Pas de fin pour Manifest

Salut les sériephiles,

Manifest GIFs - Find & Share on GIPHYLa nouvelle est tombée ce matin pour nous : Manifest vient d’être annulée au terme de saison 3 par NBC. Et sans la moindre surprise, l’annulation se fait dans un manque de respect total des audiences – certes faibles, mais se mesurant toujours en millions, hein – puisque l’annulation tombe bien après le tournage du dernier épisode. Attention, il y a de légers spoilers dans l’article, jusqu’au 3×02 en tout cas, puisque je ne suis pas (encore) allé plus loin.

Avec cette série, la question ne se pose même pas : la fin restera ouverte et est un cliffhanger bien embêtant pour tous les fans, parce qu’on n’a plus qu’à se mettre en quête de réponses.New trending GIF on Giphy | Nbc, Gif, Manifestation Enfin, « on ». Soyons honnêtes, j’ai à peine commencé cette saison 3 pour l’instant. Je me connais, il y a de fortes chances que je finisse malgré tout par la regarder pour me faire une idée de ce qui était préparé pour la suite, et pour départager Aurélien et Morgane qui ont des avis divergents sur la série. Comme d’habitude.

Après, je ne dois pas être le seul à avoir du retard dans cette saison, parce que NBC en a torpillé la diffusion. Il était assez clair assez rapidement que la chaîne ne misait plus rien du tout sur elle : la diffusion à coup de deux épisodes par semaine, juste pour le principe de s’en débarrasser, c’est quand même une pratique clairement grillée de la part d’un network. Et c’était surprenant, parce que ça n’aide pas les audiences du tout, laissant les fans les moins fidèles dans l’incompréhension s’ils ratent une semaine – ou juste un des deux épisodes, faute d’être au courant.

En tout cas, moi, ça ne me dérange pas tant que ça dans mon retard de savoir qu’elle est annulée. Je me dis qu’elle ne me manque pas vraiment en ce moment. À part Olive. Manifest GIF by NBC - Find & Share on GIPHYBon, ça ira probablement, je peux m’en passer de cette série. M’enfin, Michaela résume bien mes sentiments dans le gif ci-contre.

Le fait que NBC garde le suspense si longtemps sur le sort de la série n’est pas non plus un signe très positif sur l’image qu’ils en avaient : non seulement, ils coulent la série, mais en plus, ils font en sorte de s’assurer que personne ne la rachète sans galérer énormément. En effet, l’annulation est tombée juste avant l’expiration des contrats d’exclusivité des acteurs.

Autrement dit, si quelqu’un était prêt à la racheter, il faudrait sortir le carnet de chèques et convaincre les acteurs d’accepter à nouveau le rôle alors qu’ils ont désormais la liberté de se faire engager ailleurs s’ils le souhaitent. C’est un casse-tête monumental ce système, on ne va pas se mentir. NBC le sait bien, mais j’imagine qu’un rachat leur rapporterait de l’argent, pas étonnant qu’ils se comportent de manière si odieuse.

J'ai tout oublié de la saison 2 de Manifest (récap) – Just One More Episode

Alors concrètement, y a-t-il encore une chance pour la série ? Humph. En soi, peut-être. Si les fans se mobilisent vraiment, il est possible que Netflix se laisse tenter par la signature d’une saison 4… M’enfin, y a-t-il vraiment des fans de la série prêts à se mobiliser ? L’argument est de taille, en revanche : la diffusion outre-Atlantique sur Netflix cartonnerait, la série étant la plus consultée sur la plateforme. Comme quoi, il y a possiblement des fans mobilisés…

manifest gifs | WiffleGif

Pas sûr du tout que ce soit suffisant : même si Netflix la sauve en arrivant à récupérer tous les acteurs (c’est déjà peu probable), il restera un autre problème ! En effet, les producteurs de Manifest voient leur série sur six saisons… mais Netflix n’ira jamais jusque-là, car c’est peu intéressant pour eux de s’engager sur cette durée.

Manifest GIF by NBC - Find & Share on GIPHYS’ils le font avec Lucifer, c’est parce que le succès international est là… Avec Manifest, les voix qui s’élèvent sont loin d’être aussi fortes et nombreuses. Bref, je n’y crois pas du tout. Et il me reste à une saison à regarder. Une saison finale, même. Hop, encore un nouveau LOST qui n’aura pas droit à son mot final. Et en même temps, quand on voit comment la fin de LOST n’a pas été comprise, ce n’est peut-être pas plus mal…

Et tant pis pour TF1 !

Stats de la semaine #24

Salut les sériephiles,

Un joli temps caniculaire accompagne mes semaines surchargés, mais ça n’excuse certainement pas mon absence sur le blog. Il faut bien avouer, une part de moi à envisager de mettre sérieusement en pause le blog puisque je ne vois plus d’épisode, en partie à cause de la rédaction de ces articles… mais une autre part de moi a besoin d’écrire de toute manière.

Pas de quoi s’inquiéter donc, je continue d’être présent une fois par jour, même si c’est de plus en plus souvent à 23h50 plutôt qu’à 9h30 comme lorsque j’ai commencé à publier régulièrement des articles du jour. Et même si inévitablement il y a moins de lecteurs puisqu’il y a moins d’articles, j’arrive encore à prendre du retard dans la validation de certains commentaires. 

Pas grave, continuez de m’en envoyer, j’adore les rattraper ! Et en attendant, les vieux articles ont toujours une belle vie sur le blog :

Les articles les + lus de la semaine : 

 

Lexique – J’imagine que le Pride Month qui se déroule en ce moment explique le succès de cet article en ce moment. C’est toujours autant d’actualités dans les séries et films, c’est toujours aussi révoltant et c’est toujours aussi important de rappeler ce que c’est ! Le queerbaiting/gaybaiting continue… et certes, c’est mieux qu’une invisibilisation totale sur le papier, mais en pratique, ça donne encore plus envie de sortir les fourches et les piques. 199 vues

Lexique – Le succès des articles du lexique ne se dément pas sur le blog et assure une grosse partie des vues et des lectures quand je suis en sous-régime comme en ce moment. D’habitude, je propose un ship dans mes séries en cours en ce moment, mais vous aurez compris que je n’ai rien à proposer ici cette semaine. Il va falloir faire sans, tant pis ! 138 vues

Bingo – Une conséquence triste de mon inactivité à regarder des séries est que le Bingo a beaucoup moins de succès ce mois-ci. C’est que ça aide bien d’en parler plus régulièrement sur Twitter et de faire de l’activité sur le blog pour qu’il soit bien classé par les algorithmes. Quant à moi, comme pour le mois dernier, je me dis que cette grille va être compliquée à remplir. Pour l’instant, j’en suis à un sur vingt, et encore, c’est parce que j’ai vu un épisode le tout premier jour à minuit. 98 vues

Colony – La chute continue et si j’avais vu mes épisodes hebdomadaires, on aurait peut-être pu avoir un classement sans la série. Il faut dire que c’est bien logique : il y a eu de nouvelles sorties plus intéressantes sur Netflix ces derniers jours, alors ça y est, il y a moins de recherches menant à cette série. Et avec l’arrivée du foot, autant vous dire que le blog va vite retomber très bas dans les algorithmes de recherche. 76 vues

Euphoria – Pas de changement pour la série adolescente qui n’est pas vraiment pour les ados ! Elle s’offre une fois de plus la cinquième place de ce classement et se sécurise peu à peu la place d’article le plus lu du blog depuis l’ouverture. Je n’ai toujours pas osé relire pour voir s’il y avait des coquilles… Et il y en a forcément car j’ai fini le visionnage de l’épisode à plus de minuit un dimanche. 71 vues

Colony – Je n’ai pas grand-chose de plus à dire sur la série que je n’ai pas déjà dit pour la quatrième place de top ou lors des semaines précédentes. À mon sens, il est vraiment dommage que cette série soit annulée comme ça sans préavis, parce qu’elle mériterait bien mieux. Nous n’avons même pas eu de révélations de ce qui attendraient les héros suite à ces images finales qui me restent malgré tout en tête. Finalement, ce blog garde ouverte la plaie de l’annulation. 68 vues


Je ne m’attendais pas tellement au retour du groupe et j’étais surpris du style de ce nouveau titre : je n’ai pas reconnu immédiatement la voix (bouuuh honte sur moi) quand Spotify me l’a lancé alors que j’écoutais en aléatoire mon radar des sorties dans le bus vendredi matin. Gros coup de cœur immédiat sur ce refrain, en tout cas.


Tellement fatigué que j’en perds même l’usage de la lettre r quand je partage mes articles à 23h47.

C’est terrible cette panne de séries, mais comme je l’expliquais récemment, ce n’est absolument pas une perte de motivation dans mes visionnages, c’est totalement un manque de temps.

L’été va être chargé en rattrapage… J’espère ? Allez, hop, reconfinez-moi !


série l’espace d’une vie combien de saison

Il y a des questions qu’il vaut mieux ne pas se poser, franchement ! Après, si ça vous fait venir jusqu’au blog, vous êtes les bienvenues, hein.

 

OK, j’avoue, cette recherche m’a fait me poser des questions sur le nombre de saisons que je pouvais bien avoir vu… et je n’ai aucun moyen de le savoir autrement qu’en faisant un calcul à la main apparemment, parce que TVtime ne le propose pas.

Bon, j’ai tout de même la certitude d’avoir ajouté 340 séries à mon compte, dont 67 sont encore en cours de production, ce qui veut dire environ +65 saisons par an, même si je ne les regarde pas toujours toutes non plus dès la sortie.

Et sur une moyenne de quatre saisons environ par série, j’atteins déjà 1360 saisons en moins de trente ans… alors à l’échelle d’une vie, laissez tomber.


Quelques infos-clés :

  • 9 articles publiés la semaine dernière (-4)
  • 39 commentaires échangés ensemble (-38, avec une douzaine de commentaires en retard…)
  • La performance de la semaine n’existe pas puisque je n’ai rien vu.
  • +0 épisode critiqué sur le blog, pour 0 vu. Bon. C’est une sorte de record, après tout.
Même en cas de featuring, Ruelle reste donc une valeur sûre. C’est toujours bon à savoir, je trouve, et surtout bon à écouter !

Trois autres saisons qui cartonnent :

The Outpost – La saison 4 de la série débarquera dans un mois exactement, et c’est avec surprise que je constate que la précédente a connu un pic de vues au cours de la semaine. Peut-être qu’une chaîne française s’est décidée à la diffuser ? Une chose est certaine, cette saison 3 valait le détour.

Station 19 – Depuis que la saison 3 est revenue dans le classement la semaine dernière, il y a un épisode qui a rencontré beaucoup de succès : le 3×05, celui de l’ours et des flashbacks sur l’ambiance familiale particulière de Maya… Je ne me l’explique absolument pas, ce n’est pas un épisode si exceptionnel que ça, j’y ai mis 13 ! L’audience a ses raisons que la raison ignore !

Lucifer – Je n’ai pas commencé la deuxième moitié de cette saison 5, mais j’en ai eu des retours plutôt mitigés… Il faudra sûrement que je la regarde au rythme hebdomadaire quand je recommencerai à voir des séries, histoire que ça passe mieux. En attendant, il y a toujours des fans apparemment.


Et avant de partir, ne manquez pas…

Même si je ne regarde pas grand-chose en ce moment, j’ai quand même recommencé une saga de l’été, pour ne pas perdre les bonnes habitudes et parce que c’est toujours fun… D’ailleurs, j’ai eu l’impression que ça vous plaisait : 

#1 – Reconnaître ses travers comme Sawyer

Salut les sériephiles, Il fait chaud, il fait beau, nous sommes mi-juin et vous savez ce que je me suis dit il y a quelques minutes ? Il est temps de commencer… une nouvelle saga de l’été pour le blog. J’aime bien l’été pour ça, ces séries d’articles où je n’ai pas à me prendre la tête pour savoir quoi raconter. Restait encore à trouver un sujet intéressant, après deux déménagements et une saga sur mes premières fois de sériephile. L’idée m’est venue assez naturellement et rapidement pour…

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Bonne semaine à tous !

 

Oups, je n’ai rien vu de la semaine.

Salut les sériephiles,

Bon, c’est bien ce déconfinement, c’est hyper agréable de reprendre une vie sociale, mais on n’est plus habitués du tout, hein. Enfin, moi. J’enchaîne toujours les copies au boulot, les réunions, les organisations de dernière minute et les absences de visibilité à plus de cinq jours. Le côté pro, c’est une chose, bien sûr, mais qui dit déconfinement dit reprise de la vie tout court.

Côté perso, j’ai repris les sorties, je revois des gens que je n’ai plus vu depuis plus d’un an et c’est trop cool. Le décalage du couvre-feu, je l’ai célébré un peu comme tout le monde, en réorganisant des choses. M’enfin après six mois à ne rien pouvoir faire en sortant du boulot, il faut bien reconnaître qu’il y a bien des habitudes totalement perdues et un épuisement plus rapidement présent.

La chaleur ne doit pas aider non plus, côté fatigue. Il était temps que le couvre-feu soit décalé, c’était de la torture de devoir rentrer à 21h, quand on allait enfin avoir de la fraîcheur. En tout cas, moi qui adore les temps chauds, je suis servi en ce moment ; mais ça tombe un peu mal côté pro, parce que faire cours avec le masque, voilà quoi. Je l’ai déjà dit dans un autre article, il me semble. Il se remet à faire chaud et c’est très cool ! 

Tellement cool que je passe tout mon temps en extérieur, parce qu’il y a aussi pleeeeeeeein de gens à voir. Et le temps est limité, toujours rapport à l’incertitude du planning des semaines à venir, parce que c’est bien gentil de nous déconfiner en pleine pandémie, mais en fait, on peut encore tous être cas contact ou positif, malgré les vaccins, tout ça, tout ça.

Bref. On s’en fiche un peu. Ce qu’il faut retenir, c’est que j’ai une vie à cent à l’heure en ce moment, que j’en suis bien content même quand c’est épuisant et… que c’est la catastrophe pour le blog, car je n’ai rien vu. Zéro film, zéro épisode de série, il n’y aura pas de performance de la semaine, hein.

Ce n’était pas arrivé depuis des années ça – pas depuis l’ouverture du blog, pas depuis… purée, si ça se trouve toujours. Quand j’étais plus jeune (ô moi, vieux papy de… 28 ans qui s’est couché à cinq heures du matin pour se lever à huit, lol), je n’imaginais pas pouvoir un jour passer toute une journée sans voir le moindre épisode. Eh, c’est ce qui me définis les séries. Va falloir revoir toute ma vie, maintenant, c’est malin.

M’enfin, il est quasiment minuit, j’ai dormi quatre heures trente et tout ces dernières 36h (ouais, j’ai fait une sieste, petit vieux, que voulez-vous ?), je ne vais même pas aller à 500 mots aujourd’hui. Tout se perd. M’enfin, ça me rassure un peu que la vie reprenne ! Quant à mes 500 mots, après vérification, ils sont là quand même. On ne se refait pas quand on est formaté depuis des années. Du coup, je vais forcément reprendre les séries à un moment ou un autre.

OK, ça fait trois semaines que je dis ça. 

… Bonne nuit ?


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

 

Troubled Blood de Robert Galbraith

Salut les sériephiles, et salut les lecteurs,

En ce beau samedi ensoleillé où je ne suis pas du tout devant mon ordinateur, il est temps de parler sur le blog d’un autre roman que j’ai fini il y a un bon mois déjà, Troubled Blood de Robert Galbraith. L’article est programmé, c’est facile de programmer avec ce genre d’articles, alors j’ai fait exprès de garder de côté mon avis. Je voulais aussi le temps de digérer le roman, qui est un véritable pavé, une fois de plus. 1000 pages ! Merci JK Rowling. Je vais me contenter de 1000 mots pour la critique, hein.

Voir aussi : Un nouveau conte signé JK Rowling : The Ickabog

Oui, pour ceux qui l’ignorent encore, Robert Galbraith est un pseudonyme de JK Rowling. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour un tas de gens, ça veut dire beaucoup en ces années 2020-21, parce que Rowling est de moins en moins fréquentable si on en croit ses réseaux sociaux. Affichant des positions de plus en plus transphobes, elle est cancelled un peu partout. Je ne suis pas de ceux qui suivent ce mouvement : à mes yeux, JK Rowling est juste une femme qui vieillit et n’est pas à la page sur son temps.

Elle n’est pas une criminelle et il n’y a rien de surprenant dans ses positions : elle a toujours eu une fermeture d’esprit très conservatrice, elle s’exacerbe davantage avec le temps. Et je reste persuadé que JKR n’a pas l’intention de blesser qui que ce soit, elle est juste dans son ignorance et dans son aveuglement de la parole des concerné(e)s. J’en ai déjà parlé plus longuement dans un précédent article, que je remets ci-dessous.

Voir aussi : The Ickabog vaut-il le coup ?

Amazon.fr - Troubled Blood - Galbraith, Robert - LivresInvesti dans les quatre premiers romans de la saga Strike, je ne me voyais donc pas tourner le dos au tome 5 sous prétexte que son auteur vieillissait mal, pas plus qu’on ne peut tourner le dos aux membres de sa propre famille quand ils vieillissent et révèlent des idées franchement détestables. On débat avec eux, on leur souligne les problèmes, mais on ne les cancel pas forcément. Pas immédiatement, en tout cas.

Ceci étant dit, parce qu’il fallait bien le redire, j’ai donc lu ce tome 5 – que l’on m’a offert, ça me donne l’impression de ne pas avoir donné mon argent, c’est déjà ça – en espérant pouvoir ignorer toute cette polémique… et ce ne fut pas le cas. Un certain nombre de passages du roman m’ont posé problème. Je pense qu’à la lumière de ce qu’on sait de JK Rowling, on ne peut pas ignorer certaines tournures de phrases qui posent vraiment problème. Comme toujours, ces phrases se font sous le couvert de ses personnages, et particulièrement Strike lui-même, que j’ai souvent trouvé misogyne et détestable auparavant.

Cela ne change pas dans ce tome, et j’ai eu des moments où je me suis énervé dans ma lecture à cause de phrases sur un couple lesbien ou sur un personnage se travestissant. Pour autant, je ne suis pas naïf et bisounours : les phrases présentes ici représentent encore l’avis majoritaire sur ces questions d’une bonne tranche d’âge à laquelle l’auteur appartient. Ce n’est pas négligeable, et ça me paraît important d’en prendre conscience en tant que lecteur. J’aime aussi lire pour avoir des points de vues différents du mien, y compris totalement opposés. C’est important, à mon sens, de savoir que tout le monde n’est pas ouvert d’esprit et d’avoir ce type de point de vue dans la fiction. Je ne les supporterais pas vraiment dans mon quotidien, mais dans un livre, il suffit de fermer quand c’est trop. Et ça ne l’est pas toujours ici.

Bref, personne n’est parfait, et ce livre ne l’est pas non plus. Je dirais qu’il se lit avec un énorme trigger warning sur la transphobie, et plus globalement sur la LGTBphobie, sans être jamais à fond dedans. Dans le fond, les tomes précédents aussi avaient des moments discutables, mais je ne vais pas revenir sur le passé de Robin et son expérience à la fac, ça m’avait suffisamment énervé comme ça d’avoir une histoire pareille pour nous expliquer pourquoi elle était si badass et forte désormais. Insupportable.

Voir aussi : Lethal White – le retour de Strike sur la BBC

Pourquoi je continue à lire ces romans, alors ? Parce que j’adore toujours le style d’écriture, les tournures de phrases et la qualité des intrigues. Les pages se tournent souvent toutes seules. Ce n’était pas tout à fait le cas avec le tome précédent, c’est de nouveau le cas avec celui-ci, et c’est tant mieux ! J’avais peur en le commençant car vraiment le tome précédent était infernal.

Cette fois-ci, les personnages sortent de la boucle infernale dans laquelle ils étaient coincés et ils sont par conséquent beaucoup moins insupportables. J’ai eu quelques surprises et quelques déceptions quand ils retombaient parfois dans les non-dits ou leurs travers toxiques avec les autres, mais dans l’ensemble, je ressors de ces mille pages avec l’impression que les personnages avancent vraiment ; dans leur relation, dans leur profession, dans leur équilibre personnel.

Voir aussi les critiques de l’adaptation : Strike (S01)

Reste alors à évoquer l’enquête. Cette fois-ci, nos personnages cherchent à résoudre la disparition d’une femme… dans les années 70. La disparition de Margot date de 1974 et le livre se déroule en 2012, autant vous dire que ce n’est pas chose aisée. Pourtant, Strike accepte de s’y coller et Robin lui emboîte aussitôt le pas.

Inévitablement, le roman se disperse beaucoup : l’enquête est compliquée, la boîte de détectives privés continue de tourner (et de s’étendre !), la vie personnelle des personnages doit avancer, des impasses doivent donner aux personnages l’impression de ne jamais parvenir à résoudre cette enquête et, forcément, la politique britannique vient s’en mêler par moments.

Pourtant, contrairement au tome précédent, j’ai vraiment accroché et j’étais à fond dans cette histoire, pour savoir ce qu’il allait advenir de Margot. Il y a parfois eu des passages du roman où je n’arrivais pas à m’arrêter, lisant jusqu’à deux heures du matin parfois, juste pour savoir comment certaines parenthèses dans l’histoire allait se terminer. Il y a des moments que je n’ai pas vu arriver dans ce roman, et ça faisait longtemps que je n’avais plus ce genre d’émotions ou sentiments en lisant. La plume est toujours efficace.

Bref, j’ai trouvé ce roman de bien meilleure qualité que le précédent, il donne envie de le lire et de ne pas le lâcher, même s’il fait mal aux pouces, parce qu’il faut le tenir en main, quoi. Titre. J’entretiens avec ce livre une relation particulière, parce que je l’ai trimballé partout pendant plusieurs mois malgré son poids, parce que j’ai eu envie de le détester, mais que j’ai réussi à l’aimer malgré ses défauts. Je sais que j’essaierai de lire le prochain encore, car je suis attaché aux personnages et que celui-ci est parvenu à vraiment me surprendre par moments… tout en sachant que je n’ai plus tellement envie d’y mettre de l’argent puisque je n’ai pas envie de soutenir JK Rowling dans ses croyances et pensées qui me semblent d’un autre temps et vraiment pas en accord avec mes propres valeurs.

C’est compliqué, 2021.