Films vus en 2020 #30

Salut les cinéphiles !

Ce matin, on se replonge une fois de plus dans le confinement, histoire de prendre conscience du retard qui s’est accumulé l’air de rien dans ces articles sur les films que je regardais. J’ai fait quelques pauses ensuite, mais je vais quand même avoir un écart de deux mois entre les films vus et les articles faisant sur le point… Ca commence à faire beaucoup ! Ce n’est pas pour autant que j’arrête complètement de voir des films, je m’y suis remis lundi, figurez-vous 😉

Je vous en parlerai dans deux mois, mais en attendant, on peut faire le point sur les films que j’ai pris le temps de regarder début mai :

Hunger” leaves horror movie fans begging for seconds – The ...

Hunger

J’aime les films d’horreur et le catalogue d’Amazon recèle de plein de pépites du genre et d’œuvres quasi-inconnues, je vais donc régulièrement en piocher un au hasard. Celui-ci m’a attiré avec son affiche et son concept de huis-clos, sachant que j’adore les huis-clos. On suit la vie d’un groupe de cinq personnes qui se réveillent enfermés dans un sous-sol, avec de l’eau pour survivre, mais uniquement de l’eau. Aucune nourriture n’est fournie et l’espoir de survie est ce qui fait tenir le groupe… jusqu’à ce que les premières disputes entre eux éclatent.

Clairement, ce film n’est pas grandiose et manque franchement de cohérence sur plein de points (sa scène finale n’a par exemple aucune crédibilité par rapport à ce qui a pu être dit avant ou simplement par rapport à la force physique qu’elle réclame, même en tenant compte de l’adrénaline). Cependant, je continue de penser que le concept d’origine est excellent. Certaines scènes valent le détour, l’histoire du cinglé qui les enferme se tient à peu près mais est très mal amenée, et d’autres passages ont au moins le mérite d’être marquants.

Finalement, c’est donc un divertissement, sans grand plus. Les performances d’acteurs ne sont pas excellentes, l’écriture ne l’est pas beaucoup plus. C’était bien.

Vertige - film 2009 - AlloCiné

Vertige (2009)

Un film d’horreur français ? Il n’y en a pas des masses et c’était peut-être bien mon premier. Là encore, on est sur un bon divertissement, mais pas sur le film du siècle, même si j’étais bien content de retrouver un acteur des Bleus, premiers pas dans la police. J’étais totalement passé à côté de ce film à l’époque… mais il faut dire que le photoshop de l’affiche n’inspire pas confiance.

Cette fois-ci, il est question de suivre un groupe d’amis fans d’escalade qui vont faire un tour en montagne sur une piste fortement déconseillée. En chemin, ils vont vivre quelques péripéties à base de pièges pour animaux et de déséquilibré cherchant à les tuer. Même si je suis un peu déçu de l’histoire de fond pas forcément aussi développé que ce que j’aurais voulu, j’ai passé un très bon moment devant ce slasher qui n’invente rien, mais réussit plutôt bien à faire monter la tension quand il le veut.

C’est prévisible, surtout à la toute fin, et ça m’a fait oublier que j’étais devant une production française. Ouais, je suis plein d’a priori, c’est comme ça. Dommage que ce genre de production ne soit pas plus régulièrement créée !

L'histoire du Palais Idéal de Ferdinand Cheval

L’incroyable histoire du facteur Cheval

Pour le coup, on est de nouveau devant un film français, mais cette fois, ce n’est pas du tout ma tasse de thé… Inspiré de l’histoire vraie d’un facteur qui a décidé de créer son propre palais à lui tout seul, pour sa fille, le film est très beau à voir et possède de jolis moments d’émotions. Par contre, c’est à peu près tout en ce qui me concerne, je n’ai pas accroché plus que ça.

Il y avait une prise de risque évidente à regarder ce film de toute manière, comme ce n’est pas mon genre de prédilection. Assez rapidement, je me suis retrouvé à préparer des cours devant, parce qu’il fallait bien les préparer. La vérité derrière le confinement (enfin, même hors confinement, j’aime créer un fond sonore, c’est comme ça). Sortez les mouchoirs si vous comptez suivre le film attentivement !

Les Traducteurs, le 29/01 au cinéma | Concours OCS

Les Traducteurs

Oh, un film français, ça faisait longtemps. Celui-ci on me l’avait conseillé à sa sortie cinéma mais je n’avais pas eu le temps de m’y rendre, alors bon, j’avoue, le streaming était tentant surtout après deux mois sans cinéma. Je n’ai pas regretté du tout ! On y suit l’histoire d’un groupe de traducteurs internationaux réunis dans un château français pour écrire les traductions d’un best-seller… mais tout ne se passera pas exactement comme prévu, malgré les sécurités mises en place pour les couper du monde et limiter les fuites.

Très franchement, ça aurait pu être un coup de cœur si la fin avait été un peu différente… Concrètement, là, j’ai adoré l’histoire et les différents rebondissements qui sont bien amenés, mais il y a un point du scénario qui me laisse perplexe parce que ça manque d’une explication logique à mon goût. Et c’est dommage vu l’intelligence et la logique de tout le reste du scénario.

Après, il n’y a pas à dire, le film claque complètement. Il est un peu écrit pour moi, aussi, avec une multitude de langues et des personnages qui sont inévitablement littéraires, enfermés dans un huis-clos qui nous demande d’être attentif et de mener l’enquête. Cela dit, le coup de « vous traduirez un chapitre par jour » n’a aucun sens du point de vue du travail de traduction… même si j’adorerais effectivement qu’on puisse proposer des sorties internationales de livre en plusieurs langues. C’est le rêve de tous les fans d’Harry Potter, non ? Dire que ça faisait treize ans hier que le tome 7 sortait en langue anglaise !

Bref, ce film est à voir, je vous le conseille fortement, il est génial !

Le Procès de Viviane Amsalem » : en Israël, le récit d'une séparation

Le Procès de Viviane Amsalem

Vous aurez compris que j’enchainais les films en français ces jours là et après le coup de cœur de La Séparation, c’était logique de tenter celui-ci ! Cette fois, il est vraiment question d’une séparation : Viviane demande le divorce à son mari qui le lui refuse catégoriquement, sauf que dans leur pays, ça part en procès qui se retourne à de nombreuses reprises contre Viviane, même si elle n’a rien fait.

C’est tout le problème, justement : elle ne fait plus rien pour son mariage, puisqu’elle n’en est pas heureuse et n’en veut plus. Le film a quelques moments d’anthologie vraiment drôles qui valent le détour, mais il n’est pas inoubliable non plus. Difficile de n’en dire que ça : il n’est pas drôle, ce film, au contraire, je dirais même qu’il est énervant, parce que c’est dingue de se dire que dans les années 2000, il y a encore tant de pays où la place de la femme est bafouée comme ça. Le film participe à un mouvement d’indignation autour de cette domination du patriarcat… et je l’approuve totalement !

Et maintenant on va où ?" : Nadine Labaki, une hirondelle ...

Et maintenant on va où ?

J’ai eu énormément de difficultés à entrer dans ce film qui met vraiment longtemps à en arriver à ce qu’il est supposé raconter et qu’il veut raconter. Pour ne pas trop en dire, on suit donc la vie d’un petit village, coupé du monde suite à l’effondrement d’un pont, où musulmans et catholiques cohabitent quasiment sans heurts dans un pays déchiré par une guerre de religion. La tension est palpable entre les hommes, alors que les femmes font ce qu’elles peuvent pour apaiser les situations problématiques.

Je trouve que le film est vraiment lent à en venir à son excellente idée racontée dès le synopsis… Sans cela, il aurait sûrement pu être un coup de cœur, parce que j’ai adoré la fin du film. Il faut juste quasiment une heure pour entrer dedans, ce qui est gênant, tout de même, mais une fois dedans, c’est savoureux à suivre. Le scénario est excellent du côté des répliques et, bien évidemment, des personnages féminins qui valent le détour.

Je ne m’attendais pas du tout à un film comique en le lançant, surtout après le film précédent qui était plus lourd, mais c’est pourtant le souvenir que j’en garde : j’ai souri pas mal de fois, j’ai eu l’occasion de rire, c’est une fin bien trouvée… Malgré tout mes moments de rire, ne me faites pas dire ce que je ne dis pas : il y a des moments dramatiques et poignants aussi et le propos en toile de fond est très sérieux.

C’est un film qui prône la tolérance, le vivre-ensemble et les messages de paix… Et c’est génial de voir que ça existe encore dans ce monde de films de brutes !

Faut-il vraiment tolérer le sexisme (et tout le reste) de Perry Mason ?

Salut les sériephiles,

ray collins Tumblr posts - Tumbral.com
/!\ Un mini spoiler sur la série d’origine et des spoilers sur les cinq premiers épisodes de la version HBO (2020).

Cela fait une bonne semaine que je vous en parle l’air de rien dans plusieurs articles, mais voilà, j’ai cet article qui me titille le petit doigt depuis tout ce temps alors il était temps de me poser pour l’écrire. À la question posée par le titre de cet article, la réponse est évidemment non, c’est indiscutable. Pourquoi la poser alors ? Parce que c’est ce qui semble être fait et c’est précisément ce qui m’énerve le plus avec la série. Celle-ci a d’autres défauts, notamment une tendance fâcheuse à la scène inutile et longue pour le plaisir de combler du temps, mais ce qui m’énerve le plus, c’est son côté rétro cherchant à légitimer des trucs qui ne devraient pas l’être en 2020 : racisme, homophobie et surtout patriarcat écrasant.

juin 2020 – Just One More Episode

C’est normal, c’est dans le passé.

L’argument est celui qui vient le plus spontanément à l’esprit : la série est un reboot d’une série datant de 1957 et son action se situe en 1932. Evidemment qu’on est confronté à du racisme, de l’homophobie et une place de la femme très, très bas sur l’échelle sociale, c’était le quotidien de l’époque et ce serait idiot de faire comme si ce n’était pas le cas. Là-dessus, je ne peux qu’approuver et aller dans le sens de légitimer ce qui est mis en scène… Sauf que ce n’est pas si simple, ni évident.

Patriarcat

OK, la série d’origine a pléthore de personnages masculins et le monde dans lequel évolue Perry Mason est particulièrement masculin. C’est évident. Seulement en 2020, cela ne semble pas compliqué d’injecter de nouvelles scènes avec plus de femmes. La série se borne à montrer des tas de scènes avec au moins cinq hommes blancs de plus de 50 ans à l’écran. C’est assez hallucinant. Des scènes entre secrétaires, des témoins féminins, des croyantes religieuses… Les occasions ne manqueraient pas en les cherchant un peu plus. Ne pas le faire, c’est au mieux de la paresse, au pire… ben c’est juste être rétrograde et s’enfermer dans le passé, en s’en justifiant par le reboot d’une série du passé.

Plus la série avance, plus les personnages féminins commencent à gagner de l’importance et passent un peu plus le Bechdel Test (et encore, c’est vraiment de justesse), mais pour l’instant, on dirait vraiment que la série tente de nous justifier ce qu’elle propose par le contexte historique. Or, ça ne saurait être suffisant.

Voir aussi : Ce que c’est que le Bechdel Test

perry mason | Explore Tumblr Posts and Blogs | Tumgir
L’excuse des scénaristes, probablement. 

« Regardez, on fait les choses bien ».

Un autre aspect dérangeant devant la série et cette impression que la série veut cocher un bingo diversité et minorité, quitte à bâcler les choses et tomber encore plus dans les clichés. Ainsi, j’aime beaucoup le personnage de Drake, un policier noir très bien introduit dans la série… mais finalement, il est introduit uniquement pour poser des questions par rapport au racisme ambiant de l’époque et pour combler le temps avec une sous-intrigue qui ne fera rien avancer. C’est très frustrant : le personnage est sous-exploité et réduit quasiment uniquement à sa position de noir dans la société (certes, il y a aussi le personnage de sa femme… mais de quoi parlent-ils tout le temps ? Bingo, des problèmes de Drake avec sa hiérarchie raciste et de la manière dont il faut se comporter face à des situations racistes).

HBO's Perry Mason Tweaks the Past to Build a More Exciting Future ...
Je fondais tellement d’espoir sur ce personnage que je suis déçu de son traitement, inévitablement.

Difficile de ne pas évoquer aussi le cas de Della. Vous vous souvenez de ce que je dis du patriarcat plus haut et des scènes pleines de mâles blancs en mal de jeunesse ? Eh bien, Della, c’est tout l’opposé. C’est une femme de moins de 50 ans, qui gère tout toute seule sans obtenir de vraie reconnaissance de son statut (son boss l’aime bien, mais elle est quand même là pour répondre au téléphone, mince pourquoi essaie-t-elle tant de communiquer ses bonnes idées ?). Une femme forte dans une société où le patriarcat est roi ? Une femme qui porte tout sur ses épaules et qui est en plus capable de faire du bon travail ? « Eh, faisons-en une lesbienne » ce sont dit les scénaristes…

Oui, re-bingo du « regardez on fait les choses bien », Della, personnage qui flirte avec Perry dans la série d’origine, devient lesbienne pour les besoins de ce reboot. Difficile de faire plus cliché : une femme forte et capable de faire tout ça ne peut qu’être lesbienne aux yeux des scénaristes apparemment, parce que bon, ce n’est pas comme si une femme pouvait être tout ça tout en restant hétérosexuelle, hein ? Ugh. Puis, si vous pensez que je vais vous épargner la raison de cette homosexualité, vous vous trompez, il me reste mon dernier point !

Perry Mason' Season 1, Episode 2: In the Trenches - The New York Times
Oui, il y a de quoi être en deuil, effectivement.

Male Gaze

Et enfin, le truc le plus dérangeant dans la série ? Elle tombe dans tous les clichés possibles concernant le male gaze, et c’est probablement ce qui m’a le plus perturbé pour une série sortant en 2020. Pour rappel, le male gaze, c’est la tendance d’une production à avoir un point de vue exclusivement masculin et hétérosexuel de la nudité/sexualité. Je simplifie beaucoup une notion complexe pour le bien de la brièveté de l’article, mais vous avez l’idée.

La nudité dans la série ? S’il s’agit de voir une femme nue, vous pouvez être sûr qu’on verra en détail ses seins au moins et qu’on fera tout pour la sexualiser à fond. Il faut que la nudité féminine fasse naître le désir, et ça se voit dès le pilote de la série et dans une majorité d’épisodes depuis. C’est un festival de poitrines… Sauf quand il s’agit de Della au lit avec sa copine.

HBO's 'Perry Mason' Cast In Real Life: Which Characters Are Based ...

Ben oui, quitte à tomber dans les clichés, Della, le personnage féminin principal (ça se discute comme il y a aussi Alice, mais ne nous leurrons pas) se retrouve à se dénuder dans une scène… mais on ne verra rien d’autre que la caméra s’attardant longuement sur ses jambes et sur le retrait de ses vêtements. Concrètement, c’est pour nous dire que c’est ce que regarde sa copine, alors c’est du male gaze déguisé, mais c’est tellement typique de ce genre de séries rétro… Autant début 2000, ça m’aurait paru bien normal, autant merde, vingt ans après, ça commence à être grossier comme artifice.

Ainsi donc, la seule raison de l’homosexualité de Della semble être d’ajouter cette scène où les deux femmes finissent au lit, mais sans être sexualisées non plus. Il ne faudrait pas trop choquer l’audience avec de la nudité et du sexe lesbien, par contre enchaîner sur du sexe hétéro où on ne voit rien de Matthew Rhys (non pas que ça m’intéresserait de voir ça, merci bien) mais tout de la poitrine de sa partenaire, ça oui. Bref, Della est lesbienne, et tant mieux, mais ça paraît juste être un appel du pied pour qu’on félicite la production de « moderniser » la série avec ce genre d’intrigue auxquelles on ne donne finalement aucun poids ou intérêt particulier.

Perry Mason: Chris Chalk, Juliet Rylance and Susan Downey on TV ...
Elle est bien plus intéressante que sa seule sexualité, heureusement, et elle est autrement un personnage bien écrit et construit. C’est juste dommage de tomber dans un tel cliché qui ne véhicule pas la meilleure des idées, surtout quand on voit que c’est juste pour faire parler d’eux grâce au changement par rapport à la série d’origine.

Les fans les plus attentifs me diront à présent que j’exagère sur le male gaze parce qu’il y aussi plein de nu masculin, et même quelques scènes de nu intégral pour plusieurs acteurs, seulement vous remarquerez que là, il n’est plus question d’érotiser la nudité. Dans le pilote, on a une scène qui a pour vocation d’être comique en s’appuyant sur un ressort de nudité couplé à de la grossophobie (tant qu’à faire), alors que par la suite, les hommes nus sont simplement des cadavres. On a connu plus érotique.

Certes, là on est sur du full frontal, mais malgré leur statut de cadavre, ces nus sont là le plus souvent pour la visée comique : les réactions des personnages face à eux sont censés nous faire rire, parce que trololol il est tout nu et ça dérange les hommes qui doivent le déplacer ou trololol il est retrouvé sur un terrain de golf. Euh. C’est un grand non. Et tout ça m’énerve tellement, putain !

In 'Perry Mason,' Matthew Rhys Is As Sad As Ever | nyob.news

Est-ce que tout ça est hypocrite de ma part ? Peut-être un peu. Après tout, le Bechdel Test n’est pas passé du tout dans la majorité des épisodes de God Friended Me que je regarde en ce moment (mais on a au moins de la mixité dans les scènes) et Suits a lutté avec les mêmes démons pendant des années sans que je ne dise rien (pas la nudité, certes, mais le male gaze et le patriarcat, hein, revoyez les premières saisons). Ouais, mais la série a évolué sur ces questions et on n’était pas en 2020 lorsqu’elle a commencé, j’étais donc possiblement moins renseigné sur le sujet. En 2020, c’est moins pardonnable de ne plus l’être et j’ai mal tourné à trop m’énerver sur ce genre de problème… Ca me décroche des histoires proposées, tout simplement, même si je ne suis certes pas celui qui devrait être le plus énervé de tout ça. L’empathie, que voulez-vous.

Pourquoi je la regarde encore alors ? Pour deux raisons. La première, c’est que je suis pris dans l’intrigue et que j’ai envie d’avoir des réponses. La première scène est tellement marquante qu’il est difficile de faire autrement… La deuxième raison, c’est que j’ai encore espoir que la série s’améliore. Je veux dire, mince, il y a Tatiana Maslany dedans, et l’actrice a prouvé à maintes reprises qu’elle était au point sur les questions de féminisme (refusant même de se raser les aisselles en tant que Sarah Manning parce que ça n’avait aucun sens ni intérêt que Sarah prenne le temps de le faire). Une actrice ne peut pas tout faire au sein de la production d’une série, mais passer d’un extrême à l’autre, j’ai du mal à y croire.

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Canalise ton énergie ailleurs s’il te plaît, on compte sur toi aussi.

Et effectivement, l’épisode 5 diffusé hier semble aller dans ce sens avec une série un peu plus mixte dans ses scènes, et même des scènes avec majorité de femmes. Alice, le personnage de Tatiana Maslany, s’impose aussi face au patriarcat (sans le savoir puisqu’elle confronte sa mère manipulée par les hommes). J’ai bon espoir que la série fasse le chemin du progrès au cours de sa saison. Je lui laisse le bénéfice du doute, mais elle ne sera vraiment pas ma meilleure série de 2020…

and perry mason | Explore Tumblr Posts and Blogs | Tumgir
Bref : PAS CONTENT.

Stats de la semaine #29

Salut les sériephiles,

Vous vous souvenez la semaine dernière quand je disais que j’avais pris du retard dans la validation des commentaires et qu’il n’y en avait eu que 21 ? Ben, ce jour-là, j’ai tout validé, et on est monté à 47 commentaires pour la semaine 28. Ensuite, vous m’avez répondu, je vous ai répondu, vous m’avez répondu, je vous ai répondu… et vraiment merci, vos commentaires ont explosé toutes les statistiques du blog au cours des sept derniers jours, avec en tout et pour tout pas moins de… 200 commentaires postés !

damn chick | Tumblr
Non, j’étais pas prêt non plus. 200 ! Wow. MERCI !

C’est tout bonnement hallucinant et c’est également le reflet d’un nombre de vues à la hausse. Certes, avec 28 articles, le nombre d’articles est à la hausse lui aussi, mais proportionnellement, les stats sont explosées, la question ne se pose même pas. En même temps, le nouveau design semble vous avoir beaucoup plu… La preuve ? Regardez ces stats des articles les plus lus !

  1. Page d’accueil : 333 vues
  2. Salvation – S02E13 : 63 vues
  3. Ce que c’est qu’un ship : 60 vues
  4. Pourquoi le blog a changé de peau : 59 vues
  5. Les séries les plus hot : 49 vues

Voilà, la nouvelle version du blog vous plaît vraiment et ça se traduit par la page d’accueil qui n’a jamais été autant visité que la semaine dernière. Le nombre de vues dessus par rapport à d’habitude est fou… D’accord, pour être honnête, je supprime généralement la page d’accueil de ces stats quand elle y parvient, mais bon, la semaine passée, on était à 66 vues sur cette page d’accueil et il y a deux semaines à… 32 vues. +300 vues en quinze jours, c’est un joli succès pour le nouveau design, non ?

Blindspot redébarque pour la dernière fois | Just One More Episode
C’est un plébiscite à ce stade, merci beaucoup !

D’ailleurs, l’article où je vous explique pourquoi j’ai voulu changer ça est dans ce top aussi, et il n’est certainement pas étranger au nombre de 200 commentaires non plus 😉 Je n’ai eu quasiment que des retours positifs, et j’ai modifié quelques petits détails pour aller dans le sens des critiques constructives reçues… Alors peut-être que certains n’ont pas osé dire qu’ils n’aimaient pas, mais ça fait plaisir d’avoir eu autant de retours positifs sur un truc décidé sur un coup de tête au beau milieu de la nuit !

These GIFs Express Exactly How We Feel About the Return of Suits ...

Et si j’en parle aussi longuement, c’est parce que le reste du top ne m’intéresse pas vraiment, même si ça m’a fait sourire de voir revenir l’article sur les séries hot dans le classement ! On sent que c’est l’été qui s’installe, et je vous épargne les recherches menant tout droit sur le blog qui demandaient « lucifer nu photo » et autre « décolleté clarke 100 »… Le pire, c’est que je ne peux pas m’en offusquer, ce sont bien deux sujets que je sais abordés à un moment ou un autre sur le blog. Non parce que sérieusement, la saison 4 de la première abusait sur la nudité, merci Netflix (ça promet pour la 5e dans un mois !), et Clarke en saisons 2 et 3 (surtout), on sent qu’on était en manque de mouton post-apocalypse pour trouver de la laine…

two: good earth cleavage | Tumblr
Je sens qu’il fallait une illustration

De toute évidence, ça a fonctionné, puisque la série a continué jusqu’à sa saison 7 ! D’ailleurs, elle est en tête des saisons les plus consultées du blog cette semaine, hein :

  1. The 100 (S07)
  2. Zoey’s Extraordinary Playlist (S01) 
  3. Blindspot (S05)
  4. Agents of S.H.I.E.L.D (S07)
  5. Suits (S08)

La suite du classement est une bonne surprise, parce que l’épisode 9 de Zoey a beaucoup attiré lors de sa diffusion française, principalement aussi grâce à des recherches menant au blog pour connaître le titre des chansons… C’est vrai que cet épisode est une réussite pour ça (petit spoiler si vous n’avez pas vu l’épisode dans la fin de ce paragraphe, attention à vous), entre la chanson en langue des signes et la reprise géniale de Happier (possiblement ma chanson préférée de la série !). Après pour le coup, entre l’image du générique et le nouveau design, je reconnais que la critique de l’épisode fait un peu mal aux yeux quand on l’ouvre là aha !

This Really Isnt The Best Time Zoey Clarke GIF ...

Pour Blindspot, c’est une bonne surprise de voir la série rester là à une très bonne place malgré l’absence de diffusion d’épisode cette semaine, à l’inverse d’Agents of S.H.I.E.L.D qui avait un (excellent) épisode et qui galère toujours autant à grapiller ses places… Je ne comprends pas pourquoi cette saison est si boudée alors qu’elle est vraiment géniale !

Enfin, Suits vole totalement la cinquième place à… Riverdale. J’ai vu quatre épisodes de la saison 8, ce qui aide bien la série à atteindre le bas du classement (mais on notera un certain succès de la saison 7 auprès des lecteurs), alors que le teen show de la CW a fait une jolie percée dans les vues de la semaine avec mes deux petites critiques. Je note que j’ai des lecteurs quand il s’agit de se moquer des bonnes de Jughead et des abdos d’Archie !

C’est une belle perspective pour la semaine à venir… mais je ne sais pas encore trop combien d’épisodes et séries je vais voir au cours d’une semaine bien chargée pour moi. Je l’ai attendue celle-là, c’est cool les vacances… Courage à ceux qui ne le sont pas, et bonne semaine à tous !

Ah, et puis, pas de jaloux, sinon vous allez me tomber dessus dans les commentaires et y en aura 300 la semaine prochaine (ceci est un challenge) :

Lucifer Morningstar Fox GIF by Lucifer | Coline

Natalia Cordova-Buckley (#97)

Salut les sériephiles,

Très franchement, j’ai bien cru que je n’allais encore pas trouver à qui attribuer ma performance de la semaine, avant de me souvenir subitement que j’avais vu un bon épisode d’Agents of S.H.I.E.L.D ! La série approche de sa fin et tous les acteurs méritent un article, mais ils ne pourront pas tous en avoir un au rythme d’un par semaine… Tant pis, je vais faire ce que je peux, et je commence aujourd’hui avec une actrice que j’aime beaucoup !

Marvel's Agents Of S.H.I.E.L.D.'s Yo-Yo Rodriguez Gets Her Own ...

La performance de la semaine :
Natalia Cordova-Buckley

La série concernée : Agents of S.H.I.E.L.D
L’épisode : S07E08 – After, Before – 19/20


Pourquoi ? Natalia Cordova-Buckley est arrivée en cours de route dans la série, mais elle s’est rapidement imposée comme un ajout gagnant pour l’équipe du S.H.I.E.L.D, et ce pour plusieurs raisons. D’abord, son pouvoir, qui lui donne son surnom original de « Yo-Yo » est une bonne trouvaille : c’est un bon twist sur le pouvoir de Flash, grosso modo, avec sa particularité de toujours rebondir pour revenir à son point d’origine.

Ensuite, elle a rejoint l’équipe pour faire partie d’une sous-équipe dirigée par Daisy. À l’époque, l’ex-Skye avait vraiment besoin d’une occupation et de nouvelles responsabilités, et ça avait fait du bien à la série d’avoir cette troupe de super-héros.

Joey and Yo-Yo Agents of Shield 3x17 The Team | Super powers ...
J’aurais bien voulu que Joey reste aussi moi, il a disparu du jour au lendemain !

Pourtant, seule Elena, le personnage de Natalia Cordova-Buckley, est restée à l’écran pour les saisons 4 à 7 (tout de même !). C’est qu’elle a réussit à s’imposer et rester en devenant le love interest de Mack, un personnage qui était jusque-là un peu bourru. De là à dire que le couple est ce qui a permis aux deux personnages d’être plus intéressants à développer, il n’y a qu’un pas.

Toujours est-il que Yo-Yo n’est pas forcément le personnage préféré des fans, à cause de son fort caractère et de son tempérament à toujours dire ce qu’elle pense, particulièrement quand elle pense le contraire des autres et de ce qu’on aimerait. C’était particulièrement visible tout au long de la saison 5 où son parti pris était tout de même bien énervant…

elena yoyo rodriguez | Tumblr

Pourtant, la raison qui me mène à la proposer comme performance de la semaine, c’est justement que son personnage a enfin pu montrer d’autres failles et une vulnérabilité certaine dans l’épisode de cette semaine. Afin de faire face à des problèmes avec ses pouvoirs, Yo-Yo se retrouve obligée d’embarquer dans une quête de reconquête de son pouvoir, d’abord biologiquement, puis émotionnellement. Sur le côté des émotions, l’actrice est excellente et son duo avec May a très bien fonctionné.

Pour tout dire, j’ai hésité à parler de Ming Na dans cet article, tellement ce sont les scènes des deux actrices qui portaient l’épisode, particulièrement au moment du combat entre elles… Mais justement : on a l’habitude de voir Ming Na se battre alors que Natalia Cordova-Buckley, de part son pouvoir, est moins souvent dans la chorégraphie physique. Autrement dit, cet épisode était l’occasion de la voir aller chercher dans ses ressources physiques pour le combat et émotionnelles pour ses scènes permettant de vraiment construire son personnage et l’aider à dépasser ses traumatismes.

elena rodriguez imagine | Tumblr

Dans les deux cas, c’était très réussi et ça lui permet de rendre cet épisode encore plus passionnant !


Vue aussi dans : Dans pas grand-chose ! L’actrice avait commencé sa carrière en espagnol dans tout un tas de projets que je n’ai pas eu l’occasion de voir… Agents of S.H.I.E.L.D est son premier rôle aux États-Unis, et elle a réussi à décrocher le gros lot tout de suite, puisque son personnage est resté pour plus de la moitié de la série tout de même.

p: natalia cordova buckley | Tumblr

Mieux que ça, elle a réussi à décrocher sa propre websérie en cours de route, avec une saison de Slingshot (qui est en fait un épisode de plus de la série tournant autour de Yo-Yo). En parallèle, elle prête sa voix à l’un des personnages de Coco et a eu un petit rôle à jouer dans Bates Motel. Actuellement, elle est attendue comme personnage régulier dans une nouvelle série dont on n’a pas de nouvelles : Coyote. La série racontera l’histoire d’enquêteurs découvrant l’existence d’un tunnel entre les États-Unis et le Mexique… Pour passer de la drogue, bien sûr, j’imagine. Concrètement, ça sent la mini-série et le mini-rôle pour Natalia Cordova-Buckley, mais je lui souhaite de continuer à se faire remarquer !

Elena Rodriguez | Wiki Univers Cinématographique Marvel | Fandom
J’aimerais que sa carrière la voit multiplier les rôles, tout de même !

L’info en + : C’est rare que je pense à regarder, mais TVLine écrit aussi des articles sur les performances de la semaine… L’actrice n’a pas décroché le sésame pour cet épisode, mais elle s’est tout de même fait remarquer par le site américain qui la cite comme une des meilleures performances de la semaine. Cela fait toujours plaisir de voir que je ne suis pas le seul à apprécier un jeu d’acteur… Sur Twitter, Drew Z. Greenberg, scénariste d’Agents of S.H.I.E.L.D notamment, n’a pas hésité à réagir à l’article en réclamant plus de récompenses pour celle qui est tout de même la première super-héroïne latino de la télévision ! L’actrice, forcément, s’en est émue et l’a remercié. Ah, le monde merveilleux des séries !

natalia buckley | Tumblr


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes