Salut les sériephiles !
On ouvre une nouvelle page de notre dictionnaire des sériephiles en s’attaquant cette fois à un terme qui transcende les séries pour s’appliquer à l’ensemble des œuvres de fiction : le canon. C’est une drôle de bête bien connue des adeptes de fanfictions et généralement très peu connue du plus grand nombre, alors que c’est aussi un terme bien pratique dès qu’on entre dans le cadre d’un univers étendu.

C’est quoi exactement le canon ? C’est un terme qui permet de qualifier tout ce qui est authentique dans une œuvre de fiction, c’est-à-dire ce qui est validé par le créateur/l’auteur de l’œuvre en question. Jusque-là, vous allez me dire que ça ne sert à rien d’avoir ce terme, mais vous vous doutez bien que s’il existe ce n’est pas pour rien !
En effet, il permet de faire la distinction entre les théories des fans et ce qui est avéré, y compris dans les relations, les lieux, les personnages, … On dira par exemple de Buffy et Angel qu’il s’agit d’un couple canon (ou canonique), mais de Buffy et Giles que ce n’est pas un couple canon (oui, il y en a pour shipper ce couple, ne me demandez pas).

À ceux qui pensent que tout le monde est mort lors du crash sur l’île dans LOST, on leur dira qu’ils n’ont pas compris le canon et ceux qui, comme moi (spoiler The 100 saison 2, attention), imaginaient un couple Lexa/Clarke dès le huitième épisode de la saison ont eu le plaisir de le voir devenir canon !
Les choses se complexifient lorsqu’un auteur accepte de rendre canon des choses qu’il n’a pas lui-même rédigé (et là je pense par exemple à L’Enfant maudit, certes co-écrit par Rowling, mais qui fait tache dans l’univers Harry Potter au point que certains refusent qu’il soit canon).

C’est quoi ce nom ? On part sur le grec ancien, donc on dépasse mes capacités de latiniste du dimanche (et de tous les autres jours de la semaine) : κανών (kanôn) désigne un roseau, un instrument de mesure fait à partir de ce roseau, mais aussi « la règle, la mesure, la limite, la norme, le modèle ». Bon, j’assume, ce n’est pas moi qui le dit, c’est Wikipédia. Dans le milieu chrétien, le mot désigne alors « le canon de la vérité » (donc tout ce qui est authentique et vrai) et les règles de conduite de chaque Église locale…

Quelle origine ? Pour une fois, ça n’a absolument rien à voir avec les univers de fiction, mais ça a une vraie origine historique, puisqu’il s’agit en fait d’une référence à… La Bible ! Le « canon biblique » désigne ainsi l’ensemble des Saintes Écritures et se distingue des écritures religieuses apocryphes (c’est-à-dire dont l’authenticité n’est pas établie).
Le mot a été utilisé pour la première fois dans le cadre d’une œuvre de fiction avec les romans Sherlock Holmes d’Arthur Conan Doyle, souvent copiés, jamais égalés.

Et aujourd’hui ? Le terme est employé largement pour tout un tas de fictions, que ce soit les films (Star Wars), les comics ou les séries (par exemple, il y a un canon pour l’Arrowverse). BOUM, j’ai cité tous mes articles 500 mots de la semaine, à croire que toutélié comme dans LOST (où les théories des fans devenaient parfois canoniques) !


C’était une fois de plus une saison du renouveau qui était annoncée en grandes pompes l’an dernier : cette saison 11 ne contiendrait que 12 numéros (contre le double pour la 10 et presque le quadruple pour la 8) qui permettraient d’instaurer un rythme vif et de revenir aux fondamentaux de la série en se concentrant sur les personnages.
Du coup, entre chaque numéro, on a parfois plusieurs jours qui s’écoulent et toute la saison m’a donné l’impression d’accélérer beaucoup trop son histoire. L’intrigue en elle-même était très politique et on sentait le message anti-Trump et les idéaux des auteurs dans une sorte de réécriture de la seconde Guerre mondiale version Buffy.
En parallèle, nous avons aussi eu le droit, comme d’habitude depuis la saison 9, à une épopée pour Angel. Pas comme d’habitude, on nous a privé du personnage de Faith, probablement par manque de temps, et des crossovers qui fonctionnaient toujours vraiment bien. C’est fort dommage, car la dynamique du duo faisait finalement 80% de l’intérêt du comic (et leur saison 9 était ma préférée, de loin). Quant aux crossovers, ils m’ont manqué (même si Faith a fini par rendre visite à Buffy pour compenser un peu, ouf).
En effet, dans cette saison 11 nous voyons les personnages voyager dans le passé pour rétablir des erreurs passées dans leur vie. Alerte paradoxe, à la poubelle l’effet papillon. J’ai très vite détesté l’histoire, hyper prévisible et pleine de failles, et je suis super déçu car ils n’ont pas réussi à retomber sur leurs pieds comme je l’espérais en fin de saison (je m’attendais à une connerie du genre Illyria & Angel s’empêchant de retourner dans le passé, devenant eux-mêmes un paradoxe cessant d’exister, un truc classe annulant toute la saison mais apportant malgré tout la conclusion de l’intrigue… et on l’a frôlé, mais en fait non).











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