Euphoria – S02E05

Épisode 5 – Stand Still Like the Hummingbird – 17/20
Un épisode qui change totalement d’approche pour proposer quelque chose de très linéaire, mais de tout aussi prenant et fluide que d’habitude. Difficile par moments de retrouver son souffle tellement il s’en passe en très peu de temps, mais cet épisode le plus court de la saison paraît être l’un des plus longs grâce à ça. Et surtout, comme d’habitude, je n’ai qu’une envie : voir la suite. Je n’ai pas trop eu l’impression qu’on perdait du temps cette semaine, et les acteurs sortent tous le grand jeu.

Spoilers

La mère de Rue confronte enfin sa fille, car elle sait qu’elle se drogue à nouveau.

You are fucking dead to me.

Quel début incroyable et inattendu ? La mère de Rue prend enfin son rôle de mère en main et entre dans la confrontation avec Rue, et c’est exactement ce que j’espérais voir à un moment ou un autre dans la série. La dispute est brillamment jouée, et l’épisode commence par le point de vue de Gia, ce qui est plus qu’inattendu.

Il faut dire que la petite sœur est celle que Rue soupçonne immédiatement de l’avoir balancée à la mère, puisque c’est la seule techniquement au courant. Bon, il y aurait son parrain aussi, même si elle pense s’en être débarrassée. Cela dit, assez vite on apprend la vérité qui est toute autre : c’est donc finalement Jules qui a balancé Rue, et c’est encore plus grave que si ça avait été Gia aux yeux de Rue. J’adore Jules sur ce coup-là.

J’adore aussi l’interprétation de Zendaya et de l’actrice choisie pour jouer la mère. C’est assez exceptionnel, en vrai, parce que ça part vite en vrille. Rue comprend soudainement que sa mère a trouvé les pilules – et c’est terrible. C’est terrible, parce que Gia se met à culpabiliser de ne pas avoir compris, mais aussi parce que la mère a planqué les pilules. Inévitablement.

Elle a donc décidé de les planquer et pour une fois, l’intro est on ne peut plus linéaire avec une narration qui nous raconte vraiment toute la dispute, sans interruption. La confrontation est violente, avec une mère qui ne peut accepter que sa fille s’en prenne verbalement à elle, et encore moins qu’elle s’en prenne physiquement à elle.

Elle ne va pourtant pas avoir le choix, parce que même quand elle la vire de la chambre de Gia, ça se termine mal : Rue arrive quand même à défoncer une porte rien qu’avec son pied, d’abord, mais surtout avec sa tête. C’est une scène vraiment excellente, et j’ai mal pour elle. Le problème, c’est que Rue insiste pour savoir où sont les pilules parce qu’elle a peur pour sa vie, mais qu’elle paraît juste être une droguée comme une autre. Et la patience de la mère est assez hallucinante : elle ne répond pas à sa fille, elle la regarde détruire la maison, elle n’appelle ni les flics, ni l’hôpital, comme elle menace de le faire. A un moment donné, ça aurait pu être mal de le faire, pourtant, parce que Rue est un danger pour elle-même autant que pour sa famille.

La série nous prend alors par surprise : Jules est celle qui craque et indique à Rue où sont les pilules, à savoir au fond des toilettes. Oui, la surprise est là : Jules est présente dans la maison, et avec Elliot en plus. Bonjour la trahison pour Rue. Et pour nous !

Cela dit, ça fonctionne très bien, et l’aboiement que Rue balance à Jules – parce que franchement, c’est un aboiement – est glaçant. Je retrouve vraiment Zendaya telle que je l’adore dans cette scène, et le jeu des acteurs est au top à nouveau : Elliot et sa culpabilité silencieuse, Rue et sa colère instable, un coup froide, un coup excessive, Jules et ses pleurs quand Rue lui explique à peu près calmement qu’elle est morte à ses yeux.

Le plus surprenant avec cette scène d’ouverture n’est pas tellement dans sa longueur, mais dans sa brutalité. Il y a deux épisodes, Rue était quand même équilibrée malgré la drogue, mais là, d’un coup, on en revient à ce qui est probablement la pire période de sa vie et son point le plus bas dans la série. Cette pauvre Jules s’en prend donc plein la tronche, alors qu’Elliot regrette d’avoir dit quoique ce soit, parce qu’il ne reconnaît plus Rue. Il la préférait en train de se droguer et de faire la fête.

Perso, je la préfère encore quand elle s’énerve et qu’elle balance à Jules que tout est sa faute parce qu’elle l’a abandonnée au pire moment de sa vie. Dire que Jules est responsable, ce n’est quand même pas être tout à fait honnête avec elle-même, mais il y a du vrai dans ses mots, particulièrement quand elle explique que Jules est amoureuse du fait d’être aimée plus que de Rue. Il est sûr que Jules a du mal à l’aimer comme il faut, mais tout de même.

En tout cas, cette trahison finit par calmer Rue qui accepte alors d’être emmenée à l’hôpital. Gia se charge de la valise et Elliot est témoin de son départ pour l’hôpital. Il ne dit rien, ne bouge pas, et je trouve ça presque pire que le reste. Il a bien fait de parler, mais il devrait en profiter pour être mis lui aussi face à ses problèmes.

Rue ? Elle continue de toute évidence de vouloir faire mal à sa famille, puisqu’elle leur balance qu’elle est retombée dans la drogue dès sa sortie du centre de désintoxication. Le problème, c’est que la mère en profite pour dire à Rue que c’est exactement là qu’elle compte la ramener. Rue avait accepté d’aller aux urgences, mais pas de retourner en cure. La vérité continue alors de sortir de la bouche de Rue, avec bien des difficultés d’écoute en face. Gia entend tout et la violence psychologique doit être énorme.

Ce n’est que le début par contre, parce que la scène suivante est pire encore : Rue sort de la voiture sans prévenir pour ne pas avoir à retourner au centre. Elle s’échappe en plein centre-ville, alors que de nombreuses voitures passent, à grande vitesse, et manquent de l’écraser de vraiment peu. Pauvre Gia qui voit tout ça.

Où Rue peut-elle se rendre dans cet état ? Chez Fez, bien évidemment. Je n’attendais pas autre chose de sa part, mais la pauvre se retrouve alors face à une porte fermée. Ouf. C’est le moment où on peut enfin reprendre son souffle dans ce début d’épisode qui était tellement fluide et précipité qu’on a jamais pu le faire avant. D’habitude, c’est parce qu’on passe trop vite d’un personnage à l’autre que ça nous arrive. Cette fois-ci, c’est parce que la narration est parfaitement linéaire. C’est amusant tout de même.

Rue est tellement paumée cette fois, en plus, qu’elle ne prend même pas le temps de nous raconter ce qu’il se passe en voix off. Cela donne presque l’impression d’être devant une autre série. Bon, Fez ne lui répondant pas, Rue n’a d’autres choix que de se rendre ailleurs, surtout qu’elle cherche toujours de quoi se droguer. Sa destination est alors… la maison de Lexi, sa meilleure amie d’enfance.

Cela se tient et ça lui permet de croiser Maddie, Kat, Cassie ou la mère de Cassie et Lexi. Celle-ci est loin d’être naïve ; Lexi comprend bien sûr ce qu’il se passe elle aussi et c’est sans surprise que Rue se retrouve face à une intervention quelques minutes plus tard.

Sa mère est là, mais Cassie aussi. C’est la pire des idées : Cassie essaie d’aider dans l’intervention, mais ça se retourne contre elle quand Rue lui demande le plus naturellement du monde depuis combien de temps elle couche avec Nate. Voilà qui est fait. Le problème, c’est que la question est posée devant Madison et que Cassie est une horrible menteuse. La réaction de Lexi est hyper révélatrice, elle aussi, parce qu’elle recolle enfin les morceaux de tout ce qu’elle observait sans comprendre.

Maddison est alors légitimement celle qui s’énerve. Rue est brillante : c’était évident que ça finirait comme ça. Je ne sais pas si elle était en état d’envisager un vrai plan car elle est clairement en manque à chercher des médocs dans l’armoire à pharmacie de cette barraque, mais… en tout cas, ça fonctionne. Madison s’énerve et ça dévie l’intervention, puisque Cassie lui ment bien sûr quand elle affirme que tout n’est que mensonge de la part de Rue.

Pas un instant Cassie ne dévie son discours, mais c’est encore sans compter sur Rue : Madison lui demande tout simplement à quel moment elle a vu Cassie monter dans la voiture de Nate pour l’embrasser. Rue répond en plus, et dans le mouvement de panique que cette réponse provoque, avec Madison fonçant droit sur Cassie qui s’enfuie par l’escalier où était Rue, eh bien, Rue s’enfuit.

Elle se rend alors chez Fez et utilise la même technique que chez Lexi : elle demande à utiliser les toilettes pour fouiller la maison et y trouver de la drogue. Ce n’est pas si évident que ça, étonnamment, et quand elle y parvient enfin, eh bien, Fez lui tombe dessus. Il n’est pas complètement stupide, hein. Même si Rue essaie de négocier, et même si elle se montre violente avec lui, Fez n’hésite pas à la virer de chez lui.

Par conséquent, elle n’a vraiment plus nulle part où aller. Ce n’est pas ça qui l’arrête pour autant : elle entre par effraction dans une maison au pif, et elle réussit à voler tout un tas de bijoux et à percer le code secret de débutant du coffre-fort. Oh, elle fait tout ça seulement après avoir réussi à apprivoiser le chien, ce qui ne lui prend pas longtemps… mais ça ne prend pas non plus très longtemps aux propriétaires de revenir. Elle a beau se cacher sous le lit, ils la retrouvent dès qu’ils constatent le vol, parce qu’elle se planque à côté du coffre avec le flingue. C’est problématique.

Elle n’a d’autres choix que de s’enfuir à nouveau, et le pire, c’est qu’elle y arrive alors qu’elle ne ferait pourtant pas le poids face au couple chez qui elle est. Par chance pour elle, ils ont plus peur d’elle qu’autre chose, et je les comprends.

Rue tombe ensuite, par malchance cette fois, sur une voiture de flics qui sent bien qu’elle est louche et que quelque chose ne va pas avec elle. Elle vomit devant eux, et ça lance aussitôt une grosse course poursuite. Allégée après avoir vomi, elle a toute l’énergie qu’il faut pour se lancer dans une improbable et interminable course poursuite avec les flics, course qui la ramène à risquer sa vie pour de vrai quand elle traverse une grande route.

Un accident plus tard, Rue est toujours en vie et peut continuer de courir, coursée à présent par de nouveaux flics. Escaladant tous les murs qu’elle trouve pour s’enfuir, elle détruit alors le buffet d’une super fête et ça fait vraiment de la peine pour des gens qui n’ont rien demandé. La course poursuite est assez prenante et vachement intéressante à voir, mais je peux accélérer la critique, je pense, parce qu’autant la scène coupe le souffle, autant il n’y a pas grand intérêt à la résumer. Rue ne regarde pas où elle saute, par contre, ce qui fait qu’elle tombe dans des cactus, d’abord, puis sur une table basse en verre. Aïe. J’ai tellement mal pour elle

La course est interminable, elle entre par effraction, provoque des accidents, parvient à semer des flics en se cachant dans une poubelle… Bordel, ils doivent avoir tellement de motifs pour l’arrêter à ce stade. Elle est en train de déconner sévère. La saison 3 sera la suite d’Orange is the new black à ce stade. En plus, elle n’a toujours pas trouvé de quoi se droguer. Et moi, je trouve que les flics ne sont pas malins de ne pas vérifier les poubelles.

Elle est quand même hyper sportive pour une droguée. Moi, y a longtemps que j’aurais été arrêté à sa place. En même temps, je ne risque pas d’être à sa place, parce que je ne me drogue pas. Par contre, je pense qu’elle a la pire des idées ensuite : elle se rend chez sa dealer.

Celle-ci reste fidèle à elle-même et ne s’énerve pas. Elle explique même qu’elle est heureuse de la voir, mais pas ravie de savoir que Rue lui ment. Elle n’est pas stupide : bien sûr qu’elle voit que Rue lui ment quand elle assure avoir été sobre. J’aime beaucoup l’actrice et son ton très posé, mais j’avoue que je suis un peu frustré par ce choix de Rue de débarquer chez elle. C’est clairement une très mauvaise idée : la dealer n’en a rien à faire d’elle, elle n’a rien pour l’aider et elle veut du cash. En attendant de l’avoir, elle lui fait une petite leçon sur les ravages des opioïdes – comme si Rue en avait quoique ce soit à faire à ce stade.

La série nous révèle aussi une étrange porte avec un cadenas qui est inquiétant, pendant que le speech de la dealer vire à autre chose de moins ravissant pour Rue : évidemment, elle se retrouve à devoir envisager la prostitution, alors que la dealer se montre toute gentille avec elle et s’occupe d’elle, prévoyant de la piquer avec de la morphine ensuite, prétextant ne pas avoir de pilule à lui donner. Oh. CRAP. Tout ça va vraiment mal se terminer – et ça le pourrait déjà.

Rue explique ainsi qu’elle a envie de mourir et qu’elle est prête à prendre tout ce que la dealer voudra bien lui donner. Y compris de la drogue injectée par piqure. Oh. C’est terrible. La dealer est si douce avec elle, en apparence, mais elle est horrible à la manipuler comme ça. Elle révèle même qu’elle avait déjà prévu d’avoir Rue dans sa vie pour un moment dès le premier coup d’œil. Cela ne m’étonne pas, mais vraiment cette nouvelle année n’est pas exceptionnelle pour Rue.

Dès qu’elle a de la drogue, en revanche, on retrouve la narration éclatée de la série, avec un souvenir de bain d’enfance et un autre de l’enterrement de son père, et un autre de la naissance de Gia, et oui, c’est triste. Ce n’est pas le pire, cependant. Le pire, c’est le réveil de Rue : que son père lui manque et que ça justifie sa prise de drogue, c’est un peu gros, mais ce n’est pas nouveau. Qu’elle se réveille dans le repaire d’une dealer qui garde prisonnière des gens qu’elle veut prostituer, c’est nouveau par contre.

La scène est stressante et flippante, avec une Rue qui cherche à s’enfuir par tous les moyens, mais se rend compte que les fenêtres sont cadenassées et la porte fermée elle aussi. Pourtant, tout le monde est tellement défoncé dans ce squat qu’elle réussit à s’enfuir par la fenêtre d’une salle de bain à l’étage, gardée par un type à moitié à poil face auquel elle n’aurait pas fait le poids.

Oui, oui, Rue réussit à s’enfuir. C’est un soulagement… et une horreur malgré tout, parce que je ne vois pas trop où elle compte aller ensuite. L’épisode se termine par la porte de chez elle qui s’ouvre, avec la mère qui demande si c’est elle, mais ça me paraît trop simple pour que ce soit le cas. Quant au générique de fin, il nous ramène à l’annulation sauvage de Veronica Mars, et ça, ce n’est pas cool du tout.

Vus cette semaine #05

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

Euphoria – S02E04 – You Who Can Not See, Think of Those Who Can – 15/20
Autant j’adore la beauté de la série, l’ambiance musicale qu’elle instaure et la qualité du jeu des acteurs, autant la narration est cette fois-ci beaucoup trop éclatée pour que j’adhère encore à 100% à ce que je viens de voir. J’ai tellement envie que les personnages aillent mieux, mais on les observe tous s’enfoncer dans les pires choix possibles. Les plus dangereux aussi. On sait que tout finira mal, on a envie de détourner le regard mais on est scotché à son canapé alors que tout se déroule sous nos yeux. Incroyable série.

Mardi

How I met your father – S01E04 – Dirrty Thirty – 12/20
Ce n’est toujours pas ça, mais la série a réussi à me faire rire – vraiment rire – une fois cette semaine. On progresse. Je sens toujours le potentiel de la série, mais elle cherche trop à vouloir nous dire qu’elle est fun et jeune pour l’être vraiment. Je continue d’avoir l’impression de voir des vieux tentant des blagues de jeunes – de d’jeun’s même, et c’est gênant parce que ça ne prend pas autant que ça devrait. En tout cas sur moi. Je dois être du côté vieux désormais ? J’ai l’impression que toutes les blagues ont vraiment quelques années de retard et que c’est drôle par accident uniquement.
9-1-1 Lone Star – S03E04 – Push – 17/20
L’épisode apporte une conclusion vraiment réussie aux cliffhangers de la semaine précédente et se concentre cette semaine sur les personnages que je préfère. Si la fin de cette longue tempête de neige est réussie, il reste certaines scènes superflues ou trop peu crédibles pour que ce soit une meilleure note, franchement. J’ai tout de même eu ce que j’attendais comme scènes depuis quatre épisodes, et un petit shot d’émotions parce que je suis un public facile, alors je ne vais pas faire ma fine bouche trop longtemps.

Mercredi

The Book of Boba Fett – S01E06 – From the Desert Comes a Stranger – 16/20
Je suis à nouveau partagé devant cet épisode, et si mon avis est si mitigé, c’est pour les mêmes raisons que la semaine dernière… Deux semaines de suite, ça fait vraiment beaucoup pour une mini-saison, même si d’après Yoda ne compte pas la taille. La série s’inscrit plus que jamais auparavant dans son univers étendu, et c’est aussi plaisant que bluffant à voir. Une réussite donc, mais toujours pas celle que j’attends pour une série qui porte ce titre-là.
This is us – S06E05 – Heart and Soul – 15/20
L’épisode parvient comme toujours à atteindre les émotions qu’il veut nous faire vivre, mais je trouve tout de même que ça manque de quelque chose pour une saison finale. Je suis content d’avoir pu retrouver les différentes intrigues qui m’intéressent, sans pour autant être tout à fait satisfait parce que je sens bien qu’ils gardent de côté les grands moments pour des épisodes à venir. C’est frustrant. Et ce qui l’est encore plus, c’est de me rendre compte que je juge beaucoup cette saison par rapport au fait que ce soit la dernière : peut-être que sans ça, j’arriverais à être plus patient avec elle, mais là, je vois trop de personnages se diriger vers des fins qui ne sont pas celles que j’espère.

Jeudi

Resident Alien – S02E02 – The Wire – 16/20
Je retrouve avec soulagement la série que j’aimais en saison 1. La déception de la reprise tournant trop le dos à ce que j’espérais voir étant passée, cet épisode est finalement un bon exemple de ce que faisait la saison 1. De nombreuses intrigues s’entremêlent l’air de rien et permettent de passer un vrai bon moment pas trop prise de tête, avec de l’humour dans presque chaque scène et des développements inattendus grâce à des twists toujours plus perchés les uns que les autres. Je retrouve le plaisir que j’avais à regarder la première saison, ouf !

Vendredi

Reacher – S01E01 – Welcome to Margrave – 14/20
Le héros de la série a ses côtés sympathiques et l’intrigue en fil rouge réussit à donner envie de voir la suite, mais c’est un épisode qui annonce une série qui ne révolutionnera pas son genre. Franchement, elle n’invente rien et on a juste affaire à une histoire très classique. Ce n’est pas désagréable pour autant, une petite série procédurale à fil rouge de plus. Si je le dis autrement, ça se regarde tout seul et y a un ship qui réclame des shippeurs.

Bref, il n’y avait pas de séries procédurales, du coup j’ai beaucoup plus lu et je suis allé quelques fois au cinéma. Au point d’en oublier de regarder The Cleaning Lady !

> Vus en 2022 

 

Une saison 3 pour Euphoria

Salut les sériephiles,

Alors que la saison 2 d’Euphoria bat son plein et me fait atteindre de nouveaux sommets de vues sur le blog dans les stats hebdomadaires, HBO, la chaîne qui la produit et diffuse a fait une annonce fracassante et ô combien surprenante aujourd’hui : la série est renouvelée pour une saison 3. Bon, d’accord, ce n’est pas si surprenant qu’ils tiennent à cette poule aux œufs d’or qui leur rapporte bien du fric. Mais tout de même, je suis surpris par l’annonce pour deux raisons principalement.

Voir aussi : Les critiques de la saison 2

Pas encore victime de son succès

D’abord, je me dis que Zendaya doit être une actrice au cachet de plus en plus compliqué à négocier, surtout en ce moment où Spider-man No Way Home continue de rapporter chaque semaine des recettes hallucinantes. Je ne sais pas exactement comment HBO parvient encore à la payer, et j’espère qu’elle ne se fait pas trop avoir, parce qu’on connaît les inégalités salariales, mais c’est impressionnant de se dire qu’elle rempile pour une saison 3.

Ensuite, je dois bien avouer que je me pose aussi la question de ce que va donner la série si elle continue une saison de plus. La saison 1 se terminait sur une rechute de Rue, la saison 2 nous la montre en train de s’enfoncer de plus en plus dans la drogue et… bon, elle frôle l’overdose de manière hebdomadaire, et ce n’est même plus le pire de ses soucis après le cliffhanger de l’épisode de cette semaine. Franchement, je pensais que la série allait se terminer le 28 février avec le final de la saison 2 et la mort de Rue d’une manière ou d’une autre.

Un scénario de plus en plus inquiétant

Est-ce vraiment une bonne nouvelle pour Rue que la série soit renouvelée ? A-t-on vraiment envie de la voir tomber plus bas ? La réponse est non, sauf que c’est le fond de commerce de la série tout de même. Quand elle ira mieux, ce ne sera pas possible d’avoir une série aussi captivante : c’est bien la narration éclatée et les prises de vue esthétiques qui fascinent et donnent envie de revenir, et on les doit à la drogue prise par le personnage. Une fois sobre, la série a tendance à être plus calme et plate – il n’y a qu’à voir les épisodes spéciaux de l’an dernier, incroyables, mais moins ambitieux, forcément.

Ah, et d’ailleurs, parlons-en de ça aussi. Les héros de la série vont vraiment connaître le lycée le plus long du monde. Il y a eu quasiment deux ans entre les deux premières saisons, en partie à cause du covid, certes, mais aussi à cause du planning de Zendaya. Est-ce vraiment jouable d’envisager une saison 3 alors que sa carrière a décollé encore plus qu’en fin de saison 1 ?

Les années lycée les plus longues du monde

Je n’ai pas spécialement envie de voir les personnages coincés pendant six ans dans la peau de lycéens, surtout que ça devient déjà dérangeant en saison 2 où certains acteurs interprétant des adolescents sont vraiment trop visiblement devenus des adultes pour que ça passe encore. Ce n’est peut-être pas plus mal vu toute la nudité dans la série de savoir qu’ils sont adultes… mais tout de même, c’est étrange de les voir incarner des lycéens, non ?

Bref, je suis vraiment content de me dire qu’il y aura de nouveaux épisodes, mais je m’inquiète quand même de la date de diffusion de cette saison 3, de ce qu’elle aura à raconter et même de sa qualité. Je n’ai pas envie de voir la série devenir chiante ou médiocre. Je ne suis jamais satisfait, quoi !

Ces séries vues en janvier 2022

Salut les sériephiles,

Jusqu’ici, ces bilans mensuels avaient un but assez simple : compiler toutes les saisons terminées sur le blog. Le problème, c’est que cet article finissait par me lasser, eh oui. Par conséquent, j’ai décidé qu’en 2022, il était temps de se réinventer, et je reviens donc avec une nouvelle formule, en espérant qu’elle vous plaira… et qu’elle me plaira aussi.

35 épisodes vus

On a connu des mois plus divertissants que ce mois de janvier où je me suis contenté de séries procédurales, toutes en pause cette semaine, au secours ! Plus sérieusement, ces séries-là sont clairement sur un rythme de croisière, même avant de partir en pause… C’est un peu frustrant !

Par conséquent, ce sont onze séries (à retrouver en fin d’articles) qui peuplent ce premier mois de l’année et, malgré quelques petits événements (le centième épisode de Riverdale !), je ne suis pas convaincu que ce mois restera particulièrement gravé dans ma mémoire. On va voir ci-dessous que j’en garde des souvenirs, hein, mais j’espère que ça ne fera pas le poids face à une suite d’année que j’espère plus incroyable encore.

Du côté des nouveautés, il faut souligner que j’ai pu commencer six saisons, ce qui n’est pas rien. Oui, mais rien de bien fascinant également, même si je me suis un peu attaché à The Cleaning Lady ou à l’intrigue plus suivie de 9-1-1 Lone Star. Enfin, le retour de Resident Alien fait plaisir, mais je n’en ai pas encore vu assez pour l’instant.

Meilleur épisode vu : 
Euphoria – S02E03

Un vrai coup de cœur esthétique et narratif !

L’épisode réussit principalement à marquer par son introduction qui nous téléporte à une autre époque et nous fait apprécier un personnage normalement détestable. La réussite vient des prises de vue magnifiques, du jeu des acteurs et surtout de l’ambiance musicale des vingt premières minutes.

Euphoria reste une véritable pépite, n’en déplaise aux rageux.

Pire épisode vu
Riverdale – S06E03

Quel dommage ! Et en même temps, rien de surprenant avec cette série. 

Le troisième épisode de la saison 6 est une véritable catastrophe avec un Mr Cypher dont je n’avais rien à faire et des idées vraiment pas dingue pour en arriver là.

Les personnages sont vraiment insupportables, l’histoire tourne en rond et les deals passés avec le diable sont tous plus prévisibles les uns que les autres. Vite, passons à autre chose !

Episode le plus attendu :

How I met your father – S01E01

Le premier épisode de la série devait rebooter la franchise et la rendre cool à nouveau, près d’une décennie après la fin de la première série. C’est un échec complet : les personnages font des blagues qui font grincer les dents et ne parviennent pas à paraître modernes… bien au contraire.

Je continue à regarder pour le principe, mais c’est une vraie déception. Pourtant, il a été question d’un projet comme celui-ci dès la fin de la première série, alors on ne peut pas dire qu’il n’y a pas eu le temps de réflexion avant d’en arriver là. C’est trop convenu, les acteurs font presque de la peine à être enfermé dans des clichés de « jeunes » vus par des plus vieux. Et toute la saison semble être partie pour être dans ce ton, malheureusement.

Voir aussi : Vus en 2022

Personnage préféré
Carlos – 9-1-1 Lone Star

Il n’a pas encore eu grand-chose à jouer cette année, mais il a déjà voler mon cœur. Comme l’an dernier, je suis sous le charme de cet acteur qui gère parfaitement ce qu’on lui demande de faire. Tout est dans son regard, je crois, il est hyper expressif.

La fin de l’épisode 3 était déchirante, principalement parce qu’il est un acteur brillant.

Bien sûr, TK aurait pu avoir l’honneur de cette position… une prochaine fois, peut-être ?

Personnage détesté :
Boba – The Book of Boba Fett

Je vais me prendre une avalanche de tomates pourries, pas vrai ? 

C’est un peu un choix par défaut, parce que je n’allais pas m’acharner gratuitement sur la même série pendant tout l’article, c’est un peu mérité malgré tout.

Je n’arrive pas à m’attacher à ce personnage, et pourtant j’essaie. 

Personnage le plus surprenant :

Cal d’Euphoria

Forcément, je détestais le personnage avant la saison 2, alors il ne pouvait que s’améliorer avec le temps. J’ai déjà eu l’occasion de vanter les mérites d’Eric Dane dans son interprétation du personnage, mais l’introduction sur le passé de Cal est probablement ce qui m’a fait revoir ma copie sur ce personnage.

C’est bien simple, la passé apporte une perspective bien différente à ce personnage en venant justifier un peu plus ses actions innommables. Ne nous méprenons pas : je déteste toujours ce personnage, et encore plus après l’épisode 4, mais je trouve que la nuance apportée pour nous montrons qu’il n’était pas un connard à la base est quand même vachement importante.

 

J’ai vu 35 épisodes parmi les saisons suivantes :

La suite en février…

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