Club de Cuervos (S03)

Synopsis : La saison 2 se terminait sur une jolie promesse pour la suite, puisque Chava et Isabel devenaient co-propriétaire du même club, en première division à nouveau. Il y a fort à parier que le frère et la sœur vont s’entretuer à la tête de ces nouveaux cuervos. Mary-Luz s’était barrée après s’être confronté à Chava, Potro était blessé, Aitor avait aidé Chava à racheter le club, Felix avait trahi les Iglesias pour mieux se retrouver à leur botte après le rachat par Aitor et Chava… Il démissionnait donc, pendant que Potro demandait Julie en mariage, sur le tournage d’un porno. Oh, oui, c’était le bordel.

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Pour commencer, mon week-end en séries est définitivement bien polyglotte puisqu’après le portugais de 3% hier, je me lance dans l’espagnol avec cette saison 3. Cela fait plus d’un an que je l’attendais et je suis super impatient d’enfin découvrir la suite des aventures de mon club de foot préféré – ce n’est pas compliqué pour eux en même temps, je ne regarde pas le foot.

La saison 2 s’était d’ailleurs plus recadrée sur le foot avec les histoires entre les différents clubs et les matchs résumés en 5 minutes. J’espère que ça continuera dans cette optique, car ça leur réussissait vraiment bien.

Comme l’an dernier, il n’y a que dix épisodes à savourer dans cette saison, autant dire que ça m’occupe tout un dimanche et qu’il faut ensuite attendre un an, en espérant un renouvellement de la série.

Oui, je dis ça avant même de commencer la saison.

Note moyenne de la saison : 17/20

01Épisode 1 – La tercera generacion – 17/20
Cuervos Negros Salvajes de Nuevo Toledo (FC).

Les premières secondes me replongent immédiatement dans la série et son ambiance avec les premières notes du générique. Que j’aime cette série et Nuevo Toledo, que je n’aime pas trop ce flashback qui me laisse perplexe.

On y a pourtant le droit tout l’épisode et il faut se rendre à l’évidence, cela aura une incidence sur le présent. Nous voyons donc le père d’Isabel et Chava se lancer dans la parfumerie.

Dans le présent, nous retrouvons les Iglesias frère et sœur faisant équipe pour la réouverture de la savonnerie, en compagnie de l’insupportable cousin. Très vite les problèmes entre le frère et la sœur ressurgissent, que ce soit pour couper le cordon, choisir le nouveau nom du club ou pour savoir qui aura le bureau du père. J’adore, l’humour est excellent dans cette série, même si c’est toujours très simple.

Isabel et Chava ne réussissent pas à garder le stade et s’engueulent, devant Hugo Sanchez et Carmelo, faisant tout ce qu’ils peuvent pour plaire à leurs patrons. Est-ce que c’est un ship ? Peut-être. Nous les voyons sympathiser, Hugo Sanchez racontant sa vie absolument terrifiante : il avait une coloc de 90 ans, avec qui il a couché quand il avait 14 et elle 80. Et ce n’est que le haut de l’iceberg, c’est géant autant que gênant.

Tout cela ne décourage pas Carmelo de demander une place dans la colocation… Qui est en fait une maison de retraite. Je ne sais pas où les scénaristes vont nous chercher ça, mais c’est excellent.

L’avantage d’avoir un ennemi commun, c’est que ça unit le frère et la sœur. Rafael cite Walter Bazaar pour convaincre les dirigeants du club qu’il faut lâcher le club. Cette écriture de la série m’avait vraiment manqué, avec des running gags excellents. Les Iglesias doivent se mettre d’accord sur tout un tas de choses et j’aime que les scénaristes ne traînent pas à aller sur ce terrain-là, avec des ententes improbables entre eux. Ils auraient pu faire le choix de tout changer dans l’entre saison, mais non, nous assistons à l’entre saison.

À remuer ciel et terre pour récupérer le stade, Isabel et Chava risquent un retour en deuxième division, ce qui fait qu’ils ont besoin de l’appui des médias pour récupérer le stade. C’est excellent : un montage rapide nous les montre s’arranger pour récupérer le Nido Negro. Le gouverneur cède sous la pression publique, mais comme sa femme n’est pas d’accord, ce n’est que le début de la merde pour eux.

Effectivement, le gouverneur change d’avis, ce qui énerve Chava qui fait une nouvelle déclaration publique contre celui-ci. Énervé, le gouverneur fait cesser les activités Iglesias. Aussitôt, l’oncle d’Isabel et Chava décide… de retirer son financement de l’équipe. Outch.

Le seul problème de cet épisode se déroulant dans l’entre-saison, c’est que les joueurs mettent trop de temps à débarquer ; se contentant d’une interview pour réclamer le stade. La politique est très clairement au cœur de la saison avec un cliffhanger étonnant : Chava décide de se présenter au poste de gouverneur. Excellent.

02.jpgÉpisode 2 – El Tratado de Versailles 14 – 17/20
No voy a prostituar mi camiseta

Les flashbacks reprennent dans cet épisode. C’est bien dommage, car ça ralentit le rythme de la série je trouve. Cela permet de découvrir que le père avait le même caractère que Chava. Nous assistons à sa rencontre avec Gloria et à la manière dont il a monté son business. Je dois avouer que ça ne me passionne pas vraiment.

Les Iglesias recherchent désormais un nouveau stade et ça provoque là encore des remous : ils ont surtout des problèmes d’argent. Comme toujours, Chava revient avec une proposition qu’il ne connaît que trop bien : il propose l’achat d’un joueur européen plus que reconnu, Pizarro. Un Aitor bis ? Isabel n’est pas fan. Les disputes reprennent et cette fois Rafael n’en peut plus. Il emmène le frère et la sœur… en thérapie de couple. L’idée est juste brillante, mais cette fois-ci plus attendue.

Pizarro est introduit comme le sont tous les gros joueurs dans la série : c’est une tête brûlée à qui tout est dû. Il s’entend bien avec Rafael et accepte donc de venir jouer pour les Cuervos. Cela permet à Isabel et Chava d’avoir un coup de fil sans s’engueuler.

Nous retrouvons enfin les joueurs dans cet épisode, mais ceux-ci s’inquiètent précisément de ne plus être joueurs pour l’équipe. Ils n’ont reçu aucune proposition alors que la saison approche. La nouvelle de l’arrivée de Pizarro fait rapidement le tour des joueurs et Hugo Sanchez aggrave la situation en contactant Cuau pour que tous les joueurs se ramènent à une soirée de bienvenue pour Pizarro.

Bien évidemment, Chava fait n’importe quoi, il devait se tenir à l’écart des joueurs et ça aurait probablement été mieux. La soirée part en vrille à l’arrivée d’Isabel Cantu. La soirée n’était déjà pas au top au début, avec de l’alcool à flots. La bagarre est la goutte d’eau pour Pizarro qui décide de ne plus jouer avec l’équipe, ni de travailler avec Chava. Bref, il veut démissionner avant même de commencer.

C’était sympa de retrouver l’ambiance de fête de la série et de voir le profil de Pizarro totalement différent de celui des joueurs habituels de la série. Le cocktail est explosif, mais je ne suis pas sûr que ça mène vraiment quelque part.

Rafael remue ciel et terre pour le garder, mais ce n’est pas gagné. Il transfère Tony, vire Cuau et fait tout pour garder Pizarro. Je ne suis pas sûr d’être d’accord avec cette décision. C’est probablement la meilleure pour le club, mais pas pour le club, ni la série.

Cet épisode voyait aussi Hugo Sanchez monter en galon, je me demande comment ça évoluera tout ça. Il y a de bonnes perspectives pour les huit épisodes restants, surtout que Rafa a clairement des choses à cacher à Mexico. Isa a la mauvaise idée de s’y rendre et de le découvrir en charmante compagnie. Son premier réflexe ? Elle vire Rafa. Moi, je m’énerverai avant, mais admettons.

03.jpgÉpisode 3 – La Pedaceria – 18/20
Empieza con « Pi » y termina con “zarro”.

Moisés est de retour dans la série ! Je ne m’y attendais pas et c’est génial de le revoir. Il a tout de même 33 ans, mais ne veut toujours pas partir en retraite. Il vit une vie de rêve et de fêtes, ce qui est cool bien sûr, sans pour autant être ce qu’il souhaite.

Isabel débarque en pleine réunion entre Fede et Chava pour leur annoncer qu’elle a viré Rafa. Cela ne les empêche pas d’aller à Acapulco pour annoncer l’arrivée de Pizarro dans l’équipe. Le truc, c’est que Rafa étant viré, Pizarro ne vient plus. Et par conséquent, aucun joueur ne veut venir dans l’équipe. C’est depuis l’avion qu’ils apprennent la nouvelle, et c’est une des meilleures scènes de la saison, car tout part en vrille en quelques minutes. Après deux épisodes à les voir gérer, c’est frustrant.

Arrivés à Acapulco, les Iglesias cherchent un moyen de sauver leurs fesses, comme toujours. Ils revendent Potro – mais celui-ci est toujours blessé.

Potro passe voir Julie sur son tournage pour récupérer des dopants, puis demande à Hugo Sanchez de l’aider dans une scène à mourir de rire.

Rafa appelle tout de même Isa pour s’excuser par rapport à Pizarro. C’est au beau milieu du salon qu’Isa a droit à ses explications. En voulant trouver un endroit calme, elle s’enferme en-dehors du salon. Bien joué. Quant aux explications de Rafa, elles n’ont rien d’original, évidemment.

Le coup de téléphone est on ne peut plus stressant : Isabel l’écoute à peine car elle doit trouver un moyen de retourner dans le salon. Le problème, c’est qu’elle oublie son badge et fait deux fois le tour du bâtiment. Pendant ce temps, Chava est incapable de comprendre ou signer les contrats. C’est une journée de merde de plus pour les Cuervos qui se retrouvent à embaucher non pas les joueurs étrangers comme ils voulaient, mais les joueurs mexicains.

C’est plutôt marrant car tous les joueurs finissent par venir les voir pour obtenir une place. Ils se retrouvent avec une équipe médiocre. Quant à Potro, il est vendu pour 600 000$, mais le médecin qui l’a examiné réclame la moitié de la somme.

Avec tant d’emmerdes, le frère et la sœur se retrouvent de nouveau à s’engueuler avant que Chava comprenne que sa sœur a surtout besoin d’amour.

Le duo Isa/Chava a toujours été au cœur de la série, mais cette saison est excellente car elle ne vise qu’à les rapprocher enfin. Le vrai problème, c’est qu’on n’a plus Mary-Luz et que les joueurs sont énormément laissés de côté. Si les épisodes sont super bons et drôles, ça devient frustrant à force de ne pas voir la moitié du casting et de suivre l’embauche de plein de nouveaux personnages. Dans les bonnes nouvelles, Cuau n’est finalement pas viré et Moisés se fait avoir par Eliseo qui accepte de le refiler aux Cuervos pour qu’il joue en équipe nationale. Il leur reste au moins deux bons joueurs comme ça.

04.jpgÉpisode 4 – ¿Por placer o negocios? – 16/20
Vete de aqui por favour.

La série a l’excellente idée de repartir trois ans en arrière et ça fonctionne à merveille : lors du pilot, Chava avait menacé un journaliste, Jose Luis Lavalle, de détruire sa carrière et son visage s’il sortait les photos d’une soirée trop arrosée (on va dire ça comme ça) avec ses joueurs. Bien sûr, maintenant qu’il se lance en politique cette intrigue se devait de revenir sur le devant de la scène.

Cela fonctionne car nous voyons rapidement la vie du journaliste en question : il a nourri sa haine de Chava pendant trois ans, sa démission ruinant sa vie et le faisant divorcer, allant même jusqu’au point où il envisage le suicide. Par chance pour lui, Chava lui donne une chance de se venger.

Du côté des Cuervos, nous voyons enfin les joueurs. Cuau et Moisés sont heureux de se retrouver et le montre à leur manière : Moisés est en pleine dépression. Les nouveaux joueurs promettent de bonnes blagues : Benito « El zombi » avec son souffle au cœur, Axel Carmenara, fils d’un joueur connu qui a une tête plus grosse qu’Aitor, Julito Cervera et ses problèmes de morsure ainsi qu’El Pepenador, éboueur sont tous présents pour une fête de présentation qui se termine sur un échec de communication avec deux corbeaux refusant de s’envoler.

Par conséquent, les médias investissent beaucoup moins sur cette équipe à rabais. Chava lance une stratégie de concurrence entre les chaînes pour obtenir la meilleure offre possible. Le problème avec son plan, c’est que le journaliste devenu bloggeur revend les photos de la soirée d’il y a trois ans et qu’il est forcé de lâcher Isabel en plein milieu du plan pour gérer cette crise.

Elle est alors forcée de flirter avec le directeur de la chaîne qu’elle rencontre, ignorant tout du scandale. Il n’empêche qu’elle vient juste de se séparer de Rafa, donc elle culpabilise de draguer un autre homme. Sa meilleure amie la rassure, lui rappelant qu’elle est libre et qu’elle s’est fait tromper par Rafa, certes, mais au moins qu’il couchait avec une femme, pas un homme comme son mari. La blague passe à merveille, c’est génial.

Isabel finit par accepter une offre ridicule et couche avec le patron de Maxivision. Pendant ce temps, le parti conservateur au nom duquel Chava se présente prend mal l’apparition des photos, bizarrement, et lui laisse 48h pour trouver une solution. Pas évident.

Le lendemain, Isabel engueule Chava qui l’a laissé tomber, mais lui aussi a beaucoup à reprocher à sa sœur concernant la photo normalement enterrée. Finalement, Chava fait appel à Patty pour redorer son image et ça fonctionne super bien.

Isabel accepte une meilleure offre media que Maxivision, celle de Televisol. Frustrée, elle retourne auprès de Javier de Maxivision, pour tenter de récupérer le coup. Il le prend super mal, forcément, et contacte la concurrence pour raconter les pratiques douteuses d’Isabel. Autant dire que ça finit mal pour les Cuervos, laissés sans contrat télé.

Pendant ce temps, Cuau et Moisés partent à la recherche d’une soirée organisée par Rafa Marquéz.C’est une drôle de soirée avec tout un tas de joueurs : le but ? Organiser un syndicat de joueurs pour contrer les pratiques crapuleuses de la Ligue : le mouvement #10/8 est en marche. Moisés ne veut pas en entendre parler, mais Cuau suit le mouvement à fond, essayant de convaincre

Il y a toujours un bon humour dans la série, entre les mimiques désespérées d’Isabel et les contrastes violents voulus entre les joueurs à succès et les joueurs de rue. Le Mexique, quoi. Certes, le budget effets spéciaux n’est pas au point, mais ça participe à l’humour de la série, je trouve, leur photomontage cheap me font toujours sourire.

L’épisode était plus lent je trouve et j’ai légèrement moins accroché. N’empêche que ça reste intéressant à suivre et que le cliffhanger est aussi marrant que surprenant : Chava est recontacté par Isa Cantu qui lui propose un rencard.

05.jpgÉpisode 5 – El regreso a casa – 16/20
Pues yo soy Aladino, güey, y estoy a punto de meterte mi lampara hasta que salga el genio.

Un rencard ? Que je suis gentil ! Isa Cantu veut juste coucher avec Chava (ils ne me simplifient pas la critique à l’appeler Isa aussi purée, mais ils en jouent aussi) au beau milieu du salon familial… ignorant que son père les observe. Ce fou rire que j’ai eu !

À 29 jours du match d’ouverture, les Cuervos n’ont pas de contrat télé, de sponsor, de stade, de supporters ou de subventions. Ou de joueurs. Ou de Rafa. Ou d’oncle Luis pour lui demander de l’aide. Par chance, ils ont un Chava qui couche avec une fille de riche et un riche qui, même s’il l’a menacé avec un joli couteau, semble bien l’aimer. De là à demander de l’argent, il n’y a qu’un pas qu’il franchit sans hésiter. Terrifiant comme idée.

Du côté de l’entrainement, ça ne se passe pas à merveille. Moisés prend mal de se retrouver dans une équipe si amateur. C’est plutôt marrant à voir. Il est pourtant censé être le capitaine, mais ça ne le motive pas à fond

À 25 jours, ils apprennent qu’Adidas n’a pas envoyé les maillots, mais ils signent avec les Cantu. L’argent coule à flots, quitte à devoir envisager un mariage avec Isabel, ou faire d’Isabel la stagiaire d’Isabel. C’est à mourir de rire, surtout quand Isa Cantu se pointe à moitié à poil pour son premier jour et que Carmelo ne s’en remet pas. Je ne sais vraiment plus quoi faire des personnages de Carmelo et Hugo Sanchez côté romantique, je dois dire, mais ils me font tellement rire.

À 19 jours, l’entraînement est toujours une catastrophe et les investisseurs sont frileux, malgré l’appui de Cantu. Il faut dire que Moisés ne donne pas envie : Chava tente donc de recoller les morceaux avec lui, morceaux brisés par Aitor à l’époque. Ce n’est franchement pas gagné.

Pour rassurer les investisseurs, il faut remplir les stades ce qui n’est pas gagné non plus vu la méthode d’Isabel pour les remplir. J’ai plus confiance en Isa Cantu et sa nouvelle mascotte, déjà, même si elle semble gagner la confiance de Chava beaucoup trop rapidement. Ils font un joli couple, mais ça me rend suspicieux malgré tout. Sinon, Adidas refuse de faire les maillots des Cuervos, l’équipe ne méritant pas le sponsorat selon la marque. Bim.

À 17 jours, la série nous révèle que Isa Cantu doit prendre des médicaments, ce que son père surveille de près. Voilà, rien n’est fait pour qu’on la sente sérieusement.

À 15 jours, Isabelle apprend la vérité sur Adidas à Chava. Tout part en vrille : Moisés se bat avec le reste de l’équipe. Comme toujours dans les séries, toucher le fond permet à Chava et Isabel d’avoir des idées pour relancer l’équipe. Le problème, c’est que de son côté, Isa Cantu change la mascotte et prend les appels d’Isabel en se faisant passer pour elle, ce qui hurle au massacre.

Le jour du match, l’équipe s’apprête à jouer avec les anciens maillots scotés pour cacher les logos Adidas qui se fait une pub de dingue dans cet épisode. Isabel débarque à temps avec les maillots, mais est confrontée à un insupportable Moisés. Dire qu’il me manquait l’an dernier, il est juste un gros chieur dans cette saison. Cuau récupère le brassard de capitaine et l’on joue enfin au foot dans cette saison. Ce fut long à venir quand même.

Finalement, la mascotte d’Isa Cantu est parfaite… mais elle ne plaît pas trop à Isabel. Forcément. J’espère qu’elle ne va pas redevenir super chiante pour si peu.

06.jpgÉpisode 6 – Nuestro Cuau – 15/20
Nadie me esta llenado la cabeza de mierda. La tengo completamente vacia.

C’est reparti pour un flashback, en 1979. Je n’aime pas du tout cet ajout de la saison 3 et j’avais même déjà oublié qu’ils nous embrouillaient avec ça cette année. Maintenant que tout va bien dans le présent, il faut sûrement un truc passé pour leur péter à la gueule. Cet Iglesias du passé passe donc un deal avec un amérindien, qui l’arnaque à chaque fois plus. Du coup, il finit par le tuer. Tout simplement.

La série reprend au troisième match de la nouvelle équipe et cette fois Isa Cantu parle clairement de « son équipe ». Il n’en faut pas plus pour énerver Isabel, mais par chance pour elle ce n’est pas terminé : Cantu père demande à Isabel de former son Isa, qui doit devenir son ombre.

La journée ne fait que commencer pour Isabel qui découvre ensuite le mouvement #10/8 de Cuau. C’est mal barré.

Isabel ne supporte plus Isa Cantu alors qu’elle fait plutôt du bon boulot (que ce soit sur snap ou Tinder… j’aimerais que la série fasse un aussi bon job sur snapchat) et doit gérer aussi le problème Cuau, qui paraît drôlement bon.

Suite à l’action de Cuau, les deux Isabel sont appelées à un conseil pour virer Cuau, mais ce n’est pas le plan de la Iglesias bien sûr. Isa Cantu est là pour écouter sans rien dire, mais comme elle connaît tout le monde et qu’Iglesias s’en tire super mal, je m’attendais à voir la jeune réagir bien plus vite. Finalement, elle attend d’être en voiture avec Isabel pour en parler et tenter d’imposer son pouvoir. Cela ne plaît toujours pas à Isabel, mais en même temps, je la comprends, je n’aurais pas envie non plus de virer Cuau à sa place.

Pendant ce temps, la campagne politique continue. Chava est officiellement contre Beatriz Diaz Gomez, mais les intentions de votes sont plutôt en sa faveur malgré tout. Il n’empêche que la politique est un boulot compliqué. Le tournage de son spot publicitaire est une vraie torture pour lui.

Beatriz aide le journaliste qui déteste Chava à trouver des informations sur la famille. Ça craint complétement, vu le flashback du début d’épisode.

Chava apprend tout de même par Isa Cantu que sa sœur s’oppose à la ligue et ça ne lui plaît pas du tout. Cela nous conduit bien sûr à une nouvelle dispute entre le frère et la sœur, suivi d’une dispute entre Hugo Sanchez et Carmello, à propos de leurs patrons. C’est tout de même bien écrit car la dispute est aussi fluide entre eux qu’entre leurs patrons, à la différence qu’eux sont en maison de retraite. Ils finissent par tomber d’accord que le problème est Isa Cantu. La pauvre, décidément !

De son côté, Cuau continue son délire de 10/8 et se fait virer comme un malpropre par Chava grâce à Cuervy, la mascotte mise en place par Isa Cantu. Le problème, c’est que sans Cuau, l’équipe part effectivement en vrille comme l’avait prévu Isa. C’est une défaite qui survient pour les Cuervos au match suivant, au grand désespoir d’Isa Cantu. Isabel Iglesias roule sur cette pauvre mascotte et Jose Luis Lavalle poursuit son enquête qui le mène à l’avenue Salvador Iglesias. Sacré cliffhanger.

Tout cet épisode paraissait être une sacrée transition et je ne sais pas bien vers quoi on se dirige désormais : l’équipe ne ressemble vraiment plus à ce qu’elle était en saison 1, le frère et la sœur sont de nouveau ennemi et Isa Cantu amène son lot de problèmes.

07.jpgÉpisode 7 – Iglesias y Estado – 16/20
Soy TU Messi !

L’épisode débute onze semaines avant l’élection avec un Chava qui renie ses vraies idées, prétend vouloir réunir l’Église et l’État et être heureux d’embrasser des bébés qu’il fait ensuite tomber à terre. Merveilleux.

Cette intrigue de campagne politique éloigne un peu trop Chava je trouve et c’est dommage, même si Isa Cantu est là pour prendre son rôle. Lui est trop préoccupé par la politique et par son oncle qui ne reçoit plus de subventions. Il se lance donc dans une campagne d’improvisation où il promet l’impossible et, bizarrement, ça fonctionne bien comme par hasard. Un calvaire pour son directeur de com.

La série nous ajoute un vloggeur politique qui fait de Chava un Trump bis et c’est à mourir de rire. Chava est alors obligé d’écouter son directeur de com, et il était temps car nous en sommes désormais à 9 semaines de l’élection. L’épisode se déroule bien vite dans sa chronologie, pas le temps de s’ennuyer, contrairement à Chava qui finit par criser dans sa campagne et foutre une baffe à Hugo Sanchez pour tuer une mouche. C’est tout de suite le buzz sur les réseaux sociaux.

Pour se rattraper, à huit semaines de l’élection, il demande à Hugo Sanchez de le frapper. Tout ça lui permet de… conserver son avance dans les sondages, celle qu’il avait avant de commencer.

Dans les stades, les supporters réclament Cuau, ce qui fout tout le monde dans la merde, alors que les joueurs continuent de perdre en l’absence d’un meneur. Isa Cantu ne se démonte pas de sa décision, mais lorsqu’elle croise Rosalinda, une « amie », et Manuel, son ex. Elle essaye de mener son jeu comme elle peut et fait des déclarations qu’elle risque bien de regretter.

Isabel et Fede se lancent en quête d’un nouveau meneur sans parvenir à en trouver un. Les entretiens d’Isabel avec l’équipe sont hilarants jusqu’à ce Moisés demande à ce que Fede soit viré et qu’Isabel découvre qu’Isa Cantu a modifié le nom de l’équipe sur les réseaux sociaux, virant Nuevo Toldo. Les deux se lancent dans un nouveau conflit hilarant, Isabel étant larguée concernant internet.

Fede et Isa décident donc d’envoyer tous les joueurs de psy en thérapie, comme ça a bien fonctionné pour les dirigeants lors du traité de Versailles. La scène est marrante et développe enfin les nouveaux joueurs, qui apprennent à se connaître.

Pendant ce temps, Moisés traverse une nouvelle crise d’égo quand il comprend qu’il est mis de côté dans l’équipe nationale. C’était un peu obligatoire, ça. Il passe ainsi une journée à ne servir à rien dans un tournage de publicité, mais continue de faire sa mauvaise tête avec le reste de l’équipe.

Caua découvre subitement qu’il n’a pas d’agent maintenant qu’il en a besoin. Celui qu’il pensait être son agent a toujours été une imposture et il se retrouve dans la merde… Il devient ainsi chauffeur de taxi.. et décide d’accepter une interview radio pour accuser la ligue et les Cuervos. Ca va saigner.

De son côté, Rafael accepte une interview du bloggeur, Jose Luis Lavalle, dans laquelle il défend Isabel. Jose Luis ne se laisse pas démonter pour autant et continue de creuser, alors que Isa Cantu n’améliore pas la situation du club non plus. Isabel veut la virer, mais bien sûr le père Cantu refuse et lui fait savoir. Elle manipule totalement son père la petite.

C’est finalement le Zombie qui décide de prendre la position de leader après un nouveau refus de Moisés qui fait bien trop de merde cette année. Évidemment, ce qui devait arriver arriva : le Zombie réussit à faire gagner le match aux Cuervos, mais il le paye de sa vie. Son souffle au cœur le rattrape. Cette violence…

Beaucoup de perspectives pour foutre la merde dans les épisodes à venir.

08.jpgÉpisode 8 – Puebla – 16/20
Y necesitas descansar, un break ?

12 semaines de matchs, une crise cardiaque et… huit points. Tous les joueurs passent donc devant Moisés pour s’écraser, en compagnie aussi de Fede. Et cela suffit. Ils font quand même s’excuser aussi le Zombie, désormais en fauteuil pour s’en remettre. Cela suffit à ce que Moisés fasse remonter l’équipe dans le classement. Oui, mais…

La pub Corona est diffusée à la télé, et il découvre qu’il n’en fait pas partie, entouré du reste des Cuervos qui se moquent aussitôt de lui – et il y a de quoi, vu comment il les a traités. Après sa crise cardiaque, le Zombie n’a que quelques semaines d’arrêt et reprend déjà.

De son côté, Cuau accepte une interview dans laquelle il charge comme prévu la ligue. Il reprend son boulot de chauffeur Uber où on lui propose un poste politique. La vie lui sourit. Le voici qui se lance dans la campagne pour le poste de gouverneur à six semaines de l’élection.

Pendant ce temps, la campagne politique repart donc de plus belle. À sept semaines, Chava pète un câble et décide de retourner à Nuevo Toledo, alors même qu’il est en train de perdre dans les sondages. Son retour ne peut se faire dans le calme, puisque les retrouvailles avec Isabel sont évidemment loin d’être calmes.

Carmelo appelle Hugo Sanchez à la rescousse. Les deux mettent au point un plan pour envoyer en thérapie le frère et la sœur. Cela fonctionne, mais c’est sans compter sur Isa Cantu qui lui retourne le cerveau pour lui montrer que Puebla est une bien meilleure ville que Nuevo Toledo. Ah heureusement qu’il devait lui parler pour lui faire entendre raison. C’est tout l’inverse qui se produit et Chava tombe amoureux de Puebla. Il se fait toujours mener en bateau par les nanas.

La vie de Moisés, à l’image du club, est loin d’être un fleuve tranquille et il continue d’être ridiculisé par l’équipe nationale. Il n’est pas sélectionné pour jouer contre l’Uruguay. En pleine déprime, c’est Isabel qui finit par le convaincre de reprendre du poil de la bête et d’aller jouer. C’est une nouvelle victoire pour l’équipe, grâce à la présence de Moisés, redevenu capitaine.

L’épisode ose aussi repartir dans un nouveau flashback, cette fois pour introduire la mère de Chava. La mère d’Isa est loin d’être stupide et comprend tout de suite les choses. Les engueulades sont violentes et se font à portée d’oreilles d’une Isa bien mal castée niveau ressemblance. Salvador quitte donc femme et fille quand il apprend que sa maîtresse attend un garçon. Sympa, pas étonnant qu’Isa soit aussi frustrée de la vie.

Il faut dire qu’elle n’est pas aidée par son demi-frère qui laisse Isa Cantu faire sa pub des Cuervos de Puebla et lui ruine la victoire.

09.jpgÉpisode 9 – Inocencia Interrompida – 18/20
Hora de crecer, Simba.

À 5 semaines des élections, Chava perd encore des voies dans les sondages. Hugo Sanchez et Carmelo arrivent ensemble au travail, craignant qu’on ne les voie ensemble, ce qui est beaucoup trop drôle. Ce sont eux qui se font engueuler par le directeur de communication de Chava, mais en même temps celui-ci n’en a plus rien à faire de la campagne.

Il en parle à son futur beau-père qui lui conseille de tout arrêter car c’est bien plus simple. C’est amusant cette relation entre eux. Chava a clairement trouvé un père de substitution dans l’affaire. Isa apprend alors de Carmelo que son frère s’est retiré de la course. Franchement, tant d’épisodes sur la campagne pour en arriver à ça, c’est frustrant.

Isabel reprend ses bonnes vieilles habitudes de stalkeuse grâce à Carmelo et s’intéresse à la vie d’Isa Cantu, découvrant l’existence de Manuel et Rosalinda. Elle s’occupe donc de contacter cette dernière pour avoir des informations, forcément.

Elle révèle tout à Chava en thérapie, où la psy prend le côté d’Isa si l’on peut dire, mais ça ne sert pas à grand-chose. En effet, même si la psy a la même analyse que moi concernant son beau-père, c’est fou, il décide de demander Isa Cantu en mariage dès le lendemain. Chava et la précipitation, c’est toute une histoire.

Il s’enfuit donc énervé de chez la psy et demande à Hugo Sanchez de se débrouiller pour qu’il ne voit plus Isabel au bureau, pour qu’il réserve une table dans un restaurant chic et surtout pour ne pas se confier à son petit ami Carmelo. Hop, ça s’est fait. La relation entre ces deux-là est tellement floue en même temps. C’est une bonne trouvaille de cette saison, je ne me souviens pas que c’était aussi ambigu l’an dernier.

Isabel se retrouve donc déprimée et seule chez elle. Elle appelle Javier, couche avec et découvre qu’il s’est remis avec sa femme après coup. Bim, retour de la dépression et elle décide enfin de parler avec Rafael. J’ai cru que nous n’aurions jamais droit à cette scène entre les deux. Il est bon de les voir enfin communiquer, surtout que j’adore le personnage de Rafael. Ce qu’il dit est loin d’être faux, j’aime beaucoup l’analyse censée qu’il a de son couple. Oui, parfois il faut aimer pour être aimé, et c’est tout le problème d’Isabel.

Cette séparation du couple est un déchirement, tout simplement, alors que de son côté, Chava organise sa demande en mariage. Le problème, c’est qu’Isabel reçoit un mail d’Armando Cantu destiné à sa fille. Décidément, c’est une manie de confondre les deux Isabel, j’adore.

J’adore moins le contenu du mail qui révèle que Chava est bien manipulé par Isa Cantu et Armando. Il est en pleine demande en mariage sur Periscope, c’est donc trop tard pour qu’Isabel le prévienne. La demande en mariage se déroule sans problème, mais quelques secondes plus tard, Isabel parvient à informer Hugo Sanchez de ce qu’il se passe. Celui prévient Chava et la scène qui suit est tout simplement déchirante.

Sans grande surprise, Chava se débarrasse à son tour d’Isa Cantu. Celle-ci ne le supporte pas et termine en crise de nerfs, hurlant qu’elle ne veut pas retourner en hôpital psychiatrique et confondant Chava avec ManueL. Triste, surtout que je m’étais attaché à Isa Cantu. Et en plus, Armando va clairement très mal vivre ce que Chava fait à sa petite fille, donc je ne donne pas cher des Cuervos pour la fin de saison.

10.jpgÉpisode 10 – El Corazon de Nuevo Toledo – 20/20
– Y ahora le quieren quitar lo unico que para elle tiene un proposito.
– No, pero nadie le va a quitar el iPhone.

Comme si les histoires avec les Cantu ne suffisaient pas, Jose Luis Lavalle retrouve l’emplacement de la tombe de l’amérindien tué par Salvador Sanchez grâce aux confessions de la femme de son homme de main (ce dernier avait été payé pendant des années, jusqu’à la mort de Salvador ; comme ça s’est arrêté, elle n’a eu aucun remords à tout lui raconter – et moi, j’ai oublié de le raconter dans ma critique).

Chava revient au bureau complétement dépité et s’excuse auprès d’Isa qui a la grandeur de faire de même après l’avoir traité de bâtard dans l’épisode précédent. Ce n’est qu’une petite étape de tout ce qu’il reste à faire dans l’épisode : Chava décide logiquement de reprendre la campagne électorale et Armando demande tout aussi logiquement un remboursement des frais engagés. Bien sûr, il abuse car il est en tort et accuse les Iglesias, mais bon.

Ces derniers ont trois mois pour sauver l’équipe, un mois pour l’élection. Pour rembourser, ils comptent sur le bonus des éliminatoires, mais pour l’avoir, les Cuervos doivent gagner quatre matchs, ce qui n’est pas encore fait quand même. Cela permet de revenir enfin au foot dans la série. Je ne suis pas très foot, je l’ai toujours dit (mais après tout Chava non plus), mais cette série en a besoin pour survivre à son meilleur et ça a manqué cette saison.

Rapidement, il est confirmé que l’équipe reste en première et Pepenador devient une star du foot en arrêtant tous les buts. La victoire fréquente des Cuervos fait remonter les intentions de votes en la faveur de Chava. Forcément, ce dernier profite du succès de Pepenador pour sa campagne. Pepenador est super drôle et il est bon de voir enfin les joueurs et les patrons unis.

Ils font même des vidéos de campagne ensemble. Le dernier match est ainsi décisif : forcément, les Cuervos sont contre les Tarantulas et l’enjeu politique est énorme. Du coup, les adversaires politiques de Chava en profitent et font disqualifier Pepedora car celui-ci n’a pas d’agent affilié à la FIFA. Et oui, il a l’agent de Cuau… C’est bien joué, on sent la saison écrite à l’avance quand même.

En revanche, les fonds verts ratés du stade lors de l’arrivée d’Isa et Chava, c’est dommage. Sans Pepenador, l’équipe doit être remaniée et tout se fait au dernier moment, surtout quand le gardien prévu craque. Par conséquent, le Zombie demande à revenir en attaque, malgré les risques.

Les scénaristes parviennent donc à créer un match plein de tension comme nous n’en avions plus vu depuis la saison 2, un match qui oppose Pizarro à Moisés et qui doit se terminer au mieux par un match nul des Cuervos, puisque les Iglesias n’ont pas d’autres solutions pour sauver l’équipe (et la ramener à Nuevo Toledo au passage).

Sans grande surprise, mais avec beaucoup de soulagement, Axel est un gardien excellent qui arrête toutes les balles et permet même au Zombie d’aller marquer le but décisif de la victoire. Que de stress, les amis !

Comme tout va bien, le coup bas vient de Jose Luis Lavalle qui retrouve le corps de Crispin Moreno, et je ne fais le lien que maintenant avec Manny, le chauffeur de Chava. Autant dire que si pour l’équipe tout va bien, c’est d’un coup la merde en politique. Cuau et Beatriz en profitent pour mettre des couteaux dans le dos de Chava.

Hop, à une semaine des élections, même Cuau passe devant Chava. C’est la merde et même Patty se fait avoir par Jose Luis Lavalle, la pauvre. Face à la catastrophe de ce qui se produit, les mères de Chava et Isa leur donnent rendez-vous pour tout leur expliquer. Au passage, Chava apprend qu’il est bien né d’un adultère alors qu’il s’était toujours cru prématuré. Pas facile.

Cette fin de saison est profondément dramatique et n’est pas sans me rappeler la fin de saison 1. Isabel retrouve le soutien de Rafa et elle en a bien besoin. Personne ne vient bosser au club et, cerise sur le gâteau, leur oncle leur apprend qu’il se barre à Dubaï. Il a peur de se faire arrêter pour complicité du meurtre… et leur donne toutes les infos dont ils ont besoin pour faire tomber Beatriz et son mari. Le père d’Isa et Chava n’était pas l’ange qu’on nous vend depuis le début de la série, évidemment. Il a en fait organisé du trafic et du blanchiment d’argent pendant des années avec le gouverneur actuel.

Cette bombe sur la mythologie de la série n’est qu’à moitié surprenante et permet au Cuervos de passer un accord avec Cuau. Pour lui permettre d’être gouverneur, il lui donne les documents, en lui demandant tout de même de ramener les Cuervos à la maison. Sacré merdier politique.

Le jour de l’élection arrive et tout le monde est sûr de voir Cuau gagner. Le gagnant l’emporte avec 60% des voix et est bien Cuau. C’est un sacré final qui permet au Cuervos d’avoir leur victoire. J’ai bien cru à une fin de série, mais non, la fin est intenable : alors que les Cuervos seront de retour à Toledo, Armando bloque les paiements des bonus sur lesquels comptaient Isa et Chava. Par conséquent, ils n’ont pas les fonds pour le payer… Outch.

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EN BREF – Une nouvelle année se termine déjà pour les Cuervos. J’ai aimé cette saison et espère une suite, j’espère que Netflix ne les lâchera pas. Cette année s’est beaucoup éloignée du foot et a mis plus de temps à se mettre en place, ce que je trouve tout de même dommage. La saison 2 avait su trouver un bon équilibre entre tout ça je trouve. Les coulisses sont sympathiques à suivre néanmoins et il y a toujours un excellent humour dans les répliques, les running gags et les mimiques des acteurs – je pense que ça aide que ce ne soit pas américain, pour une fois.

Je suis également très surpris de la prise de risques permanente de la série : moins de foot, c’est une chose, mais se débarrasser de Potro (présent deux épisodes ?), de Tony puis de Rafa, c’est violent. J’ai déjà du mal à digérer qu’Aitor ne soit pas plus exploité dans la série, retirer tous les joueurs, c’était osé. J’aime bien les nouveaux qui débarquent cette année, mais ils sont malheureusement peu vus à l’écran, alors il est difficile de se faire une vraie idée sur leur potentiel.

J’imagine que ce sera une affaire à suivre en saison 4, et puis, on a tout de même récupéré Moisés cette saison, alors tout n’est peut-être pas perdu. Cuau gouverneur, ça doit pouvoir être bien marrant et il pourrait être une solution pour rembourser Armando. Ça ou la vente des maisons de dingue qu’ils ont – mais ils n’ont qu’un mois et demi pour le rembourser alors bon courage.

Enfin, comment ne pas parler de ma déception de ne pas voir Mary-Luz revenir. J’ai heureusement bien accroché à l’intrigue de cette année, Isa Cantu et Armando représentant les nouveautés bienvenues. En revanche, les flashbacks, surtout ceux des deux premiers épisodes, ne sont pas spécialement ce qui constituera un bon souvenir de la saison.

C’est ironique, parce que j’ai l’impression d’en tirer une moins bonne impression générale que l’an dernier, mais la saison s’en tire avec une meilleure moyenne. Les épisodes étaient meilleurs individuellement… C’est la magie des Cuervos, qui a intérêt à opérer pour une quatrième année l’an prochain.

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Mon planning série d’octobre

Salut les sériephiles !

C’est parti pour le planning du mois d’Octobre, accrochez vos ceintures, c’est… chargé !  En effet, la semaine dernière, toutes les séries ont eu la bonne idée de reprendre… ou de patienter une semaine de plus. En tout cas, une chose est sure, la saison 2017/18 est enfin lancée, alors il y a des choses à voir.  Comme d’habitude, les dates de diffusion sont en J+1 et je ne parle là que des séries que je compte regarder et qui seront critiquées sur le blog.

000Lundi

Fear the Walking Dead (S03B) – Fin de saison en approche pour Nick, Alicia et Madison. Comme il y a déjà eu pas mal d’action lundi dernier, j’ai bon espoir pour une fin de saison vraiment réussie. En cours de diffusion.

The Last Man on Earth (S04) – Mon histoire avec cette série est faite de haut et de bas, mais la saison 3 aurait pu être la dernière et ça aurait été horrible avec un tel cliffhanger. Reprise le 2 octobre.

Ten Days in the Valley (S01) – Une série d’ABC s’aventurant dans le suspense à la manière du câble ? Je ne suis pas convaincu, mais il y a Emily Kinney dont je suis fan (The Walking Dead, Conviction) ou encore l’inégable Adewale Akinnuoye-Agbaje (Mr Eko de LOST). Débute le 2 octobre.

Ghosted (S01) – Hop, voici une série que je ne suis pas sûr de regarder en entier. C’est toujours dur de juger le rythme d’une comédie à un trailer qui compile 20 minutes d’épisode en 3. Débute le 2 octobre.

The Walking Dead (S08) – Cela fait bien longtemps que je ne suis plus fan de cette série de zombies surcôtée, mais j’y reviens encore et toujours par curiosité de savoir ce qui arrivera aux quelques personnages que j’aime encore bien. Reprise le 23 octobre.

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Mardi

The Brave (S01) – Le pilot s’est avéré être une bonne surprise mardi dernier, cette série militaire ayant un rythme vif, un casting au point et un premier cliffhanger de folie. Je suis impatient de voir comment ça va se goupiller. En cours de diffusion.

Me, Myself & I (S01) – La série a également repris mardi dernier et je dois avouer que je suis moins emballé que pour la précédente, alors que sur le papier, c’était plutôt l’inverse que j’attendais… La faute à un trailer qui en disait trop, je vais attendre la suite pour me faire une idée définitive. En cours de diffusion.

Quadras (S01) – Excellente surprise que cette production française qui devrait achever sa première saison sur M6 pendant le mois. En cours de diffusion.

Lucifer (S03) – Série de mon Challenge que j’ai enfin réussi à rattraper cet été, je suis curieux de voir les rebondissements qui attendent Lucifer après le cliffhanger de l’an dernier. Reprise le 3 octobre.

The Gifted (S01) – Encore une série de super-héros, mais sur la FOX (bof) avec Amy Acker (YEAH). Mitigé d’avance, il faudra voir ce que nous réserve Marvel avec cette petite nouvelle. Débute le 3 octobre.

Supergirl (S03) – Une saison qui promet de suivre une Kara bouleversée par son sacrifice de la saison 2. Reprise le 10 octobre.

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Mercredi

American Horror Story (S07) – Certains parlent d’une satire réussie, d’autres d’un échec monumental, moi, je suis sceptique devant cette saison qui, à vouloir jouer sur des peurs trop réalistes, a fini par me faire rire plutôt que frissonner. Une curiosité qui n’est pas désagréable pour autant. En cours de diffusion.

This is us (S02) – La série a repris la semaine dernière sur un premier épisode toujours autant capable de faire fondre les cœurs de pierre, je serai évidemment au rendez-vous pour la suite. En cours de diffusion.

The Mayor (S01) – Un synopsis moyen qui voit un ado noir devenir maire après une élection qu’il prenait comme une blague. Je ne suis là que pour le casting. Débute le 4 octobre.

Kevin (Probably) Saves the World (S01) – Une série intrigante au trailer vendant une comédie alors que c’est un drama… et avec un changement de titre pas franchement adapté aux réseaux sociaux. Débute le 4 octobre.

Freakish (S02) – L’incertitude est totale : aurais-je rattrapé la saison 1 à temps ? Reprise le 18 octobre.


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Jeudi

You’re the Worst (S04) – Cette saison a eu du mal à démarrer, mais maintenant qu’elle a prouvé qu’elle pouvait être au niveau, c’est un vrai plaisir de continuer à suivre ces personnages ! En cours de diffusion.

Channel Zero (S02) – Cette série étant une anthologie, elle s’est complétement réinventée pour cette saison qui semble beaucoup mieux que la précédente. En cours de diffusion.


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Vendredi

Superstore (S03) – La saison 3 a beaucoup de pistes à explorer après une fin de saison précédente dévastatrice qui m’avait, sans mauvais jeu de mots, soufflé sur place. En cours de diffusion.

The Good Place (S02) – Finalement, pas besoin d’être une anthologie pour se réinventer. Le ton de la série est bien différent de ce qu’il était en saison 1, mais ce n’est pas pour me déplaire. En cours de diffusion sur Netflix.

The Orville (S01) – Véritable curiosité du mois de septembre, cet hommage parodique essaye trop de faire rire pour être drôle, mais est attachant et a su proposer quelques bonnes surprises. La curiosité l’emporte, pour le moment. En cours de diffusion.

Grey’s Anatomy (S14) – Le double d’épisode d’ouverture de la saison, hier, m’a tellement plu que je n’ai pas hésité à marquer le coup d’un double 20. Inutile de dire que cette saison part sur de très bonnes bases. Après quatorze ans, ça relève de l’exploit. En cours de diffusion.

How to Get Away with Murder (S04) – Contrairement à bien des séries de ce planning, je n’ai pas accroché à l’épisode de reprise qui promet une saison en demi-teinte. Le mystère de fond menant à la seconde partie de saison est toutefois intéressant. En cours de diffusion.

Scandal (S07) – Ultime saison pour Olivia Pope qui n’a plus de limite à sa soif de pouvoir. Débute le 6 octobre.

Stranger Things (S02) – Le retour de la série événement de Netflix, pile pour Halloween. Débute le 27 octobre.

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Samedi

The Inhumans (S01) – Malgré une critique désastreuse, j’ai trouvé que les deux premiers épisodes vus aujourd’hui tenaient assez bien la route. Je poursuivrais donc mon visionnage, en espérant que ça s’améliore. En cours de diffusion.

Once upon a time (S07) – Un reboot que j’attends de découvrir avec beaucoup d’impatience. Débute le 7 octobre.

Blindspot (S03) – Où l’on en saura plus sur le look fluo de Jane. Débute le 28 octobre.

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Dimanche

Toujours rien, mais je vais tenter de garder le rythme d’une saison du Challenge Séries par semaine maintenant que j’en ai terminé avec 12 monkeys. Ce n’est pas gagné. Il est vraisemblable que certaines séries que je n’aurais pas eu le temps de voir dans la semaine atterrissent sur le blog le dimanche et que je rate mon challenge 😉 Nous verrons bien !

The Inhumans (S01)

Synopsis : Sur la Lune se trouve la ville d’Attilan, peuplée d’inhumains, des êtres humains dotés de pouvoirs extra-terrestres. Ceux-ci sont dirigés par une famille royale sur le point de se déchirer à cause de visions politiques différentes : le roi souhaite vivre pacifiquement sur la Lune, son frère souhaite retourner sur Terre.

Ci-dessous, retrouvez mon avis sur tous les épisodes de cette saison.

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Pour commencer, j’ai déjà longuement raconté mes attentes et a priori vis-à-vis de cette série il y a un mois. Comme je n’en ai pas lu une seule bonne critique, je la commence de manière très sceptique et je n’en attends pas grand-chose. Sait-on jamais, peut-être que je serais surpris !

Ces premiers épisodes entrent bien sûr dans le cadre de mon très catastrophique Week-end en séries #3, qui avait tout pour être parfait et qui débute tellement mal que je ne sais même pas si j’arriverais à voir de quoi me faire le niveau difficile. On verra bien, de toute manière, je ne vais pas jeter l’éponge si vite alors que je l’organise.

L’avis sans spoiler : C’est moins catastrophique que ce que l’annonçait la critique. Si la série n’a rien d’exceptionnel, elle n’en reste pas moins un bon divertissement. On sent qu’il y a du budget mais qu’il est parfois mal exploité, que c’était un film médiocre avant d’être une série. Le problème, c’est qu’il n’est pas facile de transformer en série ce qui était un film. Il y a du potentiel, en tout cas, et je pense que la série se défend. Peut-être que c’est grâce au bad buzz qui fait que je m’attendais à quelque chose de vraiment mauvais que je dis ça, mais si on considère que la série est diffusée sur ABC, ce pilot se tient parfaitement. Après, de là à payer pour le voir au cinéma… je peux comprendre les retombées négatives, surtout que les cheveux de Medusa, c’est un gros NON.

Spoilers

Note moyenne de la saison : 13,5/20

01.jpgÉpisode 1 – Behold… the Inhumans ! – 14/20
And now I’m a freak?

Sérieusement, même le titre hurle à la famine qualitative ! Je suis frustré : bien que filmé en IMAX, je n’ai réussi à trouver ce premier épisode qu’en 720p, ce qui donne une drôle de nuance : on sent bien que la photo est censée être qualité cinéma, mais ce n’est pas le cas. Je vais partir du principe que les images sont magnifiques malgré tout.

La première scène est digne de LOST : pluie torentielle, bambous et blonde perdue en train de se faire tirer dessus. La pauvre est inhumaine et se fait pourchasser pour ça. Elle est aidée par un inhumain sorti de nulle part lui racontant tout ce qu’il sait. C’est trop tard pour sauver la blonde, elle se fait tuer.

Il faut ensuite un détour par la traditionnelle scène de sexe entre Medusa et le roi muet. Plus besoin de draps : les cheveux de Medusa suffisent. Ils sont en pleine cité d’Attilan, sur la lune. Personne ne les a jamais trouvés, mais c’est sur le point de changer : un robot californien se heurte à la barrière de protection et est explosé par un sabot.

Les scientifiques sont intrigués et du côté des Inhumans, un conseil royal est immédiatement réuni pour savoir quoi faire. L’intrigue est donc on ne peut plus banale avec l’idée d’une mise en place de guerre à venir entre la Terre et Attilan. Il y a de quoi faire une bonne série, mais ça ne marche que moyennement.

La mythologie inhumaine est réexpliquée de manière bien floue et je suis heureux d’avoir suivi Agents of S.H.I.E.L.D pour savoir exactemen de quoi il en retournait avec le terrigen. C’est grosso modo une matière extraterrestre qui transforme les simples humains en inhumains, avec des pouvoirs. Facile à expliquer, je ne vois pas pourquoi ils contournent autant les choses, car ça ajoute une difficulté à entrer dans le délire pour ceux qui considèrent Inhumans comme leur point d’entrée. La série s’appuie donc sur la mythologie d’Agents of S.H.I.E.L.D quitte à spoiler sa saison 2 (et me faisant penser que la saison 5 sera liée à celle d’Inhumans), mais sans redévelopper toute son origine. Je trouve cela bien étrange comme manière de procéder, car ils se privent clairement d’une partie de l’audience.

Côté scénario, on tombe sur une famille royale classique : un roi pacifiste, Blackbolt, une reine toute puissante, Medusa, un prince « bâtard » version inhumaine, c’est-à-dire sans pouvoir déclaré, une princesse jeune et quelque peu rebelle. Le prince, Maximus, n’est bien sûr pas heureux de la manière dont les inhumains vivent sur la lune. C’est lui qui veut retourner sur Terre, quitte à provoquer une guerre.

Il leur apprend donc la mort du premier inhumain que nous avons vu lors d’un dîner de famille, provoquant de nombreux remous politiques – alors même que nous ne sommes pas sûrs qu’il soit mort. Très vite, il est évident que le roi est en pleine perte d’autorité, avec toute une table qui se retourne contre lui.

L’inhumain au sabot est envoyé sur Terre à la rescousse, alors que Blackbolt s’isole pour réfléchir. Cela permet un flashback inutile concernant la rencontre entre Medusa et le roi… ainsi qu’une confrontation entre Medusa et Maximus. Les deux ont donc un passé possiblement amoureux, mais Medusa s’est débarrassée de lui et le lui rappelle en l’attaquant de ses cheveux ratés. Cela fait comprendre à Maximus qu’il connaît un inhumain avec des visions.

Il essaye ensuite de convaincre un conseiller du roi qu’il faut retourner sur Terre, mais ça ne prend pas et il se fait arrêter. Enfin, ça, c’est la théorie, mais bien sûr, nous assistons enfin au coup d’état dont il est question dans le synopsis officiel, spoilant complétement les choses : « Après un coup d’état militaire, la famille royale des Inhumains s’échappe à Hawaii où ils doivent trouver un moyen de se retrouver et de retourner sur leur planète avant que leur mode de vie ne soit à jamais détruit. »

Le coup d’état donne enfin le début de l’action, surtout que Maximus possède le contrôle de la garde royale. C’est aussi lui qui manigance les attaques contre les inhumains sur Terre. Grosso modo, une scène d’action sur deux sont réussies, mais alors le plus drôle, c’est la tonte de Medusa, ainsi débarrassée de ses pouvoirs. J’ai bien dit le plus drôle, oui. C’est censé être un grand moment dramatique, mais comme les cheveux de Medusa sont ratés, j’ai eu du mal à me sentir triste pour elle.

En plus, la musique dramatique ne colle pas du tout au jeu d’acteur, mais alors pas du tout. C’était juste à mourir de rire. Maximus abandonne Medusa à son sort et, bien sûr, la sœur de Medusa parvient à récupérer sa sœur. Elle demande à son chien téléporteur d’emmener sa sœur auprès des autres… Le problème, c’est que le chien l’emmène en fait… sur Terre, seule.

Les autres personnages sont séparés suite à de bonnes scènes où ils comprennent le coup d’état un chouia trop tard.

Grosso modo, les images sont magnifiques et les effets spéciaux plutôt réussis… quand il ne s’agit pas de faire bouger les cheveux de Medusa, une catastrophe, ou de certains autres pouvoirs du même genre. En fait, c’est tout ce qui est animé qui a du mal à paraître crédible ; le gros chien téléporteur n’étant pas exceptionnel non plus.

Ce dernier récupère ensuite Blackbolt, mais ne revient pas à temps pour la sœur de Medusa.

Le casting est réussi dans l’ensemble (pas la sœur de Medusa, clairement), mais ce n’est pas étonnant car le budget était celui d’un film. Pourtant, l’écriture est très clairement celle d’une série du côté des actes mis en place. Je me demande si ça a pu être monté pour donner cette impression malgré une écriture de film, mais je crois vraiment que ça n’avait pas le potentiel d’être un film.

La bande son est en revanche parfaitement digne d’un film, bien que trop omniprésente, donc gonflante par moment. Grosso modo, je comprends les critiques mauvaises bien que je sois plus convaincu que ce que j’ai pu lire. Le très gros problème de cette production, c’est qu’elle paraît être un film au rabais avec un scénario trop classique. Elle n’a rien d’une série si ce n’est l’écriture, rien d’un film si ce n’est le casting, on est dans un entre-deux constant qui livre un résultat médiocre. C’est un film médiocre autant que c’est une série médiocre, alors que l’on sent le budget et la bonne volonté générale. J’y mets donc une bonne note parce que je suis plongé malgré tout dans l’histoire et que j’ai trop l’impression de trouver les trois quarts des défauts uniquement parce qu’on m’a martelé que ce n’était pas une bonne série. Je suis perplexe, mais je veux lui donner sa chance.

Le cliffhanger n’est pas génial, révélant en flashback que Blackbolt a le pouvoir de tuer lorsqu’il ouvre la bouche, expliquant pourquoi il est muet.

02.jpgÉpisode 2 – Those Who Would Destroy Us – 15/20
We are not defeated. Not ever.

Le coup d’état est un succès pour Maximus qui accuse sa famille d’avoir quitté la ville. Comme les critiques le révélaient, il y a effectivement déjà des flashbacks des cinq dernières minutes. C’est à peine abusé. Toute la famille royale se retrouve donc à Hawaii et doit se retrouver. Mon plus gros problème dans l’affaire, c’est que je suis du côté de Maximus, clairement censé être le méchant de la série.

Medusa est tout de même bien plus jolie une fois rasée et débarrassée de sa masse chevelue ratée. Elle contacte Blackbolt qu’elle comprend être sur Terre sans qu’il ne parle et se débrouille pour prendre un bus la ramenant en ville. Elle en profite pour pleurer ses cheveux, mais elle a l’air de s’en remettre plutôt vite je trouve. Quand je pense au nombre de fois où j’ai fouillé mon sac hier parce que j’avais « perdu » mon iPhone et à quel point je me sentais perdu sans… j’ai du mal à croire qu’elle vive si bien que ça la perte d’une partie d’elle-même (ouais, je compare un objet à ce qui est clairement un membre de son corps).

Elle réussit à entrer en contact avec sa sœur, qui se débrouille pour récupérer un bracelet de contact de manière pas crédible du tout. Après une rapide conversation peu utile, elle décide de détruire son propre bracelet. On comprend qu’elle risque d’être traquée, mais bon.

Pendant ce temps, en Californie, la scientifique qui a vu que son robot était détruit par un sabot comprend également que trois inhumains sont arrivés à Hawaii, sans savoir ce qu’ils sont bien sûr. Elle se fait retirer le projet quand elle en parle à son boss, mais elle trouve ça cool car c’est l’occasion d’aller à Hawaii. Une fois sur place, elle trouve tout de suite la trace de Blackbolt.

À la plage, le chef de la garde royale est toujours à la recherche de l’inhumain soi-disant tué en début de série. Il en profite pour se noyer et être rescapé par des surfeurs qui passaient par là, comme par hasard.

Ken Leung, dont je n’ai toujours pas le nom dans la série (je sais, je pourrais regarder un dossier de presse, mais je pars du principe que normalement, on devrait le savoir simplement en regardant la série) part à la recherche de son roi et s’écrase au pied d’une falaise. Il est totalement paumé sur Terre, c’en est ridicule.

À Attilan, tout se passe bien pour Maximus qui se met tout le monde dans la poche assez facilement. C’est amusant à suivre et comme je le disais, j’ai envie d’être pour le méchant en regardant cette série car c’est finalement celui qu’on connaît le mieux. Tout le problème de ces premiers épisodes est qu’ils n’introduisent pas les personnages. J’imagine que les scénaristes ont supposé qu’on lirait les comics ? Nous ne connaissons rien des personnages, rien de leurs pouvoirs et même les noms sont difficiles à choper par rapport à d’autres séries.

Maximus envoie la nouvelle chef de sa garde royale à Hawaii elle aussi, mais il est précisé que le transport fait mal au pauvre inhumain qui la téléporte, histoire de justifier pourquoi ce n’est pas toute une armée qui débarque. La chef a pour mission de retrouver la famille royale et l’arrêter, évidemment. Grâce au bracelet de Medusa, elle sait exactement où aller. Elle tue le chauffeur du bus sans trop de raison, puis se retrouve attaquée par la reine qui parvient à la tuer rapidement. Ce n’est pas bien passionnant comme avancée, et j’étais presque déçue qu’elle meurt si vite, ce qui me laissait sceptique. J’ai bien fait : le cliffhanger révèle qu’elle est encore en vie et toujours à la recherche de la famille royale.

De son côté, Blackbolt comprend qu’il a besoin de nouveaux vêtements. L’adaptation à la vie terrestre est marrante. Il se fait évidemment courser par la police pour vol de vêtement, agression d’un garde, puis d’un flic. Bien sûr, quand il se fait taser, il laisse s’échapper un son qui bousille une voiture de flic et leur fait comprendre qu’il est inhumain. Cette partie de l’épisode était sympathique à voir, y compris au commissariat où il finit par accepter de collaborer.

La fin d’épisode se résume par un discours de Maximus au peuple, y compris ceux dont le pouvoir n’est pas encore révélé. Son but ? Faire avancer la politique d’Attilan vers plus de liberté et une invasion de la Terre. Passionnant. Cela permet aussi un montage pour savoir où en sont chacun des personnages : le roi est en prison, Medusa seule et paumée, l’ancien chef de la garde avec ses surfeurs… Et Attilan acclame son nouveau roi, Maximus.

Très franchement, c’est moins pire que ce que j’en avais lu. Ce n’est pas la série du siècle, mais il y a de bons moments dans ces deux épisodes. J’ai tenu longtemps devant Heroes qui avait à peu près autant de potentiel à mes yeux, mais beaucoup plus d’épisodes. La série est victime de son bad buzz et des remous en coulisse plus que d’une qualité médiocre. Je reconnais que ça m’aurait fait chier de payer une séance de cinéma, encore que la qualité d’image valait probablement le coup, mais si on la prend comme une série et non comme un film, c’est tout à fait à la hauteur de ce que fournissent habituellement Marvel et ABC. C’est juste un peu plus mal écrit, donc ça va demander aux spectateurs de s’accrocher. Je serais là pour la suite.

03.jpgÉpisode 3 – Divide and Conquer – 08/20
Maximus is king… of no one!

C’est la dégringolade qualitative dans cet épisode et j’ai même hésité à l’arrêter à un moment. Par chance pour lui, j’étais dans le RER et n’avait plus de batterie sur mon portable, ni de livres sur moi, sinon, je n’aurais probablement pas été au bout. Les audiences ne sont pas bonnes, mais pas catastrophiques non plus, et certains se risquent même à parier sur l’existence d’une saison 2…

Je ne sais pas encore si je vais tenir jusqu’à la fin de la première saison, tellement la série m’a rappelé les mauvais moments que je passais devant Heroes Reborn, elle aussi souvent reléguée à mes trajets en train. Peut-être que le contexte de visionnage n’aide pas, surtout que je venais de passer une très bonne journée sur Paris et que j’avais deux cocktails du Dernier bar avant la fin du monde dans le pif. Tout ça n’est pas franchement la critique de l’épisode, je sais, mais j’ai tellement peu aimé ce troisième volet que je ne suis pas pressé de me replonger dedans pour la critique.

Si je commence par le positif de cet épisode, je crois que je vais devoir m’attarder sur les flashbacks – et ça en dit long car c’est généralement ce qui me rebute le plus dans les séries. Ils permettent de faire un répit dans le casting plutôt mauvais de cet épisode et apportent quelques réponses sur Blackbolt. Du coup, quand il a tué ses parents, il connaissait déjà son pouvoir, alors je ne comprends plus rien. Quant à Maximus, son don d’inhumain serait d’être redevenu humain. J’ai comme un doute, mais je ne connais pas le matériel d’origine.

Dans le présent et dans la cité lunaire, Maximus, un des seuls acteurs potables de la série il faut bien le dire (ou alors, c’est le rôle plutôt bien écrit qui l’aide ?), trouve que c’est une bonne idée de demander à Crystal, la sœur de Medusa dont j’ai enfin capté le nom cette semaine, de faire un discours à sa gloire. De manière hyper prévisible, elle se joue de lui, lui fait croire que oui elle va le reconnaître comme son roi, avant de se retourner de manière hypra dramatique pour déclarer qu’il est le roi de personne. Comme c’est toujours aussi bien joué, j’ai éclaté de rire. Dans le RER, toujours, oui.

Crystal parvient ensuite à ridiculiser les quelques gardes tentant de l’empêcher de s’enfuir (allez, pour la défense de la série, les meilleurs gardes sont envoyés sur Terre) et retrouve son chien en cellule. Censé être sous sédatif, celui-ci se réveille malgré tout et la téléporte sur Terre, alors que Maximus se sert de sa fuite pour continuer de retourner la population en sa faveur. Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu.

Comme je le disais dans la parenthèse plus haut, Maximus a aussi envoyé ses meilleurs guerriers en renfort sur Terre pour récupérer la famille royale. Parmi ceux-ci, un certain Mortus, lourdement introduit comme un inhuman hyper dangereux. Je le sens d’ici que ce sera une déception quand il se fera tuer comme une merde. La garde royale et Mortus se lance à la recherche de Gorgon, l’ancien chef.

Celui-ci fait toujours équipe avec ses surfeurs et tend un piège à ces guerriers. Ils tombent les deux pieds dedans en le sachant, ce qui provoque un combat improbable : les surfeurs sont donc d’anciens militaires avec toute l’artillerie qui va bien. Ce n’est même pas le plus improbable, les chorégraphies rappelant les pires épisodes de Buffy (où la chorégraphie était souvent assumée comme telle).

Gorgon finit par apercevoir Mortus, redécouvre ses pouvoirs et s’enfuit avec ses surfeurs. Fin de l’épisode pour lui et pour les gardes ; il ne se passe donc rien par-là, mais c’est l’une des intrigues qui avance le plus vite, c’est dire.

En effet, de son côté, Karnak, car c’est comme ça que s’appelle Ken Leung dans la série (merci Google, ce n’est pas la série qui m’aura permis de le savoir), est pris en otage par des hawaïens organisant un trafic de marijuana. Il découvre que ses pouvoirs ne fonctionne plus trop, drague une de ses geôlières qui le sauve et parvient à avoir la vie sauve grâce à celle-ci. Le voilà donc embarqué dans du trafic de drogue après avoir apparemment abandonné l’idée de retrouver sa famille (HEIN ???), une sous-intrigue qui sort tellement de nulle part que je me demande si ce ne sont pas les scénaristes qui se sont cognés la tête contre une falaise.

Pendant ce temps, Medusa se balade en ville et même les gags de la série tombent complétement à plat quand elle essaye d’ordonner à un distributeur de lui donner de l’argent. Non seulement c’était prévisible, mais en plus, c’était mal joué. Pourtant, l’actrice a ses moments de fulgurance maintenant qu’elle n’a plus de cheveux, mais c’est rarement convaincant.

Elle n’est pas aidée non plus par le script qui lui permet de rentrer dans une villa qui n’a aucun système d’alarme, de voler des vêtements comme par hasard à sa taille et d’avoir des nouvelles de Blackbolt, en prison. Ne me demandez pas comment, mais en tout cas, en fin d’épisode, elle arrive en prison après avoir vu un numéro de téléphone – donc soit elle sait ce qu’est le téléphone, soit… démerdez-vous pour tenter de trouver une logique. J’ai pardonné des énormités bien pire à Once Upon a Time plus d’une fois, après tout.

Lorsqu’elle arrive en prison, elle assiste à l’évasion de Blackbolt. Ce dernier reste en effet bien peu de temps en prison. Par chance, il est mis dans la même cellule qu’un autre inhumain qui semble avoir pour mission de le manipuler, mais ce n’était pas trop clair. En prison, la vie se passe bien pour lui du coup.

Le muet est même acclamé en héros par les autres prisonniers, ce qui finit par déclencher une émeute contre les gardes. C’est rapide, mais c’est possiblement la meilleure intrigue et la meilleure scène de l’épisode ! Blackbolt parvient à s’enfuir grâce aux pouvoirs de son nouvel allié (a priori ses mains peuvent se transformer en chauffage) et est récupéré en hélicoptère par un Henry Ian Cusick sorti de nulle part dans cet épisode. L’éternel Desmond Hume de LOST m’a habitué à mieux choisir ses rôles avec The 100 et Scandal, là je vous avoue que je suis dans la perplexité la plus totale.

Medusa court donc après l’hélicoptère, à la Buffy, mais il est trop tard pour elle. Par chance, la scientifique des premiers épisodes, que l’on a vu jouer à la journaliste tout l’épisode pour réussir à parler à Blackbolt, passe par là et lui demande ce qu’il se passe.

Medusa sort donc un flingue (dont je ne réalise que maintenant que je ne suis pas certain de savoir d’où il sort) et la prend en otage, lui demandant de suivre l’hélicoptère. C’est le cliffhanger de cette semaine et ça ne me motive toujours pas à revenir. Autant la semaine dernière, j’étais emballé et je trouvais que le début était moins mauvais qu’annoncé par les critiques, autant ce troisième épisode enchaîne les scènes mal jouées et mal écrites au point de rendre le tout sacrément indigeste.

Il n’y a aucun mystère, Maximus est définitivement le meilleur personnage (et acteur) de la série (suivi loin derrière par Blackbolt dont le personnage est cool quand même), ce qui est gênant puisqu’on est censé vouloir sa mort et rien ne parvient à sauver cet épisode, si ce n’est mon ennui dans le train, donc. Le deuxième cliffhanger, je l’ai d’ailleurs vu dans l’escalator de la gare : Crystal a un accident qui laisse son toutou blessé. En même temps, il est toujours censé être anesthésié.

Gros foirage dans les règles de l’art cette semaine, je n’ai vraiment pas accroché et si ce n’était pas pour ses liens avec le Marvel Universe et possiblement Agents of S.H.I.E.L.D, je crois bien que je n’essaierais pas même pas de continuer.

04.jpgÉpisode 4 – Make Way for… Medusa – 13/20
When I shoot you it will not be an accident.

C’est moche comment même leurs titres crient à la médiocrité avec du faux putaclic s’inspirant des promotions de comics américains. Allez hop, dès la première phrase, je suis désabusé vis-à-vis de cette série, mais j’en attends tellement plus rien que j’ai décidé de la regarder sur la terrasse avec tous les reflets bien dérangeants. Oui, nous sommes le 14 octobre, mais ily a du soleil et j’en profite, n’en déplaisent aux habitants de la lune. L’avantage ? Les effets spéciaux rendent très bien quand on ne les voit pas bien.

Histoire d’arranger mes affaires, la série reprend de nuit – me faisant regretter de ne pas avoir pensé à un point pleine lune pour le Bingo d’Halloween – dans l’hélicoptère où le docteur Evan Declan explique qui il est à Blackbolt et son nouvel ami. Bon, je regrette un peu de ne pas mieux connaître mes classiques, car je n’ai aucune idée de qui il est.

Pour l’instant, il paraît être un allié voulant étudier les inhumains, quelqu’un de bien quoi. Blackbolt lui apprend comme il peut qu’il est à la recherche de sa femme, et Declan lui promet de la retrouver.

Par conséquent, Blackbolt se laisse analyser par Declan, qui est surpris de découvrir son ADN circulaire parfait.

Le problème, c’est que Declan n’est pas si gentil : il travaille pour Maximus, sans savoir vraiment pour qui il travaille, de toute évidence. Enfin ça, c’est jusqu’à ce que Maximus lui demande de le tuer depuis Attilan, où il continue d’être de loin le plus intéressant car c’est le meilleur acteur, même quand il s’en prend à son ancien meilleur ami et que la scène n’a aucun intérêt.

En fait, le plan de Maximus est de découvrir comment redevenir inhumain, et il veut le faire avec l’approbation du conseil, tant qu’à faire. C’est pour ça qu’il a embauché Declan pour bosser sur l’ADN des inhumains afin de comprendre comment être de nouveau inhumain maintenant qu’il est redevenu simple humain. Le problème avec ce plan parfait, c’est qu’il ne peut pas faire tuer Blackbolt, Declan ayant besoin de son ADN.

À Hawai, Declan fait justement ce qu’il peut pour aider Blackbolt à retrouver Medusa, lui présentant les autres inhumaines, mais Blackbolt comprend, avec son camarade, qu’il a échangé une prison pour une autre. Du coup, ils s’enfuient, mais ils tombent sur la garde royale, et notamment Mordis.

Malgré un chantage stupide à base de « nous avons ta femme », Blackbolt ne cède pas et il ne faut que quelques secondes pour que sa situation s’arrange et que Mortis fasse exploser tous ses adversaires.

Medusa est de son côté toujours avec Louise, la scientifique. Elle la braque et la force à poursuivre l’hélicoptère. La reine sait donc se servir d’un accélérateur sans que la voiture ne cale. Allez, pourquoi pas, c’est rigolo, je pardonne bien des choses à Once Upon a Time après tout. Elles se font donc repérer par la police, mais ça par contre, Medusa ne comprend pas bien ce que c’est.

Du coup, elle leur tire dessus et bavardent ensuite avec Louise, qui comprend comme une grande que Medusa vit sur la Lune. C’est la première fois de la série qu’un personnage nous balance clairement les noms de tout le monde, je crois, il commence à être temps. Medusa fait confiance à Louise qui décide de l’aider, allons savoir pourquoi.

Depuis son ordinateur portable, Louise traque donc les résultats satellite pour retrouver l’hélicoptère, tout en sympathisant avec Medusa. La scène est plutôt marrante, mais j’aurais toujours du mal avec cette amitié vu son début… Bon, elle fonctionne bien, malgré un nouveau flashback totalement inutile et un humour de Louise auquel je n’accroche pas trop.

Les deux sont poursuivies par les flics, ce qui complique sacrément les choses. Elles s’enfuient une fois de plus et sans problème, tout en continuant de sympathiser alors que Medusa est une reine totalement insupportable. L’avantage, c’est que ça permet quelques moments qui m’ont fait sourire, j’avoue. L’inconvénient, c’est que Medusa fait terriblement bande-dessinée et très peu personnage de série. Elle sonne faux, comme pas mal d’autres choses dans la série.

Grâce à l’aide de Louise, Medusa retrouve l’hélicoptère, donc Blackbolt. C’est elle qui le sauve de la garde royale. Les retrouvailles sont terriblement clichées, mais quelque peu marrantes, j’avoue. Le couple royal se barre en voiture avec Louise et la nouvelle chef de la garde qui peut les aider à retrouver les autres membres de la famille, alors que Mordis survit à l’explosion, truc improbable, et devient le nouveau méchant à leur recherche, j’imagine.

À Attilan, Maximus continue son coup d’état et se débarrasse à présent du conseil pour être libre de faire tout ce qu’il veut. Il garde quand même avec lui son ancien meilleur ami, même s’il ne le pardonne pas pour autant.

Pendant ce temps, Karnak arrange les trafiquants de drogue (Ted et Reno) en les aidant à mieux irriguer leur plantation et en continuant de flirter avec Jen. Il ne sait pas qu’il n’a pas encore leur confiance entière, mais bon, ça ne l’empêche pas de profiter d’un petit détour sur la plage avec sa nouvelle meuf. Par chance, les inhumains portent des caleçons, alors il peut se baigner avec Jen, même s’il ne sait pas nager.

Celle-ci l’embrasse et lui fait découvrir la mer, sous l’œil attentif de Reno qui n’a pas l’air ravi de voir la seule nana du groupe se caser avec quelqu’un qui n’est pas lui. Les deux finissent effectivement par coucher ensemble, ignorant que Reno a tué Ted pendant qu’ils se baignaient. O… kay.

De son côté, Gorgon doit gérer les surfeurs militaires, et ce n’est toujours pas passionnant. Il cherche à rejoindre Karnak, trop occupé à passer du bon temps pour s’occuper de lui. Il abandonne donc les surfeurs pour retrouver le reste de sa famille, mais l’avantage c’est qu’il explique enfin que Blackjow, le chien, est juste un gros flemmard qui a donc eu la flemme de les emmener tous exactement au même endroit.

Enfin, Crystal sympathise avec le mec qui l’a percuté qui, comme par hasard, à une amie vétérinaire vivant au bout de la même route. C’est beau le hasard non ? Du coup, clairement, tout le monde a un allié, et Crystal a même droit à un love interest.

En effet, l’amie vétérinaire, Audrey, est l’ex de Dylan, le mec qui l’aide. Du coup, le champ est libre, même si l’ex est assez chiante. Il y a toutefois quelques bonnes blagues sur le statut de princesse de Crystal, même si elle n’est toujours pas bonne actrice. Ainsi, un humain la touche pour la première fois lors d’un high five.

Cet épisode s’en sort mieux que la semaine dernière, ce qui n’était pas compliqué tout de même, et propose des avancées dans l’intrigue. Je suis content de la réunion Blackbolt/Medusa, car les voir séparés était super chiants et bloquait les deux personnages. En revanche, il n’y a pas à dire, la saison souffre énormément d’être aussi éclatée en termes d’intrigues. S’il n’y avait pas autant de personnages chacun dans leur coin, ça irait donc mieux, mais là, la moitié de l’épisode se concentre sur des personnages secondaires à la vie sur Terre vraiment pas passionnante. C’est un défaut d’écriture qui devrait se corriger, j’espère, d’ici l’épisode 6 ; histoire d’avoir ensuite deux épisodes pour retourner sur la Lune et renverser Maximus.

Même si je suis plus convaincu par cet épisode, il n’en reste pas moins que la série est loin d’être parfaite et que son écriture rencontre de nombreux problèmes, bâclant certaines intrigues (Karnak !) et s’attardant trop sur d’autres (Medusa). C’est un gros problème de rythme, pas toujours aidé par des jeux d’acteurs souvent incertains.

05.jpgÉpisode 5 – Something Inhuman This Way Comes – 13/20
I look forward to the family reunion

Oh la jolie référence Shakespearienne du titre qui me donne envie de m’y remettre après un mois. J’ai ré-oublié tous les noms, mais pas trop les intrigues vu le résumé. Je vois les quatre derniers épisodes de cette saison d’une traite avec beaucoup de retard et uniquement afin de me mettre à jour avant la diffusion d’Agents of S.H.I.E.L.D.

L’épisode commence sous la tente de Jen et Karnak qui ont bien savouré la nuit. Le problème, c’est que leur pote Reno leur tire dessus et les traque rapidement. Cela promet. Rapidement, cependant, il est tué par son pote dealer qui rachète sa drogue, parce qu’il n’aime pas ceux qui tue leurs alliés. Il est logique que par conséquent, il tue ses alliés, j’imagine.

L’avantage, c’est que ce contre-temps donne de l’avance à Karnak, qui en profite pour soigner Jen dans les bois, à coup de pouvoirs et autres facilités scénaristiques. Ce n’est pas si facile pour lui cela dit, car ses pouvoirs sont toujours cassés, même si on ne sait pas pourquoi, au-delà du fait qu’il s’est cogné la tête.

Le couple nouvellement formé retourne au campement et se fait piéger par les dealers évidemment de retour. Jen réussit à s’enfuir, mais Karnak est laissé dans de beaux draps, donc elle revient l’aider et les deux sont capturés.

De leur côté, le couple royal est toujours amené par sa chauffeuse terrienne, Louise. Il est question de la tonte de Medusa qui semble énerver le roi, mais c’est ça la famille après tout. Ils sont stoppés par Locus dans le coffre, car elle a localisé Karnak. Cela tombe bien, il a besoin d’aide.

Black Bolt a tout de même l’occasion de « parler » à Maximus à travers l’intercom de Locus et l’aide de Medusa. Ils passent l’épisode à traverser la forêt, Louise cherchant à comprendre tout le système politique d’Attilan et remettant en cause les décisions du couple royal. C’est intéressant de les voir douter, mais aussi de constater le jeu de Serinda Swan. Elle était tellement différente quand je l’ai vue au Comic Con ; plus joyeuse et plus… sincère ? Son jeu me fascine moins que son panel, j’en arrive à avoir du mal à imaginer que c’est la même personne.

Les flashbacks de l’épisode se concentrent sur la relation entre Karnak et Gorgon, mais ce n’est pas bien passionnant franchement. Il est juste question du drapeau américain sur la lune, en gros. Cela permet d’explorer leur relation et la confiance entre eux, de même que le caractère de Karnak qui est incapable de prendre des décisions avec son pouvoir.

Dans le présent, Gorgon continue de traquer Karnak pendant tout l’épisode. Il débarque à temps pour stopper la torture de Karnak par les dealers et s’enfuir. Ils ne s’enfuient pas longtemps parce que les dealers sont rapidement stoppés par le groupe du couple royal. Les retrouvailles familiales ont lieu et tout va bien dans le meilleur des mondes, mais Jen s’enfuit pour appeler la police et vivre sa vie loin des inhumains. Mouais, pas forcément nécessaire, mais pourquoi pas. On nous en remet une couche sur le couple qu’elle forme avec Karnak, qui a la bonne idée de nous indiquer qu’il la connaît depuis…

Une journée, six heures et quarante-six minutes ! Voilà, la série se ridiculise toute seule, en nous disant qu’ils sont en couple depuis si peu de temps, mais se comportent comme s’ils se connaissaient depuis des semaines. Et puis, ils en ont vécu des choses en une journée.

Locus s’effondre soudainement et sans raison, parce qu’elle a pris une balle quelque temps plus tôt et hors écran. Le seul but est de faire un cliffhanger intrigant où il est révélé que Crystal est sur l’île. MOUAIS. C’était vraiment mauvais comme répétition, mais bon.

Pendant ce temps, Crystal & Dave sont amenés par Lockjaw auprès de Medusa. Cela sent bon la réunion de famille qu’espère Maximus. Cependant, Lockjaw est toujours aussi précis et cela permet au couple d’ados pas si adolescents que ça de flirter sur la page. C’est toujours aussi gênant de voir que Crystal joue si mal ; mais en plus, l’écriture est vraiment mauvaise. On en revient à une scène de baignade de couple, ça a donc en plus la sympathie d’être répétitif.

Loin de tous ceux-là, les expérimentations de Declan continuent sur les inhumans et notamment sur la méchante carbonisée de l’épisode précédent. Celle-ci se relève d’entre les morts, une fois de plus, tue un des médecins, mais pas Declan. Cela tombe bien, car Maximus souhaite qu’il reste en vie. Elle réussit à contacter les autres inhumans qui étaient à la poursuite du pote de prison de Black Bolt, qu’ils ont réussi à capturer.

L’épisode manquait quelque peu de Maximus, mais c’était moins pire que ce que je pensais. Celui-ci en a marre de sentir que son meilleur ami est sur le point de le trahir et remet en doute toutes ses décisions.

Bref, un bon épisode avec malheureusement beaucoup de mauvaises choses en parallèle. Locus meurt en demandant à Black Bolt d’être le roi qu’Attilan mérite. Ah les belles et grandes phrases pour faire réfléchir à la politique imaginaire d’une cité monarchique à la dérive…

06-2.jpgÉpisode 6 – The Gentleman’s Name is Gorgon – 14/20
I’m not afraid of you.

Il est agréable de pouvoir enchaîner, ça m’évite d’avoir à oublier les noms des personnages que j’ai réappris à la va-vite tout à l’heure.

L’épisode commence par un cauchemar de Maximus digne d’un joli flashforward et qui mène à un réveil ridicule du roi. Ce n’est pas l’acteur qui est mauvais hein, juste l’écriture.

Crystal et Dave sont de retour à la ferme avec Audrey les aidant, mais Audrey n’est pas certaine de vouloir être si mêlée à une histoire d’inhumains. Crystal s’attaque à son portable, ce qui la fait fuir mais créé un nouveau problème ; alors que Dave lui propose de créer un signal avec son pouvoir pour que sa famille la retrouve.

Ils se rendent donc au point le plus haut de la ville pour créer un orage censé signaler sa présence.

Auran, la brûlée d’il y a deux épisodes revenus à la vie, contacte le couple royal grâce à un intercom réparé par Louise au beau milieu de la forêt et de leurs randonnées. Cela les force à se séparer : le couple part à la recherche de Crystal qui n’a pas encore mis en place son signe ; alors que Gorgon et Karnak partent à la recherche d’Auran. Le plan est proposé par Black Bolt, mais Medusa fait la traduction à sa sauce concernant Maximus, dont le traitement après tout ça est sujet à débat et n’est pas encore certain.

C’est tourné de manière à ce que des enfants comprennent tout ça, mais ça n’est pas bien exceptionnel à voir du coup ; j’ai l’impression d’être traité comme un gamin par la série. C’est dommage. Le couple royal se dispute ensuite sur le sort de Maximus : Black Bolt veut le tuer, Medusa veut que le peuple décide. Logique. Ces scènes sont quand même de meilleurs exemples d’écriture : après tout, Medusa nous fait un monologue à chaque fois, donc il faut que toutes les informations de Black Bolt soient aussi données par elle. Et là pour le coup, ça marche.

Le couple royal fait confiance à Louise pour retrouver Crystal, mais aucun des trois ne capte assez vite le signal orageux qu’elle leur laisse ; préférant papoter tranquillement sur le fait que les humains sont quand même gentils.

Auran réceptionne une nouvelle armée d’inhumains sur Terre, mais les soldats agissent trop comme des touristes pour elle. Declan lui apprend que ses tests ADN ont révélé que ses expériences de régénération ne pourront pas continuer éternellement, et elle ne semble pas prête à l’imaginer, mais ça a du sens par rapport au personnage.

Gorgon et Karnak arrivent au laboratoire pour sauver le nouveau pote du roi. Même si Karnak est cassé, personne ne le sait, et cela lui laisse un avantage énorme. La confiance en soi, ça change tout les amis, voilà la leçon de cet épisode. Il finit par se confronter à Mortis, tout en se cachant de lui, ce qui permet de le surprendre, grâce à Gorgon.

Gorgon et Karnak libèrent Sammy qui est heureux d’apprendre qu’il n’est pas un monstre. Rapidement, il ne reste plus qu’Auran dans le labo, et elle bluffe en braquant Declan. Cela ne fonctionne pas trop et lance rapidement le combat sur la deuxième bonne chanson de l’épisode. Tout le budget soundtrack a dû y passer, et l’épisode est clairement une énorme promotion pour Ruelle ; que j’aime bien depuis Shadowhunters. Elle finit par se rendre, n’osant pas mourir une fois de plus car elle se rend compte que sa main est toujours brûlée alors qu’elle devrait être guérie. Peut-être que Declan ne lui ment pas donc.

D’ailleurs, Declan apprend de Karnak la vérité sur l’identité de Maximus et comprend qu’il est manipulé depuis un moment. Tout est bien qui finit bien pour ce groupe, sauf que Mortis n’accepte pas d’être fait prisonnier si facilement. Il souhaite utiliser son pouvoir pour se suicider, tout en faisant exploser tout le monde. C’est rigolo, parce que c’est Auran qui semble la plus flippée par cette idée. Ce sont finalement Gorgon et Mortis les plus en danger.

Durant tout l’épisode, Dave et Crystal continuent de flirter en attendant l’arrivée du couple royal qui a bien évidemment le timing parfait : ils débarquent en plein baiser. Ils retrouvent vite Blackjolt, se débarrassent des humains (et du problème Audrey au passage) pour rejoindre Gorgon et Karnak. Le problème, c’est qu’entre temps, Gorgon est mort dans l’effondrement du bâtiment engendré par la combinaison de son pouvoir et de celle de Mortis. Bien. Juste ce qu’il faut pour énerver la famille avant le retour sur la lune.

Du coup, pendant ce temps, à Attilan, le meilleur ami de Maximus, Tibor je crois, est forcé de joindre la Résistance et de remarquer qu’il veut la mort de son nouveau roi. Du coup, il le manipule pour lui faire croire à une conspiration contre lui (ce qui est vrai, en soi, mais c’est tellement grillé qu’il en est responsable). Au moins, on récupère un peu de Maximus dans cet épisode, ce qui est très cool, comme c’est le meilleur personnage de la série.

C’est sur lui et son entraînement auprès de Gorgon que les flashbacks reviennent. Le problème, c’est que je continue de penser que ces flashbacks sont franchement inutiles et ne nous apprennent rien de plus sur les personnages.

Dans le présent, Maximus continue d’avoir l’aide de son medium, Brojana, mais celui-ci ne lui révèle pas tout. Malgré ça, Maximus comprend la trahison par lui-même et tue Tibor, tout en parvenant à convaincre Brojana de le suivre.

07.jpgÉpisode 7 – Havoc in the Hidden Land – 15/20
You want to become one of us. We want that too.

Vous savez quoi ? L’avantage d’avoir un mois de retard, c’est que j’ai trouvé sans peine une excellente qualité, et ça, ça fait plaisir d’avoir de la HD.

L’épisode reprend in media res avec la famille royale vengeant la mort de Gorgon en arrêtant les traitres et en découvrant le plan de Maximus (retenter sa chance de devenir inhumain) grâce à Declan. Bon, cela lance l’épisode avant un enterrement rapidement de Gorgon, qui est probablement l’un des plus expéditifs de série. Tout le monde s’en fout en vrai, on repart sur un débat pour le sort de Maximus et de ses alliés.

Medusa est la plus rebelle de tous, ayant appris au contact de Louise. Elle n’est pas d’accord avec le désir de revanche de Karnak et son mari ; tentant comme elle peut de les convaincre de ne pas faire de la merde.

Crystal est envoyée passer un message à Maximus qui accepte de rencontrer sa famille à midi. Cela promet.

La famille retrouve ensuite l’inhumain soi-disant mort dans le pilot et cela provoque des tensions interminables et bien chiantes entre le couple royal. Heureusement que Serinda Swan est finalement une bonne actrice (je suis en conflit perpétuel vis-à-vis de Medusa, oui), car elle porte la série sur ses épaules pendant le premier quart de l’épisode. Black Bolt a heureusement un bunker tout prêt pour mener la guerre contre son frère et son propre peuple. Medusa n’en savait donc rien, d’où les problèmes de couple.

Auran est renvoyée, morte, auprès de Maximus et quand elle se réveille, elle est déçue de comprendre son plan : elle admirait le simple humain devenu roi, pas le gamin voulant devenir inhumain. Je la comprends, moi aussi, le personnage commence à me gaver. Comme quoi, tout n’est pas si mal écrit, j’accroche désormais à la méchante après avoir été du côté du méchant. Il faut dire qu’Auran est désormais en pleine rédemption ; même si Karnak vient juste de la tuer.

On en arrive vite à la confrontation entre les deux camps dans cet épisode. Oh, bien sûr, c’est l’avant-dernier épisode, donc ce n’est pas si simple. Maximus feint d’accepter le marché du couple royal qui arrive à une solution arrangeant tout le monde, acceptant que Maximus essaye de redevenir inhumain et d’être l’un des leurs.

C’est rigolo, mais ce mauvais choix de mots énerve Maximus qui récupère Declan avant de trahir une nouvelle fois son frère et sa belle-sœur. C’est stupide de sa part, mais pas intrigant.

De retour dans le bunker – une jolie manière de restreindre le budget de l’épisode quand même, Medusa tente une fois de plus de se faire entendre auprès de son mari. Je me doute qu’elle aura le fin mot de l’histoire à être la grande gentille comme ça, mais ils prennent le temps de retarder au maximum les choses : il reste un demi-épisode à combler avant le final.

Karnak demande à son tour de recommencer le rituel pour devenir inhumain, espérant probablement regagner son pouvoir grâce à ça. Il décide d’entrer en contact avec Auran après un refus du couple royal. Il sait que celle-ci commence à regretter ses choixet la manipule pour récupérer son attention. Parfait, déjà que je l’aimais bien, elle remonte dans mon estime à l’écouter.

Le plan de Karnak est plutôt simple : il récupère un bout de l’ADN d’Auran dans l’espoir de ressusciter Gorgon en lui faisant repasser le rituel. Cela ne fonctionne pas et était juste un moyen de combler l’épisode (enfin, ça pourrait marcher plus tard) tout en faisant d’Auran un personnage important.

Declan est donc désormais aux mains de Maximus qui souhaite pouvoir choisir ses pouvoirs grâce aux recherches du scientifique. Il est évident que ce n’est pas si simple, mais bon, Maximus a l’air d’y croire malgré les avertissements répétés de Declan.

Oh, en parallèle de tout ça, Crystal avoue à Medusa qu’elle aimerait vivre sur Terre plutôt que sur la lune. Ouais, casse-toi et quitte la série au passage s’il te plaît, t’es pas au niveau en tant qu’actrice…

Il faut que je souligne que depuis deux épisodes, la série s’en tire tout de même bien mieux : maintenant que tous les personnages sont réunis, le nombre d’intrigues est moins important et ça fonctionne. Je remarque aussi la quasi absence de flashback, et c’était nécessaire. Dans cet épisode, on a juste un discours de Medusa sur le passé illustré par des images, et ça tue moins le rythme.

J’étais ainsi plus absorbé dans l’épisode et moins à fond dans ma prise de notes pour la critique. Bon, on fera comme si ; je ne sais pas si grand-monde lira cet article aussi longtemps après la diffusion de toute manière.

La fin de l’épisode voit Maximus perdre le contact d’Attilan alors que le fameux mutant du premier épisode se révèle un assassin redoutable de la garde du nouveau roi et attaque Maximus. Le mettant KO. C’était une jolie scène de combat chorégraphiée menant à une confrontation entre Maximus et Black Bolt.

Au cours de celle-ci, Maximus avoue à son frère qu’il a pris soin de mettre en place une mesure de sécurité qui verra la destruction de la ville lunaire s’il meurt. Mouais. Oh, et EVIDEMMENT, Gorgon ressuscite miraculeusement auprès de Declan en fin d’épisode. Ben voyons.

L’épisode est quand même passé plus vite que les deux précédents et avait de bonnes choses en stock. C’est toujours ça !

08.jpgÉpisode 8 – And Finally : Black Bolt – 14/20
Our city is in ruins, we can’t stay here.

Crystal et Medusa sortent de nulle part dans le bunker après la révélation de Maximus. Ce dernier rappelle une fois de plus que son frère fait n’importe quoi, mais Black Bolt veut préparer une évacuation de la cité. En effet, il indique que les humains ne sont pas leurs seuls ennemis, ce qui semble être un joli clin d’œil à ce qui pourrait être l’intrigue de la saison 5 d’Agents of S.H.I.E.L.D. 

De son côté, Karnak continue d’errer dans la cité, mais il est rapidement arrêté. Je peux en dire autant de Gorgon, mis KO après avoir attaqué Declan. Les deux sont mis en cellule ensemble, mais ça ne dure pas bien longtemps. Ils s’échappent sans problème et tombent sur Triton, le fameux inhumain pas mort du pilot (je finis par connaître tous les prénoms, magie, magie).

Medusa reprend contact avec Louise (ça faisait longtemps) pour trouver un refuge pour toute la cité lunaire en cas de nécessité. C’est con pour Louise qui voulait y venir. En même temps, le dôme qui protège la cité est en train de s’effondrer et disparaître, ce qui menace de tuer tout le monde.

Louise récupère les cristaux inhumains pour les mettre en sécurité et contacte son boss pour trouver un lieu permettant d’accueillir 1400

Crystal contacte Eldrac, le portail, et lui demande son aide pour évacuer la ville. Il accepte également. C’est beau comme tout le monde accepte d’aider la famille royale dans cet épisode. Il en va de même pour les alliés de Maximus qui l’aide à se libérer de Black Bolt de manière beaucoup trop simple.

Auran fait l’erreur de revenir du côté de Maximus, mais je ne lui ferais pas confiance à la place du roi. Il fait de nouveau appel à Brojana qui lui promet qu’il deviendra roi. Cela sent bon le mensonge quand même : évidemment, c’est elle qui permet à Medusa d’entrer en contact avec Maximus pour une dernière confrontation.

C’est rigolo comment ça manque d’action tout en étant super rythmé. Tout le monde est prisonnier et s’échappe sans vraie raison, mais bon ça permet d’avancer j’imagine. Quant à Gorgon, sa résurrection n’est pas si simple et le fait se comporter comme une sorte de zombie pourri qui rajoute une émotion quelque peu ratée. Cela doit probablement mieux passer sur papier, mais bon.

La confrontation entre Medusa et Maximus m’a fait lever les yeux au ciel un certain nombre de fois quand même, avec une Medusa qui fait tout ce qu’elle peut pour sauver sa ville en raisonnant son beau-frère. Cela ne fonctionne toujours pas et elle détruit un des derniers cristaux devant lui.

Ils n’ont plus le choix d’organiser l’évacuation cette fois et ça passe par un nouveau discours longuet de Medusa, terminant comme par hasard au moment crucial où le dôme s’effondre. L’évacuation se fait donc tranquillement vers la Terre, alors que Medusa abandonne le collier du père de Louise sur la lune, à sa demande.

Toute la famille royale, minus Maximus, est enfin réunie dans la même pièce à Attilan pour s’enfuir. Bien sûr, Black Bolt reste en arrière pour retrouver son frère et le ramener à la raison. C’est le moment de la scène de révélations dramatiques sur la famille royale : les parents des deux frères n’ont jamais voulu faire opérer Black Bolt, le document royal était un faux créé par Maximus. Ah, voilà, Black Bolt a tué ses parents pour rien ; c’est du beau.

Finalement, Black Bolt ne tue pas son frère, mais lui met le coup de poing le plus comique de 2017 avant de l’enfermer dans le bunker qui résistera à la destruction du dôme et dans lequel il a assez de vivres pour tenir une éternité. Eldrac le portail est sacrifié, mais Black Bolt réussit à rejoindre la Terre.

La conclusion de la série voit la famille royale réunit au complet sur Terre alors que dans l’espace quelque chose s’active sur la lune ; allons savoir quoi. Black Bolt confirme qu’ils échangent une menace contre une autre et tout le monde s’installe sur Terre, mais on ne saura pas où précisément.

Bon, il y a du terrain pour une saison 2, mais je ne suis pas sûr d’en avoir envie. Ils peuvent aussi choisir de tout expliquer et conclure dans Agents of S.H.I.E.L.D s’ils le souhaitent. Je sens qu’il y a de quoi faire beaucoup de liens entre les deux de toute manière. Affaire à suivre, une fois de plus, parce que cette arrivée de 1000 inhumains sur Terre, je doute que ça se passe en toute tranquillité dans le MCU vu la situation politique vis-à-vis d’eux…

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EN BREF – On nous a vendu une grosse série Marvel pour nous proposer finalement un divertissement ABC à peine réussi et très enfantin sur plein de points. Ce n’est pas un échec, mais ce n’est pas non plus une grosse réussite. Je sens que l’histoire a du potentiel, mais elle est gâchée par des scènes souvent mal écrite et/ou mal jouée, réparties dans à peu près tous les épisodes. Peut-être que la série manque de temps pour parvenir à instaurer ce qu’elle voulait, je ne sais pas.

Cela m’a donné envie de lire les comics un jour, car je crois que sur papier, ça a de quoi être bien meilleur. Et c’est dommage parce que l’adaptation avait de quoi réussir. Plusieurs adaptations ont été réussies jusqu’ici dans l’univers Marvel… ce n’est pas le cas de celle-ci qui fait un peu tache dans le MCU.

Je n’irai pas jusqu’à déconseiller totalement la série, mais ce n’est clairement pas quelque chose que je conseillerais non plus. Disons que c’est un divertissement qui plaira aux plus jeunes, un objet de curiosité pour les plus vieux, une jolie histoire mal traitée par des scénaristes voulant profiter d’un riche potentiel qu’ils n’ont pas su exploiter à sa juste valeur.

En un mot comme en cent, dommage. Je reviendrais probablement (à reculons) pour une saison 2 car il y avait de bons moments, mais si le sort que lui réserve ABC est l’annulation, je ne serai pas au fond du gouffre, croyez-moi bien !

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Superstore (S03)

Synopsis : La fin de saison 2 ne s’était pas moquée de nous en étant aussi hilarante que dévastatrice. Le magasin était entièrement soufflé par une tornade, Amy et Jonah s’embrassaient enfin (mais elle finissait la saison avec son mec et sa fille), Myrtle disparaissait dans l’affaire, Garrett et Dina se témoignaient de l’affection, Glenn n’avait viré personne et découvert la foi en Allah, Mateo était dans une situation délicate avec Jeff (il lui avait avoué son amour pendant la tornade, au téléphone) et Cheyenne s’était mariée. Rien que ça !

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Pour commencer, je regarde avec beaucoup de retard (enfin, quelques heures en fait) cette reprise de la série, mais ça ne veut pas dire que je ne l’attendais pas de pied ferme. La fin de saison 2 m’avait beaucoup plu et je trouve qu’au cours de la deuxième année, la série avait confirmé sa qualité ; parvenant même à s’améliorer progressivement. C’est tout bonnement excellent.

Je me suis gardé cette reprise pour mon Challenge Week-end en Séries à l’origine, et comme j’ai ensuite pris du retard à commencer celui-ci, je me regarde l’épisode très tard. En même temps, j’ai un grand besoin de rire et je compte vraiment sur eux.

Plus que jamais, j’ai évité de lire quoique ce soit sur le retour car maintenant que le magasin a été détruit, je suis curieux de voir comment ils vont lancer la saison 3. J’imagine qu’ils vont l’avoir reconstruit, mais je me demande notamment s’il y aura des changements de décor. Comme il devait également y avoir du remaniement de personnel, il y a aussi un tas de possibilités du côté du casting. Bref, la série a créé un tas d’attentes qu’elle a intérêt à combler comme il faut, sinon je vais être déçu. Je ne tiens plus, il faut que je me lance !

Sur cette page, le résumé sans spoiler, cliquez sur les titres pour les résumés détaillés.

Note moyenne de la saison : 16/20

S03E01-02 : 17/20
Un très bon début de saison qui nous remet dans l’ambiance de la série, finalement peu impactée dans la forme par son final de saison 2. Du côté du fond en revanche, la réouverture du magasin se fait avec autant de problèmes que d’humour, le tout étant évidemment en lien avec la tornade de fin de saison 2.
S03E03 : Part-Time Hire – 14/20
Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est le premier faux pas de la saison, mais je n’ai pas accroché à cet épisode à l’humour trop prévisible pour vraiment faire rire. Je suis habitué à mieux – ou je n’étais juste pas dedans.
S03E04 : Workplace Bullying – 15/20
Je n’accroche pas à cette saison autant que l’an dernier pour l’instant, mais l’humour est heureusement toujours là. La faiblesse de cet épisode réside dans sa conclusion bâclée de l’ensemble des intrigues, mais il permet de passer vingt minutes marrantes, et après tout, c’est le seul job qui compte vraiment pour une comédie.
S03E05 : Sal is Dead – 17/20
Un très bon épisode d’Halloween qui apporte son lot de bonnes blagues et confirme que la fête de la citrouille est un terrain fertile pour les comédies. Sinon, c’est à croire que tout le monde y passe dans cette série cette année.
S03E06 : Health Fund – 14/20
La série aborde la difficile question de la couverture sociale américaine dans cet épisode qui peine à être aussi drôle que d’habitude aux yeux d’un français. Grosso modo, c’est le système de la sécurité sociale, évident pour nous, qui est critiqué et moqué – sans pour autant faire une apologie du système américain. Un épisode propice à la réflexion plus qu’à l’humour, finalement.
S03E07 : Christmas Eve – 17/20
Un excellent épisode de Noël avec une avancée de l’intrigue pour sa mi-saison (on peut presque parler de cliffhanger à ce stade-là) et des moments très drôles. Je n’ai pas accroché à l’ensemble des trois intrigues néanmoins, d’où les quelques points en moins. En tout cas, ça met dans l’ambiance de Noël – ou alors, j’y suis encore puisque je rattrape cet épisode le 26 décembre.
S03E08 – Viral Video – 16/20
La série revient en forme pour 2018, mais je continue de trouver qu’elle a du mal à boucler correctement ses trois intrigues en 21 minutes. Dans tous les cas, on se marre bien et l’intrigue avance, mais il est juste dommage d’avoir l’impression que c’est par moment bâclé.
S03E09 – Golden Globes Party – 16/20
L’épisode était sympa en lui-même, mais je commence à m’inquiéter quelque peu du traitement de certains personnages à longs termes. Disons que l’humour peut vite dévier vers quelque chose de plus triste et que les scénaristes marchent sur une corde raide. Pour l’instant, ils s’en tirent. En tout cas, il est très cool de voir la série continuer de respecter le calendrier avec des épisodes spéciaux originaux par rapport à ce qu’on voit d’habitude.
S03E10 – High Volume Store – 17/20
Toujours autant d’humour cette semaine, mais les scénaristes prennent enfin la décision de changer un peu leur fusil d’épaule pour les intrigues suivies. Ainsi, nous en avons une toute nouvelle qui commence et qui promet déjà de très grands et bons moments de comédie.
S03E11 – Angel & Mermaids – 15/20
L’épisode avait trois intrigues à la fin tellement bâclée que j’ai eu l’impression de voir la première partie d’un double épisode, mais non. J’ai décidément du mal cette saison avec la manière dont ils bouclent (ou pas) les histoires qu’ils entament.
S03E12 – Groundhog Day – 15/20
Une fois de plus, l’épisode se stoppe au milieu de toutes les intrigues en cours, sans pour autant proposer de cliffhanger. Il y a bien des semi-conclusions, mais je n’arrive vraiment plus à accrocher à ce rythme très frustrant : j’ai l’impression chaque semaine que les épisodes laissent des dizaines de pistes ouvertes, pistes qui ne seront pas vraiment explorées par la suite. Bref, je crois que la série commence à me lasser…
S03E13 – Video Game Release – 13/20
C’est triste : j’adorais cette série, mais cette saison est en train de prendre l’eau extrêmement vite. Toutes les intrigues de l’épisode finissent une fois de plus en queue de poisson, mais permettent une relative évolution de l’intrigue générale pour chacun des personnages. N’empêche que j’espérais mieux et que ce n’est plus au niveau – même les moments drôles ne parviennent plus à me faire rire. Où est passé leur fun ?
S03E14 – Safety Training – 17/20
Le jour et la nuit avec l’épisode précédent! On retrouve les employés de Cloud9 en grande forme avec cet épisode qui joue des défauts et des insécurités de chacun pour faire rire. Cela fonctionne d’autant plus que l’épisode permet aussi de bonnes blagues et avance à grande vitesse les intrigues de ses personnages.
S03E15 – Amnesty – 16/20
C’était un épisode sympathique qui rebondissait bien sur les cliffhangers de l’épisode précédent et qui parvenait même à aboutir à une conclusion de toutes ses intrigues. C’est devenu suffisamment rare pour que je le remarque, alors autant le souligner. Niveau humour, c’était bon, mais je n’ai pas non plus éclaté de rire. Peut mieux faire.
S03E16 – Target – 15/20
Faire un pas en avant, et quatre en arrière : voilà ce que propose cet épisode qui repart sur des intrigues que je pensais épuisées. C’est marrant de retarder les choses, je ne dis pas, mais parfois, c’est juste trop. Dans l’ensemble, c’était un épisode amusant malgré tout, même si je suis un peu déçu de la direction générale de la série pour le moment.
S03E17 – Distritct Manager – 16/20
Voilà le genre d’épisode qui a réussi à me faire rire, mais qui me laisse tout de même incertain sur la réaction que je dois avoir face à toutes les nouveautés qu’il promet pour la série. C’est plutôt une bonne chose d’avoir un peu de neuf, c’en est une moins bonne de laisser de côté les intrigues en cours pour un épisode supplémentaire. Comme toujours et comme beaucoup de sitcoms, Superstore prend son temps en attendant la fin de saison – mais il faudrait voir à ne pas abuser non plus de la formule.
S03E18 – Local Vendors Day – 15/20
L’épisode est plutôt sympa et met en place quelques running gags, ou en tout cas des intrigues suivies qui reviennent et font ainsi du bien à la série. Toutefois, le tout donne encore une fois l’impression d’être quelque peu bâclé sur la fin, comme si les scénaristes n’avaient pas le temps de tout dire. Il faut dire qu’ils ont voulu y aller avec pas mal de mini-intrigues qui se croisent dans cet épisode.
S03E19 – Lottery – 16/20
Un bon humour et un fil rouge qui commence enfin à bouger maintenant que la fin de saison approche, voilà les deux ingrédients qui permettent à la série de retrouver un peu de sa qualité d’antan. Je ne pense pas que l’épisode restera gravé dans ma mémoire, mais il était plutôt sympathique quand même alors c’est déjà ça.
S03E20 – Gender Reveal – 18/20
Comme l’an dernier, l’approche de la fin de saison fait énormément de bien à la série qui nous pond un excellent épisode, non pas grâce à son humour, mais grâce à ses twists plutôt imprévisibles (alors que j’avais pour une fois les infos pour deviner LA révélation de cet épisode, qui n’est bien sûr pas celle que j’attendais avec un tel titre). Bref, je suis désormais à jour et… hyper impatient de voir le prochain épisode !
S03E21 – Aftermath – 18/20
Un sacré bon épisode avec pas mal de situations bien montées en épingle par les scénaristes. Il y avait un bon rythme et un bon humour tout du long, faisant regretter la longue période moins bonne en milieu de saison. Finalement, je retrouve la série qui me faisait rire depuis la semaine dernière, mais aussi celle qui est parvenue à me décrocher la mâchoire l’an dernier. C’est frustrant d’avoir autant traîné en route.
S03E22 – Town Hall – 17/20
Si cette fin de saison donne à tout le monde l’occasion de briller pour au moins une scène et possède un bon humour, elle reste moins marquante que la fin de saison 2 qui avait mis la barre assez haute. L’épisode est bon et se termine sur une scène que je qualifierai à la fois d’attendue et d’inattendue. C’est plutôt bien joué de leur part, du coup.

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