Ms Marvel (S01)

Synopsis : Kamala Khan est une adolescente comme les autres, sauf qu’elle est fan des Avengers et autres super-héros qui sauvent régulièrement son monde. De là à en devenir une elle-même, bien malgré elle, il n’y a qu’un pas.

Pour commencer, j’ai un peu honte pour deux raisons : j’avais oublié que la série commençait aujourd’hui alors j’ai failli ne pas la regarder ET je n’ai jamais continué les comics après avoir lu un tome ou deux. Pourtant, j’aimais bien les comics. De toute manière, la série s’en éloigne beaucoup, préférant garder le ton et proposer sa propre histoire largement inspirée que proposer une transcription fidèle.

On verra bien ce que ça donnera. De toute manière, moi, il fallait que je sorte de ma panne de série, et je pense que voir celle-ci est un bon début : c’est nouveau, c’est frais, c’est une valeur sûre car le MCU ne me déçoit jamais totalement et je l’ai attendue un moment. Bref, j’ai misé beaucoup dessus en attendant le prochain Thor… J’espère ne pas me planter !

Note moyenne de la saison : 16/20

S01E01 – Generation Why – 16/20
C’est un bon épisode de série qui propose très rapidement son propre ton et son propre univers. L’humour est bon, le rythme rapide. Toutefois, il me manque des enjeux pour du plus long terme et même si j’ai beaucoup aimé ce que je viens de regarder, j’ai l’impression que ça peut tout à fait se suffire à soi-même. À quoi bon continuer alors ? Je le ferai, parce que c’était fun, mais ça manquait vraiment de quelque chose pour une introduction – peut-être d’un meilleur cliffhanger, déjà.
S01E02 – First Mission – 14/20
La série semble soudainement moins ambitieuse dans son esthétique avec ce deuxième épisode qui va toujours à toute allure, mais qui est visuellement plus calme. Les enjeux de la saison se dessinent, mais ils sont parfois noyés au milieu de nombreux messages sociaux qui passent plus ou moins bien. Il y a beaucoup à digérer l’air de rien, sous les allures de série pour ados. Le mélange des genres est sympathique, sans être aussi prenant que je l’aimerais. Pour l’instant, en tout cas.
S01E03 – Her Destiny – 14/20
J’aime bien la série et son rythme, en théorie. En pratique, je trouve que l’on passe d’une étape à l’autre bien trop vite, et c’est souvent dommage. J’aurais préféré une série qui prenne davantage le temps de développer son intrigue, plutôt que fournir autant d’éléments d’un coup. C’est chouette à regarder, mais pas toujours à comprendre. Ou alors, je suis fatigué… mais bon, ce patchwork de thématiques qui ne se répondent pas entre elles, ça donne un déséquilibre constant.
S01E04 – Seeing Red – 15/20
Le rythme est toujours effréné pour la série qui ne parvient décidément pas à décider ce qu’elle veut être. Exit la série ados, voilà un épisode mi-documentaire, mi-film d’action qui n’a plus grand-chose à voir avec le début de la série. C’est loin d’être mauvais et c’est plutôt sympathique à regarder, mais on ne sait jamais à quoi s’attendre quand on commence un épisode – et même d’une scène à l’autre d’ailleurs. Un patchwork, donc, encore et toujours, avec des scènes qui s’enchaînent sans qu’on ne sache toujours pourquoi et des moments qui ne parviennent pas à être dramatiques comme ils devraient l’être car ils sont trop précipités.
S01E05 – Time and Again – 16/20
Les réponses apportées par l’épisode ont l’avantage d’être fluides et d’apporter une conclusion naturelle à une grosse partie de ce qui était présentée durant la saison. Par conséquent, on nous laisse la porte ouverte à du mieux pour le dernier épisode, tandis que celui-ci fonctionne bien mieux en tant qu’unité narrative qui ne disperse pas trop. Et ça change de voir la série ne pas se disperser, et ça fait du bien.
S01E06 – Back to Normal – 18/20
C’est une excellente fin de saison parce que nous sommes délestés du poids de certaines intrigues et qu’on en revient à ce que la série souhaitait faire depuis le début. C’est divertissant et fun, on pardonne plus facilement le manque de subtilité quand c’est comme ça, et ça se termine à peu près comme je le souhaitais. Ce n’est pas pour autant qu’il n’y a pas de surprises en cours de route par contre !

WandaVision a déjà un an (et cette série a tout changé)

Salut les sériephiles,

WandaVision gifs and avatars thread | The SuperHeroHype ForumsJ’ai noté dans mon agenda qu’aujourd’hui, j’allais écrire un article parce que cela fait un an que WandaVision a été diffusée par Disney +. Et en le notant, ça me paraissait vraiment une bonne idée. Depuis, je me suis rendu compte que je l’avais commencée le 16, certes, mais que Disney + l’avait diffusée le 15. Et je me suis rendu compte que j’avais peut-être moins à en dire que prévu.

Voir aussi : WandaVision, et après ?

Joyeux anniversaire, Wanda

I Am Iron Man — happywanda: WandaVision, a sitcom Après un an d’abstinence de super-héros, le retour du Marvel Cinematic Universe a été une date marquante.

Les frissons pendant le générique, la qualité dingue de cette série, oscillant entre humour et drame, et les retrouvailles avec des acteurs que j’adore, ça se fête, non ? Bon, pas forcément, je sais, mais ce que je trouve marquant, c’est aussi que ça a ouvert la voie a encore plein d’autres projets et annonces de la part de Disney. Si nous sommes actuellement dans une période sans la moindre série ou le moindre film Marvel, ce n’est que le calme avant la prochaine tempête – ou plutôt avalanche d’heures de divertissement.

N’est-il pas dingue de se dire après l’année 2021 que l’on vient de vivre qu’il y a un an, les séries du Marvel Cinematic Universe n’étaient pas encore ?

Un hommage à la télé du passé

Wandavision Wanda Maximoff GIF - Wandavision Wanda Maximoff Thats Not Exactly How I Remembered It - Discover & Share GIFsAvec le recul, je me suis rendu compte qu’il y a eu plusieurs périodes de séries dans ma vie, et ça colle toujours à une diffusion : pour moi, tout a commencé avec Charmed, jusqu’à mon adolescence à peu près. Dans cette période, il y avait bien sûr aussi Buffy, mais je l’ai découverte plus tard.

En cours de route est arrivé l’âge d’or des séries TV au début des années 2000 avec des productions comme Desperate Housewives ou LOST. C’est à celui-ci que l’on doit aussi Veronica Mars ou Prison Break.

Ensuite, il a fallu une bonne dizaine d’années pour qu’on arrive à un nouveau cycle vraiment génial, avec l’arrivée de séries comme Agents of S.H.I.E.L.D, Orphan Black, The 100 ou The Magicians. Bon, ou Game of Thrones, même si je ne l’aime pas. On ne peut pas nier son succès. C’est sur cette période-là que j’ai ouvert mon blog.

Voir aussi : WandaVision (S01)

Une nouvelle ère télévisuelle ?

Thor – Just One More EpisodeSeulement voilà, toutes ces séries se sont terminées avant la fin de 2020… et c’est là-dessus que WandaVision débarque.

Et c’est d’autant plus remarquable que la série se construit en véritable hommage à la télévision, étant une véritable déclaration d’amour au genre de la sitcom. Chaque épisode couvre une décennie et la série se termine sur une toute nouvelle période. Ce n’est pas un hasard si l’écriture de la série fait ça : allons nous aussi dans le méta et remarquons à quel point ça lui va bien, elle qui est pionnière d’une nouvelle ère de séries Disney/Marvel.

Voir aussi : C’est si bien que ça WandaVision ?

SÉRIE. WandaVision : une première série Marvel réussie pour Disney+

Il n’y a pas vraiment d’accélération du rythme finalement, tous les dix ans à peu près, on a donc un débarquement de productions qui valent la peine d’être vues et qui redéfinissent les attentes. Et il n’y a pas à dire, c’est le cas avec les séries Marvel. C’en est fini des séries à rallonge : six à huit épisodes, et puis s’en va. La majorité d’entre elles sont juste des projets sur une seule saison. Voilà donc ce que sera la décennie ?

L’arrivée de WandaVision a marqué l’air de rien le début d’une ère télévisuelle différente.

Circulez, y a rien à voir

Toutes les références de l'épisode 7 de WandaVisionSoyons honnêtes, les séries de network ne parviennent plus à jouer dans la cour des grands et à être les séries que j’attends le plus impatiemment. Elles sont au mieux des divertissements sympathiques, jamais des séries sur lesquelles je me jette. Non, celles sur lesquelles je me jette dès que j’en ai l’occasion sont désormais les séries Marvel – j’ai déjà hâte de voir ce qu’ils feront de la série sur Agatha. Et oui, je sais que j’ai vu Loki ou Hawkeye avec du retard, mais ça ne m’a pas empêché de les rattraper en une fois et d’adorer ce que je voyais.

Voir aussi : Hawkeye (S01)

Certes, il reste bien Euphoria sur HBO… mais n’est-elle pas aussi une série avec des saisons extra-courtes et une durée de vie probablement sacrément limitée ? Je veux dire Zendaya ne pourra pas jouer Rue adolescente toute sa vie s’il faut deux ans entre des saisons de huit épisodes.

Moins d’épisodes dans une saison, mais bien plus de séries ? Le modèle Disney débute, et il va probablement faire son temps. En attendant, eh bien, il faut le savourer…

Apparemment, désormais Less is more.

Sans oublier que tout a commencé il y a un an, donc, c’était le sujet de base de l’article. C'est si bien que ça WandaVision ? – Just One More EpisodeOh, c’est un peu artificiel, bien sûr, mais il faut bien situer avec quelque chose les différentes périodes des séries marquant ma vie. J’espère ne pas me tromper en affirmant que la décennie télévisuelle sera marquée par Marvel – m’enfin, je ne prends pas beaucoup de risques avec toutes les séries à venir : elle devrait bien grandir et vieillir cette décennie !

Black Widow vaut-il le coup ? Oui. #22

Salut les cinéphiles !

Black Widow - film 2021 - AlloCinéC’est la sortie cinéma du jour, et je ne pouvais clairement pas la rater pour le premier (vrai) jour de mes vacances : ce matin, je me suis levé tôt et j’ai pris le train pour aller à la première séance VO de Black Widow la plus proche de chez moi ! Et je ne l’ai pas regretté, ouf 😊

Bien sûr, si vous avez vu Endgame, vous savez déjà ce qu’il en est de Natasha et de son avenir dans le MCU. Seulement, le film prend le parti de nous raconter le passé du personnage, avec un extrait de son enfance et ensuite toute une intrigue levant le voile sur ce qu’elle a fait entre Civil War et Infinity War. Tout un programme, donc, qui nous permet de nous concentrer davantage sur quelques failles du personnage et sur son absence de famille.

Voir aussi : Le résumé Marvel pour les néophytes 2

J’avais quelques appréhensions avant d’aller voir le film, parce que je pensais que le film allait être long et manquer d’enjeux, principalement à cause du fait que nous étions déjà spoilé sur ce qui allait suivre. Je veux dire, le film n’allait pas mettre la vie de Natasha en danger – et quand il le fait, c’est un peu ridicule. À l’exception de ce détail, ce Black Widow est plutôt engageant et réussit à nous présenter de bons enjeux, notamment grâce à ses personnages secondaires. Est-ce que je suis super prévisible et fan de Yelena ?

Florence Pugh in Black Widow (2020) :

Bien évidemment. C’est tout à fait mon genre de personnage, même si son histoire semble être un peu recyclée après Natasha et Bucky. Pas grave, ça passe bien et elle ajoute l’humour au film. J’avais justement peur qu’il en manque vu le sujet et vu le personnage, qui a tout de même une vie loin d’être facile et plutôt grave ! Et puis, la conception et production du film ont été tellement chaotiques, avec une diffusion sans cesse retardée par le Covid… Je ne le sentais pas. Et ça a peut-être aidé à ce que ça soit si bien, parce que je n’en attendais pas grand-chose et j’y allais surtout pour le principe.

Les premières notes du générique, par contre, j’étais tout de suite dedans. Vraiment ce générique Marvel Studios est ouf – et celui du film est digne des séries du MCU. Et le reste ?Black widow images on Favim.com Dans l’ensemble, c’est un bon film Marvel comme je les aime, avec de l’action quand il faut, des répliques qui font mouche (ci-contre, même si vous ne le savez pas), de l’humour et, forcément, une bonne dose de féminisme. Enfin, une bonne. Il y a ce qu’il faut, mais surtout pas plus, on voit bien que le film a vocation à être grand public et à ne pas être trop clivant. Il y aurait moyen de faire plus assez facilement. Et dans le plus, je suis totalement partant pour une autre série, parce que l’histoire dépasse largement le cadre de ces deux heures.

Ce n’est pas prévu pour le moment, par contre, et comme je le craignais, il y a un peu le syndrome Captain Marvel/Ant-man and the Wasp avec ce film, au sens : « si tout ça s’est déroulé avant Infinity War, pourquoi Natasha n’a pas fait appel à certaines personnes au pire moment et dans Endgame ? ». Qui avait disparu, aussi ? J’exagère un peu : il s’inscrit plutôt bien dans l’ensemble du MCU et il me fait aimer encore plus le personnage de Black Widow. À l’exception de sa scène post-générique (qui spoile Endgame), il peut se voir juste après Civil War, et ça fait tout bizarre de voir ce film maintenant. On ne sait pas trop où le caser dans les revisionnages, mais bon, si vous êtes en plein dedans, vous savez où le voir ! Après, mieux vaut les espacer, parce que c’est quand même prévisible et répétitif.

Voir aussi : Avengers Endgame expliqué

Black Widow vs. Taskmaster BLACK WIDOW (2020) dir.... : ohbother

Et pour la suite ? Eh bien, la dernière scène de Natasha est une bonne conclusion pour le personnage qui est plus en paix avec elle-même, tout en partant vers de nouvelles aventures. Ils auraient pu faire un peu mieux du côté des ramifications, peut-être, m’enfin c’est comme ça. Les personnages secondaires du film, en revanche, se voient offrir une piste pour la suite. J’ai hâte de voir ce qu’ils feront de Yelena après une telle fin, et j’ai tiqué bien sûr sur l’apparence d’un personnage tout droit sorti de The Falcon and the Winter Soldier. Il est assez clair qu’on nous prépare une équipe d’Avengers bis. Je me demande à quel arc des comics tout ça correspondra.

Voir aussi : The Falcon and the Winter Soldier (S01)

Le grand avantage, c’est que du côté des comics, je suis plutôt X-Men que Avengers : je n’ai donc pas toutes les références dont le cou est tordu dans ce film, ça passe. Tout ça semble sacrément bien adapté, au sens où le script passe très bien pour un film, dans le rythme et l’écriture. Red widow Tumblr posts - Tumbral.comDésolé, mais je n’ai jamais accroché comme ça aux Iron Man par exemple. Voilà, vous allez me prendre pour un hérétique maintenant.

En tout cas, allez voir Black Widow, il est cool ! Et maintenant que je l’ai vu, je vais peut-être pouvoir enfin me mettre à Loki à un moment ou un autre. Quitte à avoir pris du retard dans la série, je me suis dit que je pouvais bien laisser passer du temps sans entendre le générique de Marvel Studios pour avoir quelques frissons de plus. Bon, ça n’a pas marché cette fois.

Oh, et le cinéma ? Franchement, on était à peine plus que dans une salle de classe pour la séance de 10h (la deuxième aha). Il y avait une superficie bien supérieure à une salle de classe. Et des masques plutôt bien tenus pour tout le monde. Untitled — I miss herAprès, il n’y avait que des fans dans la salle, pas une sortie avant la fin du générique. Je crois que ça ne m’était jamais arrivé !

On voulait tous un avant-goût de la suite. Cela dit, on voulait tous plus de Natasha aussi, je pense. Sacré boulot de Scarlett Johansson, sacré personnage. Elle aurait mérité tellement plus de films solo !

The Falcon and the Winter Soldier – S01E06

Épisode 6 – One World, One People – 17/20
Beaucoup d’action dans cet épisode, mais aussi une conclusion plutôt naturelle aux intrigues ouvertes tout au long des six épisodes, avec des prolongements possibles pour le reste du MCU. Toutefois, la lisibilité des scènes d’action n’est pas toujours la meilleure, me laissant l’impression que ça aurait pu être mieux géré par moment. Autrement dit, j’ai aimé cette série, qui est excellente. Force est de constater qu’elle est une série d’action avec un très bon message… servant un peu trop de transition peut-être ? Je ne sais pas, cet épisode final m’a un peu déçu dans mes attentes, tout en étant très bon quand même. 

Spoilers

Sam et Bucky empêchent Karli et ses hommes de main de mener à bien leur attentat.

I don’t fly man, that’s your thing.

C’est déjà la fin de saison (et de série), ce qui nous promet un épisode mouvementé. Difficile de résister à l’envie de voir cet épisode, donc, et je n’ai pas résisté longtemps malgré le travail qu’il me reste à faire. Je suis en vacances après tout.

L’épisode prend un peu son temps à commencer, histoire de nous remettre toute la série en place, avec les personnages qui se pointent tous un à un vers l’immeuble où va se diriger l’attentat de Karli et son groupe. Oui, tous les personnages : Bucky y est rejoint par un vieillard qui s’avère en fait porter un masque numérique et être Sharon. Sacrée technologie, on ne l’avait plus revue depuis Agents of S.H.I.E.L.D, il me semble ? Content de voir une nouvelle référence à la série, même si elle est oubliée par Marvel depuis deux ans, avant même sa fin.

Bref, Sharon retire alors son masque en public, en assurant que personne ne la recherche là, mais ça n’a aucun sens. Ce n’est pas bien logique d’avoir gardé ce masque avant de venir sur la scène, en tout cas, parce que le retirer, c’est clairement visible ?

Bon, l’attentat commence très vite une fois qu’elle est là, et je ne lui fais pas confiance pour aider nos héros parce qu’elle a un rôle trop peu clair sur tout ça. L’attentat ? C’est soft au départ, avec juste des fumigènes balancés dans la salle où devait avoir lieu le vote. Captain America débarque alors en volant, parce que ça y est, Sam a bien enfilé le costume !

Il s’agit clairement de ce qui était dans la valise, donc, et je suis déçu. On ne le voit pas le découvrir ou l’enfiler, on le voit juste avec le costume sur le dos, costume qui a désormais les ailes de Falcon associé à lui, malgré le bouclier. C’est un super-héros après tout ! Et comme il n’a pas le super-sérum, il lui faut bien des avantages pour se battre contre les super méchants.

Je reste déçu de la manière dont est introduit ce costume, parce que c’est censé être le grand moment de révélation, et ça se fait dans le feu de l’action. Nous n’avons pas vraiment le temps de le voir, et tout est en lumière rouge quand il se bat. C’est dommage. Il débarque en tout cas au dernier étage pour mettre à terre quelques méchants et permettre l’évacuation des personnes censées voter…

Malheureusement, ces derniers finissent tout de même otage de Karli, qui part en cacahuète ensuite à annoncer à ses collègues terroristes que même si l’idée est de négocier grâce aux otages, elle est prête à les tuer si cela s’avérait nécessaire. Humph. Avant ça, elle contacte Bucky pour tenter de le rallier à sa cause, parce que j’imagine que ça vaut le coup d’essayer ?

J’ai eu du mal avec ce début d’épisode : autant l’épisode précédent semblait tout mettre en place, autant là, on se retrouve balancé avec des personnages qui ont des intentions claires qui n’ont jamais trop été données avant. Quel est le but exact de Bucky, à part monter sur une moto pour le sex-appeal et les cascades qui ont la classe ?

Bon, allez, il se débrouille pour aller sauver des otages coincés dans un camion, alors que les flammes risquent de tout faire exploser. Cela lui permet d’être vu en héros et d’avoir quelques remerciements bienvenus, ça le change. Sam aussi a droit à quelques applaudissements après avoir mis à terre un hélicoptère en sauvant les vies qui devaient l’être. Il ne s’arrête pas pour les entendre pour autant, retournant à l’assaut d’un deuxième hélicoptère dans lequel il repère une femme capable de le piloter.

Il parvient à la contacter et réussir à mener une excellente opération lors de laquelle il fait tomber le pilote de l’engin en s’assurant que la femme puisse sauver tous les autres otages. C’était franchement la classe comme scène : il n’y a pas grand-chose à commenter, si ce n’est que les effets spéciaux sont toujours à la hauteur.

C’est le cas dans tout l’épisode, avec des chorégraphies de combat bien réussies pour Bucky, de la ruse pour Sharon qui met KO un type avec un gadget ou des situations tendues lorsqu’un camion d’otages manque de s’écraser de peu au sol en tombant de très haut… Il est toutefois retenu de justesse par John Walker, également sur les lieux de la baston.

Lui, il vient en faux Captain America pour stopper Karli et venger Lemar. La terroriste a la bonne idée de lui balancer que la vie de Lemar ne valait rien du tout à ses yeux, en plus, c’est quelque chose tout de même. Le combat entre eux est sympathique, mais vite abrégé, et pour cause : l’équipement de Walker ne tient pas la route.

On est loin du vrai bouclier de Captain America, qui est vite déformé par un simple coup de pied de Karli. Il me ferait presque pitié cette semaine John : il ne parvient pas du tout à faire le poids face à Karli, et même quand il pense pouvoir faire une différence en sauvant les otages, la terroriste et ses hommes de main lui tombent dessus. Il ne parvient pas à sauver les otages, mais heureusement Sam arrive…

Il peut donc sauver le camion d’une chute mortelle pour ses otages et être reconnu comme le nouveau Captain America qu’il est censé être. C’est jouissif à voir, surtout qu’il s’en tire très bien et met à terre les terroristes ensuite en un coup de bouclier. Malheureusement, il ne parvient pas à les arrêter à cause de nouveaux fumigènes qui permettent à Karli de s’enfuir.

Celle-ci peut ainsi se retrouver nez à nez avec Sharon, dont le rôle de grande méchante s’éclaircit enfin : sans trop de surprise, elle est le fameux Power Broker qui fait trembler tout le monde depuis le début, y compris Karli. Cette dernière découvre que Batroc – le plus canadien des français – avait été embauché pour l’espionner, et ça ne lui plaît pas tellement.

Elle profite cependant d’un désaccord entre Sharon et Batroc pour s’en tirer mieux que prévu : Batroc est tué par Sharon d’un coup de feu, Sharon se fait tirer dessus par Karli et tout le tumulte que ça provoque attire Sam sur les lieux. Lui, il ne voit pas Sharon comme le Power Broker qu’elle est, malheureusement, et c’est bien dommage.

Karli a beau lui demander de rester en-dehors de ça, ce n’est pas ce qu’il fait, forçant la rousse à s’en prendre à lui, dans une scène très touchante où elle s’énerve de remarquer que Sam refuse de s’attaquer à elle. Il accuse les coups, ne fait rien d’autre que de la légitime défense très sobre et il est ainsi un très bon Captain America se battant pour la paix. Malheureusement, ça n’arrange pas les affaires de Sharon de voir que Karli risque de s’en tirer, alors elle n’hésite pas à lui tirer dessus deux fois, en traitresse, sans que Karli ne puisse voir venir le coup.

J’ai de la peine pour elle qui est laissée pour morte, mais qui est bizarrement celle que Sam privilégie : il l’emmène en volant auprès des secours, laissant Sharon derrière lui alors qu’elle est également blessée par balle ? Bizarre. Il est toutefois beaucoup plus symbolique de voir ce nouveau Captain America atterrir avec Karli dans les bras devant un parterre de journalistes et d’ex-otages tout juste sauvés. Ces derniers ne perdent pas le Nord de leur agenda politique et affirment toutefois à Sam qu’ils voteront tout de même.

En parallèle de tout ça, j’oublie tout de même de souligner que si Sam s’occupe de Karli, Bucky et Walker font alliance pour arrêter rapidement les autres terroristes, grâce à leur application, tout simplement. Pas futés ces terroristes… sauf que Sam insiste bien pour souligner qu’ils ne sont pas des terroristes : ils sont des victimes du pouvoir en place. Il se lance alors dans une belle leçon de morale auprès de tous les politiques, y compris un Sénateur qui continue de lui dire qu’il ne comprend pas la situation.

Tout ça se fait évidemment devant des caméras qui diffusent en direct au reste du pays le discours de ce nouveau Captain America sur les riches prenant des décisions entre riches, sans prendre en compte les personnes que ces décisions affecteront en premier lieu. C’est frustrant comme situation, et je me demande vraiment quelle décision sera prise ensuite…

En attendant, Captain America peut papoter un peu avec Bucky, puis avec Sharon qui s’en tire très bien dans cette saison. Il est ensuite appelé à la rescousse pour aller récupérer un homme qu’il a fait tomber dans l’eau et qui est encore en vie, mais a besoin d’être secouru. Malheureusement, ce faisant, il ne peut sauver les autres hommes de main de Karli, victimes d’un attentat, un vrai cette fois, puisque le camion dans lequel ils sont faits prisonniers explose.

Cela arrange bien les affaires de Valentina, dont on ne sait toujours pas bien quel rôle elle jouera à plus grande échelle dans cet univers. En attendant, elle paie un nouveau costume à Walker : celui de Captain America, mais en noir. Il peut ainsi rester en service en tant qu’U.S Agent. Allez, hop, un super-héros de plus à suivre par la suite. Cela va commencer à devenir aussi compliqué que les comics, là.

En attendant, il faut conclure les intrigues ouvertes : Bucky peut donc retourner auprès du vieil homme avec qui il était très ami dans le premier épisode, histoire de lui annoncer qu’il est le meurtrier de son fils. C’est une bonne chose, et ça lui permet d’arriver au bout de son carnet. Il fait ainsi un petit cadeau à sa psy et termine bien son intrigue en s’effaçant à nouveau dans la rue.

Sam, lui, choisit de retourner voir Isaiah qui le félicite de sa sdécision et l’appelle Captain American. C’était chouette comme tout, mais il fallait que ça finisse différemment : il est donc très chouette de voir de Sam l’emmener au musée Captain America pour lui montrer qu’il a fait en sorte qu’une salle lui soit consacrée. Oui, il y a une salle Isaiah Bradley, afin que l’Histoire se souvienne de lui et ce qu’il a vécu ; de ce qu’il a fait pour son pays.

Le message de la série est là, il était important de finir là-dessus… mais j’ai eu un goût de trop peu quand même, me donnant un sentiment de « tout ça pour ça », parce qu’au fond, tout ça n’a servi qu’à faire la transition de Falcon à Captain America, et j’ai peur que ce soit une manière de se dédouaner par la suite en oubliant ce message. Je ne sais pas, je ne suis pas directement concerné par les problèmes évoqués, peut-être que c’est pour ça que l’impact est amoindri sur moi. Je ne peux pas dire qu’il n’y en a pas eu en plus, parce que j’ai trouvé que c’était très beau comme scène, ce moment dans le musée entre Isaiah et son petit-fils.

C’était une fin toute en émotion, donc, et on termine par un super barbecue dans la ville d’origine de Sam, avec un Bucky qui se comporte envers lui comme le buddy qu’on voulait qu’il soit. Simple et efficace comme fin, avec un petit flou sur ces personnages. Bien sûr, cela laissait d’autres personnages dans le flou : le vote est reporté, mais on ne sait pas encore ce qui sera fait… Quant à Sharon, on découvre que Sam a tenu sa promesse.

Elle est rétablie comme agent Carter par le gouvernement américain qui l’honore et lui rend son titre et sa position hiérarchique… sauf qu’elle est désormais une grande méchante en tant que Power Broker. Arf. J’ai quand même l’impression qu’on nous a vendu une série qui se centrerait aussi sur elle, alors que pas du tout. Il lui faudra son propre chapitre, plus tard… au contraire de Zemo, qui termine dans une prison luxueuse (The Raft !) et qu’on ne reverra peut-être pas de sitôt ?

EN BREF – La fin est moins surprenante que celle de Wandavision, et j’ai moins l’impression de voir un grand changement dans l’univers Marvel – pourtant, il y en a. Concrètement, la série permet de montrer au mieux quand Sam accepte de devenir Captain America, ce qui n’aurait pas pu être fait avec tant de travail dans un film. Là, les bavardages sur la question sont utiles et bien écrits, j’ai hâte de le voir dans les prochains films – et j’espère qu’il aura son propre film.

En ce qui concerne Bucky, nous ne sommes pas à fond dans le buddy movie que j’espérais, notamment dans ce dernier épisode où on ne le voit pas assez se battre aux côtés de Sam – ils sont toujours séparés. C’est un peu dommage, mais son évolution fonctionne et le mène au bout de sa rédemption. Il est donc prêt lui aussi pour d’autres films dans lesquels les scénaristes n’auront pas trop à s’embarrasser d’expliquer qu’il est bel et bien un gentil.

Parmi les autres pistes ouvertes par la série, Karli est laissée pour morte sans que son pouls ne soit pris et sans qu’elle ne soit enterrée : dans le l’univers Marvel, tout peut donc encore lui arriver. Sharon, elle, rejoint donc le S.H.I.E.L.D, je suppose, tout en étant le Power Broker. Sa scène finale ne peut être plus explicite : elle veut revendre sur le marché noir tout un tas de technologie US de pointe, elle sera donc une méchante de l’ombre pour une partie au moins de la phase 4. Enfin, John Walker est introduit comme l’US Agent, avec Valentina pour le chapeauter, ce qui nous laisse une part de mystère pour les films à venir. Ou les séries.

L’univers s’étend sans plus s’arrêter… mais la série donne tout de même un sentiment d’achèvement qui fonctionne bien. Well done. Vivement Loki dans deux mois, maintenant !