Épisode 5 – Face the strange – 15/20
L’HUMOUR ET LA FLUIDITÉ D’ÉCRITURE DE CET ÉPISODE EN FONT UN ÉPISODE SOLIDE ET EFFICACE. Après une semaine de doute et d’interrogations sur la tournure que pourrait prendre la suite de la série, force est de constater que les scénaristes ont trouvé les bonnes solutions et prouvent qu’ils peuvent tout à fait continuer encore de nombreuses années comme si de rien n’était.
Spoilers
L’ex-agent Parker reprendra-t-il la place de Gibbs ?
Comme c’est étrange, Gibbs est encore au générique de cet épisode ? Pourtant, l’annonce du départ de Mark Harmon a été faite en grande pompe… Et il n’apparaît pas dans l’épisode, pas plus que nous n’entendons sa voix. J’imagine toutefois que les scénaristes se le gardent sous le coude et qu’on le reverra bien – la rumeur affirmait qu’il serait là pour dix épisodes cette saison, et on ne les a pas encore.
En attendant, il faut préparer son remplacement. La série prend un chemin détourné pour intégrer Parker à l’équipe et je suis loin d’avoir été convaincu par ses premières scènes dans l’épisode, à faire genre qu’il était pris ailleurs. Il me rappelait un peu trop Gibbs et j’étais content de voir petit à petit que les scénaristes décidaient de casser quelques codes avec lui : il est finalement l’agent le plus moderne du NCIS, capable de débloquer un ordinateur sans son mot de passe et d’utiliser des oreillettes bluetooth. Dans les deux cas, c’était fait avec humour et c’était une excellente idée pour nous montrer un personnage radicalement différent de Gibbs, coincé dans les années 60 depuis toujours.
L’excuse du concert et les scènes avec Vance étaient hyper artificielles, je trouve, parce que ça sentait le déjà vu au cours de la série. La réaction de Kasie qui nous menace Parker avec un extrait vidéo du moment où elle a été prise en otage ? J’avais plus l’impression de voir Abby que Kasie… et ça, c’est super dérangeant, parce que ça fait un moment qu’Abby est partie maintenant. Pourtant, vraiment, j’ai eu un feeling Abby/Gibbs dans cette menace, c’était super étrange. D’ailleurs, est-ce qu’Abby peut revenir maintenant que Gibbs est parti ? Non ? Bon, d’accord, je demandais au cas où, on ne sait jamais.
L’introduction de Parker est plus réussie du côté du reste de l’équipe. Ducky comme Jimmy l’accueillent plutôt bien, même s’il était un peu ridicule de voir Jimmy se débarrasser de son attelle en fin d’épisode. On comprend bien qu’il a feint la blessure pour avoir Ducky auprès de lui, et ça ne rend pas forcément hommage à l’évolution du personnage de nous le montrer gamin comme ça, mais je comprends aussi l’idée derrière la tête des scénaristes qui voulaient intégrer Parker auprès de tout le monde.
La fidélité de Torres à son équipe de toujours et surtout la réflexion autour du personnage de McGee sont bien plus intéressantes à voir dans cet épisode. Pour Torres, j’ai aimé le voir être recadré par Vance, parce que merde, personne ne parle comme ça à son chef, sérieusement. J’ai aimé aussi le fait que ça permette des scènes entre lui et McGee, parce qu’ils ont une dynamique que j’apprécie bien. Bien sûr, le plus intéressant reste la raison évoquée par McGee pour expliquer qu’il ne reprenne pas le rôle de Gibbs.
On ne va pas se mentir : j’aurais largement préféré le voir devenir le chef d’équipe, parce que ça fonctionnait super bien… mais je reconnais aussi qu’il est plus logique pour le personnage de garder sa position d’agent et de ne pas vouloir être leader afin de ne pas être consumé par son job. C’est raccord avec ce qu’on sait de lui et, même si c’est fait lourdement avec l’évocation des blessures par balle, c’est fluide dans l’écriture de l’épisode. Comme Torres, j’approuve donc cette décision. Jolie écriture des scénaristes, ce n’était pas gagné. Je me demande ce qu’en pense l’acteur, par contre.
Et du coup, l’épisode se termine sur une scène totalement WTF où deux personnages très secondaires se retrouvent contre toute attente sous l’œil attendri de toute l’équipe. Ce câlin de McGee et Torres n’avait aucun sens, mais j’ai aimé la complicité en train de s’établir pour les deux nouveaux de l’équipe. On verra ce que ça donne sur du plus long terme. En attendant, l’épisode prouve que c’est possible de réussir à construire une histoire sans Gibbs : il ne m’a pas manqué dans cet épisode, les personnages parviennent bien à survivre à son absence. La série aussi : les audiences ont été excellentes.
L’enquête était autrement plutôt prenante elle aussi, avec un zombie en début d’épisode (eh, c’est bientôt Halloween), puis une sombre histoire d’attentat et d’explosifs qui n’ont rien à faire là. Je ne suis pas bien sûr de la crédibilité de voir Ducky et Jimmy rester si proches d’un type sur le point d’exploser sans rechigner le moins du monde, pas plus que je ne pense qu’un type peut décider de rester « en observation » d’une enquête du NCIS pendant 24h sans avoir à remplir une montagne de paperasse, mais eh, j’ai aimé la manière dont tout était amené.
Le vrai plus de l’épisode vient probablement de ses personnages secondaires qui étaient tous sur le registre de l’humour. On sent que la série a voulu faire un épisode léger pour compenser les départs de ses personnages cultes. Dans l’ensemble, ça fonctionnait bien. Oui, même cette scène aux toilettes entre Parker et McGee. C’était super chelou, par contre, et ça l’est encore plus maintenant qu’on sait que Nick écoutait tout ça.
Bref, je suis convaincu par cette formule pour NCIS… Même si à un moment de l’épisode, je me suis encore dit que Bishop me manquait. Mais pas Gibbs. Je sais, je ne suis pas normal. C’est comme ça, écoutez.


Ce film est assez étrange, honnêtement : c’est un remake d’un film suédois (Morse) que je n’ai pas vu, c’est peut-être pour ça que j’ai eu l’impression qu’il était en décalage avec ce que je regarde habituelle. Ici, on nous raconte au début des années 1980 l’histoire d’un petit garçon qui devient très ami avec une jeune voisine… sauf que la jeune voisine a un secret un brin sanglant. Je ne vais pas trop vous en dévoiler ici car je ne veux pas spoiler, mais ça se devine assez bien rien qu’avec le titre du film… et l’affiche. Si vous ne l’avez pas, c’est bizarre.
Cette fois, il s’agit d’un film norvégien, ce qui s’entend très bien aux noms des personnages principaux : Jannicke, Eirik, Mikal, Ingunn et Morten. Là encore, on est sur un film d’horreur hyper convenu qui ne casse pas trois pattes à un canard : cinq jeunes (genre dans la vingtaine) partent en vacances à la montagne et font du hors-piste. Ca tourne mal avec un accident, puis avec un refuge qui n’est pas spécialement à l’abri des prédateurs.
Ah, enfin un film d’horreur vu cette année qui m’a légèrement traumatisé… M’enfin, j’exagère en disant ça. C’est juste que ce n’est PAS DU TOUT le genre de film d’horreur que j’aime, avec de la torture de pauvres victimes juste pour le fun, un peu à la Saw. Ca manque généralement d’intérêt de ma part quand je vois ce genre de trucs… mais là, le film m’a bien accroché à mon canapé tout de même – juste pas autant que certains personnages ont pu être accroché à leur maison.
On reste dans le sanglant et le un peu gore avec ce film qui fut une vraie surprise : il suit l’histoire d’un jeune homme, Salah, qui venge le meurtre de son père en reprenant le business familial, une boutique de kebab. Ouvert la nuit, il voit passer bien des jeunes alcoolisés, mal polis et franchement odieux avec lui… Ce qui donne envie à Salah de se transformer en justicier. À sa manière.
Si vous ne deviez en voir qu’un dans la sélection d’aujourd’hui, ce serait celui-ci ! Il est génial, ce film, ne vous fiez pas à son titre (surtout en VF) qui n’a rien à voir avec le schmilblick, ni à son affiche super cheap. Ni à son synopsis ou ses premières minutes ? On suit en effet une jeune femme qui décide de devenir infirmière à domicile dans une maison plus ou moins en ruine afin de venir en aide à une femme qui n’arrive plus à s’occuper seule de son mari.

