Mes derniers coups de… #3

Salut les sériephiles,

Image result for supergirlComme chaque milieu de mois désormais, je vous propose de faire un rapide tour de mes derniers « coups de… », parce que c’est un article qui, après tout, s’écrit plutôt rapidement et tout seul, et qui plaît à tout le monde. Faut juste prendre le temps de réfléchir à certaines catégories quand même, surtout que ce n’est pas toujours évident de ne pas répondre la même chose que le mois dernier. C’est d’ailleurs pour ça que j’avais arrêté l’idée de le faire de manière hebdomadaire, pour être tout à fait transparent avec vous. Ne m’en voulez pas pour si peu, on ne va pas se battre.

Allez, une fois de plus, je tente le coup de vous parler sans spoiler et en coup de vent de mon dernier…

Coup de Cœur : C’est difficile de l’affirmer à 100%, mais je pense que Here and Now est la série la plus qualifiée pour se placer ici. J’ai beau en dire qu’elle est épuisante, mon article d’hier était presque une lettre d’amour à la série. Ce n’est pas la série en elle-même que j’aime, mais la réflexion qu’elle permettait, et certaines intrigues internes, ou certaines scènes plus précisément. L’originalité qu’elle proposait me donnait vraiment envie de revenir chaque semaine découvrir les épisodes en sachant que j’allais être surpris, ou au moins complètement embarqué dedans. Et c’est le genre de sentiment qui me manque de plus en plus devant les séries !

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Coup de Mou : Je vais l’adresser à Unreal, même si là aussi ce n’est pas hyper simple de me décider. La saison 3 est très sympathique, mais je trouve qu’elle a un peu erré ces dernières semaines. Si elle reste excellente, elle manquait parfois de surprises tellement on connaît désormais la critique qu’elle souhaite faire ; et elle manquait cruellement de manipulation des images et des candidats, or c’est pour ça qu’on est là, sinon on se contenterait de regarder le Bachelor. Bon, l’épisode d’hier est reparti de plus belle, mais dans l’ensemble, il y a eu un vrai coup de mou en cours de saison, je trouve.

Image result for the walking dead rositaCoup de Poing : Il n’y en a pas un en particulier qui me revienne, du coup, je vais parler du final de saison 8 de The Walking Dead, donc passez votre chemin si vous n’êtes pas à jour ! Bien évidemment, ce final m’a principalement déçu, mais s’il y a bien un poing positif (avec un g, parfaitement), c’est celui de Rosita qui n’a pas hésité à frapper Eugene. Je crois que c’était franchement mon seul moment de joie de tout l’épisode (bon, ça et Negan, même si c’était super mal écrit comme choix final). Je ne supporte plus la tronche d’Eugene, et ça ne m’aurait pas dérangé qu’il soit la seule victime collatérale de cet épisode…

Coup de Blues : Je crois qu’il n’y a que moi pour être qualifié dans ce coup-là. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais depuis février, j’ai complétement laissé tomber mes comédies, à l’exception de The Last Man on Earth. Je ne me l’explique pas trop, ça n’aide pas à gonfler mes stats de nombre d’épisodes, mais voilà, j’ai du mal à trouver les comédies qui me font vraiment rire en ce moment (Superstore n’est plus aussi fun) ; ou alors à avoir envie de les continuer (Life in Pieces m’attend). Je sais que ça finira par me revenir et que ce sera alors un énorme bingewatch, mais en attendant… je n’en regarde pas !

Coup de Vieux : Quand je me suis rendu compte que Scandal arrivait vraiment à sa fin (ce vendredi) et que cela faisait six ans et demi que je la regardais, quand même. Le vrai coup de vieux est arrivé quand je me suis mis à noter quelques idées pour un article faisant une grosse synthèse de mon avis sur la série ; mais en même temps, cet article n’a pas avancé d’un poil depuis samedi, alors je ferais peut-être mieux de ne pas vous en parler, car je ne sais pas si je le publierai un jour ! En tout cas, ça me fait d’avance bizarre de me dire qu’elle ne sera plus là le vendredi.

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Coup de Gueule : Le crossover The Walking Dead/Fear the Walking Dead était tout ce que je craignais qu’il soit, et pire encore. Pour sa « reprise », la saison 4 du spin-off a donc proposé 47 minutes sans son casting, mais avec celui de la série-mère et de nouveaux personnages. Le tout paraissait plutôt être un pilot d’un nouveau spin-off, et ça m’énerve. Je sais que c’est fait pour remonter les audiences (et en plus, ça devrait le faire car les gens ont eu l’air d’aimer ??), mais je trouve ça tout pourri de trahir les trois premières saisons en repartant sur une nouvelle histoire avec un personnage venu d’une autre série – et en plus, je n’aime pas l’évolution du dit personnage, ça n’aide pas. Bref, Fear revient avec un saut temporel (ou une incohérence chronologique énorme), se déroule désormais en parallèle et pas si loin de la série-mère (donc on perd pas mal d’intérêt et on ouvre la porte à toutes les fenêtres pour de futurs crossovers) et se concentre sur un personnage qui prend clairement la place de lead et éclipse le reste du casting. Forcément, comme je préférais jusqu’ici Fear, je le sens mal. Image result for fear the walking deadJ’aurais préféré une troisième série, ou à vrai dire le même épisode avec un personnage inédit ; mais là, ça fait trop « oups, les audiences suivent pas, ramenons un autre personnage et faisons comme si ». Et pourtant, habituellement, je suis pour les séries capables de se réinventer. J’attends de voir la suite pour être vraiment déçu, mais cette reprise était ratée parce que je me suis fait encore plus chier que devant The Walking Dead, alors que Fear parvenait jusque-là à garder mon intérêt.

Coup de Barre : L’arrivée tant espérée du soleil est accompagnée d’une vague de pollen dont je me serai bien passé et qui m’a mis quelque peu K.O hier soir (même si ça ne se voit pas à la longueur de cet article, je sais).

Coup de Bol :  C’est super rare, mais j’ai déjà des idées pour les visuels du prochain Week-end en séries. Peut-être que pour une fois tout ne sera pas improvisé à l’arrache au dernier moment. Ou peut-être pas. Il y aura eu un tout petit de réflexion quinze jours avant en tout cas, ça change !

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Coup de Tête : J’ai écrit cet article hier vers 17h et à défaut d’avoir une idée de coup de tête ; je me décide à rattraper enfin la fin de saison de 9-1-1 dans la soirée (4 épisodes) alors qu’il me reste encore à voir Supergirl et The Crossing. Ce n’est pas gagné. Si je l’ai regardée, vous serez vite au courant avec un article dessus ; si je me suis foiré, eh bien… ce sera un coup de tête qui n’aura pas eu lieu, et puis c’est tout. Je cherche à vaincre la procrastination comme je peux !

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Coup de Théâtre : C’en est un sans en être un, mais je m’étais persuadé que pour la première fois, je n’aurais pas revu la dernière saison de The 100 avant l’arrivée de la prochaine (mercredi prochain). La tradition veut en effet que je la regarde avec mon père pour me remettre en tête toute la géopolitique complexe et les rebondissements de la série, ou juste parce que j’adore, allez savoir. En tout cas, ça me paraissait impossible, mais finalement, nous avons vu sept épisodes dimanche et lundi soir, donc il ne nous en reste plus que quatre ; et clairement ce sera bouclé d’ici mercredi (reste plus qu’à se mettre d’accord sur une soirée). C’est très cool et ça permet de calmer l’impatience vis-à-vis de la saison 5 !

Coup Tordu : Le dernier épisode de The Last Man on Earth a revisité une énorme partie de son intrigue passée en la modifiant l’air de rien, et c’est passé comme une lettre à la poste (et même mieux qu’une lettre à la poste, si je considère mes problèmes fréquents de courrier). Entre ça et l’épisode se moquant de la manière dont ils ont caché la grossesse d’une de leur actrice, je crois que je tiens là l’une des séries les plus tordues du moment, mais ça lui fait du bien d’être si tordue, car sans ça, on commencerait à s’ennuyer. J’espère donc une saison 5, comme j’ai bien compris que nous n’aurons de toute manière jamais de conclusion fermée lors de la presque-annulation de l’an dernier… Allez, je veux une saison de plus, c’est pas grand-chose !

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Coup de Pub : Il sera aujourd’hui pour un blog, et j’ai choisi celui d’Enid, Une vie devant l’écran ! J’adore tout bonnement son blog : les articles y sont hyper longs (oui, c’est moi qui dis ça, ça vous donne une idée !) et détaillés, mais jamais inintéressants. Au contraire, j’aime beaucoup la manière dont c’est écrit, les analyses et la diversité des sujets (bon, c’est principalement séries/films, mais l’angle d’attaque change beaucoup de ce qui peut se lire ailleurs). Franchement, c’est captivant à lire et pourtant, je ne suis souvent pas d’accord avec son avis ; mais comme en plus Enid répond aux commentaires, ça permet le dialogue, donc c’est un point positif de plus !

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Coup de Grâce : Je suis en retard dans mes séries ? On remercie tous bien fort Laura qui m’a offert les trois tomes de The Magicians. Oui, je sais j’en ai déjà parlé plusieurs fois, mais je change l’optique pour vous expliquer en quoi c’est vraiment un coup de grâce. Inutile de dire que je suis en pleine lecture du premier tome (j’arrive à sa fin dans une centaine de pages) et que même si c’est en anglais, même si je prends tout mon temps (ça fait une semaine), ben… ça bouffe du temps de cerveau disponible pour les séries ; et ça m’empêche encore plus de rattraper mon retard. Vous voyez ? Un coup de grâce ! Cela dit, c’est sans regret, car j’accroche encore plus que ce que je pensais. Bon, ça me donne même envie de revoir la saison 1, puisque j’en suis à la fin de celle-ci dans ce que je viens de lire (sans l’intrigue de Julia) et que je me dis que je suis passé à côté de dizaines de trucs dans l’adaptation. Et aussi que c’est sympa de voir comment la série adapte le style d’écriture en prenant malgré tout énormément de liberté. Yep, ça me donne l’impression que l’adaptation est aussi bien que le livre, même si elle est totalement différente (en revanche, si j’avais commencé par les livres, j’aurais sûrement eu du mal avec la série).

Et voilà, c’est tout pour cette nouvelle édition des coups, j’espère que ça vous plaît toujours autant ; moi, ça m’éclate en tout cas 🙂

 

Here and Now, série aussi originale… qu’épuisante

Salut les sériephiles,

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Hier, outre le crossover foireux de The Walking Dead et Fear the Walking Dead que j’ai détesté (pas moins), j’ai pu regarder la fin de saison d’Here & Now dont les audiences sont tellement catastrophiques que la probabilité de saison 2 est malheureusement bien faible : les audiences sont les plus mauvaises de HBO depuis des années, pour ne pas dire depuis toujours. J’ai en revanche accroché à la série sans jamais parvenir à la comprendre, alors il fallait que j’en parle dans un article aujourd’hui, histoire que ça sorte, et je vais le faire sans spoiler, évidemment, pour que chacun se fasse un avis sur la série et si ça vaut le coup ou non d’être vu.

Related imageUne famille contemporaine multi-raciale constituée du mari, de l’épouse, de trois enfants adoptés de Somalie, du Vietnam et de Colombie, ainsi que d’un enfant biologique voit ses liens être testés lorsque l’un d’eux commence à avoir d’étranges visions. Voir les critiques des épisodes de la saison 1.

Franchement, à la vue du synopsis, je m’attendais à un énième drama familial, avec une touche de fantastique en plus. C’était mal connaître Alan Ball (Six Feet Under, True Blood) qui a l’habitude de pondre des séries bien plus complexes que ça. Plutôt qu’un drama familial, il a fait le choix d’aborder les grands débats de société qui parcourent régulièrement notre quotidien, particulièrement exacerbés par la peur post-Trump : le racisme, la place de l’individu dans la société, la folie, la religion, le harcèlement sous toutes ses formes, l’identité (sexuelle, religieuse, etc.), la fidélité, le quête de vérité, l’ésotérisme, le surnaturel, la norme… sont autant de sujets que la série prend soin de ne pas contourner. D’ailleurs, je dirais même qu’elle se précipite vers eux pour les prendre à bras le corps dès qu’elle en a l’occasion, et des occasions, elle en créé à chaque épisode. Jusqu’à saturation.

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La série a aussi une jolie esthétique, tout de même.

C’est là que la série a commencé à perdre beaucoup trop de monde, et donc une grosse partie de son audience (déjà maigre au départ). Malgré un casting vraiment cinq étoiles (il n’y a pas un acteur qui ne soit pas remarquable dans son interprétation, à part peut-être Malcolm… mais il est là pour ça, justement), la série aborde trop de sujets sans jamais fournir la moindre réponse. Pire, elle s’écoute. Elle écoute ses personnages parler, elle écoute leur crainte interne (et tout tourne autour de cette peur finalement, de manière plus réussie que la saison 7 d’American Horror Story tentant de faire la même chose et s’étant gamélée au passage). La série offre aussi à ses personnages des monologues et des dialogues de sourds, constamment ; et quand il y a dialogue, il y a de toute manière des points de vue irréconciliables, et parfois malgré l’amour que se portent les personnages (c’est particulièrement vrai entre Ashley et ses parents). C’en est rapidement épuisant. On ne sait plus quoi en tirer. Parfois, ça donne même l’impression de parler pour ne rien dire, parfois au contraire, ça fait un incroyable travail de représentation (sur le racisme quotidien, sur l’homosexualité, sur la religion, sur les gender fluid).

Et puis, rien. C’est épuisant et c’est sans réponse, toujours. Ce n’est pas fait pour apporter des réponses.

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Et au milieu de tout ça, il y a aussi une place importante accordée aux rêves, évidemment.

En fait, le titre de la série, qui aurait franchement dû être Eleven Eleven ou 11 11 pour clarifier l’importance de son mystère, est une vraie clé de lecture. C’est une série de l’ici et maintenant – et c’est pour ça que je trouve d’autant plus dommage le décalage temporel réel/fiction (les épisodes étaient écrits pour être diffusés en mai prochain). Elle ne propose pas de réponse aux sujets de société qu’elle aborde, parce qu’il n’y a pas de bonne réponse. La série propose des confrontations de points de vue, une ouverture d’esprit, des ébauches de réflexion, tout le temps, en permanence, et c’est à chacun d’en faire ce qu’il veut : l’accepter, le rejeter, s’informer, s’identifier… Autant de réactions possibles et souhaitées. Le téléspectateur n’est jamais guidé au milieu de tout ça, il est simplement paumé, qu’il soit en posture passive (regarder pour regarder) ou active (regarder pour comprendre) dans son visionnage. On observe et on ne sait pas quoi penser, et on écoute, et chacun a une réaction personnelle vis-à-vis de ça, et je crois qu’il serait difficile de trouver deux personnes pensant exactement la même chose de chacun des détails de la série, tant elle est complexe, l’air de rien, et aborde des sujets qui méritent tous une réflexion personnelle.

Un truc qui nous connecte tous ? Ah, la peur d’un monde avec Trump président et la montée de l’intolérance, peut-être ?

En ce qui me concerne, je suis tombé dans la fascination, possiblement dans le voyeurisme même, de ces personnages. J’en voulais plus à chaque fois, même lorsque je ne savais pas quoi penser ou que je m’ennuyais. Il y a beaucoup de personnages que je détestais un épisode et que j’adorais dans le suivant, à commencer par Greg et Audrey, mais aussi Kristen. Il y a Ashley et les problèmes de racisme qui me fascinaient par leur traitement hyper réaliste et, de mon point de vue, juste (mais il faudrait vraiment confronter mon point de vue à la réalité du racisme, parce que je ne le subis pas). Il y avait le cas Navid, un mystère à lui tout seul, un personnage que j’ai dû mal à étiqueter réaliste – mais à quoi bon étiqueter/mettre dans des cases, justement ? Il y avait Layla, à l’amour fascinant, et Farid, au passé intrigant. Et puis, il y avait Ramon – et tout me fascinait dans le personnage de Ramon, au sens étymologique de fasciner d’ailleurs.

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Il portait sur ses épaules l’aspect le plus étrange de la série, avant de le partager ensuite avec Farid, le fil rouge mystérieux que je ne sais même pas comment qualifier – fantastique, probablement. Il continuait de vivre sa vie, avec un amour étonnamment pur dans sa représentation (et à l’évolution tellement bizarre !). Il était assez inhabituel pour attirer l’attention, et il était sacrément bien casté pour jouer la folie (mais était-ce vraiment de la folie ?).

Une série qui me permet d’évoquer dans mes critiques l’allégorie de la caverne, de faire des recherches philosophiques, de m’intéresser à plusieurs religions ; une série qui propose le dialogue, une série qui propose de l’écouter (et de s’écouter)… ça n’existe pas en 2018 ; c’est à contre-courant de tout ce qui se fait et c’était d’une richesse déroutante – ou alors pas du tout. Voilà tout ce qu’était la première saison d’Here and Now : une multitude de pistes de réflexion sur la vie, sur la société, avec un fil rouge dont nous n’aurons probablement jamais les réponses non plus car il est construit de la même manière.

Chaque épisode est un nid de questions métaphysiques effleurées par le script, mais chaque épisode prend aussi soin de montrer que malgré tout la vie continue avec ses petits tracas. Les épisodes étaient tellement riches que j’avais souvent l’impression de voir deux épisodes normaux en un et pourtant bien souvent, il ne s’y passait rien.

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Musulman et gender-fluid, une première à la télé américaine (une première tout court?)

Si je n’ai pas su quoi en penser pendant très longtemps, si je ne suis toujours pas sûr de savoir quoi en penser, si je ne sais pas si je projette trop d’intentions aux auteurs qui peut-être ne savaient pas ce qu’ils faisaient, il est très clair que la série m’a marquée par son originalité. En cela, c’est peut-être l’une des meilleures séries de la saison : c’est en tout cas une série que j’aimerais voir continuer car son mystère m’a happé, et ça dès le début, et ça, même quand je résistais et voulais descendre la note tellement il ne se passait rien. Je n’ai jamais réussi à m’y résoudre, j’ai toujours trouvé quelque chose à sauver.

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Finalement, la série a pour l’instant une fin extrêmement ouverte : aucune intrigue en cours n’est vraiment résolue et pourtant son épisode final a paru apporter des réponses et a redonné un sens cohérent à beaucoup d’éléments des premiers épisodes. Cette ouverture est voulue, elle est la signature même de la série et l’essentiel est qu’elle réussit à embarquer dans un voyage métaphysique et dans une quête de sens.

Bref, elle est une expérience que j’ai envie de communiquer ; une expérience que tout le monde devrait au moins tester, pour se faire une idée. Ou alors, elle est juste une série ratée. Et c’est ça qui est génial : chacun peut se faire son propre avis dessus et avoir raison, de toute façon. Après, j’ai l’impression qu’elle a réussi à épuiser tous ceux qui la regardaient, et c’est quand même une prouesse… mais pas forcément la prouesse espérée par les scénaristes.

Stats de la semaine #16

Salut les sériephiles,

Image result for shadowhunters raphaelComme chaque lundi, il est temps de regarder ce qu’il s’est passé du côté des statistiques du blog cette semaine. On reste sur un nombre de vues du blog assez stable dans l’ensemble depuis février dernier et c’est top de voir revenir les visiteurs, et d’en accueillir quelques nouveaux aussi, car ça fait qu’il y a toujours des choses à raconter dans ces articles ! Les séries se succèdent et je trouve toujours de quoi faire un petit commentaire, grâce à vous !

Le top 5 des articles les plus lus cette semaine sont :

  1. Les séries de cet été ? : 68 vues
  2. Les séries à ne pas annuler (et celles qui peuvent l’être) : 61 vues
  3. La grille d’anniversaire du Bingo Séries : 47 vues
  4. Les souvenirs marquants du Bingo Séries : 44 vues
  5. La playlist du moment sur le blog : 39 vues
  6. Ce que c’est qu’un « Jumping the shark » : 39 vues

Image result for rise nbcYep, il y a un peu moins de vues sur les articles les plus consultés, mais ça s’est équilibré avec les critiques, ce que je trouve assez beau en soi. Pas beaucoup de surprises cette semaine car les quatre premiers sont assez prévisibles, ce sont les types d’articles que je m’attendais à voir fonctionner (surtout celui avec un point d’interrogation, il faut bien le dire : les questions attirent, les plannings aussi, alors les deux ensemble, je ne vous dis pas !).

Le Bingo est un peu le fond de commerce du blog, donc bien sûr que ça attire du monde également. Je suis plus surpris par le succès de l’article sur la playlist. Je ne m’attends pas à le voir fonctionner, c’était surtout une idée en l’air, mais du coup, j’essaye de tenir les choses à peu près sérieusement et il y a déjà quelques nouvelles trouvailles depuis que j’en ai parlé ! Et sinon, grosse surprise de voir un article du lexique se hisser dans le top 5 et finir ex-aequo alors qu’il a été publié hier matin. En 14h, l’article sur les séries sautant au-dessus d’un requin a connu un gros succès alors que je l’ai écrit samedi soir après un repas de famille et sur un coup de tête. Comme quoi, les mojitos, ça peut avoir du bon !

Related imageEt le plus marrant de ce succès de la playlist, c’est qu’il a éclipsé le Bilan des saisons terminées en mars (33 vues) que je pensais bien voir dans ces statistiques. Comme quoi, on ne sait jamais tout à fait ce qui fonctionne ou non et vous me surprenez chaque semaine (je vous imagine souvent comme Margo dans le gif ci-contre).

Sur ce, il est temps de passer aux saisons les plus consultées du blog, et on notera l’absence de The Fades malgré son incompréhensible remontée dans les consultations  du blog de ce week-end !

  1. The Magicians (S03)
  2. Agents of S.H.I.E.L.D (S05)
  3. Grey’s Anatomy (S14)
  4. Rise (S01) 
  5. Shadowhunters (S03)

Pas de vent de renouveau dans le top 5 cette semaine, puisque The Magicians continue de s’assurer la première place avec une très grande marge, alors même qu’il n’y a pas eu de nouvel épisode cette semaine. En même temps, j’étais déçu de ne pas la voir à la première place lundi dernier, alors je suis bien content de cette remontée, surtout que j’ai lu une grosse partie du tome 1 cette semaine (oui, j’en ferai probablement un article).

Agents of S.H.I.E.L.D n’a pas beaucoup d’audience outre-atlantique, mais vous êtes nombreux à lire mes articles et ça me donne vraiment l’espoir naïf d’une saison 6 qui semble mal partie (l’épisode final de la saison 5 s’appellera « The End », ce n’est jamais bon signe). En tout cas, ça fait plaisir de voir qu’il y a plein de fans français malgré la diffusion chaotique de la série dans l’hexagone !

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Malgré la diffusion française et deux critiques d’épisodes, Grey’s a du mal à s’imposer cette semaine, mais elle s’en tire plutôt bien. Je ne préfère pas vous parler de Station 19 qui s’effondre d’épisode en épisode… À l’inverse, Rise nous fait une jolie remontée, mais c’est possiblement aidé par le succès de l’article playlist qui la prenait en exemple. Il faudra voir la semaine prochaine si ça continue sur cette lancée ou pas. Enfin, Shadowhunters est aidée par mon rattrapage de la série, je crois. Deux épisodes donc deux critiques pleine d’ironie cette semaine, forcément ça se voit dans les stats où elle pique la place de The Walking Dead à une vue près.

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Dans les termes de recherche menant au blog, j’ai eu deux petits coups de cœur qui en disent long sur ce que les gens cherchent sur Google : « girl orgasm forêt ensorcelée » (j’imagine que ça fait tomber sur les articles parlant de The Magicians où il est question d’un peu tout ça, mais c’est une recherche hyper étrange quand même) et « supergirl jeu d’alcool ».

Comme Supergirl revient demain, je propose à tous ceux qui le veulent de jouer à un jeu d’alcool et de boire une gorgée chaque fois que Kara change de look (particulièrement les lunettes), chaque fois qu’Alex joue avec ses lèvres, chaque fois que Winn tente une blague et chaque fois que James est inutile (pour vous aider : c’est chaque fois qu’il est à l’écran, en fait). De rien !

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Bon, n’oubliez pas modération quand même, même si les Networks en ont fait fi en programmant cette semaine avec le clap de fin de Scandal, celui de la première (et unique ?) saison d’Here and Now, ainsi que les retours de Supergirl et de FTWD.

Bonne semaine à tous, moi, je vais la commencer par le doublé The Walking Dead/Fear The Walking Dead et ça a intérêt d’être bien ! Tant que j’y suis pour un récap des derniers épisodes de FTWD, il suffit de cliquer sur ces quatre lettres majuscules 😉

Ce que c’est qu’un « Jumping the shark »

Salut les sériephiles !

J’espère que vous allez bien en ce dimanche matin où je suis probablement en train de roupiller, il faut bien se le dire. On se retrouve aujourd’hui pour analyser et expliquer une expression que je sais que j’ai déjà employée plusieurs fois sur le blog sans jamais prendre le temps de développer plus que ça : « Jumping the shark ». C’est parti !

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Oui, Olivia, tu fais bien de boire…

Alors ça veut dire quoi exactement « Jumping the shark » ? C’est lorsque les scénaristes commencent à ajouter des éléments hyper tirés par les cheveux à leurs intrigues, juste pour renouveler tant bien que mal les choses et au détriment de la qualité. Ouep, c’est une expression qui sert à marquer autant que possible le moment où une série est partie à la dérive. Le plus souvent, après ce genre de scènes, plus rien ne paraît crédible et c’est juste une souffrance de continuer à suivre la série tellement ça n’a plus aucune crédibilité.

Autrement dit, c’est le moment où les scénaristes à court d’idées font tout ce qu’ils peuvent pour se renouveler, au point que c’en est visible et souvent gênant.

Concrètement, ça peut se trouver dans n’importe quelle série, mais aussi dans n’importe quel dessin-animé ou même film, même si dans ce dernier cas, c’est souvent signe qu’il vaut mieux ne pas perdre son temps à le regarder parce que ne pas réussir à rester cohérent durant deux heures sans passer par un moment tiré par les cheveux, c’est plutôt mauvais signe. Pourtant, c’est souvent fait avec l’intention de récupérer les fans en leur proposant des scènes susceptibles de leur plaire, autant par le stress qu’elles procurent que par le plaisir de les voir.

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Yep, c’est étrange, mais c’est pourtant hyper cohérent quand on y réfléchit.

C’est quoi ce nom ? Il se traduit littéralement par « sauter le requin ». Bon, avant que vous ayez des images bizarres en tête, on parle bien de « sauter par-dessus le requin », hein ! C’est une expression assez imagée : vous vous imaginez bien que quelqu’un qui saute par-dessus un requin, que ce soit dans un film ou une série, c’est plutôt signe d’une qualité qui part en vrille.

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Quelle origine ? C’est un spoiler pour tous les fans de Happy Days, mais l’expression est tiré de l’épisode 3 de la saison 5 de cette série. Comme ça date de 1977, je pense que le côté spoilers est un peu éclipsé et qu’on peut en parler librement : Fonzie fait du surf dans cet épisode et malheureusement il y a un requin qui passe par là. Contre toute attente, il réussit à sauter par-dessus le requin, avec la musique bien dramatique qui va bien en arrière-plan.

Au visionnage de cette scène, les fans ont levé les yeux au ciel et compris que la qualité de la série n’était plus spécialement présente dans la série. Les audiences déclinaient depuis un moment et les scénaristes ont écrit cet épisode pour faire parler de la série et pour reconquérir leurs fans. Pas une grande réussite, mais au moins ils ont réussi à faire parler d’eux pour longtemps : c’était il y a quarante ans !

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Bien joué les gars !

Et aujourd’hui ? L’expression est connue de beaucoup de sériephiles et revient régulièrement dans la bouche des fans, malheureusement. Oui, malheureusement, puisqu’il est souvent question de séries dont la qualité a disparu en cours de route. Les exemples sont légions et le plus souvent les fans utilisent l’expression pour essayer de déterminer où exactement c’est parti en vrille. Personnellement, je pense souvent à Scandal quand je cherche un bon exemple pour expliquer cette série. C’est somme toute personnel, mais pour moi, la série est partie en vrille en fin de saison 2, ou au début de la 3 ; mais j’aurais probablement l’occasion d’en reparler.

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Grey’s a eu affaire à son requin dès l’épisode de la bombe en saison 2 pour certains ; pour moi, ça a tenu jusqu’à l’accident de ferry en saison 3 (puis c’est revenu, puis il y a eu la biche du début de saison 5, puis… en fait, je ne la regarde pas pour la cohérence, c’est tout). Station 19 n’a pas attendu plus de deux épisodes avant de proposer un épisode qui disait clairement qu’il ne fallait pas attendre quelque chose de cohérent alors que 9-1-1 m’a perdu avec son épisode de St Valentin.

La liste des séries qui perdent en qualité est longue comme le bras. Il faut toutefois noter qu’une scène farfelue et tirée par les cheveux n’est pas toujours synonyme d’un déclin qualitatif : The Magicians est composée à 90% de scènes de ce genre, et c’est ce qui fait son succès en ce qui me concerne. D’une certaine manière, je pourrais dire à peu près la même chose de Community ou Another Period. Parfois, ça fait du bien de sauter par-dessus le requin.

Et parfois, les séries parviennent à surfer sur la vague sans problème, un peu comme Agents of S.H.I.E.L.D qui malgré quelques scènes parfois moins bonnes a tout de même une qualité constante !

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Allez, bon dimanche à tous ! #ShakeItOff