Riverdale – S06E05

Épisode 5 – The Jughead Paradox – 17/20
J’aimerais mettre un 20 pour le centième épisode de la série, mais il y a trop d’incohérences qui ne trouvent pas de réponses dans ce paradoxe et dans les anomalies évoquées par les séries. Dire qu’il y en a ne justifie pas tout, chers scénaristes. En revanche, force est de constater qu’ils ont pour une fois eu une bonne idée avec cet arc narratif menant au centième épisode. Ce dernier est fun, faisant clin d’œil aux cinq saisons précédentes comme aux comics dont il s’inspire et nous fait presque croire qu’on est face à une bonne série.

Spoilers

Jughead se rend compte qu’il y a des paradoxes et anomalies entre Rivervale et Riverdale.

That might definitely do it.

Il paraît que cet épisode est bien pour justifier tout le délire qu’a été Rivervale, mais j’ai comme un doute. Nous verrons bien, mais le titre ne me dit rien qui vaille, pas plus que la première scène de l’épisode qui nous révèle le corps de Jughead inconscient à côté du panneau d’entrée de la ville. On enchaîne sur Archie à moitié à poil (yeaaah, le compteur reprend !) parce que oui, il est en vie.

Betty est à ses côtés et se réveille après un drôle de cauchemar où elle se souvient de la ville sacrifiant Archie. Dans le même genre, Nana et Cheryl se souviennent de l’échange de corps, Veronica et Reggie de Mr Cypher (vaut mieux ça pour Reggie, sinon c’était se souvenir qu’il avait marié Abigail) et Fangs et Toni se souviennent de la Llorona.

Là-dessus, on voit Jughead descendre l’escalier de chez Archie quand soudainement le mur explose. Holy crap. Jughead se réveille à nouveau, dans le garage d’Archie cette fois. OK, l’épisode promet d’être marrant, même s’il se centre sur un personnage que je n’aime pas : Jughead se rend au lycée pour sa rentrée en tant que prof… et se retrouve sacrément confus quand il se rend compte que tous ses potes sont à nouveau des lycées. Eh, Archie est même en train de draguer Geraldine alors que Cheryl est en tenue de cheerleader.

OK, ça marche vachement bien comme introduction : Jughead se rend aux toilettes pour se rafraîchir et tombe sur Ben Button dont on avait tous oublié l’existence, mais qui s’est suicidé en sautant par une fenêtre à cause du Roi Gargouille. C’était il y a fort longtemps la saison 3, mais ça marche bien : la série se fout d’elle-même avec les passages par la fenêtre, avant d’avancer dans l’épisode de manière sympa. Ainsi, Betty nous annonce son mariage avec Archie, dont tout le lycée est au courant, avant de recevoir un appel de la morgue où se trouverait le corps de Jug.

C’est bien sûr impossible, puisqu’elle lui parle, mais comme dans une chanson de Lorie que j’ai maintenant en tête, rien n’est impossible à Rivervale. Jug se rend donc à la morgue pour découvrir son propre cadavre et apprendre qu’il était le corps inconscient (et pour cause, il était mort) face contre terre à côté du panneau de la ville. Avant de mourir, ce deuxième Jug serrait contre lui un étrange comic book.

Quand je pense que j’ai raté le point comic book d’un précédent Bingo alors que cet épisode en regorgeait ! Le Jughead vivant découvre en effet qu’il a toute une collection de comics nommés « Riverdale » et parlant de l’ensemble de ses amis. Il n’en faut pas plus pour qu’il se mette à lire les comics, et ça fait le lien avec les épisodes précédents. Dans les comics, on retrouve ainsi une scène du premier épisode de la saison, quand Archie aidait Jug à déménager.

Aussitôt, Jughead se rend compte qu’ils vivent dans un monde parallèle. Eh oui, il y a 95 numéros de Riverdale, avant de passer à Rivervale. Oh, attendez, je viens de capter, tout ceci nous menait au centième épisode ? Il fallait le dire plus tôt. Putain, j’ai donc perdu cent heures de ma vie devant cette série ? Si seulement on pouvait me les rendre !

En attendant, Jughead comprend qu’il se passe quelque chose de louche et se met aussitôt à enquêter, en interrogeant un à un ses amis. Cela lui permet de se rendre compte que les événements les plus lointains sont flous pour les habitants de Rivervale, alors qu’Archie et Betty ne se souviennent pas de l’explosion mettant un terme à Riverdale et ouvrant l’arc Rivervale. Veronica, elle, ne comprend pas comment son père peut être le méchant de Riverdale alors qu’il est mort avant ses quinze ans dans cette réalité. Les scénaristes en profitent aussi pour s’amuser de la situation, avec Reggie se rendant compte qu’il a changé d’apparence en cours de route.

Pour ne rien arranger, quand Jughead se rend auprès de Cheryl pour lui montrer les comics, il se rend compte que… Jason est encore en vie. Bordel, mais quelle prise de tête : Jason a une réplique de plus dans la série et une nouvelle occasion de pointer le bout de son nez. C’est fou que l’acteur soit encore disponible après tant de temps.

Ce n’est toutefois pas le seul truc absolument dingue : les scénaristes font revenir le premier Reggie qui débarque chez Veronica ; Dilton qui était mort ne l’est plus non plus et il enseigne au lycée (comme n’importe quel ancien lycéen de cette série) avec comme assistante… Ethel. Eh, la série s’amuse vraiment bien pour ce centième épisode et je risque bien de finir par en être fan.

Après, ils partent juste sur une étrange histoire de mondes parallèles, d’anomalies et de paradoxes. Et ce n’est pas spécialement bien fait, même si on se marre beaucoup. Putain, ils ont réussi à faire revenir le premier Reggie pour une scène vraiment drôle avec Veronica et pour… qu’il participe à l’enterrement de vie de jeune fille de Betty en tant que strip-teaseur. Putain, mais mec, refuse le rôle ! 

Bon, OK, après, quand ça vire au plan à trois et qu’il peut s’amuser à caresser Veronica, je le comprends. Le plan à trois s’arrête avant de commencer, en plus. Dans tous les cas, l’épisode avance assez vite : alors que l’ambiance est à l’éclate à l’enterrement de vie de jeunes filles, l’enterrement de vie de jeune garçon est l’occasion pour la série de faire un hommage sympa à Fred – et à l’acteur.

Forcément. Le délire d’univers parallèle continue ensuite : Jason est enlevé par la Cagoule Noire, qui s’avère être le père de Cheryl, tué par le père de Kevin bien rapidement. Cela en fait des acteurs à réunir !

Il y en a une qui se fait discrète, par contre : Hermione. Elle ne semble pas vouloir revenir, contrairement à Howard, qui n’est donc plus un méchant. Son discours lors du dîner de répétition du mariage d’Archie et Betty tourne court par contre : Toni y débarque pour annoncer la mort de Cheryl. L’enquête de Jughead le mène alors, à toute allure, jusqu’à Dilton. Ce dernier explique qu’il était très content de voir ces « twinverses », univers jumeaux, fondre l’un dans l’autre, car ça lui offrait l’occasion d’étudier cette destruction.

Malheureusement pour lui, il a mal choisi son assistante : effrayée par la folie de son boss, Ethel l’empoisonne et explique à Jughead qu’elle sait comment séparer à nouveau ces univers jumeaux. Le problème, c’est qu’au passage, ça signifie faire disparaître Rivervale. Inutile d’entrer dans les détails, soyons clairs, tout ça n’a absolument aucun sens. Jug et Ethel arrivent à la conclusion que Rivervale a été créé à cause de l’explosion dans la chambre d’Archie, mais aussi parce que Jug était en train d’écrire, et qu’il y avait du Palladium, et qu’il y avait la malédiction de Cheryl. Pourquoi Jug est-il dans ce monde ? Pourquoi était-il narrateur ? Pourquoi les deux Reggie s’entretuent ?

On s’en fout. Vous ne pensiez tout de même pas que les scénaristes avaient eu des idées 100% cohérentes ? C’est super frustrant, d’ailleurs, parce qu’il y a vraiment une super bonne idée pour ce centième épisode, mais… ça part trop en vrille. Pour séparer les univers et faire en sorte que Rivervale cesse d’exister, il faut donc que Veronica et Jughead se tripotent dans la chambre d’Archie avant de se faire sauter, au lieu de se sauter. Bien. Admettons.

Veronica accepte le plan… mais ne peut le mettre à exécution. En effet, elle se fait exécuter avant : on découvre que la personne qui s’amuse à étrangler tout le monde à Rivervale est… Archie. Eh oui, il a remarqué que tout le monde revenait à la vie, toujours, dans ce monde. Il espère donc le retour de Fred et refuse de voir les univers se séparer.

Bon, là, les scénaristes exploitent juste la mort d’un acteur et ça devient un brin gênant, mais c’est une scène incroyable malgré tout. Les acteurs gèrent bien – jusqu’à ce qu’ils se mettent à se battre. On apprend donc qu’Archie a tué un premier Jughead, avant d’étrangler Cheryl, mais aussi Veronica. Il refuse que le monde cesse d’exister si son père peut y revenir, et c’est plutôt pas mal ; comme le résumé de ce qu’est la série (un grand n’importe quoi) était plutôt pas mal lui aussi.

En tout cas, on en arrive vite à Archie essayant de tuer Jughead… mais se faisant éclater la cervelle par Betty. Yep, en robe de mariée, Betty débarque pour tuer le mari qui vient de l’abandonner à l’autel. Apparemment, c’est tout ce qui importe à ses yeux : elle n’a aucun remords sur le meurtre d’Archie et elle est rapidement convaincue qu’il faut effectivement coucher avec Jughead pour recréer aussi fidèlement que possible l’explosion qui a créé Rivervale et pourra séparer à nouveau les univers.

C’est : n’importe quoi. On se marre toutefois bien, surtout qu’ils sont interrompus par le Jughead mort du début d’épisode. Celui-ci n’hésite pas à casser le coup de son alter-égo pour leur expliquer qu’il y a un moyen de séparer les univers sans détruire pour autant Rivervale. Bon, avant ça, il faut encore que Betty désarme la bombe.

C’est plutôt drôle car on nous rappelle qu’elle l’a fait plus tôt et elle semble le découvrir elle-même. J’ai vraiment l’impression que les scénaristes se foutent d’eux-mêmes et se rappellent soudainement qu’eux aussi oublient les épisodes après les avoir écrits. Qu’importe, pour le centième, ils ont mis les petits plats dans les grands. Ils s’assurent même que les fous rire soient garantis quand Jughead nous explique à quoi ressemble le paradis.

Le paradis, c’est Pop’s, mais avec des comics en plus. Tout le monde s’y marre bien et se dragouille, mais lorsque le Jughead-narrateur y était, ce qu’il faisait était se concentrer sur le numéro spécial entre le 95e et le 96e épisode des comics : celui qui expliquait la liaison entre les deux univers et que nous n’avons pas eu avant. Bref, pour ne pas supprimer Rivervale, il va donc falloir compter sur l’imagination de Jughead pour maintenir en vie l’univers.

Le narrateur ne peut pas le faire, mais le Jughead qu’on suit depuis le début d’épisode, si, parce qu’il est l’auteur. Allez comprendre. Betty pense comprendre et est dégoûtée du sacrifice de Jughead, qui devra désormais vivre seul à jamais dans le repaire de Dilton (c’est vrai que c’est un endroit où PERSONNE ne va jamais), mais bon, la tension dramatique est vite évacuée tout de même.

En lieu et place, on en revient donc au point de départ de la série : Jughead est sur sa machine à écrire à raconter ce qu’il se passe, sauf que cette fois, c’est lui le scénariste drogué de la série qui écrit n’importe quoi. La bombe réactivée n’explose finalement pas, et Jughead comme Betty oublient rapidement ce qu’ils faisaient dans la chambre d’Archie.

Ils préfèrent retrouver le reste du casting dans une sorte de happy end tout mignon. Tabitha et Jughead peuvent même vivre ensemble et lire, peut-être, un jour les comics Riverdale. Reste la question de ce qui arrive à Riverdale maintenant qu’on sait ce qu’il se passe pour Rivervale. C’est à Ethel que revient le droit de poser la question, parce que figurez-vous qu’elle est l’assistante du Jughead s’étant sacrifié pour rester un héros.

Et oui, la série nous règle enfin la question du cliffhanger de la saison 5, pendant ce temps, à Riverdale, Betty et Jughead s’apprêtent à faire l’amour dans la chambre de celui-ci, sans se douter qu’une bombe est sous le lit. Par chance, Betty reçoit finalement un coup de téléphone avant l’explosion : elle apprend donc qu’il y a une bombe sous le lit et a le temps de prévenir Archie.

La bombe explose toutefois, ce qui nous rend sourd un Jughead qui était en train d’écrire dans le garage. Bon, ben, la vraie suite au prochain épisode cette fois. Ce fut un arc sympathique, libérant la créativité des scénaristes qui avaient enfin une vraie raison de le faire et s’achevant sur un centième épisode plein de défauts, mais prenant le temps de célébrer ses défauts.

Et puis, surtout, heureux de pouvoir à nouveau terminer ma critique par un…

Compteur d’Archie à poil : +3, à croire qu’il fallait rattraper le temps perdu ! Rendez-vous début mars pour plus de raisons de montrer les abdos d’Archie à toutes les sauces…

Ronen Rubinstein (#173)

Salut les sériephiles,

Franchement, mon introduction pour l’article de ce soir pourrait être quasiment la même que la semaine dernière… mais bon, on va tenter de se renouveler un peu. IL y a eu un acteur dont le jeu m’a marqué cette semaine, et non, ce n’est pas uniquement parce qu’il s’est déshabillé, promis. Il s’agit de…

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Ronen Rubinstein

La série : 9-1-1 Lone Star L’épisode concerné : S03E02 – Shock and Thaw – 17/20

Pourquoi ?

Ronen Rubinstein GIFs - Get the best GIF on GIPHYParce qu’il s’est mis nu dans la neige et que même si c’était probablement de la neige, bordel, qu’est-ce que j’ai eu froid pour lui ! Entre ça et la scène juste avant où il plonge dans l’eau… Même si elle n’est pas gelée pour de vrai (j’imagine, j’espère), ça reste si désagréable de plonger avec ses habits. Tout ça pour finir à poil juste après en plus ! C’était bien la peine. Michael Guerin — Ronen Rubinstein GIF PackNon, bon, soyons sérieux un peu, vous voulez bien ? Oui, je vous le reproche alors que c’est totalement de ma faute si je ne le suis pas. Bref, Ronen Rubinstein a proposé un excellent épisode cette semaine. J’aurais aimé avoir une scène de plus, mais on l’a eu la semaine d’avant, où on aurait vu TK échanger quelques répliques avec Carlos histoire d’avoir une vraie représentation de tout ce qu’il sait faire. Pour cette semaine, l’épisode se contentait de nous le montrer en véritable héros n’hésitant pas à risquer sa vie pour sauver un enfant.

Très vite, on comprend que ça va mal

tourner grâce au jeu de l’acteur.

Sans nous spoiler, il nous fait comprendre que son personnage ne va pas si bien que ça avec quelques frissons bien interprétés et des absences dans son jeu de regard. Et bordel, ce n’est pas simple de jouer des frissons de manière crédible quand on est dans un environnement où il ne fait pas vraiment si froid que ça. Il a donc sacrément bien géré, et il y a eu des moments assez incroyables niveau performance d’acteur (ou alors, c’est juste parce que j’aime le personnage et qu’il était bien aidé par le maquillage, allez savoir). hypothermia Tumblr posts - Tumbral.com J’hésitais à attendre une semaine de plus avant d’en faire ma performance de la semaine, mais j’ai découvert qu’il n’y aurait pas d’épisode diffusé demain (pff) et je me suis dit, qu’en plus, il y avait de forte chance qu’il passe le prochain épisode sur un lit d’hôpital à ne pas jouer grand-chose. Il va vraiment être temps que les scénaristes arrêtent d’essayer de nous le tuer tous les trois épisodes.


Vu aussi dans : 

Butterfly Resources — Ronen Rubinstein in Dead Of SummerPeu de choses. Il est encore relativement au début de sa carrière le Ronen Rubinstein. C’est bien simple, il s’est fait repérer dans Dead of Summer et c’est son second gros rôle à présent. Bon. Comment dire ? Ce n’est pas gage de qualité d’être passé par cette série parce que l’écriture en était catastrophique, honnêtement – plus que sa coupe de cheveux, oui. ugly confession — Ronen Rubinstein GIF pack ['American Horror...Bien sûr, maintenant, les choses vont être un peu différente. C’est toujours un plus d’avoir joué dans une série de Ryan Murphy quand il s’agit de passer d’autres castings. Le monsieur a tendance à vouloir retravailler avec les mêmes acteurs et c’est donc sans surprise que je découvre que Ronen Rubinstein a également joué dans un épisode de American Horror Stories.

Le monde de Ryan Murphy est tout petit.


L’info en + :

Ronen Rubinstein GIF - Ronen Rubinstein - Discover & Share GIFsJouer le rôle de TK a aidé l’acteur à s’ouvrir d’avantage au monde des possibles, apparemment, et il s’assume depuis avril dernier comme bisexuel. J’étais complètement passé à côté de l’information : quand j’avais regardé ce qu’il en était en février dernier après avoir rattrapé la saison 1, j’en étais resté sur la conclusion qu’il était hétéro.

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Et puis, comme la dernière fois, je ne peux pas écrire cet article sans souligner à quel point ils forment un couple parfait, ces deux-là, ils sont tellement mignons !

Finalement, il a donc révélé qu’il était bisexuel et avait fait le choix de rester dans le placard pour éviter les insultes et les coups lorsqu’il était au lycée. C’est triste comme tout cette raison d’être resté caché, alors j’espère qu’il saura être heureux maintenant qu’il s’assume pleinement. C’est probablement le cas puisqu’il semble bien entouré par Rafael Silva, Ryan Murphy ou sa petite-amie, l’actrice Jessica Parker Kennedy. C’est elle qui l’a encouragé à dire la vérité. Je trouve ça mignon comme tout.


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

Euphoria – S02E02

Épisode 2 – Out of Touch – 18/20
J’ai préféré l’épisode de cette semaine, qui change un peu les habitudes de la série. La narration se fait différemment, avec une introduction plus inhabituelle et une Rue qui nous cache parfois des choses, pour mieux nous surprendre et nous faire changer d’avis. J’aime surtout le fait qu’on se concentre davantage sur tout le monde dans cet épisode, même si la chronologie finit par être un peu chaotique pour écrire une critique linéaire. J’ai oublié de dire plein de choses dans mon avis, je crois, mais eh, ça fait déjà quatre pages de critique.

Spoilers

Nate ne révèle pas que Fez est son agresseur, alors la vie continue… avec toutes ses emmerdes.

Sometimes shit’s just like is what it is.

Wow. L’épisode ne nous laisse pas de répit : c’est sans résumé qu’on reprend cette semaine sur le visage ensanglanté de Nate. C’en est fini du beau gosse, là, il est bien défiguré. Et en plus, c’est l’enfer : Rue nous apprend que Nate est désormais amoureux de Cassie. Il ne s’y attendait pas du tout, mais il s’en rend compte quand elle se penche sur lui. Et alors que tout le monde l’emmène en catastrophe à l’hôpital et que Maddy s’inquiète pour son copain, lui part dans ses énormes fantasmes sur Cassie.

On le comprend, Cassie est magnifique, et ses fantasmes nous le confirment : l’actrice est incroyable dans toutes les scènes fantasmées où elle fait l’amour à Nate – Nate qui n’oublie pas non plus Jules au passage. Cela ne l’empêche pas de s’imaginer passer sa vie avec Cassie, quitte à ce qu’elle soit enceinte…

Et comme à l’hôpital son père lui rend visite, il l’imagine ensuite en train de plus ou moins draguer Cassie. Et il l’espère mort bien rapidement. C’est intéressant parce que cette introduction ne revient pas sur le passé de Nate, mais uniquement sur ses fantasmes et ses rêves alors qu’il semble sombrer dans le coma. Il ne peut que penser à son passé, en plus, et à ses différents choix.

Avoir été amoureux de Maddison a-t-il fait sortir le pire de lui ? Si oui, quid de son père ? Est-ce que rencontrer Cassie en seconde aurait tout changé pour lui ? Pas si sûr. Un arrêt cardiaque lui fait remettre toute sa vie en perspective, alors qu’il imagine Cassie accoucher et que son père prie pour lui. Soit.

Inévitablement, quelques jours passent durant cette introduction qui nous laissent Nate en vie, mais bien affaibli. Après ces quelques jours, c’est déjà la rentrée pour Rue et Jules. Au moins, on sait pourquoi la saison 2 a mis tant de temps à arriver : elle paraît désormais être à peu près en temps réel. Et le temps réel, ça craint : Rue retrouve Jules au lycée, l’embrasse, croise alors Elliot et… tout part en vrille.

Je suis totalement dégoûté par le rebondissement qui suit : Rue n’a pas parlé de Jules à Elliot, ce qui est plutôt logique au départ, mais ne l’est plus quand elle nous donne toutes les infos. Elle vient en effet de passer plusieurs jours avec Elliot, super riche, et de passer sa meilleure vie… sans parler de Jules. Forcément, cette dernière, même sans avoir toutes les infos, prend super mal que Rue hésite à lui répondre « je t’aime » (parce qu’elle voit Elliot) et qu’elle ne parle pas d’elle à ses amis. Pauvre Jules.

La dispute entre elle et Rue est inévitable, mais elle met du temps à revenir dans l’épisode. Jules explique sa jalousie comme elle peut à Rue, étant vexée surtout de se rendre compte qu’elle flirte avec Elliot. Ce n’est pas le cas, mais dès la fin de la dispute, inutile de vous préciser que Jules passe du temps à se droguer avec lui. Cela se fait lors d’un petit montage musical plutôt sympa – mais ça me pose toujours autant problème ces moments où la drogue paraît cool. Je sais que ce n’est pas le message de la série, je sais qu’elle a tendance à montrer aussi tous les aspects les plus horrifiques… mais tout de même.

Rue est persuadée que la drogue est ce qui lui permet d’être elle-même et elle s’en confie à Elliot, mais nous, c’est ce qu’on retire de leur conversation. Il n’y a personne pour lui faire entendre que ce n’est pas le cas. Je veux dire, Elliot n’est pas franchement convaincant quand il le fait ou quand il souligne que ce n’est pas terrible qu’elle mente à Jules. Oui, parce qu’en parallèle, cette dernière est sûre que Rue est à une réunion de drogués anonymes.

Pendant ce temps, la série prend aussi le temps de revenir sur Cassie. C’est assez terrible la vie qu’elle mène : une vraie dépression l’accompagne depuis un moment, expliquant probablement pourquoi elle a couché avec Nate alors même qu’il est le petit ami de sa meilleure amie. La trahison est impardonnable – mais ils n’étaient plus en couple après tout.

Cela n’empêche que Maddy retombe totalement amoureuse de Nate : le voir dans cet état lui donne envie de passer son temps à l’hôpital avec lui. Personne ne nous parle de Fez pour le moment, ce qui est tout de même étonnant pour la réalité, mais pas tellement pour cette série et la manière dont tout est toujours traité avec un angle particulier. Après un focus sur Cassie, nous en avons donc un sur Maddy.

Folle amoureuse de Nate rien que parce qu’il lui envoie un SMS, elle raconte aussitôt tout à Cassie. Elle est toutefois interrompue par Theo, le gamin qu’elle babysitte. Oula, ça part sur un aparté tout à fait inattendu : Maddy se fait donc de l’argent en babysitting parce qu’elle n’a pas pu faire un don d’ovaire. Elle profite de ce job pour essayer toutes les fringues magnifiques de la mère de famille richissime et magnifique qui a voulu l’embaucher.

En effet, Maddy ne se fait pas chier dans ses choix de babysitting. En plus, sa patronne est clairement en train de la draguer et de lui demander de la déshabiller au lieu de l’engueuler parce qu’elle fouille dans ses affaires, alors elle aurait tort de se priver de passer de si bonnes soirées. Il faut toutefois qu’elle retourne au lycée ensuite, et qu’elle y croise Kat. C’est l’occasion pour nous de rattraper le temps perdu avec cette dernière.

Elle est toujours avec Ethan, donc, et tout se passe très bien. Si tout se passe bien entre eux, cela n’empêche pas Kat de s’enfermer dans ses fantasmes et mondes fictifs. On en arrive à avoir toute une scène où elle fait violer par un héros de Game of Thrones. Enfin, violer. Ca reste son fantasme, quoi, donc ça se débat ? C’est si bizarre, ce genre de fantasme mis en scène comme ça, de manière explicite en plus.

Bref, Kat est toujours en plein mal-être et j’ai hâte d’en savoir plus lors de son épisode. En attendant, on apprend que Kat se déteste de plus en plus. Elle n’aime pas Ethan et la relation super chiante qu’elle a avec lui, mais elle est forcée d’admettre que le problème vient d’elle. Et ça ne s’arrange pas dans sa tête quand elle se met à entendre des voix la forçant à s’aimer.

Quand on en revient enfin à Fez, c’est pour découvrir qu’il a continué sa vie tranquillement. Le problème, c’est que la vie n’est jamais tranquille avec Fez. Voilà donc qu’il héberge désormais Faye, la droguée de l’épisode précédent : entre deux épisodes, elle a eu temps de jeter son propriétaire par-dessus un balcon et est en cavale. Fez l’héberge parce qu’elle est la copine de son meilleur ami, et que celui-ci lui assure que Faye est l’amour de sa vie.

Soit. Le problème, c’est que ça ne va pas arranger les affaires de Fez. En effet, la police ne va pas tarder à s’intéresser à lui, parce que Cassie finit par le dénoncer. Elle ne le fait pas de plein gré, mais sous la pression du père de Nate qui vient la voir chez elle, persuadé qu’elle sait qui a agressé son fils. Et quand il annonce qu’il a l’intention de fouiller ses SMS, Cassie balance tout.

C’est logique : en pleine dépression, Cassie n’arrête pas de penser à Nate et de communiquer avec lui, et de le sentir partout autour d’elle. Après, c’est peut-être aussi parce qu’elle met plusieurs jours à laver le sang de Nate sur ses jambes. Au téléphone, il lui annonce que si Maddy apprend ce qu’il s’est passé entre eux, elle passera le reste de sa vie à essayer de le tuer – mais qu’elle réussira à la tuer. C’est flippant comme tout, hein ? Apparemment, oui, parce que Cassie passe ensuite son temps à imaginer qu’elle se fait tuer par Maddy dans des scènes beaucoup trop rapides, mais aussi beaucoup trop drôles à voir.

Bref, pas étonnant qu’elle dénonce Fezco, finalement. Cela énerve toutefois Lexi. Pauvre Lexi. Elle a pris cher dans l’épisode précédent : alors qu’elle a enfin trouvé quelqu’un prêt à l’écouter pour de vrai, Fez s’est levé et a défoncé Nate devant elle. Pas exceptionnel, donc. C’est l’occasion d’un rappel sur la vie de Lexi, toujours discrète, toujours à vouloir bien faire les choses, toujours à ne pas aller au bout pour ne pas déranger, toujours à regretter l’overdose de Rue qu’elle aurait pu prévenir.

Ce n’a pas été le cas, cela dit.

En se rendant chez son parrain, Rue aperçoit tout de même Cassie rejoindre en courant la voiture de Nate. Je ne sais pas si elle capte qu’il s’agit de la voiture de Nate, mais ça craint pour le secret de ces deux-là, surtout que Nate ignore volontairement les appels de Maddy. Cela met mal à l’aise Cassie, mais il faut dire que le malaise ne risque pas de se dissiper vu comment Nate est mutique avec elle.

Il est important de noter que finalement, Nate n’est pas si défiguré. Il emmène Cassie dans une ruelle où il lui avoue qu’il l’aime vraiment bien, mais que comme les choses ne sont pas différentes, ce qui est arrivé entre eux est une erreur. Et bim. Cassie est loin d’entendre le message de rupture qui est pourtant bien explicite : elle souhaite toujours plus de Nate dans sa vie et elle tente de lui faire comprendre.

Lui n’est vraiment pas dans cet état d’esprit. Il veut juste ne plus jamais entendre parler de ce qu’il s’est passé entre eux. Cassie s’enfuit, dépitée, et se retrouve dans un entrepôt désaffecté, avec Nate qui lui court après. Il n’est pas très compliqué de deviner ce qu’il va se passer ensuite : j’ai eu peur un très court moment d’un mauvais accident pour Cassie, mais quand on voit Nate la rattraper, il était évident que ça finirait en scène de sexe entre eux. Et ça ne manque pas.

Le pire dans tout ça, c’est que je trouve qu’ils font presqu’un bon couple. Et au moment où je me dis dis ça, Nate balance à Cassie qu’il ne sait pas comment elle pourra à nouveau regarder Maddy dans les yeux. Et toi, connard ? Non, vraiment, il ne mérite pas le bonheur.

Il ne faut pas que tout ça nous détourne de l’essentiel : Rue se rend chez son parrain, et ça commence par une scène marrante où elle monte l’escalier pour une vraie réunion des alcooliques et drogués anonymes. Si elle arrive à feindre devant Jules qu’elle ne se drogue plus, ce n’est pas le cas dans cette réunion. Le parrain ne dit rien pour le moment, bizarrement. Il insiste tout de même pour ramener Jules chez elle.

Une fois devant chez elle, il lui fait remarquer qu’il va aller se présenter à sa mère, juste pour la voir flipper qu’il révèle à sa mère qu’elle se drogue encore. C’est une scène efficace, vraiment. J’ai adoré la manière dont Ali contourne les questions de la mère et fait comprendre à Rue qu’il la surveille vraiment cette fois.

Après tout ça, le casting se retrouve finalement au bowling. Ben merde, ce sont donc des adolescents comme les autres ? Maddison, Jules et Kat passent une excellente soirée en compagnie d’Ethan qui se fait chier. C’est tout de même marrant – ou déprimant, au choix – parce que ça se termine sur Maddy jalouse de voir la relation d’Ethan et Kat, sans la moindre noirceur… alors que de son côté, Kat est jalouse de la violence de la passion entre Maddy et Nate – sans savoir que Nate est en train de la tromper. Maddy explique donc à Jules qu’elle envisage de se remettre avec Nate, même si elle sait que c’est une erreur.

J’aime la réponse de Jules, qui est de ne pas le faire si elle sait que c’est une erreur et d’espérer qu’elle puisse se voir comme le reste du monde la voit. C’est d’autant plus étonnant que je n’ai pas souvenir qu’elles étaient si proches que ça.

Lexi, elle, ne se rend pas au bowling, préférant passer voir Fez dans la boutique où il bosse. Elle est magnifique et mignonne comme tout, mais elle ne se doute probablement pas qu’elle attire un nombre d’ennuis exceptionnels à Fez. Ce n’est pas la police qui s’intéresse à lui pour rendre justice après ce qui est arrivé à Nate, c’est le père de ce dernier. Et ce n’est pas une bonne chose : ce dernier a refusé de croire son fils quand il lui disait ne pas savoir ce qui était arrivé et maintenant qu’il sait qui est responsable, sa vengeance passe évidemment par le flingue. Ah les américains !

La scène est tendue, c’est le moins qu’on puisse dire : Lexi n’a pas le temps d’avertir Fez que le père est déjà dans la boutique. J’adore la tension que ça provoque, et j’adore le jeu d’Eric Dane. Il est loin du docteur tout sexy de Grey’s Anatomy cette fois. Les menaces à peine voilées qu’il fait à Fez sont flippantes comme tout, en plus, au point qu’Ash en arrive à sortir le flingue qu’il planque en cas de problème.

Pourtant, le père se contente de payer les chewing-gums pour lesquels il est venu… La menace ne tombe toutefois pas dans l’oreille d’un sourd et Fez devient bien parano quand il rentre chez lui. Cela dit, à part Faye qui fait de la merde, il ne se passe rien chez lui ce soir-là. C’était plutôt à Nate de se méfier : son père lui tombe dessus quand il rentre.

Il le regrette bien vite : Nate renverse totalement la balance du pouvoir dans une scène glaçante où il explique à son père qu’il le protégeait en fait. Il avoue enfin à son père qu’il sait qu’il a couché avec Jules, mais aussi que celle-ci en a parlé à Rue, qui en a parlé à son dealer. Voilà donc pourquoi Nate se serait fait tabasser par Fez, le dealer. Ce qui est glaçant, c’est toutefois la dernière seconde, où Nate explique à son père que Jules ne savait pas qu’elle était filmée… sans révéler s’il a ou non la vidéo. Ahahaha. La tronche du père, c’était épique. Vivement la suite la semaine prochaine !

Vus cette semaine #02

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

Euphoria – S02E01 – Trying to Get to Heaven Before They Close the Door – 17/20
C’est toujours aussi brillant et dérangeant à la fois. Ce début de saison nous ramène dans toute la noirceur de la saison 1 et se débrouille comme il peut avec les intrigues laissées en suspense. Il ne répond pas à toutes les questions, évidemment, et il prend un détour pour respecter sa construction narrative habituelle et nous réintroduire lentement à son univers et ses personnages. C’est efficace, mais j’en attendais possiblement plus de cette reprise. Quel plaisir en tout cas de retrouver les personnages et l’esthétique dingue de la série. C’est toujours aussi efficace.

Mardi

9-1-1 Lone Star – S03E02 – Shock and Thaw – 17/20
Cet épisode est bien plus prenant que le précédent et la série suit la mode de sa grande sœur qui aime bien revenir avec un triptyque d’épisodes. C’est frustrant de devoir encore attendre la suite, mais ça prouve que les multiples cliffhangers fonctionnent bien. Le stress est présent et je ne peux m’empêcher de me poser des questions sur la suite et la survie de tous, particulièrement après la saison 2 qui avait su surprendre à plusieurs reprises. Nous verrons bien.
The Cleaning Lady – S01E02 – The Lion’s Den – 14/20
La série confirme qu’elle peut être un divertissement efficace si l’on ne prête pas attention à la multitude de petits détails qui font que l’ensemble est plutôt incohérent et ne pourrait pas se dérouler comme ça si ça arrivait vraiment. Ce n’est pas si dérangeant une fois dans l’ambiance de la série, et la saison semble avoir assez d’intrigues à proposer pour devenir vraiment sympa.

Mercredi

The Book of Boba Fett – S01E03 – The Street of Mos Espa – 13/20
Je dirais bien que je suis déçu, mais pour avoir de la déception, il aurait fallu que j’attende quelque chose vraiment de l’épisode. Concrètement, il s’agit d’un épisode de transition entre deux phases pour la série, mais le problème n’est pas là : le problème vient de nouveaux acteurs qui peinent à me convaincre, de faux raccords bien visibles et d’effets spéciaux grossiers. Je regarde la série principalement pour sa qualité visuelle. Si elle se met à la perdre, ça va me poser un problème. Bref, c’était bizarre cette impression d’un épisode bâclé.
This is us – S06E02 – One Giant Leap – 14/20
Ce début de saison ne parvient pas à me convaincre, décidément. Avec cet épisode, nous en arrivons déjà à un moment où une partie du casting est absente et où les personnages sont divisés en deux intrigues et ça ne fonctionne que partiellement : on sent que les scénaristes comblent du temps parfois dans l’épisode, et c’est gênant. En plus, je trouve qu’une des intrigues passe à côté d’un message qu’elle aurait pu faire passer là où la deuxième se contente de paver le chemin pour la conclusion de l’intrigue d’un personnage auquel je n’accroche pas plus que ça. Bon, c’est comme ça.

Vendredi

Walker – S02E07 – Where Do We Go From Here ? – 14/20
On sent bien que les scénaristes eux-mêmes tatonnent pour trouver la réponse à la question servant de titre à cet épisode, mais ce n’est pas forcément pour le pire. Au milieu d’un mélange d’intrigues fades, il y a quelques personnages et moments qui sortent du lot – et j’ai eu un fou rire devant l’épisode, c’est toujours ça de pris. Après, ce n’était pas forcément leur intention première.

Rattrapage

Riverdale – S06E04 – The Witching Hour(s) – 12/20
Cet arc narratif n’est pas glorieux, mais au moins, les scénaristes ont pour une fois une bonne raison de s’éclater à faire n’importe quoi. Inutile de dire qu’ils en profitent à fond et explorent tout un tas d’idées, avec plus ou moins de succès. Tant que ça nous éloigne des histoires sans queue ni tête du Palladium, j’approuve.
 

J’ai aussi poursuivi mon rewatch de The Magicians avec quatre épisodes de la saison 4.

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