Grey’s Anatomy – S17E01

Épisode 1 – All Tomorrow’s Parties – 20/20
Autant la vision du covid dans Station 19 n’a pas réussi à me convaincre, autant dans Grey’s Anatomy, c’est une grande réussite pour ce premier épisode, qui parvient même à me faire oublier que certains personnages que j’adore sont sous-traités pour l’instant, voire même absents. Il y a deux heures pour la reprise, et il y a énormément à traiter, donc ce n’est pas si étonnant. Une belle réussite cet épisode, en tout cas, ça prouve que la série a encore plein de choses à raconter désormais qu’elle se fait le reflet d’une réalité bien difficile.

> Saison 17


Spoilers

It’s called « disaster ethics ». When future surgeons imagine what they will do when the unimagineable happens.

Le résumé de la saison précédente est meilleur que le mien, dis-donc, c’est fou. Ils ont bien préparé le terrain, mais je ne m’attendais du coup pas du tout à ce début d’épisode qui voit Meredith au bord d’une plage… pour mieux se réveiller au milieu de l’hôpital, sous une vraie vague bien plus flippante : celle de la pandémie. Pour la première fois, la série nous annonce donc être en avril 2020. C’est fou… nous revoilà dans une temporalité claire. Bon, on verra.

La scène suivante nous ramène au premier épisode de la soirée dans Station 19, avec les pompiers venant applaudir les chirurgiens chaque matin, et Miranda toute stressée, comme d’hab, mais tentant de se convaincre que tout va bien. Weber débarque alors pour reprendre le boulot maintenant qu’il est sur pied, et Miranda ne sait pas trop si elle est soulagée ou inquiète de le voir. Elle l’emmène malgré tout faire un tour de l’hôpital, histoire de lui expliquer les nouveaux protocoles… et de nous mettre à jour dans les dramas de tout le monde.

Ainsi, DeLuca n’est plus un résident de l’hôpital, et bim, on est lancé dans un flashback où tout allait bien dans l’hôpital, sauf Carina. Elle, elle s’est énervée de voir Meredith être choquée de la dépression prévisible d’Andrew après la phase maniaque. Sympa. Andrew ne peut voir aucun patient selon Carina, mais lui, il veut malgré tout voir la petite fille qu’il avait tenté de sauver il y a quelques épisodes. Ouep, souvenons-nous de cette gamine qu’il pensait être victime d’un trafic.

Tout le monde l’a pris pour un fou à l’époque, mais il avait raison évidemment. La patiente revient à l’hôpital, et le seul qu’elle veut voir, c’est désormais lui. Hellmouth est perturbée de le voir reprendre du service, mais bon, elle fait ce que Bailey lui ordonne malgré tout. « Cindy » révèle alors à Andrew son vrai prénom, et toute son histoire, en privé… alors que Bailey et Helm écoutent tout derrière pour obtenir son identité et appeler les flics afin qu’ils viennent la chercher. Andrew est parfait avec elle, Bailey est toujours aussi géniale comme actrice, et on sent qu’il y a tout un arc de plusieurs épisodes qui va être avorté par le Covid là.

On a tout de même de bonnes scènes, notamment l’intervention organisée pour Andrew par Carina, Meredith, Miranda et Richard, dont il a sauvé la vie, le tout en présence d’un psy. Le pauvre fait de bonnes choses de sa vie, mais il ne fait PAS la chose qu’il voulait le plus : ne pas ressembler à son père. Il s’effondre donc finalement face à eux, après une crise de colère contre une pauvre porte innocente. L’acteur s’en sort bien de tout ça – j’imagine que les scènes étaient écrites avant le confinement, et les scénaristes font le bon choix de ne pas s’en débarrasser. Dans le présent, par contre, Andrew ne va pas bien du tout, même s’il accepte de se faire aider dans le passé.

De retour dans le présent, donc, l’hôpital à de nouveaux protocoles en place, notamment une prise de température qui créé une nouvelle ligne d’attente. Au lieu de voir Maggie attendre son café, on la voit donc attendre de pouvoir savoir si elle peut bosser, en étant au téléphone avec son nouveau/ancien mec. La relation à distance semble drôlement bien se passer pour eux, alors tant mieux, hein, n’en déplaise à Jackson, nouvellement célibataire.

En flashback, on voit que la relation Vic/Jackson est tombée à l’eau définitivement quand Vic a pris au sérieux un texto de Jackson lui demandant de venir sans rien… Elle s’est ramenée nue, alors qu’il avait Harriet dans les bras, et ça ne s’est pas super bien passé et elle n’a pas voulu redevenir belle-mère. OK, voilà qui est fait.

Dans le présent, on retrouve Vic déposer l’ado de son épisode auprès d’Owen. Owen ? Richard découvre à ses dépends qu’il n’est pas marié, puisqu’il a entendu Teddy coucher avec Tom. C’est gênant. Tom a désormais une canne pour assurer la distanciation sociale, Richard se fout de la tronche de Teddy comme si de rien n’était avec Bailey et la vie suit son cours. J’aimerais bien qu’on laisse tomber cette intrigue, et il y a tellement de drama avec le covid que c’est tout à fait possible.

J’ai trouvé qu’une des meilleures scènes de l’épisode était une scène qui m’aurait fait mourir de rire il y a peu : Tommy qui pète un câble avec sa canne quand il découvre que la livraison de masques qu’il attendait est pleine de tout, sauf de masques. Quelle horreur. Le désespoir était palpable pour tous les personnages présents, et franchement, pour nous aussi.

En parlant de désespoir, on finit par retrouver Meredith en plein désespoir elle aussi. Elle perd ses patients un à un, par surprise, dans des conditions atroces où ils sont seuls. Elle passe des coups de fil pour prévenir les familles de venir dire adieu, parfois, quand elle a le temps ; ou pour prendre des nouvelles d’Andrew. Meredith fait de la peine à voir, et là-dessus, la série réussit vraiment bien à gérer les choses.

OK, la vie suit son cours, mais on sent aussi que tout a changé pour les personnages. Et ça fonctionne bien. J’aime par exemple la relation à distance de Maggie, alors que je n’avais pas été franchement convaincu la saison dernière. J’aime aussi voir Levi être débordé par les mauvaises nouvelles, Miranda être flippée de voir Richard ne pas apprendre par cœur le protocole, ou Richard ne pas prendre assez au sérieux la situation parce qu’il n’était pas là au début de la pandémie – et même si le fameux tableau de chirurgie est vide (les scénaristes sont au bord de la dépression). Et vraiment, Richard fait de la merde !

Notons que les masques rendent parfois certaines choses compliquées pour les acteurs. La mère qui pète un câble de ne pas voir son fils, par exemple, met du temps à être crédible comme on ne voit que ses yeux. Et la première fois que j’ai vu Jo dans l’épisode ? Je n’étais pas sûr que ce soit elle, figurez-vous ! Merci le masque. Pourtant, Jo, on a l’habitude de la voir avec, allez comprendre. Jo ? Aha, il fallait s’accrocher pour celle-ci.

Vous vous souvenez que plus haut j’ai écrit que Jackson était célibataire ? Ben un flashback nous le montre en plein bouche à bouche avec Jo putain. WHAT THE FUCK ? Ils osent vraiment nous faire ça ? Allez, c’est une nouvelle étape plutôt logique, mais j’ai eu du mal à m’en remettre. La révélation étant faite, on peut découvrir ce qu’il s’est réellement passé : Jo est venu voir Jackson pour lui demander une sexcapade. Elle a tellement répété le mot « sexe » dans la scène, que j’étais mort de rire.

La scène est super bizarre, mais le baiser qu’on a vu entre eux nous montre que ça ne peut pas être que du sexe. Pourtant, quand Jo débarque chez lui le soir-même pour lui faire l’amour – si on peut appeler ça l’amour – elle est effectivement déjà bien bourrée. Elle se fout de lui un moment pour toute l’ambiance romantique qu’il a envisagé pour leur soirée – de la musique à la charcuterie, en passant par le bon vin – puis tente d’obtenir la faveur sexuelle qu’elle voulait de lui, pour arrêter d’être une nana dépressive larguée après son mariage.

Le problème, c’est qu’elle embrasse à peine Jackson qu’elle se met à pleurer. Oh lala. Jo me fait tellement de peine. J’ai la haine contre Alex d’un coup, et je pardonne tout à Jo une nouvelle fois, exactement comme Jackson semble vouloir le faire. Dans le présent, Jo se retrouve bien évidemment à bosser avec Jackson, et on voit que c’est compliqué entre eux. Ils se disputent pendant l’opération du brûlé de Vic, puis en post-op, Jackson fait ses plus mauvais yeux à Richard qui ramène la mère du gamin. Il est absolument insupportable, lui, j’ai beaucoup de mal avec. OK, il a une bonne idée à la fin de l’épisode en utilisant une machine à désinfecter une pièce pour désinfecter les masques trop peu nombreux de l’hôpital.

Miranda en est heureuse, mais elle lui rappelle qu’il est à risque de se choper le virus, lui aussi. C’est bien beau de vouloir être un héros envers et contre tout, mais j’ai du mal, vraiment. Le pire, c’est que l’épisode semble donner à Richard, puisque même Jackson est content que son patient aille mieux grâce à la présence de sa mère.

Par contre, il semble moins ravi de savoir que Jo veut tout oublier de leur aventure. Ils arrivent enfin à se réconcilier de ce qu’il s’est passé en abordant le sujet et en communiquant, mais cette communication, justement, nous donne un aperçu de ce que pourrait être un couple entre eux, et ça donne plutôt envie, je dois dire. Ca me rappelle quand ils ont pondu Andrew et Meredith de nulle part et que ça marchait !

D’ailleurs, contre toute attente, Meredith s’isole dans le placard le plus grand du monde pour tout casser dans l’hôpital, et surtout pour s’énerver face à son impuissance. Elle est heureusement consolée par Andrew qui revient sur place en tenue de médecin. En fait, il ne va pas si mal : si on le voit dormir sans répondre au téléphone en milieu d’épisode, c’est parce que ses médecins lui disent que le sommeil est important pour éviter de retomber dans ses travers, rien de plus. Il peut donc aider Meredith à gérer son stress et sa dépression, et c’était chouette.

OK, on connaît la situation des soignants depuis un bon moment, mais ça n’empêche pas que quand c’est un personnage qu’on connaît, ça aide bien à évacuer tensions, émotions et frustrations. Je sais qu’il y a tout un tas de fans qui se plaignent des séries abordant la situation sanitaire mondiale, mais moi, je trouve ça important d’avoir ce genre d’épisodes pour évacuer. Les séries ont toujours représentées le quotidien après tout, pas de raison que ça change. Et en plus, dans le cas de Grey’s, c’est réussi.

On termine l’épisode sur un cliffhanger dont on aurait pu se passer : Levi annonce à Nico qu’il a dû prévenir une centième famille du décès d’un patient, ce qui est beaucoup trop pour lui. Malheureusement, cette situation de crise exacerbe encore plus les différences de caractère entre les deux : Levi a besoin de parler de tout ce qui lui arrive et d’extérioriser au maximum, quand Nico se montre hyper froid et silencieux face à tout ça. Non, vraiment, ils ne vont pas du tout ensemble, c’est la cata.

Mais le plus catastrophique, c’est encore Miranda qui se tord la cheville à cause de deux parents de patients adolescents en venant aux mains en se reprochant de faire de la merde – l’un reprochant à l’autre son fils malade voulant voir ses amis, l’autre reprochant au premier de faire des barbecues sans masque tous les week-ends. Quel monde de merde, ce monde en 2020 !

> Saison 17

Grey’s Anatomy (S17)

Synopsis : Bim, le coronavirus frappe le Grey Sloan Hospital, qui avait clairement d’autres plans à gérer quand on l’a quitté pour la dernière fois, avec la naissance du bébé d’Amelia et Lincoln, un mariage possiblement annulé pour Teddy et Owen, un Andrew avec des problèmes de santé mentale et un Richard qui voyait une guérison miraculeuse d’un empoissonnement pour mieux larguer sa femme. Ouais, bon, la vie est toujours belle à Seattle !

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Station 19 : S01 | S02 | S03 S04

Pour commencer, la série me manque énormément et je n’ai pas envie de m’attarder sur l’introduction de cet article, histoire de plutôt me précipiter sur l’épisode… Et pourtant ! 17 saisons !  Ca mérite de s’arrêter un instant pour mesurer l’ampleur de la série sur nos vies. Une fois de plus, Ellen Pompeo laisse entendre que la série pourrait toucher bientôt à sa fin, mais personne ne veut ça, sérieusement. Certes, la saison précédente a eu du mal à passer et j’ai trouvé qu’on recommençait à se lasser comme en saison 10 ou 11… Mais je sais dorénavant qu’ils peuvent se relever et trouver de nouvelles manières de nous accrocher, parce que c’est ce qu’ils font à chaque fois. Avec une pandémie mondiale, ils ont probablement retrouvé l’inspiration, maintenant, il va falloir voir ce qu’ils en font et si ça vaut vraiment le coup. Station 19 m’a déjà donné quelques éléments de réponse, et j’ai un peu peur de ce que je vais regarder maintenant, parce que la glorification à l’américaine a eu du mal à passer dans ce début de saison 4 – ils méritent la glorification les médecins, ce n’est pas la question, j’ai juste trouvé ça mal amené.

Voir aussi : On en est où dans Grey’s Anatomy et Station 19 ?

Avant de critiquer trop sévèrement, je vais donc lancer l’épisode et voir si ça passe mieux au Grey Sloan… C’est largement possible, ce n’est pas la même série. Et puis, j’ai tellement hâte de retrouver les personnages. Ca va être dur de les voir déborder par les urgences, honnêtement.

Note moyenne de la saison : 16,5/20

> Crossover : S04E01 – Nothing Seems the Same – 16/20

S17E01 – All Tomorrow’s Parties – 20/20
Autant la vision du covid dans Station 19 n’a pas réussi à me convaincre, autant dans Grey’s Anatomy, c’est une grande réussite pour ce premier épisode, qui parvient même à me faire oublier que certains personnages que j’adore sont sous-traités pour l’instant, voire même absents. Il y a deux heures pour la reprise, et il y a énormément à traiter, donc ce n’est pas si étonnant. Une belle réussite cet épisode, en tout cas, ça prouve que la série a encore plein de choses à raconter désormais qu’elle se fait le reflet d’une réalité bien difficile.
S17E02 – The Center Won’t Hold – 18/20
C’était moins bon comme suite parce que ça part en cacahuète avec une overdose de scènes que nous n’avons pas eu dans le premier épisode, par contre, vraiment, je n’étais pas du tout prêt pour certains passages de cet épisode. En deux épisodes, la série a réussi à me laisser sur les fesses deux fois, et vraiment, il était plus que temps que la série revienne. Je savais qu’elle me manquait… mais je n’étais pas prêt !
Performance de la semaine : Ellen Pompeo
S17E03 – My Happy Ending – 17/20
Il faut s’armer avant chaque épisode de cette saison, je pense, parce que la pandémie est un sujet difficile à aborder. La série le fait avec ses hauts et ses bas, mais elle parvient grâce à ça à nous balancer une belle gamme d’émotion, de la tristesse à la joie, en passant immanquablement par la fatigue. J’aime ces personnages, et j’ai l’impression que la série a encore beaucoup à nous proposer, contrairement à l’an dernier. Sinon, beaucoup d’anticipation de cet épisode, pour finalement peu, mais tout de même.
S17E04 – You’ll Never Walk Alone – 18/20
La crise sanitaire inspire les scénaristes, et face à la complexité et l’horreur du sujet, il y a vraiment de quoi faire. Le côté médical est peut-être mis trop de côté, mais ce n’est pas exactement nouveau avec eux, et je suis de toute manière là pour les personnages et leurs évolutions. J’aime beaucoup une grande partie des dynamiques de cette saison. Quant au covid19, bien sûr que c’est aseptisé et américanisé à l’excès, mais je n’attendais pas autre chose de la série !
S17e05 – Fight the Power – 16/20
Oh. Cette pandémie est un véritable enfer sur Terre, et la série nous en fait prendre conscience une fois de plus. C’est nécessaire, je crois, pour ne pas se bercer d’illusions sur le monde dans lequel nous vivons. Pourtant, il est certain que nous sommes dans une série pleine d’illusions, hein ! C’était un épisode un brin plus classique dans les évolutions qu’il propose, et il en propose !, mais une fois de plus, j’ai accroché et je trouve que ces épisodes fonctionnent et donnent un nouveau souffle à la série qui parvient beaucoup plus que les années précédentes à me toucher. Je finissais par être blasé des cas médicaux, je crois.
Crossover : S04E05 – Out of Control – 20/20
S17E06 – No Time For Despair – 17/20
L’épisode propose quelques bonnes surprises du côté des intrigues, avec un élément inattendu principalement, mais il ne parvient pas à tout gérer et à être à la hauteur de ce qui a été proposé dans Station 19. La série souffre de la comparaison avec son spin-off, et c’est rare ! Les intrigues de l’épisode n’arrivent pas à toutes se relier et à se concentrer sur l’ensemble des personnages de la série, ce qui fait que la mi-saison manque un tout petit peu d’un moment vraiment percutant et que certains manquent. Les cliffhangers sont bons, j’ai hâte d’être en mars pour la reprise, mais ça ne m’a pas forcément donné l’impression d’être devant une mi-saison.
Crossover : S04E06 – Train in Vain – 18/20
S17E07 – Helplessly Hoping – 16/20
Bon ben, pour son retour, la série nous fait du pur Grey’s Anatomy et ça a du mal à passer en milieu de saison comme ça. Avec tout un suspense sur une annulation possible de la série dans les semaines à venir, j’ai vraiment du mal à comprendre les scénaristes sur l’écriture de cette intrigue. Je ne suis pas le seul à ne pas comprendre en tout cas, mais je n’en dis pas plus pour ne spoiler personne. Encore une fois, en revanche, difficile de mettre une note à cet épisode.
S17E08 – It’s All Too Much – 17/20
Écoutez, l’épisode porte bien son titre et oui, c’est vraiment trop tout ça. On a beau avoir l’habitude avec cette série, force est de constater qu’il y a des scènes et des pertes qui fonctionnent pour venir titiller le canal lacrymal. L’épisode ne réinvente rien, mais il est exactement ce qu’il fallait après la frustration et l’énervement de la semaine dernière. Allez, la série continue… pour le moment.
S17E09 – In My Life – 12/20
Malgré tous ses efforts, qui sont vraiment très nombreux dans cet épisode, la série n’arrive pas à me réconcilier avec un personnage que j’aimais beaucoup et qui a été ruiné depuis quelques saisons. Je ne vois pas comment un demi-tour sera possible, même si les pistes proposées ici sont intéressantes. Cela me frustre, et ça me frustre encore plus avec cet épisode qui finit presque par être une parodie des dernières saisons. Il y a bien quelques scènes touchantes, mais elles sont principalement dans le passé du personnage, et ça n’excuse en rien son présent. Ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas pardonner, je sais. C’est un beau message, mais il faut aussi du changement et possiblement des remords sincères pour qu’on avance dans une relation, et là, on en manque encore avec les mêmes défauts qui surgissent encore et encore.
S17E10 – Breathe – 19/20
Je refuse d’aller au 20, parce que pour la première fois, j’ai compris à quel point ça pouvait être gênant ces séries qui parlent de la pandémie alors qu’on la vit encore, mais vraiment, le mélange des émotions dans cet épisode était parfait et je l’ai vécu à fond, après l’avoir craint pendant un certain temps, puisque j’avais été spoilé d’une partie de ce qu’il allait se passer. M’enfin, j’ai eu ma part de surprise et d’espoir dans cet épisode, alors…
Mini crossover : S04E10 – Save Yourself – 17/20
S17E11 – Sorry Doesn’t Always Make It Right – 15/20
La série repart sur un épisode plus routinier, mais ce n’est pas forcément une mauvaise chose, parce que c’est aussi pour ça que je l’aime. Je commence juste à m’inquiéter de son sort quand je vois qu’il ne reste que cinq épisodes et que, bon, je ne suis pas prêt du tout à dire au revoir à la série. Il est vraiment temps pour ABC de la renouveler là.
S17E12 – Sign O’ the Times – 15/20
Même si cet épisode rebondit sur le cliffhanger de Station 19, j’ai trouvé qu’il parvenait moins à prendre aux tripes – et ce n’est pas faute d’en montrer. On est finalement sur un épisode relativement classique de la série. Certaines scènes resteront marquantes et gravées en mémoire, mais elles ne concernent pas tellement les cas médicaux, juste la situation tendue aux États-Unis. Les scénaristes abordent avec beaucoup de recul l’actualité brûlante, mais ce recul était nécessaire pour que ça puisse être le reflet d’histoires vraies tout en permettant à tout un chacun de mûrir sa réflexion et grandir avec ces intrigues.
S17E13 – Good as Hell – 18/20
On change d’ambiance après le spin-off, mais l’épisode n’en est pas moins bouleversant en réussissant à gérer à merveille son ascenseur émotionnel. Les personnages et intrigues évoluent plus ou moins vite, bien sûr, mais ça reste parfaitement cohérent et agréable à suivre. J’ai envie d’une saison 18, franchement, même si je ne suis pas super fan de la fin d’épisode, manquant un brin de tact.
S17E14 – Look Up Child – 15/20
Je ne sais pas quoi en penser, principalement parce qu’à deux épisodes de la fin de saison tout ça prend une tournure de fin de série que je ne souhaite pas. Et puis, cet épisode recycle une idée de la saison précédente, je trouve, en arrivant moins à me convaincre. C’est peut-être là le principal problème : je n’arrive pas à voir ce que les scénaristes semblent s’accorder à voir. Frustrant.
S17E15 – Tradition – 17/20
Il y a beaucoup de petites intrigues au sein de l’épisode et toutes ne se valent pas, mais tout de même, il y a une vraie réussite dans l’équilibre général que tout cela prend. C’est un plaisir de revenir après quelques mois à la série avec cet épisode, parce qu’il est un bon mix de bien des émotions que j’adore. Et pfiou, il a une jolie pointe de nostalgie, aussi !
S17E16 – Still Standing – 16/20
Ah, je n’aime pas la structure de cet épisode, un classique pour cette série, mais un enfer pour la critique, à chaque fois ! Cela dit, force est de constater que ça fonctionne à merveille et que chaque personnage évolue toujours beaucoup quand c’est comme ça. Et comme les scénaristes craignaient une fin de série, il fallait faire avancer tout le monde et débloquer des personnages coincés dans des intrigues depuis un moment, alors hop, fast forward !
S17E17 – Someone Saved My Life Tonight – 16/20
À l’image de cette saison, cet épisode permet d’atteindre assez naturellement la conclusion de certaines intrigues, tout en laissant des pistes ouvertes pour la suite. On sent tout de même qu’il y avait incertitude sur le renouvellement, et on imagine assez bien ce qui a été modifié au dernier moment pour garder de l’intérêt pour la saison 18. Un bon travail scénaristique, donc, et une saison convaincante en ce qui me concerne.

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Station 19 : S01 | S02 | S03 S04

 

On en est où dans Grey’s et Station 19 ?

Salut les sériephiles, 

Vous le savez peut-être, Grey’s Anatomy et Station 19 sont enfin de retour cette nuit, pour proposer au grand public les saisons 17 et 4 de chacune d’entre elles. Une partie de moi est torturée : j’ai envie de m’exprimer « DÉJÀ ? » en voyant les chiffres… Mais je n’en pouvais plus de les attendre à force, parce que la pause entre les saisons a été longue !

En effet, les saisons précédentes ont été victime du Coronavirus elles aussi : les tournages ont dû s’interrompre, un mal dont nous ne sommes toujours pas débarrassé d’ailleurs, puisqu’une partie de la franchise Chicago vient de se mettre à l’arrêt pour deux semaines. Conséquence directe du confinement, Grey’s s’est arrêtée avant sa fin de saison officielle, en nous laissant malgré tout sur un cliffhanger, alors que Station 19 a pu continuer… Mais en nous diffusant des scènes avec des persos de la série mère, notamment Teddy, au cœur du cliffhanger. 

Les scénaristes ont rapidement annoncé que le final de la série mère aurait dû être explosif, plus encore que celui des pompiers, avec un attentat au cœur de l’épisode, qui aurait tué un de nos médecins favoris… Heureusement pour nous, ils ont revu leur copie pour proposer une reprise qui n’aura rien à voir mais abordera à sa manière la crise du coronavirus. This is us a eu la bonne idée de rapidement l’expédier pour simplement proposer des scènes du quotidien, j’espère que ces séries en feront autant… Sans grand espoir ! De toute manière, il y a trois épisodes à voir, alors je ne sais pas quand je vais trouver le temps, surtout qu’ils sont faits pour être vus à la suite… En attendant, faisons un rapide rappel des intrigues en cours. 

C’est plus simple du côté de Station 19 : la série a pu aller jusqu’à son cliffhanger tout pourri, où Andy harcelait sa tante jusqu’à découvrir que finalement sa mère était encore en vie… contrairement à son père, sacrifié en intervention pour ne pas se laisser tuer par son cancer. Pire soap ever.

Côté romantique, les héros ne sont pas en reste : Andy est désormais mariée à son capitaine dans un twist improbable (et même si Sullivan est en pleine opération tout en faisant face à son addiction aux antidouleurs), Maya s’est réconciliée avec Carina (yes !), Miller est… Amoureux de Vic ? Pitié, non ! Elle était bien avec Jackson, il était bien avec JJ, même si JJ est… Bon. Ça se passe de commentaire. En tout cas, Vic est virée de chez lui, parce qu’il est confus a force. Dommage, j’aimais leur amitié !

Reste à évoquer Travis et Emmett, ce dernier étant à assumer un peu plus ses penchants homosexuels. A la bonne heure comme on dit ! Travis n’est cependant pas aussi amoureux que lui. J’oublie aussi Jack et sa nouvelle famille constituée de gens qu’il a sauvés… mais who cares ?

Du côté de Grey’s, les cliffhangers sont plus nombreux et font penser à une fin de saison plutôt classique pour la série. Si Andrew avait raison de se mettre la rate au court bouillon pour Richard, il n’empêche qu’il finissait la saison par terre en larmes. Ce n’était pas bon signe, et Carina a confirmé qu’il y avait bien un problème dans Station 19.  Reste à savoir si Meredith restera à ses côtés et tentera de sauver sa relation (j’espère !) ou si elle lui préférera Cormac… que j’aime bien, mais bon, il ne fait pas le poids !

En ce qui concerne Teddy, qu’on a re-découverte bisexuelle parce que pourquoi pas, c’était la merde : à coucher avec Tom quelques jours avant son mariage, c’est sans surprise qu’Owen décidait de faire durer le suspense sur leur mariage en ne se pointant pas à l’heure pour la cérémonie. Décalage ou annulation ? On saura vite. 

Voir aussi : (SPOILERS) quitte la série sans prévenir

Un autre suspense qui durait sur un mariage était celui de Jo et Alex, avec la conclusion que l’on sait et le départ de Karev de la série. Tristesse. A l’inverse, après bien des soucis médicaux, Richard retrouvait Catherine inquiète à ses côtés… Pour mieux décider de la larguer parce qu’elle a un caractère de merde et qu’une opération ne suffit pas à l’oublier. Ça fait plaisir ça. Avery finissait la saison célibataire, Maggie retrouvait un amour de jeunesse, Levi s’installait en coloc avec Jo pour échapper à ce con de Nico qui le malmène et Amelia devenait maman, son couple avec Linc étant au top dernièrement, après bien des remous.

Voir aussi : 24h après – Grey’s Anatomy (S16E16)

Une chose est sûre en tout cas, en l’absence de twists mortels de fin de saison, on se rend bien compte que ces séries fonctionnent à 95% sur les relations amoureuses et les dramas de ce type… Il va donc falloir que Miranda et Ben se remettent à avoir des problèmes et qu’Hellmouth se trouve une copine, parce que sinon, ils vont disparaître dans le décor…

PS : pas de gif pour l’instant dans cet article, je publie ça depuis mon portable… Priorité à la publication à temps quand je sais que les spoilers pleuvent déjà ! J’espère trouver le temps et surtout l’énergie de voir les épisodes ce soir.

 

24h après #3 : la fin de How to get away with murder

Salut les sériephiles,

1x01 1x02 1x03 ensemble HTGAWM Wes Gibbins htgawmedit Connor Walsh ...

Hier, on a dû dire adieu à une superbe série puisqu’ABC a diffusé le dernier épisode d’How to Get Away With Murder. L’épisode est resté en Top Tweet sur Twitter pendant toute la journée et une bonne partie de la nuit et j’ai bien l’impression qu’il a plu à la majorité des fans. Pour une fois, ça fait plaisir de ne pas me sentir seul, car je suis souvent à contre-courant sur les fins de séries.

Why Bonnie & Frank Should Get Together On 'HTGAWM' After That ...
Fallait un bon remontant pour s’en remettre par contre, ça m’a terrassé pour la journée !

Là, l’épisode avait à peu près tout ce qu’on pouvait attendre de lui et était bien représentatif de ce que nous faisait vivre la série chaque saison depuis six années. Six années, c’est fou comme elles sont passées vite et c’est fou comme la série va me manquer. Plutôt que de vous faire un « 24h après » où je vous reraconte tout le bien que j’ai pensé de l’épisode final, voilà donc un article qui va revenir brièvement sur les sept choses qui me manqueront maintenant que la série n’est plus là ! Attention, il y aura quelques petits spoilers…

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  1. L’adrénaline

Incontestablement, c’est ce qui me vient le plus immédiatement quand je pense à cette série : elle avait toujours la capacité de fournir des rushs d’adrénaline sur ses huit dernières minutes avec toutes les révélations qui pleuvent et l’histoire qui se démêle petit à petit à ce moment-là.

5 fois où How To Get Away With Murder nous a retourné le cerveau
On en a eu des chocs dans cette série ! Par contre, bof la fin pour Gabriel.

C’était addictif, ça faisait toujours revenir et ça va me manquer, surtout que ça me permettait déjà de compenser l’absence de Scandal… Et en même temps, je sais aussi que j’ai plein de séries capables de me faire vivre ça, alors ça me manquera, mais pas tellement.

  1. Annalise Keating

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Ses mimiques me tordaient de rire à chaque fois, j’ai hâte de la retrouver ailleurs !

Annalise Keating a toujours fasciné tout le monde : le personnage fascinait les autres autour d’elle au point qu’ils allaient vraiment loin pour elle (coucou Bonnie et Frank) et fascinait les fans parfois encore plus. Sa personnalité magnétique me manquera, même si j’étais immunisé apparemment. Annalise Keating Frank Delfino Lila Stangard Sam Keating Wes ...L’actrice est excellente, sauf qu’on en a souvent trop fait sur sa performance et ça a eu tendance à me la diminuer – faut dire aussi que j’ai toujours du mal avec les personnages principaux. Pour le coup, je suis plus fasciné par le jeu de Kerry Washington en Olivia Pope… Il n’empêche qu’elle avait de bons moments et qu’elle était attachante ; et je sais que ça va me manquer de ne plus avoir Annalise qui débarque avec sa démarche nonchalante et ses répliques cassantes. Et puisqu’on en parle…How To Get Away With Murder" Doesn't Quite Get Away With Its ...

  1. Smile or go to jail

Episode Murder GIF - Find & Share on GIPHYLa série avait des répliques d’exception qui permettaient toujours de bien faire évoluer les dynamiques entre les personnages. Les étudiants entre eux m’ont envoyé du rêve pendant six ans dans leurs échanges de répliques. Je détesterais avoir des amis comme eux, car c’est un groupe hyper dysfonctionnel et toxique, mais j’ai adoré les suivre et ils m’ont fait rire dans les situations les plus dramatiques pendant six ans. gif mine cicely tyson 1.13 HTGAWM htgawmedit Frank Delfino htgawm ...Les répliques sont tellement parfaites qu’elles fournissaient quand même chaque fois ou presque le titre de l’épisode – ou plus vraisemblablement, elles en étaient le point de départ d’écriture. À vrai dire, l’habitude de relever une réplique par épisode dans mes critiques sur le blog vient de cette série et de The 100… Elle me laisse donc un héritage qui me fera toujours penser à elle !

How to get away with murder ou comment tuer une série à coup de ...
La série avait aussi cette fâcheuse tendance à mentir par omission, il faut bien le dire.

  1. La narration

En parlant d’héritage, la narration de la série est reconnaissable entre mille avec un jeu constant sur la chronologie et l’habitude de nous fournir des miettes du futur afin qu’on commence à imaginer ce qu’il va se passer et qui va mourir. L’épisode final s’est amusé à faire exactement pareil, et ce n’est pas un hasard. Cette narration si particulière est ce qui aidait bien le rush d’adrénaline du point 7, mais qui permettait aussi d’être hyper investi dans la série en imaginant ce qui allait se passer dans les épisodes suivants… Elle laisse derrière elle un joli héritage avec une structure d’épisode/saison qui est parfois reprise ailleurs. La saison 2 d’In the Dark nous fait par exemple la meilleure chose… sans le maîtriser aussi bien, même si j’adore la série !

How to get away with murder | Smells like Chick Spirit

  1. La représentation

HTGAWM est une série que j’adore aussi pour sa représentation de la communauté LGBT. Bon, sans le T comme souvent…

hampton wedding | Tumblr
Quel plaisir de les voir finir ensemble après un tel rodéo de six saisons !

Lorsque la série est arrivée à l’écran, il devenait un peu la norme d’avoir au moins un personnage homosexuel dans le casting, c’est sûr, mais c’était encore un choix plus engagé que ça ne l’est aujourd’hui. En introduisant le personnage de Connor, la série a ouvert ses portes à un public gay, mais jouait beaucoup sur les clichés. Finalement, l’évolution de Connor a prouvé qu’il était plus qu’un cliché et le couple Coliver a été l’un des meilleurs ingrédients de la série (même si je trouve qu’on les a perdus sur ces deux dernières saisons)…

htgawm | Tumblr
Vraiment, on les a perdus.

Mais HTGAWM a surtout fait beaucoup bien en mettant en avant la bisexualité : le fiancé de Michaela (plus gay non assumé que bi, de mémoire) Annalise, Bonnie… Beaucoup de personnages n’ont eu aucun mal à passer d’un côté et de l’autre. Et c’est tellement rare les personnages bi à la télé !tegan-x-annalise | Tumblr La saison 6 a semblé hésiter un long moment avec le personnage d’Annalise prise de toute, mais le final nous révèle que si elle finit avec Tegan pour un moment – pour moi, jusqu’à la mort de celle-ci – Annalise a aussi eu de multiples amants des deux sexes après elle. Et ça, c’est cool !

  1. Connor & Michaela

how to get away with murder HTGAWM htgawmedit Connor Walsh ...Je tourne autour du pot depuis un moment, avec la partie sur les répliques et la partie sur la représentation, mais vraiment, ceux qui me manqueront le plus, ce sont bien ces deux-là. Les acteurs étaient géniaux, les personnages l’étaient tout autant. En six saisons, l’amitié qui s’est construite entre eux était l’une des meilleures de la télévision en ce moment. Ce n’est malheureusement pas ce que le dernier épisode mettra finalement en avant – je suis frustré – mais c’est ce vers quoi toutes les saisons tendaient, depuis la haine initiale entre eux jusqu’à l’amitié plus forte que tout. J’adore ces personnages, j’aurais pu suivre un épisode uniquement centré sur eux en train de se parler et je n’aurais probablement même pas trouvé ça long à regarder !

On en était où dans Grey's et HTGAWM ? | Just One More Episode

  1. Peter Nowalk

Le pauvre est totalement éclipsé par Shonda Rhimes, productrice de la série et à jamais celle à qui on associe HTGAWM dans les médias (et sur ce blog, oui)… mais on lui doit en fait la majorité des bonnes trouvailles de la série.

how to get away with murder meta | Tumblr
Je n’ai jamais aimé Nate, mais bon, il mérite sa place dans cet article, je pense.

Preuve en est avec cet épisode de fin qui est excellent là où Shonda se plante toujours dans les conclusions de ses séries ! Peter Nowalk a commencé à bosser sur Grey’s Anatomy il y a fort longtemps – on lui doit l’épisode de la mort de George, il était showrunner des saisons 7 à 9, avec donc l’excellente saison 8, est passé par Scandal pour sa meilleure saison (la 2), puis s’est consacré à enfin aux aventures d’Annalise. J’ai hâte de savoir quel sera son prochain projet, parce que vraiment, il semblerait qu’il transforme tout ce qu’il touche en excellent produit de consommation télévisuelle. À surveiller, donc !

Quand deux séries qu'on adore se rencontrent, ça donne les ...
Et en attendant, il faut se dire au revoir…

Voir aussi : 7 ans de Scandal – It’s Handled!