Stranger Things (S02)

RDV ce soir vers 21h pour un podcast Stranger Things sur la chaîne de Geeleek. N’hésitez pas à suivre Twitter pour plus d’informations.

Synopsis : La saison 1 se terminait par le retour de Will chez lui, mais ce n’est pas un retour de tout repos. En effet, Eleven s’est sacrifiée face au Demogorgon et Will semble en plein choc post-traumatique, ayant quelques flashs de l’Upside Down et crachant des limaces. Bref, ce n’était que le début.

Saison 1Saison 2 | Saison 3

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Pour commencer, j’ai envie de lâcher un bon gros « mieux vaut tard que jamais ». J’ai débuté cette saison sur grand écran lors d’une projection exclusive au Comic Con Paris et je n’ai pas eu le temps de poursuivre ensuite, restant plus de deux semaines sur le gros cliffhanger de l’épisode 2. J’y reviens dans quelques lignes, bien sûr, mais d’abord, je veux exprimer ma satisfaction de retrouver la fine équipe pour Halloween.

Ensuite, je constate que mon abonnement à Netflix est à l’abandon depuis deux semaines, car j’ai tellement de retard partout que je ne prends plus le temps d’y aller. C’est totalement n’importe quoi et comme ils s’apprêtent à augmenter le prix, il fallait bien que je m’y remette. Plus sérieusement, je slalome entre les spoilers depuis un moment sur twitter et j’ai envie de voir cette saison avant de lire l’information de trop.

Pour ceux que le synopsis ne suffit pas à rafraîchir la mémoire, je parle aussi plus en détail de la saison 1 ailleurs sur le blog. Les critiques ci-dessous se font naturellement avec spoilers, donc méfiez-vous. Sans plus d’introduction car ça fait deux semaines que j’attends, voici donc mes critiques des épisodes de cette saison, avec spoilers, ça va sans dire.

Note moyenne de la saison : 16,5/20

01.jpgÉpisode 1 – Madmax – 16/20
I’m not prostituting my sister.

À quoi bon réintroduire la série par un « Previously On » ? Bienvenue sur Netflix et en 1984, démerdez-vous avec ça pour comprendre la très jouissive scène d’introduction qui est aux antipodes du reste de la série (depuis, j’ai découvert que Netflix avait eu la bonne idée d’en faire un qui était excellent, ça aurait été bien). On se retrouve en effet dans une grande ville et au beau milieu du vol d’une banque. C’est ainsi que la série nous introduit le personnage de 008, une jeune fille qui a le même tatouage qu’Eleven et de jolies capacités mentales puisqu’elle est capable de faire croire aux flics qui la poursuivent que le tunnel sous lequel elle est s’effondre. Sympathique comme introduction réussie.

On passe du vol d’une banque au vol de la tirelire de Nancy et de la course poursuite flics/voleurs à celle de Nancy et Mike. C’est simple comme bonjour ce parallèle, mais c’est efficace et permet de réintroduire au passage tous les enfants qui se rendent jouer aux jeux vidéos dans une salle, d’où le besoin d’argent. Très vite, Will est hanté par le passé et l’Upside Down, ce qui réintroduit ce monde mystérieux dans la série.

Will en parle heureusement à sa mère qui s’inquiète de constater qu’un an après il continue d’avoir des visions de ce monde parallèle. Elle l’emmène chez le médecin en compagnie de Jim, le shérif, qui semble toujours s’occuper beaucoup d’eux, alors même que Joyce a retrouvé un homme dans sa vie. Bon, ce bonheur personnel n’empêche pas Joyce d’avoir du souci à se faire avec Will, surtout quand celui-ci révèle qu’il a aperçu dans l’Upside Down un monstre bien plus impressionnant et dangereux que le Demogorgon.

C’est un problème que le gouvernement ne prend pas à la légère – parce qu’évidemment les séances médicales de Will sont loin d’être tenues secrètes et sont filmées pour des officiels notant toutes les informations sur ce choc post-traumatique très intéressant.

En parallèle, les garçons se découvrent une nouvelle héroïne en la personne de Madmax – qu’ils pensent d’abord être un garçon capable de les battre à leur jeu favori. Ils comprennent bien vite que la nouvelle de l’école, Maxine, n’est pas étrangère à ce score et sont aussitôt sous le charme, surtout Lucas et Dustin. C’est plutôt marrant et ça prend bien, surtout que je suis aussi charmé par le personnage de Maxine qui introduit de nouvelles dynamiques très intéressantes.

Bien évidemment, Mike est moins intéressé par Maxine, tout triste qu’il est d’avoir perdu Eleven. Il continue de tenter de la contacter dans son coin, en secret, alors que sa vie n’est pas des plus évidentes avec des parents peu heureux de le voir saboter sa vie en enchaînant les bêtises.

De plus, Maxine arrive en ville aussi avec un grand-frère qui interagira très probablement avec Nancy. Celle-ci continue sa relation avec Steve, ce qui n’est pas simple avec l’entrée dans l’âge adulte approchant à grand-pas. Pour ne pas les aider, ils sont encore en contact avec les parents de Barb qui n’hésitent pas à vendre leur maison pour embaucher un détective privé chargé de retrouver leur fille, le tout en faisant une très jolie publicité pour KFC. Bon, franchement, on a tous ri dans la salle, mais c’est énorme comme placement produit, faut se calmer.

Nancy culpabilise énormément de cette situation car elle sait très bien que Barb n’a pas survécu à l’Upside Down, mais elle ne peut rien dire, ce qui lui pose problème. Le détective privé/journaliste, Murray, est quant à lui sur de très bonnes pistes, mais Jim l’en éloigne autant que possible, d’autant qu’un très gros mystère semble être introduit avec un champ de citrouilles pourries a priori empoisonnées. C’est bien évidemment Jim qui est mis sur le coup, mais nous n’en saurons pas beaucoup plus avec cet épisode qui se contente surtout de réintroduire tout le monde. Y compris Eleven, planquée dans les bois par Jim qui s’occupe d’elle depuis un an. Ce n’est qu’une demi-surprise après le cliffhanger de l’an dernier, mais c’est très cool voir et je ne comprends pas tous ceux qui ont décidé de quitter la salle à la fin de ce premier épisode – même si je les comprends un peu car il y a tellement d’autres choses à faire au Comic Con.

02.jpgÉpisode 2 – Trick or Treat, Freak – 18/20
Half-way happy.

ENFIN les réponses tant attendues sur Eleven nous sont données en flashbacks. Elle s’est réveillée dans l’Upside Down et s’est mise à chercher Mike, pour mieux comprendre qu’il était rentré chez lui. En toute logique, elle a fait en sorte de faire pareil, réussissant à détruire un mur avec ses pouvoirs pour sortir de l’Upside Down. C’est intéressant, car ça confirme qu’elle a toujours ses pouvoirs. Ils auraient pu faire le choix de s’en débarrasser en même temps que le Demogorgon, ou en tout cas de les affaiblir après les avoir autant utilisés.

Elle retrouve Mike, mais sa maison est cernée par les flics qui lui expliquent qu’Eleven est un danger pour la sécurité nationale et lui interdisent le contact avec elle si jamais il la revoit. Toute la famille de Mike accepte le fait que leurs aventures sont top-secrètes pour continuer à vivre leur vie normalement. Par conséquent, Eleven s’enfuit pour ne pas poser de problème à Mike, et c’est tout.

Un an plus tard, Halloween approche et Eleven, qui a bien appris à parler en un an, aimerait se déguiser en fantôme pour faire la tournée des bonbons. Jim refuse catégoriquement mais lui propose un compromis : lui ramener des bonbons et passer la soirée avec elle.

Malheureusement, il s’engage un peu vite car le mystère des citrouilles pourries s’étend à toute la ville et il a bien d’autres choses à faire, oubliant momentanément Eleven durant la soirée. Cela permet un bon gag où il rachète les bonbons d’un enfant, mais autrement, rien de fou de ce côté. On comprend plus vite que Jim que ce mystère sera lié à l’Upside Down et au nouveau monstre, et cette lenteur ne fait pas que du bien à la série.

Comme c’est Halloween, Dustin, Lucas, Will et Mike se déguisent en Ghostbuster, ce que la promo de cette saison 2 avait largement teasé. Malgré le spoiler, la scène était vraiment sympathique avec un clin d’œil nostalgique volontairement très marqué. Après tout, c’est la marque de fabrique de la série de jouer sur cette nostalgie. Joyce s’inquiète énormément pour son fils toujours hanté par l’Upside Down, loin de se douter qu’il ne lui raconte pas tout non plus. Elle s’en confie à Jim autant qu’à son nouveau mec, et ça en dit long sur les sentiments entre Jim et elle, mais bon… Bob doit le sentir aussi et sait surtout qu’Hawkins est beaucoup trop traumatique pour sa nouvelle famille : il propose logiquement à Joyce de quitter la ville. Bizarrement, elle hésite quand même, toute attachée qu’elle est à sa ville d’origine. Moi, je me serais cassé un an plus tôt honnêtement, mais bon, chacun son délire.

L’une des choses que j’ai le plus aimé dans cet épisode est la relation qui se développe entre Jonathan et Will. Bon, j’ai toujours adoré le personnage de Jonathan qui est là pour ça de toute manière, mais j’ai trouvé très juste les relations entre les frères. Une fois de plus, il est dingue de voir les enfants réussir à être d’aussi bons acteurs si jeunes.

Comme c’est Halloween, Jonathan doit emmener son petit frère faire la tournée des bonbons, mais il décide finalement de ne pas le chaperonner pour le laisser partir avec ses amis. Lui-même se retrouve alors à une soirée d’Halloween entre lycéens qui ne le tentait que moyennement mais dont Nancy lui a parlé.

Celle-ci continue de voir Barb partout et on sent bien que les scénaristes ont compris le message des fans s’étant indignés du traitement de ce personnage pourtant bien secondaire en saison 1. Comme quoi, les fans ont aussi leur mot à dire dans l’écriture d’une série, la réception jouant beaucoup sur la suite d’une série.

Nancy est d’ailleurs à la même soirée que Jonathan, mais elle n’est pas en très bon état. Obsédée par le souvenir de Barb et son envie de dire la vérité, elle décide de boire avec excès (il m’en fallait moins que ça pour prendre ce genre de décision, mais bon), ce qui l’emmène à dire ses quatre vérités à Steve. Ce n’est pas plus mal, je n’aime pas ce couple. Le peu de peine que j’ai eu pour Steve s’est envolé quand il s’est barré sans s’occuper de Nancy – à la rigueur, ne pas t’en occuper toi-même après qu’elle te dise qu’elle ne t’aime pas vraiment, OK, mais tu trouves au moins quelqu’un pour le faire quoi.

Heureusement, Jonathan est donc là pour la ramener amoureusement chez elle, parce que le triangle amoureux de l’an dernier existe encore : il est réintroduit de manière peu subtile à plusieurs reprises dans cet épisode. Il aurait pourtant mieux fait de s’occuper de son frère, car ses potes sont plus occupés à draguer Max et penser à Eleven. En effet, Lucas et Dustin se sont motivés à inviter Maxine à leur tournée de bonbons, malgré le ridicule de leur costume – ils étaient les seuls costumés, un sentiment de solitude que je partageais avec eux car il y avait peu de cosplay ce vendredi matin au Comic Con (ça s’est amélioré par la suite, ouf).

Persuadés qu’elle ne viendrait pas, ils sont tout heureux de la voir, contrairement à Mike qui aurait aimé passer un moment avec ses amis et ressent encore plus le manque d’Eleven maintenant que Max est avec eux. De manière peu cohérente, ils semblent totalement oublier que le frère de Max a tenté de les tuer un peu plus tôt dans l’épisode en leur fonçant dessus en voiture et de manière très cohérente, ils ne s’occupent que peu de Will.

Pourtant, ce dernier se retrouve une fois de plus dans l’Upside Down et ça ne fait pas du bien par où ça passe. La séquence est plus longue que d’habitude, l’ambiance flippante plus forte que d’habitude et heureusement, Mike finit par retrouver Will et le ramener chez lui pour parler de tout ça et d’Eleven.

Si Jim galère avec Eleven, la jeune fille s’enferme dans sa chambre pour tenter de communiquer avec Mike grâce à ses pouvoirs télépathiques. On sent qu’elle est sur le point de réussir, mais ce n’est pas encore ça. Elle aurait mieux fait de fuguer avec son costume de fantôme comme je le pensais au départ, mais bon.

Le cliffhanger voit Dustin rentrer chez lui et ouvrir la poubelle devant sa maison, poubelle qui à deux reprises dans l’épisode s’est mise à bouger toute seule. Le contenu de la poubelle ? Mystère !

J’ai adoré ces deux premiers épisodes qui remettaient à merveille dans l’ambiance Stranger Things et en même temps dans celle du Comic Con : quoi de mieux que le générique final sur Ghostbuster pour enchaîner sur tout un univers de geek ? La bande-originale de la série est toujours aussi efficace et, même si je ne peux être nostalgique des années évoquées car je n’étais pas né, je suis forcé de constater que c’est un style musical auquel j’accroche.

03.jpgÉpisode 3 – The Pollywog – 17/20
Friends don’t lie.

L’épisode reprend quelques minutes plus tard avec un Dustin qui rentre chez lui en compagnie de D’Artagnan, une créature clairement sortie tout droit de l’Upside Down et qu’il décide d’adopter, ce qui est la pire des idées, mais bon, ce n’est jamais qu’un enfant… Il ne sait pas ce qu’il fait, on va dire.

D’ailleurs, il ne sait tellement pas ce qu’il fait qu’il se rend « emprunter » des livres à la bibliothèque, ça en dit long.

Pendant ce temps, Will se trouve coincé avec Bob qui lui raconte que petit, il avait un ami imaginaire qui le terrifiait (pas vraiment un ami donc). Bob lui donne le plus mauvais des conseils : confronter son monstre en lui disant de s’en aller.

De son côté, Maxine apprend l’histoire de Will, la trouvant quelque peu terrifiante – rien que l’histoire publique en plus. Elle se retrouve à le fixer, ce qui sent l’histoire de couple à venir pour les deux gamins, mais bon. Ils ont bien d’autres choses à gérer quand Dustin leur révèle l’existence de D’Artagnan et le résultat de ses recherches qui le mènent à la conclusion évidente qu’il a découvert une nouvelle espèce.

Will est bien d’accord : il se souvient surtout qu’il a craché une limace très similaire à D’Artagnan (Dart) un an plus tôt. Il se confie à Mike et les garçons excluent Maxine pour parler de l’Upside Down. Les choses s’accélèrent vite car ils comprennent que Will n’a peut-être pas des flashbacks de l’Upside Down, mais bien des visions de ce qu’il s’y passe. Ce n’est pas rassurant et c’est pire quand Dart s’échappe de sa boîte, grossit bien vite et réussit à s’échapper de la pièce où il était enfermé grâce à Maxine.

Bob est particulièrement irritant dans cet épisode en se comportant en parfait beau-père, tout ce qu’on ne veut pas voir dans une série donc. Il visionne ainsi le film d’Halloween de la tournée des bonbons et se rend compte que Will a été embêté par des plus grands avant de se retrouver dans l’Upside Down, mais bien sûr, il ne sait rien de l’Upside Down pour la veille.

Joyce décide de visionner la même vidéo pour en avoir le cœur net, ce qui est amusant par rapport à l’époque, parce que bien sûr, elle galère avec la mini-VHS. Une fois de plus, tout est fait pour instaurer une nostalgie du passé et nous rappeler que la vie était bien différente. Bon, de la vidéo, elle parvient à découvrir que son fils est hanté par un monstre qui existe bel et bien.

Pendant ce temps, Nancy ne gère pas trop sa gueule de bois et ne se souvient pas de tout ce qu’elle a dit à Steve la veille. Elle le confronte pour en savoir plus et le regrette aussitôt quand il lui demande de lui dire qu’elle l’aime. Comme elle en est incapable, les choses sont assez claires et il retourne à son match de basket contre le frère de Maxine.

Il est révélé toutefois que Steve avait bien demandé à Jonathan de s’occuper de Nancy. Bon, soit j’avais oublié cette partie de l’épisode (c’est possible), soit c’était hors écran, mais ça me réconcilie un peu avec lui. Nancy se confie à Jonathan et elle met en place un plan, se décidant à appeler la mère de Barb pour lui proposer la vérité lors d’un RDV… Les autorités écoutent tout et cela relance l’intrigue pour Nancy.

En flashback, nous découvrons qu’Eleven n’a pas immédiatement fait confiance à Jim mais l’a observé plusieurs fois déposer de la nourriture pour elle. Il est intéressant d’en savoir plus sur ces deux-là et la rencontre entre eux, avec la décision de vivre dans la cabane.

Jim lui fait découvrir la musique, ses goûts musicaux et la danse. Ça vaut ce que ça vaut, mais c’est un montage musical plutôt réussi où ils se retrouvent à faire le ménage de la cabane. Jim met en place les trois règles qu’Eleven doit suivre pour rester à l’abri.

Ils tissent donc des liens et il lui raconte des histoires pour qu’elle s’endorme, remuant son passé et son statut d’orpheline.

Dans le présent, elle continue d’être vexée par l’oubli de Jim, mais lui pardonne face à de la bonne nourriture (qui a l’air absolument écœurante). Cela ne dure pas bien longtemps car Jim a la mauvaise idée de dire qu’elle pourra bientôt voir Mike.

Enervée par Jim, Eleven décide donc enfin de fuguer après avoir enfreint les deux premières règles de Jim. J’avais juste un épisode d’avance dans mes attentes, assez clairement. Elle tombe sur une mère et sa fille, qu’elle réussit à terrifier en demandant des questions toutes simples et en utilisant ses pouvoirs. Jim apprend donc qu’une petite fille se balade dans les bois et il n’aime pas ça.

De son côté, Eleven retrouve Mike, mais il est avec Max. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’elle soit jalouse et s’attaque à Max. Mike comprend qu’elle est probablement là, mais elle est déjà repartie. Si près du but.

Will finit par retrouver Dart dans les toilettes, mais il se retrouve dans l’Upside Down et décide d’affronter l’immense monstre en le confrontant et lui demandant de se barrer. Bien sûr, ça ne fonctionne pas du tout et le monstre s’attaque à lui. Tu parles d’un cliffhanger, c’est encore pire que l’épisode 2. Quant à Dart, il finit sous la casquette de Dustin. Affaire à suivre.

04.jpgÉpisode 4 – Will the Wise – 16/20
It likes it cold.

Une fois de plus l’épisode enchaîne sur le précédent, on sent que la série a été conçue pour être bingewatchée et ça fonctionne bien, effectivement. Joyce débarque à l’école et découvre Will au beau milieu de sa crise. Dans l’Upside Down, le monstre semble s’attaquer à lui et Will l’absorbe, puis se réveille auprès de Joyce. Cette dernière l’interroge et découvre ce qu’il s’est passé. Elle tente de joindre Jim sans y arriver et finit par s’endormir avec son fils dans les bras.

Eleven rentre à la cabane et se fait engueuler par Jim. C’est une jolie scène de crise d’adolescence avant l’heure pour Eleven qui finit par tellement péter un câble qu’elle fait exploser toutes les vitres de la cabane et finit en larmes dans un coin, avec un mois de punition sans télévision et sans gaufre.

Le lendemain, Nancy rejoint Jonathan pour le rendez-vous avec la mère de Barb. Rapidement, ils virent parano dans le parc, suspectant tout le monde autour d’eux de les espionner. Ils ont effectivement raison : ils sont rapidement cernés par ce qui ressemble fort à des agents fédéraux sous couverture. Il y a quelques longueurs, mais dans l’ensemble ça fonctionne bien.

Ils se retrouvent embarqués dans le laboratoire où le docteur leur explique le danger de révéler la vérité et leur montre l’entretien constant fait pour maintenir l’expansion de l’Upside Down. C’était exactement le but de leur ruse qui permet à Nancy d’enregistrer tout ce qu’il se dit au labo, y compris concernant la mort de Barbara. Son but est ensuite d’aller diffuser ça à la radio de Bob. Son désir de justice pour Barb sort un peu de nulle part, mais admettons.

De son côté, Steve apprend dans les douches du basket que Nancy et Jonathan sèchent les cours ensemble. C’est étrange, parce que c’est bien sûr le « frère » de Max qui finit par le consoler à sa manière après l’avoir maltraité pendant tout l’entraînement. Cela n’a aucun sens et je ne cerne pas encore son rôle, ni celui de Max d’ailleurs.

Cette dernière est totalement flippée de ce qu’il s’est passé avec Will la veille cette fois, mais ça ne l’empêche pas de revenir les aider à chercher à Dart. Si elle savait que Dustin le conserve précieusement chez lui. Elle est rapidement mise de côté par les autres quand Mike décide de raconter ce que Will lui a confié le soir d’Halloween. Bien sûr, Mike ne veut pas de Max dans la pièce et il demande aux autres de retrouver Dart, y voyant un espoir de sauver Will.

Sans grande surprise, Maxine refuse ensuite de leur parler et on en reste là pour cet épisode.

Le gros de l’épisode concerne toutefois Will, clairement possédé par le monstre. Cela permet de découvrir en toute logique qu’il déteste la chaleur lorsque sa mère veut lui faire prendre un bain. Jim finit par venir les voir et Joyce a l’idée de faire dessiner à son fils les cauchemars qu’il a, ce qui mène de nouveau Jim sur la trace des citrouilles pourries et arbres qui fanent. Bon, c’était vite résumé, mais ça occupe la majeure partie de l’épisode, avec des jeux d’acteurs toujours au top, autant pour Joyce que pour Will.

Eleven se retrouve privée de télé et doit faire le ménage, ce qui l’énerve au plus haut point car elle semble avoir clairement envie de contacter Mike. Il est intéressant de voir qu’elle maîtrise beaucoup trop ses pouvoirs. Elle finit par découvrir qu’il existe un sous-sol à la cabane plein de cartons avec des noms de villes… et un sobrement intitulé Laboratoire Hawkins. Je trouve ça franchement franchement gros comme facilité scénaristique, mais admettons.

Dans le dossier, elle retrouve la trace de celle qui risque bien d’être sa mère, Terry, et décide de la contacter de manière télépathique. Eleven découvre ainsi qu’elle s’appelle Jane et que sa mère peut la voir, mais elle s’évapore dès qu’elle tente de la toucher. C’est drôlement étrange comme intrigue, je suis pressé d’en savoir plus. Une fois de plus, il faut néanmoins attendre l’épisode suivant.

Lorsqu’il rentre chez lui, Dustin découvre que Dart a encore grossi au point d’être sorti du bocal et d’avoir bouffé son chat. Maintenant qu’il a grandi, Dart est simplement… un bébé Demogorgon. C’est plutôt intéressant et logique : Will pourrait donc avoir servi d’hôte pour « accoucher » d’un deuxième Demogorgon. C’est un bon cliffhanger, couplé à Jim qui découvre qu’en sous-terrain de la ville se propage un nouvel Upside Down.

05-2.jpgÉpisode 5 – Dig Dug – 16/20
Stupid, but funny.

Will continue de dessiner et la maison de Joyce ressemble de nouveau à… Rien. Dans l’épisode précédent, Mike a réussi à convaincre Joyce de le laisser entrer en lui prouvant qu’il savait pour le monstre de Will et il essaye désormais de persuader ce dernier que les souvenirs qu’il a du monstre sont une bonne chose : cela permet d’espionner le monstre.

Nancy et Jonathan se retrouvent à l’hôtel pour une partie d’intrigue que je ne comprends pas trop, mais qui arrange bien les scénaristes puisque ça évite d’avoir à justifier l’état de la maison à Jonathan. Par contre, personne ne semble s’inquiéter de la disparition des adolescents (ni de Mike qui dort chez Will). Du côté de Nancy, la réponse vient plus tard dans l’épisode, puisqu’elle a tout simplement menti. Allez, pourquoi pas.

Ils se rendent en fait chez Murray pour lui révéler toute la vérité sur la disparition de Barb. Ils lui apportent toutes les preuves qu’il cherchait sur un plateau d’argent et il a besoin de pas mal de vodka pour digérer tout ça.

Le lendemain, Will se réveille et se souvient avoir vu Hopper se faire attaquer dans le sous-terrain. Il craint qu’il ne soit en danger de mort. Effectivement, Hopper se réveille à son tour et se rend compte qu’il est pris au piège dans le tunnel. La sortie s’est en effet refermée derrière lui.

Il se rend à la recherche d’une sortie, mais ce n’est tout de même pas gagné. Avec un peu de ruse, toutefois, il réussit à créer assez de chaleur pour que les plantes/monstres autour de lui s’éloignent. Cela ne dure qu’un temps et il se fait finalement capturer par les racines autour de lui, qui le laisse pour mort…

Pendant ce temps, Lucas demande des conseils à son père au petit-déjeuner pour s’avoir comment s’y prendre avec Max et il s’arrange pour la piéger et lui révéler toute la vérité, en faisant une pub Coca de plus dans la série. Bon, elle ne le croit bien sûr pas immédiatement, mais il semble tellement terrifié quand elle se met à parler en public qu’elle est forcée de considérer ce qu’il dit.

Son « frère » vient toutefois la chercher et elle regrette que Lucas soit si visible, car le premier découvre qu’elle lui ment, et il lui arrive de mauvaises choses quand elle ment apparemment. Le mystère demeure entier en ce qui les concerne ces deux-là.

Dustin, de son côté, ment à sa mère qui continue de chercher son chat. Il réussit à se débarrasser d’elle, puis à piéger Dart dans l’abri anti-tornade. Ce n’est pas bien rassurant, espérons qu’il n’y aura jamais de tornade cette saison. Il lance ensuite le code rouge en enterrant son chat et faisant le ménage, mais personne d’autre ne l’entend, à part Erica, la petite sœur de Lucas. Il faut dire qu’il y a ce qu’il faut comme occupation pour tout le groupe.

Dustin se rend ensuite chez Mike pour découvrir qu’il est chez Will, mais comme personne ne répond là-bas, il décide de chercher Nancy et tombe à la place sur Steve, qu’il embarque avec lui en lui demandant de… retrouver sa batte. Voilà qui promet.

Eleven a décidé de faire du stop pour retrouver la trace de sa mère. Cela fonctionne drôlement bien et un routier la dépose devant la maison. Elle n’hésite pas à déverrouiller la porte avec ses pouvoirs pour demander à voir sa mère. Cela casse une part du mystère de retrouver ses origines comme ça, quand même.

La personne qui surveille sa mère toutefois est beaucoup trop gentille avec Eleven, ce qui est une bonne chose. Elle est bien loin de comprendre tout ce qui se passe, une constante dans l’épisode. Eleven, elle, décrypte sans problème les signaux électriques de sa mère et comprend qu’elle veut parler. C’est frustrant, parce qu’on aimerait bien qu’elle soit auprès de Mike aussi, mais ce n’est pas prêt d’arriver.

En attendant, Eleven assiste à son propre accouchement en contactant psychiquement sa mère. Celle-ci a refusé de croire à la mort de son bébé et a mené l’enquête, ce qui l’a conduite à la lobotomie après avoir été à deux doigts de retrouver sa fille. Au moins, ça nous offre quelques réponses avant le cliffhanger final.

Celui-ci repart sur l’intrigue Jim, bien sûr, mais aussi sur celle de Will. Avec l’aide d’un Bob qu’elle n’a pas eu le choix de mêler à tout ça, Joyce comprend que son fils dessine une carte d’Hawkins. L’implication de Bob est assez marrante, car il pense d’abord à un jeu avant de comprendre que tout ça est possiblement plus sérieux que prévu.

Après quelques détours, voilà donc Joyce, Bob, Will et Mike sur la piste d’Hopper. Joyce le retrouve juste à temps dans le sous-terrain, emmenant avec elle Bob. Il sauve la vie de Jim avant de tomber sur un homme en combinaison prêt à brûler cette étendue supplémentaire de tunnel de l’Upside Down.

Le problème, c’est qu’au moment où les hommes du laboratoire sortis de nulle part commencent à brûler le tunnel, Will s’effondre et hurle à la mort, défiguré. Oh oh. Décidément, les cliffhangers de cette saison sont beaucoup trop bons et remontent le niveau des épisodes à chaque fois.

06.jpgÉpisode 6 – The Spy – 17/20
They’re coming.

L’épisode s’ouvre sur l’arrivée de Will aux urgences et sur un Hopper qui a le droit à une douche forcée pour éliminer toutes traces de bactéries. Les médecins sont totalement débordés et n’ont aucune idée de la manière d’aider Will, qui dit brûler de l’intérieur.

Dustin réussit à convaincre Steve de l’aider à s’attaquer à Dart, mais il est déjà trop tard : Dart s’est enfuit en défonçant le mur de la cave dans laquelle il était. C’est problématique, nous nous retrouvons avec un Demogorgon en liberté.

Chez Will, les hommes du laboratoire débarquent pour récupérer autant de photos qu’ils peuvent des tunnels sous Hawkins.

Pendant ce temps, Nancy et Jonathan reçoivent l’aide de Murray pour diffuser largement la cassette qu’ils ont enregistré au laboratoire et propager une histoire d’empoisonnement chimique de grande ampleur ayant tué Barb. Pourquoi pas, mais le plus intéressant reste Murray qui ouvre les yeux de Nancy et Jonathan sur les sentiments qu’ils ont l’un pour l’autre et sur ce qui les empêche d’être en couple.

C’est un joli déclencheur, je trouve, et ça suffit à les jeter dans les bras l’un de l’autre, forcément. Le lendemain matin est un peu plus dur à assumer, surtout devant Murray, mais c’est surtout marrant. Nancy et Jonathan rentrent finalement chez ce dernier pour découvrir l’état de la maison et comprendre que celle-ci a également été visitée. Ce n’est pas bien rassurant.

Lucas rentre chez lui et découvre enfin l’existence du code rouge de Dustin, qui le briefe très rapidement sur tout ce qu’il se passe et le fait qu’il est en train de partir à la recherche d’un bébé Demogorgon. Du coup, Lucas voit l’opportunité de convaincre Madmax qu’il ne lui mentait pas et va la chercher chez elle, malgré le danger du « grand-frère ».

Will finit par se réveiller à l’hôpital, mais il ne se souvient pas de Bob, ni de son docteur, ni d’Hopper. Il semble bien avoir oublié tout ce qu’il s’est passé dans l’entre saison, en fait. Les docteurs en arrivent à la conclusion d’un virus qui se duplique et dont tous les corps sont infectés en même temps. Cela rappelle aussi une expérience entr’aperçue à l’épisode précédent.

Le problème, c’est que les médecins ne savent comment stopper le virus qui empiète progressivement sur les souvenirs de Will. Ce dernier se réveille une nouvelle fois et annonce à Mike qu’il sait comment stopper le monstre. On avance enfin avec cette révélation, parce que les deux n’ont pas beaucoup d’action en stock pour l’instant.

Hopper s’inquiète de ne pas avoir de nouvelles d’Eleven et de l’avoir abandonnée aussi longtemps. Il lui laisse un message, mais il est déjà trop tard puisqu’elle est partie voir sa mère, ce qu’il ne peut savoir.

Pendant ce temps, les scénaristes s’amusent avec le duo Steve/Dustin qui sèment de la viande rouge pour retrouver le bébé Demogorgon. Cela fonctionne très bien avec une nouvelle relation grand-frère/petit-frère totalement improbable qui se développe entre eux et où il est évidemment question de filles, et plus précisément de Max que Dustin veut séduire. Il est bien en retard sur Lucas, mais ça, il ne peut pas le savoir.

Il le découvre rapidement cela dit, quand Max et Lucas arrive pour les aider à tendre un piège au Demogorgon. C’est plutôt marrant car Steve pense aider Dustin à séduire Max, alors que clairement, c’est à Lucas qu’elle se confie sur sa famille et sur le fils de son beau-père qui est un crétin fini. Enfin quelques informations donc, mais allons savoir si elles sont vraies.

Pour piéger le Demogorgon, Steve se dit qu’il peut bien servir d’appat. L’idée n’est pas mauvaise en soi, mais il y en a plus d’un qui se pointent, forcément. Les choses sont un peu chaotiques pour le groupe, et dans l’attaque, Max et Lucas se rapprochent encore, mais tous les quatre s’en sortent finalement quand les Demogorgons semblent soudainement attirés loin d’eux…

En effet, Will a servi d’espion pour le monstre et a organisé un petit piège. Il n’en faut pas plus pour que tous les Demogorgons s’en prennent aux militaires qui pensaient piéger le monstre alors que c’étaient eux les proies. Will prévient sa mère qu’elle doit partir au plus vite car ils arrivent… Et effectivement, du côté du labo, une main de Demogorgon sort soudainement de nulle part, annonçant l’invasion à venir.

07.jpgÉpisode 7 – The Lost Sister – 14/20
I’m going home.

Cette fois, l’épisode est un énorme détour qui revient sur Eleven et Netflix n’hésite pas à nous spoiler tout l’épisode avec son image d’introduction entre les épisodes. Merci, bien joué. Eleven se lance à la recherche de sa « sœur », une petite fille qui était également dans la même pièce du laboratoire qu’elle et que je sais du coup être Eight, ce qui est aussi introduit grâce à la télévision de la mère de Jane.

Eleven/Jane se sentait en confiance mais est finalement trahi par Becky qui n’hésite pas à contacter Jim quand elle a le dos tourné. Sans grande surprise, Eleven le prend super mal et se barre, direction Chicago où elle pense avoir retrouvé sa sœur.

C’est une grande ville qui n’a rien à voir avec Hawkins, donc ça nous change d’atmosphère, mais assez vite la série s’enfonce dans les profondeurs de la ville et on revient à ce qu’on connaît de Stranger Things.

Eleven ne met pas longtemps à retrouver Eight, qui s’appelle Kali et lui parle de son don : elle peut faire voir ou non des choses aux gens. Sans grande surprise, Eleven est encore dans sa quête habituelle : celle d’une maison.

Le problème, c’est que Kali est une criminelle et qu’elle compte bien se servir des pouvoirs de sa nouvelle sœur pour continuer sa vengeance. Elle entraîne donc Eleven et lui montre les photos des hommes après qui elle en a. Après un rapide relooking terrifiant, Eleven/Jane est prête à aller voler des gaufres dans une superette avant de s’en prendre à Ray, un homme qui avait blessé et sa mère et Kali.

Le problème, c’est que Ray a deux filles, ce qui stoppe Eleven au moment de le tuer – déjà que le fait d’apprendre Brenner en vie l’avait arrêtée sur le moment. L’épisode est expéditif tout de même et mène rapidement à une invasion policière dans la planque de Kali.

Avant cette scène d’action, Eleven se lie télépathiquement à Hopper et découvre qu’il est en danger, voyant également Mike. Il n’en faut pas plus pour qu’elle décide de rentrer… à la maison, c’est-à-dire à Hawkins, pour tenter de tous les sauver. Quant à Kali, et bien elle l’abandonne alors que celle-ci est en train de s’enfuir et d’échapper à la police.

Bon, j’ai moins accroché à cet épisode et à Kali. Son introduction était top, mais dans cet épisode, c’est moins exceptionnel tout de même. J’ai aussi eu du mal à cerner le personnage de Kali, l’actrice me paraissant par moment trop vieille par rapport au flashback, mais c’est tout le problème du maquillage je pense.

Le personnage aurait pu apporter de bonnes choses à la série, mais finalement cette intrigue retarde trop le reste de la saison. C’est un détour franchement peu utile et le personnage n’apporte pas grand-chose. Nous n’avions pas besoin de tout ça pour savoir qu’Eleven tenait aux personnages d’Hawkins, et Eleven non plus n’en avait pas besoin. Tout au plus, cet épisode pose quelques bases qui pourront être utile en cas d’intrigue plus large en saison 3, mais ça manquait vraiment de l’ensemble du casting pour me convaincre à 100%. Dommage, c’est finalement un épisode qui sonne comme une fausse note et je ne me suis pas du tout attaché aux nouveaux personnages.

08.jpgÉpisode 8 – The Mind Flayer – 18/20
It’s polycarbonate, it can’t get through.

Cette fois, on ne retarde plus l’attaque sur le laboratoire Hawkins avec tout un tas de Demogorgon qui envahissent le bâtiment. C’est une excellente chose car cela offre plus d’action dans la série que tout ce que nous avons eu jusqu’ici.

Mike propose d’endormir Will qui sert d’espion au monstre. Au départ, personne ne l’écoute vraiment, mais quand il est question de coups de feu au loin. Joyce endort son fils et Jim débarque pile à temps pour le porter à travers le labo. Will, son docteur, Mike, Joyce, Bob et Jim se retrouvent enfermés dans une pièce avec des écrans leur permettant de voir que tout le bâtiment est envahi.

Max a des parents, miracle ! Ceux-ci rentrent à la maison pour découvrir que Maxine a disparu et s’en prendre à Billy. Ah, ça y est, j’ai enfin réussi à capter son nom, c’est un bon début. C’est donc lui qui prend les coups pour sa sœur, puisqu’il aurait dû la surveiller mieux que ça.

Steve, Dustin, Lucas et Max découvrent que les Demogorgons sont dans le laboratoire. Cela tombe bien, c’est justement là que se rendent Nancy et Jonathan, ce qui permet de regrouper tout le monde aux portes du laboratoire pour entendre crier les Demogorgons – certes, ils sont jeunes et plus petits que celui de l’an dernier, mais bon. Sans électricité, ils ne peuvent ouvrir le portail.

Cela tombe bien, parce qu’à l’intérieur, Bob est envoyé en mission pour rétablir l’électricité du bâtiment. Il ouvre toutes les portes et cherche à s’enfuir, alors que les jeunes rentrent dans le bâtiment. En bon boulet, il oublie néanmoins son flingue – sa seule protection contre les Demogorgons.

Pour aider Bob à s’enfuir, le docteur reste en arrière et le guide. Tout se passe à peu près bien après un premier coup de stress, mais il est rapidement évident que les scénaristes entendent sacrifier Bob quand il prend le temps de sourire à Joyce après avoir simplement fermé une porte coupe-feu sur un Demogorgon. Mec, enfuis-toi, sérieux.

Comme dans tout bon film qui se respecte, la joie des retrouvailles est donc atténuée par un Demogorgon qui tue Bob sous les yeux de Joyce et est rapidement accompagné de toute sa bande, empêchant Hopper de le sauver. Bon, c’était prévisible que Bob ne passerait pas la saison, tout le monde veut voir Jim et Joyce ensemble. Et puis, on a eu les traditionnelles scènes d’adieu aussi.

Will, Mike, Hopper et Joyce parviennent à s’enfuir grâce à l’intervention véhiculée de Nancy, Jonathan et Steve. Tout ce petit monde récupère la voiture du shérif, les enfants au portail et… SE BARRE. Voilà qui est plus censé que ce pauvre Bob qui a une mort certes plus héroïque, mais tout aussi conne que Barb.

De retour chez les Byers, Jonathan culpabilise de ne pas avoir été là pour Will, Jim contacte les autorités qui ne le croient pas et Joyce pleure toutes les larmes de son corps. Mike et Dustin mettent en place un nouveau plan : ils comptent sur Will pour trouver la faiblesse du monstre qui dirige les Demo-dogs (oui, oui, c’est le nom de ces Demogorgons adolescents). Ce monstre est le Mind Flayer du titre de l’épisode, un monstre de D&D qui contrôle tous les autres.

Nancy se retrouve à bosser avec Steve, ce qui est un peu gênant pour eux, vu la situation amoureuse. Lucas et Dustin bossent ensemble, ce qui permet de parler de la relation de ce premier avec Max, qui est quant à elle occupée à essayer de devenir amie avec Mike en lui parlant d’El. Le plan est plutôt bon, mais pas suffisant, contrairement à celui de Lucas qui est de ne rien faire et qui fonctionne. Bref, à eux tous, ils décorent la cabane dans le jardin de Will et le réveille là.

Le problème, c’est qu’il est beaucoup trop possédé par le monstre pour les aider. Toutefois, Hopper remarque qu’il utilise le morse tout en se laissant contrôler par le monstre. Grâce à ce code, il parvient à leur adresser le message « Close gate », fermer le portail donc. Pas sûr qu’on avait vraiment besoin qu’il nous le dise, mais bon, c’est le cas quand même. Comme il faut bien occuper le Mind Flayer pendant ce temps, Mike, Joyce et Jonathan se succèdent pour raconter leurs souvenirs avec Will. Voilà qui est donc une bonne manière de perdre du temps dans l’épisode quand même.

Le téléphone, le fameux téléphone finit par sonner et Will comprend où il est. Il est aussitôt ré-endormi, mais c’est trop tard. Les Demo-dogs débarquent chez les Byers, mais ils n’ont malgré tout pas le temps d’attaquer. Et oui, El les retrouve et leur explose la tronche, avant d’ENFIN faire son entrée en scène et de se retrouver nez à nez avec tout le groupe. À ce stade de la saison, je pensais sincèrement que c’était foutu avant le dernier épisode. Bon, on en est pas loin vous me direz.

09.jpgÉpisode 9 – The Gate – 18/20
Nothing about this is okay.

Les retrouvailles avec Eleven sont joyeuses mais de courte durée pour Mike, car il s’en prend rapidement à Hopper qu’il déteste de lui avoir caché Eleven. Tout le monde a le temps de dire bonjour à Eleven pendant que Mike tombe en larmes dans les bras d’Hopper, y compris une Max qui essaye tant bien que mal de se présenter à Eleven. Ils prennent ensuite la décision de fermer le portail.

Pendant ce temps, chez les parents de Mike, Billy débarque, toujours à la recherche de Maxine. Il drague la mère de Mike & Nancy au passage, ce qui lui permet d’avoir quelques informations.

Le plan se met en place chez les Byers, mais fermer le portail signifie tuer toute l’armée du monstre, y compris Will. Joyce propose de réchauffer son fils pour faire fuir le monstre en lui : si c’est un virus, à quoi bon le laisser prospérer ? Jonathan décide d’emmener son frère avec sa mère dans un nouveau lieu pour le réchauffer, et Nancy part avec eux sur ordre de Steve qui accepte de rester jouer les babysitters.

Ce n’est pas si simple qu’il n’y paraît comme job, car Billy les retrouve vite et n’aime pas trop de voir Steve lui mentir pour protéger et lui cacher Maxine. Les deux en viennent rapidement aux mains, surtout quand Billy s’attaque à Lucas. Malheureusement, Billy a vite le dessus sur Steve, mais c’est sans compter sur Maxine qui réussit à l’endormir en le droguant. Une vraie badass, qui prend les choses en main et les clés de voiture de son frère pour emmener tout le groupe dans le tunnel où ils comptent bien attirer la horde de Demo-dogs.

Ils emmènent un Steve très mal en point avec eux et même s’il n’est pas d’accord, il ne peut pas faire grand-chose.  Il les accompagne donc dans le tunnel vers un point central où ils comptent tout brûler pour gagner contre le Demogorgon.

Hopper amène Eleven au portail pour qu’elle le ferme, ce qui leur permet de se réconcilier autour de la mort de Sarah. La scène est sympa et met fin à l’arc narratif entamé en fin d’épisode 1 sur ces deux-là qui développent un vrai lien de parenté. Le laboratoire est ensanglanté de tous les côtés et de manière incompréhensible le docteur a survécu, mais les Demo-dogs bloquent le passage vers le portail à Eleven et Hopper.

Pour Joyce, Nancy et Jonathan, les choses sont a priori plus simples puisqu’ils n’ont qu’à réchauffer le corps de Will à coup de chauffage et cheminée. Le problème, c’est qu’il le vit très mal et est rapidement  assez fort pour se libérer et étrangler sa mère. Comme en plus le groupe de Steve et des enfants parvient à mettre le feu au tunnel, tout va bien et Will est dépossédé. En plus, il survit malgré toute la torture.

Le feu des enfants aide aussi Hopper et Eleven à accéder au portail, puisque les Demogorgons ne le protègent plus dans la souffrance qu’ils sentent. Pour Steve et les enfants, il faut encore réussir à sortir des tunnels, ce qui n’est pas gagné. Ils tombent sur Dat qui n’est pas encore si grand que ça et obéit encore à Dustin, moyennant quelques nougats. Alors qu’ils semblent fichus, les Demo-dogs abandonnent totalement leur proie pour aller s’attaquer à Eleven qui est en train de fermer le portail.

Il ne lui faut pas longtemps pour s’en sortir avec ce plan et, tel le Phoenix des X-men, elle s’envole pour mieux le fermer graphiquement. Comme ils ne peuvent nous faire le même coup deux saisons de suite, elle ne s’évapore pas mais finit dans les bras d’Hopper pour cette fois.

Reste encore un bon quart d’heure pour conclure l’épisode, et sans trop de surprise, c’est un mois plus tard que le dernier acte s’ouvre alors que le labo semble être devenu digne de la Zone 51, surtout que le plan de Nancy et Jonathan a marché : la fuite d’une substance toxique est donnée comme explication et permet d’annoncer la mort de Barb pour de bon. Elle a même droit à un enterrement dis-donc.  #JusticeForBarb

De son côté, Hopper réussit à adopter officiellement Eleven sous le nom de Jane Hopper, fille de sa mère. Comme nous sommes un mois plus tard, c’est l’heure du bal de Noël. Voilà une jolie idée pour conclure la saison sur une note positive avant les cliffhangers.

Will se prépare en famille avec sa mère et son frère, Mike est harcelé par l’appareil photo de sa mère, Lucas tente de trouver les meilleures phrases d’approche pour inviter Max, Max continue d’avoir du pouvoir sur son frère, Dustin se coiffe selon les conseils de Steve qui accepte qu’il doit laisser filer Nancy, clairement amoureuse de Jonathan. C’est sympathique et ça mène au traditionnel slow sur Time after Time. Cela faisait longtemps, tiens.

Lucas et Max dansent ensemble, Will se fait inviter par une totale inconnue et Dustin se décide à tenter de demander à danser avec quelques filles. Elles l’envoient toutes balader, le blessant profondément dans son égo après tous les efforts capillaires qu’il a fait. Nancy est prise de pitié pour lui et lui offre donc une danse, ce qui permet d’attirer l’attention de tout le collège. On se croirait dans une série, parce qu’il n’y a bien que là que ça fonctionne, mais tant mieux pour Dustin.

À l’extérieur du gymnase, Joyce s’inquiète pour son fils et finit dans les bras d’Hopper qui lui propse une cigarette. Eleven finit à son tour par arriver dans le gymnase et danser avec Mike. Ces deux-là finissent par s’embrasser, enfin, de même que Max et Lucas. Après tant d’attente, c’est un brin précipité et pas forcément utile, mais c’était sympa.

Quant au cliffhanger… il est très gentil, nous teasant simplement un monstre dans l’Upside Down au-dessous du lycée. Bref, ils ont eu peur que la série soit annulée et ont eu la sympathie de stopper la série sur ce qui aurait pu être sa fin.

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EN BREF – Voilà une saison qui aura fait couler beaucoup d’encre tant elle était attendue. Finalement, elle se dévore très bien. Toutefois, une fois que c’est fait, il faut reconnaître qu’il ne s’est pas passé grand-chose à part beaucoup d’attente, surtout du côté d’Eleven beaucoup trop laissée de côté toute la saison (mais en même temps, quand ce n’est pas le cas, on a le droit à un épisode longuet centré sur elle). Comme en saison 1, l’histoire est bonne, voire excellente par moment, les effets spéciaux et l’ambiance générale vraiment réussie. Malheureusement, il y a de nombreuses longueurs un peu irritantes et un gros sentiment de « tout ça pour ça » à la fin.

Difficile de se mentir : Netflix signe encore un beau succès avec cette saison qui réussit à marquer les points qu’elle veut, autant dans la nostalgie que dans ses quelques surprises. Toutes les pièces du puzzle se mettent bien place, mais on a parfois l’impression que c’est fait avec forcing (et une fois de plus, l’épisode 7, ce n’est pas autre chose). Je garde un bon avis général sur la série, mais la hype commence sincèrement à la desservir car j’en attendais plus de cette saison 2 qui n’est finalement qu’une saison 2 assez classique. Elle s’en sort bien avec ses nouveaux personnages, surtout Maxine, mais certaines intrigues restent bien trop floues, surtout du côté de Bobby.

Il faudra voir ce que la saison 3 apportera, mais il reste je pense des cartes à jouer avec le « père » d’Eleven et la famille de Maxine. Et puis, il faudra bien que Dustin trouve l’amour à son tour. Là-dessus, c’est indéniable : la série gère plutôt bien l’évolution de ses personnages. C’est prévisible, certes, mais c’est bien écrit et je n’en demande pas plus.

Saison 1Saison 2 | Saison 3

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Juste une mise au point (sur les plus beaux retards d’mon planning)

Salut les sériephiles,

On va bientôt entrer dans ma 4e semaine à accumuler du retard et je vais donc profiter de ce dimanche matin pour faire un point sur tous ces épisodes que j’ai à voir. Vous aurez peut-être remarqué que, si j’arrivais à réduire progressivement le nombre la semaine dernière, ces sept derniers jours m’ont explosé à la figure. Il faut dire que je n’ai pas été aidé, avec un mercredi soir et une grosse partie de mon jeudi à Paris… Vous allez me dire « mais y a les trajets en train » et vous aurez théoriquement raison. Oui, mais j’avais oublié mes écouteurs. Sinon, hier, j’avais une dissertation de 7h à rédiger, alors laissez tomber, quoi, je n’ai même pas pu compter sur mon samedi pour me rattraper.

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Lundi

The Last Man on Earth m’attend et je suis impatient de le voir, parce que le dernier épisode que j’ai vu était génial. Je me le garde pour un déjeuner solitaire, par habitude. J’ai aussi à voir deux épisodes de Ghosted, mais ça ira vite, c’est l’avantage des comédies. Sinon, j’ai aussi un Ten Days in the Valley à voir, mais comme la série est en pause, je ne me sens pas particulièrement pressé.

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Mardi

Oui, je vous disais que The Gifted était ma nouveauté préférée et puis, plus rien. Trois épisodes de retard actuellement, et bientôt quatre. Hum. Ni vu, ni connu, on va dire. Je compte bien les rattraper cela dit, je vous rassure, et il en va de même pour les trois épisodes de Lucifer qui m’attendent et me font de l’œil. J’ai également deux épisodes de Me, myself & I, mais la série étant probablement annulée, c’est moins urgent. Quoi, comment ? Quatre épisodes de The Brave vous dîtes ? Oui, bon, ça, ça attendra déjà plus, sûrement une pause, mais probablement pas celle de décembre.

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Mercredi

Paf, j’ai de nouveau un épisode de retard dans American Horror Story, mais je vais peut-être attendre la fin de saison mercredi pour voir tout ça. Je suis beaucoup plus impatient de reprendre la saison 2 de Teachers, sortie de nulle part alors que je la pensais terminée depuis longtemps.

En revanche, pour This is Us et Kevin (Probably) Saves the World, je ne sais plus comment faire : j’en suis à trois épisodes de retard dans chacune d’entre elles, c’est juste honteux, parce que je les aime.

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Jeudi

Je devais le voir dans le train jeudi matin, mais je n’avais donc pas d’écouteur pour le dernier épisode diffusé de You’re the worst. Après, je dois dire que je ne suis pas vraiment motivé non plus, car cette saison est beaucoup trop décevante.

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Vendredi

En partant du principe que je compte voir Scandal et HTGAWM après la rédaction de cet article (hier soir à 22h), je réduis légèrement mon retard : il me reste ainsi seulement un épisode de The Orville et les comédies : l’épisode de mi-saison de The Good Place (déjà !), un épisode de Superstore et deux de Life in Pieces. Je sais que je l’ai déjà dit la semaine dernière, mais je me prévois un dimanche soir comédie pour rattraper tout ça, on verra.

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Samedi

Là, c’est festival de retard : trois épisodes de la pourtant très bonne Once Upon a time, quatre de la médiocre Inhumans et trois épisodes de reprise de Blindspot. Hum.

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Et tout ça, c’est sans compter sept épisodes de Stranger Things, et les saisons 1 de Future Man et The Punisher débarquant cette semaine. Finalement, je ne suis à jour que dans The Walking Dead, Supergirl, The Mayor et le TGIT. Aïe, je m’en sors beaucoup mieux que ça d’habitude, j’ai quand même 47 épisodes de retard là… Allez, ce n’est jamais que l’équivalent de deux semaines et la pause de décembre va durer entre trois semaines et un mois, tout va… bien.

Top 70 Saison 2016/17 – 60 à 51

Salut les sériephiles,

C’est l’heure pour moi de vous révéler la deuxième partie de mon top 70 des séries de la saison 2016/17. Je sais, je suis en retard, il n’y a pas idée de sortir un article à cette heure-ci un samedi soir, mais ça ne vous empêchera pas de le lire j’espère !

Alors en revanche, j’ai un problème, c’est que la saison 2 de Teachers fait partie des 70 saisons que j’avais retenu dans mon top et que TVLand a repris la diffusion sans crier gare cette semaine. Il y aura donc finalement une demi-saison (mais franchement, à ce stade, ça devrait être une saison 3, c’est incompréhensible comme diffusion) dans mon classement.

Quoiqu’il en soit, c’est parti pour les places 60 à 51, avec toujours des spoilers sur les saisons précédentes dans les synopsis et avis, donc méfiez-vous.

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60 – Blindspot, saison 2, renouvelée – 13,7/20

Synopsis : Après s’être fait arrêtée en fin de saison 1, Jane parvient à échapper à la garde du FBI trois mois plus tard. Dans sa fuite, elle va obtenir toutes les réponses attendues pendant les 22 épisodes de la première saison. Oui, oui, toutes.

La série est revenue avec un départ de folie qui a mis la barre très, très haute. Plus dure a été la chute dans la suite de la saison redevenant un procedural tout ce qu’il y a de plus banal, et souvent trop banal. La saison 3 a repris il y a deux semaines et elle fait partie de mes nombreux retards (mais je suis actuellement à jour dans genre quatre séries).

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58 – Chewing-Gum, saison 2, série terminée – 14/20 (ex-aequo)

Synopsis : Trois mois après les événements de la saison 1, Tracey retourne chez elle avec un nouveau look.

Une fin de série plutôt sympathique, mais pas transcendante, clairement. Je n’ai pas accroché autant que je l’espérais à cette série que j’ai vite vue et vite oubliée. Un bon humour, des situations très gênantes et des personnages dont l’ignorance était plus douloureuse que drôle à de nombreuses reprises.

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58 – Fais pas ci, fais pas ça, saison 9, série terminée – 14/20 (ex-aequo)

Synopsis : La vie des Lepic et Bouley sur dix années, de 2017 à 2027.

La série a frôlé sa saison de trop encore cette année, avec des rebondissements dont on se serait bien passé. Si le sens de la réplique ne s’est jamais perdu, on ne peut pas en dire autant des personnages et de leur évolution. L’idée de nous montrer l’avenir des familles sur dix ans était sympathique, mais ça donnait en même temps un goût de trop peu et de n’importe quoi par moment. Une saison inégale qui conclut néanmoins la vie des familles dans l’émotion et, rien que pour ça, merci. Et puis, neuf saisons pour une série française, ce n’est pas mal tout de même.

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57 – Conviction, saison 1, annulée sans fin – 14,3/20

Synopsis : La série se concentre sur une équipe chargée d’innocenter des criminels déjà en prison car considérés coupables de crimes qu’ils n’ont peut-être pas commis.

Je n’étais là que pour le casting, mais j’ai fini par m’attacher progressivement à l’équipe et au format de la série. Le problème, c’est que lorsqu’ils ont compris que les audiences ne suivaient pas, les scénaristes ont voulu redresser la barre en se concentrant sur une romance qui ne m’intéressait absolument pas et en terminant sur un cliffhanger qui sentait bon le coup de poker. Malheureusement, la série s’est vue annulée et c’est bête, car elle aurait pu être sympa. J’en parlais aussi par-là.

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56 – Suits, saison 6, renouvelée – 14,4/20

Synopsis : Après avoir retardé cette intrigue autant que possible, la série a finalement mis Mike en prison et la firme connaît la pire heure de son existence, étant carrément désertée par ses employés. Y a de quoi faire !

Cette saison, Suits est tombé un peu trop dans une routine qui ne lui a pas toujours rendu service et la rend bien plus médiocre que lors de ses débuts. Il faut dire aussi qu’elle n’a pas été aidée par mon visionnage des cinq premières saisons en un mois. Forcément, passer à un épisode par semaine, ça change tout. Un brin prévisible, cette saison avait de bonnes choses et une surprise de mi-saison dont je ne me suis toujours pas remis (et eux non plus en saison 7) !

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55 – Imaginary Mary, saison 1, annulée avec fin – 14,5/20

Synopsis : Alice, la quarantaine, vit plutôt bien son célibat, mais lorsqu’elle rencontre Ben et en tombe amoureuse, elle a la surprise de voir débarquer dans sa vie Mary… sa meilleure amie imaginaire d’enfance.

Je trouve l’idée de base de la série vraiment sympathique, mais c’est finalement à Mary que j’ai eu le plus de mal à accrocher (et parfois, l’actrice ne savait clairement pas comment jouer et à quelle hauteur parler). De cette sitcom, je retiens de bons moments lorsqu’elle exploitait parfaitement sa bande-son et ses musiques. Les ados portaient souvent l’humour de la série avec brio, de même que le personnage d’Alice. Le couple principal avait par contre des difficultés à m’intéresser et l’audience n’a malheureusement pas suivi. La série a tout de même une fin, un peu ouverte, mais une fin quand même.

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54 – The Catch, saison 2, annulée sans fin – 14,70/20

Synopsis : Encore une série dont la saison précédente s’est terminée avec la mise en prison de son héros, Ben. Ce dernier passe un deal avec le FBI pour s’en sortir plus vite, à la grande joie d’Alice.

Ah, c’est douloureux de parler de cette série ! Je me suis ennuyé comme un rat mort en saison 1, mais la saison 2, en ne se prenant pas au sérieux et en se découvrant guilty pleasure, a réussi à se dynamiser et être un rendez-vous que j’attendais impatiemment. Finalement, ABC a décidé d’annuler la série sans même lui offrir de conclusion, ce qui est hyper frustrant après deux saisons et un gros cliffhanger. J’espère vite retrouver Tessa ailleurs !

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53 – Con Man, saison 2, sort incertain – 14,75/20

Synopsis : Wray Nerely continue d’écumer les conventions, mais aussi les auditions.

Le début de saison était au moins aussi décevant que la fin a été géniale. Le casting sauve la série dans ses épisodes moins bons et ennuyeux, heureusement. Bizarrement, au milieu de tout ça, Con Man a aussi réussi à sortir l’un des épisodes les plus drôles de la saison, toutes séries confondues. Comme quoi, il ne faut jurer de rien ! Finalement, la note est assez moyenne, mais j’espère tout de même une saison 3 car il y a de quoi faire.

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52 – Colony, saison 2, renouvelée – 14,76/20

Synopsis : Will continue de chercher son fils en-dehors de la Colonie, sa femme fait toujours partie de la résistance et tout est sur le point de devenir beaucoup, beaucoup plus intéressant.

Après une saison 1 très inégale, Colony est revenue en force avec d’excellents épisodes dans cette saison 2 et des moments très marquants. J’avais failli abandonner plusieurs fois lors de la première année, mais je lui sentais un bon potentiel, notamment grâce à son casting. Là encore, je suis un peu déçu de voir une note assez moyenne (et au coude à coude avec la précédente !), mais la série est victime d’une base trop friable. La saison 3 annonce en revanche de très bonnes choses et je l’attends de pied ferme car cette saison 2 m’a donné envie d’en voir plus – j’étais au RDV chaque semaine !

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51 – Iron Fist, saison 1, renouvelée – 14,9/20

Synopsis : Déclaré mort il y a 15 ans, Danny Rand réapparaît à New York et espère pouvoir reprendre sa vie, notamment au sein de l’entreprise familiale. Seulement, rien ne se passe comme prévu car les autres héritiers voient d’un mauvais œil le retour de celui qu’ils pensent toujours morts. En parallèle, bien sûr, on se dirige vers une histoire de super-héros.

Bien que je ne sois pas aussi déçu de la série que beaucoup, beaucoup d’autres, je ne peux m’avouer totalement fan de cette série Marvel/Netflix. Le début était en effet quand même très mauvais et prévisible. Heureusement, ça s’améliore en cours de route et j’ai fini par bien accrocher au jeu de Finn Jones qui reflète assez bien le personnage, même si le personnage d’Iron Fist justement n’est pas mon préféré.

On approche avec cette saison d’Iron Fist d’une partie du classement qui va déjà mieux avec des séries très sympathiques… que vous découvrirez la semaine prochaine, dans un article que j’essaierai de publier plus tôt qu’aujourd’hui. C’était un peu l’accident de parcours cette semaine, mais mieux vaut tard que jamais !

Ce que c’est que 9/8c

Salut les sériephiles,

C’est reparti pour un article explicatif sur les séries américaines et, pour une fois, il ne s’agira pas d’un point vocabulaire. Ne soyez pas si déçu, je ne change pas d’optique, ce sera tout aussi utile, on va parler des horaires américains qui sont souvent source de confusion lorsqu’on voit les affiches et promo vidéos. Tout le monde sait à peu près ce qu’il en est (et encore), mais dès qu’on entre dans les détails, on s’y perd… moi le premier, mais j’ai révisé pour cet article !

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Alors comment ça fonctionne exactement les horaires américains ? Comme rien n’est plus simple qu’un exemple, parlons de The Walking Dead qui est diffusée à… 9/8c (en bas à gauche sur cette affiche notamment).

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Alors pour mieux comprendre, il faut savoir qu’il existe quatre fuseaux horaires principaux aux USA (six en tout), c’est-à-dire qu’il n’est pas la même heure partout au même moment tellement c’est immense. Pour ne rien arranger, certains États se retrouvent à cheval entre deux fuseaux, notamment le Nevada par exemple.

Pour en revenir à nos quatre fuseaux, on trouve donc le Pacific Time, le Mountain, le Central et l’Eastern (de gauche à droite sur la carte tout ça).

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Face à tant d’horaires de décalage (3h d’un bout à l’autre des USA, donc), les chaînes ont décidé de diviser en deux « feeds » (les transmissions), le feed ouest (Pacific & Moutain) et le feed est (Central & Eastern). Comme c’est à l’est que l’on trouve la capitale du pays, c’est ce fuseau horaire qui est mis en premier. En second, nous retrouvons le fuseau central, d’où le c dans 9/8c : l’épisode est donc diffusé en même temps en Eastern Time et en Central Time, mais avec l’heure de décalage entre les deux fuseaux, il n’est pas la même heure. Vous avez mal à la tête ? Dîtes-vous qu’il y en a qui ont eu plus mal au crâne que vous parfois :

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Petite private joke pour les fans de TWD. Enfin, joke…

Et le reste ? Ça se complique (un peu). Le Mountain Time a droit à une diffusion une heure après l’Eastern et le Central, ce qui veut donc dire que l’heure de diffusion est la même qu’en Central. Le Pacific, en revanche, est à la traîne avec trois heures de décalage avec Eastern & Central, deux avec Mountain. L’horaire qu’il faut suivre est donc le premier. On reprend notre 9/8c :

  • En Eastern Time, la diffusion se fait donc à 9 pm, c’est-à-dire 21h. Il est ainsi 21h à New-York quand l’épisode commence.
  • En Central Time, la diffusion se fait en revanche à 8 pm, soit 20h. Il est donc toujours 21h à New-York. La diffusion est la même pour les deux fuseaux du feed est.
  • En Mountain Time, la diffusion se fait également à 8 pm, soit 20h. En revanche, il sera cette fois 22h à New-York (et l’épisode viendra donc de se terminer à New-York quand il commencera pour le Mountain Time).
  • En Pacific Time, enfin, l’épisode sera diffusé à 9 pm, soit 21h. Il sera 0h à New-York, et l’épisode sera terminé depuis deux heures.
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Facile !

Ces changements d’heure, nous ne sommes vraiment pas habitués et on oublie vite que les USA sont si grands. Pour ne rien arranger à notre compréhension, les diffusions du soir commencent dès 19h dans certains endroits des États-Unis (8/7c), où le dîner se fait entre 17 et 19h. Vraiment pas un pays pour un oiseau de nuit comme moi.

Toutefois, comme partout ailleurs dans le monde, le système de mesure d’audience associé à ces horaires commence à montrer ses faiblesses avec le principe du replay et des épisodes qui se trouvent sur Internet. Tout ça, on en reparlera lors des sweeps de Novembre. Si vous ne comprenez pas cette phrase, elle prendra tout son sens lors de l’article de la semaine prochaine – ou la suivante si un autre terme prend le devant de l’actualité.

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À la semaine prochaine !