Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1…
Auteur : Shipou
Bingo Séries #42
Salut les sériephiles,
Je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé pour moi ce mois-ci, mais le Bingo précédent ne m’a pas du tout porté chance… J’ai donc très hâte de commencer cette nouvelle édition, dès minuit ce soir, pour me rattraper et avoir à nouveau des points et un peu moins de honte à dire que je suis le créateur d’un jeu qui me met tant en difficultés…
Bon, en même temps, cette grille, je n’ai pas trop eu le temps de la tester avant pour voir si elle était vraiment jouable, alors on va croiser les doigts quand même. Bonne rentrée du Bingo à tous !
N’hésitez pas à poster dans les commentaires ou à me contacter sur Twitter (@ShipouJG) s’il vous reste des questions après lecture de cet article !
Pour rappel, vous trouverez dans cet article une liste de 20 choses à accomplir ou voir tout en regardant des épisodes de séries que vous n’avez jamais vus auparavant, du 7 septembre au 7 octobre 2020. Le but ? S’amuser entre sériephiles et parler sans spoiler, ici, sur vos blogs, sur Twitter, sur la page Facebook du blog, partout quoi. Pour réussir le bingo, il faut avoir la moyenne, donc au moins dix items validés. Et pour avoir son mot à dire ? Il faut le compléter, avec un joli 20/20 ! Le premier à compléter le bingo choisit trois thèmes qu’il classe par ordre de préférence, le deuxième peut conserver ou virer son troisième choix, le troisième peut conserver ou virer son deuxième choix.
N’oubliez pas d’indiquer les spoilers éventuels quand vous communiquez vos points sur Twitter, vos blogs, etc. La participation est ouverte à tous, à n’importe quel moment du mois et il suffit d’un 10/20 pour valider la grille ; le reste, c’est pour la frime.
Comme d’hab, un personnage est quelqu’un qui parle dans l’épisode ou a déjà parlé dans la série ; « quelqu’un » fait aussi référence aux figurants. Un même épisode ne peut pas servir deux fois dans le même thème et il y a un « point bonus » pour vous aider à finir la grille plus vite.
Rentrée
Pour ce thème du mois, je ne vais pas faire dans l’originalité du tout et je vais même me servir de points qui sont probablement déjà tombés dans d’autres grilles, mais c’est qu’après 40 grilles, il faut bien dire ce qui est : je ne me souviens pas du tout de tous les points. J’en redécouvre dans chaque article :’)
- Quelqu’un écrit son nom sur une feuille : Il faut donc voir quelqu’un qui rédige les lettres de son (pré)nom à la main, sur une feuille ou une liasse de feuilles. Les initiales ne suffisent pas, les signatures comptent uniquement si on voit le tracé… et s’il y a bien le nom écrit. Sinon, ça ne marche pas. Oui, je sais, je ne commence pas dans la facilité, mais c’est ce qu’on aime avec ce jeu, non ?
- La découverte d’un nouveau lieu de travail (ou étude) : La rentrée, c’est pour certains d’entre nous l’occasion de découvrir de nouveaux lieux et de prendre ses marques dans de nouveaux espaces. C’est aussi le cas dans certaines séries qui reviennent parfois avec un nouveau QG au sein d’une nouvelle saison. Bon, pas de bol, il y a peu de saisons qui reviennent en septembre… mais faisons comme si ! On ne va pas s’arrêter de regarder des séries pour autant, non ?
- Un personnage en cours : Puisque les cours à distance existent, que les cours de botanique ne se situent pas toujours dans une salle de classe et qu’un cours de poterie est déjà un cours, ne vous focalisez pas uniquement sur les séries pour ados… Des cours, il y en a plein dans les séries, même parfois pour certains personnages apprenant à se servir d’une arme ! Ce point ratisse assez large, profitez-en.
- Un nouvel outil informatique ou technologique : Rien de bien compliqué avec celui-ci, je suppose… Un personnage qui s’achète un nouvel ordi ou un nouveau portable, un autre qui reçoit un nouveau pistolet laser ou une série de science-fiction qui introduit un nouveau téléporteur, et hop ! Comme le point précédent, je laisse volontairement ce point ouvert à l’interprétation, ce qui devrait aider à obtenir des scores plus sympathiques !
Protection
C’est à Enid que nous devons le choix de ce thème… Puisse-t-il nous protéger des mauvais scores !
- Un personnage porte un gilet pare-balle: Nous ne sommes même pas obligés d’avoir un personnage qui révèle son gilet après s’être fait tirer dessus, même si ça arrive en permanence dans les séries ! Le port du gilet pare-balle, c’est un prérequis dans un certain nombre de séries, c’est donc un point que je considère comme plutôt facile !
- Un dessous de verre à l’écran: Vous ne pensiez tout de même pas que ce thème allait rester si simple pendant longtemps ? Je vous propose donc de scruter les tables basses de vos héros préférés et les passages dans les bars ou restaurant à la recherche de dessous de verre pour protéger le support sur lequel ils poseront des verres remplis à ras bord qu’ils ne finiront absolument jamais et abandonneront derrière eux comme si le cocktail en plein New-York n’avait pas coûté 10$ minimum.
- Un personnage utilise un bouclier : Les choses se corsent encore un peu plus dans ce Bingo, même si la reprise de The Outpost viendra peut-être me sauver du désespoir ! Pour simplifier les choses, on va dire que tout ce qui est utilisé comme bouclier peut fonctionner, y compris si c’est genre un livre protégeant d’une boulette de papier ou un morceau d’immeuble ramassé par un super-héros pour se protéger d’un rayon laser. Un bouclier, quoi.
- Un protège-tibia (ou autre) à l’écran: Ou autre ? Protège-coude, protège-genou, protège-poignet… Un protège-une-partie-du-corps-qui-n’est-pas-le-visage, donc. Un casque ne fonctionne pas, car ce serait un poil trop simple, mais pour tout le reste, il y a plein de séries de sportifs qui doivent proposer ce que l’on cherchera. Ce n’est pas évident pour autant, surtout en ce moment où l’on est tous en manque de séries…
Buffy contre les vampires
Avant qu’on ne m’accuse de truquer cette grille, il s’agit là d’un point choisi par Melifog à partir d’un thème qui va être énormément convoité maintenant qu’il est tombé une première fois : « série de ton choix ». Elle a donc pu choisir sa série et moi, j’ai dû improviser des points par rapport à la série. Je ne cache pas que ça m’arrange que ça tombe sur une série que je connais par cœur, par contre !
- Quelqu’un porte un crucifix en collier : Difficile de trouver plus symbolique que le collier de Buffy en saison 1, mais pourtant, c’est un accessoire qui est loin de se limiter à la meilleure série de tous les temps, alors ça peut se trouver ailleurs. Coucou Netflix, tu veux pas nous sortir la deuxième partie de saison de Lucifer dès septembre finalement ?
- Une scène au cimetière… durant la nuit : Il va peut-être être temps de me remettre à Supernatural ? Il n’y a pas que dans les séries fantastiques qu’on trouve des cimetières visités la nuit, mais aussi dans certaines séries où les adolescents font des bêtises ou fêtent Halloween, ainsi que dans des séries où l’on aime bien profaner des tombes pour une raison ou une autre – je pense notamment à un épisode de Into the Dark. Bref. Allons patrouiller dans un cimetière !
- Le mot vampire est utilisé ou écrit : C’est très large, mais vous aurez toute mon admiration si vous le trouvez dans une série qui n’est pas fantastique ! Après, la facilité, c’est bien aussi parfois. D’ailleurs, ce point est plutôt facile, mais il en faut bien certains, tout de même !
- Une blonde faisant une action héroïque: The 100, tous les regards sont braqués sur toi ! Buffy, c’est quand même une série de girl power qui a pris le cliché de la jeune et innocente blonde toujours victime des films d’horreur et l’a transformé en un nouveau cliché, celui de la jeune et forte blonde bien trop badass et héroïque. Qu’est-ce qu’une action héroïque ? Tout ce qui va être sacrifice, combat, choix pour sauver quelqu’un, tout ce qui est arrestation de méchants, tir au fusil sur les méchants, tout ça, tout ça. Il y a plein d’héroïnes blondes dignes héritières de Buffy, à vous de choisir la vôtre !
Entreprise
Franchement, ce n’est pas du tout le thème que je pensais voir tomber un jour, mais Frankie a dû faire face à des choix pas si attirant… Je le disais le mois dernier déjà, mais je n’ai plus qu’à reprendre Suits à un moment ou un autre.
- Un « board meeting » : Vous connaissez tous les fameuses réunions d’actionnaires majoritaires et de grands patrons que l’on voit en permanence dans les séries. Parfois, il s’agit de gentils voulant sauver leur boîte de la catastrophe financière, parfois il s’agit de méchants complotant pour détruire le monde. Dans un cas comme dans l’autre, tant que c’est bien un board meeting où l’on tente de prendre de grandes décisions pour tout changer, ça me va !
- Le nom d’une entreprise est prononcé : L’entreprise peut être fictive ou réelle, qu’importe. C’est un point très facile, ça, normalement, il y a toujours des entreprises dans toutes les séries, parce qu’il y a toujours des entreprises partout dans la vie !
- Un entretien d’embauche vu à l’écran : C’est un tout petit peu plus compliqué avec ce point qui n’est pas si récurrent que ça… J’ai plein d’idées d’entretien d’embauche de personnages en tête de Phoebe Halliwell à Liza Miller, en passant par Mike Ross ou Marshall Eriksen. Cependant, ce n’est pas non plus la scène que l’on voit dans toutes les séries ou dans tous les épisodes. Bref, c’est un point qui va demander une part de chance. On notera que je parle d’un entretien d’embauche professionnel, ça ne marche pas pour les clubs de cheerleading des lycées américains ou les activités servant de hobby aux personnages ! L’entretien doit permettre de décrocher un emploi à terme, il peut être en visio si vous en trouvez.
- Une promotion, au sein d’une même entreprise : Pas de service public, donc, mais en même temps, dans les séries américaines, le service public, ben… Les promotions, ça va, ça vient, dans un tas de séries. À vous de trouver une série où les personnages grimpent les échelons en permanence. Non, vraiment, il faut que je reprenne Suits, je me suis justement arrêté sur une suite de promotions… et il y en a toujours plein dans la série. Ca peut le faire, j’y croire !
Actions
- Regarder un premier épisode de série diffusé durant le Bingo: Il y a peu de séries prévues dans les jours à venir, mais il y en a tout de même prévues entre le 7 septembre et le 7 octobre. À vous d’en choisir une et de la tester, histoire d’avoir encore une série en plus dans vos plannings intenables. Je me sentirais moins seul, comme ça !
- Porter des lunettes de soleil devant une série : C’est un peu le même point que le 17e du mois dernier, mais en différent. Je sais que certains vont me dire qu’on voit moins bien l’écran avec des lunettes, seulement, il y a des situations où le soleil nous dérange, vraiment, non ? J’ai envie de croire que septembre sera ensoleillé. J’écris cet article à 9h40, un dimanche matin, et j’ai fait l’erreur d’ouvrir le volet. Je suis ébloui. Si je regardais une série, je pourrais déjà me mettre des lunettes de soleil. Bon, je sais quoi faire dimanche prochain !
- Regarder une série avec un acteur du casting de Buffy ou Angel : Sarah Michelle Gellar, David Boreanaz, Alyson Hannigan, Amy Acker… mais aussi Nathan Fillion ou Gina Torres ! Nombreux sont les acteurs à être passés par les séries du Buffyverse. Pour marquer ce point, il faut donc trouver une série avec au moins un épisode où un acteur de cet univers a un rôle. En revanche, considérons comme « acteur du casting de Buffyverse » un acteur ayant joué dans au moins trois épisodes de l’une et/ou l’autre de ces deux séries. Sinon, on ne s’en sort plus. C’est un point plus facile qu’il n’y paraît – mais pas si évident pour moi qui ai tendance à les traquer. Là encore, il faut que je reprenne Suits pour enchaîner sur Pearson, quoi !
- Ecrire votre CV de sériephile : Allez, un peu de créativité pour terminer ce Bingo, proposez-nous votre plus beau CV de sériephile ! Quelle est donc votre formation de fans de séries ? Quel métier exercez-vous : bingewatcher, collectionneur de pilots, archiviste, graphiste de fanart, écrivain de fanfiction, archéologue des années 90, autre chose ? Avez-vous des activités extra-sérielles ? Eclatez-vous, illustrez le tout, sur Twitter, sur vos blogs, au pire, dans les commentaires… Je sens qu’on peut bien s’amuser avec ce point, tout en apprenant à se connaître, encore et toujours. Puis, si vous passez par là sans avoir envie de faire tout le bingo, votre CV est le bienvenue quand même… On verra si je vous recrute après :’)
- Le point bonus : bon ben… C’est à mon tour d’être embêté par le coronavirus, parce que je me vois mal vous demander de commencer douze séries pour marquer trois points… Il me faut donc inventer un nouveau point bonus plutôt que de recycler !
Pour cette édition, vous pouvez donc remplacer trois points au choix dans la grille du mois, mais à la condition de les remplacer par des idées de points correspondant au même thème. Par exemple, pour le thème « protection », vous pouvez décider de vous débarrasser du protège-tibia et de le remplacer par des lunettes de soleil, puisqu’elle protège du soleil. Pour le thème Buffy, vous pouvez décider de chercher « une référence à Scooby-Doo » parce que Buffy et ses amis s’appellent le Scooby-gang. Pour « Entreprise », vous pouvez remplacer l’entretien d’embauche par quelqu’un qui est viré d’une entreprise… Bref, je vous offre un peu trois point avec ce bonus, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres, cadeau de rentrée, profitez-en !
Kerr Logan (#104)
Salut les sériephiles,
Bon. Quelle semaine ! C’est la rentrée, et c’est uniquement pour ça que je suis débordé et que je n’ai pas vu le moindre épisode de série cette semaine, pas parce que je suis allé au cinéma mercredi ou chez un ami hier. Enfin, techniquement, deux moments de pause dans la semaine, ce n’est rien, et c’est donc bien la rentrée qui me met dedans, puisque je viens encore de passer tout mon dimanche à bosser (enfin, de 7h30 à 16h30, c’est déjà pas mal, maintenant, week-end !). Oui, bon, donc… Trois épisodes à mon actif, dont une catastrophe… Eh bien, puisque je n’ai pas le choix, ma performance de la semaine sera…
La performance de la semaine :
Kerr Logan
La série concernée : Strike
L’épisode : Lethal White – S04E02 – 18/20
Pourquoi ? Ce n’est pas du tout instinctif comme choix, mais c’est en même temps une évidence puisque j’ai déjà parlé du brio de Holliday Grainger (qui finit même au-dessus de Tom Burke dans la liste d’acteurs de la série sur IMDB) lors de la saison 3… Une évidence, oui, rien que ça : Kerr Logan interprète à merveille son personnage de gros connard (oups, pardon les enfants passant par là) et il mérite que sa performance soit soulignée. Certes, je le déteste et j’ai envie de l’entarter à chaque fois qu’il est à l’écran – et là encore, c’est la version polie – mais c’est exactement ce que l’on est censé ressentir face à Matthew.

Pour rappel, Matthew est donc le copain, puis fiancé, puis mari (mazette) de Robin qui, par amour pour elle, insiste en permanence pour qu’elle ne fasse pas le métier qu’elle aime et qu’elle lui fasse plaisir en toutes circonstances. Ah, quel amour ! Chaque fois que Robin s’apprête à le quitter, Matthew trouve en plus une astuce bien maligne pour se la garder, quitte à faire une septicémie et manquer de mourir. Zut. Je déteste ce personnage, parce qu’il enferme Robin dans une relation plus toxique que jamais et parce qu’il la blesse chaque fois un peu plus, alors forcément, j’angoissais de voir quel acteur serait choisi à l’écran pour l’interpréter.
La série a fait un très bon choix avec Kerr Logan : il a la beauté physique qu’il faut pour nous convaincre que son couple avec Robin survive malgré toutes les horreurs qu’il lui fait subir. Puisqu’elle est isolée et n’a pas d’amis, elle ne se rend probablement pas compte de tout ce qui ne va pas avec Matthew, et quand elle s’en rend compte, c’est toujours trop tard. Elle va jusqu’à se marier avec, pardi ! En tout cas, tout au long des quatre saisons de la série, Kerr Logan donne vie au personnage de Matthew avec beaucoup de justesse. Lorsqu’il pleure, on dirait bien un gamin capricieux comme je l’imaginais – et comme Robin le décrit parfois dans les livres. Lorsqu’il veut faire l’amour à sa femme, on dirait bien un connard qui n’a queue faire du consentement (le jeu de mots est de mauvais goût, pardon) et qui a bon espoir qu’elle se laisse faire. Lorsqu’il l’embrasse, on voit bien qu’il est heureux de la manipuler et d’avoir sa chose à lui… Et franchement, quel jeu d’acteur, pour le coup !
Cela doit bien l’aider d’avoir Holliday Gainger en face de lui pour ce rôle, mais vraiment, j’ai hâte de voir les deux prochains épisodes et la manière dont il va jouer certaines scènes parce qu’il est excellent et que ça va être jouissif de le voir souffrir. Ouais. Allez savoir qui est le vrai connard dans l’affaire !
Vu aussi dans : En ce qui me concerne, dans pas grand-chose, et ce n’est pas plus mal parce que je n’ai pas envie de le voir dans un autre rôle pour le moment. S’il est bon acteur, il pourrait jouer un gentil et m’être un peu moins insupportable, or je ne veux pas qu’il soit moins insupportable pour l’instant car il est censé l’être et c’est tout ! Cela me gâcherait la série de me dire qu’il pourrait m’être sympathique. S’il est mauvais acteur ou s’il s’enferme dans ce genre de rôle, ça va inévitablement me décevoir…
Bon, sinon, certains d’entre vous ont pu l’apercevoir dans quelques épisodes de Genius et autres séries, sachant qu’il a commencé sa carrière d’ailleurs par Game of Thrones. J’imagine qu’il y est mort, comme tout le monde.
L’info en + : Cette saison 4 de Strike vaut définitivement le coup du côté du casting et pas que pour le duo de tête et pour Kerr Logan ! C’est avec plaisir que j’ai retrouvé Nick Blood (Agents of S.H.I.E.L.D) et Christina Cole (Suits). Que de très bons acteurs, donc ! Tout ça, je l’ai déjà dit dans la critique, mais j’avais envie de le souligner une deuxième fois, parce que ça me donne encore plus envie de voir la suite. Et non, ce n’est pas parce que je n’ai vu que trois épisodes cette semaine que je dis ça.
Voir aussi : Les performances des semaines précédentes
Raised by wolves : déception & abandon
Synopsis : Père et Mère sont envoyés sur une nouvelle planète afin de la coloniser en faisant naître des enfants ex-vitro. Ben oui, ce sont des robots.
Pour commencer, nous sommes en disette de séries, il est donc bien normal de commencer une nouvelle série même si je ne suis pas encore à jour ailleurs. HBO Max a eu la bonne idée de diffuser d’un coup trois épisodes, comme si je n’avais que ça à faire en ce moment… Malgré tout, j’ai eu envie de la tester parce que son synopsis m’intrigue, qu’il y a un gros nom à la production et que c’est de la science-fiction.
Le fait que ce soit de la science-fiction, c’est suffisant, en fait, je ne sais pas pourquoi je prétends qu’il y a plusieurs raisons, tout le monde sait que je mens, moi le premier. Et sinon, cette série ? C’est quelque peu cheap dès la bande-annonce, mais je suis tout de même déçu violemment par le pilot. La critique commence bien avec plein d’espoir… mais plus j’avançais dans l’épisode, plus je comprenais que non. Et finalement, je me suis décidé à considérer ce premier épisode comme un film n’appelant pas de suite. Une vraie perte de temps.
S01E01 – Raised by Wolves – 06/20
C’est rare que ça m’arrive, mais j’ai failli ne même pas finir ce premier épisode. Là, j’ai fini pour le principe, parce qu’il y avait quelques petits aspects pour m’intéresser ou me faire croire que ça pouvait s’améliorer. C’est mal joué, les images ne sont pas si belles, le scénario n’a pas trop de sens et on nous fait miroiter une histoire complexe qui est pourtant simple et déjà vue, revue et usée jusqu’à la moelle. Même les effets spéciaux ne sauvent pas l’ensemble, loin de là. La suite se fera sans moi, tant pis. Une soirée de perdue devant ce qui sera pour moi un simple téléfilm médiocre ! Chronique d’une déception dans la critique…
Spoilers
Don’t let mother catch you praying.
C’est original comme titre d’épisode ça, dis donc. Et la série commence de manière bien surprenante par des plans dans l’espace, puis l’atterrissage d’un vaisseau sur une planète déserte qui avait le mauvais goût de me rappeler The Mandalorian (qui revient en octobre !), en beaucoup plus cheap. C’était donc mal barré dès les premières secondes, mais ça empire avec l’introduction de Père et Mère, tout de latex vêtu. Déjà que je disais que HBO Max, ça faisait nom et logo de marque de préservatifs…
Tout ça est un étonnant point de départ pour la série avec l’atterrissage frôlant le crash de Père et Mère, les Adam et Eve des temps modernes, si je résume. Ils sont rapidement mis en danger, mais un peu trop rapidement pour qu’on s’attache à eux, surtout avec le ton détaché qu’ils prennent pour nous faire comprendre qu’ils sont des robots. Au moins, les lentilles les font être jolis, on va dire, surtout Père.
Ils s’installent rapidement dans un coin de désert où Père peut nous inséminer la Mère, parce qu’ils sont là pour peupler la planète après tout. OK, à ce stade, où on fait un bond dans neuf mois dans le futur mais qu’ils sont toujours des préservatifs géants, j’avoue que l’envie d’arrêter m’a effleuré. J’ai envie d’une nouvelle série, pas trop envie de me lancer dans autre chose ce soir, ils ont de la chance, on va dire.
Neuf mois plus tard, l’accouchement peut donc avoir lieu, mais l’accouchement n’en est pas un, puisque les bébés sont formés ex-vitro dans des cubes de plastique qui ont tout à envier au Tesseract si vous voulez vraiment mon avis. Cinq bébés naissent ainsi, alors qu’un sixième ne respire pas. Mère veut le prendre dans ses bras, Père suivre son programme qui consiste à le tuer et à donner à manger aux autres bébés. Charmant.
C’est intrigant de commencer une série de ce genre par son origine qui est généralement le point de mystère gardé secrètement pendant plusieurs épisodes. Peut-être que l’origine de Père et Mère sera évoquée plus tard, cela dit. En tout cas, cette scène est intéressante – enfin – avec un bébé qui ressuscite contre le sein de sa mère et qui est appelé Campion, comme le créateur de ses parents. Soit.
Le temps continue de passer dans notre désert avec des enfants qui grandissent et Père et Mère qui vieillissent. Campion devient alors la voix off de la série, et je sens qu’il va me souler rapidement.
En attendant, il nous promet des problèmes à venir, problèmes que ses parents ne peuvent deviner même s’ils sont des androids… Et avant que les problèmes n’arrivent, Père et Mère trouvent une tête gigantesque d’animal qui m’a envoyé à la fois des vibes de dinosaure, du Roi Lion et d’Osselait. C’est un concept, un peu comme le fait que les différents enfants de Père et Mère soient tous d’origines ethniques différentes.
Ils ne vont pas faire dans la subtilité, je sens. Du point de vue de l’intrigue, Tally, la petite asiatique, échappe à la surveillance de ses parents et se balade en chantant, se dirigeant droit vers un cratère, parce que pourquoi pas ? Et pour rajouter au ridicule de tout ça, la petite laisse une poupée derrière elle pour que sa Mère puisse se prendre pour une louve et hurler (???), alors que la musique oppressante continue de nous accabler. Ouais, la musique est très désagréable, non ? On se croirait dans Tenet, limite. Et OK, c’était le titre le côté loup, mais… c’est mauvais ? Genre, juste mauvais.
Une fois Tally morte, c’est ensuite à Devon, un caucasien, de tomber malade et de faire comprendre à Campion que le monde s’en fiche de le savoir bien ou non, heureux ou non. Heureux, il ne doit pas l’être beaucoup, avec la mort de tous ses frères ou sœurs. Au bout de quinze minutes, nous en sommes donc à quatre enfants morts, avec seulement la survie de Campion et sa sœur Spiria. Soit. Cette dernière tombe malade à son tour, et elle commence à donner une véritable crise de foi (sans e) à Campion.
En effet, sa mère nous apprend que son origine est une guerre entre croyants et athées. Si les croyants ont gagné la guerre, les athées ont finalement été plus malins qu’eux et ont envoyé des robots s’occuper de créer la vie sur une nouvelle planète, ce que les croyants jugeaient impossibles. Difficile de ne pas se dire que c’est impossible à la mort de Spiria, pour le coup. Campion se retrouve donc le seul survivant, et il est bien déprimé. Quant à l’étrange guerre qui s’est déroulée avec les croyants… on verra plus tard, mais a-t-on vraiment besoin d’en savoir plus ?
Pas sûr. On assiste à l’enterrement de la dernière fille de la portée (oups, pardon) et Mère y fait une petite surcharge d’émotions. Parce que oui, l’intérêt de ces robots, c’est qu’ils ont l’air capable de découvrir des émotions avec le temps. C’est particulièrement visible chez Mère, triste, mais aussi capable de colère quand il est question de s’assurer que son fils ne soit surtout pas croyant pour la civilisation qu’il doit créer sur cette planète.
En même temps, c’est mal barré cette affaire : je ne sais pas comment les robots comptent lui faire faire des enfants – enfin, j’ai bien une théorie sur Mère capable d’enfanter les rejetons de son fils, mais bon – mais c’est mal barré tout seul.
Il est alors révélé que la série nous a caché une mythologie plus complexe : le cratère récurrent dans cet épisode semble pouvoir mener Père vers quelque chose capable de contacter le vaisseau des Mithraic dans l’espace (à moins que ce ne soit son propre vaisseau crashé ?). Les Mithraic ? Les croyants qui ont gagné la guerre mais pas empêché nos préservatifs géants de débarquer sur cette planète des années avant eux.
Campion essaie bien d’empêcher son père de partir, puis de lui montrer qu’il n’a pas trop envie de suivre les enseignements de sa Mère, mais cela n’a aucun effet sur le Père qui s’inquiète juste que Mère apprenne trop tôt ce qu’il s’apprête à faire. Soit, encore. Finalement, la mission de Père échoue car il est trop lourd pour la corde qu’il souhaite utiliser, et parce qu’il ne veut pas envoyer son fils accomplir sa tâce. Et c’est bien logique pour lui : il fait partie d’une espèce en danger. Ah, pauvres humains.
La série s’embarque alors dans une mythologie encore plus complexe, avec Mère capable de changer d’apparence pour ressembler à ses enfants ou pour voler et observer une ville humaine futuriste être détruite. OK ? Le grand problème, pour l’instant, c’est vraiment les looks en latex qui n’ont aucune classe et qui ont du mal à rendre attachants les personnages. En plus, Campion, qui était le seul en qui je pouvais à peu près accrocher, finit par révéler bien trop tôt à sa Mère la vérité sur sa journée.
Son Père se retrouve à devoir justifier ses actions à la Mère : même si les Mithraics sont les ennemis des robots, il veut les contacter pour que Campion soit retrouvé et soit avec des humains. Il a enfin compris que son fils ne pourrait repeupler la planète à lui tout seul. Malheureusement, Mère ne le voit pas comme ça et refuse que son fils puisse être retrouvé par d’autres humains. Là voilà donc qui se remet à criser (désolé, mais je trouve ça mal joué en plus) et à tuer le Père (dans une scène digne de Marion Cotillard, pardon). C’est con qu’il se fasse avoir comme ça, surtout que j’aimais bien son analyse assez logique qui était que plus son fils souffrait, plus il se tournait vers la foi et les prières.
Le problème de ce meurtre de Mère, c’est qu’il est insuffisant : Campion est triste pour son père, croit les mensonges de sa mère sur une mort naturelle du robot… mais il refuse d’abandonner le plan de son père qui était d’utiliser le vaisseau pour contacter l’espace. Très rapidement, le voilà donc dans le vaisseau de ses parents à appeler à l’aide de parfaits inconnus. Pas une bonne idée, ça. Il échoue misérablement en plus, réactivant le moteur du vaisseau qui part s’exploser plus bas dans le cratère.
Pendant ce temps, Mme Latex refait une surchage avec du liquide blanc coulant sur son visage… Sans commentaire. Campion la retrouve et la musique m’a vraiment fait croire qu’elle était morte, mais non, elle est toujours bien en vie le lendemain pour accueillir un groupe d’hommes.
Oui, finalement, l’appel de Campion a été utile et fait débarquer sur la planète plusieurs hommes et un robot, venu inspecter les lieux pour comprendre d’où venait le message. Ils ne sont pas déçus en trouvant le campement de nos héros et on arrive aux premiers moments vraiment intéressants. Malheureusement, c’est trop tard pour moi, je doute vraiment qu’ils arrivent assez pour me motiver à regarder la série. Je termine l’épisode par principe, quoi.
Bref, Mère rencontre les hommes, s’inquiète que Campion leur dise sa vraie nature, mais prétend être une humaine… tout en refusant de faire croire qu’elle est religieuse. C’est con, quand elle s’adresse à un prêtre. Oui, évidemment, les Mithrac sont clairement là en mission d’évangélisation, rien d’autre. Ils cherchent autrement à s’installer sur la planète, se rapprochant de l’équateur et considérant qu’il n’y a pas vraiment de lois sur la planète pour le moment.
Bizarrement, tout ça fait que Lamia, Mère, me paraît presque convaincante dans son jeu d’actrice alors que tout le début n’était franchement pas fameux. Très rapidement, nos missionnaires décident de s’installer pour la nuit, pour le plus grand plaisir de Campion qui n’attendait que ça et qui les voit déjà en héros. Tout est présenté de manière tellement lourde, en mode « évidemment que c’est comme ça, faites pas chier ». Genre, d’où le gamin est heureux ? On ne sait pas trop.
Bien sûr, les missionnaires comprennent très vite que Lamia est un robot, et ils décident de s’en débarrasser… en utilisant Jinn, leur robot. Des religieux utilisant des robots à l’accent anglais, il ne manquait plus que ça. S’ils veulent tuer Lamia, c’est en épargnant Campion, évidemment, parce que cet humain pourrait être un prophète. Le seul problème, c’est qu’ils en parlent à Campion, qui est toujours incapable de garder un secret.
Ce gamin est tellement mal écrit, c’est fou. Qu’il se laisse convaincre par la suite par le missionnaire qui veut lui présenter des animaux et l’emmener dans son arc, je comprends. Qu’il balance aussi vite le secret de sa mère juste parce que quelqu’un lui demande si elle est un robot, ça n’a pas de sens. La Mère écoute toute la conversation et finit par débarquer, mais c’est déjà trop tard.
Jinn a en effet prévu de l’attaquer par surprise, persuadé de pouvoir la tuer facilement. Malheureusement pour lui, ce n’est pas le cas. La scène d’action est sympa, mais toujours pas exceptionnel, jusqu’à ce que la Mère révèle des pouvoirs insoupçonnés jusque-là pour tuer les humains. Telle Meduse, elle est capable d’utiliser ses yeux pour tuer ses ennemis. D’un regard, oui. Ah. C’était badass, mais toujours pas dingue.
Elle s’arrange ensuite pour usurper l’identité d’un missionnaire et s’infiltrer dans l’arche de ses ennemis, qui sont techniquement nos alliés. Cela tombe bien qu’elle soit métamorphe, tout de même. Une fois dans l’arche, ça devient assez cool à regarder. Telle une sirène, elle est soudainement capable d’hurler et faire exploser des gens, juste comme ça, en envoyant des ondes. Quand aux balles, elles lui arrachent la peau sur les plans larges, mais jamais sur les gros plans. Evidemment.
Que c’est raté comme série. Elle se débrouille alors pour faire en sorte que l’arche aille s’écraser au sol, mais elle profite d’un dernier quart d’heure pour aller rencontrer les enfants de l’arche. Ces derniers s’amusent dans une salle à… choper des flocons de neige ? Cela n’a aucun sens. Vraiment aucun sens.
Mère réussit en tout cas à détruire le vaisseau, sous les yeux de Campion, médusé, et du missionnaire qu’elle n’a pas tué sur Terre. C’est con. Contre toute attente, Mère décide finalement de sauver quelques enfants du crash, enfants qui se retrouvent à avoir froid sous la neige de la planète alors que ça allait bien dans le vaisseau ???
Ridley Scott, mais t’as chié dans la colle quelque chose de sévère là. La déception est totale. Ma seule joie dans cette affaire, c’est que ce premier épisode se suffit à lui-même. OK, Campion a peur de sa mère désormais et a de nouveaux frères et sœurs croyants, OK il y a toujours un missionnaire sur la planète et OK on a deux autres arches dans l’espace… mais bon. Vu la puissance de feu de la Mère, je ne vois pas trop l’intérêt de nous faire croire qu’elle pourra être battue plus tard.
J’aimais bien Campion à la base, mais c’est un gamin et comme tous les gamins de série, il est insupportable. Sa petite conclusion comme quoi il n’a jamais été en sécurité avec sa Mère et comme quoi elle a toujours été dangereuse… putain, mais c’est écrit avec les pieds ? Je suis vraiment déçu, parce que je m’attendais à une bonne épopée de SF. Là, on a des clichés à la pelle, un jeu d’acteur qui laisse à désirer, de la musique oppressante et omniprésente… J’ai vraiment perdu une heure – et même plus parce que j’ai eu un bug d’ordinateur en cours de route.
Je ne suis que déception. Je veux bien être en disette de séries, mais faudrait voir à pas abuser quand même !







