ON N’VA PAS S’MENTIR – Septembre 2016 : c’est la rentrée !

Bienvenue dans cette nouvelle rubrique du blog : j’y reviens sur une série ou un événement sans langue de bois. Pour cette première moulure, je m’intéresse bien sûr à la rentrée des networks ! Cet article évoquera donc de nombreuses séries, dont les titres sont en gras. Pas d’inquiétude, c’est fait majoritairement sans spoiler (ou c’est précisé quand j’évoque des spoilers mineurs). Non, je n’évoque pas Luke Cage, que je n’ai pas encore pris le temps de commencer 😉

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À une époque, septembre était synonyme de nouveautés, de reprises époustouflantes, de sang neuf… Cette année, je n’ai peut-être pas donné leur chance aux bonnes séries, mais franchement, je n’ai rien vu de tout ça et ça me gave un peu ! Tour d’horizon…

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Promis, il n’y a aucun jeu de mots entre l’actrice et le titre ci-dessous (Notorious)

Faire du neuf avec du vieux

C’est un peu le moto de la plupart des séries que j’ai tenté cette année ! Il n’y a rien de neuf dans les pilots que j’ai vu. Du côté d’ABC, on se contente d’imiter le Shondaland un peu partout, parce que c’est ce qui fonctionne sur la chaîne. Notorious est totalement touchée par ce symptôme : franchement, on y retrouve les ingrédients chers à Scandal ou How to get away with murder. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose et c’est sûr que ce n’est du coup pas mauvais, mais le problème c’est que ça commence à devenir lassant de se voir ressortir les mêmes histoires. Il serait grand temps de tenter de faire un peu de neuf. Toujours sur ABC, Conviction est déjà victime du même symptôme et seul le casting permet de sauver la série. Autant dire que même si je les aime bien, je ne donne pas cher de la peau de ces deux nouveautés, aux audiences déjà décevantes… Pas surprenant ! Et sinon, la mode en 2016 semble être de débuter sa série par une scène de sexe, une recette vieille comme le monde qui en arrive à être presque gênante tellement elle est devenue un détour obligatoire dans le pilot, expédié le plus vite possible lors de la première minute (Notorious en est peut-être l’exemple le plus frappant).

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Du côté de FX, c’était encore pire en ce qui me concerne ! Je suis totalement déçu par les lancements de Better Things et d’Atlanta. Je m’attendais à voir un nouveau You’re the worst… mais à la place, j’ai vu débarquer un ersatz de cette série avec Better Things. J’avoue avoir abandonné pour le moment cette nouveauté qui n’avait rien de vraiment nouveau : certes, c’est féministe et ça fait du bien, mais ça n’apporte rien de neuf, ça ne construit rien et c’est tout juste si ça dénonce des phénomènes de société. On a par exemple un épisode qui traite (attention légers spoils jusqu’à la fin du paragraphe) le tabou des règles des femmes, ce qui est une très bonne chose sur le papier… sauf que ça se termine sur un statu quo. On a juste eu vingt minutes sur le sujet et un très beau discours de l’héroïne fait uniquement à des femmes sur le fait qu’il faut assumer son corps. Passionnant, mais… « et ? ». Et rien du tout, justement, pas de conclusion, pas de vrai message, même pas de critique finalement. C’est très décevant.

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Même chose du côté d’Atlanta dont j’attendais peut-être trop parce qu’on m’annonçait le retour de Donald Glover. Oui, mais finalement, ce retour, je le trouve décevant. J’ai vu beaucoup de tweets ravis de la série, mais je n’ai absolument pas accroché : on nous plonge dans une série qui n’a pas de fil rouge, à l’humour pas vraiment au point (c’est inégal : c’est parfois drôle, parfois douloureux de les voir essayer de faire rire). Il y a une critique sociétale forte, sur le racisme, sur l’exclusion, sur tout un tas de choses d’actualités sur lesquelles il y a beaucoup à dire. Le problème ? Et bien, ça s’arrête à ça. C’est une sorte de reflet des problèmes, mais ça ne propose pas de solution (bon ok, ça à la rigueur, ce n’est pas forcément leur rôle), juste un statu quo que personne ne cherche à modifier. En gros, c’est un état de fait, ce qui est après tout le cas (malheureusement) dans la réalité, je ne dis pas. Je cherche simplement où est la comédie là-dedans ?

Dans le cas de Better Things comme d’Atlanta, mon plus gros malaise vient du voyeurisme malsain qui nous est proposé sur des tranches de populations exclues, sur des problèmes de société vécus, sous couvert d’une comédie qui peine à faire rire. Bref, un pseudo-documentaire fictif très dérangeant. C’est un peu ce que proposait You’re the Worst et Catastrophe en s’attardant sur des couples non-conventionnels et des personnages un peu détruits. La différence ? La visée humoristique est au cœur de l’écriture de ces deux-là, là où les nouvelles ont tendance à éclipser cette tendance, tout en restant présentées comme des comédies. Dans le même genre, Master of None de Netflix était bien plus réussie, en dénonçant des problèmes sociétaux tout en parvenant à proposer des vraies situations comiques. Peut-être que l’une et l’autre gagneront à être vues en binge-watching, mais pour le moment, je me permets une pause. Je les trouve plus lourdes que drôles.

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On prend les mêmes et on recommence

Le problème ne vient pas que des nouveautés, loin de là ! Je trouve que de manière générale, les séries qui reprennent cette saison ont du mal à proposer quelque chose de nouveau. Pêle-mêle : Quantico reprend très exactement son schéma de base, en faisant limite fi de ce qu’il s’est passé en saison 1 (même pas un petit résumé tant ce n’est pas important), Agents of S.H.I.E.L.D repart sur une saison qui divise les intrigues en plusieurs sous-catégories et en isolant les personnages, Once Upon a Time repart sur un méchant vu et revu avec des twists tout aussi peu inédits (franchement, l’écriture est de plus en plus décevante de saison en saison), Younger ignore les problématiques de son final en les enterrant et les coulant (littéralement) dans ses deux premiers épisodes, Blindspot expédie en un épisode les ¾ des mystères pour repartir en procedural, How To Get Away With Murder est enfermée dans sa forme et repart sur une troisième intrigue identique ; bref, la liste ne finit plus !

HTGAWM n’est pas la seule coincée par son schéma scénaristique. Pour certaines, comme Blindspot ou Quantico, le problème vient peut-être du genre même de la série, qui enferme immanquablement le show dans un carcan resserré. Pour autant, je trouve ça parfois écrit trop lourdement pour être pleinement appréciable. Ou peut-être que c’est simplement que je suis blasé à force de trop regarder de séries ?

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Et sinon, il y a de bonnes à voir quelque part ? (The Last Man On Earth)

Des recyclages réussis ?

Même problématique du recyclage côté de Superstore qui, après s’être égaré un épisode, revient finalement à ses fondamentaux en s’enfermant dans le Cloud 9. J’ai hésité à en parler, parce que pour le coup, c’est une bonne chose : l’ADN de la série vient du magasin et le changement de formule avec le premier épisode était un échec humoristique assez dommage en ce qui me concerne.

Comme l’an dernier, Grey’s Anatomy étonne par sa constance. Depuis qu’ils se sont rappelés (en fin de saison 11) ce qui faisait le succès de la série, le show est reparti sur d’excellents rails qui donnent envie de croire qu’il parviendra à détrôner ER en nombre de saisons (Grey’s jusqu’en 2019 ? Allez, soyons fous). Le succès de la série ? La constitution d’une famille hétéroclite, qui se retrouve en fin de journée pour partager une bière/un cocktail/un dîner. Tous les dramas sont très sympas et font partie de l’ADN de la série, mais rien ne vaut les quiproquos familiaux et les scènes d’humour/de danse de la série. C’est revenu l’an dernier et ce n’est pour le moment pas oublié par les scénaristes. Ouf.

Il me faut évoquer l’improbable cas de The Last Man on Earth : la série ne m’a pas encore tout à fait convaincu par son retour, mais elle semble avoir décidé de suivre cette saison un vrai fil rouge. C’est difficile d’en être certain après deux épisodes, mais c’est pour l’instant le cas et ça m’intrigue autant que ça me fait plaisir. Peut-être que ça aura moins l’air décousu grâce à ça et la série en a besoin, car l’humour lui manque en ce moment.

Enfin, comment ne pas terminer ce paragraphe sans évoquer le cas d’American Horror Story ? Cinq saisons redondantes et lourdes plus tard, la série se réinvente… en allant piocher dans ce qui était le plus intéressant en saison 1 ! Les acteurs changent enfin de rôles, le côté « Horror » est enfin (re)mis en avant avec des tentatives de jumpscare et le style même de la série est totalement redéfini avec le documentaire (qui plaît ou pas, certes, mais qui change au moins). Certes, je me méfie encore de la suite, mais pour l’instant, cette saison semble ne pas se disperser dans tous les sens et c’est une bonne chose.

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La première scène de Westworld

Les bonnes surprises

 Tout n’est donc pas noir en cette rentrée des séries, et franchement heureusement ! Le recyclage réussi se voit aussi parmi les nouveautés des chaînes.

The Good Place s’est démarquée en premier. Certes, le synopsis de base surfe sur une tendance mystico-religieuse très à la mode (il n’y a qu’à voir Angel from Hell l’an dernier, malgré son échec cuisant et mérité), mais l’humour y est totalement décalé par rapport à ce qu’on voit habituellement sur la chaîne. Il n’y a pas à dire, ça fait du bien ; et l’ironie de Kristen Bell est une franche réussite, comme toujours.

This is us est elle aussi tout à fait réussie. Il n’y a rien de nouveau avec cette série, mais alors vraiment rien. C’est un soap dramatique qui s’attarde sur la vie de personnages qui s’avèrent (SPOILER) être en fait tous liés par le sang. Deux timelines (comme dans Lost, HTGAWM, …) traités en même temps et une vraie motivation d’être un feel good font qu’en deux épisodes la série s’est imposée déjà comme une réussite. Pour être honnête, mon épisode de la semaine m’a même déjà manqué hier où la série n’était pas diffusée. C’est assez dingue cet effet d’habitude après seulement deux épisodes. Bien joué de la part d’ABC, ce recyclage est un succès au casting impeccable.

Westworld qui vient tout juste de commencer est une bonne surprise également, mais elle est déjà un peu trop survendue pour moi. J’ai du coup tendance à avoir envie de la critiquer, notamment en faisant un parallèle pour moi tout à fait évident avec Dollhouse de Whedon. Le côté western détourné par la SF n’est pas sans rappeler non plus Firefly de Whedon également. Et que dire de cette répétition autour de variations qui fait clairement penser à Person of Interest ? Au moins, pour cette dernière, il s’agit des mêmes créateurs, ça se comprend. C’est une bonne série, que je conseille malgré ces quelques critiques pour nuancer toutes celles qui hurlent à l’originalité pure et à la nouveauté. Une bonne surprise, oui, une nouveauté, pas vraiment…

Ces nouveautés sont donc inspirées fortement de thématiques déjà traitées, mais elles parviennent à s’en démarquer de manière agréable.

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Blasée, Hayley ? (Conviction)

EN CONCLUSION – La saison 2016-2017 est bien entamée désormais, même si j’attends encore quelques retours (comme Supergirl). Le mois de septembre n’a pas été transcendant, j’ai l’impression d’être enfermé dans une routine au milieu de laquelle il est difficile de trouver quelques bouffées d’oxygène de nouveauté. Je n’aime pas terminer mon article par une question, mais quand même, cette fois ça s’impose : suis-je le seul ?

Semaine 39 : du 26 septembre au 1er octobre

Bonsoir tout le monde !

Comme annoncé dimanche dernier, j’ai un peu de retard pour la publication de cet article. J’étais parti en week-end pour l’anniversaire d’une amie, c’était un peu compliqué de capter Twitter, alors je vous laisse imaginer ce que WordPress donnait !

Pour les mêmes raisons, pas l’ombre d’un Luke Cage sur le blog pour le moment, j’ai des semaines chargées, ça attendra un peu. Désolé… mais je vous laisse pas sans lecture non plus, ne vous inquiétez pas !

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Les inédits de la semaine

Les retours de The Last Man On Earth, Once Upon a Time, Quantico et Younger viennent s’ajouter à la longue liste des inédits que je vois chaque semaine. Rien que ça ! Méfiez-vous, comme je suis un peu retard dans la publication, j’ai mis à jour certains de ces articles avec l’épisode suivant (vu aujourd’hui) en entête ! Ils sont indiqués par un astérisque, attention aux spoilers.

À l’inverse, pas de commentaire sur Atlanta et Better things cette semaine, pas eu le temps (aka l’envie) de les voir cette semaine. Je me les garde de côté pour plus tard, soit cette semaine, soit indéfiniment plus tard. Je n’ai pas accroché outre mesure, ça peut attendre une période plus calme ou un jour moins occupé.

C’est parti !

Fear the Walking Dead (2×13), 10/20 *
The Last Man On Earth (3×01), 14/20 *
Quantico (2×01), 15/20
Once Upon A Time (6×01), 13/20
This is us (1×02), 15/20
Agents of S.H.I.E.L.D (4×02), 15/20
You’re the Worst (3×05), 19/20
Blindspot (2×03), 12/20
Younger (3×01), 17/20
American Horror Story (6×01), 15/20
The Good Place (1×04), 15/20
Grey’s Anatomy (13×02), 15/20
How To Get Away With Murder (3×02), 13/20
Notorious (1×02), 15/20
Superstore (2×02), 18/20

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La performance de la semaine

Sur le modèle de certains blogs américains (et de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine.

Je suis plutôt content de pouvoir dire que j’ai trouvé une vraie performance remarquable cette semaine et c’est à croire que tout le casting de You’re the Worst va défiler ici, semaine après semaine. Cette fois, c’est au tour de Desmin Borges, alias Edgar d’être mis en avant. Inutile de dire qu’il va y avoir des spoilers sur la série donc si vous n’avez pas vu, foncez la commencer dès que possible, mais passez ces quelques lignes 😉

Après avoir cumulé principalement des petits rôles, Desmin Borges a débarqué dans You’re the Worst en tant que meilleur ami du personnage principal, une place pas toujours évidente pour un acteur, car il est toujours mis dans l’ombre du couple phare. Dans l’ombre oui, ça a été le cas pendant deux saisons où il a évolué en circonférence de Gretchen et Jimmy.

Pourtant, bien que mis de côté, il apparaît assez vite que ce personnage a beaucoup à révéler à l’audience : ancien combattant, il est clairement affecté par un choc post-traumatique que tout le monde autour de lui ignore, surtout en saison 1. En saison 2, les choses s’améliorent avec une intrigue d’impros théâtrale et un love interest plus sérieux et crédible que son attraction pour la meilleure amie de son meilleur ami, qui fermait un quadrilatère bancal la première année de diffusion.

Il faut attendre la saison 3 pour qu’enfin le rôle d’Edgar soit approfondi avec un brio d’écriture rarement atteint dans une comédie, mais que l’on connaît bien aux auteurs de You’re the Worst après son exploration de la dépression en saison 2. Les scénaristes proposaient donc cette semaine vingt minutes des plus étranges, où j’étais partagé entre le rire habituel et l’angoisse. L’angoisse, ce sentiment difficile à communiquer dans une série, et surtout une comédie.

Pourtant, Desmin Borges s’en tire apparemment sans le moindre effort dans cet épisode. Il est absolument brillant dans son jeu où l’on sent très bien la panique du personnage, le PTSD parfaitement retranscrit. Voir cet épisode donne quasiment l’impression de vivre une crise d’angoisse, c’est extrêmement bien fichu et c’est confié à un acteur qui a largement les épaules pour le faire, et pour faire beaucoup plus et mieux.

Bref, c’est une place largement gagnée par Desmin Borges cette semaine, car cet épisode était époustouflant uniquement grâce à sa présence.

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Les autres actus du blog

Pas de coup de cœur musical cette semaine, on passe donc directement aux actualités de ce blog !

Déjà, j’en ai terminé de mes publications sur That ‘70s show ! Mardi dernier voyait la publication du dernier article sur la série, s’attardant sur la saison 8 de la sitcom. Ce fut des adieux difficiles, mais largement consommés, puisqu’ils datent de fin août. Théoriquement, je devrais continuer les publications du mardi avec One Tree Hill, mais ça prend toujours autant de temps de préparer la publication de ces articles (et surtout, je n’en suis qu’à la saison 3).

That ‘70s show, One Tree Hill… Vous l’aurez compris, je vous parle en fait à demi-mot de mon Challenge Séries 2016. C’est marrant comme le hasard (c’est-à-dire moi) fait bien les choses : j’ai justement publié un résumé de mon mois de septembre concernant ce challenge aujourd’hui. Le suspense demeure sur ma réussite de ce défi annuel.

De manière assez étrange (de mon point de vue), l’article le plus consulté la semaine dernière fut celui sur la saison 2 de Quantico que j’ai pourtant longuement hésité à regarder. Comme quoi, il ne faut jurer de rien ! Ou alors, je ne suis pas le seul à avoir hésité et j’ai aidé certains d’entre vous à faire leur choix (coucou Yodabor !).

À vue de nez (de TVshow time, en fait), il n’y aura pas d’autre retour de série cette semaine (ouf ?), en revanche, je pense tester les pilotes de Westworld, Conviction et peut-être même de No Tomorrow (moins probable). Comme pour m’aider à voir tout ça, Agents of S.H.I.E.L.D disparaît de la grille pour une semaine, une pause sacrément désagréable si tôt dans la saison !

Que voulez-vous, c’est la vie ! À la semaine prochaine, pour faire le point sur tout ça.

Retrouvez par ici les articles des semaines précédentes

Semaine 38 : du 19 au 25 septembre

Bonsoir tout le monde !

Pour ce rendez-vous dominical de rentrée des séries, un article un peu plus long que d’habitude et pour cause ! Pas mal de séries sont de retour, donc il y a forcément de quoi faire et ça m’a inspiré une nouvelle rubrique pour ces articles, qui reprend bien sûr une des premières idées de ce blog que j’avais fini par abandonner. J’en dis pas plus pour le moment, vous verrez en cours d’article !

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Les inédits de la semaine

Avant toute chose, il me faut d’abord parler des inédits, des retours d’Agents of S.H.I.E.L.D, Grey’s et HTGAWM, des nouveautés que sont The Good Place, This is Us et Notorious, BREF, de faire un détour par tous les articles publiés ou mis à jour cette semaine ! C’est parti :

Fear the Walking Dead (2×12), 15/20
Atlanta (1×04), 10/20
This is us (1×01), 16/20
Agents of S.H.I.E.L.D (4×01), 16/20
You’re the Worst (3×04), 17/20
Blindspot (2×02), 15/20
American Horror Story (6×01), 15/20
Better Things (1×03), 08/20
The Good Place (1×01), 17/20
The Good Place (1×02), 16/20
The Good Place (1×03), 15/20
Grey’s Anatomy (13×01), 18/20
How To Get Away With Murder (3×01), 16/20
Notorious (1×01), 17/20
Superstore (2×01), 15/20

v_0002343035La performance de la semaine

Sur le modèle de certains blogs américains (et de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine.

Cette semaine, malgré une reprise en beauté de pas mal de séries, je n’ai pas eu de gros coup de cœur en terme de performance. Du coup, je vais me contenter de m’appuyer sur une valeur sûre, à savoir Kristen Bell !

Faut-il encore la présenter ? Pas sûr, mais s’il fallait le faire, ce serait à coup sûr en commençant par l’incontournable personnage qu’elle a incarné (trois saisons et un film seulement !) avec brio : Veronica Mars. Alors oui, je vis dans le passé, la série s’est achevée il y a dix ans et vous pouvez dire tout ce que vous voulez, mais c’est par là qu’elle a véritablement commencé et c’est bien le seul rôle dans lequel elle m’a marqué.

Oh bien sûr, je me souviens de son détour dans Heroes, mais même elle ne pouvait pas rattraper la qualité d’écriture terrible de cette série (désolé pour les fans, mais comme l’a encore prouvé Heroes Reborn la saison dernière, je n’aime pas leur écriture qui consistent à proposer des rebondissements imprévisibles parce qu’illogiques – combien de gens ont ressuscité par surprise dans ces deux séries ?). Wow, je me suis sacrément égaré dans ce paragraphe, désolé !

Quoiqu’il en soit, donc, Kristen Bell s’est fait discrète sur le petit écran, en tout cas sur le mien, depuis la fin de Veronica Mars. Son retour en force de The Good Place est donc quelque chose que je vois d’un œil très positif, mais qui aurait pu réserver son lot de catastrophes. Et bien finalement, ce ne fut loin d’être catastrophique !

La chaîne nous a fait le gentil cadeau de diffuser pas moins de trois épisodes, l’avis que j’ai sur cette comédie est donc déjà bien arrêté : l’humour y est très particulier, mais très drôle. Kristen Bell brille tout simplement dans le rôle d’Eleanor, ce qui ne me surprend qu’à moitié : après tout, les meilleurs moments de Veronica Mars sont ceux révélant le potentiel comique de son interprète principale.

Je suis ainsi tout à fait accroché à cette performance de l’actrice qui arrive très bien à nous communiquer son envie de rire pour l’instant. J’espère que ce petit coup de projecteur sans spoiler vous convaincra d’aller essayer cette série sur une jeune fille qui atterrit au « paradis » par erreur et tente de prouver qu’elle mérite malgré tout sa place. C’est à voir, vraiment.

Le Coup de Cœur Musical

Chaque fois qu’une chanson me plaira dans ma semaine série, je prendrais le temps de vous la partager. Attention aux spoilers dans le paragraphe qui accompagne !

HTGAWM (2×01) – We Are the Ones de Son Lux

Oui, enfin, HTGAWM est de retour et, comme chaque fois, ce que j’attendais le plus, c’était de remplir ma playlist pour prendre le volant. Et franchement, dans presque chaque épisode, je trouve mon bonheur avec eux tant la BO est toujours parfaitement soigné. J’ai eu une petite frayeur pendant l’épisode, mais j’ai finalement trouvé mon coup de cœur à la toute fin de l’épisode. Outre la scène traumatisante qui accompagne cette chanson, puisqu’elle annonce la fin d’un membre du casting, quand même, c’est le décalage entre ces chœurs et les bruitages si particuliers qui me plaisent. La voix du chanteur se pose tout doucement sur des sons électro angoissants et le refrain est juste parfaitement entêtant. Alors peu importe qui est mort, cette scène est déjà gravée dans mon cerveau !

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Les autres actus du blog

Sans surprise pour personne, les autres actus du blog se résument à l’article sur That ‘70s Show saison 7. L’article le plus consulté cette semaine fut celui sur le pilot de This is us, talonné de près par celui sur Notorious, publié seulement hier. De toute évidence, il y en a qui se cherchent de nouvelles séries !

Justement, la rentrée série est majoritairement faite pour moi, zéro nouveauté à venir pour les sept prochains jours. Il me reste à surveiller cette semaine les retours de Quantico et Once Upon a Time, deux séries qui m’ont lassé l’an dernier et que je ne suis pas sûr de suivre avec beaucoup d’assiduité. The Last Man On Earth et son humour inégal est également diffusé cette nuit aux USA, et ça je pense que vous en parlerai, malgré une fin de saison 2 vraiment moins bonne que les débuts.

En revanche, jeudi, il y a LE retour que j’attends le plus, c’est celui de Younger pour une saison 3 que j’espère plus longue que la saison 2 vu la date de lancement. N’hésitez pas à vous rafraîchir la mémoire sur la série en allant faire un tour par ici 🙂

Bien sûr, il y aura aussi les débuts de Luke Cage vendredi, mais je pense mettre un certain temps avant de vous en parler, d’autant plus que je serai sans connexion internet quelques jours en fin de semaine…

Autrement dit, mon article sera peut-être en retard dimanche prochain, j’espère que vous me pardonnerez ! Allez, à la semaine prochaine 🙂

Retrouvez par ici les articles des semaines précédentes

How To Get Away With Murder (S03)

 Spoilers

Cet article a été rédigé tout au long de la diffusion de la saison 3, épisode après épisode. Vous y retrouverez mon avis détaillé sur chacun des épisodes et une conclusion portant sur l’ensemble de la saison. Bonne lecture !

Saison 3 | Saison 4 Saison 5 | Saison 6

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Avis : « Cette série n’a aucun avenir post-saison 1 ». C’est à peu près ce que je me suis dit devant le pilot d’How to get away with murder et devant pas mal d’épisodes de la première année. Et puis, la saison 2 est arrivée avec son lot de défauts mais aussi de qualités que je n’avais pas vu venir, en terme de casting (Amy Okuda, Famke Janssen) et de sous-intrigues.

Nous voilà désormais en saison 3 et si je suis parfaitement honnête, j’ai oublié pas mal de choses pendant la pause. C’est l’effet HTGAWM, je suis parfaitement à fond devant chaque épisode, mais dès que c’est fini, je tourne un peu la page.

Bon, s’il faut me rafraîchir la mémoire toutefois, je me souviens bien que Connor essaye de fuir la ville (mais qu’Oliver l’en empêche de manière vicieuse) et que Wes voit son père se fait buter trois secondes après l’avoir retrouvé à New-York. Je me souviens d’un épisode décevant dans la famille d’Annalise (avec son père abusif et tout là) pour lui faire accepter la perte de son bébé survenu des années plus tôt. Michaela a de quoi être dévastée, car elle a couché avec Asher et Caleb est un meurtrier suicidaire. Frank s’est barré aussi après avoir révélé à Laurel qu’il avait tué Lila (et le bébé d’Annalise au passage, niveau culpabilité et explication du pourquoi du comment).

Bref, un bon gros n’importe quoi et pas mal de yeux levés au ciel, mais, malgré tout, une série qui nous colle à notre siège. Shonda Rhimes, donc.

Allez, c’est parti pour la critique avec spoilers !

Note moyenne de la saison : 16/20 01.pngÉpisode 1 – We’re Good People Now – 16/20
You finally get to be me

Cinq minutes suffisent à résoudre le flash-back traumatisant de l’an dernier et à transformer Fanck en un homme nouveau (omg). Il n’en faut pas plus à la série pour accélérer de quatre mois et poser les bases d’une toute nouvelle intrigue, avec de nouveaux élèves et figurants à développer. J’ai mis longtemps avant d’être convaincu, mais en fait, les évolutions sont toutes à peu près logiques et il y a pas mal de mystères à élucider, autour de Franck, de Maggie (qui qu’elle soit) ou de comment Connor va réagir à sa rupture avec Oliver. Du coup, la série n’a pas changé d’un iota : dans ses veines continuent de couler de la musique survitaminée, des drames improbables, des rebondissements juridiques et une course à la popularité auprès de la prof. J’ai raccroché de manière un peu détachée à l’ensemble du casting : c’était totalement le but de ce premier épisode. On raccroche peu à peu les wagons autour de chaque personnage, avec des flashbacks sur leur été pour comprendre un peu mieux leur évolution. Je me suis laissé avoir par la dernière scène. J’étais surpris pendant tout l’épisode que la série laisse tomber ce qui lui avait toujours été cher, à savoir la construction en flashback pour deviner ce qu’il va se passer au profit de ces flashbacks estivaux pas si prenant pour l’avenir de la saison. Cette notion d’enquête est quelque chose qui rend vraiment supportables pour moi le manque de crédibilité et les erreurs de véracité inhérentes à HTGAWM, je suis donc heureux qu’ils ne dérogent pas à la règle. En revanche, mon dieu, cette dernière scène m’a laissé sur le cul avec la maison en flamme et quelqu’un de mort. Alors qui va mourir cette année ? Et qui sera le meurtrier ? Oh putain, je me suis fait avoir par la série, pour changer.

02.pngÉpisode 2 – There Are Worse Things Than Murder – 13/20
You can’t keep me from teaching my students

Cet épisode se concentre surtout sur Connor et c’est parfait comme ça. Sa relation vis-à-vis de son travail est tout autant explorée que celle qu’il mène avec Oliver en post-rupture. Puisque je considère Connor comme le personnage (de loin) le plus intéressant de la série, c’est plutôt positif. Le problème, c’est que le reste ne suit pas vraiment : l’intrigue de la semaine est du côté de la banalité pour tout ce qui touche le judiciaire. Laurel se rapproche de Bonnie et plus les épisodes passent, plus j’ai envie de la voir en couple avec Wes. Je n’ai de toute manière jamais aimé Franck. Cela dit, niveau relations, ce n’est pas pire que Michaela/Asher que je ne comprendrais absolument jamais. Bref, pour Franck, Annalise part à sa recherche maintenant qu’elle sait qu’il a (encore) tué quelqu’un. J’ai rarement eu cette impression devant HTGAWM mais cette semaine c’est très clair : cet épisode ne sert qu’à combler la saison, peu de choses se passent, y compris sur la fin, qui d’habitude permet de relancer les intrigues. La dernière scène nous informe un peu plus sur ce qu’il se passera dans deux mois et veut nous faire croire que Connor est mort. Putain, ils ont pas intérêt sérieux. Bref, il y a des choses pires que Murder, mais il y en a aussi des meilleures (et ce jeu de mot avec le titre « VF » n’en fait clairement pas partie). C’était un peu plat, surtout que la joie de les retrouver est passée.

03.pngÉpisode 3 – Always Bet Black – 14/20
Well yeah, I’m having a lot of fun, what about you guys?

Nouveau cas de la semaine qui ne fait pas avancer grand-chose : un meurtrier de call-girl. L’idée est de les montrer défendre un client qui ne le mérite pas et le faire gratuitement. Bon, sympa, mais pas exceptionnel, ça nous permet juste de voir Annalise perdre son calme légendaire et gifler son client. Passionnant. Pendant ce temps, Laurel va voir son père pour continuer son enquête sur Franck, mentant à Bonnie et Annalise à l’issue de cet épisode. Michaela perd tout un tas d’argent qui n’est pas à elle dans un casino avant de donner le surplus qu’elle regagne facilement à un SDF. Y a des soirées comme ça, que voulez-vous. Connor continue de se prendre des coups permanents, avec Annalise le soupçonnant d’être la cause de sa rupture avec Oliver, puis avec Oliver le soupçonnant de ruiner son coup au casino quand il ne fait que le défendre. Pauvre Connor. Pour une fois, ça remonte un peu mon estime d’Asher, même si la manière dont il annonce à Bonnie qu’il couche avec Michaela n’est pas idéale. Enfin, Maggie finit par faire une crise de jalousie justifiée à Wes. Plus que six épisodes avant l’incendie et on n’en sait toujours pas plus, si ce n’est que Bonnie est en vie… et que ce n’est pas la seule. C’était un peu mieux que la semaine dernière, mais j’attends toujours plus de mouvements et d’intrigues à vrai dire.

04.pngÉpisode 4 – Don’t Tell Annalise – 14/20
Your license has been placed under immediate suspension due to gross misconduct

On tombe un peu dans la routine avec cet épisode, même s’il est intéressant de voir Annalise se faire suspendre et surtout que le retour de Famke Jansen est une vraie réussite. Cet épisode voit Asher gérer son propre cas et vu que je n’aime pas le personnage, c’est clair que je n’étais pas à fond. Maggie organise une fête surprise pour Wes, que Laurel gâche en révélant tout à Wes avant. Connor continue de se détruire après la rupture en se mettant à draguer tout un tas de types via une application de rencontres. Si l’épisode est un peu long, il met en place tout un tas de choses importantes pour la suite de la saison et nous passons désormais le cap du mois restant avant la révélation de l’intrigue de l’incendie. De ce côté-là, les éléments sont donnés au compte-goutte comme d’habitude, mais c’est une double révélation qui nous attend : Laurel est enceinte, mais c’est aussi elle qui est blessée dans l’incendie. Cela tend à laisser penser que Frank fait partie de la fête, puisque l’épisode se termine sur le meurtre du père de Bonnie par Frank. Une fin qui rattrape largement tout l’ennui qui a précédé, donc, comme d’habitude ce sont les premières et les dernières minutes qui importent le plus, dans une construction un peu grossière mais fonctionnelle.

05.pngÉpisode 5 – It’s about Frank – 15/20
You can’t get better alone.

Pas de cas sur lequel enquêter cette semaine et ce n’est pas plus mal. L’épisode se divise principalement entre Annalise luttant contre son alcoolisme (et craquant totalement en cours de route), lui remémorant tout un tas de souvenirs que l’on voit en flashback (combien de coupes de cheveux en un épisode ?) et Bonnie retrouvant Frank après le meurtre de son père. Cette intrigue aussi permet des flashbacks sur le passé de Frank en prison, ce qui est un bon moyen d’en savoir plus sur le personnage. En bref, ce n’était pas exceptionnel et se concentrait beaucoup sur le passé, mais c’était quand même largement au niveau, même si j’aurais préféré Du côté des « Keating 5 », il reste des miettes d’épisode : Wes qui rencontre son beau-père puis va aider Annalise à décuver, un autre étudiant insupportable avec eux (que l’on espère tous mort ou coupable de l’incendie), bref, des intrigues encore très secondaires pour le moment, mais qui permettent de régler le mystère des affiches anti-Annalise. Quant aux affaires, l’étau se resserre autour de Connor qui semble être le cadavre dans la maison en feu… C’est en tout cas ce que les scénaristes essayent de nous faire penser pour le moment, à moins que ce ne soit Asher, dont on n’a pas de nouvelles non plus, ou ce nouvel étudiant que personne n’aime de toute manière. En tout cas, Michaela est sauvée cette semaine et Frank semble encore en vie, car à qui d’autre Bonnie téléphonerait-elle ?

06.pngÉpisode 6 – Is Someone Really Dead? – 15/20
Now excuse me when I’ll try to be a good lawyer again

Cet épisode joue avec nos nerfs en ne nous révélant pas qui est mort et avec un titre totalement abusé, qui est une fois de plus la dernière réplique. J’ai découvert que Maggie s’appelait en fait Meggy. Oups. Bon, un peu de sérieux, cette critique part en cacahuète : les choses s’accélèrent drôlement maintenant que Laurel a révélé les contacts entre Bonnie et Frank. C’est plutôt intéressant de voir les choses se dessiner un peu plus clairement, avec Wes redevenant suspect dans le meurtre de son père. Côté perso, Michaela rompt enfin avec Asher (dont la scène de danse m’a fait marrer pour une fois) avant de se remettre à nouveau avec lui et Oliver embrasse un autre mec, ce qui ne ferait qu’accentuer la jalousie de Connor s’il le savait… surtout que le rencard s’est bien passé. Wes rompt avec Meggy pour mieux pouvoir finir avec Laurel, et ça ne fait jamais que six épisodes que l’on attend tous que cela se produise, c’est donc plutôt cool, je crois. Je n’étais pas partisan de leur couple au départ, mais je trouve qu’il prend tout son sens cette année. Bref, l’épisode nous balade bien et réussit à entretenir le suspens. Difficile d’en demander plus à ce stade de la saison/série. Vivement la semaine prochaine !

07.pngÉpisode 7 – Call It Mother’s Intuition – 15/20
Get a good night sleep, let’s start fresh tomorrow.

Le compte à rebours continue et nous voilà à deux semaines de l’incendie, ce qui commence à être un peu stressant à force. Le cas de la semaine était assez classique, avec des enfants détestant leur mère et étant accusé d’avoir tenté de la tuer. Classique, mais cela permet à Laurel de briller. Sa stratégie pour forcer la mère à révéler qu’elle s’est empoisonnée est payante et géniale. Malgré ça, elle prend aussi le temps de vivre avec Wes sa relation, mais toujours en secret et sans se douter que Frank l’espionne pendant qu’elle prend son pied. Concernant le fil rouge, tout part en vrille quand les Keating 5 apprennent que le suspect parfait dans le meurtre du père de Wes a un alibi, après un mensonge de Wes à la police. Pas malin. La scène qui suit est une scène que j’attends depuis un certain temps lors de laquelle chacun dit à Annalise ce qu’il pense au plus profond de lui. Très sympa à voir, car il est vrai que cette série a tendance à me mettre mal à l’aise vis-à-vis des dynamiques entre personnages. L’experte là-dedans est probablement Bonnie, qui s’en tire une nouvelle fois plutôt bien en hurlant à Frank de se tirer. J’espère vraiment que c’est lui qui va y passer, car la liste se réduit désormais à lui ou Connor, qui vient juste de se remettre avec un Oliver qui ne sait vraiment pas ce qu’il veut. Et je refuse de voir mon personnage préféré y passer – même si Michaela est vraiment remontée dans mon estime cette semaine. Quant à Wes… j’attends d’en savoir plus sur la raison pour laquelle il balance Annalise, ça peut tout aussi bien être un plan qu’ils ont mis au point ensemble.

08.pngÉpisode 8 – No More Blood – 16/20
Something bad’s always about to happen in this house.

Le retour de Fank tombe à pic pour aider Annalise à protéger Wes dans son faux-témoignage. C’est magique, ou simplement très bien écrit. Du coup, la série ne propose pas d’autre case de la semaine et c’est tant mieux : il y a largement de quoi faire avec le fil rouge de cette saison dont la conséquence mortelle approche horriblement. Tout est lié évidemment et c’est donc clairement l’histoire autour de Wes qui nous y amène, de même que la grossesse d’Annalise. C’était donc un très bon épisode qui voit Wes s’en sortir en se parjurant et grâce à l’aide de Frank et Annalise. Évidemment, il est aussi temps de se jouer des ramifications avec le futur : Asher entre en contact avec la mère de Michaela, Connor rompt à son tour avec Oliver et se transforme en boule de nerfs, Wes et Laurel filent le parfait amour… Les choses s’emballent cette semaine pour mener au cliffhanger qui nous révèle que Connor est en vie et le reste je m’en fiche pas mal. Franchement, c’est un grand connard d’avoir couché avec le crush d’Oliver, mais après avoir craint le pire ces dernières semaines, je relativise beaucoup. Tout semble indiquer que c’est donc Frank qui y passe, pas une grande perte, mais je me méfie avec cette série, je ne pense pas être au bout de mes surprises. Bon, je suis pressé d’être la semaine prochaine pour savoir ce qu’il s’est passé, mais je reconnais que maintenant que l’on sait que mes personnages préférés s’en tirent, j’en ai un peu plus rien à faire. Lalala. Juste un peu curieux de voir ce qu’ils nous réservent cette fois.

09.pngÉpisode 9 – Who’s Dead? – 20/20
I want us all to be safe.

Bon, je vais vous avouer un truc : je rédige souvent mes critiques devant l’épisode, surtout quand il a tendance à avoir des moments chiants ou qu’il se passe un truc marquant. Mon moyen à moi de gagner du temps. Du coup, j’ai écrit ça : « La mi-saison tant attendue est enfin là et WTF Annalise a embrassé Bonnie, ça fait trois ans que leur relation cheloue me prend la tête et là genre normal ? Pff, j’abandonne bordel. L’épisode réserve son lot de surprises avec la mère de Michaela, l’alcoolémie d’Annalise, Connor qui couche avec Oliver, Bonnie qui demande à Frank de se sacrifier juste après l’avoir sauvé… Et surtout, comme d’habitude, l’épisode gagne en rythme lorsque les pièces du puzzle se recomposent enfin. » Et je me suis arrêté d’écrire parce qu’évidemment, on gagnait en rythme et on allait enfin savoir que c’était Nate le cadavre et c’était très bien comme ça, mais je voulais comprendre. Et puis la maison a explosé et j’ai compris direct qu’on nous la faisait à l’envers, parce que c’était la seule explication logique au fait qu’on ne voyait pas l’intérieur de la maison. Et on nous l’a fait à l’envers, royalement, dans les grandes lignes et pas un instant, je n’envisageais qu’ils osent tuer l’un des cinq principaux, qui plus est Wes qui est le point d’ancrage de la série en saison 1. Et non content de le tuer, les scénaristes ne nous disent pas comment il est mort et nous proposent une vision très sympa de son corps à moitié calciné. Il est très clair donc qu’il est mort, ils ne pourront pas nous faire le coup de la résurrection cette fois, même si c’est une série américaine. Et honnêtement, WES ??! Rares sont les séries à oser prendre ce pari et je le vis mal, très mal. J’ai l’habitude avec The 100 ou avec Grey’s, mais HTGAWM n’avait jamais été aussi loin. Clairement, le dernier acte, à la musique toujours aussi parfaitement parfaite, éclipse tout le reste d’un épisode qui était bon sans plus. Les pistes ouvertes pour la suite de la saison sont énormes et la dynamique entière de la série est à revoir maintenant que Wes est mort – même si avec le recul, c’est le personnage le plus éloigné du reste du groupe, alors ça pourrait être pire. Je ne sais même pas par où commencer à réfléchir à ce qui nous attend dans l’épisode de reprise, mais une chose est sûre, HTGAWM vient de passer dans les cours des grands et, cette fois, je n’oublierai pas d’ici la reprise ce qu’il s’est passé. Pas Wes, quoi. Sérieusement ? Je ne l’aurais pas cru si on me l’avait dit, tellement il me paraissait aussi immunisé qu’Annalise (je l’ai quand même deviné quand on voit Bonnie ne pas répondre aux autres et qu’on passe au plan de l’autopsie, parce que le doute était grand depuis l’explosion). Les scénaristes ont réussi leur coup et ce jeu de chronologie est détestable de leur part, mais tellement bien mené.

10.pngÉpisode 10 – We’re bad people – 17/20
In the past, Ms. Keating has been questioned for crimes close to her that have gone unsolved

Inutile de dire que cette fois, je n’ai rien oublié entre la mi-saison et la reprise. Et même si je n’ai pas oublié la torture de la dernière scène de l’épisode précédent, je ne m’attendais pas à revoir le corps de Wes martyrisé dans tous les sens. Quand j’ai vu hier sur IMDB qu’il serait dans l’épisode (sans commentaire, je sais), je m’attendais simplement à des flashbacks et des rêves comme la première scène pas à ce genre de parallèle. Du coup, tout le monde a le droit à ses flashbacks avec lui, histoire de nous rappeler à quel point le personnage est génial. Pardon : était génial. Voilà, voilà, je vous laisse aller pleurer dans un coin. L’avantage du choc de la mort de Wes (mais alors c’est vraiment le seul), c’est que le fil rouge est très clair désormais. Laurel accuse évidemment Frank, les flics s’en prennent à Annalise. Rien de nouveau sous le soleil. Bonnie est l’avocate d’Annalise, ça aide niveau budget pour les castings, Laurel est en pleine dépression (et Wes est donc le père du bébé), Connor est évidemment un connard dans son deuil (oooh Connor, qu’est-ce que j’aime ce personnage) et Asher ne le supporte pas. Pour une fois, je comprends à peu près Asher, mais bon, je reste Team Michaela dans sa réaction après coup. Elle a l’air tellement au 36e dessous dans cet épisode (juste parce qu’ils ont changé son maquillage, je sais, mais c’est dingue). Oliver confirme ses doutes concernant Sam, apprend que Connor a déconné aussi avec Thomas, mais lui pardonne (comme c’est chou, en même temps, Connor, on lui pardonne tout) et Annalise finit en prison, où elle mérite de toute manière d’être tellement sa vie, c’est de la merde. L’épisode en lui-même possède une bonne structure et de bonnes musiques, comme toujours. Quant à la fin, Laurel y est particulièrement brillante et je ne crois pas une seconde en la culpabilité de Frank. Bref, c’est un excellent épisode de reprise qui clôture un TGIT décidément très en forme (Grey’s, Scandal). Oh et PS : je suis tellement heureux de retrouver Rose de LOST dans un rôle si différent !

11 2.pngÉpisode 11 – Not Everything’s About Annalise – 18/20
I know what it’s like to be scared of Annalise, believe me, just call me when you wanna talk

Voici un titre que j’aime beaucoup, déjà, car la série a tendance à trop recentrer en permanence les choses sur Annalise alors qu’il y a tout un casting de très bons acteurs derrière. Et mon dieu, cet épisode le prouve encore, car il y a un excellent jeu de la part d’un peu tout le monde. Frank s’accuse du meurtre de Wes et ça créé bien sûr beaucoup de drama. Il faut tout l’épisode pour que ça avance un peu, de nouveau grâce au principe des flashbacks qui nous apprend que Bonnie est liée à tout ça. Sans grande surprise. Du côté des « Keating 4 », on se dirige lentement mais sûrement vers la création d’un nouveau « Keating 5 » : Oliver est désormais au courant pour Sam et tout le monde sait qu’il sait. Cela fonctionne très bien alors que ce n’était pas évident a priori, puisqu’Oliver paraît pleinement comme un remplaçant de Wes. Pourtant, c’est vendu à merveille via ses talents de hacker. Il faut dire que c’est également aidé par le personnage de Michaela qui est en feu depuis deux épisodes (comment ça, c’est trop tôt pour un jeu de mot avec le feu ?). J’ai toujours apprécié le personnage, mais alors là, l’actrice déchire absolument tout, à passer les nerfs de son personnage un peu partout. Bientôt, elle pourra prétendre au rôle de nouvelle Annalise, car elle gère à merveille – et mieux que quand Laurel avait plus ou moins ce rôle-là en début de saison. Cela dit, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas écrit : la prestation de Laurel aussi est superbe pour cet épisode. Sa fatigue est crédible, ses larmes finales aussi, alors même qu’elle est en train de mentir. J’ai adoré ses différentes interactions dans cet épisode, même si je pense qu’envoyer chier Maggie était une erreur. En revanche, se taire devant Nate, c’était une excellente chose. Je n’aime pas Nate, ce n’est pas nouveau, mais son intrigue dans cette deuxième partie de saison ne me va pas du tout pour l’instant. À faire cavalier seul comme ça, on ne sait même plus ce qu’il cherche à faire, ses intentions sont tout sauf claires et je l’ai trouvé clairement insupportable dans 90% de ses scènes. Peut-être que c’est simplement parce que je n’accroche pas à son personnage, mais franchement, j’aurais préféré qu’il y passe, hein. Tout aussi insupportable est Connor dans cet épisode. J’ai beau l’adorer, lui, son deuil commence à être un peu pesant. Heureusement, les choses s’améliorent quand il commence à prendre soin d’Oliver, que ce soit à vouloir le protéger de Michaela ou à faire la cuillère en fin d’épisode. Ses relations avec le reste du groupe ne me conviennent plus trop, principalement la distance qui s’instaure avec Michaela. Ces deux-là ensemble étaient géniaux, je ne veux pas les voir se séparer ! Enfin, il faut revenir sur Annalise en prison. C’est bien écrit, mais un peu prévisible, avec notamment le cliché de la coupe de cheveux à laquelle on a le droit à chaque fois dans chaque série. J’attends de voir ce à quoi ça va nous mener, de toute manière, Viola Davis a les épaules pour emmener ce rôle aussi loin que nécessaire. Après, je ne sais pas si je suis juste fatigué ou si c’est parce que je vois cette série après Scandal, mais j’ai l’impression que le jeu de l’ensemble du casting s’est amélioré à la mi-saison. Peut-être que cette intrigue les a simplement boostés (après tout, ils vont perdre un collègue de travail bientôt), mais je suis bien plus convaincu par les performances de tout le monde dans ces deux derniers épisodes, et ça fonctionne même pour Bonnie, c’est dire.

12.pngÉpisode 12 – Somewhere Else – 14/20
You’re going to hell someday

L’intrigue continue d’avancer tranquillement cette semaine et il est dur de ne pas se surprendre à attendre désespéramment les dix dernières minutes dans lesquelles on sait que tout se passera. Dans les flashbacks cette semaine, on continue de suivre la dernière soirée de Wes : il réussit à semer Frank, qui reçoit l’ordre de ne pas le blesser de la part de Bonnie. Plus intéressant encore, il passe un coup de fil dont nous n’avions jamais entendu parler jusque là. Dans le présent, Laurel sort enfin de l’hôpital, pile à temps pour le mémorial en l’honneur de Wesley. Sans grande surprise, elle part en vrille lors de son discours et c’est même un tout petit peu trop pour être vraiment crédible. Afin d’enfin faire son deuil, elle demande à voir le corps de Wes, mais celui-ci a été remplacé par le corps de quelqu’un d’autre. Bonjour la conspiration et l’impossibilité de croire à sa mort à partir de là. Elle est en pleine dépression, mais elle va tout de même voir Frank sur les bons conseils de maman-Michaela (qu’est-ce que j’adore Michaela). Le procès d’Annalise se poursuit et les scénaristes choisissent de perdre un peu de temps en faisant revenir ses parents dans la série. Franchement, cela ne sert pas à grand-chose si ce n’est à combler un peu le temps, mais on en demande difficilement plus à cet épisode. J’aime beaucoup la manière dont Annalise ruse pour réussir à se sortir de prison, c’est de la grande manipulation qui prouve qu’elle est prête à tout. De son côté, Oliver est interrogé par la police et est enfin capable de reconnaître qu’il a fait ses erreurs tout seul, plutôt que de laisser tout le monde se blâmer (ou Connor blâmer tout le monde). Comme prévu, tout s’accélère sur la fin d’épisode : outre le passage à tabac d’Annalise, Frank devient son propre avocat pour parler à Bonnie en paix, Oliver avoue qu’il a sauvegardé sur clé USB le portable d’Annalise et Nate a bien eu le temps de parler avec Wes avant l’incendie (mais Wes est arrivé après lui, contrairement à ce que je pensais après l’épisode 9). Bref, cet épisode gagne du temps et nous amène tranquillement aux révélations. Il était bon, mais pas indispensable. Vivement la suite !

13.pngÉpisode 13 – It’s a War – 15/20
Can we at least pretend to study?

On continue d’en apprendre un peu plus sur cette fameuse nuit de l’incendie quand Nate révèle à Annalise ce qu’il sait, à savoir absolument rien d’intéressant. Annalise demande ensuite à ses étudiants de continuer de la protéger ce qui énerve clairement Laurel, mais aussi Connor qui demande à Oliver de craquer la clé USB sur laquelle il a copié le portable de notre avocate préférée (ou pas). Laurel poursuit son enquête comme une dingue sur la mort de Wes, imprimant tous les articles qu’elle trouve sur le père de celui-ci. Oui, bon, ce n’est pas bien logique de tout imprimer, mais bon ça le fait à l’image. Elle appelle surtout un détective privé qui trouve des informations vraiment intéressantes : un test ADN avait été fait sur Wes, ce qui fait que tout le monde connaît désormais sa filiation. C’est problématique. Annalise décide de réagir aux attaques qu’elle subit en attaquant à son tour et en demandant un grand jury, d’où le titre de l’épisode : c’est clairement une guerre contre la justice américaine (et probablement contre la justice tout court aussi). Pas conne, elle tente aussi de regagner la confiance d’Oliver, puis celle de ses étudiants à qui elle révèle enfin la vérité sur son bébé (ça ne fait jamais qu’une saison). Cela fonctionne sur le premier, mais pas trop sur Connor, qui s’énerve encore un peu plus de voir Oliver si naïf. Oui, je suis du côté de Connor sur ce coup-là. C’est tellement la guerre que même la doyenne de la fac s’avère jouer un double jeu, ce qui me rassure un peu car je commençais à ne plus trop la cerner dans cet épisode. Autant la semaine dernière après le pétage de câble de Michaela ça passait, autant cette semaine, c’était en trop. On en arrive alors à la fin d’épisode, après une Laurel s’en prenant en Bonnie et un Frank qui gagne une petite victoire pour tout le monde. Il est révélé que Wes a été incinéré (c’est ironique, franchement), Connor apprend à tout le monde (ou presque) qu’Oliver est en train de s’occuper du téléphone d’Annalise et Laurel confronte (une fois de plus) Annalise. La vraie révélation est gardée pour les dernières secondes : Connor était dans la maison avant qu’elle ne brûle, et il a fait un massage cardiaque à Wes… C’est un univers de questions qui s’ouvrent avec l’effondrement de son alibi (un peu simple d’ailleurs) et c’est Oliver qui le découvre. Du coup, j’ai juste envie d’être la semaine prochaine. Et vite.

14Épisode 14 – He Made a Terrible Mistake – 18/20
That’s the one good thing you can do with your life, you can go and you can kill yourself, Connor.

Cette semaine, HTGAWM propose non pas un, mais deux épisodes, concluant ainsi sa saison un peu par surprise. Ce double-épisode final commence plutôt bien, avec un Connor au bord du suicide… Flashback ou présent ? Les choses ne sont pas si claires, mais c’est le présent, malheureusement. On nous garde le suspens sur la nuit de l’incendie un moment, privilégiant Annalise chez les AA, la libération de Mahoney et le double jeu perpétuel de Nate. Cela traîne donc un peu, mais on est dans une soirée de fin de saison, donc ça finit assez vite par rattraper le fil rouge et les flashbacks, sans apporter la réponse pour autant. C’est Michaela qui, la première, comprend que Connor cache quelque chose et réussit enfin à lui parler et rétablir leur amitié comme au bon vieux temps. Et même si elle lui fait toute confiance, elle pense quand même qu’il est possiblement responsable de la mort de Wes… Bon, c’est un peu gros comme réplique, mais c’est vrai qu’il aurait peut-être pu réussir à faire quelque chose pour l’aider en appelant les secours (encore que ça aurait probablement laissé le temps à l’explosion de se déclencher). Connor est donc clairement innocent, mais Asher et Laurel ne l’entendent pas comme ça, et surtout Laurel, qui est particulièrement véhémente. Même Annalise est plus soft qu’elle dans sa confrontation avec Connor, confrontation qui est juste parfaite avec un Connor qui crache tout son venin. Je sais, je suis un peu partial sur la question car j’adore le personnage, mais je trouve qu’ils vont loin dans sa culpabilité alors qu’il n’a rien fait – à part garder quelques infos pour lui, mais dans ce groupe, ça se comprend. Ces scènes de révélations sont vraiment bonnes et gardent le rythme vif dans l’épisode, contrairement à d’habitude. Par la suite, on voit Laurel se rendre faire une échographie et finalement hésiter sur l’avortement, alors qu’il semblait assez clair jusque-là qu’elle voulait garder le bébé. Pourquoi pas, mais sa réconciliation avec Meggy me semble trop forcée et je ne la sens pas, sans savoir laquelle des deux je ne sens pas. Pas le temps de vraiment y réfléchir, car Connor veut témoigner pour innocenter Annalise, mais cette dernière préfère envoyer Laurel faire un faux témoignage. C’est une idée intéressante, mais pas de bol, le passé de son étudiante joue contre son plan : Laurel a été kidnappée ado (putain, cette vie) et a reconnu avoir menti par la suite pour protéger son père. Perso, je trouve que ça sent bon la piste pour la saison 4, parce que la famille de Laurel, ça fait longtemps qu’on sait qu’elle a des choses pas claires à se reprocher. Un peu comme tous, de toute manière. La fin de l’épisode accélère encore le rythme et les révélations avec Connor tentant de récupérer le deal de Wes et découvrant que Danver (le DA) est derrière pas mal de leur problèmes. Annalise arrive à la même conclusion et un dernier flashback nous révèle qu’un autre homme est aussi lié à tout ça. Et putain, je l’ai tellement pas vu venir que j’ai la migraine ! Qu’est-ce que c’est que ce bordel ?? J’aurais bien besoin d’une semaine complète pour digérer tout ça, mais pas le temps, l’épisode suivant est déjà dispo après tout !

15.pngÉpisode 15 – Wes – 18/20
Now you’re going to turn him into a murderer

Et voilà, on nous révèle enfin tout ce qu’il s’est passé la nuit de l’incendie avec un petit #WhoKilledWes sympa, et merde ça veut dire qu’il est temps de dire adieu à Wes, ce que je pensais être prêt à faire, mais en fait non. Connor a disparu après son rendez-vous avec le District Attorney et tout le monde s’inquiète pour lui, moi le premier. Seulement, Annalise a mieux à faire : elle vient déjeuner avec la veuve Mahoney pour régler enfin leurs petites affaires. Le rythme est maintenu dans cet épisode à coup de coupes de plans, donnant un hachis parfois dur à digérer puisque deux actions sont constamment en train de se dérouler. C’est un classique de la série, mais il m’a paru plus omniprésent dans cet épisode, probablement parce que les révélations sont plus importantes. On apprend donc en parallèle que Connor est juste retenu en otage contre son gré par Danver et que Wes/Christophe n’est pas le fils de Mahoney… mais celui de Charles, lui-même le fils de Mahoney. Oh, cet arbre généalogique de merde ! Je n’arrive pas à croire qu’ils osent nous pondre ça un an après le cliffhanger de la saison 2. Et pourtant, ils le font, et ça fonctionne tellement bien qu’ils auraient tort de s’en priver. De son côté, le groupe d’étudiants est trop drôle, principalement grâce aux interactions entre Asher qui bouffe et Laurel enceinte. C’est stupide mais c’est une bonne dynamique qui fait rire et qui paraît plus juste que la déclaration d’amour d’Asher à Michaela (même si la réaction de cette dernière est peut-être mon plus gros fou rire de la semaine). En plus, cette déclaration permet quand même un dialogue intéressant entre Michaela et Laurel sur les sentiments, et notamment ceux envers Wes. Laurel était donc bien amoureuse, mais ne s’en est rendue compte qu’après coup. C’est bête. Annalise retourne chez elle pour retrouver une photo avec son mari et UN BÉBÉ ? Je crois que je n’ai pas bien compris cette affaire, destinée à remuer la culpabilité et les sentiments d’Annalise. Pas le temps de s’interroger néanmoins : Connor balance Oliver pour s’en sortir, mais rien n’a l’air d’être retenu contre Oliver par la suite, alors ça va. Comme le DA a maintenant en sa possession un message de Wes s’accusant de la mort de Sam (qui peut laisser croire aussi qu’il a tué Rebecca), Annalise propose de l’accuser. Cela fonctionne bien sûr mais ne résout pas du tout notre affaire Wes. On assiste pourtant en parallèle à la mort absolument atroce du personnage, qui n’a rien demandé et ne comprend pas ce qui lui arrive, pas plus que nous ne comprenons. Cela part tellement en vrille que ça devient insoutenable de voir cette scène. Wes ne meurt pas simplement, il se débat et c’est long. Ils m’auraient pondu cette scène avec Connor ou Michaela, vous ne m’auriez probablement pas vu de la journée, tellement c’est traumatisant. Sa mort est tout bonnement atroce à voir… et surtout pas clairement résolue. Pourtant, Connor et Oliver fêtent leur retrouvailles avec une demande en mariage qui constituera leur cliffhanger pour cette année. Ma foi, pourquoi pas ? C’est un peu tôt dans leur relation, mais Connor serait fichu de dire oui. Et puis, un petit meurtre pendant le mariage, ça ferait une bonne saison 4. Annalise se retrouve dans la délicate position de devoir pardonner (ou non) un Frank libéré et à genoux devant elle. Enfin, Laurel a pour plan de faire parler Charles afin de vraiment savoir ce qui est arrivé à Wes. Elle envoie Michaela l’interroger dans son bar préféré, mais, pas de chance, Michaela se rend compte qu’elle a aussi des sentiments pour Asher (mouais, ils auraient pu trouver plus crédible comme moment). Laurel décide donc de faire vengeance elle-même et s’apprête à buter (y a pas d’autres mots) Charles en pleine rue jusqu’à ce qu’elle soit interrompue par… le meurtrier de Wes, qui lui fait un câlin. Normal. Elle le présente alors comme Dominick, un ami de la famille… qui nous est révélé en flashback comme obéissant aux ordres du père de celle-ci lorsqu’il a tué Wes. Il est donc mort simplement parce qu’il fréquentait Laurel ? Je sentais bien avec l’épisode précédent que la famille de Laurel nous tiendrait la saison 4, mais pas comme ça ! Je suis hyper frustré de devoir dire adieu à un excellent personnage de manière aussi injuste, surtout après nous avoir fait croire pendant toute une demi-saison que les réponses viendraient des personnages que l’on connaît déjà, comme d’habitude. Force est de constater que cette option est rassurante et donne beaucoup à faire l’an prochain (RDV dans sept ou huit mois, quand même !), mais mon dieu que c’est frustrant d’avoir une réponse qui apporte encore plus de questions. J’avais oublié ce sentiment depuis LOST, je crois. Là, on part très loin et le retour en arrière ne sera pas possible pour Laurel. Et comment ne pas mentionner l’excellente prestation finale de Viola Davis dont le personnage exprime enfin ses sentiments pour Wes ? Ce double épisode conclusif est une bien jolie réussite, qui aura réussi à me révolter et me donner bien plus envie de revenir que l’an dernier, où seul le cliffhanger m’avait vraiment marqué.

fin

EN BREF – Chapeau bas, la série a su se renouveler à merveille cette année et rebondir après une saison 2 qui paraît désormais en-dessous du niveau qu’elle peut atteindre. Le choix de tuer Wes est un pari osé qui a extrêmement bien fonctionné, surtout qu’il n’y avait plus grand-chose à exploiter autour de ce personnage qui était toujours en décalage par rapport aux autres. Si la première moitié de saison était un peu pépère dans sa construction, avec un étudiant mis en avant chaque épisode et un rythme pas bien vif, cette structure a totalement explosé en même temps que la maison d’Annalise et les allures de procedural se sont totalement estompées pour donner la priorité à un fil rouge complexe et réussi par la suite. J’ai assez peur de ce que la saison 4 va nous pondre après tout ça, car le niveau est désormais sacrément haut. Cette saison 3 était du bon Shonda Rhimes et je crois que je ne me remets pas encore tout à fait de la mort de Wes, qui m’a laissé sur les fesses quand je l’ai découverte et qui m’écœure maintenant que je sais comment elle a eu lieu. Rendez-vous est pris pour la saison 4, croyez-moi !

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