Riverdale – S06E04

Épisode 4 – The Witching Hour(s) – 12/20
Cet arc narratif n’est pas glorieux, mais au moins, les scénaristes ont pour une fois une bonne raison de s’éclater à faire n’importe quoi. Inutile de dire qu’ils en profitent à fond et explorent tout un tas d’idées, avec plus ou moins de succès. Tant que ça nous éloigne des histoires sans queue ni tête du Palladium, j’approuve.

Spoilers

Un épisode sur les sorcières Blossom, super.

Men are such monsters.

Le masochise a de beaux jours devant lui. Alors que le prochain podcast approchait à grands pas, je me suis dit qu’il fallait bien que je regarde cet épisode. En plus, avec un épisode qui se concentre sur le manoir Blossom, j’avais bon espoir d’avoir des points sur la magie pour le Bingo Séries. Allez, je commence l’épisode, on verra bien ce qu’il en a. Jughead a déjà commencé à me parler et m’expliquer que le manoir est hanté. Bon, ça, et le fait qu’ils copient totalement l’écriture de Why Women Kill – la saison 2 m’attend toujours d’ailleurs – pour cet épisode.

Tant mieux. Cheryl manquait à l’épisode précédent, mais pour ce chapitre-là, on est donc parti pour avoir trois Cheryl. Rien que ça : on commence dans le présent, puis on remonte dans le temps en 1957, puis on remonte encore plus avec 1892. SU-PER. L’épisode commence par la morning routine des trois Blossom en question, toutes incarnées par Sheryl, donc. C’était long et je suis sûr qu’il y a plein d’anachronisme, mais j’ai eu la flemme de faire pause pour m’en rendre compte.

Reprenons plutôt l’épisode dans l’ordre. Je démêle les trois intrigues, et je commence par le présent : Cheryl annonce à sa classe (sa secte désormais pleine d’adolescentes, j’ai oublié quelque chose ou les scénaristes ont oublié de faire le point depuis le premier épisode ??) que la comète Bailey est sur le point de passer dans le ciel. Ce qui inquiète les adolescentes est toutefois de savoir si Nana pourra être là pour observer la comète dans le ciel. Bien sûr.

Nana est effectivement alitée et se sent de plus en plus mal. Par conséquent, Cheryl s’occupe d’elle comme elle peut, en lui lisant le journal de ses ancêtres. En 1957, l’ancêtre de Tabitha débarque donc pour obtenir l’aide d’une Blossom afin de pouvoir remplacer Pope à temps. Soit. En 1892, c’est Thomasina Topaz (nom de merde à toutes les époques alors ?) qui débarque et flirte à fond avec l’ancêtre Blossom. Mais on se fout de notre gueule, ce n’est pas possible. Je suis si mort de rire.

Par contre, Thomasina se fait rapidement une ennemie quand elle veut parler de la comète Bailey aux élèves de l’école Blossom. Ah, à l’époque aussi alors ? Les deux se réconcilient malgré tout : Thomasina Topaz et Abigail Blossom prennent donc du bon temps au lit… jusqu’à ce que l’ancêtre de Kevin débarque. Comme il est flic, il révèle à Abigail qu’il est à la recherche d’une meurtrière du nom de Thomasina.

Oups. Abigail la protège évidemment, mais elle souhaite tout de même avoir toute la vérité : celle-ci lui confesse donc qu’elle a tué son mari, un homme cruel et violent. Pour elle, c’était donc de la légitime défense, mais pour les flics, c’est autre chose. Qu’importe : Abigail a rapidement autre chose en tête.

Elle apprend en effet la mort de son frère James (décidément, pas cool d’être un frère dans cette famille) lorsque Fenn Fogarty (oui, oui, l’ancêtre de Fangs) débarque pour le lui annoncer. Au passage, il remet aussi une lettre de James annonçant que sa dernière volonté est de voir sa sœur se marier avec Fenn. Je suis… mort de rire ? Et Thomasina qui cherche tout de suite à savoir les liens entre James et Fenn, c’était bien senti.

Elle fait bien de se méfier toutefois : il est rapidement confirmé que Fenn fait de la magie noire et a imité l’écriture de James. J’ai bien ri, et j’étais content comme tout, car ça ramenait la magie dans l’épisode. J’en ai besoin pour le Bingo Séries, moi ! Après, ce n’était pas cool pour Abigail tout ça : elle découvre en effet que Fenn est probablement un meurtrier et, pire, le meurtrier de son frère.

Malgré tout, Abigail n’a pas d’autres choix que de se marier avec Fenn : il prend facilement Thomasina en otage et menace de la tuer si Abigail ne se marie pas avec lui. Oh lala. Le soir où la comète s’apprête à passer, Abigail est donc forcée de se marier avec Fenn, avec un audacieux choix de robe de mariée rouge. Amusant.

Le mariage est de courte durée et n’est même pas consommé de toute manière : durant la nuit de noces, Abigail prend une hache et tue son mari. Enfin, pas tout à fait. Après quatre ou cinq coups de hache, il est encore capable de se relever et de maudire Abigail, la vouant à une vie éternelle de solitude. Après la mort de Thomasina, évidemment.

En 1957, la comète Bailey passait aussi au-dessus de Rivervale apparemment. C’est fou, elle passe son temps à passer au-dessus de la ville donc. Cela permet à l’ancêtre de Cheryl, Poppy, de discuter avec toutes ses amies – Bitsy, Tammy et je n’ai pas saisi le nom pour Veronica (Velma, putain !), mais enfin bon, vous avez compris le délire – et avec la mère de Bitsy – je ne sais pas ce que fait l’actrice jouant Alice aux scénaristes pour avoir toujours un rôle quoiqu’il arrive dans chaque épisode sérieusement – de la comète.

La comète est sur le point de passer et ça fait peur à tout le monde dans un contexte de guerre froide. Malgré la peur de l’espace, Bitsy a autre chose en tête : son mari Jack veut un autre enfant pour régler les problèmes dans leur couple. Comme ce n’est pas comme ça que fonctionne la vie, ben, ça ne marche pas du tout. Elle demande donc de l’aide à Poppy qui lui donne de quoi ne pas tomber enceinte… puis se laisse embrasser. Oh, un baiser Cheryl/Betty, quelle belle idée !

Il semblerait donc que pour les scénaristes l’homosexualité soit héréditaire et génétique, puisque toutes les ancêtres de Cheryl savaient comment prendre du plaisir. Allez, ça me fait rire et c’est top d’avoir des baisers lesbiens comme ça à l’écran. On enchaîne en plus sur Poppy proposant le Kama Sutra à Velma pour résoudre ses problèmes sexuels avec son mari, quoi.

Cela dit, le cœur de l’intrigue est bien Bitsy et son mari Jack, aka Jughead : le mari débarque au manoir Blossom pour menacer de mort Poppy. Il espère que celle-ci ne s’occupera plus du mariage de sa sœur. Si tout semblait bien parti pour le business de Poppy, ce n’est donc pas exactement comme prévu que ça se termine pour elle : tous les maris de la ville, emmenés par Kirk Keller (j’en peux plus de ces noms) viennent la menacer.

Elle essaie de les ignorer, mais c’est bien compliqué quand toute la ville se met à l’épier et lui tourner le dos chez Pop’s, ou quand elle rentre chez elle et que Kirk l’arrête parce qu’il la soupçonne d’être une communiste. Ah, les États-Unis, c’est toujours fun. Kirk fait tout ce qu’il peut pour s’assurer que Poppy passe sa vie derrière les barreaux en tant que communiste. C’est un peu ce que conseille Bitsy à Poppy aussi, lui révélant également au passage qu’elle est enceinte. Ah lala, Bitsy est tellement amoureuse de Poppy !

Malheureusement, elle se fait une raison sur sa vie : elle est sûre d’avoir été lobotomisée par Poppy et le lui reproche soudainement. Vous savez ce qui est vraiment remarquable ? L’actrice est vraiment douée tout de même, et les costumes sont géniaux. Neuf mois plus tard, elle aide tout de même Bitsy à accoucher, suppliée par Jack qui lui explique qu’il y a un problème avec l’accouchement.

En vrai, on ne voit pas bien ce qu’il peut y avoir comme problème, si ce n’est que le ciel s’illumine soudain à la lueur de la comète. La petite fille naît malgré tout, et Poppy assure que c’est un bon signe qu’elle soit née sous la comète. Moui. Elle ne profite aussi pour faire un cadeau à Bitsy, parce que neuf mois en prison ne la prive pas de son sac à main. Elle le reperd vite, puisqu’elle est menottée ensuite par Kirk, condamnée à être assignée à résidence jusqu’à la fin de ses jours. Avant ça, elle a au moins pu donner du poison à Bitsy pour qu’elle tue Jack.

Bon, et sinon, le présent ? Ben écoutez, une des étudiantes de Cheryl s’inquiète pour Nana et la préfère à la comète. Elle est donc bien plus à fond que moi dans toutes les histoires des ancêtres et elle est aussi là pour rencontrer Sabrina. Eh oui, cet épisode marque le crossover de la série avec Sabrina. Je n’ai toujours pas vu la série, mais je trouve ça aberrant de nous avoir fait de la pub pendant bien longtemps sur ce crossover… juste pour trois ou quatre minutes avec Sabrina.

Elle débarque en tout cas pour une cérémonie de « transfert » à effectuer au passage de la comète. Un transfert ? Eh oui : Fenn a maudit Abigail à vivre une vie éternelle. C’est donc ce qu’il s’est passé, la forçant à prendre l’identité de Poppy, puis de Cheryl. Heureusement, le transfert fonctionne : Nana récupère le corps d’Abigail et peut vivre heureuse, alors qu’Abigail peut enfin mourir et rejoindre Thomasina. Les deux se retrouvent dans un cimetière en robe d’époque et s’embrassent avant de courir à la Petite maison dans la prairie… Oh bordel, ces scénaristes en prennent de la bonne, vraiment.

Je retiens surtout que Sabrina a l’air cool et qu’il faudrait que je regarde sa série un jour…

WandaVision a déjà un an (et cette série a tout changé)

Salut les sériephiles,

WandaVision gifs and avatars thread | The SuperHeroHype ForumsJ’ai noté dans mon agenda qu’aujourd’hui, j’allais écrire un article parce que cela fait un an que WandaVision a été diffusée par Disney +. Et en le notant, ça me paraissait vraiment une bonne idée. Depuis, je me suis rendu compte que je l’avais commencée le 16, certes, mais que Disney + l’avait diffusée le 15. Et je me suis rendu compte que j’avais peut-être moins à en dire que prévu.

Voir aussi : WandaVision, et après ?

Joyeux anniversaire, Wanda

I Am Iron Man — happywanda: WandaVision, a sitcom Après un an d’abstinence de super-héros, le retour du Marvel Cinematic Universe a été une date marquante.

Les frissons pendant le générique, la qualité dingue de cette série, oscillant entre humour et drame, et les retrouvailles avec des acteurs que j’adore, ça se fête, non ? Bon, pas forcément, je sais, mais ce que je trouve marquant, c’est aussi que ça a ouvert la voie a encore plein d’autres projets et annonces de la part de Disney. Si nous sommes actuellement dans une période sans la moindre série ou le moindre film Marvel, ce n’est que le calme avant la prochaine tempête – ou plutôt avalanche d’heures de divertissement.

N’est-il pas dingue de se dire après l’année 2021 que l’on vient de vivre qu’il y a un an, les séries du Marvel Cinematic Universe n’étaient pas encore ?

Un hommage à la télé du passé

Wandavision Wanda Maximoff GIF - Wandavision Wanda Maximoff Thats Not Exactly How I Remembered It - Discover & Share GIFsAvec le recul, je me suis rendu compte qu’il y a eu plusieurs périodes de séries dans ma vie, et ça colle toujours à une diffusion : pour moi, tout a commencé avec Charmed, jusqu’à mon adolescence à peu près. Dans cette période, il y avait bien sûr aussi Buffy, mais je l’ai découverte plus tard.

En cours de route est arrivé l’âge d’or des séries TV au début des années 2000 avec des productions comme Desperate Housewives ou LOST. C’est à celui-ci que l’on doit aussi Veronica Mars ou Prison Break.

Ensuite, il a fallu une bonne dizaine d’années pour qu’on arrive à un nouveau cycle vraiment génial, avec l’arrivée de séries comme Agents of S.H.I.E.L.D, Orphan Black, The 100 ou The Magicians. Bon, ou Game of Thrones, même si je ne l’aime pas. On ne peut pas nier son succès. C’est sur cette période-là que j’ai ouvert mon blog.

Voir aussi : WandaVision (S01)

Une nouvelle ère télévisuelle ?

Thor – Just One More EpisodeSeulement voilà, toutes ces séries se sont terminées avant la fin de 2020… et c’est là-dessus que WandaVision débarque.

Et c’est d’autant plus remarquable que la série se construit en véritable hommage à la télévision, étant une véritable déclaration d’amour au genre de la sitcom. Chaque épisode couvre une décennie et la série se termine sur une toute nouvelle période. Ce n’est pas un hasard si l’écriture de la série fait ça : allons nous aussi dans le méta et remarquons à quel point ça lui va bien, elle qui est pionnière d’une nouvelle ère de séries Disney/Marvel.

Voir aussi : C’est si bien que ça WandaVision ?

SÉRIE. WandaVision : une première série Marvel réussie pour Disney+

Il n’y a pas vraiment d’accélération du rythme finalement, tous les dix ans à peu près, on a donc un débarquement de productions qui valent la peine d’être vues et qui redéfinissent les attentes. Et il n’y a pas à dire, c’est le cas avec les séries Marvel. C’en est fini des séries à rallonge : six à huit épisodes, et puis s’en va. La majorité d’entre elles sont juste des projets sur une seule saison. Voilà donc ce que sera la décennie ?

L’arrivée de WandaVision a marqué l’air de rien le début d’une ère télévisuelle différente.

Circulez, y a rien à voir

Toutes les références de l'épisode 7 de WandaVisionSoyons honnêtes, les séries de network ne parviennent plus à jouer dans la cour des grands et à être les séries que j’attends le plus impatiemment. Elles sont au mieux des divertissements sympathiques, jamais des séries sur lesquelles je me jette. Non, celles sur lesquelles je me jette dès que j’en ai l’occasion sont désormais les séries Marvel – j’ai déjà hâte de voir ce qu’ils feront de la série sur Agatha. Et oui, je sais que j’ai vu Loki ou Hawkeye avec du retard, mais ça ne m’a pas empêché de les rattraper en une fois et d’adorer ce que je voyais.

Voir aussi : Hawkeye (S01)

Certes, il reste bien Euphoria sur HBO… mais n’est-elle pas aussi une série avec des saisons extra-courtes et une durée de vie probablement sacrément limitée ? Je veux dire Zendaya ne pourra pas jouer Rue adolescente toute sa vie s’il faut deux ans entre des saisons de huit épisodes.

Moins d’épisodes dans une saison, mais bien plus de séries ? Le modèle Disney débute, et il va probablement faire son temps. En attendant, eh bien, il faut le savourer…

Apparemment, désormais Less is more.

Sans oublier que tout a commencé il y a un an, donc, c’était le sujet de base de l’article. C'est si bien que ça WandaVision ? – Just One More EpisodeOh, c’est un peu artificiel, bien sûr, mais il faut bien situer avec quelque chose les différentes périodes des séries marquant ma vie. J’espère ne pas me tromper en affirmant que la décennie télévisuelle sera marquée par Marvel – m’enfin, je ne prends pas beaucoup de risques avec toutes les séries à venir : elle devrait bien grandir et vieillir cette décennie !

The Cleaning Lady – S01E02

Épisode 2 – The Lion’s Den – 14/20
La série confirme qu’elle peut être un divertissement efficace si l’on ne prête pas attention à la multitude de petits détails qui font que l’ensemble est plutôt incohérent et ne pourrait pas se dérouler comme ça si ça arrivait vraiment. Ce n’est pas si dérangeant une fois dans l’ambiance de la série, et la saison semble avoir assez d’intrigues à proposer pour devenir vraiment sympa.

Spoilers

Le FBI entre en contact avec Thony.

How do you expect to protect me ?

Allez, je regarde ce deuxième épisode en écrivant une critique détaillée pour décider si j’en fais des critiques complètes ou express. Je trouve que la série est pas mal pour le dimanche, et tant pis si ça suppose d’attendre quelques jours après la diffusion officielle. On reprend cette semaine avec Thony s’occupant de son fils.

On sent bien que le but est de nous faire s’attacher à son personnage quand on la voit s’occuper de Luca, et c’est important après tout : Luca est la raison pour laquelle elle accepte de bosser pour la mafia après tout. Cela ne semble toujours pas l’inquiéter outre mesure d’ailleurs. C’en est ridicule : elle paraît presque plus inquiète d’apprendre que le fils de sa belle-sœur conduit sans permis que de savoir qu’elle bosse pour nettoyer des scènes de crime.

Bon, pas que, elle doit aussi nettoyer des toilettes publiques d’un bowling, où un joli papa célibataire,

Garret Miller, l’approche. Je me doutais bien que le personnage allait avoir une importance, mais j’avoue que j’ai carrément explosé de rire quand il met son bébé dans les bras de Thony avant de lui révéler qu’il est agent du FBI. Il n’a pas peur, sérieusement : il la soupçonne de bosser pour des criminels, il lui fout un bébé dans les bras ?? Je veux dire, je veux bien que ça permette une approche plus humaine, mais c’est carrément risqué.

En tout cas, Thony lui ment bien mal quand il s’agit d’expliquer pourquoi elle a fait un cadeau à la fille de son ancien boss mort. Et quand ils sont interrompus par une autre femme de ménage, il reprend sa couverture. Allez comprendre. En plus, je trouve qu’il s’est grillé bien vite auprès de Thony et qu’il aurait pu trouver plus subtil pour l’interroger et lui faire comprendre qu’il était sur la trace de nos méchants.

De manière peu convaincante, la série prend aussi le temps de développer l’histoire des mafieux. On apprend assez vite qu’il y a des soupçons de vol entre deux groupes et… non seulement je n’accrochais pas à la scène, mais en plus, ça vire au bain de sang parfaitement inutile. Il fallait bien justifier l’utilité de Thony de toute manière. Ainsi, un des hommes de main de notre dealer préféré meurt, et hop, Thony se retrouve avec un nouveau job.

Le pire, c’est qu’ils n’utilisent même pas un vrai sac de morgue pour se débarrasser du corps, alors je ne marque pas mon point de Bingo Séries. Pourtant, vraiment, ça devrait pouvoir compter. Allez, qu’importe, Thony se retrouve à devoir faire le ménage et allez comprendre pourquoi il y a eu soudainement tant de papiers au sol ou pourquoi elle pense que c’est une bonne idée d’utiliser un aspirateur sur des bonbons ??

J’ai bien aimé la scène quand même, parce qu’il y a des détails sympathiques dans le nettoyage, notamment le sang sur le clavier de l’ordinateur. Je galère déjà à nettoyer mon clavier avec juste de la saleté normale, je n’imagine pas avec du sang, hein. En tout cas, Thony fait le ménage et tout est bien qui finit bien. Enfin, presque. En vrai, elle voulait tout de même essayer de mettre fin à son arrangement avec la mafia, en vain, et Matteo, l’homme de main de notre mafieux beau goss est mort.

Oui, c’est con, je connais le nom de Matteo, mais pas celui d’Arman. Ce n’est que quelques minutes plus tard que j’ai réussi à le comprendre, quand on le suit dans un casino à négocier avec un autre homme d’affaire. Franchement, ce n’est pas intéressant du tout ce côté de la série, et je suis déçu qu’on passe tant de temps avec les malfrats.

J’ai trouvé que c’était moins intéressant que le reste de l’épisode où le FBI s’acharne sur Fiona, la belle-sœur, et sur Thony. Eh, ça énerve cette dernière qui revient bien agacée et débarque pour râler sur l’agent du FBI qui interroge Fiona. C’est abusé, parce que Garret et sa collègue laissent finalement les filles partir juste quand Thony leur dit que l’interrogatoire est terminé parce qu’elles ont dit tout ce qu’elles savaient. Cela nous permet d’apprendre que Garret a déjà couché avec une témoin auparavant, au moins, mais c’’est gros.

De toute manière, la série n’a pas de temps à perdre car elle veut continuer d’introduire ses personnages. On apprend ainsi que ni Fiona, ni son fils ne sont américains. Certes, Fiona est là depuis quinze ans, mais elle a accouché avant d’arriver aux USA. C’est con. L’autre truc bien con, c’est que Thony finit par être obligée de compter sur la mafia pour sauver la vie de son fils. En effet, celui-ci est à court de médicaments et le médecin qui lui fait ses prescriptions habituellement ne répond plus, préférant carrément changer de numéro pour ne plus avoir affaire à Thony.

Comme son contact à la clinique ne fonctionne pas, elle est supposée allée aux urgences… Le problème, c’est qu’elle risque d’être déportée pour ça. Elle n’a pas de papier et les hôpitaux, ça peut poser un gros problème. Elle tente donc d’appeler son contact mafieux, en vain, et se retrouve forcée d’aller à l’hôpital. À court d’idées un temps, elle se fait à cette perspective… avant de changer d’avis et de se rendre plutôt chez Arman, avec son gosse en combinaison, oui oui.

C’est complètement ridicule et j’ai éclaté de rire de la voir débarquer dans un club privé du casino pour obtenir de l’aide. C’est en plus la pire des idées : bien sûr qu’elle est suivie par Garret, et bien sûr qu’il la voit monter dans la voiture d’Arman. Celui-ci l’amène finalement dans la clinique du Dr Saroyan, où son absence de papiers ne sera pas un problème. C’est une bonne idée, et ça tombe quand même vachement bien qu’Arman possède de quoi faire chanter le Dr Saroyan à ce point.

L’idée est évidemment de nous faire nous attacher au personnage d’Arman, parce qu’il cache bien sûr une grande sensibilité sous ses airs de gros durs : il révèle à Thony qu’il a dû s’occuper de son père quand il était malade, mais que maintenant le père ne lui parle plus. Est-ce que tout ça n’est pas encore plus ridicule que le triangle amoureux qu’on veut former avec Garret, Thony et Arman ?

Et la femme d’Arman, elle ne va pas aimer la présence de Thony si vous voulez mon avis. En tout cas, la situation médicale de Luca ne va pas en s’améliorant : le docteur est forcé d’avouer à Thony que les choses dérapent pour lui et que sa santé est vraiment en danger désormais. Encore une fois, Thony semble plutôt bien vivre le choc. Son fils est en train de mourir, mais à part quelques larmes, elle s’en remet bien vite.

Elle diagnostique une maladie que Saroyan ne voulait pas traiter sans confirmation, mais qu’il se retrouve à traiter quand même parce que de toute manière, c’était ça ou la mort pour Luca, puis est rapidement amenée au travail. Arman a beau défendre sa vie comme il peut face à son boss, Hayak, ce dernier ne comprend pas pourquoi Thony est encore en vie (moi non plus d’ailleurs) et pourquoi le médecin de famille se retrouve à devoir s’occuper de son fils.

Il va vite le découvrir : Thony sait comment survivre dans toutes les situations. Alors qu’Hayak est sur le point de la tuer, Thony révèle qu’elle a aperçu un homme dans l’entrepôt plus tôt, quand elle faisait le ménage. Cela tombe bien : cet homme, Jimmy, est évidemment celui qui a volé les pistolets et est donc responsable du bain de sang en début d’épisode. Autant vous dire que Jimmy ne survit pas à l’épisode, hein. Thony si par contre.

Reste à traiter les intrigues secondaires : Fiona avoue à son fils qu’il n’est pas américain, et ça l’énerve beaucoup l’ado, alors que Luca survit grâce au bon diagnostic de sa mère. C’est un peu comme si tout était bien qui finissait bien, même si le gamin reste bien malade. En plus, ce n’est pas terminé pour Thony : elle ne le sait pas encore, mais Garret envisage de faire d’elle son indic puisque Théo devait l’être et est désormais mort.

Le problème, c’est qu’au même moment, Arman s’assure que Thony a bien conscience que maintenant qu’elle a la confiance d’Hayak, elle est trempée jusqu’au cou dans les affaires de la mafia. Allez, cliffhanger sympa et série qui risque de continuer à avoir des critiques complètes ici. Il y a plein de moments ridicules et tout, mais je manque de séries de ce genre-là depuis quelques années et le divertissement est prenant, je trouve. Ou alors, c’est Elodie Yung qui me suffit, allez savoir.

 

This is us – S06E02

Épisode 2 – One Giant Leap – 14/20
Ce début de saison ne parvient pas à me convaincre, décidément. Avec cet épisode, nous en arrivons déjà à un moment où une partie du casting est absente et où les personnages sont divisés en deux intrigues et ça ne fonctionne que partiellement : on sent que les scénaristes comblent du temps parfois dans l’épisode, et c’est gênant. En plus, je trouve qu’une des intrigues passe à côté d’un message qu’elle aurait pu faire passer là où la deuxième se contente de paver le chemin pour la conclusion de l’intrigue d’un personnage auquel je n’accroche pas plus que ça. Bon, c’est comme ça.

Spoilers

Nicky retrouve Sally, Déjà retrouve Malik.

You look… incandescent.

L’épisode commence par Déjà et Rebecca faisant chacune leur sac, et je crois que ça peut bien compter comme point de Bingo Séries pour le sac ouvert. Je veux dire, sérieusement, la taille de sac de Déjà… à part un jean, que peut-elle vraiment mettre là-dedans ?

Déjà se prépare pour une nuit avec sa meilleure amie, en théorie, mais on comprend bien qu’il va s’agir d’autre chose avec le résumé d’épisode qui a précédé, à fond sur sa relation avec son copain, et avec les encouragements que lui murmurent Tess. Clairement, elle a endormi la méfiance de Beth et Randall beaucoup trop facilement Déjà.

Et ça ne manque pas : Déjà se rend à Boston pour voir son copain, sans avoir prévenu ses parents. En chemin, elle sympathise avec une grand-mère dans le bus qui lui demande la raison pour laquelle elle se rend à Boston. Sérieusement, c’était trop mignon : Malik et Janelle attendaient Déjà à la gare routière. Autant vous dire que je me faisais déjà tout un film sur la Jennifer vivant de nouveau avec Malik, alors c’était une bonne nouvelle de voir qu’il était toujours amoureux de Déjà.

Par contre, Jennifer était bien dans l’équation : Déjà a même la chance de la rencontrer dans cet épisode. Elle est aussi insupportable que ce qu’on pouvait imaginer : elle engueule Malik qui est en retard, elle parle à peine à Déjà et vole tout le frigo de son ex pour donner à manger à sa fille. C’est assez magique à voir, je l’aime déjà. Franchement, c’est le genre de personnage que l’on finirait par adorer si ce n’était pas une saison finale. On risque de ne pas avoir le temps d’apprendre à la connaître, mais bon.

Autant passer plus de temps avec Malik tant qu’on le peut, de toute manière. Il nous révèle ainsi qu’il est débordé par sa vie : dur d’être étudiant et papa dans une nouvelle ville. Déjà lui laisse le temps d’aller finir son devoir de littérature russe, parce qu’elle comprend bien où sont les priorités, même si elle n’est là que pour une journée. C’est une jolie scène.

Ce sacrifice de Déjà est super mignon à voir, et ça mène à une scène où elle se fait toute belle pour sortir en soirée avec lui… avant de demander à rentrer super vite. En effet, elle est prête pour sa première fois avec Malik. Bien, je ne m’attendais pas forcément à ça, surtout que je n’avais pas compris que ce n’était pas encore fait. Finalement, ça se fait donc dans cet épisode, et tout se passe à merveille. C’est une première fois digne d’une série, avec Déjà qui affirme ensuite qu’elle voudrait passer sa vie dans ce lit avec lui, puis avec un retour en bus où elle dit à son père que son petit déjà chez Tiffany lui a changé la vie. Le jeu de mots était marrant, d’accord, mais l’épisode passe à côté de tout ce qui pourrait être vraiment important pour une première fois – de la protection à la pression qu’on se met. C’est idéalisé et aseptisé pour de la grande écoute, mais c’est décevant pour une série de cette envergue de voir autant de timidité sur le sujet.

Bref, en début d’épisode, nous avions aussi vu Rebecca préparer ses affaires et prendre tous ses médicaments. C’est qu’elle était sérieuse lors de l’épisode précédent : elle insiste bien pour aller voir Sally en compagnie de Nicky, histoire qu’il puisse avoir le cœur net sur son crush. Il lui a bien parlé la veille au soir, pour vérifier si elle était d’accord de sa venue et surtout si elle était célibataire.

C’est donc bien parti, mais ça suppose toutefois un long roadtrip. Ce roadtrip se fait en voiture avec Miguel, Nicky et Rebecca. Cela fait un trio sympathique, franchement, et Rebecca le souligne bien avec l’espoir que Jack soit en train de les surveiller car tout ça le rendrait heureux. Qu’importe l’intrigue pas terrible autour de Sally, honnêtement, Rebecca va leur voler à tous la saison, et Mandy Moore. Elle est incroyable lors de la scène où elle se rappelle sa jeunesse avec Jack au son de Hooked on a feeling. C’est merveilleux à voir, l’actrice est géniale.

J’aimerais en dire autant de l’intrigue de Nicky, mais vraiment, il est insupportable. Bien sûr, on apprend rapidement qu’il a menti lorsqu’il affirmait avoir repris contact avec Sally. Ce n’est pas le cas et il finit par l’avouer quand il interrompt le roadtrip pour aller acheter un ancien appareil photo à Sally. Oui, parce qu’il a tous ses souvenirs avec elle et parce qu’il l’a vraiment stalké.

Après avoir passé un certain temps à hésiter et à vouloir faire demi-tour, Nicky est finalement forcé par Rebecca et Miguel : il se rend chez Sally et… ça ne se passe comme il l’espérait. Forcément. Sally ne se souvient clairement pas de Nicky quand elle le voit, contrairement à lui qui est sûr d’avoir affaire à elle immédiatement. Les scénaristes ne sont pas très sympathiques avec Nicky, mais ô combien réalistes : la vie ne fait pas de cadeau dans ces cas-là.

Si lui est resté coincé dans ses souvenirs de 1969, elle a fait toute sa vie et est très heureuse, avec un mari. Oupsie. Le mari n’arrive pas tout de suite, histoire qu’on puisse avoir de l’espoir pour Nicky si l’on tient au personnage, mais ce n’est pas mon cas. C’est assez sympathique comme épisode, après.

J’aime bien Sally, en plus, elle est absolument charmante et horrible avec nos personnages sans jamais s’en rendre compte – comme lorsqu’elle est contente de se souvenir finalement de Nicky parce qu’elle n’a pas Alzheimer. Il y a des blagues qui deviennent risquées après un certain âge. En attendant, Nicky est insupportable, limite odieux quand il comprend que Sally est amoureuse d’un autre et que ça le surprend.

Après avoir expliqué qu’elle est sa première fois à table, il insiste finalement pour dire qu’il n’a aucun regret d’avoir entretenu ce souvenir et ce désir de Sally pendant des années. Cette dernière en profite pour faire comprendre à son mari qu’elle n’est vraiment pas heureuse avec lui ; qu’elle ne l’est plus. On aurait dû s’en douter : Miguel étant là, bien sûr que la scène allait devenir gênante. Elle l’est affreusement quand Sally quitte la table, suivie par Rebecca et qu’Eric, le mari de Sally, propose du bourbon pour se remettre de la catastrophe qu’est leur dîner.

C’est absolument atroce comme épisode, franchement, on suit ce dîner entre les personnages et on ne peut qu’être gêné par ce qu’on voit. Et puis, les triplés finissent par manquer. Je comprends le but de l’épisode, bien sûr, mais c’est une saison finale et ça laisse l’impression qu’on se concentre sur des personnages peu importants là où on n’aura pas le temps pour nos préférés. Et puis, c’était tellement creepy de voir Sally et Rebecca devenir meilleures amies, ou de voir Nicky voler un selfie de Rebecca et Sally.

Oh, ça se termine bien pour Nicky malgré tout : il se rend compte qu’après toutes ces années, Sally a toujours une photo de lui. Elle ne se souvient pas que c’est lui, hein, mais elle l’a toujours avec elle, et ça lui suffit bien. La conclusion est douce-amère pour Nicky, mais ça marche bien. C’était mignon de les voir se faire la bise sous la pleine lune, on va dire. Et ça l’était d’autant plus que Rebecca nous brise le cœur ensuite.

Dans la voiture où elle attend Nicky, elle s’excuse auprès de Miguel de ne pas lui offrir la meilleure version d’elle-même, sauf qu’il est évident qu’il n’en a rien à faire lui. Il est amoureux de Rebecca quoiqu’il arrive, il lui offre une bien jolie broche et il se créé encore un magnifique souvenir avec elle en lui offrant. Leur baiser est toutefois interrompu par ce relou de Nicky qui assure ensuite qu’il est prêt à repartir à l’Est du pays.

L’avantage, c’est que Rebecca et Miguel peuvent se débarrasser enfin de cet invité encombrant. Il part en leur assurant que Jack serait heureux que ces deux-là se soient trouvés… et ça termine à merveille pour le couple qui se remet à faire de la salsa, comme pour Nicky qui rencontre une jolie hôtesse de l’air dans l’avion : Eddie.

Elle deviendra sa femme, puisque c’est elle que Déjà et Randall verront arriver au chevet de Rebecca dans un futur qui s’approche de plus en plus. Bordel, je ne sais même plus qui est déjà arrivé ou non à force, mais c’est super décevant que cette voiture soit celle d’Eddie. Ca ne valait pas le coup de nous la montrer la saison précédente. Je veux dire, cool pour Nicky hein, mais je n’en ai rien à faire en vrai de savoir qu’il finit avec quelqu’un ou non.

J’ai d’autres priorités parmi les personnages de la série. Il faudra toutefois attendre le prochain épisode de toute évidence. Allez, c’est sympa de voir Nicky enfin réussir à tourner la page, on va dire.