En ce début de semaine, j’ai vu une éclipse incroyable (à ça d’en faire un article, j’adore les éclipses) et deux films qui me donnent envie d’écrire un article ce soir parce que j’ai vraiment accroché. Ils n’étaient pas parfaits, et même, ils étaient bourrés de défauts, mais j’ai eu l’impression qu’ils apportaient ENFIN ce que j’attends désespérément de mes séries : des histoires de fin du monde réussies, de la survie à échelle familiale et humaine, des personnages qui parviennent à être attachants même s’ils cumulent à peu près tous les défauts stéréotypés de leur tranche d’âge. Magique, non ?
À défaut de l’avoir dans les séries, je l’ai dans des films. Su-per.
L’un vient tout juste de sortir au cinéma, l’autre est disponible sur Netflix depuis quelques jours. Et l’un comme l’autre arrivent dans une période où, Spider-Man mis à part (promis, je ferai un article dessus à un moment), c’est un peu la diète côté cinéma pour moi.
The End of Oak Street
J’y suis allé parce qu’Anne Hathaway est géniale en ce moment et parce que j’avais vu passer les noms de J.J. Abrams et Michael Giacchino sur le projet. Ce que je n’avais pas forcément retenu, en revanche, c’est qu’il s’agit du nouveau film de David Robert Mitchell, le réalisateur d’It Follows (que j’ai adoré) qui n’avait plus sorti de long-métrage depuis huit ans. J.J. Abrams est ici producteur et Michael Giacchino signe la musique, comme d’hab.
Franchement, le film est un gros mélange de concepts déjà vus ailleurs : on a un quartier américain des années 80 (la mode Stranger Things a encore de beaux jours devant elle, apparemment) qui se retrouve envoyé à l’époque des dinosaures à la suite de quelques éruptions solaires, et on suit une famille typiquement américaine qui tente de survivre au désastre.
Ce n’est pas exactement le film qui va révolutionner la science-fiction, donc. Mais est-ce que j’avais besoin qu’il le fasse ? Pas vraiment.
Si le film ne tient pas franchement debout du côté temporel de la chose, et que cette fin est assez navrante en ce qui me concerne, j’ai vraiment passé un super moment de cinéma. On se marre bien, il y a du drama, quelques twists, de l’adrénaline face aux dinosaures et juste ce qu’il faut d’émotion. Surtout, le film n’oublie jamais que derrière son concept complètement perché, ce qui nous intéresse vraiment, c’est cette famille qui essaie tant bien que mal de ne pas mourir et, éventuellement, de continuer à se supporter.
C’est tout bête, mais ça fonctionne sur moi.
Non, vraiment, je suis sorti de là en me disant que j’avais enfin vu un bon film étatsuniens de science-fiction bien comme on les aime. Enfin, comme je les aime, peut-être ? Un gros concept, une famille dysfonctionnelle qui s’unit malgré tout, un monde qui part en cacahuète et des personnages obligés de se débrouiller avec. Je dirais même plus : des persos parfois complètement idiots. Sérieusement, et attention, petits spoilers : la recherche de Starbuck au milieu du film ou l’énorme incohérence à la fin, c’est pour m’achever ?
Et pourtant, ça ne m’a même pas empêché d’aimer le film. C’est peut-être ça, finalement, que je recherche en ce moment : pas forcément quelque chose de parfaitement écrit ou de totalement crédible, mais un concept suffisamment efficace pour que j’accepte de jouer le jeu et de me laisser embarquer. Pourquoi les séries ne le font plus ? Pourquoi est-ce qu’on manque cruellement de films qui le font ?
The Last House
Le second film dont je souhaite parler dans cet article, c’est The Last House, sur Netflix (Le Dernier refuge en VF). Je l’ai lancé sans savoir à quoi m’attendre du tout. J’étais même complètement à la ramasse : je pensais, probablement à cause de l’affiche aperçue uniquement en miniature, qu’il s’agissait d’un film d’horreur coréen.
Si je suppose qu’il y a ce qu’il faut pour faire peur à certains d’entre vous, c’est finalement surtout un film de science-fiction assez mignon et pas du tout coréen. Le film est réalisé par Louis Leterrier, réalisateur français auquel on doit notamment Insaisissables ou Fast X, mais aussi plusieurs épisodes de Lupin. Bref, que des trucs que je n’ai pas vu.
Ce qui est amusant, c’est qu’il expliquait justement avoir été attiré ici par quelque chose de beaucoup plus intime que ses habituels gros films d’action : une famille ordinaire confrontée à une situation complètement extraordinaire. Et c’est précisément ce qui m’a plu dans les deux films de cet article.
On suit ici une famille (le papa, la maman, le fils, la fille, toujours, c’est le schéma classique quoi) qui vit dans un quartier typiquement étatsuniens, décidément, et qui se retrouve un beau jour complètement enfermée chez elle. Impossible d’ouvrir les portes ou les fenêtres, impossible de sortir. Là où le début m’a immédiatement fait penser à The End of Oak Street, la direction prise est finalement l’exact inverse : dans un film, le quartier tout entier est projeté ailleurs ; dans l’autre, la famille ne peut justement plus quitter sa maison.
Eh, ça m’a fait regretter l’époque du confinement. Enfin, l’époque où on faisait taire son stress en regardant trois films par jour et en vivant d’amour et d’eau fraîche, en ce qui me concerne. Pas sûr que ce soit exactement le souvenir collectif de 2020.
S’il y a quelques longueurs, j’ai beaucoup accroché à la manière dont la famille apprend à survivre. C’est même ça qui m’a le plus intéressé dans le film : voir comment le quotidien se réorganise, comment les ressources diminuent, comment chacun trouve une place dans cette nouvelle vie et comment une situation complètement absurde finit presque par devenir normale.
Les personnages sont attachants, ils ont bien trop de chance pour que tout soit crédible et ils survivent encore et encore à des situations ou une temporalité qui auraient probablement réglé leur sort depuis longtemps dans la vraie vie. Mais là encore : peu importe. On se marre bien des petites références (le spot anti-piratage du DVD !), on tremble un peu pour eux, on ne comprend pas ce qu’il se passe et on découvre les règles au fur et à mesure.
Le début est sûrement trop long pour que le film fonctionne parfaitement, mais c’est justement pendant cette partie que je me suis dit que j’aurais adoré que The Last House soit une série. Franchement, il y aurait de quoi faire en suivant deux ou trois maisons du quartier, chacune avec ses propres méthodes de survie, ses tensions et ses découvertes. Le concept s’étend en plus facilement sur une très longue période de temps, alors forcément, mon cerveau de sériephile s’est mis à imaginer tout ce qu’on aurait pu en tirer sur dix épisodes ou même, soyons fous, 22 parce que ça me manque (pas du tout en boucle sur les mêmes idées dans tous ses articles, le type).
Je ne vais pas spoiler la fin ici, mais sans le côté increvable des personnages, je pense que le film aurait même pu être un coup de cœur, ne serait-ce que parce qu’il apporte enfin une idée un peu nouvelle dans son postulat de départ.
C’est basique à souhait et le film ne creuse pas forcément tous ses concepts ni toute sa mythologie, mais ça m’a vraiment plu. Y a même les petits moments émotions nécessaires. D’ailleurs, s’ils font un jour une suite, je suis très curieux de voir ce que ça pourrait donner.
On reste forcément beaucoup à la surface de l’univers parce que ce n’est jamais qu’un film de moins de deux heures, mais j’ai retrouvé quelque chose que j’aimais beaucoup dans les premières années de Netflix : cette impression qu’ils pouvaient proposer un film original avec un concept improbable et nous embarquer au passage.
Quant au message du film… Là encore, c’est très basique. Mais je n’avais pas besoin de plus compliqué. Cela m’a rappelé, et attention, ça va sortir de nulle part, ce qu’ils avaient fait avec Okja il y a presque dix ans déjà. Pas dans le concept, évidemment, mais dans cette manière de partir d’une idée de science-fiction assez énorme pour finalement revenir vers quelque chose de très simple et très humain.
Maintenant, redonnez-moi des séries comme ça !
Finalement, je crois que c’est surtout pour ça que ces deux films m’ont donné envie d’écrire cet article. Ils ont leurs défauts. Beaucoup, même. Ils sont parfois prévisibles, leurs personnages prennent des décisions débiles, leur mythologie mériterait d’être davantage creusée et leur scénario réclame régulièrement qu’on ferme gentiment les yeux sur la vraisemblance, mais je m’en fiche un peu.
Parce qu’ils m’ont rappelé à quel point j’aime ce type d’histoires : un petit groupe de personnages, si possible une famille dysfonctionnelle, fait face à une catastrophe qui provoque la fin de leur monde en enchaînant des décisions plus ou moins idiotes. Fear the Walking Dead, par exemple et pour n’en citer qu’une,ne commence pas autrement, en fait.
Pourquoi est-ce que je trouve ça dans deux films sortis à cinq jours d’intervalle et presque plus jamais dans mes séries ? Bref, je vous conseille vraiment ces deux films et j’espère qu’ils rencontreront assez de succès pour que quelques producteurs de télévision se disent qu’il est peut-être temps de secouer un peu la fourmilière des reboots ou revivals improbableset des teen dramas écrits pour les adultes. On en est là en 2026, non ?
Je veux à nouveau des séries de science-fiction perchées sur de la survie familiale et dysfonctionnelle comme ça.
PS : si vous aimez ce genre d’histoires de survie en pleine fin du monde mais que vous n’êtes pas trop films, je vous recommande aussi, tant que j’y suis, la lecture d’Aurora de David Koepp. Oui, oui, le scénariste derrière Jurassic Park, parfaitement.
Vous y trouverez ce même sentiment de regarder un bon gros film typique des années 2000, mais écrit avec un peu plus de modernité ; les mêmes défauts, avec des éléments pas toujours très crédibles s’appuyant pourtant sur de bonnes idées de départ ; et surtout cette même idée d’une survie dans un quartier qui n’a absolument rien demandé à personne.
L’histoire ? Des éruptions solaires, décidément, qui privent la Terre de presque toute son électricité. Je l’ai dévoré bien rapidement à la sortie de Cold Storage (autre très bon film original écrit par David Koepp, mais ça a moins à voir avec le genre de films dont je parle ce soir). Manifestement, j’ai un truc qui m’attire et qui me manque. Faut dire que la série la plus récente dans ce genre-là que j’ai dû regarder était un vrai naufrage, je crois… Oui, bien sûr que je vous parle de Manifestet peut-être que vous comprenez mieux pourquoi je suis allé au bout de celle-ci, du coup.
Les X-Men sont éclatés un peu partout dans le temps. Voilà, c’est à peu près tout. La fin de la saison 1 avait choisi de partir dans une direction très comics, avec une équipe dispersée, des morceaux d’intrigue laissés dans tous les sens et la promesse d’une saison 2 qui allait forcément devoir jongler avec plusieurs époques, plusieurs dynamiques et probablement beaucoup trop de personnages. Autant dire que j’étais impatient, mais aussi un peu inquiet…
Comme l’an dernier, j’ai décidé de ne pas m’en tenir à la rigueur habituelle de mes articles. Je regarde ce dessin animé au réveil, comme au bon vieux temps, avec une préférence pour le dimanche. Je suis passé du chocolat chaud au simple verre de lait, parfois avec cacao, parfois avec des bulles de sirop de myrtille parce que je crois que je deviens un bobo, mais promis, ça reste efficace pour me sentir à nouveau comme un enfant qui découvre un épisode de son dessin animé préféré. Ils sont trop forts.
Il y a quelque chose de très particulier dans X-Men ’97 pour moi : ce n’est pas simplement la suite d’un dessin animé que j’aimais quand j’étais petit, c’est une série qui comprend pourquoi je l’aimais.
Cette saison 2 commence pourtant avec un défi assez compliqué : il faut repartir d’une fin de saison vue il y a plusieurs mois, sans vraiment prendre le temps de refaire les présentations. C’est logique, mais ça demande quand même de se remettre dedans très vite. Il y a un résumé, heureusement, mais à mon sens, il bâcle le travail. Je me suis dit que j’aurais dû revoir la saison 1. Espérons que je retienne la leçon pour la saison 3. Ah oui, parce que si vous vous posez la question « Y aura-t-il une saison 3 pourX-Men ’97 ? », la réponse est oui, avec une diffusion dès courant 2027. J’ai envie d’y croire. On aurait même promis oralement une saison 4 (mais bon, tant que ce n’est pas signé, les promesses n’engagent que ceux qui les croient).
Bref, sans plus tergiverser, je vous laisse avec mon avis plus ou moins court sur chaque épisode ci-dessous. Oui, ça fait de la lecture et en plus, y a même un bilan à la fin !
Le titre annonce évidemment la couleur, et c’est presque un problème : adapter encore une de mes sagas préférées dans les comics, c’était un pari risqué. Je trouve que ça l’est encore plus en début de saison. Heureusement, la série a l’intelligence de ne pas simplement refaire ce qu’on connaît, même si j’ai passé du temps à chercher les références. C’est une distraction. L’épisode a en plus ce défaut très X-Men ’97 de vouloir raconter énormément de choses en très peu de temps. On ne se concentre pas encore sur mes personnages préférés, en plus… J’ai eu un peu la flemme et ça ne m’a pas réveillé aussi bien que ça aurait dû.
L’intrigue est toutefois assez clairement expliquée et j’ai plutôt bien accroché au développement autour de Nathan ado. Disons qu’il a fallu du temps, mais qu’en fin d’épisode, j’étais de nouveau dedans – mais pas encore assez à fond pour que la scène avec Scott et Jean soit aussi forte en émotions que ce qu’elle devait être. Les scènes d’action, la musique et le cliffhanger sont efficaces. Je n’ai pas enchaîné avec l’épisode 2, en revanche.
S02E02 – A Force to Be Reckoned With – 17/20
On repart comme en saison 1, avec un épisode sur deux qui est excellent ? C’est ironique, mais j’ai très largement préféré cet épisode, qui est en fait un épisode de X-Force. Le générique change carrément, j’adore. Jubilee et Solar font partie des personnages que j’aime beaucoup, donc forcément, ça aide de les voir davantage développés et de découvrir ce qu’ils deviennent dans un monde privé de X-Men. L’épisode assume aussi des thématiques un peu plus adultes, entre les méthodes beaucoup plus radicales de Câble – qui vont jusqu’au meurtre – et Emma Frost qui se permet des sous-entendus sexuels (ouaf, ouaf). Je sais bien que ce n’est pas très subtil, mais ça donne l’impression d’un revival fait pour les fans de l’époque et ça fonctionne sur moi.
Bref, j’aime surtout voir Jubilee enrôlée malgré elle dans un truc qui la dépasse. Elle n’est pas vraiment d’accord avec Câble et les X-Force, mais elle finit par en faire partie parce qu’elle est encore moins d’accord avec les X-Factor. Cet aperçu du monde sans X-Men est excellent : les enjeux sont clairs à la fois pour l’épisode et pour la saison, et Psylocke s’impose très clairement comme un personnage à surveiller.
La fin, avec Jean et Scott qui doivent se séparer de Nathan, m’a moins emballé, mais ça ne gâche pas grand-chose. J’ai surtout hâte de voir les retrouvailles entre les X-Men et 1997 maintenant, et ça tombe bien car c’est le cliffhanger.
Quel dommage de retomber une fois de plus sur cet effet “un épisode sur deux”. J’avais plein d’espoir pour celui-ci, parce que les arcs sur Apocalypse sont souvent géniaux. Malheureusement, la première partie ne parvient pas à me convaincre, en oubliant un peu trop de se concentrer sur les personnages que j’aime et que je veux voir. Les X-Men, en fait. Magneto et Nur ? Flemme. C’est probablement injuste, mais à ce stade de la saison, j’ai surtout envie de retrouver l’équipe et de suivre des personnages auxquels je suis vraiment attaché.
L’épisode devient tout de suite plus intéressant quand il se concentre davantage sur Malicia, Diablo, le Fauve et Xavier, parce qu’il y a deux de mes X-Men préférés dans cette équipe. Seulement, les voir coincés dans le passé n’est pas hyper convaincant. Pire encore, j’ai trouvé le doublage de certaines répliques étrange. Je me suis demandé si c’était un problème de mon ordinateur, mais le décalage est le même sur mon portable ! Bref, il y a des personnages que j’aime, des enjeux plutôt bons, notamment tout le débat sur la réécriture du passé sans le consentement de l’humanité, très Xavier dans l’esprit, mais l’ensemble n’arrive pas à me convaincre. C’est trop rapide, trop baston gratuite, trop répétitif dans son schéma de retour en 1997. Pas convaincu.
S02E04 – Rise of Apocalypse: Part 2 – 16/20
Voilà un épisode qui fonctionne bien mieux. Malicia doute et se range du côté de Magneto, qui manipule très bien les troupes et triche quand il faut ; Xavier parvient à manipuler un mutant avec ses grands idéaux ; bref, c’est ce que je veux voir ! Il y a davantage de développement des personnages et des retours de thématiques ou de lieux qui fonctionnent très bien. Cela m’a même donné envie de revoir certains anciens épisodes. Xavier et Bishop ne sont pas des plus malins à manipuler Nur pour l’emmener finalement face à son destin, mais le twist est bien construit et mène, comme souvent, à une bonne scène d’action et de destruction. C’est parfois forcé dans ce dessin animé et on le sait, mais quand l’émotion suit, ça passe beaucoup mieux.
Le point fort de l’épisode réside vraiment dans l’émergence d’Apocalypse et le retour en force de Magneto. C’est très classique, mais ça accule nos héros comme il faut, en forçant comme toujours les grands discours philosophiques et politiques à la X-Men. Après, ce n’est pas le retour en 1997 que j’attendais dans l’épisode précédent, mais je suppose que ça prouve une fois de plus qu’une bonne histoire, ce n’est pas seulement nous donner ce qu’on veut voir, c’est aussi nous montrer ce dont on ne savait pas avoir besoin. Et bien sûr, le cliffhanger final est excellent. La mort d’un personnage aussi iconique ne peut que fonctionner, surtout avec ce silence violent. Bonne surprise aussi de voir la scène post-générique introduire l’épisode suivant en donnant juste assez de hype avant une semaine de pause.
Je n’aime pas tellement Wolverine, alors il ne me manquait pas tant que ça, mais il faut bien reconnaître que ce qui me frustre cette saison, c’est que les X-Men sont éclatés et ne se retrouvent pas vraiment. Le générique vend une équipe qu’on ne retrouve presque jamais, et ce n’est pas la première fois que la série joue avec ça. Seulement, cette saison a trop de personnages pour trop peu d’épisodes. Morph revient ENFIN à l’écran et c’est un vrai plaisir, même si certaines de ses répliques paraissent parfois trop simples tant ses interactions avec Wolverine ou Dent-de-Sabre semblent s’écrire toutes seules.
L’équipe présentée autour de Wolverine fonctionne pourtant très bien, même si elle donne un peu l’impression d’avoir été créée pour optimiser un maximum de retours de personnages. Au moins, les scènes d’action ne semblent pas forcées du tout, et la paranoïa qui s’installe entre eux quand ils se soupçonnent d’être contaminés fonctionne très bien, surtout avec les trahisons inévitables qui vont avec. Bien sûr, j’ai ri de voir que même dans le dessin animé, ils trouvent le moyen de mettre Wolverine à moitié à poil, mais le fun disparaît en fin d’épisode quand Morph se retrouve triste face à ce que devient son pote. Pour autant, voir notre animal à griffes récupérer l’adamantium reste une suite logique. Je n’attendais pas autre chose de leur part !
Le retour en 1997 fait du bien. Voir Xavier utiliser la salle des dangers dès le début de l’épisode, c’est trop cool, surtout dans ce contexte. Il est en plein deuil, mais il reprend son rôle de professeur, et ça marche parce que c’est vraiment l’ADN du personnage. Storm directrice, flemme, par contre. Les simulations sont très efficaces et j’ai toujours adoré cette salle, alors la voir devenir un personnage à part entière, méchant qui plus est, à cause d’une erreur de Xavier, c’est un twist qui me plaît beaucoup. Là, pour la première fois depuis un moment, j’ai vraiment eu l’impression d’être devant un épisode de X-Men. Les punchlines constantes aident, évidemment.
Lorna est aussi un personnage qui me plaît de plus en plus, même si je crois qu’il faudrait que je revoie le dessin-animé de base, parce que j’ai vraiment oublié une grosse partie de son passé. La voir devenir prof par la force des choses, j’adore. On comprend bien son évolution, même si trente minutes, c’est court pour la rendre totalement naturelle. C’est un peu artificiel pour mener à l’union Xavier/Polaris, mais eh, ça marche.
X-Corp est aussi une bonne idée pour cette saison, même si ça fait beaucoup en peu d’épisodes. Et puis, j’ai vu le Watcher à Athènes ! Je ne sais pas si j’aime l’idée de relier X-Men ’97 à What If…?, mais le clin d’œil fonctionne à peu près autant que le cliffhanger. Trop, trop hâte de voir la suite, parce que GAMBIT is back !
S02E07 – Strange Land, Savage Heart – 18/20
Très content de voir Lorna, Malicia et Diablo dans la même équipe, parce que ce sont clairement mes préférés et que ça fonctionne très bien de les voir ensemble. Après plusieurs épisodes à éclater tout le monde dans tous les sens, ça fait du bien d’avoir une équipe qui me parle autant, avec des personnages que j’ai vraiment envie de suivre. Le développement familial autour de Diablo est hyper intéressant aussi : j’ai aimé le procès, les tensions qu’il fait remonter et la manière dont l’épisode creuse enfin quelque chose de plus intime chez lui, sans oublier l’action et les enjeux plus larges.
La trahison finale de son demi-frère fonctionne très bien, justement parce qu’elle permet d’arriver à une jolie conclusion : pas un mutant, mais bien le fils de ses parents. C’est simple, mais c’est beau, et ça donne à l’épisode une émotion qui m’a beaucoup plus convaincu que certaines bastons plus mécaniques des épisodes précédents. Il y a tout de même quelques raccourcis, notamment autour de la destruction de la tour, qui arrive un peu vite et se règle presque trop facilement. Et puis, c’est un peu lourd de refaire deux fois de suite le même cliffhanger, même si je comprends bien ce que la série cherche à provoquer. Mais l’ensemble reste très satisfaisant, avec une équipe que j’adore, un vrai cœur émotionnel et ce sentiment de voir enfin la saison utiliser ses personnages comme il faut.
Un épisode centré sur Malicia et Gambit ? Je dis oui ! La scène des retrouvailles tant attendue est exceptionnelle, autant dans le rêve du début d’épisode que dans la réalité. J’aime que cela permette aussi de donner brièvement un rôle de sauveur à Diablo avant qu’il ne soit embarqué à son tour par Apocalypse. Le trio de mes persos préférés se retrouve donc ensemble à devenir la menace à combattre, et c’est une excellente chose. En plus, l’épisode continue la romance Malicia/Gambit comme il faut : c’est excellent de la voir accepter la demande en mariage et le plan complètement fou de Gambit pour la rendre immortelle. Bien sûr, ça vaudrait 20/20 s’il n’y avait que ça. Malheureusement, j’ai décroché de toute la partie sur Candra et Rémy qui se constitue une armée. J’ai trouvé ça schématique, et on sait très bien qu’il n’y aura pas de vraies conséquences. Enfin, la conséquence, c’est tout de même que Malicia a désormais les pouvoirs de la gemme, ce qui n’est pas rien, d’accord mais… Je ne sais pas, je n’accroche pas plus que ça.
Tout ça ne doit pas non plus faire perdre de vue l’objectif des X-Men : sauver Rémy coûte que coûte. On retrouve ainsi les cartes habituelles, avec Xavier qui se lance dans un combat impossible et une énième scène dans la tête d’un mutant. J’aime bien ce que ça donne, même si c’est répétitif là aussi : Apocalypse veut absorber l’âme de Rémy et prendre possession de son corps, Xavier et Malicia s’unissent pour l’en empêcher, mais ce n’est que partie remise. Avant tout ça, la partie de poker des X-Men est une très bonne idée, et ce genre de scènes a beaucoup manqué sur ce début de saison. Il manque aussi un vrai moment où on les voit se retrouver et se raconter ce qu’ils ont vécu, parce que là, ça donne parfois l’impression d’un retour à la normale sans conséquence. Elles finissent par arriver, bien sûr, notamment avec l’arrivée de Nathan à l’Institut, qui dessine le désaccord évident de l’épisode final : les X-Men veulent sauver Rémy, les X-Force veulent le tuer, car Apocalypse vit désormais en lui. Bien évidemment, Jubilé et Sunspot changent aussitôt d’équipe et ça me va très bien. Le débarquement de X-Factor pour s’allier aux X-Force, un peu moins.
En gros, c’était un bon épisode, mais avec des scènes assez inégales : parfois, j’étais à fond, parfois, je décrochais totalement sans trop savoir pourquoi ça devenait soudain beaucoup moins intéressant. Je crois qu’ils n’arrivent pas à gérer l’ensemble des personnages : ils sont trop nombreux, il y a peu d’épisodes, ça ne permet plus la cohésion d’équipe et ça ressemble trop à des oppositions factices juste pour le bien du scénar.
C’est déjà l’épisode final ! Tout tourne autour de Gambit, possédé par Apocalypse. Est-ce que ce dernier arrivera à l’effacer complètement ? Est-ce que Malicia et Xavier parviendront à sauver Rémy ? Est-ce que Nathan le tuera avant ? Beaucoup de questions ouvrent ce début d’épisode, et c’est une bonne chose. La piste côté X-Men est d’aller dans le vaisseau d’Apocalypse, cinq mille ans après la dernière visite de Malicia, pour le réactiver et obtenir des réponses. Ce sont le Fauve et Diablo qui accompagnent Malicia dans cette mission, et c’est une équipe que j’aime beaucoup. Malicia prend plein de risques pour sauver son mec, bien sûr, et refuse d’entendre qu’il doit mourir. Elle fait bien : elle finit par obtenir une solution que je déteste. Pour sauver Rémy, elle doit se sacrifier et accepter de mourir. Je refuse cette idée, mais l’avantage, c’est qu’elle a désormais les pouvoirs de la gemme. Peut-être qu’elle peut donc survivre aussi.
Pendant ce temps, X-Factor, menée par Dr Cooper, débarque au-dessus de X-Corp pour s’en prendre à Gambit. Xavier essaie de protéger Rémy, bien sûr, et ça mène tout de suite à une grosse bataille. Cable, les Sentinelles et les vaisseaux de Cooper s’en prennent à X-Corp, où se trouvent Xavier, Jean, Scott, Polaris et les autres. Les X-Men sont enfin une équipe que je kiffe vraiment, mais on ne les voit pas assez. Les scénaristes préfèrent encore se concentrer sur un combat entre Nathan, Jean et Scott. Wolverine a aussi ses moments de gloire, toujours en équipe avec Morph. J’ai trouvé que ce combat divisé en plein de petits duos ou trios était très sympathique à suivre, mais également très schématique. C’est le problème que j’ai eu toute la saison : on passe d’une étape à l’autre parce qu’il le faut, sans que cela semble vraiment organique ou logique dans l’écriture. Chaque fois, on se concentre sur un ou deux persos et ça fonctionne, mais l’ensemble tient moins bien.
J’ai kiffé voir Gambit à nouveau sur ses pieds, surtout qu’il sauve Polaris avec une aisance redoutable. Il fait bien : elle peut ensuite sauver un tas de gens de la destruction de la tour d’X-Corp, provoquée par Cable et Scott. Malheureusement, cela mène à une scène bien choquante où Nathan a la voie libre pour tuer Rémy. Il ne se défend même pas ? Un coup de feu et c’est réglé. Enfin, c’est ce que Nathan espère. En réalité, il fait juste de la merde : tuer Rémy est finalement ce qui permet à Apocalypse de prendre le contrôle total du corps de Gambit. Par chance, Malicia est sur le coup. Elle débarque et sauve la situation, parce qu’elle a les pouvoirs qu’il faut pour renvoyer Apocalypse définitivement. Ce faisant, elle sauve aussi la vie de Rémy, qu’elle peut enfin embrasser.
Les retrouvailles sont belles, et devraient être de courte durée. Les scénaristes me prennent alors de court : Diablo refuse de voir sa sœur mourir et décide de se sacrifier pour qu’elle puisse vivre heureuse en couple. Si c’est bien ce qu’il se passe, et si la paix semble être retrouvée à l’Institut, je dois bien avouer que c’est un twist que je n’ai pas vu venir. La mort de Diablo me fait encore plus chier que celle de Gambit. Il faut toujours qu’ils dégomment les X-Men que je préfère ? Trop triste. C’est cruel, mais ça fonctionne très bien, justement parce que cette saison a enfin réussi à me rappeler à quel point j’aimais Diablo.
Et comme si ça ne suffisait pas, les bâtards nous font ensuite un coup à la Marvel : il y a une scène dans le générique final. On y voit Mystique faire son grand retour ! Perdre Diablo pour récupérer Mystique ? Je les déteste !! Elle a désormais pour objectif de s’en prendre aux États-Unis et, pour ça, elle prend la place de Cooper. Allons bon. Ce final est donc à l’image de la saison : parfois trop mécanique, parfois trop dispersé, mais capable de scènes vraiment efficaces quand il se concentre sur les bons personnages. Je reste frustré par tout ce qu’on n’a pas eu le temps de développer, mais Gambit, Malicia et Diablo, c’est vraiment la série que je souhaiterais suivre.
La vérité, c’est que je n’ai pas l’impression d’avoir savouré à fond cette reprise comme il se doit. Le fait que la saison soit diffusée en plein été n’aide pas : je n’ai pas retrouver totalement le rituel du dimanche matin (rien qu’avec ce dernier épisode déjà). Et puis, surtout, cette saison 2 part dans tous les sens avec mille personnages, mille époques, mille équipes, mille enjeux. C’est très X-Men, évidemment, mais c’est aussi parfois le problème : à force de vouloir tout raconter, la série oublie un peu trop souvent de nous laisser profiter de son équipe.
Pourtant, quand ça fonctionne, ça fonctionne très fort. Dès que Malicia, Gambit, Diablo ou Lorna sont au centre de l’épisode, je suis à fond. On connaît mes préférés. Dès que la série retrouve la salle des dangers, les débats impossibles de Xavier, les dilemmes moraux de Magneto, les combats qui ressemblent à des doubles pages de comics et les punchlines lancées au milieu du chaos, je retrouve exactement ce que j’aime dans X-Men ’97. Il y a des épisodes où j’ai vraiment eu l’impression de regarder les X-Men que j’aime, avec ce mélange d’émotion, de politique, de mélodrame et de baston spectaculaire qui ne devrait pas marcher aussi bien, mais qui marche.
Le souci, c’est que la saison n’a pas toujours le temps de mériter ses meilleurs moments. Les personnages sont trop nombreux, les épisodes trop courts, les intrigues trop chargées. On passe souvent d’une étape à l’autre parce que le scénario en a besoin, pas parce que tout s’enchaîne naturellement. Cela donne une saison parfois frustrante, avec des pics excellents, mais aussi des passages où je décrochais complètement sans trop savoir pourquoi. C’est d’autant plus dommage que l’équipe finale, celle que la série finit par reformer, est exactement celle que j’aurais voulu voir davantage. Et franchement, après un final qui sacrifie Diablo pour faire revenir Mystique, je suis énervé, triste et déjà prêt à voir la suite. Les salauds savent exactement ce qu’ils font : vivement la saison 3 !un moment ou un autre de ça, j’imagine, je vais donc m’arrêter là pour X-Men ’97. Vivement la saison 2, j’ai beaucoup aimé cette année retrouver mon petit-déj du dimanche matin devant mes super-héros préférés !
Si je vous dis : coup de cœur, coup de mou, coup de poing, coup de blues, coup de vieux, coup de barre, coup de bol, coup de gueule, coup de tête, coup tordu, coup de pub et coup de grâce… vous vous en rappelez, vous ?
Cela fait un an ou deux que j’ai publié le dernier article « mes derniers coups de… » et en ce début de mois d’août, comme chaque année, je fais le point sur le blog, le temps que je ne trouve plus (et que je ne prends plus) pour écrire comme pour regarder mes séries. Forcément, ça me travaille et comme c’est un article qui plaisait à tout le monde à l’époque, ben… le revoilà.
Allez, trêve de blabla, à présent, je tente de vous parler sans spoiler et en coup de vent de mon dernier…
Coup de cœur : Je n’ai pas de série ou d’acteur en tête pour ce point (enfin si, mais ce ne serait pas bien original de parler de Tom Holland et du dernier Spiderman quoi), donc je vais déjà aller taper loin des sujets habituels du blog et parler… bouffe. J’ai découvert, au hasard d’un détour dans une roseraie (ouais, en plein mois d’août, pas ma meilleure idée, je sais), qu’il existait de la glace à la rose. C’est un goût que j’aime depuis la première fois que j’ai eu l’occasion d’en goûter, mais que je trouve souvent écoeurant ou trop fort. Ce n’est pas du tout le cas quand c’est en glace. Bref, une tuerie, je vous recommande si vous avez l’occasion un jour, même si ça ne se trouve pas facilement.
Coup de mou : Comme lors des derniers articles « coups », je pense vraiment que nous sommes dans un ventre mou interminable du côté des networks et de la production des séries. C’est paradoxal d’avoir autant de nouveautés et si peu de réussites, mais vraiment, l’âge d’or des séries manque. Ce n’est pas pour rien que la nostalgie fonctionne avec tant d’effets dans les rewatchs et les reboots !
Coup de poing : Je vais peut-être entrer un peu plus dans le vif du sujet et évoquer un de mes rares visionnages d u moment, à savoir X-Men 97. La saison 2 se termine mercredi et je devrais donc publier mon article dessus dans la foulée, mais en attendant, je savoure les combats qu’on y trouve dans chaque épisode. C’est bien LA qualité la plus évidente de cet animé : les dessins sont tops comme à l’époque et les combats une certitude chaque semaine.
Coup de blues : Est-ce que c’est trop simple de parler ici de Joshua Bassett ? Comme il a sorti une chanson qui s’appelle « Blue », probablement. Il a annoncé son prochain EP qui sortira vendredi prochain. Le coup de blues, c’est que ça ne m’a pas spécialement motivé. Autant je continue de saigner quotidiennement l’album d’Olivia Rodrigo, autant les sorties récentes de Joshua Bassett ne me plaisent plus autant que ses premiers titres. Sa voix reste dingue, mais pas fan de sa direction artistique – et de ses choix d’ordre plus privés, mais ça, il fait bien ce qu’il veut, vous me direz. En vrai, je dis tout ça, mais j’ai déjà beaucoup écouté la dernière sortie et j’attends quand même cet EP :
Coup de barre : Rien n’a changé depuis l’article 51, je n’arrive toujours pas à me décider à lancer des épi sodes. J’ai presque l’impression que c’est c e qui me motiv e à écrire ces articles, pour aller piocher dans plein d’autres suj ets ! Ce mois-ci, je peux accuser la canicule pour expliquer ma flemme. Vraiment, ça me fatigue : l’éco-anxiété est là, la météo est en train de nous rendre tous accro avec des prévisions qui changent toutes les trois ou quatre heures et la perspective d’une cinquième vague de chaleur en deux mois (sérieusement, y a vraiment eu des pauses entre ?) me terrasse d’avant. J’angoisse et je fatigue.
Coup de vieux : En préparant cet article, je me suis mis à relire les articles « coups de » et j’ai découvert qu’en fait le dernier datait de 2022. Quatre ans déjà ? Pire que tout : dedans, je parlais du renouvellement de Riverdale pour deux saisons supplémentaires. D’où ? Comment ? J’ai l’impression que la fin de Riverdale était il y a une éternité. Le temps passe et faut que j’arrête de m’étonner de me découvrir des cheveux blancs si je me mets à croire que quatre ans n’en font que deux ou si je me dis, comme Ryan Murphy, qu’un retour de Glee ne ferait peut-être pas de mal !
J’ai écrit « Riverdale », je me sens obligé de sortir ce gif pour les stats. Et c’est raccord avec le coup suivant, en quelque sorte :
Coup de bol : Je me plains de la chaleur, mais ce matin, j’ai eu l’occasion de faire un tour en forêt SOUS LA PLUIE. J’ai presque eu froid. J’ai savouré ce bonheur autant que ma glace à la rose, donc voilà, ça méritait de vous en parler, même si ça fait quand même deux coups juste pour vous parler de la météo. Arf. Les cheveux blancs, la météo, bientôt, je vais vous faire un article sur la morning routine en maison de retraite si je continue !
Coup de gueule : C’est totalement inutile comme coup de gueule car je sais que c’est nécessaire et que c’est pour le bien à long terme, mais sachez que j’en ai déjà marre des travaux du mois d’août. Voilà. Le plus impactant, c’est probablement ceux qui sont en cours sur le RER A depuis hier : ils m’empêchent d’aller à Disneyland parce que flemme de me rajouter, au mieux, 50 minutes de bus sur un trajet déjà long (encore à l’aller, pourquoi pas, mais au retour, eh !). Vous n’avez peut-être pas suivi, mais je passe ma vie là-bas désormais, c’est ma petite pause détente de la semaine, quoi. Bref, pas de détente au mois d’août, voilà, je vais me contenter de bosser (et c’est peut-être pas plus mal). Oui, je sais, je peux aussi rattraper mes séries, ça ne ferait pas de mal !
Comment j’imagine les personnes qui planifient les travaux.
Coup de tête : Je suis en train d’écrire un article « mes derniers coups » quatre ans après le dernier et même pas trois heures après m’être rappelé l’existence de cette série d’articles. Non, vraiment, le b log, nos interactions, mes articles quotidiens, tout ça me manque. J’espère qu’à vous aussi, au moins un peu. Au pire, j’écris tout ça dans le vent et tant pis.
Coup tordu : Et si on parlait séries un peu ? Cette semaine, il y a eu une annonce de casting pour la saison 2 de Heated Rivalry. Je me plains tout le temps des annonces de casting qui spoilent trop de choses et j’essaie généralement de passer à côté autant que possible, mais sur cette série, difficile de ne pas voir mes réseaux sociaux envahis… Surtout quand on annonce la présence de Charlie Gillespie, que j’avais déjà découvert dans l’excellente et partie trop tôt Julie and the phantoms. Bref. C’est tordu d’avoir l’impression d’être de retour en 2020 quand j’ouvre Insta et que j’ai Charlie partout dans mon feed. C’est tordu aussi que ça arrive une semaine après que sans crier gare une photo de lui à poil sous sa guitare se soit faufilée sur mon Twitter (vraiment, faut pas l’appeler « X » ce réseau social, vous imaginez comme cette phrase sonnerait encore plus mal ?). Et c’est tordu car ce n’est pas du tout comme ça que j’imaginais son personnage quand j’ai lu le bouquin. C’est pire encore pour Justice Smith, car vraiment, ce n’est pas du tout le Harris que j’imaginais. Comme j’aime les deux acteurs, je suis content quand même.
Coup de pub :Il y a quelques semaines, je vous parlais sur le blog de Bingeboxd. Aujourd’hui, je vais vous parler de Bingers. Le principe est toujours le même : trouver une application qui permette de remplacer TVtime ! Bingers est peut-être la promesse la plus convaincante pour l’instant : c’est le nouveau bébé du créateur de TVtime (qui était parti du projet il y a fort longtemps et n’a rien à voir avec sa fermeture) et on y retrouve la grande majorité de ce qui faisait le succès de l’application. Ils ont l’air dans l’équipe derrière l’application assez à l’écoute des retours d’utilisateurs pour l’instant, comme aux débuts de TVshowtime, alors profitez-en, même si…
Coup de grâce : … ma sauvegarde TVtime n’a pas fonctionné comme il fallait alors je m’étais rabattu sur une sauvegarde moins conséquente. Si elle a fonctionné sur Bingeboxd, ça n’a pas été le cas sur Bingers. Au départ, je voulais bidouiller les fichiers et tout pour tout récupérer comme personne ne me répondait du côté de Bingers. Finalement, j’ai ajouté Laura puis (surtout) Frankie et elles avaient déjà tellement de séries comme leurs sauvegardes fonctionnaient que… J’ai tout pillé. Merci les filles ! J’ai donc passé deux heures hier à ajouter des centaines d’épisodes (des milliers, même, gloups) sur l’application. Et je ne suis toujours pas au bout de mes peines, il m’en manque encore. On pourrait croire que c’est déjà un coup de grâce suffisant, mais sachez qu’il y a pire : ça m’a donné envie de faire plein de rewatchs de séries dont j’avais oublié l’existence… ou pourquoi pas de terminer toutes les saisons dans lesquels il me reste genre 4 à 10 épisodes à regarder ou, pire !, même de commencer d’autres énormes morceaux jamais vus. Bon, pas sûr de sauter le pas pour autant, mais rien que l’envie, ça me terrasse autant que la chaleur !
Bien sûr qu’Agents of S.H.I.E.L.D est en tête des séries que je veux prendre le temps de rewatch à un moment ou un autre. Les personnages comme Daisy (ou Margo de The Magicians) me manquent tellement !
Un autre coup de grâce terrible – ouais, je joue les prolongations avec cet article, parce que ça me manque d’écrire – cette semaine a été la sortie de l’album d’Ariana Grande. Musicalement, j’aime beaucoup et il y a de bonnes choses, mais le clip m’a tellement choqué, comme beaucoup. Cela me rend triste de ne pas la savoir mieux entourée et suivie, l’anorexie (et de manière général, tous les troubles alimentaires), c’est terrible. Je comprends qu’elle ne veuille pas de commentaire sur son poids et tout, mais ne rien dire, c’est quand mêm e être complice. Elle se détruit à petit feu et ça me rend triste.
Voilà, c’est tout. Difficile de conclure après ce paragraphe sans que ça ne sonne étrange, je sais, mais je vais le faire quand même, parce qu’il faut bien. Bon dimanche à tous, je vous souhaite de la fraîcheur dans vos vies et… à très vite.
Il y a neuf ans, presque jour pour jour, j’écrivais sur ce blog un article pour célébrer les dix ans de The Guild. J’y racontais déjà à quel point cette websérie avait compté pour moi : elle faisait partie des toutes premières que j’avais regardées, m’avait aidé à progresser en anglais et m’avait surtout fait découvrir une bande de personnages complètement dysfonctionnels dont je n’avais ensuite plus vraiment eu envie de me séparer.
À une époque où Youtube n’était pas encore devenu le monstre qu’il est aujourd’hui, cette websérie (créée, écrite, produite et interprétée par Felicia Day) a réussi à tenir six saisons entre 2007 et 2013, en gagnant peu à peu en moyens, mais sans jamais perdre son identité. La saison 6 avait été diffusée sur la chaîne Geek & Sundry à raison d’un épisode par semaine, exactement comme une série télévisée classique. Puis le dernier épisode était arrivé et… c’était terminé, sans crier gare. Aucun avertissement, aucune grande campagne autour de la fin, rien. Nous avions simplement découvert pendant l’épisode que nous faisions nos adieux à Codex, Zaboo, Vork, Clara, Tink et Bladezz. Autant dire que j’étais dévasté, ce que j’avais d’ailleurs déjà pris le temps de raconter dans mon article de 2017.
Ils sont vraiment tous de retour
Le retour de The Guild cette année est ainsi tout aussi inattendu que sa disparition. À l’approche des vingt ans de la série, qui seront célébrés en 2027, Felicia Day a décidé de réunir toute l’équipe pour un film intitulé The Guild: Ren Faire’d. Et non, je n’en ai pas Ren à Faire. Jeu de mot nul, je sais, mais j’en suis fier !
Après plusieurs mois de teasing, le Kickstarter a finalement été lancé le 20 juillet 2026. Pour le moment, nous ne savons pas encore grand-chose de l’intrigue. Le film se déroulera dans l’univers d’une fête médiévale populaire, où toute la Guilde devrait évidemment se retrouver costumée. C’est peu, mais honnêtement, il ne m’en faut pas beaucoup plus pour avoir envie de voir ce que ça va donner – est-ce que les enfants de Clara sont devenus des gamers en 20 ans ? Il y a des tas de théories excellentes sur le Discord de Felicia Day. Je ne voudrais pas être à sa place, elle doit avoir une pression de malade, en vrai !
Il y a au moins un truc sur lequel elle peut dormir sur ses deux oreilles (et nous avec) : le casting principal est bien de retour au complet. Felicia Day, Sandeep Parikh, Jeff Lewis, Robin Thorsen, Vincent Caso et Amy Okuda reprendront tous leurs rôles. Wil Wheaton et plusieurs autres visages connus de la série sont également annoncés, et plus il y aura d’argent, plus il y aura de caméos. Amy Okuda n’était pas présente dans la vidéo tournée spécialement pour le lancement du Kickstarter, ce qui aurait pu être inquiétant, mais sa participation au film est bien confirmée. Tout va bien dans le meilleur des mondes.
Enfin, tout va bien sauf pour mon compte bancaire, parce qu’évidemment que j’ai donné dès le lancement de la plateforme participative. C’était fou d’ailleurs de suivre la montée de la cagnotte, avec limite 1000 balles toutes les dix secondes. Il en reste une petite trace sur mon compte Twitter, mais wow, quelle soirée ce fut ! Dès que Felicia Day a commencé à évoquer sérieusement le projet, j’ai su que j’allais participer. Il n’existait absolument aucune version de cette histoire dans laquelle je laissais passer le retour de l’une de mes séries préférées sans contribuer à son financement – j’ai déjà donné à l’époque de Veronica Mars le regret d’arriver après la bataille. Et en plus, je peux recevoir quelques cadeaux en échange de mon don, je ne vais pas faire semblant de regretter.
Vu le contenu de mon panier, j’ai même plutôt l’impression d’avoir payé un prix raisonnable vis-à-vis des goodies prévus. Et si jamais le colis disparaît mystérieusement quelque part entre les États-Unis et la France, qu’une taxe de douane surgit sans prévenir ou que Chronopost décide de vivre sa propre quête secondaire comme il sait si bien le faire, je pourrai au moins récupérer le film en numérique. Coucou Chronopost, je t’adore (non, c’est faux, putain, t’as encore perdu un de mes colis cette semaine, c’est quand tu veux).
Un financement bouclé en quelques heures
Felicia Day demandait 1,5 million de dollars pour pouvoir lancer la production. C’est tout simplement énorme et la question était donc simple : vingt ans après le lancement de la série, restait-il suffisamment de fans prêts à payer pour retrouver la Guilde ? La réponse ne me surprend pas du tout : oui, évidemment.
L’objectif de 1,5 million de dollars a été dépassé le jour même du lancement. En moins d’une journée, la cagnotte avait franchi les 2,5 millions et, au moment où j’écris ces lignes, elle dépasse déjà les 2,6 millions de dollars avec encore environ un mois de campagne devant elle. Voilà, c’est facile. Record battu haut la main.
Il leur reste un peu de marge pour battre le film Veronica Mars. Le film tiré de la série de Rob Thomas avait récolté 5,7 millions de dollars auprès de près de 92 000 contributeurs en 2013. The Guild n’a pas encore dépassé cette somme finale. En revanche, son lancement a été encore plus rapide et a établi une nouvelle référence pour le démarrage d’un projet cinématographique sur la plateforme. Treize ans après Veronica Mars, une autre série culte vient prouver que les fans sont parfois plus efficaces que les studios pour ressusciter ce qu’ils aiment…
Bien sûr, le succès de cette première journée sur Kickstarter ne signifie pas que la cagnotte va maintenant s’arrêter. Felicia Day a déjà commencé à parler (cette nuit, pour nous) de nouveaux objectifs, de surprises supplémentaires et de cadeaux débloqués pour les contributeurs. Pendant le direct accompagnant le lancement, elle évoquait même ce qui pourrait arriver autour des trois millions, puis des quatre millions et demi.
Suck it, Hollywood
Ce retour est d’autant plus satisfaisant qu’il aurait très facilement pu prendre une direction beaucoup moins intéressante.
Felicia Day a révélé pendant le live accompagnant le lancement du projet qu’un producteur hollywoodien l’avait contactée au début de l’année 2025 pour lui proposer de relancer The Guild. Sur le papier, la nouvelle avait tout pour lui faire plaisir. Jusqu’au moment où elle a compris que le projet imaginé n’était pas une suite, ni même une réunion du casting original, mais un reboot avec des acteurs plus jeunes et une histoire adaptée aux gamers d’aujourd’hui.
Bah non, Hollywood, tu fais chier. Ce n’est pas ce que nous voulons voir. The Guild avait également rassemblé plus de 21 000 personnes abonnées à la page avant même le lancement de la campagne, ce qui en faisait l’un des projets cinématographiques les plus suivis de l’histoire de Kickstarter avant son ouverture. Là encore, ce n’est pas exactement le signe d’une série que tout le monde aurait oubliée. En revanche, personne n’attend une nouvelle Codex de vingt ans en train de découvrir Twitch et Discord. Ces outils sont désormais tellement installés dans la vie quotidienne qu’ils ne pourraient plus provoquer la même révolution narrative qu’en 2007, quand voir les personnages discuter derrière leurs webcams suffisait à donner à la série une forme presque expérimentale.
The Guild appartient à une époque très précise d’Internet, mais cela ne signifie pas que ses personnages doivent y rester enfermés. Ce qui est intéressant aujourd’hui, c’est justement de découvrir ce qu’ils sont devenus. Vork joue-t-il toujours autant ? Bladezz est-il toujours persuadé d’être le type le plus cool de la planète ? Sont-ils encore en contact au bout de vingt ans ? Moi, c’est terrifiant, mais je crois que je reste en contact avec ma guilde de l’époque, j’ai même fait des journées à Disneyland y a pas si longtemps avec des amies rencontrées sur internet. Et d’autres sont déjà prévu.
Bref, tout ça pour dire que Felicia Day a heureusement conservé les droits de la série. Elle pouvait donc refuser le reboot, reprendre son scénario et se tourner directement vers les fans sans avoir besoin d’obtenir la permission d’un studio. Dans la vidéo de présentation, elle résume d’ailleurs la situation avec beaucoup de délicatesse : « Suck it, suits. » Hollywood, j’espère que tu retiendras la leçon. Quand le public réclame le retour d’une série, ce n’est généralement pas pour retrouver le même titre collé sur des acteurs ayant la moitié de l’âge du casting original.
Vingt ans plus tard
Il faut évidemment reconnaître que les acteurs ont changé. Vingt ans ont passé, c’est terrible, ils ont vieilli. Nous aussi, malheureusement. Au-delà du coup de vieux collectif (Vincent Caso, tu prends cher), je suis surtout curieux de voir comment chacun retrouvera son personnage. Certains membres du casting ont continué à tourner régulièrement, d’autres se sont faits plus discrets, mais je n’ai pas beaucoup de doutes sur leur capacité à reformer immédiatement cette bande. La vidéo du Kickstarter suffit déjà à retrouver leurs dynamiques, leurs regards et cette impression qu’ils pourraient recommencer comme si le dernier épisode avait été diffusé la semaine dernière.
Je ne sais pas encore ce que donnera l’intrigue, ni si le passage à un long-métrage conviendra vraiment à une série qui reposait un temps sur de très courts épisodes. Je ne m’attends pas non plus forcément à ce que le film serve de tremplin à une nouvelle saison, à la Veronica Mars. Felicia Day présente avant tout le projet comme une célébration des vingt ans de The Guild, et un film nostalgique avec tout le casting me suffit déjà largement pour ça. J’ai tellement hâte’d, je leur souhaite de récolter plein de thunes encore, histoire d’avoir un film de la meilleure qualité possible et avec un maximum de retours et caméo. J’ai trop hâte.
Prochaine étape : Community ? Je ne perds pas espoir… mais un peu, quand même.