Lucifer (S05)

Synopsis : Après une fin de saison 4 toute en action, cette saison 5 s’ouvre avec un grand problème à régler… En effet, Lucifer est désormais sur son trône en Enfer alors que les autres personnages de la série doivent à nouveau gérer leur vie sans lui. Et on sait que ce n’est pas toujours glorieux les enquêtes de Chloé sans Lucifer… Heureusement qu’elle peut compter sur Maze !

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410-3

Pour commencer, j’étais heureux de la manière dont la saison s’était terminée avec Lucifer sur son trône et toutes les intrigues à peu près terminées, à l’exception de celle d’Eve et Maze. Ce n’était peut-être qu’un détail pour vous, mais pour moi, ça voulait dire beaucoup et ça me suffit à être heureux de retrouver notre ange de l’Enfer pour une nouvelle saison, même si la diffusion sur Netflix est hyper étrange.

Annulée, renouvelée in extremis, re-annulée après une dernière saison qui est désormais l’avant-dernière avant même la diffusion coupée en deux parties, autant vous dire qu’il faut s’accrocher pour suivre les coulisses de cette série ! C’est un peu l’inverse avec l’intrigue de la série toujours bien calme et lente : la saison 4 s’était démarquée en étant plus courte mais en réussissant tout de même à avoir des épisodes gap-fillers.

Or, j’ai beau adorer les personnages de la série (enfin, certains, pas tous), je trouve qu’elle ne marche que moyennement sur le format procédural hyper prévisible. Elle est bien plus jouissive quand elle développe son fil rouge vers d’autres choses. La division en deux mi-saison me fait espérer qu’on aura peut-être un peu plus de fil rouge cette année, d’ailleurs.

Je ne pense pas tout voir d’un coup (encore que, sur un malentendu, on ne sait jamais avec moi), mais en tout cas, je voulais commencer cette partie de saison cette semaine, parce que c’est vrai que les personnages me manquent un peu. Il faut dire que j’ai écrit le résumé pour l’article de ce matin, hein !

Note moyenne de la saison : 15,5/20

Voir aussi : Le récap avant la saison 5 de Lucifer

S05E01 – Really Sad Devil Guy – 18/20
La série revient en grande forme, avec un épisode qui sait comment jouer avec ses personnages et son format. Ainsi, même si on est sur du procédural, on sent bien que l’essentiel est ailleurs et le twist apporté à la formule classique de la série fonctionne très bien. Les personnages sont attachants et le seul reproche à faire, c’est finalement une sous-intrigue qui se développe en parallèle des autres et qui paraît en trop. C’est d’autant plus visible qu’elle occupe les dix minutes en trop dans cet épisode de 50 minutes. Mais bon, on ne va pas rechigner à passer plus de temps avec eux.
S05E02 – Lucifer! Lucifer! Lucifer! – 17/20
Je dirais que j’aime davantage cette saison que les précédentes, malgré ses deux petits épisodes. Le rythme y est meilleur à l’échelle de la saison, parce qu’on sent que chaque épisode fait des pas de géant dans l’intrigue. Le seul problème, c’est qu’ils peuvent le faire avec du rab de quinze à vingt minutes sur le format habituel de ce genre de série… Or, ça se sent : l’enquête est interminable. Heureusement que les personnages et les relations évoluent également au passage. « Plus c’est long, plus c’est bon » est clairement un mensonge avec cette série !
S05E03 – Diablo ! – 17/20
On repart sur un épisode plus classique dans sa construction, avec des minutes supplémentaires consacrées à d’excellents moments méta (et comiques, en plus) et au fil rouge de la saison. Je suis content de voir que le parti pris est d’avancer désormais à chaque épisode dans la trame de la saison, même si ça doit parfois se faire de manière détachée. Par contre, je continue d’avoir l’impression de voir deux épisodes à chaque épisode. Ce n’est peut-être pas si mal cette répartition en deux moitiés de saison.

Voir aussi : Performance de la semaine – Tom Ellis

S05E04 – It Never Ends Well for the Chicken – 16/20
Il est toujours difficile de noter ce genre d’épisode, parce que je ne sais pas trop quoi en penser. C’est un épisode spécial qui est clairement hors fil rouge… Du coup, ça me passionne moins. D’un autre côté, ça me fait plaisir de voir la série renouer avec sa tradition des épisodes spéciaux malgré sa diffusion sur Netflix. En plus, c’était plutôt bien fichu avec quelques re-castings savoureux. Bref, je suis dans un entre-deux : c’est un bon épisode indépendant, avec quelques surprises au passage.
S05E05 – Detective Amenadiel – 18/20
C’est un excellent épisode qui propose des duos efficaces, même si parfois originaux, et qui fait avancer certaines intrigues qui n’en finissaient plus d’avancer. Je veux dire, on en arrive ENFIN à une scène attendue depuis plusieurs années, non ? L’anticipation est réelle pour certaines intrigues, d’autres nous surprennent totalement ; le casting gère tout ça à merveille. C’est une bonne saison, tout simplement.
S05E06 – BlueBallz – 15/20
Oh boy ! J’aurais envie de remonter la note pour les cinq ou dix dernières minutes d’épisode que j’ai vraiment bien aimé pour l’évolution qu’elles apportent à la série… mais je ne peux pas, tout simplement parce qu’avant ça on a eu trois quarts d’heure de lourdeur incroyable où j’ai bien cru que j’allais finir par prendre un personnage pour taper sur l’autre. Non, vraiment, la lourdeur de cet épisode, c’est trop pour moi et je n’ai pas accroché à « l’humour » proposé.
S05E07 – Our Mojo – 19/20
Tous les personnages servent à peu près à quelque chose, et même si l’évolution de la série est trop rapide pour certaines intrigues secondaires, on sent bien que la saison se dirige vers une mi-saison très réussie. D’ailleurs, cet épisode pourrait tout à fait servir de mi-saison lui-même, il a déjà tout ce qu’il faut. Avec un rythme d’écriture comme celui-ci, je suis honnêtement content de savoir qu’il y aura une saison 6, parce que la série s’adapte un peu mieux à son format netflix.
S05E08 – Spoiler Alert – 16/20
Si c’est un très bon épisode du point de vue de l’intrigue, il est malheureusement très, très prévisible et pas toujours bien joué. Ca manque de twists surprenants et réussis pour moi, à l’exception du cliffhanger me faisant peur pour la suite de la série. Je ne suis pas tout à fait convaincu par la direction que prend la série, surtout qu’il y aura une saison 6, mais bon, ça n’empêche pas cet épisode d’être une mi-saison solide proposant deux épisodes en un (avec une transition totalement flinguée et des grosses ficelles en veux-tu en voilà, par contre).
S05E09 – Family Dinner – 15/20
La reprise un an après est quelque peu compliquée pour être honnête. Contrairement à un début de saison, cet épisode ne fait pas d’effort pour réintroduire les personnages et les intrigues, pas plus qu’il ne donne de nouvelles pistes claires pour la mi-saison à venir. Résultat des courses, ça donne l’impression d’assister à un épisode comme un autre sans le petit sentiment d’excitation face aux nouvelles histoires que j’en attendais.
S05E10 – Bloody Celestial Karaoke Jam – 15/20
Autant j’aime les épisodes musicaux quand c’est bien fait, autant je peine à voir l’intérêt de certaines chansons dans cet épisode. On dirait plutôt que c’est là pour filer une chanson à tout le monde, et ça ruine même parfois les émotions. Après, le casting sait chanter, c’est clair. Du point de vue de l’intrigue, ce n’était pas obligatoire, l’épisode est beaucoup trop long à cause de ces chansons et l’ensemble un peu trop prévisible. J’avais peut-être trop d’espoir pour un musical dans cette série !étaient intéressantes. Concrètement, les sous-intrigues de l’épisode, réglées à la fin de celui-ci, étaient plus captivantes que celle servant de fil rouge à cette demi-saison. Le truc, c’est que je me rends compte que ça aussi, c’est souvent le cas. Bref, je suis là pour les personnages, pas pour l’histoire.étaient intéressantes. Concrètement, les sous-intrigues de l’épisode, réglées à la fin de celui-ci, étaient plus captivantes que celle servant de fil rouge à cette demi-saison. Le truc, c’est que je me rends compte que ça aussi, c’est souvent le cas. Bref, je suis là pour les personnages, pas pour l’histoire.étaient intéressantes. Concrètement, les sous-intrigues de l’épisode, réglées à la fin de celui-ci, étaient plus captivantes que celle servant de fil rouge à cette demi-saison. Le truc, c’est que je me rends compte que ça aussi, c’est souvent le cas. Bref, je suis là pour les personnages, pas pour l’histoire.
S05E11 – Resting Devil Face – 15/20
Je suis partagé par le visionnage de cet épisode. Bien sûr, l’enquête ne m’a pas fasciné, mais ça, c’est toujours le cas, mais j’ai trouvé que certaines évolutions de personnages étaient intéressantes. Concrètement, les sous-intrigues de l’épisode, réglées à la fin de celui-ci, étaient plus captivantes que celle servant de fil rouge à cette demi-saison. Le truc, c’est que je me rends compte que ça aussi, c’est souvent le cas. Bref, je suis là pour les personnages, pas pour l’histoire.
S05E12 – Daniel Espinoza: Naked and Afraid – 05/20
Il n’y a vraiment rien à sauver dans l’épisode et ce n’est vraiment pas faute d’avoir essayé de trouver. Il est tristement prévisible – et en même temps, pas assez, apparemment parce que la conclusion est encore plus décevante que ce que j’espérais. Franchement, ça n’avait aucun sens, c’était mauvais et même mal joué ? J’ai souvent eu du mal avec la série et particulièrement avec ce personnage, mais très honnêtement, là, ça m’a démangé de… zapper l’épisode ?
S05E13 – A Little Harmless Stalking – 15/20
Tout n’est pas perdu : les personnages sont insupportables hein, mais cet épisode avait du bon. Pour une fois, j’ai accroché à l’enquête et j’ai eu de bonnes surprises en cours de route. Ça me rassure pour la suite de la série – je sais qu’elle est finie, mais il me reste plus d’une dizaine d’épisodes à voir quand même, alors j’espère que j’ai de bons moments qui m’attendent encore !
S05E14 – Nothing Lasts Forever – 15/20
L’épisode est assez classique dans sa construction, avec une enquête aussi prévisible que prévu, mais il marque des points à mes yeux parce qu’il fait vraiment avancer les choses et justifie un peu mieux tout ce qu’on a dû endurer durant la mi-saison. Le plan est plus clair désormais, on sait vers quoi se dirige la fin de saison et les personnages continuent de grandir, au moins.
S05E15 – Is This Really How It’s Going to End ? – 17/20
Sérieusement ? Je ne m’attendais pas à ce que ce qu’il se passe dans cet épisode se passe dans cet épisode, plutôt dans le suivant. Je n’étais pas spoilé, mais je me doutais bien que l’on se dirigeait vers quelque chose comme ça. L’avantage, c’est que ça relance vraiment l’intérêt pour l’épisode final ; et que cet avant-dernier épisode est lourd de conséquences lui aussi. Mémorable – ce qui est loin d’être le cas de chaque épisode de cette saison.
S05E16 – A Chance at a Happy Ending – 18/20
Ben ma foi, à quoi bon faire une saison 6 après ce très bon épisode final, hein ? Bon d’accord certains personnages n’ont pas vraiment de conclusion, mais franchement, c’est assez épique comme épisode pour servir de conclusion à une série qui n’a pas toujours été exceptionnelle de toute manière. Cela aurait fait une bonne fin ouverte… Je suis curieux de voir ce que donnera la saison 6. Seulement, ce ne sera pas pour tout de suite : je préfère attendre un peu et marquer une vraie pause entre les saisons, même si Netflix n’a pas vraiment voulu le faire en les sortant si proches l’une de l’autre.

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The 100 – S07E12

Épisode 12 – The Stranger – 16/20
Je ne sais plus trop quoi penser à ce stade. L’avantage, c’est qu’il se passe toujours plein de choses dans chaque épisode, donc on n’a pas trop le temps de s’ennuyer et les intrigues bougent bien. L’inconvénient, c’est que tout ne me paraît pas limpide et cohérent dans les éléments mis en scène avec cet épisode. Il y a des décalages et des problèmes de plus en plus fréquents dans la construction de cette saison, et c’est dommage. Le tout recommence à faire la part belle à certains personnages, heureusement.

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Spoilers

It’s as ridiculous as the clothes you’re wearing.

La semaine est passée bien vite, mais c’est normal : j’ai vu cet épisode avec du retard la semaine dernière et j’étais en vacances. Malgré toute ma déception de l’épisode précédent qui a bousillé sept saisons de construction du personnage de Bellamy en 40 minutes, me revoilà devant la série pour assister à son retour auprès de Clarke et des autres. Concrètement, comme pour tout le reste de la saison, je regrette que les scénaristes passent les rebondissements et l’intrigue avant les personnages, alors qu’ils savaient faire mieux les saisons précédentes – et alors que c’est justement l’inverse qui fonctionne le mieux (l’évolution des personnages devrait permettre les rebondissements et l’intrigue).

L’épisode recommence à Sanctum avec Emori et Murphy forcés de s’agenouiller devant le nouveau Commander. Pourquoi pas ? Autant leur move de survivants n’est pas trop étonnant et fait plaisir à voir, autant découvrir qu’Indra est désormais parmi les hommes de Sheidheda, ça n’a aucun sens. Mais genre vraiment aucun. Qu’est-ce qu’elle fout encore en vie après tout ça ?

Bon, admettons, les scénaristes ne voulaient pas s’en débarrasser… Du côté des prisonniers un temps sous les ordres de Diyoza, pas de sacrifice à déplorer non plus. En revanche, du côté des enfants de Gabriel, j’ai le plaisir de vous annoncer le décès d’absolument tout le monde. Si je suis un peu triste pour Nelson qui a une fin bien jolie, j’aime ce move de la part des scénaristes. Il était temps de se débarrasser une fois pour toute de ce groupe qui empêchait la saison de tourner en rond, et j’aurais préféré que ça se fasse avant.

Nelson refuse de s’agenouiller et j’ai aimé le voir refuser jusqu’au bout, y compris lorsque tous ses hommes étaient morts. C’est dommage pour nos héros de perdre un allié, mais c’est bien pour la saison. Par contre, Sheidheda est sacrément débile. Tuer Nelson en premier lui aurait permis de récupérer des hommes, mais bon.

Il ne reste plus qu’à faire le ménage des nombreux cadavres pour constater que Madi et un certain nombre de Trikru ne sont toujours pas retrouvés. Ce n’est pas bien surprenant, contrairement aux actions d’Indra qui continue de bosser pour Sheidheda et à faire le ménage, en étant triste pour Nelson mais aussi en sauvant comme elle peut les survivants jouant les morts. Forcément.

Elle est un peu dépitée de voir Sheidheda continuer de poursuivre Madi pour la tuer, mais elle ne peut pas faire grand-chose pour autant, surtout qu’il a trouvé le carnet de dessin de Madi confirmant qu’elle a bien eu la Flamme.

Sans trop de surprise, il y a pas mal de dissidence dans les rangs de Sheidheda. Murphy s’arrange donc pour fournir des provisions aux réfugiés de Madi. Enfin, des provisions… Des médicaments, surtout, pas de bouffe. Il les convainc au passage de ne surtout pas s’agenouiller devant Sheidheda avant de passer un peu de bon temps avec Emori, le seul château dont il a besoin. Si c’est pas mignon, tout ça. Malheureusement, ils sont interrompus dans leur moment de folie au lit par Indra leur ramenant un jeune survivant des Enfants de Gabriel pour qu’ils le planquent. Que font Emori et Murphy ? Ils l’emmènent directement auprès de Madi.

Quelle bande de boulets ! Alors que tout le monde félicite Murphy de son action de résistance, moi je note surtout qu’il n’y a qu’un seul survivant et que ça pourrait tout à fait être un piège de Sheidheda. Ce n’est apparemment pas le cas cela dit, puisque le but est plutôt de nous montrer que Nikki suit Indra. La mise en scène fait que l’on s’en doutait fortement, mais je trouve gros la manière dont Nikki réussit à faire plier bien rapidement Murphy… Il la laisse entrer dans la planque, avant qu’Emori ne surgisse de nulle part pour assommer Nikki avant qu’elle ne fasse trop de dommage. Bon, en revanche, elle a eu le temps de voir Madi alors bon, c’est un échec.

Il reste alors à tenter de passer Nikki de leur côté, ce qui n’est pas facile. Murphy fait ce qu’il peut pour cela, expliquant que son mec s’est sacrifié pour elle, en toutes connaissances de cause à la fin, pour la sauver. Mouais. Il fait un bon travail d’acteur et j’ai tout simplement adoré la réaction de Murphy à la fin.

 

En parallèle de tout ça, Sheidheda parvient à réorganiser le palais à son goût. Ainsi, il a droit à un petit trône construit avec les crânes proprement nettoyés de toutes ses victimes, mais aussi à l’installation de la pierre d’anomalie dans la salle du trône. Oups. Et à défaut de savoir où est Gaia (qui d’autre l’a oubliée ?), il apprend la disparition de Nikki.

Cela n’est pas bien grave : Sheidheda a eu la bonne idée de faire suivre Nikki aussi. Oups. Si Nikki est plutôt bien gérée par Murphy et si Madi parvient à gérer le traumatisme de son pote qui a perdu ses parents la veille et son peuple le matin même grâce à un bon conseil d’Emori, le couple Memori est confronté ainsi à un énorme problème. Sheidheda connaît en effet leur planque, alors autant dire que c’est foutu pour eux…

Murphy décide de sortir de la planque pour tenter d’endormir les soupçons du Commander, tout en sachant qu’il se sacrifie. C’est l’un des rares personnages dont l’évolution reste vraiment cohérente et je comprends pourquoi les scénaristes ont tant insisté sur tous les compliments en début d’épisode, parce qu’au moins, il y a un personnage qu’ils ont réussi à sauver des dégâts de cette saison (avec peut-être Octavia et Diyoza, ma foi).

En tout cas, malgré l’avertissement inutile d’Indra, Murphy se retrouve prisonnier. Il ne doit la vie sauve qu’à un bluff (ou pas ?) d’Emori promettant de faire sauter le réacteur nucléaire s’il arrivait quoique ce soit à John. Certes. La situation n’est toutefois pas vraiment en la faveur d’Emori : ils n’ont pas de bouffe dans sa planque, hein, donc autant vous dire que Sheidheda n’a qu’à attendre qu’ils meurent de faim. Et c’est ce qu’il fait.

Du côté de Bardo, Bill découvre qu’il est de retour à la case départ. La trahison de Bellamy lui permet en effet de savoir que la flamme est détruite et qu’il ne pourra pas obtenir ce qu’il voulait depuis des années. Gabriel est en fâcheuse posture lui aussi : il s’est fait un nom parmi les disciples, mais en laissant se propager le mensonge servi par les souvenirs d’Octavia.

On retrouve ensuite Bellamy dans une tenue blanche particulièrement hideuse. Que Gabriel ose lui dire qu’il « look good » est le plus gros mensonge de la série, parce que pour le coup, le retrouver rasé de près, cheveux coupés, dans cette tenue, c’était ridicule. Un peu comme sa nouvelle position, cependant : il doit désormais convaincre Bill de laisser ses amis en vie malgré les mensonges qu’ils lui ont servi pendant un bon moment.

Ce n’est pas évident, ça. Pourtant, il y parvient, la série insistant au passage sur la honte ressentie par Bellamy de devoir tester Bill sur ses vraies intentions et le respect des traditions qu’il prône. Franchement… Je ne comprends pas ? Il a clairement pris la décision de suivre à fond Bill, pourquoi le tester désormais ? Quoiqu’il en soi, ça mène à la décision que Bellamy va aider Bill à retrouver les restes de la flamme, persuadé que la technologie de Bardo pourra possiblement la restaurer. J’ai comme un doute.

Ce nouveau plan en place permet à Bellamy d’avoir gain de cause : si Bill récupère la Flamme, la répare et obtient le code, alors il laissera la vie sauve à tous les amis de Bellamy. Ceux-ci sont nombreux… mais Bellamy commence en toute logique par Echo et Raven. Il leur annonce leur exécution à venir si elles ne l’aident pas à retrouver la Flamme, mais ça ne suffit pas trop à motiver Raven à trahir tous ses amis. Ben oui, Bellamy a disparu pendant quoi ? Trois mois ? Et il a totalement retourné sa veste. Tout le monde n’est pas aussi enclin que lui à changer de camp apparemment.

Ce n’est pas bien grave à ses yeux : Bellamy décide en effet de faire torturer Raven pour obtenir l’information qu’il désire. Persuadé qu’elle sait où est la Flamme, il l’envoie dans la machine où l’on peut observer ses souvenirs. Seulement voilà, c’est de la torture si elle résiste, et elle résiste évidemment.

Cela nous laisse le temps d’une magistrale confrontation entre Echo et Bellamy. Magistrale ? C’est surtout la performance d’Echo que je vais retenir de cette scène. Elle explique relativement calmement – vu la situation – à Bellamy tout ce qu’elle a traversé pour le retrouver et par amour pour lui, soulignant que de son côté, il semble surtout l’avoir oubliée. S’il dément, elle dit pourtant vrai, puisqu’il enchaîne en disant ensuite que la cause des disciples est plus grande que leur amour (et que la famille qu’ils forment avec Raven, donc). Et il dit ça calmement à une Echo au visage mutilé pour ne pas oublier qui elle est, tout de même.

C’est dingue comme je trouve toujours trop rapide la conversion de Bellamy. J’espère au moins qu’elle est totale et qu’ils n’en feront pas une deuxième Echo, parce que là, il va trop loin pour qu’un revirement de situation soit encore possible. Je suis bien triste pour Echo en tout cas, mais aussi pour mon ship Becho qui vient d’être enterré en une scène. Elle ne pourra jamais lui pardonner de manière crédible. Pas Echo. Bref, je suis dépité.

Pas autant qu’Hope ! Oui, elle est de retour, encore, pour être à peu près la seule à pleurer Diyoza dans la série, alors qu’elle est 100% responsable du sacrifice de sa mère. Hope a agit de manière impulsive et sans la moindre raison, se fiant juste à sa colère et sans penser au fait qu’elle n’avait pas spécialement de chance de survie elle-même si son plan allait au bout.

Les scénaristes profitent en tout cas de l’occasion pour la faire culpabiliser et pleurer toutes les larmes de son corps, dans une cellule qu’elle partage désormais avec Jordan. Honnêtement, tout ça n’a aucun sens. Les duos en cellule, je ne vois vraiment pas comment ils ont pu être constitués, c’est encore pire qu’il y a quelques épisodes avec les quatre futures guerrières de l’armée des disciples.

Après, ça permet de bonnes scènes, surtout quand on retrouve Clarke et Octavia ensemble, à parler du temps perdu pendant leur séparation. C’est sympathique de voir Octavia parler d’Hope et de sa croissance express qui en fait une cinglée comme elles. Forcément. Quand Bellamy vient les voir, on avance enfin dans cet épisode qui semble encore faire du surplace.

J’ai adoré le jeu d’Eliza Taylor dans cette scène, mais là encore, ça me donne l’impression que toutes les personnes face à Bellamy font un boulot de dingue, mais qu’il n’y arrive plus et ne croit pas lui-même à ce qu’il joue. Bon, je sais qu’en coulisse, il y a un fond de dépression pour l’acteur qui ne doit pas aider, mais tout de même… De toute manière, personne ne croit à l’intrigue qu’on lui donne à jouer, au point que les scénaristes se sentent forcés de nous faire des flashbacks de l’épisode de la semaine dernière pour nous réexpliquer avec lourdeur ce qu’il s’y est passé.

Oh, certes, sur le moment, j’étais trop crevé pour bien comprendre ce que je regardais, m’enfin, on avait compris que son temps dans la tempête et dans la caverne à retrouver sa môman l’avait fait changer de camp et croire à toutes les inepties de Bill, merci bien. Par contre, quand il raconte ça à Clarke et Octavia, les deux femmes lui font comprendre à quel point il est débile.

Oh, il a des arguments à peu près convaincants, mais qu’est-ce que j’ai eu un élan d’amour pour Clarke quand elle lui fait remarquer que se battre dans une dernière guerre pour devenir ensuite de la lumière est aussi ridicule que les vêtements qu’il porte. MERCI ! Et tout ça mène aussi au meilleur « go float yourself » de la série, alors ça fait beaucoup de bien.

Ben oui, bien sûr, Bellamy tente de convaincre Clarke et Octavia de lui venir en aide pour retrouver la Flamme, mais Clarke n’a pas l’intention de lui donner la moindre information sur celle-ci. Je ne m’attendais pas à autre chose, de toute manière.

Ah ben Octavia qui voulait retrouver son grand frère (devenu petit frère) elle est servie là ! la séparation Clarke/Bellamy fait de la peine à voir en revanche, surtout que Bellamy continue d’être manipulé à croire qu’il fait le plus grand bien possible. Il se retrouve ensuite dans la salle de torture de Clarke, à la voir souffrir pour ne pas donner l’information clé dont Bill a besoin.

Oh, elle se bat jusqu’à entendre que l’un de ses amis va être exécuté. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’elle passe un nouveau marché : la Flamme contre la libération de ses amis. Bill ne traîne pas à organiser tout ça, mais il le fait avec un nouveau coup de vipère, bien sûr. C’est sans la moindre surprise qu’il libère quasiment tout le monde, mais pas Raven.

En effet, il envoie sans hésiter nos héros ailleurs qu’à Sanctum et il garde Raven avec lui pour s’éviter un problème puisque Raven sait comment fonctionne la Pierre d’Anomalie. Clarke est mise face à ce nouvel échec prévisible de sa stratégie avec surprise, restant donc à Bardo avec un Bellamy qui n’était pas au courant (mais bon, c’était si évident), Gabriel définitivement du côté de Bardo (pourquoi, au juste ?) et Raven, toujours aussi peu ravie d’être là.

Et alors même que le décalage temporel ne devrait pas le permettre et que Bill manipule nos héroïnes au point où je ne comprends pas qu’elles puissent encore bosser pou lui, Clarke et Raven se téléportent donc avec la machine à Sanctum pour retrouver la Flamme. Se faisant, elles se jettent donc dans la gueule du loup, débarquant en pleine salle du trône de Sheidheda, où Murphy, prisonnier, jouait aux échecs avec lui. Non mais sérieusement.

Je n’en peux plus des décalages temporels dans cette série. Octavia est restée quarante jours qui ont duré quelques secondes à Sanctum en saison 6… Mais trois mois (allez, on va dire quatre car c’est flou) correspondent à une semaine complète (au bas mot) à Sanctum désormais ?? Et puis renvoyer Clarke et Raven sans la moindre force armée de Bardo n’a pas de sens, alors j’espère qu’elles sont accompagnées de gardes invisibles, parce que sinon, vraiment, Bill est débile.

> Saison 7

Vus cette semaine #33

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

Perry Mason – Chapter 8 – 15/20
Bon, ma foi, c’est une conclusion, mais c’est à l’image de la saison… Pas exactement ce que j’en attendais, avec des détours et avec des longueurs. Je pense que je viendrais quand même regarder la saison 2 parce que la conclusion propose de bonnes choses pour la suite. Pour autant, je peux déjà vous dire que la série ne va pas me manquer, du tout.

Jeudi

Agents of S.H.I.E.L.D – S07E12 – The End is at Hand – 18/20
L’épisode n’a pas pris la direction que j’en attendais, mais il fonctionne très bien pour mettre en place le tout dernier épisode de la série. Seulement voilà, il faut justement préparer le terrain et ça se sent : l’équipe derrière la série se permet un peu moins de liberté et de fun que d’habitude de manière à s’assurer que tout soit fait à temps. C’est heureusement le cas et c’est heureusement génial à suivre !
Agents of S.H.I.E.L.D – S07E13 – What We’re Fighting For – 19/20
Aaah. Pas 20 ? Il me manque un tout petit élément dans cet épisode pour atteindre le 20, mais en ce qui concerne les personnages ou les émotions, c’était tout simplement parfait. Il faut en revanche boucler sa ceinture avant de lancer l’épisode parce qu’il est extrêmement compact à encaisser et digérer, à la fois dans son intrigue et dans les émotions. Il ne pouvait en être autrement après sept ans de bons et loyaux services.
The 100 – S07E11 – Etherea – 14/20
J’ai beau avoir beaucoup de patience avec cette série que j’adore et avec cet épisode qui apporte enfin une réponse assez attendue depuis plusieurs épisodes, je ne peux pas prétendre que c’était satisfaisant. L’épisode était long, manquait malgré cela d’approfondissement et réussissait malgré tout à nous pondre une évolution de personnage trop rapide pour réussir à être crédible. Bref, je suis déçu, alors que la série avait toutes les cartes pour réussir cet épisode. C’est une constante au sein de cette saison, mais quel dommage purée…

Challenge Séries 2020

Teachers – S02E11 – Dosey Don’t – 17/20
Si je ne vous mens pas, j’avais déjà vu l’épisode en 2017, mais je ne l’avais jamais critiqué ici, alors bon. Bizarrement, je m’en souvenais beaucoup plus que je ne le croyais. Oh, cela ne m’a pas empêché d’être mort de rire avant la fin de ces 24 minutes, comme quoi, cette série est géniale. Ouh alors, c’est juste que je suis bon public avec ces actrices !
Teachers – S02E12 – Passive Eggressive – 15/20
C’est parti pour un épisode inédit à 100%… et c’est un peu décevant, honnêtement, parce que j’attendais un épisode super drôle et que sur trois intrigues, il n’y en a qu’une qui m’a vraiment amusé… même si d’autres me rappellent un peu trop mon métier !
Teachers – S02E13 – Dire Straights – 17/20
Je retrouve là la série que j’adorais avec trois intrigues sur l’addiction chez nos professeures (im)parfaites et vraiment énormément d’humour. C’est un véritable plaisir, tout simplement, et je ne peux pas en dire beaucoup plus sans spoiler. L’écriture de cette série est vraiment chouette et trouve toujours les meilleures idées pour faire ressortir l’humour de chaque situation.
Teachers – S02E14 – Nightmare on Fillmore Street – 18/20
Bien que beaucoup trop court, cet épisode est génialissime ! Je m’attendais à une parodie d’Elm Street, mais c’est juste un épisode d’Halloween parfait. J’ai beaucoup ri et ça m’a rappelé à quel point la série était un vrai coup de cœur : elle en profite pour faire une petite morale sur l’importance de la lecture, allez comprendre ! C’est tellement drôle.
Teachers – S02E15 – Hot Date – 19/20
Peut-être qu’il fallait juste que je me remette dans l’ambiance de la série, mais c’est à nouveau excellent avec cet épisode qui fait avancer certains fils rouges tout en proposant trois intrigues bourrées de blagues et de moments à faire rire encore et encore ! Concrètement, c’est un épisode que j’ai attendu pendant quatre ans, l’air de rien, alors je suis très heureux de voir que ça a avancé sans moi pendant que je regardais d’autres choses.
Teachers – S02E16 – Let It Flow – 16/20
Ce n’était pas le meilleur des épisodes et j’en suis un peu triste ; ils peuvent faire mieux que ça, surtout concernant la première intrigue de l’épisode. Je ne sais pas trop pourquoi ils ont tenté cette intrigue vraiment rétro par rapport à d’habitude. En plus, ça occupait mes deux personnages préférés sur une intrigue naze, donc forcément ça limite le potentiel de l’épisode.

> Vus en 2020 

The 100 – S07E11

Épisode 11 – Etherea – 14/20
J’ai beau avoir beaucoup de patience avec cette série que j’adore et avec cet épisode qui apporte enfin une réponse assez attendue depuis plusieurs épisodes, je ne peux pas prétendre que c’était satisfaisant. L’épisode était long, manquait malgré cela d’approfondissement et réussissait malgré tout à nous pondre une évolution de personnage trop rapide pour réussir à être crédible. Bref, je suis déçu, alors que la série avait toutes les cartes pour réussir cet épisode. C’est une constante au sein de cette saison, mais quel dommage purée…

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Spoilers

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I have a better idea : we survive, both of us.

Être en vacances n’est certainement pas une excuse pour ne pas regarder un nouvel épisode d’une de mes séries préférées, c’est donc parti pour la critique de cet épisode. En plus, le résumé est plus que clair : il va enfin être question de Bellamy, qui ne peut pas être mort, évidemment.

L’épisode repart sur Levitt, sacrément défiguré par sa torture. C’est le moment d’en apprendre un peu plus sur les conséquences de l’épisode précédent, avec le fait que Clarke permette à tout le monde de s’en sortir en étant la clé. Heureusement qu’Octavia n’a jamais vraiment dit la vérité. Levitt reprend ensuite la main sur l’interrogatoire d’un homme brisé par l’explosion ayant tué « Bellamy »… et il comprend aussitôt que notre héros n’est pas mort. Ben oui, du con, qu’est-ce que tu croyais au juste ?

D’accord, mais dans ce cas, où est Bellamy ? Ben ma foi, dans une forêt qui ressemble bien trop à celle de Sanctum à mon goût. Ou alors, à celle sur Terre. Il n’est pourtant ni à Sanctum, ni sur Terre, mais bien sur ce qui ressemble fort à une nouvelle planète, et pas seul, tant qu’à faire.

Son arrivée commence donc par un petit coup de poing, histoire que ce soit plus fun comme ça. La scène est assez violente, mais pas de quoi s’inquiéter. Evidemment que Bellamy s’en tire sans trop de dommage, et en laissant la vie sauve au disciple qui l’accompagne suite à l’explosion. Cet énième flashback nous fait découvrir une nouvelle planète avec des montagnes rocheuses à faire rougir les menhir d’Obelix. Bell met un certain temps à tenter de monter au sommet pour obtenir une meilleure vue, en vain.

Quand il revient sur ses pas, il découvre que le disciple qu’il a épargné s’en est sorti en vie. Bien. Il le retrouve alors dans une grotte, où le disciple tente encore et toujours de le tuer. À chacun sa vision de l’Enfer, j’imagine. Bellamy ne l’entend pas trop comme ça, cependant, et il arrive vite à convaincre le disciple que la meilleure chose à faire pour eux deux est de s’arranger pour travailler ensemble.

Cela fait du bien de retrouver Bellamy, mais c’est très cliché tout ça, puisqu’on le retrouve ensuite en train d’essayer de soigner le pauvre homme en blanc qu’il a blessé lui-même – et qui n’est plus si blanc tellement il est couvert de boue. Ses blessures sommairement soignées, l’épisode peut enfin avancer vers autre chose, avec une survie simplifiée sur cette planète ressemblant à la Terre. J’ai beau aimer Bellamy, je me suis retrouvé plus impatient qu’autre chose de voir comment ça allait avancer et où on irait. Du coup, quand Bell prend son temps à s’occuper de son blessé en lui partageant ses souvenirs de leçons de Pike, j’ai trouvé ça long…

Bellamy aussi trouve le temps long dans cet épisode, ce qui lui permet de trouver le temps de livre la Bible de notre Prophète préféré, le Berger de Bardo. Sa lecture est toutefois silencieuse, ce qui ne permet pas de savoir exactement ce qu’il en est. Oh, au réveil du disciple, il lui en parle, évidemment, mais ça ne nous apprend pas grand-chose : le Berger pense qu’une guerre finale permettra à la race humaine de mieux survivre et de s’en sortir.

Seulement voilà, Bellamy n’est pas d’accord du tout avec cette vision des choses. Le débat entre les deux hommes ne mène nulle part, mais le temps passe malgré tout avec ce débat. On avance rapidement dans l’épisode, l’homme étant progressivement soigné. Le problème, c’est qu’à cinq ou six épisodes de la fin, personne n’a envie de découvrir un nouveau personnage et que ce disciple n’a rien pour lui franchement. Il fait ainsi semblant de trahir Bellamy, juste pour le principe…

Bref, heureusement que le paysage de cette énième planète est aussi beau que répétitif, sinon, ce serait déprimant. En parlant de répétition, le duo se retrouve ensuite pris dans une tempête de neige, avec des orages, ce qui n’est pas sans rappeler cette espèce d’Antarctique avec bête gigantesque avalant nos héros de leur plein gré il y a quelques épisodes.

Le disciple passe son temps à essayer de convertir Bellamy en lui parlant du Berger, mais c’est en vain. Ils en viennent donc à se séparer, Bellamy préférant continuer son chemin, malgré la tempête, parce qu’il dit ne pas être effrayé. Les scénaristes en profitent pour jouer sur les émotions et nous faire croire qu’il pourrait mourir, alors qu’on sait bien que non.

Il est finalement sauvé in extremis par son nouvel ami, l’emmenant à nouveau dans une grotte. Appelons-la la planète des grottes, à force. Les deux hommes apprennent à se connaître toujours davantage et sont désormais quitte, mais Bell est plus intéressé par la grotte étrange que par son coéquipier. Dans la grotte, il trouve une étrange photo, mais aussi une source de chaleur mystérieuse et jaune, qui doit pas mal simplifier la vie au milieu d’une tempête de neige.

Le disciple avec lui est aussitôt convaincu qu’il s’agit de la cave permettant l’ascension vers autre chose et il se met donc à prier, persuadé que le Berger lui a toujours dit la vérité. Cette fois, j’ai baillé franchement, surtout que Bell se met à douter de la véracité des propos du Berger. Au secours, quoi. Et puis, cette source de chaleur mystérieuse est bien sympathique, mais elle ne permet pas de manger, hein.

Heureusement, Bellamy finit par parler davantage avec le disciple, histoire de comprendre que le Berger qu’admire tant son colocataire n’est jamais que Bill, un cinglé qu’il a eu l’occasion de prêcher dans le vain. C’est plutôt sympa, même si ça mène à une discussion sur un équivalent de la caverne de Platon, quoi, même si Bell est plutôt team St Thomas. Il est testé par le disciple voulant une preuve de la supériorité de Bell, dont il est lui-même persuadé. L’avantage, c’est que ça permet d’apprendre à mieux connaître Bell, notre héros se découvrant lui-même.

Et il reste tellement longtemps dans cette cave qu’il finit par bouffer des scorpions, sans réussir pour autant à compter les jours et en voyant sa barbe continuer de pousser. C’était sympathique, même si ça posait pas mal de questions aussi. Notons d’ailleurs que le Berger aurait supporté deux mois dans cette cave de l’ascension.

Dépité et accablé par l’ennui, Bellamy finit par accéder que l’homme lui montre ce qu’il sait faire pour lui permettre de découvrir sa religion. Tout ce qu’il fait, c’est de la méditation et quelques prières. C’est toutefois hyper efficace, contrairement à ce qu’il pensait, et ça permet à Bell de prendre contact avec… Bill. Chacun ses visions prophétiques.

Ce dernier lui apprend qu’il ne voit pas tout ce qu’il désire de voir et que la cave peut en révéler bien davantage que ce qu’il veut voir. Rapidement, elle mène donc à sa mère, Bill amenant Bellamy à celle-ci. Le message est alors que la lumière mènera Bellamy où il veut, et ça ne manque pas : quand il touche le centre de la vision, il parvient ainsi à sortir du labyrinthe. Comme si de rien n’était. Il n’en faut pas plus pour que Bell se convertisse à la religion de la secte, parce que pourquoi pas ? What the fuck, où est la construction du personnage ?

Il demande alors au Disciple d’avoir de la foi et de lui faire confiance, l’embarquant dans son aventure d’escalade, parce qu’à quoi bon contourner les obstacles après tout. Puisqu’il faut bien un peu de suspense dans l’épisode, le disciple a du mal à survivre et demande même à ce que Bell le tue. Celui-ci se refuse évidemment à tuer le prisonnier, pourtant toujours fidèle au Berger. Tout ceci est bien redondant tout de même.

À force de persévérance, Bellamy et le disciple parviennent tout de même à une dernière caverne, avec la fameuse pierre d’anomalie permettant de passer d’un monde à l’autre. Le disciple active aussitôt les coordonnées et tombe ensuite dans le vide, même si ça me semble être la pire idée du monde. Finalement, Bellamy et son nouvel ami sont contents d’arriver à Bardo et de rencontrer enfin leur sauveur. Ouep, il est aussitôt fan de notre méchant.

Ce n’est pas grave pour Bill : il sait exactement quoi faire pour ne plus paraître si méchant. Bellamy le vénère après tout ce qu’il s’est passé et après sa vision de Bill dans la cave plus tôt dans l’épisode. Ainsi quand il voit Bill il s’agenouille devant lui et accepte aussitôt d’être amené auprès d’Octavia, Echo et Clarke. Toutes les trois veulent se jeter sur lui, mais ce n’est pas si simple.

Les soldats veulent les empêcher de le faire. Clarke se permet toutefois de le faire, révélant à Bellamy, avant même de le retrouver pour de vrai que si on l’appelle la Clé, c’est parce que Bill pense encore qu’elle a la flamme en elle. Ni une, ni deux, Bellamy trahit Clarke et grille son seul avantage devant elle, devant Echo, devant Octavia, devant Gabriel (encore en train de manger) et le tout en appelant Bill « mon Berger ». Aha. J’ai bien ri de la tête de Clarke, ma foi ! Sinon, rien à taper de Diyoza dans cet épisode apparemment, Hope a disparu, on parle à peine d’Anders et Octavia a repris sa vie comme si de rien n’était. Les scénaristes oublient totalement qu’on est là pour les personnages, apparemment.

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