est parfait sur le papier et sur le terrain, il a tout de même un gros défaut : il n’aime pas le danger.

Ainsi, quand il s’agit de risquer sa vie en traversant à pied un champ de mines, il refuse de le faire, même si ça peut sauver celle d’un adolescent grand-frère blessé mortellement par l’explosion du type possédant le champ de mine. Ah oui, tout de même, cet épisode y va fort en nous faisant sauter l’homme, qui avait aussi un flingue, était un énorme complotiste et se protégeait du gouvernement en tirant sur des drones d’adolescents.

L’ensemble de cette intervention était plutôt intéressante, avec TK et Owen prenant tous les risques. Pourquoi pas… Par contre, je n’ai toujours pas compris pourquoi ce n’était pas Vega qui y allait ? Elle était prête à le faire, mais ne le fait pas juste parce qu’Owen lui dit que c’est de la folie ? Je veux dire, quel rapport ? Et pourquoi envoyer son fils ? Et pourquoi pas elle dont c’est le boulot ?

L’intervention se passe bien, malgré une petite explosion pour la forme, mais ça mène Pierce à la démission. Il est absolument horrible à parler syndicat et avocat à Vega alors même que celle-ci se comporte comme il peut, puis à dire qu’il n’est pas fait pour cette caserne où l’on promeut une attitude de cow-boy.

Ce n’est pas entièrement faux, bien sûr que dans cette série, ils y vont fort, c’est une série. Par contre, on a dû mal à voir comment Pierce peut trouver un job qui lui convienne dans une caserne de pompiers s’il ne veut pas le moindre danger – c’est malheureusement un boulot dangereux.

En tout cas, il faut lui trouver un remplaçant qui mette Nancy et Vega d’accord… et ça tombe bien, elles en ont un sous la main : TK est tout désigné pour ça. Lors de l’intervention sur le champ de mine, il a été un paramedic génial, et il a tous ses diplômes à jour. En plus, il a fait une crise existentielle le faisant hésiter à rester pompier il y a à peine six épisodes, alors c’est plutôt logique. On le voit venir dès qu’il prend la place de Vega sur le champ de mines, franchement.

Vega prévient tout de même Owen de la nouvelle, et il le prend plutôt bien. Il confronte toutefois son fils sur sa décision, et ça permet à TK d’être plus en paix avec sa propre vie, sa décision et celle de ses parents qui vont élever son petit frère ensemble. Peut-être. Oui, c’est un petit frère, et rien que ça c’est déjà fou : Owen ne voulait pas connaître le sexe, Gwyn si, alors voilà, ils le connaissent ?

Et franchement, on en parle de l’absence de Carlos encore cette semaine ? C’est quoi la logique d’avoir TK traverser deux crises majeures dans sa vie – un petit frère et un nouveau job – sans avoir son mec pour le soutenir ou juste en parler ? Je sais bien que tout ça se déroule hors écran, mais je ne comprends pas pourquoi c’est hors écran, franchement. On ne peut pas tout avoir dans la représentation LGBT+ j’imagine, alors on va se contenter de Paul cette semaine.

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