La fin de LOST en 500 mots (ou pas)

Salut les sériephiles,

Il ne me reste plus beaucoup de temps pour rédiger cet article du jour, alors je mets encore de côté l’article que je voulais déjà écrire hier pour proposer à la place celui-ci, parce que je suis énervé. Pourquoi ? À cause de Geeleek bien sûr ! Bon, plus concrètement, à cause d’une interview de Josh Holloway que Geeleek m’a envoyé dans l’après-midi, dans laquelle l’acteur qui s’est fait connaître pour son rôle de Sawyer dans LOST affirmait que pour lui, l’île était le purgatoire et que peut-être tous les personnages de la série étaient morts dans le crash.

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PARDON ? Comment c’est possible, ça, sérieux ? Cela va faire onze ans que la série est terminée et l’un de ses acteurs principaux n’a toujours pas compris le putain de scénario ? Je. Bon. Zen, Jérôme.

Je n’ai bizarrement jamais pris le temps de vraiment évoquer la fin de LOST ici, mais ce qui est sûr, c’est qu’elle a fait couler beaucoup d’encre et de gouttes de sueur depuis qu’elle a été diffusée. Elle n’était pourtant pas si dure à comprendre. Allez, spoiler alert pour le principe, et voilà donc ce qu’il fallait comprendre de cette fin.

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Non, les personnages ne sont pas tous morts au début de la série.

Lorsque l’avion s’est crashé sur l’île, les survivants du vol 815 ont bien survécu, c’est le principe quand on est un survivant. Certes, lors de la diffusion sur ABC, il y a eu des plans de l’avion crashé pendant le générique de fin. C’était juste pour faire joli, tout avait été expliqué avant, pas la peine d’y voir une image venant contredire tout ce qui a été dit avant. Si les survivants finissent tous par mourir à un moment différent, et pour certains des années après la fin de la saison 6, c’est parce qu’ils sont humains, même lorsqu’ils sont investis de pouvoirs quasi-divins, et que la mortalité fait partie de l’humanité.

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Bref, à la fin, ils sont tous morts, ça, oui.

Après les flashbacks des premières saisons et les flashforwards des saisons 4 et 5, les scénaristes ont eu la drôle d’idée d’intégrer le concept de « flash-sideway ». Tout au long de la saison 6, on obtient donc un aperçu de ce qu’aurait pu être la vie de nos héros sans le crash du vol 815… C’est en tout cas ce qu’on pense au départ, mais bizarrement, au fur et à mesure de la saison, les héros se croisent et se reconnaissent, ayant alors des souvenirs de leur vie sur l’île. Que se passe-t-il donc ? Ben, ils sont morts, tout simplement.

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La série propose bien une image du purgatoire… mais certainement pas sur l’île !

Ce purgatoire, il s’agit des flash-sideways. Le père de Jack l’explique très bien à son fils, d’ailleurs. Toute la saison 6 nous montre en fait des personnages qui sont morts, mais qui une fois morts, se retrouvent au moment le plus marquant de leur vie. Ils peuvent ainsi rejoindre les personnes qui ont le plus marqué leur vie et passer à l’étape suivante de la mort, en passant par une église qui contient des objets et des œuvres liées à toutes les religions. S’il n’est pas explicitement dit qu’il s’agissait d’un purgatoire, les flash-sideways ont cette vocation d’apporter la paix à des personnages qui n’ont pas tous pu accepter leur mort, de réunir des couples au destin tragique et de faire en sorte que chacun puisse se retrouver et trouver sa paix intérieure avant de passer à l’étape suivante, dont on ne saura rien d’autre que cette forte lumière blanche qui enveloppe les personnages à la fin. Et pas tous : certains ne sont pas encore prêts à passer de l’autre côté car ils n’ont pas la paix, en eux.  En gros, la vision de la mort dans LOST, c’est une vie après la mort très similaire à celle d’avant, mais avec des différences qui nous permettent de retrouver nos âmes-sœurs, au pluriel : les âmes qui ont marqué notre vie.

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Et l’île dans tout ça, alors ?

Eh bien… Mystère. C’est là tout le problème de cette fin de série : le père de Jack nous dit très clairement qu’il faut apprendre à lâcher prise et passer à autre chose. Nous n’aurons jamais toutes les réponses à nos questions sur la création du monde… eh bien, c’est pareil pour l’île. Quelques épisodes avant la fin, il est même explicitement dit qu’une réponse apporte toujours plusieurs questions avec elle. Pour ce qui concerne l’île, nous en sommes donc réduits à un ensemble de théories, et c’est à chacun de se faire son avis, certes. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il s’agit du purgatoire : de nombreux personnages repartent de l’île et voyagent à travers le monde tout au long de la série.

On saura tout de même de l’île qu’elle est – était ? – comme le bouchon en liège d’une bouteille de vin empêchant le liquide d’en sortir. L’image est étrange, pas vrai ? Concrètement, l’île permet de garder enfermée une énergie maléfique puissante. Cette dernière, la fumée noire, puis l’homme en noir, cherche à s’échapper de l’île par tous les moyens possibles : et le meilleur moyen pour le vin de s’enfuir, c’est soit de faire sauter le bouchon (l’île, donc), soit de briser la bouteille (ah, le monde ?). On ne saura jamais trop ce qu’est cette énergie, cet être immortel qui parvient à survivre, mais elle existe.

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Personnellement (et là, c’est une théorie pour que je sois en paix), je vois l’île comme une boîte de Pandore à ne surtout pas ouvrir.

Pas de bol, elle l’a été, le mal s’est échappé un petit peu et pour le contenir, un être bon chargé de garder le mal s’est alors empressé d’aller marquer des humains tout ce qu’il y a de plus ordinaires pour les attirer sur l’île et faire en sorte qu’ils entament un combat avec l’énergie maléfique. L’île est peut-être tout simplement un jardin d’Eden, où l’on trouve une fontaine de jouvence dans une eau qui rend (quasi) éternel et une source qui cache une énergie électromagnétique puissante capable de faire voyager dans le temps et l’espace.

Comment voulez-vous alors cartographier cette île si elle se déplace dans le temps et change fréquemment d’emplacement, hein ? Toute la saison 5 repose sur les divers déplacements de l’île qui déraille.

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Voilà donc ce qui a été dit explicitement au sein de la série (et on sort de la théorie) :

L’île a ses propres règles, on ne sait pas exactement ce qu’elle est, mais elle a besoin d’un gardien qui empêche la fumée noire de s’échapper et d’aller se répandre dans le monde. Les gens dessus sont bien vivants, mais perturbés par l’énergie électromagnétique qui dérègle tout.

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Oui, mais j’ai encore plein de questions moi…

Les chiffres maudits ? Eh, une simple équation qui annonce l’apocalypse. Mais ça, ce n’est pas dit au sein de la série, mais dans des easters eggs et webisodes. Quant à la Dharma Initiative, ce sont juste des gens chelous faisant tout un tas d’expérience sur cette énergie électromagnétique. LOST n’a jamais eu vocation à répondre à toutes ces questions, de toute manière : ce qui compte, c’est l’odyssée des personnages, leur voyage, leur évolution… Leur volonté de comprendre le monde qui les entoure ? Elle est limitée par le fait qu’ils ne sont que de simples humains. Tout comme nous sommes limités et incapables de comprendre pourquoi nous mourrons ou ce qu’il se passe vraiment quand on meurt ; tout comme nous ne pouvons pas dire ce qu’il y a eu avant le Big Bang, etc., etc.

My love britt x scott lost GIF - Find on GIFER

C’est normal d’avoir encore des questions, et c’est voulu par les créateurs et scénaristes : ils souhaitaient une œuvre ouverte qui continue de permettre le débat, les théories… Une série qui puisse survivre et continuer de transporter ses fans, quoi ! Il faut l’accepter… et avancer. Apparemment, Josh Holloway a encore du mal à le faire après onze ans. Et moi aussi.

Will there be a Lost revival series? We examine the evidence

PS : Oui, j’ai adoré la fin de LOST, c’est comme ça. Et pour rappel, toute la série est expliquée de manière claire et explicite en trois minutes dans le dernier épisode, il est dit très clairement que Jack est mort, comme les autres, mais pas pendant le crash (c’est dit explicitement « SOME LONG AFTER YOU » putain qu’est-ce qui n’est pas clair dans « CERTAINS [SONT MORTS] LONGTEMPS APRES TOI » ??), et qu’il va se diriger vers une nouvelle étape après sa mort :

WandaVision – S01E08

Épisode 8 – Previously on… – 18/20
D’accord, d’accord, mais comment est-ce qu’ils comptent tout régler en un seul épisode après celui-ci ? Bon, je suis toutefois censé me concentrer sur l’épisode du jour. Il est bon, excellent même, comme toujours. Les réponses apportées vont dans le sens d’un certain nombre de théories, mais il y a tout de même des surprises et de bonnes idées pour nous justifier tout ce que l’on a vu avant, alors j’accroche toujours autant. En plus, bonjour l’intensité émotionnelle de certaines scènes !

Spoilers


The only way forward is back

On approche bien trop vite de la fin de cette saison, mais le titre de l’épisode promet un retour en arrière qui risque de ralentir les choses avant la conclusion épique. C’est en même temps nécessaire : il faut bien apporter des réponses à tout ce qu’il s’est passé, non ?

Pour cela, on recommence en plein XVIIe siècle avec Agatha (All-Along) qui est traînée sur un bûcher de Salem. Evidemment, c’est une sorcière, après tout… Le plus étonnant est toutefois qu’elle semble être brûlée par d’autres sorcières, et ça, on ne s’y attendait pas : elle est brûlée pour trahison pour avoir voulu utiliser la magie noire.

Si elle commence par nier, Agatha finit par reconnaître ses torts, en assurant qu’elle n’a pas voulu défier les règles mais que les règles se sont pliées à elle. Loin d’avoir de la compassion pour leur sœur sorcière, toutes les sorcières de sa sororité décident de lancer un rituel qui la tuera… en théorie. En pratique, Agatha est tellement puissante que c’est elle qui vide d’énergie toutes les sorcières autour d’elle. Elle les tue, plus par accident qu’autre chose, comme c’est de la légitime défense, et ça se termine ainsi par un matricide.

En effet, sa mère – ou en tout cas, la sorcière-en-chef de ce Salem – affirme que sa fille ne peut faire le bien, même si elle le souhaite, et ça ne plaît pas du tout à Agatha. Bon. C’est une origin story plutôt sympathique pour ce personnage, et ça nous explique la folie du personnage : elle a de quoi avoir une rage violente en elle après tout.

Une rage violente, c’est aussi ce qu’a Wanda quand on en revient au présent : Wanda se retrouve dans une cage créée par Agatha. Cette dernière a posé des runes sur les murs de manière à neutraliser la magie de la sorcière rouge (ou de toutes autres sorcières) et elle nous explique ainsi les bases de la magie du MCU. Soit.

Il est intéressant de noter également que l’accent de Wanda reparaît enfin dans cet épisode, alors qu’elle s’inquiète de savoir où sont ses enfants et qu’elle est faite prisonnière par une Agatha fière de lui annoncer tout son plan machiavélique, qui semble avoir pour but de connaître la vraie nature de Wanda, quitte à utiliser un Fietro, un Faux Pietro, le vrai étant criblé de balles.

Bon, est-ce qu’ils nous renient la liaison avec les X-Men là ? C’est trop gros pour se le permettre. En attendant, Agatha explique à Wanda qu’il est facile de posséder les gens et d’avoir tout pouvoir sur eux. La sorcière peut facilement contrôler les animaux, par exemple, et les transformer ensuite, pour mieux les tuer. Oui, mais non : on en revient au même problème, si Agatha veut la vraie nature de Wanda, c’est parce qu’elle veut savoir comment elle peut avoir assez de magie pour provoquer un hexagone avec tant de contrôle et magie en auto-pilote.

Allez. Dottie, je veux que tu reviennes et que tu sois la responsable de tout… Avec un petit générique « it was Dottie all along » ? Non ? Bon, ce n’est pas la piste prise par la série en ce début d’épisode, mais en tout cas it wasn’t Agatha all along after all. Pas autant qu’on ne l’imaginait, en tout cas ! Loin de la comédie habituelle, même si Agatha est toujours aussi drôle, l’épisode nous propose donc de suivre Agatha et Wanda en plein voyage dans le passé de Wanda.

Yep. Le but d’Agatha est de mieux comprendre l’origine de Wanda, et c’est intéressant de découvrir ainsi les parents de Wanda et Pietro qui parlent un Sokovien probablement aléatoire puisque cette langue n’existe pas. Je déconne, avec le MCU, pas de doute, ils ont inventé une vraie langue. En tout cas, on repasse vite à l’anglais, puisque les parents veulent entraîner les enfants à parler anglais.

Le pays est en guerre, il est logique de vouloir le fuir. En attendant de le faire, toutefois, il est possible de fuir par la télévision. C’est là qu’on découvre que les parents sokoviens sont fans de sitcoms, et qu’ils ont transmis ce goût à Wanda qui, pour l’occasion, redevient une petite fille. Ouep. C’est parti pour une origin story qui nous explique tout le fondement de la série. Le premier épisode était ainsi une parodie de Dick Van Dycke, apparemment.

Je ne connaissais pas assez pour faire le lien, mais Wanda adorait cette série quand elle était enfant, et elle nous spoile la fin de l’épisode : c’était un mauvais rêve dont on peut se réveiller. Ce qui n’est pas un mauvais rêve, par contre, c’est le mur qui éclate et tue ses parents. Oui, c’était ainsi le dernier jour des parents de Pietro et Wanda, qui survivent à cet acte de guerre mais se retrouvent coincés face à une bombe de Stark Industries qui n’explose pas.

On ne sait pas bien pourquoi : Wanda affirme qu’elle est défectueuse à Agatha qui la tire de là, mais avant ça, elle utilise tout de même la magie. Ou elle fait les gestes pour. En tout cas, Agatha remarque que tout ça, ça explique son goût des sitcoms et les années de psychothérapies dont elle a besoin, mais ça n’explique pas la puissance de Wanda.

Pour la comprendre, elle envoie donc Wanda un peu plus loin dans son futur, lorsqu’elle était volontaire pour un groupe terroriste et faisait d’étranges expérimentations avec… la pierre d’infinité ? Dans son passé, comme ça ? C’est hyper intéressant : elle est éblouie et voit une sorcière se diriger vers elle, et ça explique selon Agatha le développement infini des pouvoirs de Wanda… qui à nouveau finit en isolement à regarder des sitcoms des années 80.

Après les événements d’Avengers 2, cela dit, Wanda y préfère des épisodes de Malcolm : Agatha l’y emmène parce que c’est là que Wanda fait son deuil de Pietro, sans y parvenir. Elle vit désormais avec Vision dans le bâtiment des Avengers et elle lui affirme que le seul réconfort qu’elle pourrait avoir serait de revoir son frère. Ah. Ce n’est pas près d’arriver, il est mort.

La série aborde ici ce qui me semblait être son thème principal dès l’origine : le deuil, le déni, la difficulté que c’est de gérer le deuil. Quand il faut l’expliquer à Vision, c’est une autre difficulté qui s’impose aux scénaristes, mais c’est finalement Vision qui explique à Wanda de la meilleure des manières que le deuil, c’est un amour qui refuse de s’éteindre.

La scène était si belle, l’alchimie est si dingue ! Si moi, je suis à fond, il est clair qu’Agatha est blasée par contre. Elle en a marre de ne pas avoir sa réponse, alors elle accélère encore les choses en insistant à présent sur le décès de Vision et sa volonté de récupérer le corps de son amant, cinq ans après sa mort. Ben oui, Wanda fait partie des gens qui ont disparu à cause de Thanos, après tout. Elle s’est donc rendue au S.W.O.R.D pour le récupérer et a ainsi pu rencontrer Hayward.

Ce dernier est le directeur du S.W.O.R.D et il comprend bien que Wanda veut récupérer le corps de Vision, mais il ne compte pas pour autant lui rendre. À la place, il lui montre ce qu’il en est : le corps de Vision a été démantelé en un milliard de parties et composants. Il a même été décapité… C’est trop pour elle qui refuse de voir Vision comme 3 milliards de vibranium, mais juste comme un corps qu’elle veut enterrer. Logique, quoi.

Hayward est un bâtard qui lui affirme que Vision n’est pas elle, mais qu’il le possède et qu’il est son devoir éthique de l’analyser. Alors. Oui, bien sûr… Un peu de psychologie peut-être ? Il est si louche en plus à lui parler de résurrection… En tout cas, on est loin de l’attaque qui a été montrée à Monica il y a quelques épisodes.

Au contraire, nous sommes sur un bon moment d’émotion pour Wanda qui ne parvient pas à ressentir Vision… et l’abandonne derrière elle. Je savais bien qu’elle n’était pas si méchante. Elle repart même en voiture du complexe, comme si de rien n’était, sans le corps de son amant ! C’est là qu’on arrive à la partie la plus intrigante de l’épisode cependant : elle se rend en effet à Westview, sans qu’on ne sache exactement pourquoi.

En se promenant dans le centre-ville, elle aperçoit les différentes personnes qui deviendront les personnages de sa propre sitcom, mais ne s’arrête pas pour autant, se rendant plutôt dans un quartier résidentiel abandonné… Il est alors révélé que Vision avait choisi ce quartier pour vieillir avec Wanda : il avait bien l’intention d’y construire une maison pour elle et pour leur couple. Ils devaient vieillir dans cette petite ville tranquille !

La scène est belle émotionnellement parlant et on sent toute la douleur du deuil qui s’impose. Wanda éclate alors non pas en sanglot, mais en pouvoirs magiques : elle construit toute la maison… et étend encore son influence et ses pouvoirs. Quoi ? C’est donc elle qui a tout provoqué ? Pas de twist ? C’est surprenant, mais terriblement triste pour elle de voir que ma théorie d’origine est la bonne. C’est si déprimant : elle passe tout le quartier – toute la ville ! – en noir et blanc et recréé Vision de mémoire.

La scène est belle, Vision embrasse Wanda… et Wanda se retrouve en couleur à observer tout ce qu’il se passe dans le salon de la maison qui devient un plateau de tournage de sitcom, avec des gradins pour le public.

Pour seul public, cette fois, Wanda a simplement Agatha qui l’applaudit avant de s’éclipser. Oh, elle ne va pas bien loin : comme en début d’épisode, Wanda entend soudainement les jumeaux l’appeler, dans la rue. Ils y sont tenus en laisse magique par une Agatha qui n’hésite pas à les étrangler et révèle coup sur coup à Wanda et à nous-mêmes qu’elle n’est pas censée exister : elle est une légende, rien de plus…

Un être de création spontanée, utilisant la magie du Chaos : la Sorcière Rouge, Scarlet Witch, enfin ! Oh, ce n’est toutefois pas le vrai cliffhanger de l’épisode, même si le générique de fin se lance : post-générique, on découvre en effet qu’en-dehors de l’Hex, Hayward a réassemblé une nouvelle fois Vision, comme il semble le faire fréquemment depuis cinq ans. Cette fois, toutefois, il atteint le résultat souhaité : il redonne vie à Vision, grâce à un bout du Vision de l’Hex. PARDON ?

EST-CE QU’ILS VIENNENT DE RESSUSCITER VISION ?

AAAAAAAAAAAH.

(bon, par contre, à quel moment il a réussi à prendre un bout de Vision ? Même avec le traceur qui lui permettait de le localiser, j’ai l’impression qu’il nous manque un bout d’infos, non ? Et où est Monica ? Et Pietro purée ?!)

> Saison 1

Resident Alien nous envahit ce soir sur Syfy France

Salut les sériephiles,

Cela faisait un moment que je n’avais plus proposé un article sur une diffusion de série à la télévision française, mais c’était sans compter sur l’équipe de Syfy France qui a eu l’excellente idée de mener une promotion Twitter agressive ces derniers jours concernant l’arrivée de leur nouvelle série : Resident Alien. Et ils ont bien raison de mener cette promotion avec force.

Déjà, parce que la série débarque sur la chaîne avec à peine un mois d’écart par rapport à la diffusion américaine. C’est rare, ça se souligne et c’est hyper agréable. Ensuite, parce que la série vaut vraiment le détour : je n’en vois que des retours positifs sur les réseaux sociaux depuis le début de sa diffusion outre-atlantique. Et puis, une série qui a pour acteur principal Alan Tudyk, ça attire nécessairement mon attention. Ainsi, quand Syfy m’a contacté plus tôt dans la journée pour me donner un accès en avant-première au premier épisode de la série, je n’ai plus eu d’excuse pour ne pas le regarder – et pour ne pas vous en faire à mon tour la promo. Regardez la série, ce premier épisode est vraiment très cool.

De quoi ça parle ? Sans vouloir spoiler, vous suivrez la vie d’un extra-terrestre très sympathique qui a atterri bien malgré lui et en catastrophe sur notre planète. Par chance pour lui, il s’est retrouvé dans le Colorado, dans un endroit isolé du reste du monde. Par malchance pour lui, il est encore trop près d’un village où un médecin meurt de manière mystérieuse. Comme notre alien a eu la bonne idée de prendre l’identité d’un autre médecin, il se retrouve lié à l’enquête sur cette mort. Et à nouveau, c’est bien malgré lui !

Concrètement, après ce premier épisode, ce qui rend la série vraiment intéressante, c’est son humour, qui était déjà bien visible dans les promotions. Il y a un décalage permanent entre le sujet sérieux et son traitement par l’humour, mais c’est bien logique : ce que l’humain considère grave et sérieux, l’extra-terrestre le découvre avec un regard désintéressé et plutôt blasé. Et ça fonctionne bien, avec de nombreux quiproquos et des répliques savoureuses. Sans parler des moments d’humour, fréquents dans l’épisode :

Concrètement, après ce premier épisode, ce qui rend la série vraiment intéressante, c’est son humour, qui était déjà bien visible dans les promotions. Il y a un décalage permanent entre le sujet sérieux et son traitement par l’humour, mais c’est bien logique : ce que l’humain considère grave et sérieux, l’extra-terrestre le découvre avec un regard désintéressé et plutôt blasé. Et ça fonctionne bien, avec de nombreux quiproquos et des répliques savoureuses.

Je n’en dis pas plus pour ne spoiler personne, mais sachez que le premier épisode sera diffusé à 21h ce soir sur Syfy – oui, bon, en même temps que le prochain podcast 42 minutes, mais dans un cas comme dans l’autre, le replay existe, donc tout va bien. Si vous n’avez pas encore Syfy, il n’est pas trop tard pour se renseigner et voir comment faire pour vous y abonner. C’est une chaîne vraiment très cool, comme je vous l’avais déjà dit quand il était question de The Magicians.

Je ne dis pas ça uniquement parce que j’ai eu la chance d’interviewer deux acteurs de cette dernière série grâce à eux ou d’avoir accès en HD à des épisodes, y compris premier Resident Alien, mais parce que je le pense vraiment : c’est une chaîne pour les sériephiles qui aiment la science-fiction et les séries fantastiques. Ils ont diffusé Future Man et Channel Zero, et ils passent en ce moment les journées à nous rediffuser la saison 2 du reboot de Charmed, qui s’est achevée en mai dernier aux États-Unis, et des épisodes de The Outpost. Bref, c’est une chaîne qui diffuse des séries sympas.

En plus, dans les conventions et salons, ils ont toujours des stands super-originaux et des goodies géniaux. Ils m’ont manqué en octobre quand on n’a pas eu de Comic-Con, parce que ça fait quelques années que je m’approvisionne chez eux de sacs en toile, gobelets en plastique (mon dernier s’est troué suite à un choc, c’était le drame de mon déménagement) et tours de cou. Je vous aime, Syfy.

Bref, regardez Resident Alien, regardez les programmes Syfy ! Et rendez-vous dans la soirée pour la critique complète du premier épisode, évidemment !

Films vus en 2020 #59

Salut les cinéphiles,

Allez, à deux sagas près qu’il faudra que je finisse en 2021 et à un autre film près dont j’attends la sortie française, cette fois, ça y est : on se retrouve aujourd’hui pour les derniers films vus en 2020. Et pour marquer l’occasion, l’article compile quatre films que j’ai adoré, et même deux qui sont de vrais coups de cœur, histoire de bien terminer l’année !

Soul

Non, ce n’est pas celui-ci qui sera un coup de cœur, même si tout le monde semble l’avoir survendu à sa sortie sur Disney +. Il faut dire que ça faisait du bien, beaucoup, de retrouver enfin le chemin du cinéma dans nos cœurs. J’ai vu plein de films en 2020, mais ça n’avait pas la même saveur que celui-ci, et je ne sais toujours pas expliquer pourquoi !

Peut-être que ça m’a aidé de le voir le jour de Noël – une excellente idée marketing de leur part, franchement – à l’aide de mes enceintes Bluetooth obtenues en cadeau, peut-être que c’est parce que je l’ai vu dans une ambiance parfaitement adaptée de guirlandes LED aux couleurs du film, ou peut-être que c’est le côté jazz, mais je me suis retrouvé transporté par ce film. Et rien que pour ça, c’est un bon souvenir.

Malgré tout, ce n’est pas suffisant pour en faire un coup de cœur, parce que du côté de l’histoire, il était assez prévisible, tout de même. Pour un film Disney/Pixar, il manquait d’une chanson vraiment marquante, aussi. En revanche, gros coup de cœur pour la VF qui a eu la bonne idée d’embaucher Camille Cottin. Je l’ai appris en milieu de film à peu près grâce à Twitter – pendant une pause micro-ondes/tasse de thé, je vous rassure, pas pendant que je regardais – et ça m’a décidé à changer de langue en cours de route.

C’est quelque chose que je ne fais jamais, et je tiens à souligner la qualité de la VF ; même si j’aime aussi Tina Fey. Finalement, je retiens du film son humour et son beau message, mais c’était un peu répétitif après Vice Versa. Un très bon film, donc, mais j’en attendais plus.

Over the moon

Ce dessin-animé est sorti bien trop tôt à mon goût, car je l’ai toujours vu comme un film de Noël. J’ai donc voulu le 26 décembre, histoire de rester dans l’ambiance… et ce ne fut pas une déception du tout ! Vraiment, on n’est pas passé loin du coup de cœur pour cette histoire magnifique, avec beaucoup d’inclusion l’air de rien et surtout, surtout, des chansons !

Je les écoute encore ! Il y en a énormément, peut-être même un peu trop, et toutes sont entraînantes. Mieux encore, elles sont vraiment différentes les unes des autres. Le film m’a également marqué pour son esthétique et ses couleurs vives, multiples, magnifiques. Vraiment, c’est un film beau, que j’aurais aimé voir au cinéma pour vraiment en profiter. Mes guirlandes LED avaient beau clignoter de toutes les couleurs, elles n’arrivaient pas à suivre la cadence du film.

Côté histoire, j’aime beaucoup que le film s’appuie sur des légendes en-dehors de celles que je connais. L’idée du voyage vers la lune fonctionne bien et le périple est sympathique. Là encore, le dessin-animé est prétexte à un beau message. Concrètement, je l’ai largement préféré à Soul ! Et il est disponible sur Netflix, donc n’hésitez pas : il n’a rien d’un film de Noël, il est juste très chouette et j’aime garder des films de qualité pour cette semaine-là !

Closet Monster

Je ne sais pas comment je suis passé si longtemps à côté de ce film, mais ce fut un coup de cœur. Ce n’est pas son histoire qui me fait dire ça, parce que je n’ai pas été 100% convaincu par ce personnage gay dans le placard – et vous comprendrez facilement le titre du film, du coup. En revanche, le combat qu’il mène contre ce monstre ? Délectable, parce que je suis un fan de Buffy qui est capable de reconnaître les fans de la série.

Oui, le producteur et scénariste du film est un grand fan, et ça se sent tout de suite. Les références à la série sont nombreuses dans le choix des décors, des plans, de la manière de filmer et même dans l’humour. Certes, le film n’est pas exceptionnel, mais il est un coup de cœur parce qu’il m’a rappelé ce que j’aimais regarder, avec un petit feel années 90 et l’ambiance de la série, vraiment maîtrisée et présente.

Ainsi, tout le combat va se jouer à coups de métaphores. C’est plus ou moins habiles, en revanche, et le film n’atteint pas la qualité de la série ; mais j’en suis également ressorti avec de nouvelles chansons dans ma playlist…

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Isa Pa, with feelings

C’est l’avant-dernier film vu en 2020, j’ai parlé du dernier la semaine passée, et je regrette vraiment qu’il ne soit pas le dernier, parce que c’était exceptionnellement bon comme film pour terminer une année si compliquée !

Petite romance toute mignonne, le film propose de suivre la vie d’une architecte en devenir, Isa Pa, qui va croiser quelque peu par hasard le chemin de son voisin, qui est malentendant et ne communique que par langage des signes. En très peu de temps, nous suivons donc cette relation qui balbutie et fait face à de nombreux obstacles de communication… mais aussi aux obstacles plus classiques, comme le passé et les doutes.

C’est incroyablement cheesy, reposant et avec une musique entêtante qui ne manquera pas de vous faire fondre pour ces deux personnages. En revanche, si le film est sur Netflix, il n’y avait pas de sous-titres français quand je l’ai regardé, alors ce n’est peut-être pas à la portée de tous. Pourtant, il mérite vraiment d’être vu, je ne peux que vous le recommander, parce que lui aussi est un spectacle visuel, une petite claque et une romance vraiment maîtrisée !

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