Scandal (S07)

Synopsis : Après une campagne présidentielle et des remous politiques sans précédent en saison 6, Olivia Pope a désormais les pleins pouvoirs sur les États-Unis, dans l’ombre de la présidente Mellie Grant, ayant pour vice-président un certain Cyrus Beene. Cela signifie qu’OPA a bien changé, car c’est désormais une Quinn enceinte qui dirige les opérations.

fin

Pour commencer, je suis surpris du renouvellement de Scandal pour cette dernière saison car je trouve que la fin de saison 6 aurait fait une très chouette fin de série. Pourtant, il faut bien m’y faire, de nouveaux épisodes sont commandés cette année et ce sont eux qui doivent marquer la fin de l’ère Olivia Pope.

J’ai échappé aux trailers, mais pas à l’ensemble de la promo, comme je le disais ce matin dans mon 500 mots du jour. Je suis curieux de voir quelle(s) intrigue(s) les scénaristes vont choisir pour boucler la série et comme il n’y a pas trente-six moyens de le savoir, je me lance immédiatement et sans plus de blabla dans le visionnage de cette septième et dernière saison de la série. Ici, mon avis sans spoiler ; si vous cliquez sur les titres des épisodes, mes critiques complètes.

Note moyenne de la saison : 14/20

S07E01 : Watch Me – 17/20
Ce début de saison nous rappelle brièvement le bourbier politique de l’an dernier pour réaffirmer la nécessité de l’existence d’Olivia Pope. J’ai beaucoup aimé et Scandal semble reparti sur de bonnes bases. Ce n’est pas la série aussi pleine de rebondissements qu’elle était il y a quelques années, mais cette dernière saison semble la mener paisiblement à une fin de vie réussie.
S07E02 : Pressing the Flesh – 16/20
Cette saison promettait de revenir aux sources de la série, et elle le fait. L’épisode possède moins de rythme que les débuts, certes, mais nous retrouvons enfin chaque personnage exploité à sa juste valeur, et ça fait du bien après tout ce temps à errer ces dernières années.
S07E03 : Day 101 – 06/20
Gros ennui devant cet épisode vu en deux fois sur quatre jours (!), titre mensonger car c’est finalement la seule journée qu’on ne voit pas, et approfondissement d’un personnage dont je n’ai rien à carrer… Clairement, un épisode que je préfère oublier, alors je ne sais pas quand je vais me décider à me replonger dedans pour en écrire la critique complète.
S07E04 : Lost Girls – 13/20
S’il n’était pas dur de faire mieux que la semaine précédente, l’épisode retombe largement dans les travers habituels de la série et tous les petits défauts qui ont fait que je m’en suis détaché peu à peu. Difficile donc d’être très positif, alors que les deux premiers épisodes avaient réussi à me faire changer d’avis.
S07E05 : Adventures in Babysitting – 14/20
Fitz n’a décidément rien compris et souhaite retrouver une Olivia qu’il reconnaît, la forçant à s’éloigner de nouveau de l’Olivia des débuts de la série. Dommage. Quand aux twists, la série n’arrive plus à me surprendre, tellement on finit par être rôdé avec eux…
S07E06 : Vampires & Bloodsuckers – 16/20
L’épisode commence assez mal mais retombe vite sur ses pieds, la grossesse de Katie Lowes étant très bien gérée par les scénaristes qui trouvent ainsi un moyen efficace et simple de dynamiser la série. Si Olivia s’est quelque peu perdue en route, la série retrouve son chemin vers un rythme réussi. C’est déjà ça !
S07E07 : Something Borrowed – 15/20
Difficile de noter sérieusement l’épisode quand les enjeux dramatiques proposés m’ont plus fait rire qu’autre chose et que je n’ai pas accroché au cliffhanger. La dernière saison devrait apporter de meilleures choses, tout de même. Ce n’est pas complétement mauvais, mais c’est bavard pour pas grand-chose…
S07E08 – Robin – 14/20
Difficile de ne pas spoiler après le cliffhanger de l’épisode précédent. Je dirais juste que cet épisode possède un problème d’écriture et n’a pas réussi à m’embarquer avec lui. Du coup, c’est dommage, je suis passé à côté ; mais heureusement, il était extrêmement bien interprété par tout le casting.
S07E09 – Good People – 09/20
J’ai voulu croire en cette dernière saison, mais elle atteint un stade où c’est tellement mal écrit que je crois qu’on se paye notre tête. Le casting fait ce qu’il peut et le fait bien, mais ça ne peut pas rattraper un scénario par moments incohérents et aussi prévisible que mal amené.
S07E10 – The People v. Olivia Pope – 13/20
Malheureusement, la série ne parvient plus à me surprendre et les twists sont prévisibles à des kilomètres. Cela n’aide pas à accrocher – mais je ne suis pas aidé non plus par des scènes tellement risibles qu’elles en deviennent gênantes (et oui, c’est pire que la semaine dernière). Heureusement, l’intrigue avance et ça, ça, c’est positif et ça laisse plein d’espoir. Vite qu’on en finisse !
S07E11 – Army of One – 16/20
Comme quoi, il ne faut jamais désespérer. La série reprend en vigueur pour conclure une grosse partie de ses intrigues en cours avant une pause de deux semaines et un crossover plus ou moins attendu. Au passage, elle réussit à me surprendre par un ou deux twists, même si j’ai vu arriver la fin. C’est tout de même mieux que la majorité des épisodes de cette saison, décidément très inégale.
S07E12 – Allow Me to Reintroduce Myself (1) – 16/20
Comme prévu, ce crossover fait énormément de bien à Scandal et peut être suivi par tout le monde. Franchement, à une scène (ou deux, allez) près, j’ai passé un vrai bon moment sans trop de yeux levés au ciel et de soupir devant la médiocrité atteinte par la série. Oh, bien sûr, on n’est toujours pas sur de l’excellent, mais l’arrivée d’Annalise Keating fait énormément de bien à la série qui avait besoin de ce nouveau souffle.
Crossover HTGAWM – S04E13 – Lahey v. Commonwealth of Pennsylvania (2) – 16/20
S07E13 – Air Force Two – 13/20
Voilà un épisode qui n’était pas super intéressant à voir mais dont la construction est un vrai cas d’école avec une écriture parfaitement maîtrisée. À défaut de m’intéresser sur le fond, Scandal parvient encore à m’intéresser sur la forme, et c’est toujours ça de pris, mais pour une dernière saison, j’atteins un niveau de « on s’en fout » vraiment dérangeant.
S07E14 – The List – 15/20
Sans surprise, la série aborde enfin la thématique du harcèlement sexuel et du #metoo, tentant de justifier ses errances passées (et ses réussites aussi, heureusement), mais en le faisant de manière par moment beaucoup trop grossière. En revanche, l’intrigue générale repart de plus belle : si elle va un peu vite en besogne, elle est engageante et pourrait sur un malentendu mener à un final réussi. Je croise les doigts !
S07E15 – The Noise – 15/20
Après sept saisons, les scénaristes ont du mal à surprendre dans une intrigue convenue, mais au moins, la série n’est plus aussi aberrante que plus tôt dans la saison. Elle est sur un chemin de rédemption qui la mène à son épisode final, et la dernière intrigue qui se profile est à la hauteur d’une conclusion de série… Toutefois, elle n’est pas à la hauteur de ce qu’a été cette série dans le passé. Mais bon.
S07E16 – People Like Me – 14/20
Un épisode très bavard qui avance pour mieux reculer et ne pas apporter de réponses satisfaisantes. J’aime cette dernière intrigue pour la série, mais elle pourrait être tellement mieux gérée que c’est frustrant. Et puis aussi, j’aurais aimé en revenir à de temps plus simples, évoqués dans cet épisode, où la série n’essayait pas de tenir un improbable fil rouge de complots politiques emboités les uns dans les autres. Une petite affaire de rien du tout pour conclure la série, ça aurait été sympa. Là, on continue de sous-exploiter certains persos et on tourne en rond. Dommage.
S07E17 – Standing in the Sun – 17/20
Quatre ans plus tard, la série se décide enfin à faire ce que j’attendais d’elle et je me sens presque récompensé de cette longue (et souvent douloureuse) attente. Cet épisode arrive beaucoup trop tard pour être vraiment crédible, mais il remonte une pente que je pensais que les scénaristes avaient choisi de contourner indéfiniment. J’ai eu quelques frissons devant l’épisode, c’est dire, et j’ai désormais l’espoir que la fin sera à la hauteur. C’est quitte ou double, ils ont de sacrés choix à faire et si je suis honnête, je ne sais pas trop comment ça va se terminer, ce qui me rend d’autant plus impatient d’être vendredi prochain !
S07E18 – Over a Cliff – 17/20
À coup de pirouettes plus ou moins improbables, la série parvient à proposer une vraie conclusion qui tient suffisamment pour donner le sentiment d’une fin définitive. Cet épisode chargé délivre énormément d’excellentes scènes en 45 minutes et prend enfin le temps de reconnaître les critiques qui sont adressées à la série depuis des années, pour mieux les balayer d’un revers de main et assumer ce que Scandal a toujours été. La toute fin réussit donc à se réconcilier avec moi-même si elle est loin d’être parfaite, et le tout se termine ainsi sur une bonne note. It’s handled.

> Rétrospective sur l’ensemble de la série.

Les binge-watchings entre amis

Salut les sériephiles,

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Si vous suivez mon #WESéries, vous avez pu voir qu’hier j’ai regardé l’ensemble de la première saison de 3% en compagnie de Laura. Si je ne suis pas prêt de mettre en page mon article sur la série vu tout ce que j’ai à faire, ça m’a au moins permis d’avancer d’une série dans mon challenge séries et de m’inspirer l’article du jour !

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C’est parti pour une liste des choses à faire quand on regarde une série en bonne compagnie (mais aussi en mauvaise compagnie, pour passer le temps). Personnellement, j’adore…

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  • Faire un jeu d’alcool : ça y est, je vais encore passer pour un alcoolique, mais à quelques exceptions près, j’ai vu tous les épisodes d’Orange is the new black en me buvant du rhum-coca. C’est la tradition avec ma meilleure amie et on s’éclate bien avec ça. On change les règles du jeu assez régulièrement et on le fait aussi devant des émissions bof (type The Voice) ou d’autres séries…
    Image result for the walking dead walkersJe ne vous explique pas la mi-saison 3 de The Walking Dead où l’on devait boire une gorgée à chaque zombie tué ! Vous devinerez ceux qui étaient morts et zombifiés à la fin de la soirée.

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  • Prendre un acteur/personnage en grippe : mon meilleur exemple, c’est Elsa dans Atypical. Insupportable, mais beaucoup trop drôle à critiquer avec Poluss.

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  • Passer une heure à théoriser après l’épisode : là encore, c’est surtout avec Poluss et nos visionnages d’Orphan Black. Nous n’avons vu que quelques épisodes ensemble, mais ça nous a occupé des dimanches entiers !

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  • Revoir une série… avec quelqu’un qui ne la connaît pas : ça m’est arrivé plusieurs fois, mais mes meilleurs exemples récents, ce sont deux soirées Buffy/Angel ! Tout savoir à l’avance et pouvoir observer les réactions de la personne, c’est génial ; surtout quand on est fan de la série. Ça m’est arrivé aussi pour Orphan Black, mais j’en parle dans le point suivant.

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  • Grignoter et se faire des festins entre amis : mon meilleur souvenir, c’est chez ma crapule où l’on avait eu droit à des légumes à grignoter pendant un marathon Orphan Black, suivi d’un hamburger maison (et d’une Piña Colada, mais je ne suis pas alcoolique, promis).
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    Elle me contrôôôôle et rythme mes paaaas, si elle me frôôôôle, oh non, (oh non) je ne réponds, réponds, réponds plus de moi. #JAssumePas
  • Se servir des sous-titres pour chanter : ça peut rapidement être chiant si vous ne le faites pas avec les bonnes personnes, mais c’est bien drôle de chercher des chansons en rapport avec la situation ou les sous-titres, surtout quand un « j’irai où tu iras » débarque au beau milieu d’un épisode. Ou un « tell me why ».
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    Dites à Laura qu’elle se plante, s’il vous plaît

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  • Trouver des ressemblances entre les acteurs : c’est fou comme parfois les ressemblances sont frappantes… et comme parfois, elles sont beaucoup trop personnelles. Ce n’est pas Laura qui dira le contraire après la journée d’hier (ce n’était ni un sosie de Chris Evans, ni un sosie d’Evan Peters, désolé) !

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  • Deviner les répliques des persos : et la palme du relou de service me revient, mais c’est un jeu que je fais aussi souvent en solo. Ce n’est pas très compliqué dans certaines scènes de deviner la phrase qui suit et ça peut vite être chiant, surtout quand la série n’est pas si bien écrite, coucou American Horror Story.

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Et vous, vous avez ce genre d’habitudes et traditions avec vos amis ?

 

Me, myself & I (S01)

Synopsis : Cette comédie examine la vie d’un homme sur une période de 50 ans et à travers trois périodes distincte de sa vie : son adolescence en 1991, sa quarantaine en 2017 et sa vieillesse en 2042.

Spoilers 1×04

Capture d'écran 2017-10-24 22.25.13.pngÉpisode 4 – Star Wars – 15/20
I am your father.

Je l’ai déjà dit avant et ailleurs, j’aime bien Star Wars sans être un grand fan, mais j’ai adoré la thématique de cet épisode qui ne parlait pas de Star Wars pour en parler lourdement, mais pour montrer Alex comme un grand fan. Et il n’est pas bien dur de se reconnaître là-dedans en tant que grand fan de séries. Comme d’habitude, l’épisode propose donc le fil directeur « Star Wars » sur les trois périodes chronologiques de la série.

À 14 ans, Alex est déjà fan de Star Wars et ça permet de bons gags, notamment avec une VHS effacée. Le vrai point d’intrigue est toutefois de montrer le rapprochement entre Alex et son beau-père. Il se rend avec son frère à une séance de cinéma nocturne où il n’avait pas le droit d’aller, parce qu’elle est nocturne en plein milieu de semaine. C’est tout prévisible, mais ça fonctionne bien, avec un beau-père qui finit par le couvrir pour gagner sa confiance.

À 40 ans, Alex fait le tri dans ses affaires et décide de montrer Star Wars à sa fille. Etonnamment, cette semaine, c’est à cette intrigue que j’ai le plus accroché. J’ai trouvé marrant sa réaction face à une Amy qui n’en a rien à faire de Star Wars et, pire !, qui l’a déjà vu avec son grand-père. Pourquoi pas. Il décide ainsi de se venger en gâchant un match de basket à son beau-père. Franchement, c’est dégueulasse de faire un truc pareil, je ne supporterai pas qu’on me fasse ça d’un épisode… et je sais que mon père ne supporterait que je lui fasse ça avec un match de foot. C’est un beau parallèle, n’est-ce pas ?

Finalement, Alex peut voir le premier Star Wars avec cette fille, mais celle-ci déteste évidemment. Il tourne cette page de sa vie et comprend que ce qui compte est le bonheur de sa fille. Le sujet ne pouvait être traité différemment, et c’est tant mieux.

À 60 ans, Alex a enfin l’opportunité de voyager dans l’espace. Allez pourquoi pas, c’est une évolution intéressante pour la société et ça permet le gag de l’annulation avec la pluie. Dur de penser qu’une petite journée de pluie suffit à stopper une navette spatiale, surtout quand on est soi-même à voir l’épisode dans un avion au beau milieu d’un nuage bien noir.

Il fallait bien ça pour justifier l’intrigue, même si je n’ai pas trop aimé. Alex finit par faire une croix sur son rêve car il a trouvé mieux à faire : il aide Eleanor à faire tourner son business car lui sait cuisiner, contrairement à elle. Mouais. Du coup, il préfère rester cuisiner gratuitement plutôt que d’aller dans l’espace. Oui, bien sûr, crédibilité quand tu nous tiens.

L’écriture était extrêmement prévisible du début à la fin et pas forcément très drôle… mais je me suis reconnu dans le personnage sur plein d’aspect, et notamment dans ses plus grands défauts, à tous les âges. Je ne sais pas si c’est très valorisant pour moi, tout ça.

Ci-dessous mon avis sur chacun des épisodes de la saison.

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Pour commencer, cette série ne m’aurait probablement pas attiré il y a quelques années, mais je suis retombé depuis dans la marmite des séries comiques et plus j’en vois, mieux je me porte. Si je ne suis pas fan des acteurs choisis qui ont apparemment déjà leur petite réputation, je débute cette série parce que j’ai bon espoir du côté de son synopsis.

En effet, les trois chronologies abordées ont tout pour plaire. Je suis impatient de revivre les années 90 par ce biais-là et l’humour a de quoi résonner d’une période à l’autre. Je ne doute pas que les scénaristes sauront jouer de la chronologie pour nous faire vivre une histoire complète et qui s’amuse de ses rebondissements et révélations au compte-goutte. En fait, cela me rappelle un peu ce qu’How I met your mother proposait avec sa structure en flashback et ses effets d’annonce dans le récit.

Autrement dit, je mets déjà cette comédie sur un piédestal, mais il reste à savoir si je fais bien de le faire…

L’avis sans spoiler : Ce pilot avait une bonne écriture, une excellente dynamique entre les personnages et les époques, ainsi qu’une rythmique bien montée. Le problème, c’est que tout était déjà dans la bande-annonce de deux minutes et, même si je ne l’ai pas revue depuis le mois de mai, je savais déjà 90% de ce qui allait se passer dans l’épisode. C’est toujours mon grand problème avec les pilots, de toute manière, surtout en comédie : les trailers sont même souvent plus drôles que le résultat final, parce que plus condensé. Par conséquent, il est un peu tôt pour juger, mais ça part bien en tout cas, sans être merveilleux non plus.

01Épisode 1 – Pilot – 16/20
Dude, your life is a mess.

La série débute sans perdre de temps par un gros plan sur son personnage principal qui nous raconte sa vie, à la manière d’un confessionnal de téléréalité. C’est surprenant et déroutant, mais pas autant que la plongée directe en 1991, lorsqu’Alex Riley avait quatorze ans et s’est retrouvé à devoir vivre avec son nouveau beau-père, et surtout le fils de celui-ci, Justin ; qu’il a détesté au premier coup d’œil car soutenant une équipe de basket différente.

En 2017, nous le retrouvons arriver chez lui en catastrophe après avoir oublié le repas de sa fille pour l’école sur la table de la cuisine. La catastrophe ? Une ambulance garée devant chez lui. Pas d’inquiétude, Sarah, sa femme, est simplement en train de le tromper avec un ambulancier.

Enfin, en 2042, il connaît le pire jour de sa vie lorsqu’il fait un arrêt cardiaque et pense mourir. Voilà, trois jours horribles dans la vie d’un homme ; c’était la bande-annonce et le plus intéressant peut commencer : l’histoire de comment il a reconstruit sa vie dans les trois cas.

En 1991, Alex s’ajuste à sa nouvelle vie avec son frère et son beau-père, s’avérant être un inventeur de génie. Il tombe instantanément amoureux de Nori. Justin fait tout ce qu’il peut pour que la vie de son « petit-frère » soit à la hauteur de ce qu’il espère pour lui. Aussi insupportable soit-il, je l’aime bien, le Justin et je me demande déjà ce qu’il est devenu par la suite.

Justin s’arrange donc pour qu’Alex danse avec Nori. Tout se passe à merveille, sauf qu’il lui donne un chewing-gum. Alex s’étouffe avec son chewing-gum et le recrache directement dans la bouche de Nori, obtenant aussitôt un surnom reluisant, « Chokey » (to choke voulant dire « suffoquer, s’étouffer »).

Par chance, son beau-père lui remonte le moral avec une métaphore de basketball. C’est mignon tout plein, mais le personnage enchaîne les références au basket et autant vous avouer que je vais vite être paumé ! Il est cool de les voir bien s’entendre, en tout cas. Il n’empêche qu’il se décide à éviter Nori désormais, tout mort de honte qu’il est. C’est complétement con, surtout qu’elle veut continuer à lui parler, mais bon.

En 2017, l’inventeur de génie galère comme jamais : il n’a aucune idée géniale, vit chez son meilleur ami Sam, car il n’a pas eu la maison dans le divorce, et ne voit Abby, sa fille, que quelques jours par semaine. Cela ne l’empêche pas d’avoir une relation au top avec elle. Enfin, ça, c’est la théorie. La pratique, c’est que Sarah déménage à San Francisco avec son futur mari, un chef cette fois.

Il essaye donc de reprendre sa vie en main et passe par toutes les étapes de base : la religion, le yoga, la drogue… sans grand succès. Il se rend donc auprès de son beau-père qui lui donne l’idée qui va relancer sa carrière : la cale-cric qu’il avait inventé pour éviter que la table de cuisine ne reste bancale. Mouais. Admettons, il y a des tas de carrières qui sont lancées à partir de rien après tout.

En 2042, Alex reprend le travail en annonçant sa démission. Cette fois, l’inventeur de génie a quand même réussi à monter son propre empire ; mais il décide de démissionner. Rapidement, Abby nous annonce que Justin est toujours en vie, du côté de Sacramento (oui, j’imaginais déjà le pire pour le personnage de Justin).

Sans s’y attendre, il retombe sur Nori, elle aussi célibataire, ça tombe bien. Du coup, l’épisode se termine sur un baiser entre eux parce que la philosophie de vie d’Alex est de continuer à tenter de marquer des paniers.

Comme je le disais dans l’avis sans spoiler, le trailer m’avait déjà raconté tout ce qu’il y avait à savoir de cet épisode, alors cela m’a un peu refroidi. J’ai du coup mis une meilleure note que ce que mon instinct disait de faire. Je suis curieux de voir comment ça va évoluer, mais c’est pour l’instant un bon feel-good sans prise de tête avec des personnages sympathiques. Il risque de lui manquer une bonne part de réalisme avec des coups durs en tout cas, car les trois pires journées de la vie d’Alex sont déjà là ; et il les vit plutôt bien et avec beaucoup d’humour. Le sujet se prêterait à quelques moments d’émotions, mais il faudra pour cela se tourner plutôt vers This is us qui a un postulat assez similaire quand on y réfléchit.

02.jpgÉpisode 2 – First Steps – 14/20
I could eat waffles for every meal.

L’introduction est longue et reprend l’ensemble du premier épisode pour s’assurer de ne perdre personne en cours de route. Ah les premières saisons !

Du côté de l’adolescence d’Alex, son « frère » continue de vouloir tout contrôler et le veut malade quand il sait qu’il ne peut déjeuner avec. En soi, ce n’est pas censé être un problème, mais même Eleanor paraît s’inquiéter pour lui, ce qui en dit long.

Justin décide de rater le début de son contrôle de maths pour s’assurer que son nouveau frère ne fasse pas n’importe quoi. Il l’oblige à s’asseoir contre un mur… ce qui fonctionne bien, car le lendemain, il mange sur la rampe de la cafétéria, le coin des cools. Le truc, c’est que Justin a payé pour cela.

Par conséquent, Alex se venge en emmenant les losers sur la rampe des gens cools. Le problème ? Il trébuche et tombe à la renverse, entraînant avec lui le reste des impopulaires, parmi lesquels se trouve bien sûr son futur meilleur ami. La révélation était sympathique, même si je l’ai vu venir en milieu d’épisode.

La quarantaine est définitivement la partie de l’épisode qui m’intéresse le moins encore cette semaine. Son meilleur ami le force à sortir pour rencontrer des gens et il finit par le faire lorsqu’il tombe sur Lauren, une divorcée qui mange des gaufres. Il s’en confie à sa fille, Amy, et part aussitôt en rencard. C’est le premier après six mois de divorce, et si tout se passe bien, il n’ose pas embrasser Lauren.

L’histoire s’arrête là pour eux deux, en tout cas pour cette semaine. Comme il n’a ni son adresse, ni son numéro, ça risque d’être compliqué, mais tout n’est pas perdu. En même temps, qui écrit sur la main de quelqu’un quand il y avait plein de serviettes dans le restaurant ? Et en admettant que c’était pour le côté romantique, pourquoi écrire dans la paume où ça a toutes les chances de disparaitre ? Stupide !

Et lors de la soixantaine d’Alex, il est l’heure du premier rencard avec Eleanor. Il est conseillé par Amy qui est pleine de bons conseils, mais comme il ne l’écoute pas, c’est la douche froide. Eleanor a en effet un petit-ami, peu sérieux.

Le lendemain, il reçoit un message d’Eleanor qui lui dit avoir parlé avec son mec. Il espère donc le meilleur pour sa relation avec elle… Pour mieux apprendre qu’elle est fiancée car son copain l’a demandé en mariage. C’est con, mais ça donne des perspectives pour la suite.

C’était un nouvel épisode sympathique, mais je dois avouer que je n’ai pas ri une fois. Je me laisse embarquer par l’histoire, mais c’est tout pour le moment. J’aime bien la manière de passer d’une chronologie à l’autre et je trouve que ça fonctionne bien, surtout que nous n’avons pas le temps de nous ennuyer avec environ sept minutes de chaque.

Capture d'écran 2017-10-12 16.25.16.pngÉpisode 3 – The Card – 15/20
And today, well today is my birthday.

C’est comme si la série avait lu le thème du TFSA de la semaine dernière et s’était décidé à nous narguer.

À 14 ans, Alex obtient une carte signée de Michael Jordan… et la donne à Eleanor. Plutôt que de la récupérer normalement, son frère lui conseille d’en faire une fausse et de l’échanger avec celle qu’il a donné à Eleanor. Oui, bien sûr, c’est tellement logique. Tout ce plan craint, mais ils parviennent à procéder à l’échange, ruinant au passage la réputation d’Alex. Quant à l’échange, ils ne sont même pas sûrs d’avoir la bonne carte, alors… C’était une bonne intrigue, avec quelques blagues sympathiques et réussies.

A 40 ans, Alex passe son anniversaire avec sa fille pour aller jouer à des attractions. Là-bas, il réussit à se faire inviter à un week-end mères/filles pour Abby, mais c’est tellement cher qu’il ne peut y aller. Par chance, il a une carte signée par Michael Jordan qu’il peut revendre. Il a donc récupéré la bonne carte et tout se passe à merveille : il réussit à faire plaisir à sa fille sans se ruiner plus que ça. En plus, cette fois, il avoue la vérité à son père, heureux de rendre sa petite-fille heureuse. Mouais, c’est une jolie histoire sur l’amour parental, mais ça ne me transcende pas plus que ça, j’avoue.

À 60 ans, Abby l’abandonne et il passe sa journée seul. Cela sent clairement l’anniversaire surprise en fin d’épisode, surtout quand tout le monde semble subitement oublier. Il y a quelques bons moments, notamment au fast-food où Eleanor ne travaille pas et où la technologie du futur continue d’être un moyen de se moquer du personnage. On découvre enfin ce qu’est devenu Justin : gouverneur. Et bah, c’est pas gagné quand on voit ce qu’il donne à 14 ans.

La fin d’épisode, comme prévu, voit Alex passer un bon anniversaire à toutes les époques, y compris pour la soixantaine où il est bien en compagnie d’Abby et Justin. Abby a d’ailleurs le cadeau parfait pour lui : la carte signée par Michael Jordan.

C’était un nouvel épisode sympathique, même s’il est peut-être un peu tôt pour déjà nous faire un épisode d’anniversaire. Je commence aussi à réfléchir sur le long terme et, clairement, ce n’est pas une si bonne idée de nous habituer à de tels liens entre les trois époques, parce que ça va vite être redondant et pas du tout crédible. Pour le moment, ça fonctionne bien, en tout cas, alors c’est plaisant à voir.

Capture d'écran 2017-10-24 22.25.13.pngÉpisode 4 – Star Wars – 15/20
I am your father.

Je l’ai déjà dit avant et ailleurs, j’aime bien Star Wars sans être un grand fan, mais j’ai adoré la thématique de cet épisode qui ne parlait pas de Star Wars pour en parler lourdement, mais pour montrer Alex comme un grand fan. Et il n’est pas bien dur de se reconnaître là-dedans en tant que grand fan de séries. Comme d’habitude, l’épisode propose donc le fil directeur « Star Wars » sur les trois périodes chronologiques de la série.

À 14 ans, Alex est déjà fan de Star Wars et ça permet de bons gags, notamment avec une VHS effacée. Le vrai point d’intrigue est toutefois de montrer le rapprochement entre Alex et son beau-père. Il se rend avec son frère à une séance de cinéma nocturne où il n’avait pas le droit d’aller, parce qu’elle est nocturne en plein milieu de semaine. C’est tout prévisible, mais ça fonctionne bien, avec un beau-père qui finit par le couvrir pour gagner sa confiance.

À 40 ans, Alex fait le tri dans ses affaires et décide de montrer Star Wars à sa fille. Etonnamment, cette semaine, c’est à cette intrigue que j’ai le plus accroché. J’ai trouvé marrant sa réaction face à une Amy qui n’en a rien à faire de Star Wars et, pire !, qui l’a déjà vu avec son grand-père. Pourquoi pas. Il décide ainsi de se venger en gâchant un match de basket à son beau-père. Franchement, c’est dégueulasse de faire un truc pareil, je ne supporterai pas qu’on me fasse ça d’un épisode… et je sais que mon père ne supporterait que je lui fasse ça avec un match de foot. C’est un beau parallèle, n’est-ce pas ?

Finalement, Alex peut voir le premier Star Wars avec cette fille, mais celle-ci déteste évidemment. Il tourne cette page de sa vie et comprend que ce qui compte est le bonheur de sa fille. Le sujet ne pouvait être traité différemment, et c’est tant mieux.

À 60 ans, Alex a enfin l’opportunité de voyager dans l’espace. Allez pourquoi pas, c’est une évolution intéressante pour la société et ça permet le gag de l’annulation avec la pluie. Dur de penser qu’une petite journée de pluie suffit à stopper une navette spatiale, surtout quand on est soi-même à voir l’épisode dans un avion au beau milieu d’un nuage bien noir.

Il fallait bien ça pour justifier l’intrigue, même si je n’ai pas trop aimé. Alex finit par faire une croix sur son rêve car il a trouvé mieux à faire : il aide Eleanor à faire tourner son business car lui sait cuisiner, contrairement à elle. Mouais. Du coup, il préfère rester cuisiner gratuitement plutôt que d’aller dans l’espace. Oui, bien sûr, crédibilité quand tu nous tiens.

L’écriture était extrêmement prévisible du début à la fin et pas forcément très drôle… mais je me suis reconnu dans le personnage sur plein d’aspect, et notamment dans ses plus grands défauts, à tous les âges. Je ne sais pas si c’est très valorisant pour moi, tout ça.

Le Whedongate

Salut les sériephiles !

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Toute personne qui suit un peu le blog ou qui en a lu l’À propos sait que je suis un fan du travail de Joss Whedon, de Buffy à Avengers, en passant par Dollhouse ou Dr Horrible Sing-Along Blog. J’en ai parlé plusieurs fois sur le blog et dans mes articles 500 mots.

Cela ne m’a jamais empêché d’être lucide sur les problèmes de ses projets, à commencer par le manque de représentation de personnages de couleur (il n’y en a pas dans Buffy, à l’exception de Kendra, on a connu mieux).

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Si j’adore son féminisme apparent et ses projets, il n’empêche pas moins que je n’ai jamais aimé la personne. Malgré une capacité à écrire des textes magnifiques, Joss Whedon m’est toujours apparu antipathique ; peut-être aussi parce que ses acteurs parlent de lui comme d’un maniaque et d’un perfectionniste. Ce sont deux défauts que j’ai aussi par moments, mais sur lesquels je travaille (et les articles 500 mots sont un sacré travail sur moi).

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Plus récemment encore, la victoire de Trump a révélé son (vrai) visage de type aigri et n’hésitant pas à être méchant/insultant. Autant je suis d’accord au niveau des idées et de sa campagne politique anti-Trump, autant il s’est transformé en caricature de vieil aigri et se victimisant sans cesse, attaquant sans raison à chaque tweet. Il faut savoir accepter la défaite et préparer la prochaine bataille, plutôt que de ruminer comme ça. Je l’ai viré de mes notifications (je n’en reste pas moins fan de son écriture… mais la saison 11 de Buffy en comics est naze).

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Il y a 2 jours, Kai Cole, l’ex-femme de Joss Whedon, a écrit un article dans lequel elle le dit « féministe hypocrite », prêchant des idées qu’il n’applique pas, révélant au passage qu’il avait eu une relation extra-conjugale sur le plateau de Buffy et qu’il n’hésitait pas à coucher avec ses actrices ou membres de l’équipe de production s’il en avait l’occasion, en plus de « relations émotionnelles ».

Au-delà du linge sale lavé en public reste la problématique de Joss Whedon qui a été glorifié pendant des années et qui s’avèrerait être un parfait connard anti-féministe. Je n’en suis pas surpris, surtout après le traitement de la grossesse de Charisma Carpenter dans Angel, mais c’est triste à (re)découvrir :

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Il faut voir à ne pas oublier que l’un des thèmes majeurs de son œuvre est tout de même la rédemption. Maintenant, on sait pourquoi ce besoin d’en parler. Si ses acteurs/collègues habituels n’ont pas pris la peine de répondre pour le moment, les conséquences sont à surveiller, y compris dans le monde des séries (il est co-producteur d’Agents of S.H.I.E.L.D avec son frère & sa belle-sœur, même s’il n’y fait plus grand-chose depuis… le 1er épisode).

Les fans n’ont pas attendu pour réagir et le site Whedonesque a fermé ses portes hier, me laissant orphelin d’un refuge où je trouvais toujours des news sur les acteurs/scénaristes/producteurs que j’adore et qui avaient travaillé avec Joss Whedon. Je fréquentais le site quotidiennement depuis 10 ans et je vous assure que c’est étrange de ne plus savoir où aller pour obtenir des informations.

Ce site me manque déjà & Joss Whedon est naze. Triste affaire.

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