Mon planning série de novembre

Salut les sériephiles !

Je suis en plein rattrapage de mes 37 épisodes de retard (et techniquement le nombre augmente rapidement chaque jour) et en grosse soirée de visionnage d’Halloween,  mais ça ne m’empêche pas de savoir qu’un nouveau mois débarque déjà ! C’est fou comment les quinze derniers jours sont passés beaucoup trop vite. Parlons donc des séries diffusées au mois de novembre, en J+1 comme toujours.

01

Lundi

The Last Man on Earth (S04) – La saison 4 ne perd pas le rythme instauré l’an dernier et c’est tant mieux. En cours de diffusion, un épisode de retard.

Ten Days in the Valley (S01)La série n’aura qu’une saison et là aussi, c’est tant mieux. Vraiment pas un gros coup de cœur. En cours de diffusion, deux épisodes de retard et pas une priorité.

Ghosted (S01)Le casting des guest-stars n’en finit plus de me surprendre et l’intrigue me plaît bien pour l’instant, même si le fil rouge se développe trop lentement. En cours de diffusion, un épisode de retard.

The Walking Dead (S08)La reprise ne m’a pas convaincu du tout, j’espère que le reste de la saison remontera le niveau. En cours de diffusion, un épisode de retard.

 00

Mardi

The Brave (S01) – Une série en dents de scie niveau qualitatif, mais venant d’un procédural militaire, c’est un miracle que je considère encore la rattraper un jour. En cours de diffusion, trois épisodes de retard.

Me, Myself & I (S01)Une comédie sympathique, avec une écriture vraiment intéressante qui ne laisse pas le temps de s’ennuyer. En cours de diffusion, deux épisodes de retard.

Lucifer (S03) – Le diable continue de m’enchanter malgré les apparences que suggère mon retard. J’ai peut-être abandonné mon challenge, mais pas au point d’abandonner Luci. En cours de diffusion, deux épisodes de retard.

The Gifted (S01)Mon plus gros coup de coeur dans les nouveautés de cette année, je suis pressé de la rattraper. En cours de diffusion, deux épisodes de retard.

Supergirl (S03)L’une de mes rares séries à jour et ce n’est pas pour rien, j’aime beaucoup cette troisième saison qui continue de poursuivre 150 intrigues en parallèle. En cours de diffusion.

Future Man (S01) – Le trailer m’a laissé de marbre, mais j’ai eu envie de laisser sa chance à cette petite comédie. J’ai bien fait, car j’ai beaucoup ri lors de l’avant-première au Comic con ce dimanche. Bref, ça sent le coup de cœur. Six épisodes le 14 novembre… un épisode d’avance.

Marvel’s Runaways (S01) – Difficile de cerner cette nouvelle série de super-héros, mais je suis curieux comme toujours. Débute le 21 novembre.

 03

Mercredi

American Horror Story (S07)Grosse déception devant cette saison qui commençait pas si mal, mais ne me plaît plus vraiment. En cours de diffusion, rattrapage d’Halloween en cours.

This is us (S02) – Toujours quelques bons rebondissements et un drama au point. Les scénaristes prouvent que NBC a bien fait de leur faire confiance avec le renouvellement pour deux saisons. En cours de diffusion, un épisode de retard.

The Mayor (S01)Comédie vouée à l’annulation, mais qui me plaît malgré tout grâce à son excellent casting. En cours de diffusion, un épisode de retard.

Kevin (Probably) Saves the World (S01)Série feel good elle aussi probablement vouée à l’annulation, et c’est dommage, car elle est efficace dans le divertissement qu’elle propose. En cours de diffusion, un épisode de retard.

 08

Jeudi

You’re the Worst (S04) – On dit souvent qu’il vaut mieux s’arrêter avant de faire la saison de trop… c’est déjà trop tard pour eux, malheureusement. En cours de diffusion, un épisode de retard.

 00

Vendredi

Superstore (S03) – Une saison pour le moment à la hauteur de mes attentes. En cours de diffusion, un épisode de retard.

The Good Place (S02) – Cette seconde saison continue de nous retourner le cerveau et s’en sort à merveille dans sa nouvelle sérialisation. Je suis curieux de voir où ils nous emmènent chaque semaine. En cours de diffusion sur Netflix, un épisode de retard.

Grey’s Anatomy (S14)La série de Shonda Rhimes a marqué un retour très réussi avant de retomber dans sa bonne routine ; belle réussite pour le moment. En cours de diffusion, un épisode de retard.

How to Get Away with Murder (S04)Si j’ai commencé cette saison en étant mitigé, je trouve que le dernier épisode que j’ai vu remontait un peu le niveau. Je garde espoir, ils ont souvent réussi à me surprendre. En cours de diffusion, un épisode de retard.

Scandal (S07)La saison commençait bien mieux que prévu mais s’est cassée la gueule (je n’ai même pas envie d’être poli, c’est dire) sur son troisième épisode… À suivre, donc. En cours de diffusion, un épisode et une critique de retard.

The Orville (S01)Déjà deux mois de diffusion pour cette série à laquelle j’ai fini par m’attacher puisque sa mythologie se développe plutôt bien. En cours de diffusion, un épisode de retard.

Life in Pieces (S03) – Comme si mon vendredi n’était pas déjà assez chargé, voici que débarquent mes familles préférées du petit écran. Reprise le 3 novembre.

The Punisher (S01) – Netflix aime bien me mettre K.O dans mon planning, c’est donc 13 nouveaux épisodes de l’univers Marvel que je suis impatient de découvrir. Diffusion le 17 novembre.

00

Samedi

The Inhumans (S01)Serinda Swan m’a remotivé à reprendre la série lors du Comic Con, mais il faut bien reconnaître que ce n’est pas glorieux. En cours de diffusion, deux épisodes de retard.

Once upon a time (S07) – Pour l’instant, cette saison a réussi à me remotiver à regarder la série, ce n’était pourtant pas gagné. J’ai aimé ce reboot. En cours de diffusion, un épisode de retard.

Blindspot (S03)Je n’ai pas encore eu le temps de commencer cette troisième saison, mais je compte bien m’y mettre un de ces quatre pour savoir ce qu’il en est de Jane fluo. En plus, j’en ai de bons échos pour l’instant. En cours de diffusion, un épisode de retard.

03

Dimanche

Toujours rien, mais j’ai clairement beaucoup à faire vu le nombre d’épisodes en retard que j’ai…

Calendrier.jpg

Vus cette semaine #3

Ce RDV dominical se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1. Bien sûr, cette troisième semaine est, pour la deuxième fois d’affilée, très, très affectée par le Comic Con, oups ! Bonne lecture.

Rattrapage

Once Upon a Time – S07E03 : The Garden of Forking Paths – 15/20
Je reste bienveillant envers ce reboot qui propose des épisodes très classiques pour cette série, avec leur part d’incohérences et de facilités scénaristiques. Oui, mais j’accroche aux nouveaux personnages et enjeux. Ce renouvellement me donne moins l’impression de tourner en rond indéfiniment avec les mêmes intrigues et couples devenus insupportables en saison 4.
The Good Place – S02E05 : The Trolley Problem – 16/20
Comme bien souvent avec cette série, l’épisode était très bon. L’intrigue A reprenait un problème philosophique très connu et le mixait à sa sauce de manière convaincante, alors que l’intrigue B semblait inoffensive mais relance une fois de plus la mécanique de la série pour la suite.
Superstore – S03E04 : Workplace Bullying – 15/20
Je n’accroche pas à cette saison autant que l’an dernier pour l’instant, mais l’humour est heureusement toujours là. La faiblesse de cet épisode réside dans sa conclusion bâclée de l’ensemble des intrigues, mais il permet de passer vingt minutes marrantes, et après tout, c’est le seul job qui compte vraiment pour une comédie.
HTGAWM – S04E04 : Was she ever good at her job? – 15/20
Un bon épisode que j’ai apprécié pour son travail des dynamiques entre chaque membre du casting, et particulièrement pour le travail fait autour du personnage de Michaela. Je suis en revanche moins convaincu par les sous-intrigues.
Scandal – S07E03 : Day 101 – 06/20
Gros ennui devant cet épisode vu en deux fois sur quatre jours (!), titre mensonger car c’est finalement la seule journée qu’on ne voit pas, et approfondissement d’un personnage dont je n’ai rien à carrer… Clairement, un épisode que je préfère oublier, alors je ne sais pas quand je vais me décider à me replonger dedans pour en écrire la critique complète.

Lundi

The Walking Dead – S08E01 : Mercy – 12/20
Retour ennuyeux pour la série de zombies qui n’a pas su me passionner – j’ai souvent préféré regarder les villes irlandaises qui défilaient depuis le bus plutôt que la série… En ne mettant pas l’accent sur les personnages et en se contentant de les faire attendre la suite, ce retour se fait vraiment sans rythme et sans être réussi.

Mardi

Supergirl – S03E02 : Triggers – 17/20
Maintenant que la série a repris, les scénaristes proposent un épisode plus classique cette semaine, avec toutefois un approfondissement apporté à un nouveau personnage. Tout cela se fait dans la continuité des intrigues de mardi dernier, ce qui rend le tout très solide.

Jeudi

Channel Zero – S02E06 : Piece by piece – 19/20
Excellente conclusion d’une saison qui m’aura décidément beaucoup trop plu. Pourtant, les conditions de visionnage de l’épisode n’était pas excellente, assis par terre au beau milieu du Comic Con. C’est sans regret : je n’aurais pas aimé me faire spoiler. Belle histoire, une saison à voir, définitivement (la critique débarquera plus tard sur le blog).

Vendredi

Stranger Things – S02E01 : Madmax – 16/20
Retour explosif pour la série Netflix que j’ai eu l’occasion de voir sur très grand écran, et c’est tant mieux ! Une première scène intrigante, un retour de chaque personnage plus ou moins attendu jusqu’à la dernière scène et gestion impeccable de l’intrigue : pas de déception, même si ce retour aurait pu être mieux en terme d’explicitation de l’intrigue. Affaire à suivre, mais déjà un gros coup de cœur sur le personnage de Madmax.
Stranger Things – S02E02 : Trick or Treat, Freak – 18/20
Grosses facilités scénaristiques concernant Eleven, mais c’est tout de même plutôt très bien fichu. Le grand écran aide à sublimer les plans de l’épisode et me faire adorer une fois de plus Nancy. Je suis très curieux de voir la suite après ce cliffhanger sympa, mais heureusement pas trop insoutenable, car j’avais toute une journée de Comic Con derrière !

Article sur la saison complète à venir plus tard sur le blog.

Avant-Première

Future Man – S01E01 : Pilot – 18/20
Belle surprise de ce Comic Con alors que je pensais ne pas être intéressé du tout par la série. J’y suis allé avec un esprit très critique (et pourtant, nous étions les premiers dans la salle) à cette avant-première de Future Man… et j’ai eu un gros coup de cœur pour la série, qui m’a énormément fait rire, malgré son humour très terre à terre. L’intrigue est sympathique, les gags fonctionnent et le casting n’a pas arrêté de me surprendre car je dois bien en connaître la moitié. J’en reparle à la diffusion de la série, clairement !

 


Ce qui vous fait le plus flipper dans les séries

Salut les sériephiles,

Même si je suis actuellement en train de parcourir les allées du Comic Con, je n’ai pas oublié le TFSA que j’ai bien sûr programmé avant de partir de chez moi. Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, il s’agit d’un rendez-vous hebdomadaire proposé par Tequi, ayant pour thème les séries en général et posant tous les sept jours une nouvelle question sympa donnant de jolies idées d’articles. C’est très fun et je vous invite à participer, surtout que plus on est de fous, plus on rit.

Cette semaine, il est question une nouvelle fois d’Halloween et c’est tant mieux parce que la fête de la citrouille approche. Si vous l’avez raté, la semaine dernière, il était question de la soirée d’Halloween en elle-même, mais loin d’une soirée à thème, mon Halloween risque fort de virer à un binge-watch/rattrapage d’American Horror Story et Stranger Things (je dis ça, mais je me connais, tout peut changer d’ici là).
Par conséquent, le côté « ce qui vous fait le plus flipper dans les séries » est plutôt bienvenue je crois ! C’était plutôt facile aujourd’hui, même s’il est fort probable que j’oublie beaucoup de choses…

Image result for brooke scream

5. Adorer un personnage dans une série slasher… ou dans le dernier épisode d’une saison.
Une série slasher, c’est une série qui s’amuse à tuer un à un tous ses personnages, type Scream par exemple. En soi, c’est plutôt sympathique et on sait que tout le monde va mourir avant de faire play alors que tout va bien. Oui, mais voilà, parfois, on se prend d’affection pour les personnages et c’est horrible car l’on sait qu’il ne va pas tarder à y passer. Et le savoir n’empêche pas d’espérer le voir survivre un peu plus longtemps. Je me suis fait avoir comme un bleu plus d’une fois, notamment avec The Walking Dead (Beth !) ou Fear (ne touchez pas à Alicia !).

Au-delà de la série slasher, j’adore The 100 mais elle a aussi la fâcheuse tendance à tuer tout le monde pour les besoins de ses intrigues, et ce n’est pas forcément joyeux. Et puis, on sait tous également que les fins de saisons sont trop souvent des cimetières, et quand l’on sait que quelqu’un va mourir, on en revient à ce même état de stress flippant. Je n’oublierai jamais, par exemple, la fin de saison 6 de Grey’s, je ne leur pardonne pas la fin de la 8, et, bon, en fait, ce qui me fait flipper, c’est de perdre un personnage.

Image result for clown buffy

4. Les clowns et autres poupées
Je n’étais pas spécialement coulrophobe petit, même si je n’ai JAMAIS trouvé qu’un clown était marrant dans ma vie. En fait, j’en ai toujours vu le côté flippant plutôt que le côté marrant, et c’est bien parce qu’ils ne m’ont pas fait rire que je les imagine fichus de tuer des gens de sang-froid. Ironiquement, en croiser dans la vie ou au cinéma, ça ne me flippe pas, mais je trouve ça incroyablement bien creepy quand c’est en série et que l’on sait ce qu’il en est. Les clowns masqués me font aussi généralement moins peur que ceux qui sont maquillés, il faut bien le dire. Il en va de même pour les poupées : je n’ai jamais trouvé ça terrifiant dans la vie, mais, ouais, en série, ça peut filer des frissons, c’est vrai.

Image result for the 100 clarke bunker

3. Être vraiment surpris par un twist du scénario
Je ne sais pas si ça rentre vraiment dans ce thème, mais la vérité est que j’aime avoir une certaine forme de contrôle dans les histoires dans lesquelles je suis investi. J’aime deviner à l’avance ce qui va se dérouler ou être surpris, mais dans le cadre que j’attends de la série (par exemple, la fin du 2×04 de This is Us était surprenante, mais ça ne m’a pas dérangé). En revanche, quand un série prend un soudain virage, tue un personnage de manière aléatoire (oh Ally McBeal, je ne t’oublie pas) ou plonge tout le monde dans l’incompréhension (The 100 et la décision de Clarke en fin de saison 4), j’ai tendance à avoir peur. Bref, je suis un control freak, quoi, et je n’aime pas perdre le contrôle – ce qui explique une grosse partie de ma personnalité, je pense, et mon horreur des spoilers où je ne suis pas celui qui décide de savoir à l’avance les choses. Lalala.

Image result for true blood bon temps

2. Une ambiance moite et crispante
C’est tout bête, mais dans le fond, ce qui fonctionne le mieux pour me faire peur, c’est encore de parvenir à instaurer une ambiance bien particulière. Celle de True Blood était parfaite par exemple : la série en elle-même n’était pas si terrifiante, mais son ambiance était géniale et avait de quoi coller des angoisses. Bon, et puis, définitivement, celle qui me plaît le plus dans le genre, c’est Channel Zero. Les décors sont toujours tout ce qu’il y a de plus banal, mais la manière de filmer et les bruits de fond font que l’on finit par être dérangé du quotidien. Finalement, c’est là que les séries réussissent le mieux : faire surgir l’horreur dans un cadre quotidien, de l’épisode The Body de Buffy à celui d’Halloween d’Un, dos, tres (oui, oui, j’assume : ce fantôme et l’absence de fin à cette intrigue, ça a clairement fonctionné sur moi). Dans le fond, l’inexplicable, la perte de contrôle au sein d’un décor banal qui perd sa banalité par l’ambiance instaurée. Classique.

Image result for american horror story mr piggy

1. Un bon bruitage de jump scare
Comme tout le monde, je ne peux être insensible à ces moments programmés pour nous faire sursauter. Je les sens souvent arriver, mais généralement, si le bruitage est bon, il peut m’arriver de sursauter. C’est l’un des seuls vrais bons points que j’accorde à American Horror Story d’ailleurs, je n’oublie pas son cochon qui a surgit au meilleur moment l’an dernier en saison 6. Ouais, finalement, ce qui me fait le plus flipper est ce qui est conçu pour faire peur. Vous allez me dire, c’est plutôt logique en fait.

Voilà donc pour cette semaine, n’hésitez pas à me rassurer en me disant que je ne suis pas le seul… enfin, j’espère.

The Walking Dead – S08E01-04

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée des épisodes 1 à 4 de la huitième saison de The Walking Dead.

01Épisode 1 – Mercy – 12/20
The future is ours, the world is ours.

La série est revenue hier avec un épisode on ne peut plus classique pour elle et donc… un épisode devant lequel je me suis beaucoup, beaucoup ennuyé. J’ai tendance à céder au speedwatching devant ces épisodes, mais dans le bus, c’est juste impossible. N’empêche que quand tu en arrives à regarder surtout le paysage d’un trajet que tu as déjà fait plusieurs fois plutôt que la série qui est censée l’occuper, c’est qu’il y a un bug dans la matrice.

Pourtant, le succès d’audience est toujours là, ce qui est probablement le plus frustrant. Très honnêtement, il ne se passe pas grand-chose dans cet épisode et c’est encore plus flagrant quand il faut en faire la critique. Les 35 premières minutes passent et se font sentir. On oscille entre grands discours creux (franchement) déjà entendus plusieurs fois dans la série et longs silences dans l’attente du conflit à venir. Bien. Justement, nous aussi on l’attend.

Le vice est poussé à son extrême avec de nombreux plans nous montrant le temps qui passe. Merci les gars, on a bien conscience que c’est long. Est-ce que c’est utile pour refléter l’attente que les personnages eux-mêmes vivent ? Même pas. On va dire que ça leur sert une excuse, mais c’est juste le style de la série de nous faire des plans extrêmement longs n’apportant absolument rien. Je pense ici à Carl naviguant pendant près d’une minute dans un parking avant qu’il ne se passe quelque chose ou pire à la horde de zombies qui arrive au loin pendant plus de 40 secondes avant que la voiture n’explose. 40 secondes qui n’apportent donc aucune information et devant lesquelles nous attendons sagement qu’il se passe quelque chose. Même en speedwatching, ça paraitrait long. Et là, ils n’ont aucune excuse.

Le plus frustrant reste l’absence quasi-totale de dialogues. Comment être content de retrouver les personnages quand on les voit ne rien faire pendant plus d’une demi-heure ? Hormis Caaaaaaarl qui semble en pleine crise d’adolescence (ça me semble sortir de nulle part, mais j’ai pu oublier des choses) vis-à-vis de son père et Michonne (dont je ne comprends toujours pas la mise en couple), il n’y a aucune vraie interaction dans cet épisode. D’ailleurs, il y a même des figurants que l’on entend parler plus longtemps que des membres du casting ! Le foutage de gueule à son paroxysme dans un travelling heureusement très sympa par ailleurs.

Si je résume un peu l’épisode, parce que je suis là pour ça, Rick, Maggie et Ezekiel motivent chacun tour à tour leur groupe à aller mener la guerre contre Negan. Après les événements de l’épisode précédent, je ne suis pas sûr qu’il y ait vraiment besoin de remotiver qui que ce soit, mais ça occupe une grande partie de l’épisode, de même que la préparation elle-même qui voit Rick et l’ensemble des groupes éliminer les menaces une à une.

Pour ajouter du suspens et comme le promettait la bande-annonce, nous retrouvons également un Rick bien plus vieux et entouré de Carl, Judith (que j’avais encore oublié) et Michonne. Armé d’une canne, il semble s’être installé en famille dans une ville reconstruite, alors même que dans le présent, nous le voyons en crise avec un Carl qui ne comprend plus son père. C’en est au point où il se barre en fin d’épisode, quand même.

Pour s’assurer la victoire contre Negan, il est décidé de lui envoyer une horde de zombies à la tronche, ce que Morgan, Daryl, Carol et Tara s’assurent de faire de manière sympathique et très longue. Daryl les mène en moto à coups d’explosions badass digne d’une mauvaise affiche de MacGyver.

Les Sauveurs sont quant à eux sûrs d’eux, comme toujours, et sûrs de leur victoire sur Rick et ses hommes. Ils comptent naïvement sur l’autorité de Simon pour aider à retourner les hommes suivant Maggie, mais cela ne fonctionne pas du tout. Simon est donc laissé en-dehors du combat et du bâtiment dans lequel se réfugient les Sauveurs ; lequel bâtiment est criblé de balles après de longues minutes d’incertitudes. La bataille finale se fait donc à l’américaine, avec un groupe tirant toutes ses munitions dans le vide pour affaiblir le bâtiment en attendant les zombies.

Rick cherche toutefois à tuer Negan sans y parvenir et est forcé par Gabriel de quitter les lieux. Gabriel n’écoute pas ses propres conseils et retourne sur ses pas pour sauver un Simon qui le remercie en l’abandonnant sur place. Le cliffhanger très sympa voit donc Gabriel s’enfermer dans le bâtiment… et tomber sur un Negan pas content.

Heureusement, les dix dernières minutes apportent un peu d’action, sinon, je crois que je n’aurais même pas été jusqu’à la moyenne pour cette reprise extrêmement lente qui ne remet même pas en place un nouveau contexte et ne réintroduit pas non plus la saison précédente. On nous balance trente-cinq minutes d’attente d’un combat qui semble ne jamais venir et qui ne sera bien sûr pas résolu avant la mi-saison (au moins). En définitive, ce n’est toujours pas un rythme télé que The Walking Dead suit, ce n’est d’ailleurs pas le rythme d’une histoire intéressante tout court (même en roman, on se ferait chier, je crois). L’épisode se résume en à peine deux phrases : les « gentils » se préparent au combat en s’armant jusqu’aux dents et en amenant une horde de zombies chez les Sauveurs ; ces derniers sont pris au piège dans leur QG, avec également Gabriel, alors que Rick et les autres sont sains et sauf.

On aurait pu nous montrer la même chose en 25 minutes avec autant d’informations, l’ennui en moins. Ce retour de la série ne parvient donc pas à me raccrocher, au contraire. C’est reparti pour l’attente d’une évolution plus réussie ; ce qu’ils étaient parvenus à faire sur quelques épisodes l’an dernier… Pour l’instant, cette saison n’apporte rien de nouveau et cumule beaucoup de défauts.

Pourquoi je reste ? Pour les quelques personnages que j’aime encore et pour savoir ce que deviendront les personnages. Ou tout simplement parce que j’ai toujours beaucoup de mal à abandonner une série en cours, une fois que je suis investi dans une histoire, j’aime en connaître le fin mot… même si je doute d’en avoir un avec eux.

02.jpgÉpisode 2 – The Damned – 16/20
Oh look, you pissed your pant!

J’ai un retard monstre dans plein de séries, mais voir cet épisode me permet de me mettre à jour dans une de plus, alors ça me fait plaisir. En plus, les audiences de la série sont tellement en baisse que j’ai envie de croire à une future annulation et je m’y prépare en conservnt le rythme autant que possible.

Le début d’épisode est assez esthétique avec des gros plans de chaque personnage principal plus ou moins réussis, permettant de nous rappeler ceux qui sont en vie et surtout de perdre un temps monstre. Ainsi, la première ligne de l’épisode n’arrive qu’après deux minutes inutiles.

Nous commençons l’épisode en nous intéressant au personnage de Mara, jamais vue avant mais dirigeant un clan d’inconnus du mieux qu’elle peut. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’on la suppose alliée des Saviors. Et effectivement, quelques instants plus tard, nos héros et leurs voitures blindées débarquent. Au moins, cela permet de l’action. En vrai, ça tire dans tous les sens, tout simplement. On sent que l’épisode a dû coûter pas mal d’argent, mais ça n’apporte pas grand-chose car le suspense n’est pas là : c’est bien simple, il n’y a que des personnages tellement secondaires que je n’ai pas leur nom avec certitude.

En tout cas, la stratégie qu’ils ont en place fonctionne et Mara se fait rapidement bouffer par un de ses hommes transformé en zombie. Voilà, voilà. Bon, côté héros de la série, on perd tout de même Francine et (peut-être) Eric qui se font tirer dessus, même si je ne sais pas qui ils sont.

Pendant ce temps, Rick et son groupe (avec notamment Daryl, donc) envahissent une jolie maison, eux aussi armés jusqu’aux dents. Ils sont à la recherche d’armes, dont ils connaissent la localisation grâce à Dwight.

C’est très lent et silencieux, surtout que Rick et Daryl se séparent chacun de leur côté. Au moins, ça contraste avec la fusillade incessante de la moitié de l’épisode. Alors que Daryl découvre une cellule sympathique (la sienne ? je suis paumé), Rick se fait attaquer par un homme qui n’a aucune chance de prendre le dessus sur lui, parce qu’il s’attaque à Rick tout de même.

Il aurait mieux fait de ne pas le faire, parce qu’il se fait buter et n’est plus là pour protéger sa fille, Gracie, dont il indique quasiment la chambre à Rick, pensant y trouver des armes. C’est malin. Rick aperçoit son reflet dans le miroir et culpabilise de ce qu’il vient de faire, comme dans toute série B qui se respecte. Le truc, c’est que nous ne sommes pas censés être dans une série B, mais qu’elle en a tout l’air.

Finalement, Rick se fait choper par… Morales, le père de la famille qui avait décidé de quitter le groupe en saison 1, dans une scène assez triste où ils partaient en bons termes avec Rick et Lori. Franchement, c’est un rebondissement que je ne risquais pas de voir venir, mais je ne sais pas trop où ça mène. Je ne saurais même pas qui il est si je ne m’étais pas cassé la tête à chercher qui pourrait servir pour le futur crossover entre TWD et FTWD. Bon, Morales n’est plus l’ami qu’il était, puisqu’il a appelé les Saviors en renfort… Oups.

Dans leur coin, Dianne, Morgan, Tara, Jesus et des gens jamais vus sans nom surveille un clan Saviors pour l’attaquer. Oui, Dianne, il y a un nouveau personnage qui s’en tire bien, une femme avec son fusil. Leur intervention se passe bien et ils s’amusent à tuer tout le monde, tout simplement. On en revient à la fameuse intervention d’il y a deux saisons et c’est à se demander si la série a évolué l’an dernier (probablement pas).

Bon, on nous laisse en suspens sur la survie de Morgan qui se retrouve pris dans une fusillade, alors que Tara et Jesus tombent sur un homme qui se rend. Celui-ci n’est pas le saint qu’il prétend être et il profite de la première occasion pour s’en prendre à Jesus et détruire des médicaments nécessaires à Maggie.

Malgré tout ça, Jesus décide de le laisser en vie quand il se libère. De son côté, Morgan fait le mort pour mieux réussir à s’en sortir. C’est le seul survivant de son trio d’élite, évidemment. À quoi bon s’intéresser au sort des deux figurants avec lui de toute manière ?

Il se lance donc dans une vendetta et tue tout le monde après être passé pour mort pendant un moment. C’est cool, il a plein de balles pour survivre.

Jesus et Tara continuent de s’engueuler, mais ce premier décide de laisser vivre les hommes qui acceptent de se rendre une fois qu’ils sont en infériorité numérique. Morgan débarque et veut les tuer, mais il se laisse convaincre à son tour de ne pas le faire. On tourne en rond, donc, surtout que Rick voulait que tout le monde meure, mais bon…

De leur côté, Carol et Ezekiel se réveillent dans la fumée et en pleine attaque de zombies. Cela ne les empêche pas de survivre, parce qu’ils sont beaucoup trop fortiches. Eux aussi ont pour mission d’attaquer un nouveau groupe… et c’est particulièrement inintéressant. Comparé aux autres groupes, ces deux-là se contentent d’un débat sur leur foi dans l’avenir, grosso merdo. Pourquoi pas, vous me direz, mais c’est juste chiant.

Finalement, ils n’ont pas besoin de fusiller qui que ce soit : Shiva se charge de buter l’homme qui risquait d’avertir de leur arrivée… le truc, c’est qu’il l’a fait quand même puisqu’il a une radio. Qu’à cela ne tienne, Ezekiel veut y aller quand même. OK, merci. Je ne vais pas me plaindre, au moins leur intrigue a avancé un peu et mène quelque part pour l’épisode 3.

Bref, cet épisode apportait toute l’action et la tension que l’on attendait en épisode 1 pour la reprise et que nous n’avions pas eues, en évacuant totalement de ses préoccupations le cliffhanger de la semaine dernière. On dia que tout vient à point, mais ça reste long à de nombreuses reprises et ne prend pas la peine de développer beaucoup de dynamiques – hormis Carol/Ezekiel, et ça ne m’a pas plu. À croire que je ne sais pas ce que je veux !

En tout cas, l’épisode était meilleur que la semaine dernière, c’est déjà ça de pris ; mais c’est con, les audiences n’ont pas suivi. Je suis curieux de voir ce qu’ils vont faire de Morales, dont le retour est encore plus what the fuck que celui de Morgan il y a quelques saisons déjà. Je vois d’ici l’épisode flashback, et j’essaye de ne pas être trop dépité. Après tout, c’était un personnage que j’aimais bien en saison 1.

03.jpgÉpisode 3 – Monsters – 15/20
I knew you’d take the same trip as I did. From there to here.

On repart sur Ezekiel et son groupe… C’est peu intéressant, avec un discours de motivation entrecoupé de la scène qui suit. Ils réussissent sans problème à s’en sortir, grâce à un piège très classique. C’est donc tout l’épisode précédent qui est expédié en trois minutes et n’a servi à rien.

Côté structure, on continue de faire le tour des différents groupes et d’ignorer royalement le cliffhanger du premier épisode, mais je suis heureux qu’on échappe à l’épisode flashback sur Morales.

Rick et Morales, une confrontation intéressante, avec un Morales totalement différent de ce qu’il était en saison 1 : il a beaucoup plus de confiance en lui et est plus badass, même s’il parle trop. Bien sûr, Rick demande des nouvelles de la famille de Morales, mais ils sont morts. C’est intéressant car ça permet un rapide résumé des morts du groupe de base, et c’est à peu près les trois quarts de celui-ci.

Le problème, c’est que Morales se dit Negan, parce qu’il lui fallait bien trouver un moyen de survivre.

Daryl tue finalement Morales sans le moindre scrupule. Je suis dégoûté par ce retour totalement inutile, j’avais de l’espoir pour Morales, surtout qu’il disait des trucs intéressants sur Rick, le gentil shérif étant mort en chemin lui aussi quand il a perdu tous ses amis (belle mémoire des noms pour Morales quand même).

Morales ayant prévenu les Saviors, Daryl et Rick se retrouvent finalement coincés, même si je n’ai aucune crainte pour leur avenir dans la série pour l’instant.

À l’extérieur, la fusillade continue, mais se divise aussi contre l’intérieur du bâtiment pour les Saviors.

Le blessé de la semaine dernière, qui est apparemment un personnage qu’on connaît depuis longtemps mais que j’ai oublié, Eric, est toujours en vie. Cela permet la création d’un couple gay entre lui et Aaron, ce qui est voué à l’échec le plus total, puisqu’on en a un aux portes de la mort. Bon, pourquoi pas.

Aaron finit par retourner dans la bataille et sauve Rick et Daryl sans trop de mal, mais de toute manière, ils n’avaient pas besoin d’être sauvés. Quand il finit par revenir à l’arbre où il avait abandonné son nouveau petit ami, il découvre qu’Eric est mort (bon, j’ai presque envie de rester au conditionnel comme on ne le voit que de très loin en zombie, il reste une part de doute). Je ne suis absolument pas touché par cette mort comme je ne me suis jamais accroché au personnage, rien n’ayant été fait pour ça. C’est à peine si je suis attaché à Aaron qui est là depuis trois ans (je crois), alors Eric…

Rick confie finalement le bébé de la semaine dernière, Gracie, à Aaron. La fin de l’épisode voit Rick se faire tirer dessus (enfin… ça tire à côté comme d’hab) par un Sauveur survivant à qui il donne sa parole de le laisser en vie en échange d’informations… C’est donc Daryl qui tuera le monsieur, mais ça semble poser problème à Rick, qui redeviendrait ainsi humain… je n’y crois pas une seconde. Bon, ils se sont donnés la peine de ramener Morales pour cette intrigue, en revanche, donc je pense qu’on en a pour la saison à le voir douter, surtout maintenant que Carl et Morgan sont partis s’amuser chacun de leur côté.

Et oui, pendant ce temps, Tara et son groupe ramènent les prisonniers à Maggie, Tara ayant bon espoir qu’elle les tue. Les prisonniers ont le droit de marcher, attachés les uns aux autres, sous la surveillance de Morgan et Jesus qui n’ont pas trop l’air de surveiller quoi que ce soit, en fait, préférant parler stratégie à côté d’eux.

Il y en a qui réussit à énerver Morgan mais il est sauvé par le gong d’une attaque zombie décimant les prisonniers. Une partie d’entre eux tentent de s’enfuir, permettant à Morgan d’en tuer un ou deux et de prouver à Jesus que, de toute manière, ils ne pourront jamais faire confiance aux prisonniers.

Jesus veut tout de même trouver un moyen de faire la paix, ce qui mène à un corps à corps entre les deux absolument ridicules. Tu parles d’alliés. Et ils se battent devant les prisonniers en plus. Ridicules.

Sans grande surprise, Jesus prend le dessus sur Morgan, qui finalement se refuse à tuer Jesus et décide de se casser pour vivre en solitaire, malgré le soutien de Tara.

Pendant ce temps, Gregory vient demander de l’aide à son groupe et tombe nez à nez avec Maggie, mentant sur le sort de Gabriel. Bon, en toute logique, Maggie lui fait la morale et il fait ce qu’il peut pour sauver sa peau. Cela finit par fonctionner lorsqu’il la fait culpabiliser sur son manque d’humanité.

Maggie le laisse donc entrer pour être aussitôt confronté à un autre dilemme, avec l’arrivée du groupe de Tara et Jesus, et donc de la multitude de prisonniers.

L’épisode se termine sur l’apparente réussite du groupe de Carol et Ezekiel qui ont pris un QG Saviors sans la moindre perte. C’est tellement dit lourdement que c’est sans surprise qu’ils se font subitement fusillés par un survivant bien planqué. Je m’y attendais, mais ça fait un bon cliffhanger, je le reconnais.

Bon, la saison continue ainsi à être plutôt sympathique à s’intéresser à chaque groupe en parallèle. Au moins, il se passe des choses contrairement à beaucoup d’épisodes de The Walking Dead. J’aime bien ce nouveau rythme et je suis pour que ça continue, même si je suis frustré de leur cliffhanger Morales pour rien et de l’évolution de certains personnages (Morgan, sérieusement). J’ai aussi été plus touché par la mort de Morales, pas vus depuis sept ans, que par celle d’Eric, c’est dire à quel point le travail des dernières saisons était mauvais.

Mais allez, ça semble repartir du bon pied, je vais arrêter de critiquer pour aujourd’hui.

04Épisode 4 – Some Guy – 15/20
Thank you your Majesty for being such a cool dude.

Allez, joie, un épisode qui commence par se concentrer très longuement sur Ezekiel se préparant. Au moins, ça m’apporte le point 5 du Bingo Séries assez vite comme ça.

Une fois n’est pas coutume, l’introduction de l’épisode se fait sans un mot et nous présente une vie parfaite et calme au Royaume, avec une Shiva réalisée en effets spéciaux. C’est long et lent à la fois, et pas bien utile qui plus est. L’idée est de nous montrer la préparation d’Ezekiel avant la bataille qui va s’avérer meurtrière malgré tous ses espoirs. Les scénaristes se font donc plaisir avec un nouveau discours et un nouveau « And yet I smile ». Son beau discours lui permet d’obtenir le soutien de son peuple.

Ce même peuple se sacrifie pour le protéger des balles d’un sniper drôlement efficace. Celui a tué à peu près tout le monde en explosant au passage leurs membres. Ezekiel se retrouve dans un champ de zombies constitué de ses hommes. C’est gros, trop gros. Je ne sais pas quel type de calibre peut faire autant de dégâts, et même en considérant qu’ils étaient totalement à découvert.

Bon, bien sûr, les hommes ont utilisé les armes que Rick cherchait depuis deux épisodes et n’ont pas réussi à éliminer super Carol. Celle-ci tue quatre des hommes qui se planquaient dans le bâtiment. C’est là qu’on en vient à la plus grosse blague de l’épisode : le bâtiment était supposé être déserté et vérifié par les hommes d’Ezekiel, mais en fait, il y avait une bonne vingtaine de tireurs qui attendaient patiemment de riposter. Crédibilité MAXIMALE.

Carol passe son épisode à venger les hommes d’Ezekiel et tenter de récupérer les gros calibres, ce qui n’est pas simple et provoque quelques fusillades, attirant les zombies du coin. Encerclée, elle finit par se rendre (ou plutôt à faire croire qu’elle se rend, parce que c’est Carol et ce n’est pas crédible. Effectivement, elle se débrouille pour récupérer un homme en otage et reprendre le dessus en lançant tout un tas de zombies sur ses adversaires.

Elle est ensuite face à un dilemme : sauver Ezekiel ou récupérer les armes, son but premier. Compliqué.

En effet, Ezekiel se fait d’abord aider par un de ses rares hommes encore en vie, mais celui-ci se fait tuer. Cela permet à Ezekiel d’avoir une bonne crise de foi en sa royauté toute puissante, puisqu’il se fait balader par un des hommes de Negan, se présentant sous ce nom-là, mais ne rêvons pas : toujours pas de Negan à l’horizon après 3 épisodes.

Bien évidemment, tous les hommes du roi ne sont pas morts et il est sauvé par l’un de ses fidèles, Jerry, totalement fan de lui. Cela fonctionne bien jusqu’à ce qu’ils soient coincés par un grillage, moment où Carol choisit d’abandonner les armes pour sauver Ezekiel, ce qu’elle parvient à faire bien simplement, forcément.

Son choix est le bon : Rick et Daryl débarquent en jeep et moto et poursuivent la 4×4 qui a les armes. Après un rapide accident de moto sans la moindre conséquence pour Daryl (la crédibilité est toujours à son max, oui) et un accident de voiture, Rick et Daryl récupèrent les armes.

Il faut encore que le roi, Carol et Jerry rentrent au Royaume, ce qui permet à Ezekiel d’avoir le sens du sacrifice : il souhaite rester en arrière et se battre contre un groupe de zombies afin de permettre à ses alliés de s’enfuir. Finalement, Shiva débarque une nouvelle de nulle part et leur sauve la mise, au péril de sa vie. La scène est touchante, le personnage d’Ezekiel perdant ainsi ses hommes et son tigre, en plus d’une grosse blessure à la jambe.

Au moins, les choses avancent. J’ai bien aimé l’épisode qui apportait de bonnes choses au milieu – malheureusement – d’une lenteur caractéristique vraiment gênante. Je n’arrive pas à m’y faire, j’ai toujours l’impression de perdre mon temps et je passe en speedwatching à chaque fois. Qu’à cela ne tienne, ça me permet de savourer l’épisode. Quant à Ezekiel, il était temps que son égo prenne un bon coup. Je suis content qu’il reste en vie, ça lui permet de grimper de plusieurs places dans mon top des personnages que je préfère dans la série. Ce n’était pourtant pas gagné.