Synopsis : Lorsqu’une épidémie mortelle éclate à Moscou, un petit groupe de personnes en bonne santé n’a d’autres choix que de fuir son confort pour se mettre à l’abri. L’objectif ? Un refuge sur un lac, à des dizaines de kilomètres de là.
Pour commencer, la série a été diffusée en novembre 2019 en Russie. Autrement dit, elle n’a rien à voir avec le Covid19. Pourtant, difficile de ne pas y penser, à la fois à la lecture du synopsis ou dans le visionnage des épisodes où les gestes barrières et cas contact finissent par avoir de l’importance… Autant se l’avouer tout de suite, cette série remet en perspective le formatage que l’on a reçu en 2020 et nous fait immédiatement prendre conscience de la résilience dont on fait preuve depuis quelques mois.
Ceci étant dit, si l’on a commencé cette série avec Laura, c’est parce qu’on se cherchait une saison courte à voir ensemble. J’avais l’impression qu’on allait nous parler de zombies… Mais même pas vraiment. La série se concentre uniquement sur la survie d’un groupe rapidement coupé du monde, alors qu’on sent bien que le monde part en vrille.
C’est très juste tout du long, nous avons tout enchaîné en une journée (coucou le Challenge Séries ?!) et on a adoré la série pour sa réalisation léchée et originale, son russe dépaysant (vodkaaaa) et son scénario plutôt original à ne pas sombrer vers un côté zombies trop facile ou à mettre en avant les personnages, attachants.
Bref, vous n’avez pas d’excuse pour ne pas la regarder, surtout qu’elle est sur Netflix. Foncez !
PS : la série s’inspire d’un roman intégralement couvert par la saison 1 et a une fin ouverte. J’aimerais une saison 2 quand même, il y a le matériel pour… Vos visionnages sont importants !
Note moyenne de la saison : 17/20
S01E01 – 18/20 Je ne m’attendais pas du tout à ça, mais j’ai adoré ce premier épisode. Certes, c’est un tout petit peu long au début, mais l’ensemble est bien fluide ; la situation dérape vite et ça part en vrille de la meilleure des manières. Non, franchement, j’ai eu plus que ce que je cherchais avec cette série, c’est un très bon début.
S01E02 – 17/20 C’est un deuxième épisode assez solide, je trouve, même s’il prend son temps sur la toute fin et si la violence est un brin trop rapide à pointer le bout de son nez. Mais bon, c’est une mini-série, alors je m’en contente et j’aime toujours beaucoup la manière dont tout est filmé et fluide. Une vraie bonne surprise, alors que je pensais avoir un second The Rain.
S01E03 – 15/20 L’épisode est bien lent, bien long et pas exceptionnel… J’étais déçu pendant une bonne partie de Celui-CI de voir la série s’empêtrer les pieds dans ce qui semblait être une perte de temps. Pourtant, sur la fin, on sent que l’intrigue prend un virage de fou. En espérant que ce soit follement bien maintenant qu’on est accroché à la série.
S01E04 – 17/20 C’est marrant parce que les premiers épisodes me paraissaient assez compacts et rapides, et plus on avance, plus je me dis que la série prend son temps. Cela ne lui aurait pas fait de mal de se limiter à une quarantaine de minutes par épisode. Par contre, il est très difficile de s’arrêter en cours de route, parce que la série est vraiment bien foutue, bien filmée et bien intéressante, tout de même.
S01E05 – 19/20 Cet épisode est hyper prenant, et hyper stressant, et hyper réussi, en fait. Certes, il y a un moment où j’ai un peu décroché de ce qu’il se passait par manque d’intérêt pour quelques personnages, mais dans l’ensemble, vraiment, je suis surpris par cet épisode. Et vous l’aurez compris, c’est une surprise très positive.
S01E06 – 16/20 Si les enjeux sont plus intéressants dans cet épisode, l’écriture prend son temps dans l’épisode et approfondit les personnages avec des flashbacks pas forcément utiles pour la compréhension globale de la série. En plus, à ce stade de la série, on est déjà attaché à eux, c’est bon, pas la peine d’en faire des caisses comme ça. C’est dommage !
S01E07 – 17/20 C’est un bon épisode qui trouve encore des choses à raconter alors qu’on sent qu’on approche de la fin de l’histoire. J’ai vraiment de la peine pour certains personnages et je trouve que ce qu’on rajoute pour retarder la fin n’est pas toujours hyper sympa pour eux. Les scénaristes aiment bien faire souffrir les personnages, c’est tout… mais je ne crois pas à tout ce qu’on essaie de me faire croire.
S01E08 – 17/20 Bizarrement, si j’ai bien aimé les deux derniers épisodes, je trouve qu’ils sont trop éloignés de ce qu’était la série avant et qu’ils nous laissent avec pas mal de questions qui nous restent sur l’origine de la série… ou sur une suite, que j’aimerais bien, même si aucun renouvellement n’est annoncé un an après la sortie de la série en Russie. Reste donc à croiser les doigts !
Je sais, normalement, je reviens avec vous le mercredi sur les films vus… Mais on va faire une exception aujourd’hui pour le retour des Pearson à la télévision américaine. Ce retour est à surveiller de près puisque c’est l’une des premières séries déjà bien installée à se frotter au coronavirus dans son intrigue – c’est ma première en tout cas. S’il n’y a aucun doute sur le fait que ça et les élections américaines en cours risquent de bouleverser le quotidien de nos personnages, avec également une insistance bienvenue sur le mouvement Black Lives Matter, il ne faut pas perdre de vue les nombreux dramas en cours dans la série.
La semaine dernière, je n’ai pas fait de récap pour Dix pour Cent (c’est d’ailleurs mal barré pour voir ces deux épisodes-là aussi ce soir, surtout avec le discours à 20h !) et je l’ai vite regretté une fois devant, alors j’apprends de mes erreurs et on est parti pour le récap de fin saison 4 de This is us !
Commençons par le plus évident : Kévin. De mémoire, c’est sur lui que s’attardent le plus les cliffhangers de la saison précédente. En effet, après un coup d’un soir avec Madison, la meilleure amie de sa jumelle Kate, il apprend qu’il s’apprête à être papa. Elle est tombée enceinte et c’est parfaitement inattendu quand la série semblait prendre la direction d’un retour de Sophie… Kate ne pourra pas bien vivre la nouvelle quand elle l’apprendra. Kévin non plus, cela dit, parce qu’il se dit prêt à être papa, OK, mais de là à avoir des jumeaux avec la meilleure amie de sa sœur…
Si Kévin se dit prêt si naturellement et rapidement à être papa, il ne faut pas oublier qu’il est sobre depuis tout juste un an et qu’il le fait principalement parce que Randall vient de l’accuser d’être égoïste et égocentrique. Oups. Revenons sur cette terrible engueulade entre frères : Randall reproche à Kévin de ne pas s’occuper assez de Rebecca, qui est malade. Elle commence à perdre ses souvenirs et a une maladie dégénérative s’approchant d’Alzheimer. Elle n’a pas envie de se soigner, et Kévin l’accepte. Pour Randall, c’est en revanche inconcevable de ne pas se battre et il fait ainsi pression sur sa mère pour qu’elle se soigne.
Kévin le lui reproche. Randall lui reproche d’être égoïste et se contenter des bons moments à vivre avec sa mère plutôt que de se battre à ses côtés. Et la dispute dégénère avec plein de vacheries entre les frères, notamment Randall reprochant à Kévin de ne pas avoir été là lors de l’incendie tuant son père.
Pfiou, ne peut-on pas en revenir à leur bromance ? C’était lourd à regarder, bien plus que Rebecca s’enfermant dans ses souvenirs tant qu’elle en a. A côté, l’intrigue de Kate est beaucoup plus légère : Toby et elle prennent la décision d’adopter un enfant puisqu’une deuxième grossesse serait trop compliquée. Baby Jack aura donc une petite sœur.
Côté enfants, notons que Deja est toujours en couple, Tess lesbienne assumée et Jack non-voyant. Je crois que c’est tout ce qu’il y avait à en retenir pour le moment, mais ils sont toujours négligés par les scénaristes de toute manière… sauf quand sans raison on a tout un épisode sur leur âge adulte, certes, mais ne chipotons pas trop.
Et dans le passé ? Peu importe : la série a déjà fait le tour des intrigues en cours, donc pas de suspense. On connaît les personnages, on verra bien. J’imagine qu’on aura de nouveau droit à Jack essayant de supporter son beau-père, seulement, même ça, on a déjà fait un bon premier tour de ce qu’il y avait à voir.
Je ne m’inquiète pas outre mesure, cela dit : les scénaristes ont l’habitude de nous surprendre avec des bouts du passé jamais évoqués auparavant. Ils sont forts pour ça, ils dissimulent quelques secrets du passé qui réexplosent à la face de tous ensuite, comme l’ont prouvé la mort de Jack ou l’arrivée de Nicky.
D’ailleurs, puisqu’on parle de ce genre d’intrigues surprenantes arrivant sur le devant de la scène sans qu’on ne s’y attende, j’ai hâte de voir Kate faire face au choc post-traumatique de sa relation de merde avec Marc, de voir Kévin évoluer dans son mariage avec Sophie et d’avoir encore et toujours plus de ma parfaite Beth – un personnage qui vraiment n’aura jamais de défauts trop importants, j’espère, que ce soit adulte ou adolescente. Il y a encore beaucoup à explorer dans le passé, les scénaristes ont de quoi faire pour ne pas trop nous assommer avec le Covid19.
Le futur ? La saison se terminait sur la mort de Rebecca entourée de sa famille, mais toujours pas Kate. On verra. Il n’est pas sûr non plus que Randall et Kévin soient réconciliés, puisque la série laisse le doute avec une main sur l’épaule seulement là où Kévin et Nicky se font un câlin d’émotion. Ah, les relations familiales…
Synopsis : La série suit les conversations d’un groupe d’amis qui n’échange qu’en visio, parce qu’ils sont en quarantaine… bref, le coronavirus est passé par la salle des scénaristes, et on va voir ce que ça peut bien donner !
Pour commencer, j’étais passé à côté de cette série dont je n’ai entendu parler qu’aujourd’hui sur le site du Sérigraphe, avec un article plein de compliments, et j’ai immédiatement su qu’il fallait que je la regarde. Pourquoi ? Ben, moi aussi j’avais des idées de séries Covid-related. Au-delà de ça, le concept m’attire beaucoup, parce que ça n’est pas sans me rappeler les premières saisons de The Guild, et moi j’adorais cette websérie. Est-ce que j’ai autre chose à écrire ici ? Absolument pas. Ah si ! C’est par le créateur de Blindspot, mais ça n’a rien à voir avec cette série.
Il va donc être temps d’arrêter de faire un catalogue de liens, parce que c’est à ça que ressemble cette introduction. En plus, vraiment, ça titille ma curiosité cette série à distance. Je teste, et j’espère que je vais aimer !
S01E01 – Pilot – 15/20 Le concept ne pourra pas tenir 15 ans, hein ? Ah, ben si. En fait, je ne sais pas quoi penser de cet épisode. J’ai envie d’appeler mes amis pour faire une soirée papote comme les personnages de cet épisode, auxquels je m’accroche malgré moi. Je n’arrive pas à savoir si cette série débarque trop tôt ou trop tard. Elle aurait été parfaite pendant le confinement. Elle passe bien aujourd’hui, mais en même temps non, parce qu’elle enchaîne les clichés… Ah, non, vraiment, je ne sais pas quoi en penser pour le moment. A-t-elle vraiment quelque chose à raconter cette série ? Il semblerait que peut-être.
On se retrouve aujourd’hui pour un article blabla parce que vous aurez compris à force, depuis ce week-end, que le Covid me poursuit depuis un moment. Figurez-vous donc que je suis cas contact, a minima, et asymptomatique (ou presque), probablement. Ca valait bien un article plus long pour développer tout ça, parce que j’en ai parlé longuement sur Twitter sans tout dire et parce que, franchement, je n’ai pas eu le temps de lire mes comics donc ça n’aurait pas grand-intérêt de faire un bilan de parcours du Mois de la BD.
Comment donc me retrouver cas contact alors que je prône les gestes barrières et le port du masque depuis six mois ? Ben, en allant au boulot, duh, je suis prof et je mange en salle des profs, parce que c’est toujours mieux que la cantine. Pas de bol pour moi, j’ai mangé avec un collègue qui s’est avéré positif avec masse de symptômes juste après. Joie.
Est-ce que j’ai été isolé pour autant ? Non ! Pensez bien : on m’a laissé dans l’ignorance heureuse pendant une semaine complète (oh, j’avais bien vu qu’il était absent, mais ça pouvait être pour 150 autres raisons) avant de me dire le vendredi midi suivant que j’étais cas contact. Puis, en fait non, parce qu’il avait eu des symptômes plus de 48h après notre dernier contact (à vue de nez, 52h). Puis, en fait, dimanche soir, si.
Seulement qui répond à un numéro en 09 qui vous appelle un dimanche à 17h ? Pas moi, je peux vous l’assurer. Déjà que je ne réponds pas au téléphone, tout court. J’ai donc été informé le lundi matin que j’étais cas contact, que je devais me faire tester et rester bien isolé. Dix jours après le dernier contact, donc. Pour un isolement censé durer sept jours après le dernier contact ? Bien.
La première quarantaine de ma vie, yay !
Vous voyez, on parle du bordel des assouplissements de protocole dans les écoles et des mesures restrictives qui pleuvent, mais vous n’avez pas idée à quel point ce sommet de l’iceberg est enviable. Lundi, je me retrouvais donc cas contact et je faisais une croix sur mon jour off, parce que je passais la matinée au téléphone pour apprendre que mon médecin traitant était injoignable (genre, vraiment, je ne l’ai toujours pas eu en ligne, hein, déjà que je ne le portais dans mon cœur), que finalement, je n’étais pas en arrêt mais en télétravail (après trois semaines de « vous devrez être en arrêt »… Là, pour le coup, c’était très cool !) et bon, un tas d’autres détails que je vais vous passer.
Je veux bien une Donna avec la patience qu’il faut pour appeler mon docteur !
Mon test PCR ? Ah, la bonne blague. L’ARS me demandait donc de le passer au plus vite, puisque j’étais cas contact depuis dix jours, mais c’était sans compter sur le fait que n’ayant pas de voiture, j’étais censé me contenter des deux labos à côté de chez moi. Huit jours d’attente pour avoir un rendez-vous et dix jours d’attente pour avoir un résultat. 18 jours donc. Plus les dix avant qu’on m’isole. 28 jours ? Ben tu m’étonnes qu’on soit en pandémie.
J’ai donc un super rendez-vous pour mardi prochain, le test va être utile. En vrai, j’ai triché un peu et fini par trouver un labo à proximité (merci la collègue ayant fait son test là-bas et me proposant de m’y emmener parce que, de toute manière, on avait mangé ensemble et qu’on était cas contact ensemble) respectant les consignes – à savoir ne prendre que les personnes cas contact ou à symptômes.
Et puisque je parle de symptômes, faisons le point sur le sujet. Je me suis cru asymptomatique un bon moment, mais voilà, j’ai un petit fond de mal de gorge qui me gratouille depuis quelques jours. Au moins, l’avantage, c’est que mon test révélera si c’est ça ou pas. Dans dix jours (enfin, neuf, maintenant). Utile. J’en reparlerai sur le blog (et Twitter, donc). J’ai aussi une très légère douleur au thorax et de la fatigue aujourd’hui, mais ça peut tout aussi bien être une posture foireuse cette nuit. En attendant, c’est sans surprise qu’avec mes dix jours à être cas contact sans le savoir, ben j’ai été une deuxième fois cas contact de quelqu’un d’autre le jeudi et que j’ai probablement refilé la patate chaude à une collègue ce même jeudi, parce qu’elle a été malade tout le week-end dernier après avoir mangé avec moi.
Autrement dit, il y a de fortes chances que si mon test revient un jour, il m’annonce sans trop de surprise mon état de positif au Covid19. À peu près sans symptôme, cela dit, et ça, c’est cool. Et du coup, être cas contact, ça change quoi ? J’ai des questionnaires à remplir tous les trois jours sur mon état de santé pour savoir si ça se dégrade, j’ai pu récupérer 28 masques gratuits en pharmacie (ça, c’est top), je me retrouve à galérer en télétravail (avec des classes virtuelles à des heures improbables et des mails d’élèves perdus, quand ce ne sont pas ceux des parents pas trop heureux de la situation, mais qu’est-ce que j’y peux, moi ?) et je passe ma vie au téléphone. Forcément.
Allô maman pas bobo
Entre la famille et les amis à qui raconter tout ça, les collègues possiblement cas contact à appeler, la hiérarchie à qui poser un milliard de questions sur une situation administrative floue et l’assurance maladie/ARS qui harcèle pour tout et rien, je suis en train de me faire une cure de vaccination à ma haine du téléphone et des numéros inconnus. Et je vous passe l’ARS qui m’a recontacté aujourd’hui suite à mon appel au secours de lundi pour me dire qu’ils ne m’avaient pas trouvé de rendez-vous dans un labo. Sans déc’, j’ai fait sans vous.
Oh, d’ailleurs, le test ? Pas vraiment douloureux, mais pas agréable non plus : ça frotte contre la paroi nasale, donc vous le sentez passer – ça m’a même filé une petite douleur fantôme de quelques heures – et ça ne doit pas être agréable en cas de nez bouché ou étroit. Comme j’ai un grand nez, c’était plutôt ni vu, ni connu. Par contre, ça aussi, ça occupe bien l’isolation d’aller se faire tester et tout. Bref, c’est un reconfinement, avec encore plus d’emmerdes administratives, yay !