Strike : Lethal White – S04E04

Épisode 4 – 17/20
Ce dernier épisode mâche tellement le travail de détective qu’il est un peu trop prévisible à mon goût. Les raccourcis et libertés pris par l’adaptation ne fonctionnent pas tous de manière égale, ce qui est dommage, mais n’empêche pas l’ensemble de rester bien solide et agréable à regarder. Et puis, difficile de trop reprocher à une adaptation d’un roman que j’ai déjà lu d’être prévisible, après tout…

> Saison 4


Spoilers

Can I have just two minutes to enjoy not being dead before you start?

Ce qui est bien avec la version en série, c’est que le résumé des épisodes revient sur les éléments importants distillés au milieu d’interminables scènes, ce qui fait qu’il est encore plus simple de deviner vers quoi on se dirige. À leur décharge, ils ne donnent pas exactement tous les éléments dans le résumé de l’épisode, mais ils nous rappellent quand même des moments-clés, à commencer par le jus d’orange empoisonné de Chiswell, par quelqu’un qui savait qu’il ne sentirait pas la différence si un médicament y était glissé.

Pour commencer la critique de l’épisode, Robin est donc invitée à boire un verre par Raphael qui se propose de répondre aux questions de la détective, parce qu’il a clairement un faible pour Venetia. Il a un humour bien particulier aussi, mais admettons. Robin se retrouve donc à boire un verre aussitôt après avoir largué Matthew, et elle fait ce qu’elle peut pour rester professionnelle, mais ce n’est pas si évident.

Elle se retrouve donc rapidement à lui raconter sa vie sentimentale désastreuse après avoir eu l’occasion de l’interroger. C’est gros, mais ils passent la soirée à se descendre des bouteilles de vin, après tout. Le lendemain, elle est donc réveillée par Vanessa, chez qui elle crèche, pour arriver en retard à un rendez-vous pro avec Strike. Ne pas avoir les pensées des personnages complique légèrement les choses concernant la relation entre ces deux-là, mais on voit qu’il s’inquiète pour elle. Forcément.

Le rendez-vous est au commissariat pour suivre l’interrogatoire de Jimmy, et j’ai dû m’endormir sur ce passage pendant ma lecture du roman, parce que je ne m’en souvenais pas. Ou alors, c’est juste que les scénaristes adorent cet acteur, comme moi, et ont voulu le garder pour les quatre épisodes. On ne sait jamais, tout est possible.

Le but est encore et toujours de conclure la première enquête de cette saison, mais c’est celle à laquelle je n’ai pas réussi à accrocher – je préfère largement tout ce qui concerne le meurtre possible de Chiswell. Dans tout ça, ils apprennent que la police n’a pas assez d’éléments pour garder Jimmy en garde à vue, mais aussi que la police les aime de plus en plus. Comme ils ont apporté plein d’éléments aux flics, la commissaire décide de leur montrer les caméras de surveillance de la gare par laquelle Kinvara est passée lors du meurtre de son mari.

Là, il est très clair qu’elle en fait trop et fait tout pour avoir un alibi très solide. Forcément. Strike remarque toutefois qu’elle donne de l’argent à un SDF, mais que ça pourrait tout aussi bien être un moment où elle donne une clé de l’appartement de son mari au tueur. C’est si simple ! La série simplifie tout de même l’enquête et je pense qu’à ce stade, il est facile de deviner les choses par rapport au livre.

Malgré ces nouveaux éléments, nos détectives restent dans une impasse par rapport à Chiswell, mais la collaboration avec les flics est un point positif par rapport à d’habitude. Ils enchaînent en allant voir Geraint pour tirer au clair les vraies raisons de sa relation haineuse avec Chiswell. L’occasion pour nous de découvrir la back story concernant la fille de Geraint, qui s’est suicidée un mois après une fête trop arrosée où bien des jeunes hommes – de la famille de Chiswell notamment – s’en sont pris à elle et où son père n’est pas venu à son secours, malgré un appel et un message vocal qu’il n’a découvert que trop tard. Triste.

Geraint devient un témoin-clé pour eux, fluidifiant mieux toute une part du passé, et je dois dire que j’ai bien mieux suivi sous le format télévisuel que sous le format texte. Ce n’est pas tellement ce qu’il s’est passé pour la scène suivante, interrompue pour Robin par un appel de sa mère puisque Matthew l’a évidemment appelée pour se plaindre de sa femme le quittant. Elle quitte donc Strike quelques instants, et c’est suffisant pour que Charlotte sorte de nulle part, enceinte jusqu’au cou d’après le livre. Dans la série, elle est juste enceinte jusqu’au ventre, et c’est tout : quand on voit sa tête, on ne voit rien du tout de sa grossesse.

Bref, elle dit ne pas se sentir bien et avoir besoin d’une escorte pour aller au restaurant où elle compte manger avec sa sœur… C’est en tout cas ce qu’elle lui dit pour l’attirer dans une conversation piège où elle lui révèle que même enceinte d’un autre, elle est toujours amoureuse de lui et souhaite le récupérer. Ah ouais. La série en ajoute une couche et fait moins dans la dentelle, mais c’est bien plus appréciable de voir la série être aussi directe quand le livre faisait un milliard de détours pour dire la même chose.

Oh, il y a quand même des détours, même dans les scènes qu’ils ajoutent, avec un long moment de silence entre Strike et Robin, cette dernière ne lui disant pas encore qu’elle a rompu avec Matthew ou qu’elle est jalouse de l’avoir vu avec Charlotte. Ben oui, faut bien dire ce qui est, non ?

Le lendemain, pendant un trajet en voiture, Robin fait toutefois une crise d’angoisse bien jouée, mais plutôt mal écrite par rapport au roman. Elle reçoit en effet un appel menaçant de la part de Jimmy n’aimant pas du tout la manière dont elle a réussi à le piéger, et ça la renvoie à ses démons des saisons précédentes – l’agression en saison 3, la course poursuite de l’épisode précédent, tout ça tout ça.

Cette fois-ci, c’est l’occasion pour Strike de forcer un peu sa coéquipière à lui raconter ce qu’il se passe dans sa vie privée. Il l’aide vraiment bien à lui avouer sa rupture et à la rassurer sur son job, mais je suis un peu triste que ça laisse de côté une part des sentiments de Strike qui avait peur de la voir tomber enceinte. En plus, la série va un brin trop loin quand Robin fait un câlin à son employeur et que tous les deux s’embrassent par accident. Franchement.

Le baiser volé n’est pas crédible en tant qu’accident, et ça donne l’impression que Strike est légèrement un forceur… Vraiment pas glorieux. C’est dommage, jusque-là, l’adaptation faisait un sans faute cette saison ! Pourquoi ce trajet en voiture ? Pour aller interroger encore un autre témoin et comprendre de quoi toute leur intrigue retourne.

La série ayant réécrit pas mal de choses, je trouve que la scène suivante n’est pas bien logique : ils rendent visite à Kinvara sans vraie raison et elle les accueille un flingue à la main, sans raison non plus, ce qui la rend bien plus suspecte à mes yeux que la version du roman où ils sont poursuivis par les chiens quand ils arrivent la voir. Mais bon.

L’interrogatoire nocturne impromptu de Kinvara révèle pas mal de choses, et notamment un secret de Chiswell qui planait au-dessus de cette saison avec un chantage odieux et bien senti. En effet, Chiswell construisait de quoi pendre les animaux, avant que l’Union Européenne n’en interdise la vente. Malgré l’interdiction, Chiswell a vendu ça au Zimbabwe, où un détournement a fini par faire que sa production a servi au meurtre d’un adolescent britannique.

Gênant. Kinvara assure que c’est le chantage qui a suivi – avec des photos l’accusant envoyées au gouvernement britannique – qui a poussé Chiswell au suicide… sauf que nos détectives ne croient pas au suicide. Robin prétend alors avoir envie d’aller aux toilettes pour fouiller la maison tandis que Strike et Kinvara vont s’occuper des chiens – c’est moins crédible que dans le roman. Dans la maison, Robin prend autant de photos que possible des tableaux et des photos, à la recherche d’éléments… avant d’entendre quelqu’un dans la maison. Oups.

Elle s’enfuit donc avec Strike, lui racontant tout ce qu’elle a trouvé, à commencer par un tableau que Kinvara leur a dit vendu alors que non. Notons qu’elle est donc habituée à leur mentir et que tout paraît compliqué à croire, à l’exception d’un mobile de meurtre qu’elle leur donne sans hésiter : Jasper Chiswell a fait exécuter un de ses chevaux, qu’elle voyait comme un enfant. Elle n’est pas très heureuse de son couple, donc, et elle a carrément attaqué au marteau son mari à l’époque.

À partir de là, la série prend d’énormes libertés par rapport au roman, parfois pour le meilleur, parfois non. Pour le meilleur, on a la scène où Robin confronte Sarah à son travail. Dans le roman, elle fait appel à elle sans qu’on ne le sache vraiment tout de suite. Dans la série, elle se rend là-bas avec Strike pour faire expertiser un tableau qu’elle a trouvé et pris en photo chez Kinvara. Disons que la série rétablit la chronologie, mais elle en profite pour faire une jolie scène où Robin s’attaque à Sarah de la manière la plus froide possible.

C’était chouette. Pour le pire, et bien… On devine bien trop facilement la fin : ce sont Robin et Strike eux-mêmes qui décident d’aller confronter Kinvara et de nous révéler qu’elle était en fait en couple avec son beau-fils depuis tout ce temps. Yep, Raphael devient aussitôt le suspect du meurtre de son père et Kinvara n’hésite pas à le balancer non plus quand elle comprend qu’il a essayé de l’arnaquer elle aussi. En effet, il lui a volé le fameux tableau – qui finit par donner son nom au roman, même si ce n’est pas explicité par la série – pris en photo par Robin et qui est en fait un Stubbs valant beaucoup, beaucoup d’argent.

Du coup, ils font arrêter Kinvara, mais quand Robin reçoit un texto de Matthew, on comprend immédiatement que c’est un piège, et c’est dommage. La série est encore plus prévisible que le roman qui nous laissait planer le doute jusqu’au dernier moment sur l’identité de Raphael comme meurtrier. Bon, on s’en doutait, évidemment. Enfin, moi, en tout cas.

Bref, il tend un piège à Robin et n’hésite pas à l’enlever, supprimer les photos du tableau de son portable et jeter son portable à l’eau depuis un bateau à Little Venice. Bien joué. Il la menace d’une arme et lui demande de le convaincre de la laisser en vie en lui prouvant qu’il est effectivement fait comme un rat. Le problème, c’est que Kinvara étant arrêtée et commençant déjà à parler, le suspense est sacrément limité et le bluff de Robin paraît beaucoup moins crédible.

Elle parvient toutefois à gagner du temps et, en plus, elle fait une crise d’angoisse moins prenante que dans le roman puisqu’il est révélé que Strike est en route et qu’elle le sait – elle a eu le temps de l’entendre au téléphone. C’était plus stressant dans le roman, je trouve. Finalement, Strike débarque évidemment à temps, et d’autant plus à temps que Raphael utilise le même pistolet que Kinvara les accueillant en début d’épisode. Or, Strike a eu ce pistolet en main et en a retiré les balles. C’est moins crédible dans la série où l’on a vu la scène, mais bon.

Finalement, Raphael est donc arrêté pour meurtre, avec pour mobile l’espoir de devenir bien riche grâce au tableau qu’il avait volé à Kinvara et la vengeance d’un père qui s’est toujours mal occupé de lui, allant jusqu’à tuer son poney alors qu’il était dessus. Ah oui, tout de même, pas un saint le Chiswell. Pour se simplifier la vie, la fin de l’intrigue de Billy est apportée dans une scène finale se déroulant également en présence d’Izzy : il pensait avoir vu le meurtre d’une petite fille, mais c’était en fait Raphael qui était étranglé par les autres, alors que c’est son poney qui était tué et enterré. Superbe, les raccourcis fonctionnent et la série retombent sur ses pieds, mais bon.

La dernière scène voit finalement Robin et Strike décider de garder Sam comme collègue, alors qu’on ne l’a que très peu vu, et parler du business qu’ils ont ensemble et qui s’apprête à très bien fonctionner, une fois de plus. Cela faisait plaisir de voir ces personnages sourire et ça me fait oublier quelques défauts, franchement.

 

EN BREF – Comme chaque saison, je suis bluffé par la qualité de l’adaptation et surtout du casting. La série donne vie à des romans souvent trop complexes et franchement tellement longs que je ne sais pas si je prendrais un jour le temps de les relire… Toutefois, comme chaque saison, j’ai à redire sur l’adaptation qui prend quelques raccourcis et libertés. Ils ont fonctionné pendant trois épisodes et demi, mais toute la fin de cet épisode n’arrive pas à me convaincre !

C’est amusant, en fait : j’étais sceptique pendant une grosse partie du roman, alors que la série me le vendait bien ; je suis sceptique sur la fin de la saison, alors que le roman avait enfin réussi à me scotcher sur ses 150 dernières pages où je devinais les choses, mais avec bien moins de facilité que l’épisode 4. Malgré tout ça, la série reste un vrai plaisir à regarder et je suis content de la sortie d’un cinquième roman rien que parce que ça signifie qu’on aura probablement une saison 5 d’ici un an, un an et demi. On verra bien.

Le scandale autour du roman qui vient juste de sortir et de la transphobie de Rowling ? Je vais attendre de me faire un avis en le lisant, déjà.

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Strike : Lethal White – S04E03

Épisode 3 – 19/20
Cette adaptation continue d’être vraiment très plaisante. Certes, on voit certains raccourcis pris par rapport au pavé qu’est le roman, mais le scénario ajoute aussi des scènes qui fonctionnent bien et le casting est merveilleusement bien choisi. Je pense que cet épisode contenait les scènes que j’attendais le plus, et c’est une vraie réussite, alors que dire de mal ?

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Spoilers

Are you going to butter me?

Et si je me replongeais enfin dans cette saison de Strike ? Il est quand même temps, pour occuper mon samedi soir. Je ne suis pas sûr d’avoir la motivation pour les deux épisodes, mais ce sera toujours ça de pris. L’épisode recommence comme je m’y attendais où le précédent s’arrêtait, et j’aime beaucoup la performance de l’actrice interprétant Robin, encore et toujours.

Il est rapidement révélé qu’elle a appelé Strike, mais pas la police. Assez vite, une fois le détective arrivé, elle reprend ses esprits et entame l’enquête, avec des photos de tout ce qu’elle peut. Elle n’en reste pas moins sceptique de ce qu’elle est en train de voir, à savoir une scène de suicide, alors que Cormoran est celui qui prétend trouver le corps auprès de la police. Et autant dire que quand on annonce la mort d’un ministre britannique, la police débarque bien vite. La scène est vite évacuée, donc, mais on a tout de même des détails sympas sur lesquels s’attarder pour mener l’enquête avec Robin et Cormoran, à commencer par une note laissée par Kinvara et annonçant à Chiswell qu’elle le quitte.

Ouep, ça ressemble à un suicide. Un peu trop, d’ailleurs. Après cette mort, Robin et Cormoran sont invités au restaurant par Izzy qui décide de les embaucher pour prouver que Kinvara, la femme de son père, a tué son mari. Pour elle, ce n’était pas un suicide. Pour moi, c’est le moment où le livre a commencé à devenir vraiment intéressant, et aussi l’occasion d’être heureux de voir Christina Cole déchirer dans ce rôle. Ben oui, je ne perds pas le nord, j’adore l’actrice !

Embauchés par Izzy, nos détectives se rendent donc chez Kinvara pour rencontrer toute la famille de Chiswell et mieux comprendre l’intrigue en cours. Bien sûr, Robin a déjà rencontré certaines personnes en tant que Venetia, mais bon, c’est surtout gênant pour Raphael. Ils se retrouvent alors au beau milieu d’une dispute familiale autour de la veuve et de l’héritage. Il faut que je souligne que la veuve ne me convainquait pas tellement avant de l’être, mais maintenant qu’on entre dans cette deuxième partie de saison, elle brille dans le rôle de la femme pas si trophée que ça.

J’imaginais en lisant tout ça une personnalité trop excentrique par rapport à ce qu’elle était, et ce self-control à l’anglaise lui va très bien. Je suis content du casting, et c’est d’autant plus plaisant que je pensais vraiment que je n’allais pas aimer cette version de Kinvara. C’est vraiment dur de critiquer la série de manière négative, car vraiment, elle sublime le livre, je trouve. À quoi bon se faire chier à trimballer des livres pesant un kilo chacun, finalement ?

Bref, nos détectives galèrent à poser deux questions au milieu des disputes familiales, mais la scène est vraiment sympathique. Une fois cet interrogatoire particulier terminé, nos détectives se rendent à l’hôpital psychiatrique de Bill pour essayer de mieux comprendre de quoi il en retourne. Parler à ses médecins ne les aide pas, alors qu’en plus la police refuse de les aider dans l’enquête… Ils sont clairement dans des impasses, mais ça passe bien mieux en série qu’en livre.

Robin fait alors appel à une amie bossant pour la police qui accepte un échange totalement illégal d’informations avec les détectives. J’aime beaucoup l’actrice embauchée pour jouer cette amie de Robin – je ne la connais pas, mais je trouve qu’elle incarne vraiment bien le personnage de la flic qui pourrait être amie avec Robin. C’est fou comme le casting de cette série est toujours exceptionnel… Et ça aide à accepter le fait que les épisodes durent une heure.

Vanessa a plein d’informations à donner à nos détectives et ça marche bien comme scène : c’est bavard, mais on sent qu’on avance. Par contre, on en revient toujours au même : l’intrigue est vraiment trop complexe dans ce bouquin ! Quoiqu’il en soi, Cormoran commence à se persuader à son tour, comme moi, que nous n’avons pas là un suicide. En même temps, ce ne serait pas une série policière sas une enquête.

On enchaîne alors avec Robin passant sous couverture, encore et… WOW ! Tout simplement, wow. Elle se fait passer pour une punk de Camden et a un entretien d’embauche tellement express que je n’arrive pas à savoir si je me le compte pour le Bingo Séries. C’était pourtant une scène que j’attendais d’un pied ferme, particulièrement pour la perruque de Robin. C’est fou comme c’est efficace de la voir passer sous couverture, et ça me donne envie et espoir d’une autre intrigue de ce type dans le cinquième livre déjà si décrié et sorti il y a quelques jours. Je ne suis pas encore prêt à le lire, mais bon.

Pendant que Robin bosse dur, Cormoran reste au bureau pour faire du surplace – et c’est quand même bien moins classe à voir que Robin se baladant dans Camden et me donnant envie d’aller à Londres, encore – puis doit se réconcilier avec sa copine parce que… Pourquoi au juste ? Tu ne l’aimes pas, elle le sait, arrêtez de vous pourrir la vie comme ça, vous ne serez pas heureux et vous le savez !

Bon, bref. C’était mieux ensuite pour Cormoran qui prend Aamir en filature face aux plus beaux bâtiments de Londres. Ayant lu le livre, je sais déjà que c’est une partie de l’intrigue à laquelle je n’accroche pas et qui m’a paru être là juste pour faire une sous-intrigue sur l’immigration. Il est lié à Della et Geraint, ce dernier étant donc l’ennemi de Chiswell. Bien sûr, Aamir a des informations intéressantes sur son patron, aussi, et il finit par les lâcher face aux menaces de Strike, qui a clairement le dessus physiquement sur lui.

Il peut alors continuer son enquête le lendemain auprès de Della, la femme aveugle de Geraint, donc. Là encore, la série est impressionnante de justesse dans son casing, avec des acteurs hyper crédibles pour nous ajouter des sous-intrigues et complexifier toujours plus l’enquête de Cormoran. Bon, là, en l’occurrence, je trouve que Della commence à nous éclaircir certains points sur la haine de Geraint pour Chiswell, avec une fille morte et Aamir leur servant de fils de remplacement. C’est tout de suite un peu plus clair du côté des motifs de chacun.

De son côté, Robin se retrouve donc vendeuse à Camden dans un magasin nommé Triquetra, plein de bibelots plus ou moins magiques. C’est un chouette lieu de travail, ma foi, mais la série nous zappe totalement le moment de découverte du magasin… J’ai quand même envie de me le valider pour le Bingo. Je suis en pleine hésitation avec cette grille !

Sinon, si vous vous demandez ce qu’elle fait là, c’est qu’elle y voit l’opportunité d’enquêter sur Jimmy : sa copine bosse là. Robin fait tout pour être aussi vite que possible amie avec elle, et hop, elle peut enregistrer leur conversation comme si de rien n’était. Cela fonctionne vraiment bien – et ce look de Robin, purée ! J’ai l’impression d’être devant Orphan Black.

Quand elle rentre chez elle, Matthew est étonnamment OK avec son nouveau look. Il lui offre donc une nouvelle robe après avoir déchiré la précédente, puis ruine tout avec un horrible « t’es à moi » super mal placé quand elle cherche à savoir pourquoi il a tant besoin qu’ils se réconcilient. C’est si triste.

L’enregistrement audio de Robin ? Il lui permet de découvrir que sa nouvelle meilleure amie a peut-être de quoi faire tomber Jimmy. Elle décide donc de se rendre, en tant que Becca, à la soirée de sa collègue et nouvelle meilleure amie, pour mieux fouiller tout l’appartement à la recherche de ce quelque chose crucial pour l’enquête. Elle fouille avec « subtilité » selon elle, mais je la trouve tout de même grillée, à se balader seule dans la maison.

Pourtant, même Jimmy qui se méfie d’elle ne capte rien quand il l’interroge. Elle trouve rapidement ce qu’elle cherche dans les toilettes, parmi les serviettes hygiéniques, et s’enfuit, mais pas tout à fait à temps. Ben oui, Jimmy se renseigne sur elle, suffisamment pour découvrir qu’elle est Robin Ellacott, grâce à des recherches Google. Euh, mouais.

La série nous rajoute une scène d’action et de course poursuite assez sympathique, qui est bien tournée et nous fait certes perdre un peu de temps, mais n’est pas si désagréable que ça non plus à regarder. C’est toujours moins désagréable que Cormoran qui se fait larguer par sa copine devant Robin ou le raccourci pris par la série avec Robin se rappelant immédiatement que le « Blanc de blanc » de la note dans les toilettes de Flick correspond à une chambre de l’hôtel de ses un an de mariage avec Matthew.

Cela fait avancer l’enquête vite et nous rappelle qu’elle est toujours en couple avec ce connard de Matthew. Bon, plus pour longtemps. Le soir, quand elle rentre chez elle, elle trouve en effet une des boucles d’oreille de Sarah à côté de son lit. Sarah, c’est une amie et ex de Matthew, alors c’est gênant. Quand il rentre chez lui, il nie toute relation extra-conjugale, mais ça ne sert à rien : Robin a déjà mené l’enquête et sait ce qu’il en est.

Je suis saoulé par ce développement, franchement. Robin ne l’a jamais aimée, elle méritait de le quitter pour son bien-être à elle, pas parce qu’il la trompait. Bon, ça marche à merveille malgré tout ce développement, et la scène est exceptionnelle.

J’aime comment la série amène les choses et fait de nouveaux liens, avec Robin disant qu’elle veut le quitter en face, parce qu’elle a vu Cormoran se faire larguer comme ça. J’aime aussi la manière dont le coup de téléphone de Strike est mis en scène, ou comment le chauffeur de taxi est une femme si sympathique. Les petits détails plaisants du roman sont respectés, et pour ça, je trouve que la série fait vraiment du bon boulot d’adaptation.

> Saison 4

Les personnages qui m’ont fait fantasmer en 2020 (4)

Salut les sériephiles !

Horreur, malheur, j’ai un TFSA de retard ! Dire que j’ai tenu plusieurs années en suivant le rythme hebdomadaire, et voilà. Ne vous inquiétez pas, je ne vous laisse pas tomber, surtout qu’il s’agit là d’un des thèmes de Tequi les plus attendus chaque année : les personnages qui font fantasmer. Et avec tout un tas de séries qui prennent fin en 2020, c’est la dernière occasion pour moi de parler de certains personnages avant qu’ils ne soient plus au goût du jour, quand d’autres séries n’ont pas été diffusées cette année et ne peuvent entrer dans le classement selon les critères que je me fixe… Aaaaaaah. Les choix furent draconiens pour cette quatrième édition, alors comme l’an dernier, ce sont deux tops 5 que je dresse !

Voir aussi mes tops de : 2017 | 2018 | 2019

Top 5 Moments 'This Is Us' Represented For Natural Hair - xoNecole: Women's Interest, Love, Wellness, Beauty

  1. Beth (This is us)

J’ai toujours tendance à l’exclure des tops, alors que chaque année, elle s’impose comme mon personnage préféré dans cette série. Elle est d’une patience incroyable et à toute épreuve, elle est intelligente, drôle, magnifique et sensible… Pourquoi ne serait-elle pas dans ce top sur les femmes qui font fantasmer, hein ? Vraiment, Beth a tout pour elle.

Amazing Emori 😍 #the100 #emori #luisad'oliveira (With images) | Pretty people, Icon, The 100

  1. Emori (The 100)

Chaque année, je cite pourtant Echo, mais pour cette saison finale, c’est Emori qui a toutes mes faveurs. Au milieu d’une saison finale ratée où beaucoup de personnages ont des évolutions douteuses – à commencer par Echo et ses constantes voltefaces en cours de route ?, Emori est un phare qui me guide. Dès son arrivée en saison 2, j’ai bien accroché au personnage de voleuse prête à tout pour survivre, mais plus le temps a passé, plus elle est devenue un objet de fantasme évident. En plus d’être maligne et de tout faire pour survivre, elle est maintenant aussi sacrément intelligente avec Raven lui ayant appris plein de choses. La voir avec un peu plus de pouvoir était plaisant et je trouve que les scénaristes lui ont donné un joli rôle cette année – tout comme Murphy, d’ailleurs. J’espère que les derniers épisodes ne viendront pas tout casser !

abigael caine | Tumblr

  1. Abigael (Charmed)

Exit Maggie, sorry, bonjour Abigael, cet ajout au casting de la saison 2 qui sortait d’absolument nulle part mais qui s’est avéré carrément efficace. Abigael cumule pas mal de choses que j’adore de manière habituelle chez mes personnages préférés : elle a une réparti à toute épreuve, un côté très bitchy et du pouvoir dont elle sait se servir. Certes, la série n’est pas toujours un exemple de réussite et d’idées grandioses, mais je suis super heureux de l’ajout d’Abigael au casting. En plus, ça fait un personnage totalement inédit, mais ça recoupe l’idée d’une quatrième sœur maléfique exploitée plein de fois dans la série ou dans les fanfics. Elles ne sont pas de la même famille, oui, mais au bout d’une saison, c’est tout comme. J’aime Abigael, et ça me donne envie de vite découvrir la saison 3 maintenant !

23 times Margo from "The Magicians" was the High King of sass

  1. Margo (The Magicians)

Ce n’est une surprise pour personne que Margo se retrouve dans ce top, mais je ne cherche pas spécialement à surprendre cette année, puisque la série étant terminée, il me fallait absolument réussir à parler d’elle une fois de plus. Margo, c’est la classe incarnée, que vous le vouliez ou non. OK, elle n’est pas toujours polie, mais eh, elle est magnifique, elle est directive, elle a des ovaires bien imposants comme il se doit et… pfiou, c’est juste une Queen. Le fantasme est total, elle me manque déjà énormément, je n’arrive pas à me faire à l’idée qu’on ne retrouvera pas la série. Syfy, t’as déconné sec là !

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  1. Daisy Johnson (Agents of S.H.I.E.L.D)

Voir aussi : Chloe Bennet (#45)

Si entre les saisons 1 et 7, mon fantasme sur Skye s’est un peu atténué, je trouve que sur les deux dernières saisons, Daisy était carrément magnifique ! Que s’est-il passé ? En saison 1, j’adorais sa naïveté et son insouciance en tant que Skye et elle me plaisait bien… En cours de route, la vie s’est compliquée pour elle et je n’accrochais plus tellement à certaines de ses décisions, et en ce qui me concerne, le fantasme est toujours terni quand je n’accroche plus au personnage. En revanche, sur les saisons 6 et 7, tout allait bien ! Cette année, impossible de ne pas la shipper, et dès l’an dernier, sa nouvelle coupe de cheveux était à tomber par terre. Bref, à la fois belle, intelligente et charismatique, il faudrait être vraiment difficile pour ne pas fantasmer sur Daisy !


Sinon, je vais spoiler la saison 7 de la série avec mon numéro 1 du classement mecs, je préviens tout de suite ! Et côté mecs, donc ? J’ai eu l’impression que je n’allais pas réussir à en trouver cinq, et puis finalement, à faire le tour des séries, on finit toujours par trouver plus que nécessaire !

Voir aussi mes tops de : 2017 | 2018 | 2019


  1. Siddiq (The Walking Dead)

Performance de la semaine : Avi Nash (#63)

Oui, oui. Bon, je vais spoiler aussi sur ce coup-là d’ailleurs, donc si vous n’êtes pas à jour, passez votre chemin. Siddiq, c’est un personnage que j’aimais bien dès son introduction, peut-être parce qu’il a réussi à nous débarrasser de Carl, et que ça, c’était une sacrée bonne idée, n’en déplaise aux fans. Dans ce début de saison 10, je trouve qu’il était au top de sa forme physique. Certes, côté mental, ce n’était pas fou, mais j’ai vraiment accroché énormément à son personnage. Eh, sa relation avec Rosita – également un gros fantasme – a sûrement joué aussi dans l’affaire, je ne dis pas, mais j’aurais vraiment adoré qu’il puisse rester plus longtemps dans la série. Sa mort m’a vraiment fait chier !

Épinglé sur —— GIF

  1. Ricky (High School Musical: The Musical The Series)

Voir aussi : Joshua Basset (#64)

C’est honteux, c’est encore un ado, mais il a un sourire tout à fait charmant depuis toujours ce Ricky. Et puis, il a surtout une voix que j’aime beaucoup, que ce soit dans la série ou sur ses compositions perso (j’ai écouté Common Sense en boucle une bonne partie de l’été). Par contre, ça s’arrête là, en fait, parce que son personnage, bon… C’est une série Disney + pour adolescents, il ne faut pas trop en demander et il est tout de même un peu concon. Une fois adulte, il pourra avoir des rôles bien meilleurs, et je pourrais dire que j’avais repéré le potentiel avant – dès Grey’s Anatomy, en fait. D’ailleurs, puisqu’on en parle :

Sem 21: TAG Favourite Characters # 4 Doctors & Love - Behind The Doooor

  1. Levi (Grey’s Anatomy)

Voir aussi : Jake Borelli (#76)

Sans surprise si vous suivez mes critiques de la série, Levi s’offre une place dans mon top de cette année. Il a une bonne bouille, une vie tout à fait chouette et il s’affirme de plus en plus, ce qui fait vraiment plaisir à voir et participe à en faire un fantasme. J’ai beaucoup aimé cette saison pour lui, de sa trahison de Meredith parce qu’il respecte ses valeurs à sa colocation imprévue avec Jo, parce que son mec est un connard. Je suis content que les scénaristes lui fassent de plus en plus de place dans la série !

We Have To Look At This Life In Front Of Us JAugust Richards GIF - WeHaveToLookAtThisLifeInFrontOfUs JAugustRichards DrOliverPost - Discover & Share GIFs

  1. Oliver (Council of Dads)

J’ai toujours bien aimé J. August Richards, mais ce rôle d’Oliver a été une vraie surprise, parce qu’on sent qu’il était hyper à l’aise dans le rôle – peut-être parce que ça lui a permis de faire un coming-out totalement inattendu. Père aimant, ami dévoué (sa relation avec Robin était incroyable, tout simplement, je pourrais le regarder jouer avec Sarah Wayne Calles pendant des heures !) et mari un peu trop sûr de lui, Oliver était un personnage vraiment bien écrit, avec ses failles et ses forces. Je le vois un peu comme l’équivalent masculin de Beth, en fait, donc ce n’est pas si étonnant qu’il finisse dans mon classement !

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  1. Daniel Sousa (Agents of S.H.I.E.L.D)

Eh. Evidemment, Enver Gjokaj. Déjà dans Emergence, j’étais content de le retrouver et il ajoutait un charme à la série, mais dans le rôle de Sousa, bon dieu, qu’il a ajouté un cachet de fantasme à la dernière saison ! La dernière saison est l’une des meilleures – même si je regrette une absence se faisant trop sentir – et c’est en partie grâce à l’arrivée de l’acteur, dont le personnage a su trouver naturellement sa place dans le casting large. Il me faisait rire à chaque fois et vraiment, je suis heureux de savoir que la carrière de cet acteur est assez remplie pour qu’on le retrouve dans plusieurs projets en ce moment. Depuis 2008, je trouve en plus qu’il vieillit vraiment bien – mais il était déjà un tellement bon acteur dans Dollhouse ! Le fantasme est total, rien que parce qu’il est comme le bon vin et qu’il se bonifie en vieillissant. C’est rare et ça se souligne !

rookie of the west | Tumblr
There’s always next year !

Voilà donc pour cette année. Côté mecs, je mets sur le banc Noah (de Trinkets, pas de The Affair !), Cary (The Other Two) et West (The Rookie) ; côté nanas, Lucy de cette même série aurait pu être dans la liste, Kelsey me manque énormément, Alicia aussi (toujours, oui, même si le personnage est moins fantasmant avec le temps), Maggie de Charmed et Jess de In the Dark sont passées à ça d’être dans le top. Et puis, Dichen Lachman, aussi.

Sinon, je ne vais pas remodifier tout l’article maintenant que je l’ai terminé, mais au moment de cliquer sur publier, je me suis rendu compte qu’il y en a quand même deux qui devraient être dans cet article et que je n’ai pas cité… Je ne m’explique comment j’ai pu les oublier. Peut-être que c’est le déni, peut-être que c’est que sur la fin de série, les personnages me plaisaient un chouilla moins, mais ne vous inquiétez pas, dans le genre fantasme le plus total, il y avait quand même aussi :

TV Review: How to Get Away with Murder Season 3 Winter Finale | The Young Folks - Part 2
Michaela & Connor ❤

Ah, Hollywood, cette machine à fantasmes…

Voir aussi mes tops de : 2017 | 2018 | 2019

agents of shield x you | Tumblr
Bon ben, goal couple de 2020, clairement.

Trinkets – S02E05

Épisode 5 – Works in Progress – 17/20
Bien qu’une partie de l’intrigue de l’épisode soit trop détachée du reste de ce qu’il se passe dans la série, j’ai beaucoup aimé l’épisode. Il n’y a pas à dire, c’est une série qui fonctionne très bien et je continue d’être déçu de savoir qu’il n’y aura pas de saison 3 : les personnages sont attachants et réalistes, malgré des situations qui ne le sont pas toujours. C’est rare de trouver un bon équilibre comme ça dans une série.

> Saison 2


Spoilers

Your only reason is racism

J’adore cette série, alors pourquoi ça me prend autant de temps de regarder cette saison quand j’avais enchaîné toute la saison 1 d’une traite, franchement ? Qu’importe, après tout, l’essentiel, c’est que je m’y remette et que je rattrape mon retard des dernières semaines, parce que franchement, ça commence à être n’importe quoi sur ce blog.

La première scène est vraiment sympathique avec un développement de la relation de Tab et sa mère. Cela paraît crédible, vraiment, de les voir se rapprocher maintenant que la fille est adolescente. Le problème, c’est que ça se fait par une session de shopping où Tab est hyper surveillée par une vieille femme blanche, vendeuse dans le magasin, qui se persuade toute seule qu’elle est en train de la voler.

Cela perturbe Tab qui n’a rien fait, pour une fois, et ça permet ensuite une jolie scène où sa mère la soutient, puis la raconte, dans la voiture, sa propre jeunesse où elle était parfois prise pour une voleuse dans les grands magasins de luxe. C’est fou. L’exemple donné est tellement spécifique, en plus, c’est à peu près sûr que ça vient d’un moment vécu et d’un vrai témoignage.

Et voilà donc un épisode qui nous parle de Black Lives Matter, bien après le Bingo où je cherchais des séries abordant intelligemment le sujet. Je ne sais pas si l’intrigue ici est intelligente, mais au moins, elle permet de découvrir des aspects vraiment glauques du quotidien des personnes de couleur face au racisme des blancs. Cette histoire de surveillance dans les magasins, on n’y pense pas vraiment en tant que blanc… Les biais de conscience, c’est pourtant un truc qui existe, et elle en parle avec un ami du lycée. Bien écrit, pas trop lourd et intéressant dans la construction du personnage, j’ai beaucoup aimé la manière dont c’était géré. Disons que ça fait réfléchir comme il faut.

Pendant ce temps, Moe retrouve Noah et essaie de se faire pardonner sa soirée d’excès d’Halloween. Elle a tellement abusé avec lui, je ne peux que le comprendre : elle a beau avoir de jolis mots pour lui, elle se comporte malgré tout vraiment mal avec. Pas étonnant qu’il la rejette quelque peu.

Du coup, Moe se plaint de sa relation à ses amis, essayant de comprendre comment devenir la petite amie parfaite. Le sujet de conversation change rapidement quand Brady et Kayla s’affichent en couple dans les couloirs du lycée et font hésiter Tab sur le comportement à suivre. Tu m’étonnes. Cela n’empêche pas Moe et Tab de passer du bon temps chez la première. La seconde, en revanche, est bien déçue d’apprendre que Ben n’est pas là.

Côté placement de produits, on pourra rire un coup de Moe qui décide de commander des burgers, mais se fait livrer des frites et des milkshakes McDo. Enfin, ça me paraissait être des frites, mais Tab mangeant des frites avec de la chantilly, ça doit être des beignets ?

BREF. Je n’ai rien suivi à la scène, perturbé que j’étais par ces commandes McDo, partiellement abandonné par Tab en plus. Il y était grosso modo question de la tendance de Tab à vouloir toujours s’enticher de garçons quoiqu’il arrive. Si Tab abandonne Moe, c’est juste pour aller chez la coiffeuse et pour un changement de look de huit heures franchement réussi… Bon, je préférais son look précédent, OK, mais ça lui va bien aussi cette coiffure.

Le seul problème, c’est que du coup Moe est seule et se fait draguer par Chase. Tout commence au lycée, au club, puis continue quand elle le croise en se rendant au match de foot de Noah. Comme il doit se concentrer sur son match, il la rejette un peu, et Moe se retrouve seule. Elle prépare un joli panneau pour le soutenir pendant le match… mais elle l’oublie en aidant Chase à changer sa roue crevée. L’occasion pour les deux adolescents de se découvrir plein de points communs, et pour Mo d’oublier son affiche. Forcément, elle s’en rend compte trop tard, et elle décide alors de faire demi-tour, manquant ainsi le match pour simplement récupérer un panneau.

Tab étant au match pour prendre des photos, elle observe Brady narguer Noah à propos de l’absence de Moe. En fait, il est tellement insupportable avec lui, que Tab se décide à prévenir Kayla de la violence qui peut parfois s’emparer de Brady. L’idée est bonne, mais Kayla l’envoie bouler, l’accusant d’être folle à avoir menacé Brady avec un couteau – fallait bien que ça revienne à un moment dans la série, cette histoire. Tab peut au moins se consoler avec une scène partagée en présence de Ben, dans un couloir de lycée où il n’a rien à faire et où ils parlent du futur.

Moe débarque alors à temps pour… le faire rater son tir au but crucial. Elle hurle pendant le pénalty, qu’il rate comme un naze, déconcentré. Sans surprise, il la largue donc et Mo fait le pire choix du monde en se rendant à son club de robot où elle retrouve un autre love interest bien moins classe. Celui-ci profite aussitôt de l’occasion pour lui déclarer sa flamme dans un baiser de consolation pris en photo par Kayla. Connasse de Kayla ! Elle envoie aussitôt la photo à Brady, photo qui ne reflète pas vraiment le rejet de Moe… Un bon cliffhanger de mi-saison, donc.

En parallèle, Elodie continue de draguer sa future petite amie, et c’est… marrant, pour les mauvaises raisons. Après Moe qui ressemble beaucoup trop à Eliza Dushku, je trouve que cette joueuse de clarinette, qui en plus bégaie quand elle se fait inviter pour un rencard, est un vrai sosie plus jeune d’Amber Benson. Dingue.

En revanche, leur relation se développe bien plus vite, avec un rencard menant à un premier baiser… aussitôt fui par la musicienne timide qui n’assume pas trop son homosexualité apparemment. Elle n’a jamais fait son coming-out, et elle préférerait avoir une relation secrète. Franchement, toute cette intrigue ne m’a pas motivé plus que ça et c’était un peu un point faible de l’épisode. C’était pourtant bien écrit, mais le fait qu’Elodie évoluait toute seule de son côté ne m’a pas trop plu, même si son début de relation est tout choupi et que j’aime l’idée du « work in progress » qu’elles se disent être chacune à devoir évoluer face aux problèmes qu’elles rencontrent dans la vie.

> Saison 2